Days of our lives
• 09/01/2048 • Château
Assise devant une table du petit salon, je m’ennuie. Je n’ai ni envie de lire ni envie de dessiner, et n’ai plus de devoirs à faire. Bref, c’est l’ennui total. Sachant que dehors il pleut, je suis condamnée à rester enfermée dans le château pour encore un bon bout de temps. Heureusement qu’ici il fait chaud, sinon je ne sais pas ce que j’aurais fait. Je me serais sûrement enfouie sous les couettes de mon lit dans les dortoirs en attendant demain. Plus le temps passe et plus ce lendemain semble lointain. À croire que le temps a décidé de non seulement s’écouler lentement, mais en plus d’aller à reculons. Je soupire et enfouis ma tête dans mes bras. Je reste quelques instants comme ça, croisant une jambe avant de finalement la reposer pour croiser l’autre. Je pose mon menton sur mes bras, et mes yeux remarquent instantanément le jeu de carte posé sur la table. Je n’ai qu’à tendre le bras pour le prendre. Je ne sais pas à qui il est, mais son propriétaire ne sera sûrement pas fâché que je le lui pique quelques instants. Lui aussi doit s’ennuyer, à rester inutilisé toute la journée, posé négligemment sur une surface en bois, ignoré par les élèves et oublié par le monde entier.
Je me saisis du paquet, en sors quelques unes que je pose à côté de moi et en prend une dans chaque main. Je les places en face l’une de l’autre de sorte à ce qu’elles tiennent debout, penchées, et forment une sorte de triangle. En faisant attention à mes gestes, je réitère l’opération trois autres fois. Me voici désormais avec une ligne de cartes adossées les unes contre les autres. Je souris, contente de mon travail, mais le plus dur reste à venir : élever mes lignes pour former un château de cartes. Ce sera long et je devrai sûrement m’y prendre plusieurs fois, mais c’est le moins que je puisse faire pour passer le temps. Par contre, ça ira peut-être plus vite si je ne suis pas seule… Je jette des coups d’oeil aux alentours pour repérer un visage qui ne m’est pas inconnu lorsque des cheveux noirs m’étant familiers apparaissent dans mon champ de vision. Je me lève et interpelle la personne :
« Hé, Elizabeth ! »
Je lui fais signe de s’approcher et lorsqu’elle arrive à mon niveau, lui indique de s’asseoir à côté de moi.
« Ça te dit d’faire un château de cartes ? Non en fait, j’te laisse pas le choix. Tu l’fais avec moi. Regarde, c’est pas compliqué. »
Je me doute bien qu’elle sait comment faire, mais au cas où, je commence à poser les cartes les unes sur les autres, lentement et avec précaution pour ne pas que tout tombe. Je sais que même à deux, ça nous prendra du temps pour réussir, et que nous ferons sûrement face à des échecs, mais ce sera toujours plus rapide et efficace que si j’étais toute seule.
Assise devant une table du petit salon, je m’ennuie. Je n’ai ni envie de lire ni envie de dessiner, et n’ai plus de devoirs à faire. Bref, c’est l’ennui total. Sachant que dehors il pleut, je suis condamnée à rester enfermée dans le château pour encore un bon bout de temps. Heureusement qu’ici il fait chaud, sinon je ne sais pas ce que j’aurais fait. Je me serais sûrement enfouie sous les couettes de mon lit dans les dortoirs en attendant demain. Plus le temps passe et plus ce lendemain semble lointain. À croire que le temps a décidé de non seulement s’écouler lentement, mais en plus d’aller à reculons. Je soupire et enfouis ma tête dans mes bras. Je reste quelques instants comme ça, croisant une jambe avant de finalement la reposer pour croiser l’autre. Je pose mon menton sur mes bras, et mes yeux remarquent instantanément le jeu de carte posé sur la table. Je n’ai qu’à tendre le bras pour le prendre. Je ne sais pas à qui il est, mais son propriétaire ne sera sûrement pas fâché que je le lui pique quelques instants. Lui aussi doit s’ennuyer, à rester inutilisé toute la journée, posé négligemment sur une surface en bois, ignoré par les élèves et oublié par le monde entier.
Je me saisis du paquet, en sors quelques unes que je pose à côté de moi et en prend une dans chaque main. Je les places en face l’une de l’autre de sorte à ce qu’elles tiennent debout, penchées, et forment une sorte de triangle. En faisant attention à mes gestes, je réitère l’opération trois autres fois. Me voici désormais avec une ligne de cartes adossées les unes contre les autres. Je souris, contente de mon travail, mais le plus dur reste à venir : élever mes lignes pour former un château de cartes. Ce sera long et je devrai sûrement m’y prendre plusieurs fois, mais c’est le moins que je puisse faire pour passer le temps. Par contre, ça ira peut-être plus vite si je ne suis pas seule… Je jette des coups d’oeil aux alentours pour repérer un visage qui ne m’est pas inconnu lorsque des cheveux noirs m’étant familiers apparaissent dans mon champ de vision. Je me lève et interpelle la personne :
« Hé, Elizabeth ! »
Je lui fais signe de s’approcher et lorsqu’elle arrive à mon niveau, lui indique de s’asseoir à côté de moi.
« Ça te dit d’faire un château de cartes ? Non en fait, j’te laisse pas le choix. Tu l’fais avec moi. Regarde, c’est pas compliqué. »
Je me doute bien qu’elle sait comment faire, mais au cas où, je commence à poser les cartes les unes sur les autres, lentement et avec précaution pour ne pas que tout tombe. Je sais que même à deux, ça nous prendra du temps pour réussir, et que nous ferons sûrement face à des échecs, mais ce sera toujours plus rapide et efficace que si j’étais toute seule.
Quatrième année | Corneille du Chant | #741b47 | Saumon indépendant | Préfubbies aspirateur
Days of our lives
• 25/01/2048 • Poignard
(post exceptionnellement écrit à la première personne du singulier)
Je m'étais endormie dans mon lit, en lisant un livre de contes. Je m'étais attardée sur une histoire mettant en scène des monstres affrontés par des moldus. J'ignore pourquoi je lisais un tel livre, mais ce n'est pas le plus urgent dans cette affaire. En effet, le rêve que j'avais fait cette nuit semblait s'y être inspiré... Je me souviens clairement que j'étais dans une pièce assez sombre, mais très grande. Ou du moins, j'en avais l'impression. Car bizarrement, je n'étais pas moi même. Je sentais être dans les mains de quelqu'un. Et pourtant la situation me paraissait tout à fait normal. Je n'étais donc pas seule: la main appartenait à Ashley. Pourquoi Ashley ? Je n'en ai aucune idée. Peut-être parce que je l'avais croisé dans la salle de bain avant d'aller dans mon dortoir, et que j'en avais profité pour l'éclabousser un peu ? Enfin, c'est l'impression que j'ai. Dans la main d'Ashley, je n'étais donc pas moi-même, mais un poignard. Je sentais physiquement que je n'étais pas un corps humain, et c'était une sensation bien étrange. Et pourquoi Ashley avait-elle besoin d'un poignard ? À cause de monstres bien sûr ! Parce qu'il y avait tout un tas de monstres devant nous, nous empêchant de continuer notre progression vers de contrées lointaines. En réalité, j'ignore pourquoi nous voulions passer par là, mais je sentais qu'on devait suivre ce chemin. Ashley, pleine de courage et de détermination, sauta sur les monstres sans aucune hésitation, et m'utilisa donc pour les mettre hors d'état de nuire. Les combats étaient rythmés de cris de guerre venant de notre part (comment pouvais-je parler en tant que poignard ? Je n'en avais aucune idée), et bien sûr des hurlements de terreur de la part des monstres. Eh oui, Ashley faisait peur aux monstres rien qu'en criant. Il faudrait que je me rappelle de lui demander d'hurler devant moi pour vérifier, car mes souvenirs disparaissent peu à peu. C'était donc, victorieuse, que mon rêve s'achevait. Mais une question me trottait dans la tête: pourquoi Ashley combattait-elle des monstres avec un poignard ? Et pourquoi étais-je ce poignard ?? Nous avons des baguettes magiques, nous pouvions (enfin Ashley) s'en sortir ! Mi-amusée mi-perturbée, je jette un coup d'oeil au livre que j'avais laissé la veille sur ma table de chevet: je devrais éviter de lire ce genre d'histoire à l'avenir. Ou prêter le recueil à Ashley pour vérifier si ce dernier lui procure le même effet, ce qui serait extrêmement drôle, avouons-le.
Info sur le TDI- 5e année RP - cofondatrice de la PTC #D9603B - Inspectrice Elisabête, experte en déstabilisation des Bôs Debilus - Traîneuse de catastrophes comme un boulet attaché à sa cheville- Retard RP- L'entarteuse de Poudlard (Senku<3)
(post exceptionnellement écrit à la première personne du singulier)
Je m'étais endormie dans mon lit, en lisant un livre de contes. Je m'étais attardée sur une histoire mettant en scène des monstres affrontés par des moldus. J'ignore pourquoi je lisais un tel livre, mais ce n'est pas le plus urgent dans cette affaire. En effet, le rêve que j'avais fait cette nuit semblait s'y être inspiré... Je me souviens clairement que j'étais dans une pièce assez sombre, mais très grande. Ou du moins, j'en avais l'impression. Car bizarrement, je n'étais pas moi même. Je sentais être dans les mains de quelqu'un. Et pourtant la situation me paraissait tout à fait normal. Je n'étais donc pas seule: la main appartenait à Ashley. Pourquoi Ashley ? Je n'en ai aucune idée. Peut-être parce que je l'avais croisé dans la salle de bain avant d'aller dans mon dortoir, et que j'en avais profité pour l'éclabousser un peu ? Enfin, c'est l'impression que j'ai. Dans la main d'Ashley, je n'étais donc pas moi-même, mais un poignard. Je sentais physiquement que je n'étais pas un corps humain, et c'était une sensation bien étrange. Et pourquoi Ashley avait-elle besoin d'un poignard ? À cause de monstres bien sûr ! Parce qu'il y avait tout un tas de monstres devant nous, nous empêchant de continuer notre progression vers de contrées lointaines. En réalité, j'ignore pourquoi nous voulions passer par là, mais je sentais qu'on devait suivre ce chemin. Ashley, pleine de courage et de détermination, sauta sur les monstres sans aucune hésitation, et m'utilisa donc pour les mettre hors d'état de nuire. Les combats étaient rythmés de cris de guerre venant de notre part (comment pouvais-je parler en tant que poignard ? Je n'en avais aucune idée), et bien sûr des hurlements de terreur de la part des monstres. Eh oui, Ashley faisait peur aux monstres rien qu'en criant. Il faudrait que je me rappelle de lui demander d'hurler devant moi pour vérifier, car mes souvenirs disparaissent peu à peu. C'était donc, victorieuse, que mon rêve s'achevait. Mais une question me trottait dans la tête: pourquoi Ashley combattait-elle des monstres avec un poignard ? Et pourquoi étais-je ce poignard ?? Nous avons des baguettes magiques, nous pouvions (enfin Ashley) s'en sortir ! Mi-amusée mi-perturbée, je jette un coup d'oeil au livre que j'avais laissé la veille sur ma table de chevet: je devrais éviter de lire ce genre d'histoire à l'avenir. Ou prêter le recueil à Ashley pour vérifier si ce dernier lui procure le même effet, ce qui serait extrêmement drôle, avouons-le.
Info sur le TDI- 5e année RP - cofondatrice de la PTC #D9603B - Inspectrice Elisabête, experte en déstabilisation des Bôs Debilus - Traîneuse de catastrophes comme un boulet attaché à sa cheville- Retard RP- L'entarteuse de Poudlard (Senku<3)
Days of our lives
• 10/10/2048 • Ange
Assise à une table de la bibliothèque, je délaisse mes manuels et parchemins couverts d'encre pour en prendre un tout neuf. Je viens de finir mes devoirs et, ne sachant que faire pour passer le temps, commence à plier mon parchemin pour former un origami. Je le tourne dans un sens, dans l'autre, met la feuille à l'envers, plie un coin puis l'opposé. A la fin, je mets mon oeuvre au niveau de mes yeux pour l'observer. Elle n'est pas si mal, et j'en suis plutôt fière, étant donné que je n'ai jamais pris le temps de bien apprendre à faire des origamis. Dans la famille, c'est Natanaël qui est doué pour ça. J'ai parfois le sentiment qu'il sait tout faire. Du lotus à la grenouille, en passant par le poisson... Il m'impressionne un peu plus à chaque fois, faisant toutes sortes de nouvelles choses plus compliquées les unes que les autres (ou en tout cas qui semblent l'être).
Je ne veux pas lui demander de m'apprendre, comparé au reste. Non, au contraire même, je préfère l'observer faire et parfois récupérer ses origamis quand il accepte de me les donner. Ce qui arrive bien trop rarement à mon goût. Il me dit que je devrais les faire moi même et que je peux lui demander de l'aide si besoin, mais je n'ai pas envie. J'ai bien essayé une fois de m'y mettre sérieusement, mais j'ai fini par abandonner très vite. Tout de même, cela m'a permis de savoir créer l'ange que je tiens actuellement dans mes mains. Il n'est pas parfait, a quelques côtés plus grands que d'autres, mais il est joli à sa façon. Je l'aime bien, cet ange, il semble avoir une personnalité propre à son être. Si je le tourne dans un sens, je peux me dire qu'il a l'air de bouder, et si je le tourne dans l'autre, qu'il est en colère. Pas qu'il ait un visage ou autre, c'est la lumière et les pliures du papier qui lui donnent toutes ces drôles d'expressions.
Je me lève et range mes affaires, avant de prendre mon ange en origami et de quitter la bibliothèque. Je n'ai pas envie de le garder, en ayant déjà quelques uns à la maison. Je pourrais le donner à quelqu'un, mais à qui ? A une fille du dortoir ? Non, les autres seraient sûrement jalouses si je ne leur en donnais pas à elles aussi, et je n'ai pas envie de m'embêter à en faire d'autres. Ma deuxième pensée est de le passer à Elizabeth. Ca lui ferait sûrement plaisir. Ainsi, je prends le chemin de la salle commune pour aller lui parler et bavarder avec elle, et éventuellement lui passer mon ange en origami. Et je dis bien éventuellement.
Assise à une table de la bibliothèque, je délaisse mes manuels et parchemins couverts d'encre pour en prendre un tout neuf. Je viens de finir mes devoirs et, ne sachant que faire pour passer le temps, commence à plier mon parchemin pour former un origami. Je le tourne dans un sens, dans l'autre, met la feuille à l'envers, plie un coin puis l'opposé. A la fin, je mets mon oeuvre au niveau de mes yeux pour l'observer. Elle n'est pas si mal, et j'en suis plutôt fière, étant donné que je n'ai jamais pris le temps de bien apprendre à faire des origamis. Dans la famille, c'est Natanaël qui est doué pour ça. J'ai parfois le sentiment qu'il sait tout faire. Du lotus à la grenouille, en passant par le poisson... Il m'impressionne un peu plus à chaque fois, faisant toutes sortes de nouvelles choses plus compliquées les unes que les autres (ou en tout cas qui semblent l'être).
Je ne veux pas lui demander de m'apprendre, comparé au reste. Non, au contraire même, je préfère l'observer faire et parfois récupérer ses origamis quand il accepte de me les donner. Ce qui arrive bien trop rarement à mon goût. Il me dit que je devrais les faire moi même et que je peux lui demander de l'aide si besoin, mais je n'ai pas envie. J'ai bien essayé une fois de m'y mettre sérieusement, mais j'ai fini par abandonner très vite. Tout de même, cela m'a permis de savoir créer l'ange que je tiens actuellement dans mes mains. Il n'est pas parfait, a quelques côtés plus grands que d'autres, mais il est joli à sa façon. Je l'aime bien, cet ange, il semble avoir une personnalité propre à son être. Si je le tourne dans un sens, je peux me dire qu'il a l'air de bouder, et si je le tourne dans l'autre, qu'il est en colère. Pas qu'il ait un visage ou autre, c'est la lumière et les pliures du papier qui lui donnent toutes ces drôles d'expressions.
Je me lève et range mes affaires, avant de prendre mon ange en origami et de quitter la bibliothèque. Je n'ai pas envie de le garder, en ayant déjà quelques uns à la maison. Je pourrais le donner à quelqu'un, mais à qui ? A une fille du dortoir ? Non, les autres seraient sûrement jalouses si je ne leur en donnais pas à elles aussi, et je n'ai pas envie de m'embêter à en faire d'autres. Ma deuxième pensée est de le passer à Elizabeth. Ca lui ferait sûrement plaisir. Ainsi, je prends le chemin de la salle commune pour aller lui parler et bavarder avec elle, et éventuellement lui passer mon ange en origami. Et je dis bien éventuellement.
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Days of our lives
• 19/11/2047 • Démon
Elizabeth était assise, ou plutôt avachie, sur un fauteuil du petit Salon, et observait les flammes de la cheminée, silencieuse. Il faisait froid, et novembre n'était pas la meilleure période de l'année selon elle. Elle n'avait pas envie de faire grand chose, à part s'allonger dans son lit et disparaitre. Le feu était une source de chaleur qui la rassurait en quelque sorte, mais plus elle regardait les flammes, plus son esprit divaguait sur de nombreux sujets, jusqu'à arriver à une question particulièrement intéressante. Les flammes et le feu faisaient généralement penser à l'enfer. Les esprits existaient, et il y avait de nombreux fantômes dans le monde magique. Mais les démons... Elizabeth n'en avait aucune idée. À vrai dire, elle n'avait jamais soulevé la question avec qui que ce soit. En théorie, elle se disait que c'était probablement le cas. Beaucoup de choses existaient dans le monde magique et moldu, donc les démons pouvaient exister, n'est ce pas ? Puis ils étaient considérés comme des esprits, alors la question était réglée. Pourtant Elizabeth n'était pas convaincue. Ou du moins, elle trouvait la réflexion trop facile. Elle se leva d'un bond, décidée à chercher des informations à la bibliothèque, mais au moment de quitter le terrier, elle tomba sur un visage connu. Ashley. Elizabeth changea de cible et eut une autre idée en tête:
- Ashley ! lança t-elle en attrapant la main de sa camarade. Ashley, j'ai terriblement besoin de ton aide.
Une petite mise en scène relativement sérieuse pourrait peut-être fixer la fillette sur sa réponse: elle savait qu'elles avaient eu quelques différentes à cause de leur parents, mais il fallait détendre l'atmosphère, et elle sentait qu'elle avait le courage de le faire maintenant.
- Je sais que ça peut paraître idiot, mais tout à l'heure, quand je rangeais mes bouquins dans mon dortoir, et que j'étais seule, mes affaires se sont déplacées toutes seules... Rien à signaler vu qu'on est à Poudlard, mais j'ai entendu des chuchotements sinistres et j'ai cru voir une ombre... démoniaque prendre forme... À ton avis, ce que j'ai vu est réel ou j'ai passé trop de temps dans la serre de botanique ?
Elle avait mentionné la serre de botanique parce que des plantes pourraient avoir des effets hallucinogènes. Mais Elizabeth n'avait aucune idée de l'existence de plantes à Poudlard qui aurait un tel effet sur elle. Elle se disait qu'Ashley devrait le savoir, vu qu'elle appréciait la matière et que sa mère était une botaniste réputée. Mais il était vrai que son histoire était un peu tordu. Tout ça pour des démons. C'était presque pathétique à son humble avis.
Info sur le TDI- 5e année RP - cofondatrice de la PTC #D9603B - Inspectrice Elisabête, experte en déstabilisation des Bôs Debilus - Traîneuse de catastrophes comme un boulet attaché à sa cheville- Retard RP- L'entarteuse de Poudlard (Senku<3)
Elizabeth était assise, ou plutôt avachie, sur un fauteuil du petit Salon, et observait les flammes de la cheminée, silencieuse. Il faisait froid, et novembre n'était pas la meilleure période de l'année selon elle. Elle n'avait pas envie de faire grand chose, à part s'allonger dans son lit et disparaitre. Le feu était une source de chaleur qui la rassurait en quelque sorte, mais plus elle regardait les flammes, plus son esprit divaguait sur de nombreux sujets, jusqu'à arriver à une question particulièrement intéressante. Les flammes et le feu faisaient généralement penser à l'enfer. Les esprits existaient, et il y avait de nombreux fantômes dans le monde magique. Mais les démons... Elizabeth n'en avait aucune idée. À vrai dire, elle n'avait jamais soulevé la question avec qui que ce soit. En théorie, elle se disait que c'était probablement le cas. Beaucoup de choses existaient dans le monde magique et moldu, donc les démons pouvaient exister, n'est ce pas ? Puis ils étaient considérés comme des esprits, alors la question était réglée. Pourtant Elizabeth n'était pas convaincue. Ou du moins, elle trouvait la réflexion trop facile. Elle se leva d'un bond, décidée à chercher des informations à la bibliothèque, mais au moment de quitter le terrier, elle tomba sur un visage connu. Ashley. Elizabeth changea de cible et eut une autre idée en tête:
- Ashley ! lança t-elle en attrapant la main de sa camarade. Ashley, j'ai terriblement besoin de ton aide.
Une petite mise en scène relativement sérieuse pourrait peut-être fixer la fillette sur sa réponse: elle savait qu'elles avaient eu quelques différentes à cause de leur parents, mais il fallait détendre l'atmosphère, et elle sentait qu'elle avait le courage de le faire maintenant.
- Je sais que ça peut paraître idiot, mais tout à l'heure, quand je rangeais mes bouquins dans mon dortoir, et que j'étais seule, mes affaires se sont déplacées toutes seules... Rien à signaler vu qu'on est à Poudlard, mais j'ai entendu des chuchotements sinistres et j'ai cru voir une ombre... démoniaque prendre forme... À ton avis, ce que j'ai vu est réel ou j'ai passé trop de temps dans la serre de botanique ?
Elle avait mentionné la serre de botanique parce que des plantes pourraient avoir des effets hallucinogènes. Mais Elizabeth n'avait aucune idée de l'existence de plantes à Poudlard qui aurait un tel effet sur elle. Elle se disait qu'Ashley devrait le savoir, vu qu'elle appréciait la matière et que sa mère était une botaniste réputée. Mais il était vrai que son histoire était un peu tordu. Tout ça pour des démons. C'était presque pathétique à son humble avis.
Info sur le TDI- 5e année RP - cofondatrice de la PTC #D9603B - Inspectrice Elisabête, experte en déstabilisation des Bôs Debilus - Traîneuse de catastrophes comme un boulet attaché à sa cheville- Retard RP- L'entarteuse de Poudlard (Senku<3)
Days of our lives
• 14/10/2047 • Selle
Les mains remplies de notes, je sors calmement de la salle de métamorphose. La tête penchée dessus, je les relis en traversant les couloirs en direction de la grande salle. C'est l'heure de manger et je sens mon ventre gargouiller. Moi qui pensais que le petit déjeuner copieux de ce matin suffirait à me caler jusqu'à ce soir, je me suis largement trompée. La faim me tiraille le ventre et je n'ai qu'une envie : m'installer sur les bancs de la table de Poufsouffle et commencer mon repas.
En attendant d'arriver là-bas – que ça me parait loin – et tout en descendant les nombreuses marches, je lis et relis mes notes, les parcourant des yeux le plus de fois possible. Je manque de me casser la figure dans les escaliers et me rattrape de justesse au mur. Ça m'apprendra à ne pas regarder où je vais. Je décide finalement de continuer mon chemin les yeux droits devant moi, pour ne pas finir à l'infirmerie après deux mois de cours.
De nombreuses questions à propos de la métamorphose me traversent l'esprit. Est-ce qu'il est possible de transformer tout ce que l'on veut en n'importe quoi ? Par exemple, imaginons que je sois une cavalière très réputée en train de me préparer au concours de saut d'obstacle le plus populaire et dur au monde. Et là, je me rends compte qu'il me manque un élément essentiel pour y participer : ma selle de cheval. Deux options s'offrent à moi : soit je déclare forfait, ce qui est absolument hors de question. Je n'ai pas fait tous ces entrainements et tout ce chemin pour devoir abandonner à la dernière minute. Soit je métamorphose quelque chose en selle le temps de ma performance. Ce choix-là est évidemment le meilleur. Seul problème, personne ici ne sait que je suis une sorcière, et je ne veux pas risquer le secret magique. Il ne me reste donc qu'à trouver un endroit isoler et métamorphoser un objet en selle. Mais du coup, est-ce qu'un sort de ce genre existe ? Et est-ce qu'il est possible de le lancer avec n'importe quoi ? Si le seul objet que je trouve est une chaussure, est-ce que je peux la métamorphoser en selle sans souci ? Ou dois-je trouver quelque chose de spécifique, comme une chaise, ou un morceau de cuir ?
Des questions plein la tête, j'entre dans la grande salle et m'assieds au hasard sur le banc. J'aimerais bien poser ma question à quelqu'un – après tout, c'est essentiel de savoir s'il est possible de métamorphoser n'importe quel objet en selle – mais la seule personne à côté de moi est... Elizabeth. Bon... On ne sait pas beaucoup parlées depuis la rentrée, puisque nos relations sont assez étranges, mais c'est peut-être le moment de briser la glace ? Je me tourne vers elle et lui tapote l'épaule pour attirer son attention. J'espère qu'elle sera capable de répondre à ma question.
Les mains remplies de notes, je sors calmement de la salle de métamorphose. La tête penchée dessus, je les relis en traversant les couloirs en direction de la grande salle. C'est l'heure de manger et je sens mon ventre gargouiller. Moi qui pensais que le petit déjeuner copieux de ce matin suffirait à me caler jusqu'à ce soir, je me suis largement trompée. La faim me tiraille le ventre et je n'ai qu'une envie : m'installer sur les bancs de la table de Poufsouffle et commencer mon repas.
En attendant d'arriver là-bas – que ça me parait loin – et tout en descendant les nombreuses marches, je lis et relis mes notes, les parcourant des yeux le plus de fois possible. Je manque de me casser la figure dans les escaliers et me rattrape de justesse au mur. Ça m'apprendra à ne pas regarder où je vais. Je décide finalement de continuer mon chemin les yeux droits devant moi, pour ne pas finir à l'infirmerie après deux mois de cours.
De nombreuses questions à propos de la métamorphose me traversent l'esprit. Est-ce qu'il est possible de transformer tout ce que l'on veut en n'importe quoi ? Par exemple, imaginons que je sois une cavalière très réputée en train de me préparer au concours de saut d'obstacle le plus populaire et dur au monde. Et là, je me rends compte qu'il me manque un élément essentiel pour y participer : ma selle de cheval. Deux options s'offrent à moi : soit je déclare forfait, ce qui est absolument hors de question. Je n'ai pas fait tous ces entrainements et tout ce chemin pour devoir abandonner à la dernière minute. Soit je métamorphose quelque chose en selle le temps de ma performance. Ce choix-là est évidemment le meilleur. Seul problème, personne ici ne sait que je suis une sorcière, et je ne veux pas risquer le secret magique. Il ne me reste donc qu'à trouver un endroit isoler et métamorphoser un objet en selle. Mais du coup, est-ce qu'un sort de ce genre existe ? Et est-ce qu'il est possible de le lancer avec n'importe quoi ? Si le seul objet que je trouve est une chaussure, est-ce que je peux la métamorphoser en selle sans souci ? Ou dois-je trouver quelque chose de spécifique, comme une chaise, ou un morceau de cuir ?
Des questions plein la tête, j'entre dans la grande salle et m'assieds au hasard sur le banc. J'aimerais bien poser ma question à quelqu'un – après tout, c'est essentiel de savoir s'il est possible de métamorphoser n'importe quel objet en selle – mais la seule personne à côté de moi est... Elizabeth. Bon... On ne sait pas beaucoup parlées depuis la rentrée, puisque nos relations sont assez étranges, mais c'est peut-être le moment de briser la glace ? Je me tourne vers elle et lui tapote l'épaule pour attirer son attention. J'espère qu'elle sera capable de répondre à ma question.
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Days of our lives
• 24/12/2047 • Dodu
Résidence Merrow, Gleann Cholm Cille, 21h30
Elizabeth se retenait de regarder l'énorme pendule toutes les deux minutes, et essayait de se concentrer sur son repas. Mais c'était bien compliqué. Manger à la table des Merrow n'était pas particulièrement désagréable, seule la présence de son grand-père la dérangeait fortement. Mais le soucis n'était plus les personnes présentent à table, mais à présent le sujet de discussion. En effet, ses grand-parents avaient réussi, sans qu'Elizabeth ne sache comment, à parler de la fameuse Isabel Houston. Enfin ils la nommaient Isabel Greenwood, et tout le monde savait pertinemment pourquoi. Pourquoi fallait-il parler d'elle ? Ils critiquaient indirectement la mère d'Elizabeth, involontairement, et la jeune Poufsouffle se raccrochait à ça pour éviter d'hurler de changer de sujet.
- C'était une jeune femme très gentille, très douce, qui venait d'une famille exceptionnel, expliqua sa grand mère en regardant Jack. C'est vraiment dommage qu'il y ait eu un énorme différent avec la famille... Mais je suis très heureuse que Jack vous ait trouvé Meghan, n'interprétez pas mal mes propos !
Elizabeth ne savait pas si elle avait envie d'exploser de rire ou juste envie de fuir. Isabel avec toutes les qualités du monde qu'à priori sa mère n'avait pas, et pourtant ce ne serait pas un regret que Meghan se soit mariée avec Jack. Mais quelle histoire !
- Oui belle-maman, je sais pertinemment ce que vous pensez de moi ne vous en faites pas, répondit l'ancienne Cholomondeley en souriant. J'ose tout de même espérer être à la hauteur de... Isabel, et même surpasser vos attentes désormais.
La jeune fille observa sa mère qui semblait heureuse: mais elle savait que ce n'était qu'un simple masque. Elle pensa à Ashley: elle était heureuse que la fillette n'avait pas à entendre une telle discussion. La jeune Merrow ne savait pas si cette dernière allait d'abord saigner des oreilles ou s'enfuir en hurlant. Heureusement qu'elle en était épargnée. Son regard se détourna vers son père qui semblait exaspéré par la discussion. Elizabeth le fixa avec insistance : allez papa ! Dis leur que la conversation n'a aucun sens ! Avant même que Jack ne prenne la parole, le grand-père rajouta:
- Vous êtes parfaite Meghan n'ayez crainte ! Vous avez même donné des enfants absolument magnifiques, nous ne sommes pas compliqués à combler.
La jeune Poufsouffle observa le vieille homme avec dégoût: conversation de dégénéré. Personne ne disait ça. Même Meghan avait du mal à maintenir son masque de belle-fille parfaite face à de tels propos.
- Écoutez, l'époque avec Isabel est révolue. Certes c'est une femme sublime, je ne regrette en aucun cas de l'avoir connu, et c'est une très bonne amie actuellement. De plus, je suis très heureux d'avoir épouser Meghan qui est parfaite et qui est bien plus qu'une maman qui a donné la vie à deux magnifiques enfants. Si vous le voulez bien, la conversation est désormais close. Ça n'a vraiment aucun intérêt d'en parler maintenant. Qui veut du poulet ? Il a l'air délicieux.
Elizabeth regarda son père les yeux pleins d'étoiles: quel sauveur ! Tout le monde semblait ravie de son intervention, sauf ses grands-parents bien entendu, mais ce n'était qu'un détail. Meghan semblait également heureuse et soulagée.
- Moi j'veux bien papa s'il te plait ! s'exclama Elizabeth pour la première fois. La conversation m'avait coupé l'appétit mais maintenant j'ai très faim.
Le poulet dodu, rôti à la perfection, dégageait un parfum succulent qui mettait l'eau à la bouche. Elle ne pouvait pas ne pas y goûter !
pile à l'heure !
Info sur le TDI- 5e année RP - cofondatrice de la PTC #D9603B - Inspectrice Elisabête, experte en déstabilisation des Bôs Debilus - Traîneuse de catastrophes comme un boulet attaché à sa cheville- Retard RP- L'entarteuse de Poudlard (Senku<3)
Résidence Merrow, Gleann Cholm Cille, 21h30
Elizabeth se retenait de regarder l'énorme pendule toutes les deux minutes, et essayait de se concentrer sur son repas. Mais c'était bien compliqué. Manger à la table des Merrow n'était pas particulièrement désagréable, seule la présence de son grand-père la dérangeait fortement. Mais le soucis n'était plus les personnes présentent à table, mais à présent le sujet de discussion. En effet, ses grand-parents avaient réussi, sans qu'Elizabeth ne sache comment, à parler de la fameuse Isabel Houston. Enfin ils la nommaient Isabel Greenwood, et tout le monde savait pertinemment pourquoi. Pourquoi fallait-il parler d'elle ? Ils critiquaient indirectement la mère d'Elizabeth, involontairement, et la jeune Poufsouffle se raccrochait à ça pour éviter d'hurler de changer de sujet.
- C'était une jeune femme très gentille, très douce, qui venait d'une famille exceptionnel, expliqua sa grand mère en regardant Jack. C'est vraiment dommage qu'il y ait eu un énorme différent avec la famille... Mais je suis très heureuse que Jack vous ait trouvé Meghan, n'interprétez pas mal mes propos !
Elizabeth ne savait pas si elle avait envie d'exploser de rire ou juste envie de fuir. Isabel avec toutes les qualités du monde qu'à priori sa mère n'avait pas, et pourtant ce ne serait pas un regret que Meghan se soit mariée avec Jack. Mais quelle histoire !
- Oui belle-maman, je sais pertinemment ce que vous pensez de moi ne vous en faites pas, répondit l'ancienne Cholomondeley en souriant. J'ose tout de même espérer être à la hauteur de... Isabel, et même surpasser vos attentes désormais.
La jeune fille observa sa mère qui semblait heureuse: mais elle savait que ce n'était qu'un simple masque. Elle pensa à Ashley: elle était heureuse que la fillette n'avait pas à entendre une telle discussion. La jeune Merrow ne savait pas si cette dernière allait d'abord saigner des oreilles ou s'enfuir en hurlant. Heureusement qu'elle en était épargnée. Son regard se détourna vers son père qui semblait exaspéré par la discussion. Elizabeth le fixa avec insistance : allez papa ! Dis leur que la conversation n'a aucun sens ! Avant même que Jack ne prenne la parole, le grand-père rajouta:
- Vous êtes parfaite Meghan n'ayez crainte ! Vous avez même donné des enfants absolument magnifiques, nous ne sommes pas compliqués à combler.
La jeune Poufsouffle observa le vieille homme avec dégoût: conversation de dégénéré. Personne ne disait ça. Même Meghan avait du mal à maintenir son masque de belle-fille parfaite face à de tels propos.
- Écoutez, l'époque avec Isabel est révolue. Certes c'est une femme sublime, je ne regrette en aucun cas de l'avoir connu, et c'est une très bonne amie actuellement. De plus, je suis très heureux d'avoir épouser Meghan qui est parfaite et qui est bien plus qu'une maman qui a donné la vie à deux magnifiques enfants. Si vous le voulez bien, la conversation est désormais close. Ça n'a vraiment aucun intérêt d'en parler maintenant. Qui veut du poulet ? Il a l'air délicieux.
Elizabeth regarda son père les yeux pleins d'étoiles: quel sauveur ! Tout le monde semblait ravie de son intervention, sauf ses grands-parents bien entendu, mais ce n'était qu'un détail. Meghan semblait également heureuse et soulagée.
- Moi j'veux bien papa s'il te plait ! s'exclama Elizabeth pour la première fois. La conversation m'avait coupé l'appétit mais maintenant j'ai très faim.
Le poulet dodu, rôti à la perfection, dégageait un parfum succulent qui mettait l'eau à la bouche. Elle ne pouvait pas ne pas y goûter !
pile à l'heure !
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Days of our lives
• 15/02/2048 • Gel
« C'est dégoûtant. »
Le nez froncé, je me redresse lentement, lissant mon pantalon pour en enlever la poussière. Il y a d'ailleurs beaucoup trop de poussière, ici. Personne ne vient jamais passer le balais ? Ou est-ce que cet endroit est une exception ? Dans un soupir, je baisse la tête vers Elizabeth qui est toujours accroupie, le nez plongé dans le fond du placard. Je n'aurais jamais dû la suivre ici. Et tout ça pour quoi ? Pour trouver un livre sur les différents types de gel pour cheveux. Comme si c'était introuvable à la bibliothèque, tiens. C'est franchement ridicule.
« Laisse tomber, on trouvera jamais. »
De tous les placards du Château, il fallait que celui qu'elle choisisse soit le plus sale et moins bien entretenu de tous. Je suis sûre qu'au fond, elle ne veut même pas vraiment savoir quel gel conviendrait le mieux à ses cheveux. Elle n'en a même pas besoin, et je sais qu'elle s'en fiche complètement. D'ailleurs, ils sont très bien, ses cheveux. Beaux, propres, soignés ; pas besoin de gel qui ne ferait que les abîmer.
« Au lieu de chercher, on devrait nettoyer. » Les mains sur les hanches, je regarde autour de nous, plissant les yeux dans la pénombre. « Tu savais que la poussière ça peut être dangereux ? Genre on peut mourir étouffé. Ou en avaler tellement qu'on fait une intoxication. J'ai pas trop envie de crever dans un placard, perso, donc soit on nettoie puis on cherche, soit on va autre part. »
Évidemment, seul le silence accueille mes paroles. Elizabeth, trop occupée qu'elle est à farfouiller dans un tiroir, m'écoute à peine. Comme par hasard !
« D'ailleurs, nettoyer, c'est très bien, continue-je néanmoins. Ça repose le cerveau, ça occupe les mains et c'est très physique. C'est parfait quand on sait pas quoi faire. Et en plus ! Quoi de mieux que d'avoir un endroit tout propre après ? C'est très gratifiant. En tout cas, c'est ce que Maman m'a dit. De toute façon, la saleté, c'est dégoûtant. Ça donne même pas envie de vivre. Imagine si tu devais passer tes journées dans un endroit sale ? Ah, non merci. Je préfère vivre dehors dans le froid que là où y'a plein de poussière. Et faire le ménage ça prend quoi, quelques minutes ? Allez, une heure max si t'es très lente ou très minutieuse. »
Un temps.
« C'est très bien, le ménage. Et je suis sûre que si cet endroit était propre, sans poussière et mieux rangé, on trouverait ton foutu livre sur le gel bien plus rapidement. Tu veux pas qu'on nettoie ? D'ailleurs, pourquoi c'est sale comme ça ? Normalement, les elfes de maison nettoient toute l'école, non ? Tu crois qu'ils ont oublié ici ? Bah bravo... Je vais le faire à leur place, tiens. Pousse-toi un peu. »
Aussitôt dit, aussitôt fait, je m'accroupis à côté de ma camarade et commence à sortir un à un les bibelots présents dans le placard le plus sale de Poudlard.
« Ah ! Il est là, ton livre ! m'exclamé-je en passant la main sur la couverture (pleine de poussière, évidemment) pour en lire le titre. Allez, on s'en va. La prochaine fois qu'on reviendra on ramènera un balai et un plumeau. Quoique, non, je reviendrai plus jamais. »
« C'est dégoûtant. »
Le nez froncé, je me redresse lentement, lissant mon pantalon pour en enlever la poussière. Il y a d'ailleurs beaucoup trop de poussière, ici. Personne ne vient jamais passer le balais ? Ou est-ce que cet endroit est une exception ? Dans un soupir, je baisse la tête vers Elizabeth qui est toujours accroupie, le nez plongé dans le fond du placard. Je n'aurais jamais dû la suivre ici. Et tout ça pour quoi ? Pour trouver un livre sur les différents types de gel pour cheveux. Comme si c'était introuvable à la bibliothèque, tiens. C'est franchement ridicule.
« Laisse tomber, on trouvera jamais. »
De tous les placards du Château, il fallait que celui qu'elle choisisse soit le plus sale et moins bien entretenu de tous. Je suis sûre qu'au fond, elle ne veut même pas vraiment savoir quel gel conviendrait le mieux à ses cheveux. Elle n'en a même pas besoin, et je sais qu'elle s'en fiche complètement. D'ailleurs, ils sont très bien, ses cheveux. Beaux, propres, soignés ; pas besoin de gel qui ne ferait que les abîmer.
« Au lieu de chercher, on devrait nettoyer. » Les mains sur les hanches, je regarde autour de nous, plissant les yeux dans la pénombre. « Tu savais que la poussière ça peut être dangereux ? Genre on peut mourir étouffé. Ou en avaler tellement qu'on fait une intoxication. J'ai pas trop envie de crever dans un placard, perso, donc soit on nettoie puis on cherche, soit on va autre part. »
Évidemment, seul le silence accueille mes paroles. Elizabeth, trop occupée qu'elle est à farfouiller dans un tiroir, m'écoute à peine. Comme par hasard !
« D'ailleurs, nettoyer, c'est très bien, continue-je néanmoins. Ça repose le cerveau, ça occupe les mains et c'est très physique. C'est parfait quand on sait pas quoi faire. Et en plus ! Quoi de mieux que d'avoir un endroit tout propre après ? C'est très gratifiant. En tout cas, c'est ce que Maman m'a dit. De toute façon, la saleté, c'est dégoûtant. Ça donne même pas envie de vivre. Imagine si tu devais passer tes journées dans un endroit sale ? Ah, non merci. Je préfère vivre dehors dans le froid que là où y'a plein de poussière. Et faire le ménage ça prend quoi, quelques minutes ? Allez, une heure max si t'es très lente ou très minutieuse. »
Un temps.
« C'est très bien, le ménage. Et je suis sûre que si cet endroit était propre, sans poussière et mieux rangé, on trouverait ton foutu livre sur le gel bien plus rapidement. Tu veux pas qu'on nettoie ? D'ailleurs, pourquoi c'est sale comme ça ? Normalement, les elfes de maison nettoient toute l'école, non ? Tu crois qu'ils ont oublié ici ? Bah bravo... Je vais le faire à leur place, tiens. Pousse-toi un peu. »
Aussitôt dit, aussitôt fait, je m'accroupis à côté de ma camarade et commence à sortir un à un les bibelots présents dans le placard le plus sale de Poudlard.
« Ah ! Il est là, ton livre ! m'exclamé-je en passant la main sur la couverture (pleine de poussière, évidemment) pour en lire le titre. Allez, on s'en va. La prochaine fois qu'on reviendra on ramènera un balai et un plumeau. Quoique, non, je reviendrai plus jamais. »
Quatrième année | Corneille du Chant | #741b47 | Saumon indépendant | Préfubbies aspirateur