Cartes sur table
La surprise de Constance devant son annonce à moitié vraie, son regard ahuri, ses paroles qui faisaient sens face à cette situation improbable, firent baisser la tête d'Éli, trop honteuse. Elle avait raison, tout n'était pas si clair, si elle avait bien dit à Gideon qu'elle et Red c'étaient embrassé dans la salle de répétition, elle ne lui avait clairement pas parlé de ses sentiments envers lui, ni des baisers qui avaient suivit. La Poufsouffle avait brodé des justifications plutôt vagues pour s'en sortir, des excuses que son copain avait sans doute à peine cru sur le moment, mais qu'il avait heureusement laissé passer vu le contexte tendu entre lui et Redose à l'époque.
Oui, elle était lâche et égoïste sur ce coup-là, Constance avait raison sur presque tout, et Éli ne pouvait rien nier. Bien sûr que Gideon n'avait pas accepté qu'elle sortes avec Redose en même temps que lui, et de toutes façon, elle ne lui avait même pas posé la question. Bien sûr qu'elle n'avait pas tout dit, et c'était en grande partie par peur de le perdre, et de le voir lui, perdre Redose aussi par la même occasion. L'amitié des garçons de nouveau mise à mal après tant d'effort, non, elle ne voulait pas être responsable de ça, pas encore, même si ce secret était en train de ravager l'une de ses plus belles amitiés à elle à la place.
Ce que lui demandait Constance n'était pas si dingue, juste respecter leur pacte de transparence, pourtant elle ne pouvait pas lui promettre. Si Éli voulait être à 100% honnête, ce n'était pas du temps qui lui manquait pour choisir entre les deux, elle ne voulait juste pas avoir à choisir du tout, et ça, la Poufsouffle n'était vraiment pas sûr que Constance soit prête à l'entendre.
- ok...t'as raison, j'ai pas exactement tout dit à Gideon, mais j'vais lui dire, c'est juste qu'il faut qu'je trouve comment faire. J'veux pas lui faire du mal, et je sais qu'c'est dur à croire vu comme ça, mais j'veux vraiment pas l'perdre tu sais. Ok j'ai merdé, et j'vais plus t'mettre dans des situations ou tu dois mentir, j'vais lui dire j't'assure... J'suis vraiment vraiment désolé. Mais j'veux pas t'perdre non plus....s'te plaît C... Offrant un regard triste, et à la fois plein d'excuses, Éli face à Constance ouvrit ses bras, espérant fortement que son amie en acceptant d'y tomber, lui laisse une infime chance d'y croire encore un peu.
@Constance Nelson Potentiellement mon dernier post en fonction de la réaction de C
Oui, elle était lâche et égoïste sur ce coup-là, Constance avait raison sur presque tout, et Éli ne pouvait rien nier. Bien sûr que Gideon n'avait pas accepté qu'elle sortes avec Redose en même temps que lui, et de toutes façon, elle ne lui avait même pas posé la question. Bien sûr qu'elle n'avait pas tout dit, et c'était en grande partie par peur de le perdre, et de le voir lui, perdre Redose aussi par la même occasion. L'amitié des garçons de nouveau mise à mal après tant d'effort, non, elle ne voulait pas être responsable de ça, pas encore, même si ce secret était en train de ravager l'une de ses plus belles amitiés à elle à la place.
Ce que lui demandait Constance n'était pas si dingue, juste respecter leur pacte de transparence, pourtant elle ne pouvait pas lui promettre. Si Éli voulait être à 100% honnête, ce n'était pas du temps qui lui manquait pour choisir entre les deux, elle ne voulait juste pas avoir à choisir du tout, et ça, la Poufsouffle n'était vraiment pas sûr que Constance soit prête à l'entendre.
- ok...t'as raison, j'ai pas exactement tout dit à Gideon, mais j'vais lui dire, c'est juste qu'il faut qu'je trouve comment faire. J'veux pas lui faire du mal, et je sais qu'c'est dur à croire vu comme ça, mais j'veux vraiment pas l'perdre tu sais. Ok j'ai merdé, et j'vais plus t'mettre dans des situations ou tu dois mentir, j'vais lui dire j't'assure... J'suis vraiment vraiment désolé. Mais j'veux pas t'perdre non plus....s'te plaît C... Offrant un regard triste, et à la fois plein d'excuses, Éli face à Constance ouvrit ses bras, espérant fortement que son amie en acceptant d'y tomber, lui laisse une infime chance d'y croire encore un peu.
@Constance Nelson Potentiellement mon dernier post en fonction de la réaction de C
❧ 5 ème année RP - 16 ans 🢣Fiche perso ☙ - bouilleur de chaudron
Cartes sur table
Est ce que sa sincérité avait vraiment pénétré la carapace d'Élisabeth ? Est ce que celle-ci acceptait enfin d'entendre les répercussions de ses actes sur le prisme de la réalité vécue par Constance ? Celle-ci l'espérait de tout son coeur car, comme un sprinter en bout de course, elle n'était plus certaine d'avoir l'énergie nécessaire à continuer ainsi. Elle ne voulait plus de belles promesses. Elle voulait des actes. Elle ne demandait pas à la brune de choisir entre elle et Redose - enfin, pas totalement - elle lui demandait juste de respecter sa promesse du printemps dernier et de respecter le fait qu'elle ne veut plus être forcée à mentir pour elle. En gros, elle demandait un changement de comportement à celle qu'elle visualisait comme l'une de ses meilleures amies à Poudlard.
Ce que Constance ne comprenait pas - ou qu'elle ne voulait pas comprendre, là était la question - c'est que bien qu'on désire ardemment quelque chose, qu'on soit sûr du positif que cette chose peut apporter, on ne peut plier quelqu'un à sa volonté. On ne peut forcer un changement de comportement chez quelqu'un sans empiéter sur son intégrité émotionnelle. Si changement il doit être, cela doit venir de la personne concernée - de sa propre volonté, de sa propre détermination. Oui, Constance n'était pas encore rendue à ce point de réflexion. Elle était tellement persuadée de sa propre vérité et de ce qui pouvait être "okay", bon, "positif" qu'elle éludait un peu le fait que Éli pouvait ne pas partager pleinement son point de vue. Au fond d'elle, la châtaine le savait ; mais à la surface, elle n'était pas prête à pleinement accepter que Élisabeth n'était peut être pas complètement rendue au même point de cheminement qu'elle. Et que par conséquent, la brune n'était peut être pas en mesure de lui accorder pleinement ce dont elle avait besoin.
Lorsque son amie prononce ses premiers mots, d'une manière quelque peu hésitante, la châtaine la fixe d'un regard circonspect. Elle avait tellement besoin d'y croire... Éli avouait qu'elle avait raison ? C'était presque trop beau pour être vrai. Ah okay, j'ai raison dans le sens où elle ne lui a pas tout dit.
Décidant de garder le silence pour écouter jusqu'au bout ce que son amie avait à lui dire, Constance se tient bien droite, ses prunelles noisettes foncièrement ancrées sur le visage autrefois si amical et qui pouvait si agréablement s'habiller d'insouciance ou de malice. Aujourd'hui, pourtant, ni la joie ni la malice n'égayait leurs visages. L'heure était grave, dramatique et le sujet brûlant.
- Je sais qu'c'est dur à croire vu comme ça, mais j'veux vraiment pas l'perdre tu sais.
L'anglaise pince les lèvres mais ne rétorque rien. Au fond d'elle, elle croit Éli. Elle la croit car elle sent que cette-dernière est engluée dans un triangle amoureux digne des romans à l'eau de rose dont les adolescentes de leur âge peuvent s'éprendre. Sauf qu'il y avait une différence de taille entre lire une histoire de ce genre et la vivre : la deuxième situation était beaucoup plus difficile à faire avec. Donc oui, que Élisabeth lui affirme qu'elle aime Gideon et qu'elle ne veut pas le perdre, Constance la croit pleinement. Qu'elle soit amoureuse de Redose en plus de Gideon, aussi. Qu'elle soit amoureuse de Redose, par contre, elle ne comprends pas pourquoi - vu le genre de gars qu'il est - mais cela, c'est un autre sujet n'est ce pas.
- Ok j'ai merdé, et j'vais plus t'mettre dans des situations ou tu dois mentir, j'vais lui dire j't'assure...
Constance a l'impression d'avoir son visage qui se sépare du contrôle de son corps, comme si la couche extérieure de son visage s'épaississait et se durcissait. L'expression sur ses traits se fait indéchiffrable alors que dans son esprit, c'est un peu la "guerre" : T'as merdé ? T'as merdé ? Mais tu m'disais déjà ce genre de truc au printemps ! Mais Merde Éli, change de disque ! T'entends pas c'que j'te racontes en fait ? C'est bien de s'rendre compte qu'on a merdé mais... on a dépassé ce stade en fait ! "Tu vas plus m'mettre dans ce genre de situation", okay, mais encore ? Tu m'assures que tu vas lui dire la vérité ? Mais mais mais...
- J'suis vraiment vraiment désolé. Mais j'veux pas t'perdre non plus....s'te plaît C...
La brune plante alors son regard triste dans celui de Constance, balayant net les interactions colériques dans l'esprit de celle-ci. La partie d'elle si attachée à la brune se prend un raz-de-marée d'incertitude et de culpabilité. Une vraie claque. Ces quelques mots transpiraient d'une sincérité si culpabilisante... Les larmes qui avaient belle et bien reflué avec la colère menacent de reprendre le contrôle et Constance clos alors les paupières durant une seconde. Inspire, expire. La Poufsouffle rouvre les yeux et, platement, lâche une vérité indéniable :
- Moi, non plus j'veux pas... t'perdre. Mais... (expiration, gorge serrée) J'ai besoin d'actes.
Devant les bras qui s'écartent dans une invite à une accolade, Constance secoue subtilement le menton :
- Désolée, j'peux pas Éli. Mais... (soupir, une partie d'elle redoutant l'issue finale de tout ceci c'est-à-dire une future et énième retombée dramatique) j'veux bien qu'on re-essaie.
Sur ces derniers mots, l'adolescente acquiesce lentement, ses prunelles ancrées dans celles plus foncées de sa meilleure amie poudlardienne et se force à articuler un sourire se voulant encourageant :
- Je suis désolée aussi qu'on soit dans c'genre de situation et j'aimerais qu'on redevienne comme avant. Alors j'veux bien, j'veux bien qu'on re-essaye.
C'est un fait, Constante n'est pas émotionnellement capable de prendre Élisabeth dans ses bras car tout ceci est trop gros pour son coeur. Dans son esprit, c'est le bazar : un enchevêtrement de "et si" qui s'entremêlent... et pourtant, pourtant, la partie d'elle si foncièrement attachée à leur amitié a envie d'y croire encore.
Repoussant une mèche derrière son oreille, Constance dévie le regard un instant, ne sachant pas quoi dire d'autre. Elles ont longuement parlé, à coeur ouvert. Et elles ont affirmé à voix haute leur désir commun d'améliorer la situation. L'heure est donc venue d'avancer. Dans la même direction.
- Allez, viens, on continue la promenade ? propose Constance d'une voix qu'elle espère pas trop triste.
La partie d'elle encore circonspecte a envie de rebrousser chemin seule et s'enrouler dans un plaid chez elle mais ce n'est désormais plus cette partie d'elle qui a le contrôle ; celle-là prend de l'assurance et désire terminer ces "retrouvailles" sur une bonne note - maintenant qu'elles s'étaient dis les choses. Car c'est bien connu : dans les moments difficiles, il faut continuer d'avancer, sans relâche.
1062 - Je pense que c'est une fin pour moi
Constance n'accepte pas l'invitation silencieuse à l'accolade mais je pense pour autant qu'on peut considérer que c'est une "sorte" d'happy ending non ?
Merci pour ce RP Plume d'Éli, toujours un plaisir de co-écrire nos deux protégées !
5ème Année RP ~ #81186a ~ ~ ~En retour progressif ~ ~
Appelle-moi "C", ou "Plume de Consty" ~ Joueuse chez les Hel's
Ce que Constance ne comprenait pas - ou qu'elle ne voulait pas comprendre, là était la question - c'est que bien qu'on désire ardemment quelque chose, qu'on soit sûr du positif que cette chose peut apporter, on ne peut plier quelqu'un à sa volonté. On ne peut forcer un changement de comportement chez quelqu'un sans empiéter sur son intégrité émotionnelle. Si changement il doit être, cela doit venir de la personne concernée - de sa propre volonté, de sa propre détermination. Oui, Constance n'était pas encore rendue à ce point de réflexion. Elle était tellement persuadée de sa propre vérité et de ce qui pouvait être "okay", bon, "positif" qu'elle éludait un peu le fait que Éli pouvait ne pas partager pleinement son point de vue. Au fond d'elle, la châtaine le savait ; mais à la surface, elle n'était pas prête à pleinement accepter que Élisabeth n'était peut être pas complètement rendue au même point de cheminement qu'elle. Et que par conséquent, la brune n'était peut être pas en mesure de lui accorder pleinement ce dont elle avait besoin.
Lorsque son amie prononce ses premiers mots, d'une manière quelque peu hésitante, la châtaine la fixe d'un regard circonspect. Elle avait tellement besoin d'y croire... Éli avouait qu'elle avait raison ? C'était presque trop beau pour être vrai. Ah okay, j'ai raison dans le sens où elle ne lui a pas tout dit.
Décidant de garder le silence pour écouter jusqu'au bout ce que son amie avait à lui dire, Constance se tient bien droite, ses prunelles noisettes foncièrement ancrées sur le visage autrefois si amical et qui pouvait si agréablement s'habiller d'insouciance ou de malice. Aujourd'hui, pourtant, ni la joie ni la malice n'égayait leurs visages. L'heure était grave, dramatique et le sujet brûlant.
- Je sais qu'c'est dur à croire vu comme ça, mais j'veux vraiment pas l'perdre tu sais.
L'anglaise pince les lèvres mais ne rétorque rien. Au fond d'elle, elle croit Éli. Elle la croit car elle sent que cette-dernière est engluée dans un triangle amoureux digne des romans à l'eau de rose dont les adolescentes de leur âge peuvent s'éprendre. Sauf qu'il y avait une différence de taille entre lire une histoire de ce genre et la vivre : la deuxième situation était beaucoup plus difficile à faire avec. Donc oui, que Élisabeth lui affirme qu'elle aime Gideon et qu'elle ne veut pas le perdre, Constance la croit pleinement. Qu'elle soit amoureuse de Redose en plus de Gideon, aussi. Qu'elle soit amoureuse de Redose, par contre, elle ne comprends pas pourquoi - vu le genre de gars qu'il est - mais cela, c'est un autre sujet n'est ce pas.
- Ok j'ai merdé, et j'vais plus t'mettre dans des situations ou tu dois mentir, j'vais lui dire j't'assure...
Constance a l'impression d'avoir son visage qui se sépare du contrôle de son corps, comme si la couche extérieure de son visage s'épaississait et se durcissait. L'expression sur ses traits se fait indéchiffrable alors que dans son esprit, c'est un peu la "guerre" : T'as merdé ? T'as merdé ? Mais tu m'disais déjà ce genre de truc au printemps ! Mais Merde Éli, change de disque ! T'entends pas c'que j'te racontes en fait ? C'est bien de s'rendre compte qu'on a merdé mais... on a dépassé ce stade en fait ! "Tu vas plus m'mettre dans ce genre de situation", okay, mais encore ? Tu m'assures que tu vas lui dire la vérité ? Mais mais mais...
- J'suis vraiment vraiment désolé. Mais j'veux pas t'perdre non plus....s'te plaît C...
La brune plante alors son regard triste dans celui de Constance, balayant net les interactions colériques dans l'esprit de celle-ci. La partie d'elle si attachée à la brune se prend un raz-de-marée d'incertitude et de culpabilité. Une vraie claque. Ces quelques mots transpiraient d'une sincérité si culpabilisante... Les larmes qui avaient belle et bien reflué avec la colère menacent de reprendre le contrôle et Constance clos alors les paupières durant une seconde. Inspire, expire. La Poufsouffle rouvre les yeux et, platement, lâche une vérité indéniable :
- Moi, non plus j'veux pas... t'perdre. Mais... (expiration, gorge serrée) J'ai besoin d'actes.
Devant les bras qui s'écartent dans une invite à une accolade, Constance secoue subtilement le menton :
- Désolée, j'peux pas Éli. Mais... (soupir, une partie d'elle redoutant l'issue finale de tout ceci c'est-à-dire une future et énième retombée dramatique) j'veux bien qu'on re-essaie.
Sur ces derniers mots, l'adolescente acquiesce lentement, ses prunelles ancrées dans celles plus foncées de sa meilleure amie poudlardienne et se force à articuler un sourire se voulant encourageant :
- Je suis désolée aussi qu'on soit dans c'genre de situation et j'aimerais qu'on redevienne comme avant. Alors j'veux bien, j'veux bien qu'on re-essaye.
C'est un fait, Constante n'est pas émotionnellement capable de prendre Élisabeth dans ses bras car tout ceci est trop gros pour son coeur. Dans son esprit, c'est le bazar : un enchevêtrement de "et si" qui s'entremêlent... et pourtant, pourtant, la partie d'elle si foncièrement attachée à leur amitié a envie d'y croire encore.
Repoussant une mèche derrière son oreille, Constance dévie le regard un instant, ne sachant pas quoi dire d'autre. Elles ont longuement parlé, à coeur ouvert. Et elles ont affirmé à voix haute leur désir commun d'améliorer la situation. L'heure est donc venue d'avancer. Dans la même direction.
- Allez, viens, on continue la promenade ? propose Constance d'une voix qu'elle espère pas trop triste.
La partie d'elle encore circonspecte a envie de rebrousser chemin seule et s'enrouler dans un plaid chez elle mais ce n'est désormais plus cette partie d'elle qui a le contrôle ; celle-là prend de l'assurance et désire terminer ces "retrouvailles" sur une bonne note - maintenant qu'elles s'étaient dis les choses. Car c'est bien connu : dans les moments difficiles, il faut continuer d'avancer, sans relâche.
1062 - Je pense que c'est une fin pour moi
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