Epuisement magique
Avec @Ada Bentley
Vendredi 4 mars 2050, pendant l'heure de sortilèges
La séance du jour avait été particulièrement tournée vers la pratique. Les élèves de troisième année avait apprécié l'idée et certains s'étaient donné un peu trop à fond sur les exercices semblait-il... car l'usage de la baguette avait donné des vertiges à la binôme du jour d'Eileen.
Pourtant, la rouquine ne trouvait pas qu'elles en avaient trop fait... Mais après tout, elles n'avaient pas les mêmes matières cette année et elle ne connaissait pas son emploi du temps par cœur.
Elles étaient réunies à ce cours et c'était tant mieux car la Serdaigle appréciait la douceur et l'intelligence de la Poufsouffle. Il y avait comme cela dans les emplois du temps des troisièmes années quelques matières qui leur permettaient de retrouver les camarades avec qui ils avaient déjà évolué pendant deux ans à Poudlard... Parfois les classes étaient presque aussi remplies qu'hier et parfois, ils étaient comme en demi-groupe voire presque en cours particuliers au regard du nombre d'entre eux par promotion.
La semaine avait été longue et cela pouvait expliquer une baisse de flux magique. La Serdaigle aussi se sentait fatiguée mais elle avait appris à tester ses limites depuis quelques temps déjà et savait s'arrêter avant d'aller trop loin. Ce qui n'était probablement pas le cas de tout le monde.
Quand la Blaireau s'était sentie en situation de faiblesse, la préfète avait reçu l'autorisation de l'emmener à l'infirmerie. Peut-être parce qu'elle était la binôme de la demoiselle pendant l'exercice, peut-être à cause de son badge. Elle n'en avait cure. Tout ce qui lui importait pour l'instant, c'était qu'Ada aille mieux. Et tant pis si cela écourtait leurs échanges de sortilèges. Après tout, elles avaient quand même pu bien s'exercer avant que cet incident n'arrive.
L'avantage non négligeable de la chose était que l'infirmerie était au même étage que la salle de sortilèges. A croire que le Château se doutait que c'était dans cette matière qu'on risquait le plus d'aller à l'infirmerie... bien que la Serdaigle aurait plutôt pensé au cours de défense contre les forces du mal. De toute façon, cela faisait bien longtemps qu'elle ne comprenait pas l'agencement des pièces de son internat. Il y avait quand même des choses logiques qui avaient échappé aux concepteurs. Comme mettre l'infirmerie au rez-de-chaussée pour en faciliter l'accès à tous simplement... seul étage où le "pallier" échangeait avec toutes les tours du Château.
Eileen parvint donc à l'infirmerie avec Ada appuyée fortement sur son épaule et elle l'aida à s'asseoir sur un fauteuil. Elle-même épuisée s'assit à ses côtés.
- "Tu veux un peu d'eau ? " demanda-t-elle.
Après tout, elle avait sa gourde sur elle et ca pourrait faire du bien à sa camarade.
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Epuisement magique
Vendredi 4 mars 2050
Pendant l'heure de sortilèges
3ème année RP
Pendant l'heure de sortilèges
3ème année RP
Tout avait bien commencé. Cours de sortilèges, un vendredi, la routine. Ada était fatiguée par la semaine, c'est vrai, et elle sentait une certaine lassitude parcourir son corps, comme une eau trop froide qui, en coulant derrière votre dos, vous engourdit peu à peu. Pourtant, elle ne se sentait pas anormalement mal, et avait décidé de continuer sa journée comme si de rien n'était. C'était une erreur. Elle n'aurait pas dû tirer sur la corde. Toujours à te pousser plus loin, hein ? Quelle idiote, pensait Ada alors qu'elle sentait le monde tourner autour d'elle.
La pratique avait été de trop. Ce matin déjà, le Lumos au réveil lui avait semblé dur, laborieux. Loin d'un feu ou d'un artifice, elle avait demandé une simple étincelle dans la pénombre -un soleil de poche. Son corps avait dit non, et elle avait dû s'y reprendre à deux fois. Cela ne lui arrivait jamais : rater un Lumos ne faisait plus partie de sa vie depuis octobre de sa première année. Mais ce n'était pas cette magie dont elle était si fière qui disparaissait soudain ; c'était son corps qui ne voulait plus suivre.
Fichu corps. Fichue humanité. Trop faible, trop fragile...
Le temps de l'adolescence était un temps de questionnement, de doutes. C'était un temps, surtout, de croissance. Le corps demande de l'énergie, il pousse, il grandit - à trop côtoyer le sol, il veut soudain toucher le plafond. Depuis quelques mois, Ada sentait son corps changer, petit à petit. Et si elle était contente de devenir plus âgée, cela avait néanmoins un coût : l'énergie qu'elle dépensait de plus en plus, occupée à grandir, n'était alors plus disponible pour toutes les autres choses. Et surtout, pour la magie. Magie, qui, pourtant, prenait de plus en plus de place dans la vie de la jeune fille.
Alors, mathématiquement, il y avait forcément un problème. ...Mais pourtant, la journée avait bien commencée. Cours de sortilèges, un vendredi, la routine.
Elle s'était mise avec Eileen. Elle appréciait la vivacité de la préfète, sa conversation, ses passions qu'elle avait, pour certaines, en commun. Et puis, elle faisait une excellente partenaire en sortilèges. Mais après avoir lancé quelque sort, la Poufsouffle s'était vite rendu compte que ça n'allait pas. Pas du tout. Elle se sentait d'un coup... épuisée. Le monde devenait flou, et trop net à la fois. Elle n'arrivait plus à se concentrer, même pour écouter sa partenaire parler. Elle se demandait si c'était ça, faire un malaise - sauf qu'elle laissa passer quelques secondes, et qu'elle tenait toujours debout. Après avoir échoué misérablement à contrecarrer les sortilèges de la Serdaigle, Ada abaissa sa baguette et fronça les sourcils.
_Ei-Eileen... Ça va vraiment pas, là. J'-j'ai l'impression que je vais m'écrouler à tout moment. Parler l'avait épuisée. Elle abaissa sa baguette, se trouva une chaise et s'y assit. Voilà. Là, on était bien.
Quelques mots avec la prof, une mine gênée, et voilà qu'elle se retrouvait appuyée à l'épaule d'Eileen. Elle n'arrivait pas à penser à autre chose qu'à la dureté du sol sous ses pas. Mais le trajet fut de courte durée, et elles se retrouvèrent bien vite à l'infirmerie. Sa camarade lui prêta sa main pour l'aider à s'assoir dans un fauteuil, puis s'assit également. Ada remarqua sa mine épuisée, et elle se rendit compte que cela ne devait pas être facile, de porter un autre élève à moitié à travers les couloirs. Elle tenta un peu d'humour, quoiqu'elle n'avait pas les pensées claires :
_C'est fatiguant, hein ? Ça doit être le château, je suis sûre qu'il rallonge les couloirs sans qu'on ne le sache.
Elle accepta l'eau de la Serdaigle avec un sourire de remerciement. Elle avait de la chance d'être avec quelqu'un d'aussi gentil.
_Merci... Sa voix toujours calme et douce, semblait sur le moment un peu moins forte que d'habitude :
_C'est drôle, mais... je me sens toute fatiguée.
Presque comme une jeune enfant, elle ramena ses jambes sur le dossier du fauteuil et enfoui sa tête dans ses mains. Elle avait juste envie de dormir. Terriblement envie de dormir. Ce n'était peut-être pas recommandé de dormir juste après une ombre d'un malaise, mais, à cet instant, Ada était à dix milles lieux de penser à ce qui état recommandé ou pas.
Pourtant, la journée avait bien commencé. Cours de sortilège, un vendredi, la routine.

désolée du retard ! Dis moi s'il faut changer quoi que ce soit
#28363c
~My smile wraps around my head splitting it in two, two
Epuisement magique
Eileen adressa un sourire fatigué à sa camarade :
- "Tu crois que le couloir bougerait comme les tableaux par exemple ? "
Ca n'était pas une chose totalement impossible quand on savait que les escaliers n'en faisaient qu'à leurs têtes et pouvaient très bien vous emmener sur un palier qui ne vous intéressait pas ! C'était comme ca que l'irlandaise avait pu découvrir la salle de répétition. Elle ne se serait pas étonnée si on lui avait dit que les couloirs pouvaient vraiment s'allonger ou se raccourcir à discrétion. La magie permettait de faire bien des choses. Et la magie, Poudlard en était plein. Entre ses quatre fondateurs qui étaient de grands sorciers et bien sûr l'apprentissage de la magie en cours, il y avait aussi les créatures magiques dans le parc, l'arbre qui frappait ceux qui s'en approchaient trop, les employés qui transplanaient des cuisines aux salles communes pour faire le ménage, les salles secrètes comme la salle sur demande - il était fort possible qu'il y en ait d'autres que la jeune fille ne connaissait pas... et puis, elle avait aussi eut vent de rumeurs concernant des passages secrets qu'elle n'avait pas pu vérifier. C'était aussi sans parler des tableaux qui parlaient et indiquaient des chemins ou dénonçaient des activités ou encore des armures qui selon une rumeur prenait le thé. Et puis, il y avait eu les fantômes... Bien qu'ils aient disparu pour l'instant, leur présence était une certitude pour l'irlandaise. Elle les avait vu, avait discuté avec celui rattaché à sa maison, et avait été bombardé par un esprit frappeur à la sortie d'un cours ! Il n'y avait pas à discuter ! La magie était là. Et même si elle ne permettait pas tout, elle offrait tout de même beaucoup de possibilités ! Encore fallait-il ne pas en abuser comme le leur avait appris la professeure de sortilèges. L'épuisement magique pouvait mener à la mort. Il était important de savoir en identifier les symptômes.
Eileen tendit sa gourde à son amie. L'eau devait encore être fraiche, elle l'avait rempli avant le cours avant de lui faire rejoindre sa poche avec de quoi écrire et son livre sur les créatures magiques. C'était un ensemble d'objets qu'elle trainait toujours avec elle depuis plusieurs mois quand elle était à Poudlard. Un essentiel en quelque sorte !
- "Tu as petit déjeuner ce matin ?"
L'irlandaise chercha dans ses poches si à tout hasard, elle n'avait pas une chocogrenouille qui trainait. C'était la seule friandise qu'elle dévorait. Le chocolat était un élément important dans sa vie. Finalement, elle trouva le Graal. Et ce n'était pas une mais deux créatures sauteuses qui avaient échappé à son estomac... Elle allait devoir refaire le plein quand elle rejoindrait son dortoir.
- "Si ca te dit j'ai ça..." lâcha l'irlandaise en tendant la gourmandise avant de dévorer la sienne. Elle espérait que ca donnerait un coup de boost à sa voisine de siège.
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- "Tu crois que le couloir bougerait comme les tableaux par exemple ? "
Ca n'était pas une chose totalement impossible quand on savait que les escaliers n'en faisaient qu'à leurs têtes et pouvaient très bien vous emmener sur un palier qui ne vous intéressait pas ! C'était comme ca que l'irlandaise avait pu découvrir la salle de répétition. Elle ne se serait pas étonnée si on lui avait dit que les couloirs pouvaient vraiment s'allonger ou se raccourcir à discrétion. La magie permettait de faire bien des choses. Et la magie, Poudlard en était plein. Entre ses quatre fondateurs qui étaient de grands sorciers et bien sûr l'apprentissage de la magie en cours, il y avait aussi les créatures magiques dans le parc, l'arbre qui frappait ceux qui s'en approchaient trop, les employés qui transplanaient des cuisines aux salles communes pour faire le ménage, les salles secrètes comme la salle sur demande - il était fort possible qu'il y en ait d'autres que la jeune fille ne connaissait pas... et puis, elle avait aussi eut vent de rumeurs concernant des passages secrets qu'elle n'avait pas pu vérifier. C'était aussi sans parler des tableaux qui parlaient et indiquaient des chemins ou dénonçaient des activités ou encore des armures qui selon une rumeur prenait le thé. Et puis, il y avait eu les fantômes... Bien qu'ils aient disparu pour l'instant, leur présence était une certitude pour l'irlandaise. Elle les avait vu, avait discuté avec celui rattaché à sa maison, et avait été bombardé par un esprit frappeur à la sortie d'un cours ! Il n'y avait pas à discuter ! La magie était là. Et même si elle ne permettait pas tout, elle offrait tout de même beaucoup de possibilités ! Encore fallait-il ne pas en abuser comme le leur avait appris la professeure de sortilèges. L'épuisement magique pouvait mener à la mort. Il était important de savoir en identifier les symptômes.
Eileen tendit sa gourde à son amie. L'eau devait encore être fraiche, elle l'avait rempli avant le cours avant de lui faire rejoindre sa poche avec de quoi écrire et son livre sur les créatures magiques. C'était un ensemble d'objets qu'elle trainait toujours avec elle depuis plusieurs mois quand elle était à Poudlard. Un essentiel en quelque sorte !
- "Tu as petit déjeuner ce matin ?"
L'irlandaise chercha dans ses poches si à tout hasard, elle n'avait pas une chocogrenouille qui trainait. C'était la seule friandise qu'elle dévorait. Le chocolat était un élément important dans sa vie. Finalement, elle trouva le Graal. Et ce n'était pas une mais deux créatures sauteuses qui avaient échappé à son estomac... Elle allait devoir refaire le plein quand elle rejoindrait son dortoir.
- "Si ca te dit j'ai ça..." lâcha l'irlandaise en tendant la gourmandise avant de dévorer la sienne. Elle espérait que ca donnerait un coup de boost à sa voisine de siège.
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Epuisement magique
Ada prit un instant pour savourer la remarque de sa camarade. Les couloirs qui bougeraient comme des tableaux, en voilà une belle image -l'espace qui devenait en quelques mots des personnes, avec une volonté, des envies, et des rêves. Extensibles, rétractables, comme des enfants un peu trop joueurs, Ada imagina les couloirs s'agiter sans cesse en accordéon, et cela l'amusa. Bien sûr, cela existait déjà probablement, en y réfléchissant. La magie pouvait tout faire, alors pourquoi pas plier et déplier l'espace tel un origami ?
L'eau était fraîche et cela surprit Ada. Le froid agissait comme un réveil, après une trop longue nuit. Mais il était aussi désagréable : il descendait et serpentait et conspirait le long de la gorge et jusqu'à l'estomac, vilain courant d'air qui s'insinuait partout et enfonçait les portes. La Poufsouffle sentit un frisson arriver. Tel un businessman pressé qui posait ses baguages le temps d'un instant, puis repartait aussi sec, content de ses affaires, un tremblement la prit, l'espace d'une seconde. Elle s'enroula un peu plus dans son uniforme noir. Comme c'était agaçant d'être frileuse, parfois.
Elle répondit d'un maigre hochement de tête à la Serdaigle. Oui, elle avait mangé ce matin. Quoique... Elle avait attrapé rapidement un morceau de pain qui traînait sur la table, l'avait fait passé avec un peu d'eau avant de partir directement en cours. Elle mangeait plutôt bien, et aimait mangé, mais elle devait se rendre à l'évidence : elle loupait de plus en plus le petit-déjeuner, ou le repas du midi, ou bien ne prenait qu'un léger en-cas. Ce n'était pas tant qu'elle ne voulait pas manger, c'était simplement qu'elle oubliait ou ne prenait pas le temps. Toujours fourrée dans ses pensées, manger n'était jamais sa priorité, parce qu'elle pouvait se perdre pendant des heures dans un livre, ou dans des réflexions sur des sujets divers. Bien sûr, elle se rendait compte des problèmes que cela posait ; elle devrait changer ça, un jour ou l'autre. Ce jour n'était encore jamais arrivé, mais avec ce qui se passait, elle se promis d'y faire plus attention.
Il faut manger des lentilles, de la viande et des patates, ma p'tite, et se resservir àà chaque fois, ça te fera tout c'qui t'faut, disait souvent son grand-père. La soupe, quoiqu'on en dise, ça fait pas grandir d'un pouce !
_Oui, oui, j'ai... J'ai pris un bout de pain ou deux avant d'aller en cours, répondit-elle. _Et j'ai bu aussi, dit-elle, répondant à la question qui suivait souvent l'autre.
Eileen lui tendit ensuite, sans plus de cérémonies, une chocogrenouille. Ada déplia son bras, où reposait sa tête, et redressa son buste pour croquer dans le chocolat. Elle prit le temps de manger, se sentant toujours aussi fatiguée. Elle ne voulait pas tout manger d'un coup ; si c'était pour se sentir nauséeuse après... Bout par bout, patte par patte, la chocogrenouille disparut, alors qu'un silence régnait entre les deux filles.
On entendit un éternuement, quelque part dans l'infirmerie. Les fauteuils étaient mous, et Ada passa un doigt pensif sur l’accoudoir. Finissant enfin sa chocogrenouille, elle remercia sincèrement sa camarade, qui faisait preuve d'une gentillesse qu'elle savait là, mais qu'elle n'avait jamais vraiment mise à l'épreuve auparavant, avant de demander :
_Comment tu fais, toi ? Pour résister à la magie, je veux dire. Je sais que le corps s'épuise vite, mais... c'est si dur de se limiter, parfois. Surtout quand la magie n'a, elle, pas de limites.
#28363c
L'eau était fraîche et cela surprit Ada. Le froid agissait comme un réveil, après une trop longue nuit. Mais il était aussi désagréable : il descendait et serpentait et conspirait le long de la gorge et jusqu'à l'estomac, vilain courant d'air qui s'insinuait partout et enfonçait les portes. La Poufsouffle sentit un frisson arriver. Tel un businessman pressé qui posait ses baguages le temps d'un instant, puis repartait aussi sec, content de ses affaires, un tremblement la prit, l'espace d'une seconde. Elle s'enroula un peu plus dans son uniforme noir. Comme c'était agaçant d'être frileuse, parfois.
Elle répondit d'un maigre hochement de tête à la Serdaigle. Oui, elle avait mangé ce matin. Quoique... Elle avait attrapé rapidement un morceau de pain qui traînait sur la table, l'avait fait passé avec un peu d'eau avant de partir directement en cours. Elle mangeait plutôt bien, et aimait mangé, mais elle devait se rendre à l'évidence : elle loupait de plus en plus le petit-déjeuner, ou le repas du midi, ou bien ne prenait qu'un léger en-cas. Ce n'était pas tant qu'elle ne voulait pas manger, c'était simplement qu'elle oubliait ou ne prenait pas le temps. Toujours fourrée dans ses pensées, manger n'était jamais sa priorité, parce qu'elle pouvait se perdre pendant des heures dans un livre, ou dans des réflexions sur des sujets divers. Bien sûr, elle se rendait compte des problèmes que cela posait ; elle devrait changer ça, un jour ou l'autre. Ce jour n'était encore jamais arrivé, mais avec ce qui se passait, elle se promis d'y faire plus attention.
Il faut manger des lentilles, de la viande et des patates, ma p'tite, et se resservir àà chaque fois, ça te fera tout c'qui t'faut, disait souvent son grand-père. La soupe, quoiqu'on en dise, ça fait pas grandir d'un pouce !
_Oui, oui, j'ai... J'ai pris un bout de pain ou deux avant d'aller en cours, répondit-elle. _Et j'ai bu aussi, dit-elle, répondant à la question qui suivait souvent l'autre.
Eileen lui tendit ensuite, sans plus de cérémonies, une chocogrenouille. Ada déplia son bras, où reposait sa tête, et redressa son buste pour croquer dans le chocolat. Elle prit le temps de manger, se sentant toujours aussi fatiguée. Elle ne voulait pas tout manger d'un coup ; si c'était pour se sentir nauséeuse après... Bout par bout, patte par patte, la chocogrenouille disparut, alors qu'un silence régnait entre les deux filles.
On entendit un éternuement, quelque part dans l'infirmerie. Les fauteuils étaient mous, et Ada passa un doigt pensif sur l’accoudoir. Finissant enfin sa chocogrenouille, elle remercia sincèrement sa camarade, qui faisait preuve d'une gentillesse qu'elle savait là, mais qu'elle n'avait jamais vraiment mise à l'épreuve auparavant, avant de demander :
_Comment tu fais, toi ? Pour résister à la magie, je veux dire. Je sais que le corps s'épuise vite, mais... c'est si dur de se limiter, parfois. Surtout quand la magie n'a, elle, pas de limites.
#28363c
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Epuisement magique
Ada but quelques gorgées à la gourde et Eileen comprit que l'eau était probablement encore fraiche lorsqu'un frisson traversa sa camarade.
- "Tu as froid ?" demanda-t-elle inquiète, vérifiant que ce n'était que passager.
Lorsqu'elle la lui rendit, la gourde rejoignit la poche de l'irlandaise. Elle aimait l'eau fraiche quand elle buvait... L'eau à température ambiante, c'était sympa uniquement pendant les repas... mais en dehors, elle appréciait une boisson fraiche pour se désaltérer... sauf en hiver, lorsque le vent soufflait, que la neige tombait.. Rien ne valait une bonne eau chaude, un bon thé... Malheureusement, elle ne pouvait en avoir qu'au petit déjeuner ou dans la journée si elle prenait la peine de descendre en cuisine... Les elfes étaient toujours heureux de lui faire réchauffer de l'eau qui rejoignait alors sa gourde. Dans ces moments-là, Eileen appréciait particulièrement de pouvoir marcher dans la neige, de travailler dehors même car sa poche cachait un trésor de chaleur et elle savait que crépitaient dans les différents âtres de la salle commune des feux merveilleux... Et une bonne douche chaude résolvait aussi bien des soucis...
L'irlandaise demanda à sa camarade si elle avait petit déjeuner. Au regard de l'énergie que les élèves de Poudlard consommaient avec l'apprentissage de la magie, bien manger était un impératif. Et combien de fois ses grands-mères lui avaient-elles dit qu'un bon repas était nécessaire à son âge pour bien grandir ? Parce qu'outre le développement de la magie, il y avait aussi le développement du corps des adolescents... Et pour cela, il fallait de l'énergie !
Au moins, la malade avait-elle quelques calories dans le corps qui lui permettaient de tenir. C'était déjà ca. Mais peut-être n'en avait-elle pas assez. Et c'était dans cette optique qu'elle avait fouillé ses poches. Et puis, un chocolat, ca reste réconfortant. Ca mettait du bonheur dans le cœur et dans la tête. Ca donnait le sourire quand il touchait la langue. C'était en soi un bon moyen de se soigner.
Eileen laissa sa voisine manger tranquillement sa friandise. Après tout, elle avait besoin de force pour parler comme pour manger... et puis savourer un chocolat, ca pouvait se faire en silence.
A la question qui suivit, l'irlandaise réfléchit avant de répondre :
- "Je veille à bien manger et bien dormir. Je pense que ca aide... Et puis, contrairement à mes premières années, j'évite de sortir ma baguette pour tout et n'importe quoi... J'ai vite testé mes limites en fait. Je me rends compte que lorsque je force trop, j'ai mal à la tête puis souvent j'ai la tête qui tourne un peu... comme si j'étais proche de l'évanouissement. Ca m'est même arrivé de saigner du nez à force de trop vouloir en faire... Donc je me modère maintenant. " expliqua-t-elle. "Quand je peux faire quelque chose aussi vite avec la magie qu'à la "moldue" " lâcha-t-elle en riant avec ses doigts faisant des guillements "Je fais les choses par moi-même. Et puis, pour les entrainements, je tâche de les faire sur des jours de la semaine où je n'ai pas beaucoup de cours à baguette... C'est une question d'équilibre en fait je crois..."
Elle se demanda si sa réflexion trouvait écho chez la Poufsouffle.
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- "Tu as froid ?" demanda-t-elle inquiète, vérifiant que ce n'était que passager.
Lorsqu'elle la lui rendit, la gourde rejoignit la poche de l'irlandaise. Elle aimait l'eau fraiche quand elle buvait... L'eau à température ambiante, c'était sympa uniquement pendant les repas... mais en dehors, elle appréciait une boisson fraiche pour se désaltérer... sauf en hiver, lorsque le vent soufflait, que la neige tombait.. Rien ne valait une bonne eau chaude, un bon thé... Malheureusement, elle ne pouvait en avoir qu'au petit déjeuner ou dans la journée si elle prenait la peine de descendre en cuisine... Les elfes étaient toujours heureux de lui faire réchauffer de l'eau qui rejoignait alors sa gourde. Dans ces moments-là, Eileen appréciait particulièrement de pouvoir marcher dans la neige, de travailler dehors même car sa poche cachait un trésor de chaleur et elle savait que crépitaient dans les différents âtres de la salle commune des feux merveilleux... Et une bonne douche chaude résolvait aussi bien des soucis...
L'irlandaise demanda à sa camarade si elle avait petit déjeuner. Au regard de l'énergie que les élèves de Poudlard consommaient avec l'apprentissage de la magie, bien manger était un impératif. Et combien de fois ses grands-mères lui avaient-elles dit qu'un bon repas était nécessaire à son âge pour bien grandir ? Parce qu'outre le développement de la magie, il y avait aussi le développement du corps des adolescents... Et pour cela, il fallait de l'énergie !
Au moins, la malade avait-elle quelques calories dans le corps qui lui permettaient de tenir. C'était déjà ca. Mais peut-être n'en avait-elle pas assez. Et c'était dans cette optique qu'elle avait fouillé ses poches. Et puis, un chocolat, ca reste réconfortant. Ca mettait du bonheur dans le cœur et dans la tête. Ca donnait le sourire quand il touchait la langue. C'était en soi un bon moyen de se soigner.
Eileen laissa sa voisine manger tranquillement sa friandise. Après tout, elle avait besoin de force pour parler comme pour manger... et puis savourer un chocolat, ca pouvait se faire en silence.
A la question qui suivit, l'irlandaise réfléchit avant de répondre :
- "Je veille à bien manger et bien dormir. Je pense que ca aide... Et puis, contrairement à mes premières années, j'évite de sortir ma baguette pour tout et n'importe quoi... J'ai vite testé mes limites en fait. Je me rends compte que lorsque je force trop, j'ai mal à la tête puis souvent j'ai la tête qui tourne un peu... comme si j'étais proche de l'évanouissement. Ca m'est même arrivé de saigner du nez à force de trop vouloir en faire... Donc je me modère maintenant. " expliqua-t-elle. "Quand je peux faire quelque chose aussi vite avec la magie qu'à la "moldue" " lâcha-t-elle en riant avec ses doigts faisant des guillements "Je fais les choses par moi-même. Et puis, pour les entrainements, je tâche de les faire sur des jours de la semaine où je n'ai pas beaucoup de cours à baguette... C'est une question d'équilibre en fait je crois..."
Elle se demanda si sa réflexion trouvait écho chez la Poufsouffle.
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Epuisement magique
_Non non, t'inquiète, répondit la Poufsouffle à la question de sa camarade. _Je suis juste assez frileuse. Moi qui pensais qu'en mars, je pouvais me passer de mon écharpe... j'imagine que j'avais tort. Elle s'amusait plus de sa sensibilité aux températures plutôt qu'elle n'en pleurait ; après tout, il y avait de bien pires calamités dans la vie. Elle pensait parfois avec ironie qu'elle ressemblait souvent à une caricature d'elle-même, engloutie tout entière dans une écharpe trop grande. Si elle semblait parfois en faire trop, elle n'était pourtant pas hypocrite, ni en recherche d'attention... elle avait juste froid. Sincèrement.
En y réfléchissant, cela venait peut-être du fait qu'elle pratiquait trop la magie. Après tout, un affaiblissement constant provoquerait probablement une sensibilité accrue au froid, non ? Quoiqu'elle avait toujours été frileuse. Ou bien, cela était un mix des deux : elle avait tendance à avoir froid, et cela était exacerbé par sa pratique trop intensive de sortilèges. Elle n'y avait jamais pensé, mais cela pourrait devenir inquiétant si son épuisement allait jusqu'à dégrader son état de tous les jours. Elle ne pensait sincèrement pas que c'était la cas, mais elle se promis d'en parler avec l'infirmier lors de son bilan de santé trimestriel. Sa santé était importante, après tout, et, assise à l'infirmerie, c'était pour elle le meilleur moment pour se remettre en question. Elle n'y avait jamais fait attention, à son corps, avant... Et cela devait changer.
C'était peut-être aussi ça, grandir. Prendre conscience de soi, de son corps, et de ses besoins.
_Oui, je devrais faire ça également, alterner entre entraînements et matières à baguettes, sans tout faire d'un coup... , réagit-elle après la réponse d'Eileen. Elle prit un ton gêné : _En fait, ça paraît tellement évident, cette histoire d'équilibre, maintenant que tu en parles, mais c'est juste que... Parfois, la magie m'appelle tellement fort que j'ai du mal à résister. Enfin, je ne pense pas que la magie m'appelle littéralement, elle, elle s'en fiche de moi : ça vient plutôt de moi-même ; disons que j'ai une envie irrésistible de faire de la magie, et... c'est dur de se raisonner. De s'arrêter.
Elle se sentait un peu bête, de dire ça à voix haute. La Serdaigle avait probablement déjà fait ce même raisonnement dès sa première année, surtout qu'elle semblait plutôt mature et responsable. Mais Ada n'y avait juste... jamais pensé. Enfin, si, peut-être, mais jamais sérieusement. Ses priorités étaient, pendant sa première et sa deuxième année, tellement différente de son état de santé qu'elle l'avait sacrifié sans même considérer qu'elle avait le choix -la réussite, le contrôle, son intérêt pour la magie, tout cela la poussait à se plonger tout entière dans le flux magique, pendant des heures. Mais elle prenait conscience, maintenant, de ce choix : choisir l'équilibre, la rationalité, plutôt que la perfection. Parce que sur le long terme, la perfection, le contrôle absolu, n'allait la mener à rien -la vie était un marathon, pas un sprint sur 500 mètres.
_Mais pour revenir à ce que tu disais... J'avoue que moi, ça ne me fait pas vraiment ça. C'est peut-être aussi pour ça que c'est aussi dur de se réguler, pour moi. J'ai un peu de signes avant-coureurs, mais assez peu : quand je fais une session de sortilèges, ou de méta, que ce soit en cours ou surtout en entraînement, pendant une heure ou deux, je n'ai jamais l'impression de perdre tant d'énergie. que ça. C'est même le contraire, je me sens bien, après -paisible, revigorée. Alors, je pousse, je pousse sans me rendre compte que j'en fais trop, et... et puis paf, quoi. L'épuisement vient d'un coup, comme une massue, avec relativement peu d'avertissements. Enfin, j'ai l'impression. J'avoue que je n'y avais jamais vraiment réfléchi, avant aujourd'hui.
Elle passa sa main sur l'arrière de son crâne, gênée d'avoir parler autant. C'était quelque chose d'assez personnel, et elle évitait souvent de s'épancher sur les choses qui lui tenait vraiment à coeur. Mais elle se rendait compte de tellement de choses à la fois qu'elle avait du mal à les garder pour elle -ou peut-être était-elle simplement trop fatiguée pour le faire. Elle reposa sa tête sur ses coudes, les genoux toujours repliés sur sa poitrine en une position de repos. Elle se sentait comme une jeune enfant à nouveau, mais la position était si confortable qu'elle ne voulait pas l'abandonner, et tant pis pour le ridicule. Allez, Ada, c'est l'heure de la sieste, il faut fermer les yeux... La tête dans les bras, allez, hop ! Elle se tourna vers sa camarade de promo, ses yeux croisant les siens, attendant sa réponse.
#28363c
En y réfléchissant, cela venait peut-être du fait qu'elle pratiquait trop la magie. Après tout, un affaiblissement constant provoquerait probablement une sensibilité accrue au froid, non ? Quoiqu'elle avait toujours été frileuse. Ou bien, cela était un mix des deux : elle avait tendance à avoir froid, et cela était exacerbé par sa pratique trop intensive de sortilèges. Elle n'y avait jamais pensé, mais cela pourrait devenir inquiétant si son épuisement allait jusqu'à dégrader son état de tous les jours. Elle ne pensait sincèrement pas que c'était la cas, mais elle se promis d'en parler avec l'infirmier lors de son bilan de santé trimestriel. Sa santé était importante, après tout, et, assise à l'infirmerie, c'était pour elle le meilleur moment pour se remettre en question. Elle n'y avait jamais fait attention, à son corps, avant... Et cela devait changer.
C'était peut-être aussi ça, grandir. Prendre conscience de soi, de son corps, et de ses besoins.
_Oui, je devrais faire ça également, alterner entre entraînements et matières à baguettes, sans tout faire d'un coup... , réagit-elle après la réponse d'Eileen. Elle prit un ton gêné : _En fait, ça paraît tellement évident, cette histoire d'équilibre, maintenant que tu en parles, mais c'est juste que... Parfois, la magie m'appelle tellement fort que j'ai du mal à résister. Enfin, je ne pense pas que la magie m'appelle littéralement, elle, elle s'en fiche de moi : ça vient plutôt de moi-même ; disons que j'ai une envie irrésistible de faire de la magie, et... c'est dur de se raisonner. De s'arrêter.
Elle se sentait un peu bête, de dire ça à voix haute. La Serdaigle avait probablement déjà fait ce même raisonnement dès sa première année, surtout qu'elle semblait plutôt mature et responsable. Mais Ada n'y avait juste... jamais pensé. Enfin, si, peut-être, mais jamais sérieusement. Ses priorités étaient, pendant sa première et sa deuxième année, tellement différente de son état de santé qu'elle l'avait sacrifié sans même considérer qu'elle avait le choix -la réussite, le contrôle, son intérêt pour la magie, tout cela la poussait à se plonger tout entière dans le flux magique, pendant des heures. Mais elle prenait conscience, maintenant, de ce choix : choisir l'équilibre, la rationalité, plutôt que la perfection. Parce que sur le long terme, la perfection, le contrôle absolu, n'allait la mener à rien -la vie était un marathon, pas un sprint sur 500 mètres.
_Mais pour revenir à ce que tu disais... J'avoue que moi, ça ne me fait pas vraiment ça. C'est peut-être aussi pour ça que c'est aussi dur de se réguler, pour moi. J'ai un peu de signes avant-coureurs, mais assez peu : quand je fais une session de sortilèges, ou de méta, que ce soit en cours ou surtout en entraînement, pendant une heure ou deux, je n'ai jamais l'impression de perdre tant d'énergie. que ça. C'est même le contraire, je me sens bien, après -paisible, revigorée. Alors, je pousse, je pousse sans me rendre compte que j'en fais trop, et... et puis paf, quoi. L'épuisement vient d'un coup, comme une massue, avec relativement peu d'avertissements. Enfin, j'ai l'impression. J'avoue que je n'y avais jamais vraiment réfléchi, avant aujourd'hui.
Elle passa sa main sur l'arrière de son crâne, gênée d'avoir parler autant. C'était quelque chose d'assez personnel, et elle évitait souvent de s'épancher sur les choses qui lui tenait vraiment à coeur. Mais elle se rendait compte de tellement de choses à la fois qu'elle avait du mal à les garder pour elle -ou peut-être était-elle simplement trop fatiguée pour le faire. Elle reposa sa tête sur ses coudes, les genoux toujours repliés sur sa poitrine en une position de repos. Elle se sentait comme une jeune enfant à nouveau, mais la position était si confortable qu'elle ne voulait pas l'abandonner, et tant pis pour le ridicule. Allez, Ada, c'est l'heure de la sieste, il faut fermer les yeux... La tête dans les bras, allez, hop ! Elle se tourna vers sa camarade de promo, ses yeux croisant les siens, attendant sa réponse.
#28363c
~My smile wraps around my head splitting it in two, two
Epuisement magique
Eileen fut rassurée par la remarque de sa camarade. Elle n'avait rien à lui prêter sous la main, aussi espérait-elle qu'elle allait pouvoir se réchauffer rapidement. Il semblait que l'eau froide, plus qu'un courant d'air, avait pu rafraichir la jeune fille anormalement. Au moins, c'était normal.
- "Tu es peut-être fatiguée aussi ? J'ai souvent froid quand je manque de sommeil..." Elle avait fait ces constatations que souvent les lendemains de ronde où elle se couchait plus tard, elle avait parfois froid aux pieds dans son lit alors que ce n'était pas le cas les autres jours et le lendemain, elle appréciait parfois une couche de vêtement supplémentaire... un peu comme un oignon qui avait besoin de garder une pelure pour conserver sa chaleur.
C'était l'une des raisons pour lesquelles elle tâchait de conserver un rythme de sommeil régulier ou en tout cas, de rattraper les heures perdues précédemment. Elle n'aimait pas avoir froid alors qu'elle n'était pas d'un naturel frileux. Elle tenait à conserver cette capacité à lutter contre la fraicheur.
Eileen comprenait parfaitement la remarque d'Ada. Elle avait vécu la même chose l'année passée. Elle expliqua :
- "J'ai connu ca. J'ai un lien fort avec ma baguette. J'ai cru en juin que je ne parviendrais pas à me défaire d'elle pendant les vacances. Mr O'Belt m'a conseillé de faire de la méditation tout en me disant que ca arrivait à tous les sorciers. C'est rassurant non ?"
Depuis, elle se sentait moins dépendante de sa baguette même si elle la considérait toujours comme un membre d'elle-même. Le sentiment d'amputation loin d'elle se faisait moins fort. Elle parvenait à se contrôler. La méditation lui faisait beaucoup de bien... même si elle préférait largement conserver son catalyseur non loin d'elle. Et à vrai dire, il ne la quittait jamais lorsqu'elle était à Poudlard à moins d'y être contrainte et forcée.
La Serdaigle écouta la Blaireau avec attention. De ce qu'elle avait compris en échangeant avec d'autres aussi sur ce sujet, tout le monde ne vivait pas la même chose. Et cela paraissait normal à bien y réfléchir.
- "On n'a pas tous le même corps, donc on n'a pas forcément les mêmes réactions. C'est en deuxième année où j'ai appris à m'écouter sur l'épuisement magique mais ce n'est que cette année que j'ai vraiment appris à prendre du recul quant à son usage. C'est tellement agréable de sentir le lien avec sa baguette, n'est-ce pas ? " Et puis, les choses se faisaient toutes seules, souvent bien plus vites qu'à la méthode moldue.
Elle ajouta une pensée qu'elle avait mûri au fur et à mesure des mois :
- "Je pense aussi que l'équilibre, c'est difficile de l'avoir quelque soit l'âge d'un sorcier. Quand on y réfléchit, à notre âge, le moment de notre épuisement varie. On grandit, on murit, notre magie aussi. On va toujours avoir des limites qui bougent. Et je suis persuadée qu'il y a aussi des adultes qui ne connaissent pas encore leurs limites... Quand on voit nos profs de sortilège ou de métamorphose, ils font de la magie toute la journée. Est-ce qu'ils ont vraiment une limite ? Elle est en tout cas plus poussée que la nôtre. On se doit d'être patient, mais c'est plus facile à dire qu'à faire, n'est-ce pas ? " rit-elle. Et ce n'était parce qu'elle en avait la réflexion que la mettre en oeuvre lui paraissait simple. De la pensée à l'action, il n'y avait pas forcément qu'un pas.
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- "Tu es peut-être fatiguée aussi ? J'ai souvent froid quand je manque de sommeil..." Elle avait fait ces constatations que souvent les lendemains de ronde où elle se couchait plus tard, elle avait parfois froid aux pieds dans son lit alors que ce n'était pas le cas les autres jours et le lendemain, elle appréciait parfois une couche de vêtement supplémentaire... un peu comme un oignon qui avait besoin de garder une pelure pour conserver sa chaleur.
C'était l'une des raisons pour lesquelles elle tâchait de conserver un rythme de sommeil régulier ou en tout cas, de rattraper les heures perdues précédemment. Elle n'aimait pas avoir froid alors qu'elle n'était pas d'un naturel frileux. Elle tenait à conserver cette capacité à lutter contre la fraicheur.
Eileen comprenait parfaitement la remarque d'Ada. Elle avait vécu la même chose l'année passée. Elle expliqua :
- "J'ai connu ca. J'ai un lien fort avec ma baguette. J'ai cru en juin que je ne parviendrais pas à me défaire d'elle pendant les vacances. Mr O'Belt m'a conseillé de faire de la méditation tout en me disant que ca arrivait à tous les sorciers. C'est rassurant non ?"
Depuis, elle se sentait moins dépendante de sa baguette même si elle la considérait toujours comme un membre d'elle-même. Le sentiment d'amputation loin d'elle se faisait moins fort. Elle parvenait à se contrôler. La méditation lui faisait beaucoup de bien... même si elle préférait largement conserver son catalyseur non loin d'elle. Et à vrai dire, il ne la quittait jamais lorsqu'elle était à Poudlard à moins d'y être contrainte et forcée.
La Serdaigle écouta la Blaireau avec attention. De ce qu'elle avait compris en échangeant avec d'autres aussi sur ce sujet, tout le monde ne vivait pas la même chose. Et cela paraissait normal à bien y réfléchir.
- "On n'a pas tous le même corps, donc on n'a pas forcément les mêmes réactions. C'est en deuxième année où j'ai appris à m'écouter sur l'épuisement magique mais ce n'est que cette année que j'ai vraiment appris à prendre du recul quant à son usage. C'est tellement agréable de sentir le lien avec sa baguette, n'est-ce pas ? " Et puis, les choses se faisaient toutes seules, souvent bien plus vites qu'à la méthode moldue.
Elle ajouta une pensée qu'elle avait mûri au fur et à mesure des mois :
- "Je pense aussi que l'équilibre, c'est difficile de l'avoir quelque soit l'âge d'un sorcier. Quand on y réfléchit, à notre âge, le moment de notre épuisement varie. On grandit, on murit, notre magie aussi. On va toujours avoir des limites qui bougent. Et je suis persuadée qu'il y a aussi des adultes qui ne connaissent pas encore leurs limites... Quand on voit nos profs de sortilège ou de métamorphose, ils font de la magie toute la journée. Est-ce qu'ils ont vraiment une limite ? Elle est en tout cas plus poussée que la nôtre. On se doit d'être patient, mais c'est plus facile à dire qu'à faire, n'est-ce pas ? " rit-elle. Et ce n'était parce qu'elle en avait la réflexion que la mettre en oeuvre lui paraissait simple. De la pensée à l'action, il n'y avait pas forcément qu'un pas.
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Epuisement magique
_Ah oui, peut-être, répondit-elle platement à la remarque de sa camarade. Cela faisait écho à ses pensées, mais elle était agacée qu'une autre la remarque avant qu'elle ne se soit vraiment fait un avis, alors elle ne releva pas plus la chose.
Elle écouta avec attention Eileen.
_Ah oui, de la méditation ? C'est marrant... Elle trouvait ça presque un peu stupide. En quoi joindre son pouce à son majeur, s'assoir en tailleur et respirer un peu trop fort pourrait-elle l'aider ? Mais en même temps, pourquoi pas. Pourquoi pas. _Mais oui, c'est effectivement rassurant... Il faudrait que j'en parle à Mr O'Belt. Elle avait dit ça d'un ton plat, comme si c'était l'évidence même. Mais en vérité, même si rien ne paraissait sur son visage, c'était une petite révélation. Elle devait ne parler à l'infirmier ! Celui-ci l'avait déjà mis en garde, mais elle ne l'avait pas pris au sérieux... Enfin, elle ne l'avait pas vraiment écouté. Elle pensait que ce n'était rien, que ça passerait ; après tout, elle révisait beaucoup, peut-être était-elle juste un peu trop stressée dans son quotidien par les notes et les cours. Mais elle n'avait jamais été une personne très stressée, et elle se rendit compte que l'adulte avait raison, et qu'elle avait eu tort -ou plutôt, qu'elle n'avait pas compris. Mais elle comprenait, maintenant. La magie, ça épuisait. Étrangement, cela lui semblait être la plus basique des affirmations, et pourtant, il lui avait fallu le vivre pour le comprendre. Elle se promis d'en parler à O'Belt. Il saurait l'aiguiller... S'il n'allait pas l'engueuler à cause de son malaise. Elle avait un peu peur qu'il lui retire sa permission de pratiquer du sport, le temps que cela aille mieux, mais en même temps, elle compris ce qu'il avait essayer de lui dire en décembre, à son dernier bilan de santé. C'était tout bête, pourtant cela ne lui avait jamais apparu comme aussi important, ou aussi nécessaire. Il fallait qu'elle prenne soin d'elle.
C'était peut-être ça, aussi, grandir. Prendre conscience des choses.
Elle acquiesça à la remarque d'Eileen. On avait tous des corps différents, c'était certain. La dernière remarque la fit sourire.
_Aha, oui, c'est vrai que c'est très agréable. Elle ne savait pas vraiment si c'était le bon terme à utiliser. Pour elle, son lien avec sa baguette était une part de son identité ; quand elle s'y enfonçait, elle se sentait à la maison. Elle ne savait pas si ce sentir à la maison, c'était vraiment agréable. Cela dépassait les sentiments basiques de bien ou de mal ; c'était simplement l'impression d'être enfin... soi-même ? Elle ne savait même pas comment décrire ce sentiment, en vérité. Elle ne savait pas grand-chose ; Ada n'était pas une personne tranchée. Le doute était le premier pas vers la connaissance, après tout : toujours vers la réflexion, jamais dans la conclusion. Peut-être que c'était un problème, de ne jamais conclure. Peut-être. Ada s'amusait elle-même, parfois.
_Aha, oui, c'est plus facile à dire qu'à faire !, s'amusa-t-elle. Elle devrait peut-être apprendre la patience. Quoiqu'elle avait le sentiment d'être une personne déjà très patiente. Mais il y avait probablement plusieurs types de patience. Le calme et l'inaction n'était pas la même chose, quand elle y pensait. Elle n'avait aucun problème à rester calme, à attendre, disons ; mais elle n'appréciait pas être dans l'inaction. La différence mériterait d'être creusée... Peut-être en méditation, ajouta-t-elle mentalement, d'un ton mi-amusé, mi-acide.
_Mais c'est intéressant, ce que tu dis. Peut-être qu'au final, une partie de leur puissance vient du faire qu'ils ont repoussé les limites, et pas nous. C'était intéressant, ce qu'elle disait. Elle ne mentait pas. Parfois, à force de parler de tout et de rien, elle oubliait que ces camarades avaient eux-aussi des réflexions plus profondes à partager. Ou bien était-ce juste la Serdaigle. En tout cas, elle appréciait lui parler ; elle avait un peu l'impression de parler avec une sœur plus grande, qui avait déjà vécu des choses qu'elle ne découvrait qu'à peine et qui était prête à l'aiguiller. Ça lui allait, à Ada. Elle naviguait tranquillement dans la vie, au jour le jour, mais après tout, elle aussi, elle était paumée.
Elle n'était qu'une fille flottant au milieu d'un océan immense. Terre, terre ! pensait-elle parfois, sans pourtant jamais croiser mieux que l'illusion d'un cailloux. Mais elle s'imaginait grandir comme le fait de remplir l'océan, peu à peu. Quand elle serait grande, ce serait peut-être une ville, avec des routes bien tracées. Quoiqu'elle n'était pas sûre de vouloir des routes. Elle aurait plutôt des voiles : elle deviendrait capitaine, et, aux commandes de son voilier, elle irait tellement vite que même les mouettes ne pourraient pas la suivre.
Elle avait toujours un léger vertige, même si boire l'avait un peu aidée. Parler avec Eileen l'aidait à oublier qu'elle se sentait mal. Elle espérait au fond d'elle que cela passerait tout seul, et qu'elles quitteraient l'infirmerie avant que l'infirmier n'arrive. Mais elle savait que cela n'arriverait pas : d'abord parce qu'Eileen ne la laisserait pas partir sans voir un adulte compétent, ensuite parce qu'Ada n'était pas dans l'optique de cacher des choses. Pour elle, mentir par omission, c'était quand même mentir. Et mentir, et bien, ce n'était pas souhaitable. Evidemment.
#28363c
Elle écouta avec attention Eileen.
_Ah oui, de la méditation ? C'est marrant... Elle trouvait ça presque un peu stupide. En quoi joindre son pouce à son majeur, s'assoir en tailleur et respirer un peu trop fort pourrait-elle l'aider ? Mais en même temps, pourquoi pas. Pourquoi pas. _Mais oui, c'est effectivement rassurant... Il faudrait que j'en parle à Mr O'Belt. Elle avait dit ça d'un ton plat, comme si c'était l'évidence même. Mais en vérité, même si rien ne paraissait sur son visage, c'était une petite révélation. Elle devait ne parler à l'infirmier ! Celui-ci l'avait déjà mis en garde, mais elle ne l'avait pas pris au sérieux... Enfin, elle ne l'avait pas vraiment écouté. Elle pensait que ce n'était rien, que ça passerait ; après tout, elle révisait beaucoup, peut-être était-elle juste un peu trop stressée dans son quotidien par les notes et les cours. Mais elle n'avait jamais été une personne très stressée, et elle se rendit compte que l'adulte avait raison, et qu'elle avait eu tort -ou plutôt, qu'elle n'avait pas compris. Mais elle comprenait, maintenant. La magie, ça épuisait. Étrangement, cela lui semblait être la plus basique des affirmations, et pourtant, il lui avait fallu le vivre pour le comprendre. Elle se promis d'en parler à O'Belt. Il saurait l'aiguiller... S'il n'allait pas l'engueuler à cause de son malaise. Elle avait un peu peur qu'il lui retire sa permission de pratiquer du sport, le temps que cela aille mieux, mais en même temps, elle compris ce qu'il avait essayer de lui dire en décembre, à son dernier bilan de santé. C'était tout bête, pourtant cela ne lui avait jamais apparu comme aussi important, ou aussi nécessaire. Il fallait qu'elle prenne soin d'elle.
C'était peut-être ça, aussi, grandir. Prendre conscience des choses.
Elle acquiesça à la remarque d'Eileen. On avait tous des corps différents, c'était certain. La dernière remarque la fit sourire.
_Aha, oui, c'est vrai que c'est très agréable. Elle ne savait pas vraiment si c'était le bon terme à utiliser. Pour elle, son lien avec sa baguette était une part de son identité ; quand elle s'y enfonçait, elle se sentait à la maison. Elle ne savait pas si ce sentir à la maison, c'était vraiment agréable. Cela dépassait les sentiments basiques de bien ou de mal ; c'était simplement l'impression d'être enfin... soi-même ? Elle ne savait même pas comment décrire ce sentiment, en vérité. Elle ne savait pas grand-chose ; Ada n'était pas une personne tranchée. Le doute était le premier pas vers la connaissance, après tout : toujours vers la réflexion, jamais dans la conclusion. Peut-être que c'était un problème, de ne jamais conclure. Peut-être. Ada s'amusait elle-même, parfois.
_Aha, oui, c'est plus facile à dire qu'à faire !, s'amusa-t-elle. Elle devrait peut-être apprendre la patience. Quoiqu'elle avait le sentiment d'être une personne déjà très patiente. Mais il y avait probablement plusieurs types de patience. Le calme et l'inaction n'était pas la même chose, quand elle y pensait. Elle n'avait aucun problème à rester calme, à attendre, disons ; mais elle n'appréciait pas être dans l'inaction. La différence mériterait d'être creusée... Peut-être en méditation, ajouta-t-elle mentalement, d'un ton mi-amusé, mi-acide.
_Mais c'est intéressant, ce que tu dis. Peut-être qu'au final, une partie de leur puissance vient du faire qu'ils ont repoussé les limites, et pas nous. C'était intéressant, ce qu'elle disait. Elle ne mentait pas. Parfois, à force de parler de tout et de rien, elle oubliait que ces camarades avaient eux-aussi des réflexions plus profondes à partager. Ou bien était-ce juste la Serdaigle. En tout cas, elle appréciait lui parler ; elle avait un peu l'impression de parler avec une sœur plus grande, qui avait déjà vécu des choses qu'elle ne découvrait qu'à peine et qui était prête à l'aiguiller. Ça lui allait, à Ada. Elle naviguait tranquillement dans la vie, au jour le jour, mais après tout, elle aussi, elle était paumée.
Elle n'était qu'une fille flottant au milieu d'un océan immense. Terre, terre ! pensait-elle parfois, sans pourtant jamais croiser mieux que l'illusion d'un cailloux. Mais elle s'imaginait grandir comme le fait de remplir l'océan, peu à peu. Quand elle serait grande, ce serait peut-être une ville, avec des routes bien tracées. Quoiqu'elle n'était pas sûre de vouloir des routes. Elle aurait plutôt des voiles : elle deviendrait capitaine, et, aux commandes de son voilier, elle irait tellement vite que même les mouettes ne pourraient pas la suivre.
Elle avait toujours un léger vertige, même si boire l'avait un peu aidée. Parler avec Eileen l'aidait à oublier qu'elle se sentait mal. Elle espérait au fond d'elle que cela passerait tout seul, et qu'elles quitteraient l'infirmerie avant que l'infirmier n'arrive. Mais elle savait que cela n'arriverait pas : d'abord parce qu'Eileen ne la laisserait pas partir sans voir un adulte compétent, ensuite parce qu'Ada n'était pas dans l'optique de cacher des choses. Pour elle, mentir par omission, c'était quand même mentir. Et mentir, et bien, ce n'était pas souhaitable. Evidemment.
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~My smile wraps around my head splitting it in two, two
Epuisement magique
A la remarque d'Ada, Eileen se demanda si elle connaissait la méditation. Elle expliqua un peu plus en détail :
- "Oui l'idée est de se recentrer sur sa respiration et de se projeter dans un lieu où tu te sens bien. En général, je fais ca assise sur une chaise ou sur mon lit avec mes mains à plat sur mes genoux et en fermant les yeux... Pour commencer, le mieux c'est de te laisser guider par quelqu'un qui te guide. Ca peut prendre que quelques minutes comme une trentaine... En tout cas, à chaque fois, ca me fait du bien. Je me sens... " Elle ne trouvait pas exactement le bon terme... reposée ? "ressourcée... un peu comme lorsque tu reviens de vacances..." tenta-t-elle d'expliquer.
Mettre des mots sur un ressenti n'était pas le plus facile, même pour elle. Elle ajouta :
- "D'ailleurs on en a parlé de la méditation pendant un atelier de gestion du stress avec Mrs Vermillon et Mr O'Belt. Ils pourraient t'aider sur ta première méditation... ou moi si tu veux... " par contre, ce n'était clairement pas le bon lieu ou le bon moment. Plus tard peut-être... si la Blaireau le souhaitait. Il ne fallait pas aller à la méditation contraint et forcée mais plutôt avec une volonté de tenter, de tester, une certaine ouverture d'esprit en fait. L'irlandaise avait découvert la méthode avant de venir à Poudlard mais elle savait les gens réticents à la pratique, aussi n'en parlait-elle pas vraiment.
Eileen lança un sourire complice à sa camarade lorsqu'elles tombèrent d'accord sur le bonheur que c'était d'être lié à sa baguette. Dans un tel cas, la demoiselle se sentait complète... un peu comme si lorsqu'elle ne faisait pas de magie, elle était coupée d'une part d'elle-même, qu'un membre lui manquait, se rétractait à l'intérieur d'elle-même. Ce manque elle ne le connaissait que depuis qu'elle avait découvert sa magie. Avant, elle se sentait comme elle devait l'être. C'était fini depuis Poudlard...
Une fois encore, elles s'entendirent concernant les limites à ne pas trop faire bouger concernant sa magie et le risque d'épuisement magique.
- "Tu crois ? Et comment on pourrait augmenter notre puissance alors si on doit dépasser nos limites ? L'épuisement magique c'est grave ! Mrs Priddy nous a bien dit qu'on pouvait en mourir... " chercha-t-elle à comprendre.
Comment une puissance pouvait-elle augmenter au risque de perdre la vie ? Non décidemment, pour elle la puissance venait forcément de l'âge et de l'entrainement.
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- "Oui l'idée est de se recentrer sur sa respiration et de se projeter dans un lieu où tu te sens bien. En général, je fais ca assise sur une chaise ou sur mon lit avec mes mains à plat sur mes genoux et en fermant les yeux... Pour commencer, le mieux c'est de te laisser guider par quelqu'un qui te guide. Ca peut prendre que quelques minutes comme une trentaine... En tout cas, à chaque fois, ca me fait du bien. Je me sens... " Elle ne trouvait pas exactement le bon terme... reposée ? "ressourcée... un peu comme lorsque tu reviens de vacances..." tenta-t-elle d'expliquer.
Mettre des mots sur un ressenti n'était pas le plus facile, même pour elle. Elle ajouta :
- "D'ailleurs on en a parlé de la méditation pendant un atelier de gestion du stress avec Mrs Vermillon et Mr O'Belt. Ils pourraient t'aider sur ta première méditation... ou moi si tu veux... " par contre, ce n'était clairement pas le bon lieu ou le bon moment. Plus tard peut-être... si la Blaireau le souhaitait. Il ne fallait pas aller à la méditation contraint et forcée mais plutôt avec une volonté de tenter, de tester, une certaine ouverture d'esprit en fait. L'irlandaise avait découvert la méthode avant de venir à Poudlard mais elle savait les gens réticents à la pratique, aussi n'en parlait-elle pas vraiment.
Eileen lança un sourire complice à sa camarade lorsqu'elles tombèrent d'accord sur le bonheur que c'était d'être lié à sa baguette. Dans un tel cas, la demoiselle se sentait complète... un peu comme si lorsqu'elle ne faisait pas de magie, elle était coupée d'une part d'elle-même, qu'un membre lui manquait, se rétractait à l'intérieur d'elle-même. Ce manque elle ne le connaissait que depuis qu'elle avait découvert sa magie. Avant, elle se sentait comme elle devait l'être. C'était fini depuis Poudlard...
Une fois encore, elles s'entendirent concernant les limites à ne pas trop faire bouger concernant sa magie et le risque d'épuisement magique.
- "Tu crois ? Et comment on pourrait augmenter notre puissance alors si on doit dépasser nos limites ? L'épuisement magique c'est grave ! Mrs Priddy nous a bien dit qu'on pouvait en mourir... " chercha-t-elle à comprendre.
Comment une puissance pouvait-elle augmenter au risque de perdre la vie ? Non décidemment, pour elle la puissance venait forcément de l'âge et de l'entrainement.
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Epuisement magique
Elle écouta la Serdaigle parler de la méditation, curieuse. Elle hocha la tête d'un air pensif à sa proposition, avant de dire, d'un ton approbateur : _Un endroit où l'on se sent bien... Elle aimait l'idée ; peut-être avait-elle jugé trop vite l'activité. _Pourquoi pas, si on se recroise et qu'on est dispo, ça peut être chouette. En tout cas, tu le vends bien !
Les deux tombèrent d'accord. C'était un véritable plaisir pour Ada de parler de magie, comme elle s'y intéressait de près, et de voir que quelqu'un partageait ses réflexions était très réconfortant. Elle n'était pas seule à se poser ce genre de questions, et cela lui faisait plaisir.
Quand Eileen s'étonna de ses propos, elle secoua la tête, confuse d'avoir mal choisi ses mots. _Non, je voulais dire que... Elle prit quelques secondes pour reformuler : _Pas dans le sens "repousser ses limites", comme l'expression, mais plutôt dans le sens visuel, graphique. Exactement ce que tu disais, en fait, je suis d'accord avec toi : ils ont repoussé les limites... dans le sens, leur limite à eux est plus loin. Pas dans le sens de risquer sa vie ni rien. Je visualise ça comme une ligne -ou un cercle comme on est en 3D - tout autour de nous, qui bouge, qui se rapproche ou s'éloigne de nous. Et le champ des possibilités s'étendrait dans l'espace entre nous et le cercle, sans qu'on puisse aller au-delà. Mais ça bouge, ça se pousse. Comme une ligne qui se déplace. Par l'éducation, l'entraînement, l'âge... Avec assez de facteurs réunis, on a assez de place pour faire deux pas, trois, quatre... et on peut aller de plus en plus loin. De plus en plus loin avec notre magie. Elle haussa les épaules, gênée d'avoir répété ce qu'Eileen avait dit quelques secondes plus tôt. _Bref, je suis d'accord avec ce que t'as dis.
Sa voix était douce, à la limite du chuchotement, mais Ada elle-même ne savait pas vraiment si c'était pour éviter d'avoir envie de s'évanouir de nouveau, ou juste pour ne pas déranger les malades, qui étaient non loin, de l'autre côté de l'infirmerie. Elle prit un air rêveur. _Imagine pouvoir courir dans ce cercle, à l'infini. La liberté totale. Qu'est-ce qu'on pourrait faire avec... L'idée lui plaisait. Énormément. C'était comme un besoin viscéral de n'être jamais arrêté dans ses mouvements, ses possibilités.
Mais elle fronça bien vite le nez, dans une moue désapprobatrice. _Enfin, je ne veux pas verser dans la magie noire non plus, hein, héhé. Ce n'est pas de la belle magie, ça. C'est... Ça n'a pas l'air très honnête. Comme si on utilisait la magie pour autre chose que ce qui était prévu. Un peu comme si on sortait du contrat.
Le retard...
#28363c
Les deux tombèrent d'accord. C'était un véritable plaisir pour Ada de parler de magie, comme elle s'y intéressait de près, et de voir que quelqu'un partageait ses réflexions était très réconfortant. Elle n'était pas seule à se poser ce genre de questions, et cela lui faisait plaisir.
Quand Eileen s'étonna de ses propos, elle secoua la tête, confuse d'avoir mal choisi ses mots. _Non, je voulais dire que... Elle prit quelques secondes pour reformuler : _Pas dans le sens "repousser ses limites", comme l'expression, mais plutôt dans le sens visuel, graphique. Exactement ce que tu disais, en fait, je suis d'accord avec toi : ils ont repoussé les limites... dans le sens, leur limite à eux est plus loin. Pas dans le sens de risquer sa vie ni rien. Je visualise ça comme une ligne -ou un cercle comme on est en 3D - tout autour de nous, qui bouge, qui se rapproche ou s'éloigne de nous. Et le champ des possibilités s'étendrait dans l'espace entre nous et le cercle, sans qu'on puisse aller au-delà. Mais ça bouge, ça se pousse. Comme une ligne qui se déplace. Par l'éducation, l'entraînement, l'âge... Avec assez de facteurs réunis, on a assez de place pour faire deux pas, trois, quatre... et on peut aller de plus en plus loin. De plus en plus loin avec notre magie. Elle haussa les épaules, gênée d'avoir répété ce qu'Eileen avait dit quelques secondes plus tôt. _Bref, je suis d'accord avec ce que t'as dis.
Sa voix était douce, à la limite du chuchotement, mais Ada elle-même ne savait pas vraiment si c'était pour éviter d'avoir envie de s'évanouir de nouveau, ou juste pour ne pas déranger les malades, qui étaient non loin, de l'autre côté de l'infirmerie. Elle prit un air rêveur. _Imagine pouvoir courir dans ce cercle, à l'infini. La liberté totale. Qu'est-ce qu'on pourrait faire avec... L'idée lui plaisait. Énormément. C'était comme un besoin viscéral de n'être jamais arrêté dans ses mouvements, ses possibilités.
Mais elle fronça bien vite le nez, dans une moue désapprobatrice. _Enfin, je ne veux pas verser dans la magie noire non plus, hein, héhé. Ce n'est pas de la belle magie, ça. C'est... Ça n'a pas l'air très honnête. Comme si on utilisait la magie pour autre chose que ce qui était prévu. Un peu comme si on sortait du contrat.
Le retard...
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~My smile wraps around my head splitting it in two, two