L'année du lièvre
J'offre une part à Ernest qui commence à déguster la part en me remerciant, les joues gonflées par la pâtisserie. Je prends aussi une part. J'aime beaucoup le nian gao. Je regrette même que l'on en mange que rarement en dehors du nouvel an. J'aime la douceur du sucré et de la pâte d'haricot. Les pâtisserie ne sont pas les spécialités de mon père, mais ce gâteau-là, il le réussit plutôt bien. Alors que j'ai encore ma première part dans la bouche, je demande :
— Tu crois qu'on peut en reprendre ? Ou on devrait en laisser pour les autres ?
Si ça ne tenait qu'à moi, je finirais sans doute le reste des parts. Un peu lâchement, je remets la décision dans les mains de mon acolyte. Je le sais un peu plus raisonnable que moi. Et si c'est lui qui prend l'initiative, mes parents ne nous gronderont pas.
En parlant de mes parents, ils ont un instant laissé les mères d'Ernest et les quelques autres convives pour venir vers nous. Je fais un signe à Ernest pour attirer son attention sur les petites enveloppes rouges que mes parents tiennent pour nous.
— Hóngbāo !
Les hongbao, ce sont des petites enveloppes que les adultes donnent aux enfants. Mes parents ont sans doute mis quelques livres sterling dedans.
Je récupère vite l'enveloppe qu'on me tend et m'empresse d'arracher la languette pour l'ouvrir. Mais je suis vite reprise par ma mère :
— Lina...
Elle n'a pas besoin d'argumenter pour que je comprenne que je devrais la garder fermée jusqu'à ce que nos convives aient quitté la maison. Chose qui ne devrait pas tarder, d'ailleurs. Moi, je n'ai pas envie que la soirée se termine. Mes yeux commencent à piquer au fur et à mesure que les heures nocturnes défilent, mais ma tête a envie de continuer les festivités jusqu'au lever du soleil.
— C'était trop cool ! Finis-je par dire à Ernest. J'espère que tu reviendras l'année prochaine !
Fin du RP pour moi
Fais-moi signe si tu veux qu'on écrive une suite à Poudlard !
2è année RP
— Tu crois qu'on peut en reprendre ? Ou on devrait en laisser pour les autres ?
Si ça ne tenait qu'à moi, je finirais sans doute le reste des parts. Un peu lâchement, je remets la décision dans les mains de mon acolyte. Je le sais un peu plus raisonnable que moi. Et si c'est lui qui prend l'initiative, mes parents ne nous gronderont pas.
En parlant de mes parents, ils ont un instant laissé les mères d'Ernest et les quelques autres convives pour venir vers nous. Je fais un signe à Ernest pour attirer son attention sur les petites enveloppes rouges que mes parents tiennent pour nous.
— Hóngbāo !
Les hongbao, ce sont des petites enveloppes que les adultes donnent aux enfants. Mes parents ont sans doute mis quelques livres sterling dedans.
Je récupère vite l'enveloppe qu'on me tend et m'empresse d'arracher la languette pour l'ouvrir. Mais je suis vite reprise par ma mère :
— Lina...
Elle n'a pas besoin d'argumenter pour que je comprenne que je devrais la garder fermée jusqu'à ce que nos convives aient quitté la maison. Chose qui ne devrait pas tarder, d'ailleurs. Moi, je n'ai pas envie que la soirée se termine. Mes yeux commencent à piquer au fur et à mesure que les heures nocturnes défilent, mais ma tête a envie de continuer les festivités jusqu'au lever du soleil.
— C'était trop cool ! Finis-je par dire à Ernest. J'espère que tu reviendras l'année prochaine !
Fin du RP pour moi
Fais-moi signe si tu veux qu'on écrive une suite à Poudlard !
2è année RP
L'année du lièvre
Le restaurant baignait dans une atmosphère chaleureuse et effervescente où se mêlait le brouhaha des conversations et les éclats de rire. L’espace d’une soirée, les soucis étaient balayés par un concert de joyeux bavardages. Si Ernest appréciait davantage le calme des bibliothèques ou des musées, ce tintamarre enjoué ne le dérangeait pas. Au contraire, ce chœur de voix mêlées dans une autre langue que la sienne résonnait à ses oreilles comme un appel au voyage. Un dépaysement pourtant si familier. Passer du temps aux Vapeurs de Hangzhou, c’était comme de plonger dans un livre d’histoires fantastiques et toutes plus exotiques les unes que les autres. Et les livres, c’était réconfortant.
Tout autant que les pâtisseries. Lina avait beau être petite, elle avait la vitesse et l’agilité d’une anguille, ce qui épatait toujours le petit brun. Sous ses mains, la nourriture disparaissait comme par enchantement. Une idée qui fit sourire le gamin. Ernest resta indécis face à la question de la petite fille. C’est qu’il n’était qu’un invité ici. Et il devait bien se tenir. Mais l’idée de ne plus pouvoir déguster ces fameuses douceurs avant un avenir très lointain faisait sérieusement pencher la balance. Il se tourna pour jeter un coup d'œil aux adultes. Il grimaça quelques secondes, signe d’une intense réflexion et se décida finalement à prendre cette lourde responsabilité.
“Tiens, regarde… Ma mère, elle va pas en manger. C'est trop sucré… On a qu’à se partager la sienne si tu veux.”
Ernest divisa l’une des parts en deux avec soin avant de la tendre à Lina accompagnée d’un sourire sincère. Il avait encore la bouche pleine lorsque la maman de cette dernière vint les rejoindre à la table. Si le garçon était coutumier des traditions accompagnant le Nouvel An, il n’arrivait pas à se faire à l’idée qu’on veuille bien l’y inclure. Il observa l’enthousiasme inébranlable de la tornade Lina et fut troublé lors que Mrs Zhao lui tendit à son tour une petite enveloppe rouge. Interdit, il resta figé quelques secondes, les joues aussi cramoisi que la couleur du papier.
Le poids du regard d’Elianor sur lui le rappela à ses bonnes manières. L’adolescent joignit les mains devant lui en marque de respect et inclina légèrement la tête en remerciant de son plus beau mandarin :
“Xièxiè nín.”
Ernest n’avait pas besoin d’ouvrir l’enveloppe pour se sentir reconnaissant de l’intention qu’elle véhiculait. Par ce geste, la mère de Lina lui signifiait qu’il faisait un peu partie de la famille. Pour la remercier, l’adolescent entreprit de lui dessiner une jolie carte représentant un dragon et une lanterne rouge. La soirée était passée à une vitesse folle et déjà le restaurant commençait à se vider. Face à lui, sa petite camarade commençait à bailler et luttait farouchement contre le sommeil.
Une caresse douce contre sa nuque et dans ses cheveux donna le signal de départ. Il était temps pour chacun de retrouver le calme et l’intimité de son foyer. Ernest avait enfilé sa veste et était prêt à partir mais la remarque de la petite fille fit se serrer son cœur. Il revint sur ses pas et tendit son dessin à Lina avant de la serrer dans ses bras d’un mouvement impulsif.
“J’serais toujours ton copain. Quoi qu’il arrive…”
Tout autant que les pâtisseries. Lina avait beau être petite, elle avait la vitesse et l’agilité d’une anguille, ce qui épatait toujours le petit brun. Sous ses mains, la nourriture disparaissait comme par enchantement. Une idée qui fit sourire le gamin. Ernest resta indécis face à la question de la petite fille. C’est qu’il n’était qu’un invité ici. Et il devait bien se tenir. Mais l’idée de ne plus pouvoir déguster ces fameuses douceurs avant un avenir très lointain faisait sérieusement pencher la balance. Il se tourna pour jeter un coup d'œil aux adultes. Il grimaça quelques secondes, signe d’une intense réflexion et se décida finalement à prendre cette lourde responsabilité.
“Tiens, regarde… Ma mère, elle va pas en manger. C'est trop sucré… On a qu’à se partager la sienne si tu veux.”
Ernest divisa l’une des parts en deux avec soin avant de la tendre à Lina accompagnée d’un sourire sincère. Il avait encore la bouche pleine lorsque la maman de cette dernière vint les rejoindre à la table. Si le garçon était coutumier des traditions accompagnant le Nouvel An, il n’arrivait pas à se faire à l’idée qu’on veuille bien l’y inclure. Il observa l’enthousiasme inébranlable de la tornade Lina et fut troublé lors que Mrs Zhao lui tendit à son tour une petite enveloppe rouge. Interdit, il resta figé quelques secondes, les joues aussi cramoisi que la couleur du papier.
Le poids du regard d’Elianor sur lui le rappela à ses bonnes manières. L’adolescent joignit les mains devant lui en marque de respect et inclina légèrement la tête en remerciant de son plus beau mandarin :
“Xièxiè nín.”
Ernest n’avait pas besoin d’ouvrir l’enveloppe pour se sentir reconnaissant de l’intention qu’elle véhiculait. Par ce geste, la mère de Lina lui signifiait qu’il faisait un peu partie de la famille. Pour la remercier, l’adolescent entreprit de lui dessiner une jolie carte représentant un dragon et une lanterne rouge. La soirée était passée à une vitesse folle et déjà le restaurant commençait à se vider. Face à lui, sa petite camarade commençait à bailler et luttait farouchement contre le sommeil.
Une caresse douce contre sa nuque et dans ses cheveux donna le signal de départ. Il était temps pour chacun de retrouver le calme et l’intimité de son foyer. Ernest avait enfilé sa veste et était prêt à partir mais la remarque de la petite fille fit se serrer son cœur. Il revint sur ses pas et tendit son dessin à Lina avant de la serrer dans ses bras d’un mouvement impulsif.
“J’serais toujours ton copain. Quoi qu’il arrive…”
FIN
540
@Lina Zhao
@Lina Zhao
4ème année RP 50-51 - P&O / 15 ans
- COMPTE EN HIATUS -
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