2 mars 2025, 03:28
Un otage involontaire
Mercredi 2 mars, aux alentours de 8h.
Avec @Artamiel Saul


Descendant d'un pas instable les marches de la tour, elle franchit le heurtoir des Aigles en fixant le sol, l'oeil vide car l'esprit occupé à contrôler les mouvements de ses doigts. Une fois sa tresse faite, Acuti remit en place sa sacoche sur son épaule, une main l'entrouvrant pour en sortir le recueil mystérieux. Du regard, elle caresse l'ouvrage, de l'index elle en frôle la tranche et de ses lèvres un soupir s'échappe.

Un pic de panique, c'est la sensation qui avait traversé sa gorge lorsqu'elle s'était aperçue que son précieux carnet n'était plus en sa possession, à l'abri au fond de son sac. Au lieu de sa couverture familière et de ses pages rayées d'encre, c'était un cahier inconnu, étranger à ses doigts, qui s'était distingué de ses affaires lorsqu'elle avait regagné son dortoir.
D'abord agacée de cette erreur d'inattention, l'aigle s'était repris rapidement. La substitution avait dû avoir lieu à la salle d'étude, là où elle s'étalait, parfois trop, pour étudier ou crayonner. Ce genre de choses arrivaient parfois, rien de grave.
Tant que la personne qui s'était occupée de son carnet égaré ne l'avais pas secoué, ouvert, déchiré, réduit en cendre, noyé là où je ne le récupérerait ja-...

Un brin tracassée, la Caligo s'était mis en quête d'indices pour retrouver le ou la propriétaire. Rechignant à lire des pensées écrites qui ne lui appartenaient pas, elle s'était contentée de la page de garde, mais rien de très précis n'avait daigné l'aiguiller dans sa recherche.
La nuit avait été dérangée par l'obstination de la jeune sorcière à se souvenir de celui ou celle qui se trouvait face à elle au moment de l'échange. Mais le visage de l'individu qui avait pris en otage son carnet - certe involontairement - s'obstina à fuir son esprit jusqu'à ce que Morphée s'impatiente et l'endorme.

Tôt le lendemain, au détour d'un couloir, elle lève les yeux, pose son regard bleu sur ce visage fermé qui vient en face et se souvient. Ces traits viennent de figer dans son esprit la bobine de sa mémoire, sortant ses souvenirs du flou qui les brouillaient la veille, la stoppant net. Elle s'arrête devant le garçon, sa main se serre sur le cahier et son bras se tend pour le lui présenter, la question au bord des lèvres.

- C'est le tient ? As tu le mien ?

La réponse tenais peut être à un hasard matinal.

J'espère que ça te va :expressionless:
Dernière modification par Acuti Caligo le 30 juin 2026, 22:51, modifié 2 fois.

3a - #00679f - PR
"Méfiez vous de l'eau qui dort"
(Traduction : Attention je pousse les gens dans le lac)

Est in caligo quod abscondimus secreta

5 mars 2025, 21:24
Un otage involontaire
Hier, j'avais voulu travailler un peu plus sur la DCFM, au point d'en faire une page dediée dans mon carnet. Seulement, après être sortit de la salle d'étude, suivit de mon arrivée aux dortoirs, au lieu de trouver dans mon sac la couverture de cuire de mon carnet mordillée par mon chien habituelle, qu'elle ne fut pas ma surprise de voir une couverture plutôt propre et des pages remplies d'écriture bien plus personelle que celle de mon cahier. Je ne l'ai pas lu, en tout cas pas en détails, mais en y jetant un coup d'œil furtif, ce fut assez pour m'apercevoir que l'encre bleu clair était beaucoup moins intense que ma noire, prouvant que cet objet n'était pas le mien.

-------------

*Ce n'est pas un matin pour être tranquille, ça c'est certain.*
Je soupir d'agacement dès mon réveil, un léger froncement de sourcils ornant mon front alors que je sors de mon dortoir.
Une étrange lassitude m'envahit, mon agacement reste presque invisible, étouffé sous une silhouette figée et une démarche naturellement fluide. Je n'avais pas besoin de plus de gestes, de plus de bruits : chaque mouvement semble se suffire à lui-même. La lumière des couloirs du château caresse mes cheveux blonds, comme de fines vagues sous l’effet de chaque pas, leur éclat à peine perceptible, comme un éclat de lune. Mes cils, longs et pâles, dissimulent le regard perçant de mes yeux gris, dont les teintes changent sans cesse à mesure que la lumière traverse les fenêtres.
*Me voilà dans de beaux draps, tout ça à cause de mon inattention un soir.*
La seule chose dont je me souviens de ma voisine d'étude, ce sont ses longs cheveux blonds, et son uniforme de Serdaigle, le tout accompagné par l'étalage de ses affaires. Très agaçant d'ailleurs. Mon carnet à du se retrouver sous l'unes de ses nombreuses feuilles, et puisque je suis partit assez rapidement à cause du couvre-feu, je n'ai pas fait bien attention.
Arrivé près des escaliers en direction de la salle commune des bleus, parce que oui, ce fut le premier endroit auquel j'ai pensé pour chercher, j'aperçois une jeune fille au loin. Je continue mon chemin, mais celle-ci s'arrête juste devant moi.
Tu me tends mon carnet avec une poigne étonnante, presque anxieuse, tes phalanges devenant blanche de part la force avec laquelle tu tient mon cahier. Je te regarde sans un mot, un instant, mes yeux gris se posant sur tes traits hésitant, puis je me penche doucement. Mes gestes sont lents, mes doigts effleurant le carnet avant de le récupérer d’une manière presque absente, comme si ce n'était qu'une formalité. Ma main glisse sous l'objet avec une douceur étonnante, comme un vent léger.


"C'est mon carnet en effet."

Ma voix est fade, froide, sonnant légèrement plus rauque qu'à l'accoutumée à cause de la fatigue encore présente. Je prends mon sac et y range mon cahier, avant d'en sortir le tien. Avec une tranquillité presque déroutante, je te le tends, mes yeux orageux dissimulés sous mes cils d’or, leur lumière à peine visible avec les reflets du soleil.

"Celui-ci est à toi. Si ça t'inquiète, sache que je ne l'es pas lu."

@Acuti Caligo
528 mots

"I don’t belong in the world.
That’s what it is."

7 mars 2025, 13:30
Un otage involontaire
Les mots quittent ses lèvres, Acuti accroche le regard du serpent au sien, elle serre le cuir, peu être trop mais n'en a cure. Il se tient face à elle, droit, ses paupières filtrant l'expression de ses yeux, la brume ravalée par les fins rayons d'or. L'aigle s'en détache, caresse du regard les cernes ténues qui marquent sa peau de cire, descend sur cette main qui se pose à côté de la sienne, sur le cuir, tel l'effleurement du vent.
L'ouïe de la bleue perçoit une réponse, prononcée d'un timbre froid, d'une voix à peine éraillée, comme simplement éraflée par le sommeil récent.

Si le temps semble s'être étiré, s'accordant à celui qu'impose le garçon, Acuti n'y prête pas attention. Elle écoute à peine les prévenances de celui qui la jauge, remarque seulement ses manières tranquilles et néglige le toucher de sa peau lorsqu'elle le frôle pour récupérer son bien. Un "Mmh." désintéresser, c'est la seule réponse qu'il reçoit tandis qu'elle feuillette son carnet, préoccupée.

Ne daignant pas le pencher vers elle pour soustraire les pages à sa vue, elle les fait défiler, ces feuilles couvertes d'écritures pour la plupart, de croquis souvent, ou de rien pour les pages oubliées. L'aiglionne s’arrête, entrouvre le carnet et libère un soupir léger en voyant les deux photos mouvantes fixées sommairement au papier. L'inquiétude dans son oeil est chassée d'un battement de cils à leur vue familière, son corps se détend. Elle ferme l'ouvrage sans les contempler plus longtemps, le serre contre elle une demi seconde et l'abandonne dans son sac. Le bleu de ses iris se fait froid, détaché. Normal.

- Je te dois des excuses il me semble, pardonne moi pour hier. Je crains que mon étalage soit la cause de ce tracas, précise t'elle.

Sa voix s'est calée sur celle de son interlocuteur, ayant retrouvée sa stabilité avec une facilité troublante. Même s'il parvenait à déceler la faible lueur d'agacement au fond de ses iris bleues, adressé à elle même pour son manque de contrôle passager de ses émotions, elle doute qu'il comprenne.
Elle mêle son regard à la celui de brume qui lui fait face. Le sourire fugace qui relève le coin de ses lèvre se veut sincère, elle glisse derrière son oreille une mèche qui s'est échappée, à la teinte si similaire de celles du vert et argent.

- Sache que j'ai fait de même. Merci...?

Elle n'a pas son nom, mais aurait aimer afin de le remercier correctement. Maintenant que ses pensées ne sont plus en proie au sommeil et à l'inquiétude, elle prend le temps d'observer le jeune sorcier. Il dégage un aplomb qui l'intrigue, dans son attitude sereine et ses gestes soigneusement calculés.

@Artamiel Saul

3a - #00679f - PR
"Méfiez vous de l'eau qui dort"
(Traduction : Attention je pousse les gens dans le lac)

Est in caligo quod abscondimus secreta

12 mars 2025, 08:28
Un otage involontaire
Je te regarde sans ciller, analysant chaque nuance de ton attitude. Ton "Mmh" désintéressé ne m’atteint pas, je ne connais que trop bien cette froideur détachée pour la prendre personnellement. Mes yeux suivent le mouvement de tes doigts sur le carnet, le soupir à peine audible, la manière dont tu le serres une fraction de seconde contre toi avant de le ranger. Un détail subtil, mais révélateur.
*Elle doit vraiment y tenir.*
Quand tu reprends la parole, je t’écoute en silence. Tu t’excuses, une reconnaissance peu commune que l’on m’offre rarement. Je ne m’y attendais pas. En vérité, je ne m’attendais à rien. Mon visage reste impassible, figé dans cette neutralité de pierre. Puis tu ajoutes que tu as fait de même pour mon carnet, un semblant de respect se créant entre nous. Tu replaces une mèche rebelle d’un beau blond platine derrière ton oreille. Je t’observe sans rien dire, un silence s’étirant volontairement de ma part entre nous. Quelques secondes passent avant que je ne décide de parler. Ma voix est posée, teintée de cette politesse distante qui m’est habituelle.


"C’est Artamiel. Artamiel Saul."

Un simple fait énoncé, sans chaleur ni froideur. J’incline légèrement la tête, par curiosité autant que par reconnaissance de la politesse dont la personne fait preuve en face de moi. Un geste mesuré, presque imperceptible.
*Elle m’a l’air réfléchie. Si je pouvais éviter qu’elle me donne des surnoms aussi stupides que les autres, je préfère m’arrêter à mon nom et non mon titre.*


"J’accepte tes excuses."

Je n’en demande pas plus, et je ne cherche pas à comprendre ce qui t’a poussée à cette démarche. Je prends simplement ce que tu me donnes, rien de plus. Pour l’instant.

@Acuti Caligo
283 mots

"I don’t belong in the world.
That’s what it is."

14 mars 2025, 00:07
Un otage involontaire
Les mots sont rares à s'échapper de ses lèvres, il semble affectionner le silence. Lorsque ceux d'Acuti se tarissent, le vert et argent laisse les secondes s'écouler. Elle observe cette silhouette fine à la peau blême, détaille ses iris enveloppées de gris, occultées par ses paupière bordées de cils, de la même pâle teinte solaire que ses cheveux. Presque immobile, presque insensible.
Malgrés tout, elle sent qu'il fait de même depuis le début de leur échange, et se demande ce qu'il peut tirer de son analyse muette.

Il sort de son mutisme et accroche les syllabes de son nom entre eux, sa tête s'incline de si peu que l'aigle n'aurait pu le remarquer si elle même n'avait pas cette habitude... Le dénommé Saul accepte ses excuse, sa voix toujours teintée de la politesse lointaine qu'il érige en barrière.

- Merci Artamiel, complète t'elle, prenant le temps d'écouter les sonorités de son prénom.

Ce qu'il a omit de formuler, préférant la conversation de ses pensées, la Caligo ne l'entend pas.
Elle n'a que quatre mots en tête, les seuls que l'identité du garçon lui évoque. En prénom, un mélange d'Artémis, déèsse de la nature sauvage, et d'un nectar sucré, mielleux. Le nom "Saul" suivait, pouvant aussi bien être l'arbre que la jeune fille préférait sous sa forme pleureuse que le mot seul, renforçant l'air solitaire du serpent. Associés à ses gestes lents, mesurés, aux allures de brise hivernale...

- Un nom sauvage. Il te va bien.

Prononcé sans les réflexions qui l'accompagnaient, le mot perdit un peu du sens que la bleue lui portait. Acuti n'ajoute rien, ses doigts tapotant la lanière de son sac, l'oeil posé sur celui qui lui fait face. Ce masque d'indifférence qu'il endosse, sans une fissure, c'est rare de le voir chez une personne de son âge. Difficile de lire sous sa surface gelée.

- Acuti Caligo, lâche t'elle à son tour. Elle laisse ses lèvres s'imprégner d'une douce ironie. Je m'en serait voulue de t'avoir laissé l'image d'une simple étourdie.

@Artamiel Saul

3a - #00679f - PR
"Méfiez vous de l'eau qui dort"
(Traduction : Attention je pousse les gens dans le lac)

Est in caligo quod abscondimus secreta

17 mars 2025, 17:44
Un otage involontaire
*Sauvage ? La réelle signification de mon prénom en est bien l’opposé.*
Ce commentaire m’étonne et me fait réfléchir, le mot résonnant en moi avec une étrange dissonance. Il n’a rien de déplaisant, mais il ne m’appartient pas non plus. C’est une étiquette qui vient d’être posée sur moi sans que j’en ai demandé l’existence, une perception qui t’est propre, et dont je ne saisis pas encore la logique. Qu’est-ce que cela signifie à tes yeux ? L’indépendance, l’instinct brut, une force indomptable ? Ou bien simplement une forme de distance, un détachement du reste du monde ?
Je t’observe en silence, analysant la manière dont tes doigts tapotent distraitement la lanière de ton sac, et ton regard ancré dans le mien, ne vacille pas. Ton ironie légère flotte entre nous, adoucissant le poids de nos paroles.


"Acuti Caligo."

Les syllabes glissent entre mes lèvres, comme un poème que je goûte du bout de la langue. Je ne commente pas ton nom, pas plus que la prétendue image que tu peux me laisser. Peut-être parce que je préfère observer avant de tirer des conclusions. Sûrement.
*Si elle s’en soucie, c’est son affaire.*
Ce que je retiens de toi ne dépend ni de tes intentions ni de tes précautions, mais de ce que je perçois, de ce que je devine entre les silences et les détails que tu ne contrôles pas. Mes yeux orageux dérivent légèrement vers les fenêtres illuminées par la lumière du soleil alors que je sens la chaleur de celui-ci sur ma peau, m’enveloppant dans une couverture tiède. Ma voix, lorsqu’elle s’élève de nouveau, est toujours posée, distante, presque robotique. Mais, il y a peut-être dans son timbre une infime nuance d’intérêt.


"Je ne pensais pas que tu étais une étourdie. Mais plutôt que tu avais une forme d’organisation… chaotique. Ai-je tort ?"

@Acuti Caligo
306 mots

"I don’t belong in the world.
That’s what it is."

21 mars 2025, 10:17
Un otage involontaire
La tendre ironie flatte ses mots, leurs donnant un sens exagéré, détourné, mais qu'elle prononce pour tirer de cet esprit clos un pâle reflet de ce qu'il pense. S'en vouloir, un verbe qui pointait la responsabilité de l'aigle vis à vis de l'image que le vert pouvait avoir d'elle. Une responsabilité dont elle n’avait que faire, elle ne possédait pas la maîtrise d’un légimens pour lui dire quoi penser.

La raideur de son silence ne perturbe pas plus Acuti, intérieurement satisfaite par cette absence de réaction. Pas une trace de confusion ne vient froncer les sourcils d’Artamiel, ou traverser ses lèvres. La sang-mêlé se garde de lui donner des précisions, après tout ce n’était qu’une observation, qu’un mot pour définir l’image première qu’elle percevait de lui. Si elle se laissait aller aux suppositions, elle soulignerait que le « miel » de son prénom ne pouvais que renfermer la véritable identité du serpent, ses sentiments. A l’abri, figés sous ce stoïcisme.
S’il souhaitait avoir connaissance du pourquoi de ce mot, au sens précis pour elle, incertain pour lui, il n’aurait qu’à demander.

Pour l’heure, le garçon ne devait pas avoir jugé la question utile, ou importante. Acuti ne broncha pas tandis qu’il répétait son nom, étirant les syllabes comme on récite un vers tout juste appris. Juste ça, sans commentaires. L’esquisse d’un sourire appréciateur frôla les lèvres de la bleue et bronze. Sereine dans le silence auquel il laisse sa place, elle patientait, observant.

Le regard grisâtre de l’écaillé s’égare vers les carreaux des verres qui filtrent la lumière, laissant les doux rayons matinaux traîner dans le couloir.
Artamiel la contredis, de son timbre égal, terne. Il cherche son mot, remplace étourdie, lui préfère chaotique, puis cherche son assentiment.

- Cela dépend du point de vue.

L’air neutre, le sourire éteint, Acuti ne prend pas la peine de répondre par un simple oui, qui serait à ses yeux qu’une amabilité pour clore le sujet.

- Si tu nommes cette manière de faire "chaotique", je ne peux que te donner raison, mais ce serait suivre ta façon de penser par pur politesse. As tu besoin que je valide ce que tu penses ? lâche t'elle pour la forme, renvoyant le souafle au jeune serpent.

@Artamiel Saul

3a - #00679f - PR
"Méfiez vous de l'eau qui dort"
(Traduction : Attention je pousse les gens dans le lac)

Est in caligo quod abscondimus secreta

27 mars 2025, 21:00
Un otage involontaire
*Ça devient intéressant.*
Je te regarde à nouveau, laissant tes mots flotter autour de nous, imprégnant le silence. Mon expression calme reste figée, un masque lisse et indéchiffrable n’étant absolument pas perturbé par la tournure de la conversation, ni par la manière dont tu m’a renvoyé ma propre pensée. Un léger sourire en coin, imperceptible, vient effleurer mes lèvres comme un secret partagé entre toi et moi. Ma voix se fait moins tranchante, plus posée et mesurée que tout à l’heure, signifiant un intérêt imperceptible à elle seule.


"Validation ? Si tu cherches à me faire croire que je pourrais m'intéresser à cela, c'est une idée bien trop simpliste."

Je te scrute un instant, mes yeux gris brillants se baladant lentement sur les détails et les nuances discrètes de ton joli visage. Il y a quelque chose chez toi, quelque chose d’inhabituel, mais que j’apprécie. Accompagné d’une nouvelle curiosité subtile, je marque une pause, un éclat d’amusement traversant mon regard, avant de s’éteindre dans l’habituelle neutralité de mes traits. Presque comme un geste mécanique, je glisse distraitement une main entre mes mèches blondes et relève lentement mon visage impartiale vers toi. Je te regarde non pas comme une distraction éphémère, mais comme une personne sûrement plus pertinente qu’une grande partie des êtres de ce château.
*Cette matinée n’est peut-être pas intégralement gâchée.*


"Si cela ne te dérange pas, ne fais pas preuve de « pure politesse » avec moi, ta répartie est bien plus divertissante que nécessaire."

@Acuti Caligo
247 mots

"I don’t belong in the world.
That’s what it is."

19 août 2025, 16:41
Un otage involontaire
Elle serre les lèvres, ses dernières syllabes s'éteignent, éraflant à peine le silence qui s’empressait de revenir. Les traits du serpent ne sont que porcelaine, il conserve sa neutralité froide en absorbant ses dires sans ciller. Acuti le scrutait sans un mot, l'oeil accroché à ce brouillard qui tournait au fond des iris grises du garçon.
Vint un tressaillement au coin de ces lèvres pâles, comme si un faible sourire se faufilait sur la bouche du jeune Saul, attirant l'oeil de la bleue. Si faible qu'il meurt, laissant l'ouïe de la sang-mêlé entendre sa note ténue qui laisse une résonance secrète dans la voix du vert.

Artamiel écarta le silence, un infime éclat d’intérêt dans ses mots, rejetant sa réflexion en soulignant qu'elle était bien simple d'esprit.
Si le sorcier en face d'elle avait été un peu plus bavard, ou expressif, Acuti aurait pu soupçonner une moquerie dissimulée. Mais dans sa gorge, sa voix n'était plus aussi fade et ses intonations s'étaient teintées de curiosité, un changement subtil que la jeune fille appréciait. Ne jugeant pas utile de répondre, elle eu un simple sourire.

L'orage de ses yeux passa sur les traits de la sorcière, un amusement fugace perçant la grisaille, vite ravalé dans le nuage de ses iris. Il la jaugeait, elle attendait, ne remarquant pas qu'elle traînait son regard bleu sur son masque stoïque depuis un moment.
Elle suivit distraitement la main qui se mêlait à ces mèches claires, observant le soin qui semblait imprégner chacun des gestes rodés du serpent, comme on observe un scarabée aux ailes plus irisées qu'un autre. Il releva le menton tranquillement, toujours si neutre en dépit de sa voix qui s'était éclaircie, et lui proposa d'oublier la "pure politesse" en sa présence, admettant que sa répartie était bien plus intéressante que prévu.

- Amusant... Je ne l’oublierai pas.

@Artamiel Saul

3a - #00679f - PR
"Méfiez vous de l'eau qui dort"
(Traduction : Attention je pousse les gens dans le lac)

Est in caligo quod abscondimus secreta