Parler ou planter ?
Je m'installais dans la salle, sortant un parchemin, une plume et un pot d'encre. Le prof nous dit brièvement bonjour puis commença à parler, je notais de ma belle écriture soigneusement caligraphié des mots clefs parfaitement ordonnés. Je n'apréciais pas spécialement cette matière mais faire des efforts dedans me permettais aussi d'avoir des résultats assez réguliers. Mon regard vagabondait malgré moi le long de la pièce, je crus apercevoir la tête brune de Stella au loin mais je n'étais pas sûre. Le professeur parlait d'un sujet quelconque, absolument pas digne de mon intérêt. Je fis néanmoins un effort pour écouter et continuer de noter. Le prof n'était pas méchant... sa matière juste inintéressante. La moindre des choses était tout de même de lui témoigner du respect. Au moins un minimum. Je l'écoutais pendant ce qui me parut une éternité mais qui ne devait faire que quelques minutes à peine. *La botanique et moi ne nous entendrons jamais apparemment. * Pensais-je en soupirant intérieurement. Je commençais à dessiner dans la marge de mon cahier je faisais des fleurs pour rester un peu dans le thème, des roses des tournesols, des arbres et des algues. Je soupirais d'une manière, il fallait bien l'avouer, assez dramatique, assez bas pour que le prof n'entende pas mais pour que quelqu'un comprenne ma détresse et me sorte de là.Un cours de botanique en Décembre
@Miraël Jenkins
231 mots
@Miraël Jenkins
Deuxième année RP & 1ère année Devoirs. Inscrite à la chronologie. Nouvelle gourou de la Secte du Calamar
Dianadique
Parler ou planter ?
Miraël s’ennuyait ferme. Elle était là, assise sur son tabouret, les bras croisés sur son parchemin, feignant une concentration exemplaire alors qu’en réalité, elle n’écoutait que d’une oreille distraite le professeur de botanique. Elle avait bien essayé, au début, de suivre, mais rien à faire. Les plantes, la terre, les propriétés des racines et autres détails insignifiants lui donnaient l’impression d’être coincée dans une leçon interminable.
Elle jeta un regard en biais à sa voisine, essayant de capter si elle aussi partageait son ennui, mais elle semblait absorbée dans ses notes. Dommage. Son regard glissa alors sur la classe, à la recherche d’une distraction quelconque. Tiens, là-bas, une élève dessinait discrètement dans la marge de son cahier. C’était une bonne idée, ça.
La rousuine attrapa sa plume et, plutôt que de noter sagement ce que disait le professeur, elle traça un petit serpent ondulant entre les racines d’une plante imaginaire. Ça avait l’air plus intéressant que ce qu’on leur racontait. Mais malgré tout, elle ne put retenir un soupir, presque dramatique, en posant son menton sur sa main.
Elle jeta un regard autour d’elle, cherchant désespérément une occasion de fuir cette léthargie intellectuelle. Quelqu’un allait-il enfin lui donner une raison de s’intéresser à ce cours ou était-elle condamnée à mourir d’ennui ici même, au milieu des pots de terre et des tiges inoffensives ?
Elle posa les yeux sur la plante devant elle, toujours aussi immobile et insignifiante, et soupira en tapotant du bout de la plume sur la table.
«Je te préviens, si tu te mets à parler, je te donne mon parchemin et je te laisse prendre les notes à ma place.»
274 mots
@ Diana Etheridge
Elle jeta un regard en biais à sa voisine, essayant de capter si elle aussi partageait son ennui, mais elle semblait absorbée dans ses notes. Dommage. Son regard glissa alors sur la classe, à la recherche d’une distraction quelconque. Tiens, là-bas, une élève dessinait discrètement dans la marge de son cahier. C’était une bonne idée, ça.
La rousuine attrapa sa plume et, plutôt que de noter sagement ce que disait le professeur, elle traça un petit serpent ondulant entre les racines d’une plante imaginaire. Ça avait l’air plus intéressant que ce qu’on leur racontait. Mais malgré tout, elle ne put retenir un soupir, presque dramatique, en posant son menton sur sa main.
Elle jeta un regard autour d’elle, cherchant désespérément une occasion de fuir cette léthargie intellectuelle. Quelqu’un allait-il enfin lui donner une raison de s’intéresser à ce cours ou était-elle condamnée à mourir d’ennui ici même, au milieu des pots de terre et des tiges inoffensives ?
Elle posa les yeux sur la plante devant elle, toujours aussi immobile et insignifiante, et soupira en tapotant du bout de la plume sur la table.
«Je te préviens, si tu te mets à parler, je te donne mon parchemin et je te laisse prendre les notes à ma place.»
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@ Diana Etheridge