Eloignement provoqué
Dimanche 5 septembre 2049,
Dans le silence de la pièce, le père et la fille savaient que cette fois était la goutte de trop.
James, après avoir refermé la porte sur ce rendez-vous dont il se serait bien passé, posa son regard noir sur Élisabeth, et laissa passer quelques minutes dans un silence pesant. Tentant de faire retomber à un rythme normal ses pulsations mises à rude épreuve par ce qu'il venait d'entendre, partagé entre la déception, et la colère, Mister Willis finit par projeter vers sa fille, sur un ton dépité, les mots restés bloqués en travers de sa gorge durant toute l'entrevu qu'il venait d'avoir avec Miss Montmort.
- La confiance ça se gagne. Les promesses sont là pour être respectées, et tu n'en as tenu aucune Élisabeth.
❦❦❦❦
Voir débarquer au sein de son foyer la directrice de l'école des sorciers dont il avait, durant tant d'année, tentée de mettre sous silence l'existence, était déjà quelque chose de plutôt déplaisant pour le père de famille, mais la raison de la conversation qu'il avait eut avec Miss Montmort avait fait naître en lui bien pire qu'un simple sentiment d'agacement. De la honte.... C'est la honte bien plus qu'autre chose qui avait fait bouillonner son sang durant tout l'entretien, l'obligeant à éviter soigneusement le regard de sa fille par peur que le volcan qui se déchaînait en lui ne s'embrase. Il était hors de question pour lui de se mettre dans une position de faiblesse face à la sorcière au charisme naturel, et heureusement, il ne s'était pas rabaissé à ça, mais tout ce qu'il ressentait intérieurement s'était cogné en lui, nourrissant une boule grandissante de ressentiment envers Éli.
La veille, lorsque la lettre était arrivée, expliquant rapidement le retour d'Éli en bonne compagnie, le parchemin n'avait trouvé qu'un mutisme paternel pour seule réponse à sa lecture. Figé, James avait d'abord cru à une mauvaise blague avant de se rendre compte, en tout honnêteté, qu'il savait que cela arriverait bientôt, comme si le crescendo des bêtises de sa fille avait parsemé des indices pour le préparer à ce jour avec plus de douceur sans succès. Les ailes de son nez s'étaient ouvertes et fermées plus largement sous sa respiration appuyée, relisant la lettre plusieurs fois comme pour se l'imprimer mentalement, il avait fini par la froisser sous la déconvenue. Elle n'avait donc pas choisi le bon chemin, même après ce mois d'août de mise à l'écart, même avec la mise au point qu'ils avaient eu avec elle, même après ses promesses de changements...
En outre la déception qu'il avait ressentit à lire ses mots, James avait appréhendé l'annonce de cette complication à sa femme. L'éducation de leur fille cadette avait déjà été la cause de pas mal de disputes ses derniers mois, et il craignait de ne pas pouvoir échapper à celle qui suivrait en effet quelques heures plus tard. Encore loin de chez elle à cet instant, Éli ne se doutait pas que les conséquences du mal-être qu'elle exprimait d'une façon déplorable depuis des mois, avaient en réalité une onde de choc bien plus étendue, dépassant de très loin les murs du château.
En refermant la porte des Willis ce dimanche, Miss Montmort avait également ouvert les yeux de James sur l'impasse lugubre qui se cachait au sein de sa famille, le laissant seul avec sa réflexion, ignorant comment sortir sa fille de cette ruelle sombre ou elle semblait s'être perdu.
@Elina Montmort pour la mention
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Eloignement provoqué


Très tôt le 6 septembre 49,
Le jour se levait tout juste sur la maison Willis, et Éli recroquevillée sur son lit, la tête enserrée en étau entre ses mains se sortait avec peine des draps trempés de sueur, preuve matérielle de sa nuit douloureuse. Entre le stress, et la honte de tous les événements qui l'avait ramené jusqu'ici, dans cette chambre qui autrefois était son refuge, et qui aujourd'hui devenait sa prison, les heures de sommeil de la jeune fille sur ses trois dernières nuits se comptaient sur les doigts d'une seule main. Comme si son Erisciusitelle, en plus des sentences professorales et parentales, venait elle aussi la marquer de son couperet. Bannie par son école, emprisonnée dans sa propre maison, sa maladie lui figeait maintenant l'esprit par la douleur.
La veille, le regard baissé vers le sol, trop honteuse pour oser croiser le regard de son père lorsque la directrice avait quitté les lieux, Éli n'avait prononcé aucun mot, se contentant d'écouter la seule phrase que monsieur Willis prononça avant d'interdire tous les privilèges qui lui était possible à sa fille. Ses manuels scolaires et de quoi écrire, voilà ce dont elle disposée à présent, son père s'était empressé, la porte d'entrée tout juste fermée, de lui enlever ce qui, il le savait, était l'une des choses qui lui manquerait le plus : tout ce qui lui permettait d'écouter de la musique.
[...]Laisse la place au silence pour réfléchir à tout ce que tu as fait de mal jeune fille, et ce n'est pas négociable, n'essayes même pas.Voilà la justification que lui avait lancé son père avant de l'envoyer dans sa chambre.
Frustrée de ne même plus pouvoir extérioriser ses émotions de la façon la plus naturelle pour elle, elle s'était jeté sans retenue sur son lit, sa tête heurtant sans ménagement le duveteux de ses oreillers, elle avait gardé cette posture immobile et aveugle pendant des heures, pleurant par moment, s'endormant à d'autres pour se réveiller en sursaut figée par des angoisses confuses et mélangées. Sa mère ne rentrerait que plus tard, et pour une fois Éli était presque pressée de s'endormir vraiment pour ne pas avoir à entendre l'écho des voix venant du salon, ne pas entendre la fureur maternelle lorsque les transmissions des explications détaillés de Miss Montmort seraient passées entre ses deux parents. Rien ne pourrait empêcher la colère de sa mère, Éli le savait bien, cette fois, elle ne s'en tirerait pas en se blottissant dans leurs bras, et en utilisant sa petite mine déconfite et triste. Non, sa manipulation parentale ne marcherait plus, à leurs yeux, elle ne serait plus jamais cette petite fille fragile et innocente.
Une déception.
Pour eux aussi elle n'avait été que ça toute cette année, pour eux mais aussi pour Miles, son cousin qui lui avait tant donné de sa présence et de son soutien sans condition, pour ses amies qui avaient tenté de la mettre en garde à plusieurs reprise en restant à ses cotés malgré ses écarts, pour ses profs qui avaient fait preuves d'une patience plus que raisonnable à son égard. En réalité, elle ne savait plus qui elle n'avait pas déçu, même ceux qu'elle pensait avoir toujours de son côté, ceux qui lui avaient fait confiance aveuglement, elle les avaient déçu. Mister O'Belt, le Maestro, Miss Vermillon en qui elle avait déposé toute sa confiance, et qui lui avaient tous rendu de la leurs, qui étaient devenus ses piliers au Château, ceux grâce à qui elle aurait du tenir sans vriller, elle savait qu'elle les avaient déçu plus encore que les autres. Pour Gideon elle n'avait été qu'une piètre copine infidèle, pour Lukas elle avait été une meilleur amie médiocre qui n'avait même pas réussit à l'aider pour sortir de ses démons, trop obnubilées par ses propres problèmes elle n'avaient pas vu à quel point il souffrait. Et Redose...c'était diffèrent, pour lui elle n'avait toujours été qu'une déception, depuis leur début il le lui avait répété. Peut être était il celui qui l'avait cernée le mieux finalement ?
Crispant de nouveau le visage sous une vague de douleur lancinante, Éli ne pouvait que se faire la conclusion que toutes les personnes importantes pour elle la voyait comme un fléau qui prenait de plus en plus d'ampleur, tombant chaque jour plus profondément vers des abîmes dans lesquelles il n'arriveraient plus à l'extraire.
Se levant pour se jeter un peu d'eau au visage dans la salle de bain attenante à sa chambre, espérant calmer par la fraîcheur du liquide, la fièvre de colère qui circulait entre ses tempes, la jeune fille releva son regard et fit face au miroir. Seule face son reflet, elle avait du mal à savoir si cette solitude imposée, cette mise à l'écart provoquée, lui ferait plus de mal encore, ou apaiserait enfin sa colère.

@Elina Montmort, @Miles Libawa, @Diarmuid O'Belt, @Mia Vermillon, @Constance Nelson, @Lucia Varalta, @Lukas Sharp, @Placido Tripplehorn, @Gideon Atwood, @Redose Omniak
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Eloignement provoqué
Mardi 7 septembre 2049 après-midi, 1ere séance avec @Mia Vermillon
Plusieurs jours écoulés déjà depuis son départ de Poudlard, pourtant pas une minute sans en ressentir la fracture. Pas un répit dans sa tristesse provoquée, aucune nuance de gris dans son noir permanant. Éli n'avait pas toujours été si négative, si pessimiste si impuissante face à ses émotions, mais aujourd'hui son ciel n'était plus comme avant, foudroyée coupable, bannie et fugitive, le tonnerre en elle faisait tournoyer ses tourments.
Même si Mia l'avait sauvé déjà, repêchée in extremis de toutes ses marrées noires, son arrivée chez elle lui parue peine perdue. Comme si cette fois, bien trop tard, et déjà noyée, personne même elle ne pourrait l'épargner. Le silence seul répondait aux questions, la tristesse par vague submergée la Poufsouffle lorsque le regard, qu'elle interprété sûrement mal, de l'adulte se poser sur elle comme une dernière sanction. Mais ce mur de colère, de pierres accumulées qui sur chacune d'elles gravées : "j'suis pas à la hauteur", s'abattu finalement face à sa confidente. Comme à chaque fois Miss Vermillon parcourut sa blessure, arracha délicatement son pansement de silence, et puis enfin fendit sa carapace.
Éli délia cette langue scarifiée qui lui faisait si mal, laissa couler doucement son cri fait de mots chuchotés, d'émotions ballottées entre le bien le mal, jetées aux oreilles de leur confiance de nouveau partagée.
Pendant une heure le temps s'était figé, rien ne fut clair devant la psychomage, et la jeune fille ne lui offrit qu'un désordre désarmé. Aucune réponse ne colla aux questions posées, elle laissa tomber colère sous larmes de culpabilité. Mais le départ de Miss Vermillon enclenché, rendu concret par le bruit de la porte, raisonna en écho. Éli enfin comprit qu'elle avait besoin d'elle, que sous ses mots décousus et encouragés, elles venaient ensemble de tisser le début de son dernier filet de sécurité.
Plusieurs jours écoulés déjà depuis son départ de Poudlard, pourtant pas une minute sans en ressentir la fracture. Pas un répit dans sa tristesse provoquée, aucune nuance de gris dans son noir permanant. Éli n'avait pas toujours été si négative, si pessimiste si impuissante face à ses émotions, mais aujourd'hui son ciel n'était plus comme avant, foudroyée coupable, bannie et fugitive, le tonnerre en elle faisait tournoyer ses tourments.
Même si Mia l'avait sauvé déjà, repêchée in extremis de toutes ses marrées noires, son arrivée chez elle lui parue peine perdue. Comme si cette fois, bien trop tard, et déjà noyée, personne même elle ne pourrait l'épargner. Le silence seul répondait aux questions, la tristesse par vague submergée la Poufsouffle lorsque le regard, qu'elle interprété sûrement mal, de l'adulte se poser sur elle comme une dernière sanction. Mais ce mur de colère, de pierres accumulées qui sur chacune d'elles gravées : "j'suis pas à la hauteur", s'abattu finalement face à sa confidente. Comme à chaque fois Miss Vermillon parcourut sa blessure, arracha délicatement son pansement de silence, et puis enfin fendit sa carapace.
Éli délia cette langue scarifiée qui lui faisait si mal, laissa couler doucement son cri fait de mots chuchotés, d'émotions ballottées entre le bien le mal, jetées aux oreilles de leur confiance de nouveau partagée.
Pendant une heure le temps s'était figé, rien ne fut clair devant la psychomage, et la jeune fille ne lui offrit qu'un désordre désarmé. Aucune réponse ne colla aux questions posées, elle laissa tomber colère sous larmes de culpabilité. Mais le départ de Miss Vermillon enclenché, rendu concret par le bruit de la porte, raisonna en écho. Éli enfin comprit qu'elle avait besoin d'elle, que sous ses mots décousus et encouragés, elles venaient ensemble de tisser le début de son dernier filet de sécurité.
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Eloignement provoqué
Maison des Willis,
Le 12 octobre 2049 , après plusieurs séances avec Miss Vermillon,
Cela faisait déjà pas mal de jours qu'Éli réfléchissait, écrivait des brouillons de ce qu'elle voulait dire, puis finissait par les jeter les uns après les autres. Contourner les choses, et trouver les bons mots pour ne pas empirer ce qui était déjà compliqué, devenait un exercice presque impossible pour la Poufsouffle. Si bien qu'elle finit par se lever un matin, déterminée à envoyer ses hiboux tels qu'ils étaient, sans plus rien changer. Être tout à fait sincère sans minimiser ce qu'elle avait envie de dire, au risque de se retrouver avec encore plus de haine et de visages fermés lorsqu'elle rentrerait au château. Coupable de n'avoir pas su trouver les bonnes formulations pour apaiser les choses, c'etait le risque qu'elle avait décidé de prendre. Tout ne serait pas excusé de quelques paroles, et elle savait que le chemin "après" serait le plus difficile de toute façon.
Une dizaine de minutes d'enregistrement plus tard, la Poufsouffle bannie accrocha sa première lettre contenant ses audios à la patte de Nightingale, l'accompagnant d'une caresse d'encouragement. Éli comptait bien le faire travailler jusqu'à ce que les messages soient tous délivrés. Heureusement, la majorité d'entre eux étaient en départ pour Poudlard, et elle put grouper les quelques pastilles dans un seul paquet. Chacune des pastilles messagères était protégée dans son petit pochon avec le nom de son destinataire, inscrit sur un petit bout de parchemin attaché à une cordelette.
Lorsque la jeune fille eut définitivement fermé le petit coli, ou l'encre à peine séchée laissait entrevoir un "Poudlard école de sorcellerie", un pincement douloureux resserra sa poitrine. Les jours d'isolements qui lui restait encore à faire loin de son monde étaient bien plus qu'une punition finalement, ils étaient un switch sur ses objectifs, sur son comportement, et sur ses attentes du futur. Tout ici devenait un travail sur elle-même qu'elle avait bien trop longtemps mis de côté.
Le jour ou elle avait acheté le sachet de pastilles sonores des sœurs Priddy, Éli n'avait pas du tout imaginé qu'elle en ferait cette utilisation, mais finalement, c'était peut-être le mieux qu'elle pouvait faire. Une minute de sincérité, c'est ce qu'elle leur envoyé, mais c'est aussi ce qu'ils auraient le droit d'effacer définitivement, sur la pastille, et entre eux.

@Constance Nelson :
@Redose Omniak :
@Gideon Atwood :
@Lukas Sharp :
@Diarmuid O'Belt :
@Mia Vermillon :
@Lucia Varalta :
@Sarah Priddy :
@Miles Libawa :
Lorsque Nighty revint, elle envoya également une autre pastille bien plus étonnante.
@Aelle Bristyle :
Le 12 octobre 2049 , après plusieurs séances avec Miss Vermillon,
Cela faisait déjà pas mal de jours qu'Éli réfléchissait, écrivait des brouillons de ce qu'elle voulait dire, puis finissait par les jeter les uns après les autres. Contourner les choses, et trouver les bons mots pour ne pas empirer ce qui était déjà compliqué, devenait un exercice presque impossible pour la Poufsouffle. Si bien qu'elle finit par se lever un matin, déterminée à envoyer ses hiboux tels qu'ils étaient, sans plus rien changer. Être tout à fait sincère sans minimiser ce qu'elle avait envie de dire, au risque de se retrouver avec encore plus de haine et de visages fermés lorsqu'elle rentrerait au château. Coupable de n'avoir pas su trouver les bonnes formulations pour apaiser les choses, c'etait le risque qu'elle avait décidé de prendre. Tout ne serait pas excusé de quelques paroles, et elle savait que le chemin "après" serait le plus difficile de toute façon.
Une dizaine de minutes d'enregistrement plus tard, la Poufsouffle bannie accrocha sa première lettre contenant ses audios à la patte de Nightingale, l'accompagnant d'une caresse d'encouragement. Éli comptait bien le faire travailler jusqu'à ce que les messages soient tous délivrés. Heureusement, la majorité d'entre eux étaient en départ pour Poudlard, et elle put grouper les quelques pastilles dans un seul paquet. Chacune des pastilles messagères était protégée dans son petit pochon avec le nom de son destinataire, inscrit sur un petit bout de parchemin attaché à une cordelette.
Lorsque la jeune fille eut définitivement fermé le petit coli, ou l'encre à peine séchée laissait entrevoir un "Poudlard école de sorcellerie", un pincement douloureux resserra sa poitrine. Les jours d'isolements qui lui restait encore à faire loin de son monde étaient bien plus qu'une punition finalement, ils étaient un switch sur ses objectifs, sur son comportement, et sur ses attentes du futur. Tout ici devenait un travail sur elle-même qu'elle avait bien trop longtemps mis de côté.
Le jour ou elle avait acheté le sachet de pastilles sonores des sœurs Priddy, Éli n'avait pas du tout imaginé qu'elle en ferait cette utilisation, mais finalement, c'était peut-être le mieux qu'elle pouvait faire. Une minute de sincérité, c'est ce qu'elle leur envoyé, mais c'est aussi ce qu'ils auraient le droit d'effacer définitivement, sur la pastille, et entre eux.

Pastille envoyée à
@Constance Nelson :
Reducio
Salut C, j'espère que tu vas quand même écouter ça malgré tout ce que je t'ai fait. Je comprends que tu m'en veuille de fou, j't'ai caché beaucoup trop de chose, et j'ai pas d'excuses. T'as raison de ne plus vouloir me parler, j'ai fait passer en premier mes histoires d'amour avant mes amies, et je n'aurais pas du, mais j'voulais juste te dire que je regrette vraiment de t'avoir fait du mal, et que tu es hyper importante pour moi, même si j'te l'ai très mal montré.
@Redose Omniak :
Reducio
J'ai fait n'importe quoi cette année, j'ai risqué mon couple, et je t'ai surtout fait risquer ton amitié avec Gid, encore. J'ai voulu...je sais pas c'que j'ai vraiment voulu en faisant tout ça, mais la vérité c'est que tout est devenu hors de contrôle. Désolé, pour tout, tu comptes pour moi.
@Gideon Atwood :
Reducio
Coucou Honey, juste pour te dire que tu me manques de fou, je n'ai même pas tenu les deux mois de vacances, alors ces trois mois sans toi, c'est interminable. Malgré notre renvoi j'ai quand même trop aimé faire cette blague de rentrée avec toi, et même si on va clairement devoir changer notre comportement au retour, je regrette déjà de ne plus pouvoir être la complice de tous tes méfaits. Je t'aime, et même si je n'aime pas toujours très bien, je vais essayer d'être une meilleure petite amie cette année.
@Lukas Sharp :
Reducio
Coucou Lukas, j'espère que tu n'es pas déçu de ce que tu as dû entendre sur moi à ton retour, même si tu aurais raison de l'être. En plus j'ai pas été méga présente pour toi ces derniers temps, j'ai été plutôt assez nulle comme amie. Mais j'espère qu'en rentrant tu voudras bien qu'ont oubliette le négatif de ces derniers mois, et qu'on fasse comme si rien n'avait changé entre nous. Complice comme avant, quand on s'échangeait nos devoirs en salle commune pour gratter de meilleures notes, et que c'était ça notre plus gros problème. Est-ce qu'on pourrait faire semblant que tout n'est pas si grave ? J'espère que tu seras encore là, parce que mon meilleur ami me manque.
@Diarmuid O'Belt :
Reducio
Bonjour Mister O'Belt, je ne sais pas si c'est correct de faire ça, mais au point ou j'en suis, ça ne peut pas être vraiment pire. Je voulais juste vous dire que je suis vraiment vraiment désolé de tout ce que j'ai fait cette année. Je sais que je vous ai déjà dit ça, mais cette fois je le pense vraiment. J'ai beaucoup parlé avec Miss Vermillon, et je dois encore travailler pas mal de choses, je sais, mais s'il y a une chose que j'ai compris déjà, c'est que je n'ai vraiment pas respecté la confiance que vous m'aviez offert. j'ai été nulle de faire comme si ça n'avait pas d'importance, alors que ça en avait beaucoup. Je veux me rattraper maintenant.
@Mia Vermillon :
Reducio
Bonjour Miss Vermillon, je sais que nous nous voyons déjà, mais je pense que j'avais besoin de faire ça malgré tout. Je veux vous dire merci, et pardon. Je sais que je ne donne vraiment pas l'impression d'écouter vos conseils, mais je les écoute, je les écoute vraiment. Je pense que j'avais juste besoin d'un électrochoc pour comprendre à quel point j'ai fait du mal aux autres, et à moi aussi en faisant tout ça. J'apprécie vraiment nos séances, j'en ai même besoin. C'est comme une pommade sur mes bleus, et je sais que je vous le montre très mal, désolé pour tout ça.
@Lucia Varalta :
Reducio
Coucou Lucia, je sais que tu étais au courant de tout, mais j'espère qu'avec ce que tu as aussi dû entendre par les autres après, tu n'es pas trop impactée par tout ça. Je ne voulais pas que ça en arrive là, je sais que je suis responsable du froid dans la bande, et je suis désolé pour tout. Je vais tout faire pour qu'on se retrouve. Tu vas beaucoup me manquer.
@Sarah Priddy :
Reducio
Miss Priddy, je voulais vous envoyer mes excuses. Je sais que j'ai souvent été contre votre autorité, et je me rends compte à quel point c'était mal, et à l'inverse de ce que je pense vraiment. Je vous respecte et je trouve que vous êtes une superbe prof. Je vais tout faire pour que vous n'ayez plus à entendre parler de moi, à part si c'est pour mes superbes notes. Encore désolé pour tout ça.
@Miles Libawa :
Reducio
Coucou cousin, je pense que dans ma série d'excuses, je t'en dois aussi pas mal. Je sais qu'on s'étaient promis de tout se dire et d'être là l'un pour l'autre, mais cette année au lieu de venir vers toi, j'ai juste fait n'importe quoi. J'espère que tu n'es pas trop déçu d'avoir une bannie délinquante pour cousine. J'espère que je ne te fais pas trop honte, je ne veux pas qu'on se perde pour mes bêtises. Tu es ma famille, et tu es trop important pour moi.
Lorsque Nighty revint, elle envoya également une autre pastille bien plus étonnante.
@Aelle Bristyle :
Reducio
Salut Aelle, je sais que tu ne t'attends sûrement pas à recevoir un hibou de moi, et je ne sais même pas pourquoi je fais ça, mais je pense que j'ai besoin de toi. J'ai besoin de comprendre comment tu fais pour être si ... toi. Je me suis grave perdue ces derniers mois, en voulant paraître forte, et en assumant mes envies, clairement, c'était stupide, et je ne suis pas douée pour gérer ça vu mes trois mois de renvois de Poudlard. Je n'espère pas grand-chose vu nos liens glacials, et ça me tue de demander ça mais, mais... est-ce que tu pourrais m'aider ?
❧ 5 ème année RP - 16 ans 🢣Fiche perso ☙ - bouilleur de chaudron
Eloignement provoqué
Mercredi 13 octobre 2049
Sarah avait été surprise de recevoir une pastilles de sa propre conception ce matin là au moment de la livraison du courrier. Pastille portant un message à sa destination, un message bienvenu si on peut dire bien qu'il était difficile pour l'enseignante de savoir à quel point il était ou non sincère. La voix semblait l'être mais, il était difficile de juger un simple enregistrement et la petite Willis n'en était pas à son premier retournement de robe.
L'enseignante avait néanmoins pris le temps en ce début d'après midi pour répondre au message reçu. Si la petite n'était pas sincère dans ces mots, elle se ferait rattraper bien trop vite par la réalité à son retour, mieux valait l'encourager sur ce chemin qui semblait être le bon mais pas forcément le plus simple pour une adolescente pleine de colère.
Sarah avait donc, après un petit temps de réflexion, effacer le message original de la petite pastille bleue pour le remplacer par un nouveau, une réponse à l'intention de la Poufsouffle, exclue de l'école pour plusieurs semaines encore du fait d'une accumulation impressionnante d'erreurs et de manquements au règlement.
Sarah avait été surprise de recevoir une pastilles de sa propre conception ce matin là au moment de la livraison du courrier. Pastille portant un message à sa destination, un message bienvenu si on peut dire bien qu'il était difficile pour l'enseignante de savoir à quel point il était ou non sincère. La voix semblait l'être mais, il était difficile de juger un simple enregistrement et la petite Willis n'en était pas à son premier retournement de robe.
L'enseignante avait néanmoins pris le temps en ce début d'après midi pour répondre au message reçu. Si la petite n'était pas sincère dans ces mots, elle se ferait rattraper bien trop vite par la réalité à son retour, mieux valait l'encourager sur ce chemin qui semblait être le bon mais pas forcément le plus simple pour une adolescente pleine de colère.
Sarah avait donc, après un petit temps de réflexion, effacer le message original de la petite pastille bleue pour le remplacer par un nouveau, une réponse à l'intention de la Poufsouffle, exclue de l'école pour plusieurs semaines encore du fait d'une accumulation impressionnante d'erreurs et de manquements au règlement.
Bonjour à vous Miss Willis. Si nul ne peut se féliciter de vous savoir seule chez vous au lieu d'être à Poudlard à profiter de vos amis, je ne peux que vous remercier pour ce petit message, preuve s'il en est que vous êtes capable d'une réflexion bien plus grande que vous ne sembliez vouloir le montrer ces derniers mois. J'espère vous revoir tout aussi pleine de bonnes résolutions à votre retour à Poudlard pour entendre parler de vos notes brillantes, tout particulièrement en Sortilèges et ce malgré cette période à domicile peu propice à la pratique de la magie. Prenez soin de vous.
#343663 -------- absence du 24 au 28 juin
... ceux qui ne voyagent pas n'en lisent qu'une page.
... ceux qui ne voyagent pas n'en lisent qu'une page.
Eloignement provoqué
MERCREDI 13 OCTOBRE 2049
Diarmuid avait réceptionné la pastille sonore juste avant de partir de Poudlard après sa nuit de travail. Une arrivée de ce courrier un peu spécial in extremis qu'il ne consulta pas immédiatement. Non, l'objet trouva sa place dans sa bourse puisqu'il ne pouvait pas juste la mettre dans sa poche. Et l'irlandais l'y laissa là plusieurs heures, le temps de rentrer chez lui, de dormir un peu pour récupérer de sa nuit biphasée et de prendre une bonne douche. Ce ne fut que lorsqu'il fut devant un deuxième thé fumant, celui qu'il prenait en général peu de temps avant de prendre son repas de mi-journée, qu'il se souvint de cette sphère et qu'il la déposa devant lui pour l'écouter.
La voix d'une élève résonna alors autour de lui. Une élève particulière à plusieurs égard. Une élève qui avait réussi à lui faire faire une entorse à sa ligne de conduite, à le faire se dévoiler - trop lui avait soufflé la suite - et à balayer avec force le tout. Ses mains se serrèrent autour de sa tasse, comme pour s'accrocher à quelque chose de tangible alors qu'il écoutait - attentivement - les quelques phrases qui lui étaient destinées. Le temps de ces dernières, son visage s'était fermé, durci. Il n'avait pas pu manquer le ton bien sûr mais... il mentirait s'il disait qu'il n'avait pas souffert du comportement de l'adolescente. Et il mentirait s'il disait qu'il avait réussi à passer à autre chose. C'était tout le contraire, la plaie n'était pas cicatrisée, même si elle n'avait pas la même importance qu'au début.
Assez mécaniquement, il plaça la pastille dans un sachet de tissu pour ne pas la perdre et reprit le cours de sa journée. Tout fut très codifié, comme pour ne pas penser. Ce qui ne l'empêcha pas, alors qu'il remettait de l'ordre dans leurs affaires à Annaëlle et lui, de cogiter, de tenter des réponses dans sa tête. Parce qu'il savait qu'il devait répondre, si possible dans un délai raisonnable. Alors il cherchait comment... Mais balayait rapidement tout d'un revers intérieur, insatisfait de constater qu'il ne parvenait pas à un juste milieu entre distance et implication. Il avait besoin d'en parler.
Mais pour pouvoir le faire il fallait attendre, attendre qu'Anna rentre de son travail, pouvoir la prendre dans ses bras en nichant son visage au creux de son cou. Elle ne serait pas dupe, elle le connaissait trop bien, elle saurait que c'était un signe qu'il avait besoin de se confier. Alors certainement qu'il profiterait de pouvoir se lover dans ses bras pour parler, probablement lui faire écouter le message, et faire une premier tri. Il devrait aussi attendre sa prochaine visite avec le psychomage qui le suivait. Lui se montrerait certainement plus pragmatique et détaché dans l'approche, mais il saurait le guider. Il avait besoin qu'on le rassure sur ce qu'il ressentait vis à vis de tout ça, et que ça ne faisait pas de lui un mauvais médicomage ou une mauvaise personne que de reporter la réponse le temps qu'il aille mieux vis à vis de la situation. Et il n'y avait personne ne mieux placé que ces deux là pour y parvenir.
JEUDI 26 NOVEMBRE 2049
Il lui avait fallu un mois et demi pour trouver comment répondre à l'adolescente. Plus que de la volonté, c'était de savoir ce qu'il avait à lui dire qui lui manquait. Et ces semaines n'avaient pas été de trop pour qu'il puisse le comprendre. Diarmuid avait rédigé sa lettre - il n'était pas capable de le dicter à une pastille, pour de multiples raisons - d'une main peu assurée, en présence de sa compagne. Pas qu'il ait besoin qu'elle soit au dessus de son épaule, mais savoir qu'elle était dans la maison si jamais il en avait besoin était pour lui une source apaisante, qui lui permettait de faire face. Sa lettre, il ne la relue pas, il ne voulait pas prendre le risque d'en changer un mot. Et puis il se l'était tellement repassée dans sa tête avant de sortir le parchemin... Ainsi, les mots qui allaient se dévoilés devant les yeux de la jeune Willis seraient sans doute moins fluide que ce qu'il était habitué à produire, en proie aux émotions diverses mais finalement moins sauvage que la dernière fois qu'il lui avait réellement parlé, lorsqu'il l'avait surprise avec Omniak en train de chercher à brûler les murs de l'infirmerie.
Élisabeth,
J'ai conscience que j'ai pris du temps pour vous répondre, peut-être trop à vos yeux, mais cela était nécessaire pour moi. Je vous remercie pour votre message qui est une démarche qui montre que vous avez évoluée. J'avais besoin de ce pas de votre part pour démarrer ma propre marche. Je ne peux pas vous promettre que regagner ma confiance sera facile, mais c'est un début encourageant, je vous en assure.
Je crois que vous serez bientôt de retour à Poudlard, je vous souhaite donc une bonne rentrée et de bonnes retrouvailles avec vos camarades, notamment vos amis.
Bonne fin de journée à vous et bon week-end,
D.O'BELT
Dès que l'encre fut sèche, il plia sa courte lettre pour la glisser dans une enveloppe qu'il confia à son hibou. Il chuchota quelques mots à l'oreille du rapace, lui demandant d'être conciliant avec la destinataire. Hermès, qui était bien plus commode depuis son emménagement à Agilhorn, lui mordilla l'oreille, signe de compréhension et de promesse avant de s'envoler en direction de l'Angleterre qu'il atteindrait probablement dans la nuit.
@Annaëlle Woods pour mention
THEME A LA FOLIE - MARS 2025 - PROTECTION
Modérateur - Infirmier depuis le 11/02/2047 - color=#351C75
Eloignement provoqué
@Sarah Priddy, pour la mention !
Mercredi 20 octobre 2049
Chez Narym — Mochdinam
19 ans
« Il y a un hibou pour toi. »
La voix de Zikomo m'arrive de loin, étouffée par la couette qui me recouvre entièrement. Je ne montre pas que je l'ai entendu, je reste immobile, allongée sur le matelas, agacée d'avoir été arrachée à mon demi-sommeil. Je papillonne des yeux dans la semi-obscurité. Grâce aux potions de papa et aux soins que m'apporte Narym même si je ne lui ai rien demandé, les coups que je me suis pris dans la figure le weekend dernier ne sont plus aussi douloureux que le premier jour. J'ai conscience de ma pommette droite gonflée et mon arcade sourcilière est encore un peu sensible, je sais aussi pour l'avoir vu dans le miroir que ma lèvre supérieure est déchirée. J'ai diverses marques, ci-et-là. Il y a les visibles et les invisibles. Celles cachées par mes vêtements, sur mes cotes ou mon ventre, que j'ai refusé de montrer à qui que ce soit, que ce soit mon père ou Narym. Puis il y a celles dans ma tête. J'ai du mal à supporter mon regard dans la glace. Quand je croise mes yeux noirs enrobés de cernes sombres, je me souviens que je l'ai ardemment souhaité. Qu'elle me frappe. Je l'ai ardemment souhaité.
« Je crois qu'il a envie de partir, commente Zikomo d'une voix sereine.
— Mais ouvre lui, toi, soufflé-je en soupirant du fin fond de ma couette.
— Je n'ai toujours pas de doigts à la place des pattes, insiste le Mngwi, moqueur. Je ne peux pas ouvrir la fenêtre. »
Je rejette la couette pour lui lancer un regard éberlué. Il me regarde sereinement, les oreilles bien droites sur le dessus de son crâne. Il est assis sur l'appui de fenêtre. Derrière la vitre s'agite un hibou qui claque du bec dans ma direction, apparemment impatient que je le délivre de sa charge.
« Tu te fous de moi ! lancé-je à Zikomo. Tu rentres toujours seul au petit matin, je ne sais pas comment tu fais, mais tu le fais, même quand les portes et les fenêtres sont fermées. Et tu veux me faire croire que tu peux pas ouvrir à ce hibou ?
— Rentrer après une partie de chasse, c'est très différent que d'ouvrir la fenêtre pour laisser entrer un hibou, » fait remarquer la créature bleue comme si cela coulait de source.
Mon regard pèse sur lui durant de longues secondes, puis je finis par pousser un long soupir de dépit qui ressemble davantage à un râle agacé. Je m'extirpe de la chaleur réconfortante de mon lit dans laquelle je me prélasse depuis des jours, dans l'espoir que ma couette finisse par avaler toutes les mauvaises choses qui grouillent dans ma tête. Sur le chemin entre mon lit et la fenêtre, je grommelle des choses que je suis la seule à entendre et sans doute suis-je également la seule à y accorder de l'importance car l'oreille de Zikomo ne se tourne même pas dans ma direction.
« C'est qui, lui ? » râlé-je en laissant entrer le hibou qui prend possession de la pièce dans un hululement bruyant qui m'arrache une grimace : Narym et les enfants dont il a la charge sont censé avoir un "temps libre" et moi je suis censé faire semblant de réviser, pas recevoir des hiboux intempestifs.
Avant même de jeter un coup d’œil au paquet que le volatile laisse tomber sur mon lit, je sors du miamhibou d'un tiroir et remplis magiquement un bol abandonné dans un coin. Je laisse le tout à la disposition de l'animal avant de retourner sous ma couette, cette fois-ci avec le courrier.
« Ça alors ! » m'exclamé-je après l'avoir ouvert et que retombe entre mes mains une petite pastille bleue que je reconnais instantanément.
Je la montre à un Zikomo curieux qui saute sur ma couette pour ne rien manquer de ma découverte. Toute à ma surprise, j'en ai oublié mon agacement et ma mauvaise humeur.
« C'est une des pastilles de Priddy ! Il n'y a pas de mot qui l'accompagne... »
Mon coeur tonne furieusement à l'intérieur de mon corps. Je ne sais pas pourquoi elle m'a envoyé ça sans mot, mais ça n'a aucune importance : elle me l'a envoyée, à moi, Sarah Priddy ! Un sourire maladroit s'étire sur mes lèvres. Je m'installe plus confortablement entre mes draps et m'étire pour attraper ma baguette magique sur la table de chevet. Je retourne la pastille jusqu'à trouver la bonne rune et y appose mon catalyseur, persuadée que quelque chose est enregistré là-dedans. Quelque chose pour moi.
Une voix s'élève dans ma petite chambre et tous mes espoirs s'effondrent. Mon semblant de joie éclate comme une bulle de savon. Mes épaules s'affaissent.
« C'est pas Sarah Priddy, » dis-je dans un souffle à Zikomo.
Ses oreilles s’aplatissent sur son crâne. Je baisse les yeux sur la pastille dans laquelle la fille continue de s'exprimer. C'est bien une voix de fille, mais pas de femme. C'est une enfant qui parle, là-dedans, ou du moins une adolescente qui me connait et qui, si j'en crois ses paroles, a besoin de mon aide. Avec ses mots d'enfant, elle le dit : "je me suis grave perdue, ces derniers mois". Mon coeur sursaute lorsqu'elle avoue avoir été renvoyée. D'autres élèves ont été renvoyés ! Je ne l'ai pas su... Comment aurais-je pu, en même temps ?
La voix s'éteint sans que je n'ai pu mettre de nom dessus. Je me laisse tomber en arrière, le regard sur le plafond. Zikomo grimpe sur ma poitrine, me lance un petit « attention ! » et saute d'un bond sur mon front. Là, il s'assied et penche la tête pour plonger ses yeux dorés dans les miens. Je glousse, parce que sa queue me chatouille l'oreille, mais je ne le fais pas partir.
« T'as une idée de qui ça peut bien être, toi ?
— Non, répond Zikomo, même si la voix m'est familière.
— À moi aussi, avoué-je d'une voix songeuse.
— Poudlard, affirme alors mon ami bleu. Nous l'avons connue tous les deux, ça ne peut être que Poudlard.
— Oui, et puis elle a l'air jeune.
— C'est vrai. Cette personne a besoin de toi. Son hibou est encore là, tu pourrais lui répondre sans attendre.
— Pfeu ! ricané-je en haussant les sourcils. Je la connais pas, pourquoi je l'aiderai ! Je n'ai rien à lui offrir. »
Déjà que je ne sais pas m'aider moi-même. Et puis j'y gagne quoi, dans l'histoire ? Cette fille n'a qu'à se débrouiller toute seule au lien d'aller quémander de l'aide d'une personne qui ne se souvient pas même de sa voix.
« Et puis elle a parlé de nos liens glaciaux, rappelé-je au Mngwi. Apparemment on ne s'aimait pas beaucoup. Ça ne m'aide pas beaucoup, il y a beaucoup de personnes que je ne supporte pas.
— Oui, confirme Zikomo d'une voix moqueuse.
— Roh, ça va, lui lancé-je avec un regard d'avertissement qui fait frémir d'amusement ses moustaches.
— Qui que ce soit, poursuit-il, elle t'a demandé de l'aide sans détour. Ça mérite peut-être d'y porter une certaine attention. Et puis, ça pourrait te faire du bien.
— Pourquoi tu dis ça ? » répliqué-je d'une voix colérique.
Il ne répond pas, mais il n'a pas besoin de le faire. Je sais de quoi il parle, tout comme je sais qu'il a raison, dans le fond, même si c'est hors de question que je l'avoue. Ce n'est pas le fait de l'aider qui me ferait un quelconque bien, mais juste d'avoir quelque chose à faire, n'importe quoi. N'importe quoi pour me sortir de cette chambre. Je camoufle mes pensées derrière d'autres moins honteuses ; je n'arrive pas à m'habituer à ce vide qui grandit en moi, pas encore, il me fait flipper.
Dans un geste brusque, je replace la pastille dans son sachet et balance le tout sur mon bureau. Je me retourne, dos à Zikomo qui a sauté sur le côté du matelas et je marmonne d'une voix forcée :
« Peu importe, tout ça. »
Le soir même
Je suis en train de me brosser les dents lorsque je me rappelle brusquement de son identité. Mon reflet me renvoie un regard fatigué, avec des cernes profonds qui s'étirent sous mes yeux. Ma peau semble encore plus pale dans la faible lumière de la salle de bains. Je me penche sur l'évier pour éviter de me voir. Quand je recrache le dentifrice dans le lavabo, un gémissement choqué sort de ma bouche.
« Willis ! » m'exclamé-je, les lèvres encore barbouillées de mousse blanche.
J'ouvre brutalement la porte de salle de bains.
« Eh ! s'étonne Narym qui passe à ce moment-là dans le couloir et qui s'est aplati contre le mur d'en face pour éviter la porte. Qu'est-ce qu'il se passe ? Euh... »
Il détourne les yeux quand il remarque que j'ai les jambes nues et que je ne suis habillée que d'un haut de pyjama et d'une culotte. Mais je me fiche de mon accoutrement et encore plus de ma semi-nudité, alors j'ouvre plus grand la porte et me précipite dans le couloir en le poussant légèrement du bras.
« Pas l'temps ! » lui lancé-je par dessus mon épaule avant de m'engouffrer dans ma chambre en claquant la porte derrière moi.
Zikomo est en train de s'étirer sur le rebord de la fenêtre. Je sais qu'il attendait mon retour de la douche pour s'en aller explorer la nuit et chasser de tout son saoul quelques petits rongeurs. Il se redresse, le regard interrogateur.
« Willis ! m'exclamé-je pour la seconde fois dans un souffle. Willis, la voix, la pastille. C'était sa voix à elle !
— Maintenant que tu le dis..., réfléchit Zikomo. Oui, c'est peut-être elle ! »
Éberluée, je me laisse tomber sur le matelas, les épaules tombantes.
« Élisabeth Willis..., » murmuré-je.
Je laisse passer quelques secondes, essayant de comprendre pourquoi elle me demandé son aide à moi. Cette gosse avec laquelle je me suis disputée il y a un an ou deux, qui m'a parlé comme si elle avait tous les droits sur moi, qui est d'une sauvagerie incompréhensible et, surtout, qui m'a avoué alors même que je me fichais de sa vie qu'elle souffrait d'une maladie... Elle s'est donc faite renvoyer ? Et que croit-elle, qu'en tant qu'ex-renvoyée, je vais pouvoir la conseiller, la soutenir ? Non, songé-je, perdue, elle n'a pas fait référence à ça.
Je m'étire de tout mon long pour attraper le petit paquet dans lequel elle a mis la pastille. J'écoute de nouveau le message, puis une nouvelle fois. J'essaie de lire à travers les mots.
« Ça veut dire quoi "être moi" ? demandé-je à Zikomo.
— Je pense qu'elle parle du fait de sembler forte, d'assumer tes envies ? » suggère-t-il après avoir réfléchi un moment.
Je fais la moue. Je n'ai pas l'impression d'être quelqu'un comme ça. Ou du moins, je n'en ai plus l'impression. Allongée sur le lit, je me perds dans mes pensées, je me remémore ma vieille discussion avec Willis, je songe à sa colère, à son incapacité d'accepter ce que je lui disais. Quel intérêt de l'aider ? Et puis de toute façon, je n'ai rien à lui apporter. Je ressasse ces pensées sous des formes différentes, jusqu'au moment où, sur une impulsion venue de je ne sais où, je me lève pour aller m'installer à mon bureau. J'extirpe une feuille de parchemin du tiroir, une plume, de l'encre, et me mets à rédiger une réponse succincte qui n'est que le reflet exact de ce que je pense de toute cette histoire.
Plusieurs jours plus tard
Je lis pour la dixième fois le courrier que j'ai rédigé quelques jours plus tôt et que je ne me suis toujours pas décidé à envoyer. Ce n'est pas l'envie qui m'en manque, je n'aurais aucun scrupule à le faire, à lui dire ces choses que je pense. Mais je ne peux m'empêcher de me souvenir de ce que Zikomo m'a dit, le jour où j'ai reçu son courrier. À ce qu'il a sous-entendu.
J'ai le cœur qui renâcle lorsque je sors une nouvelle feuille de parchemin et mes sourcils se froncent au moment où je plonge la pointe de ma plume dans le pot d'encre noir. D'une écrite lente, concise, les lettres parfaitement formées, j'écris quelques mots avant de rouler le parchemin et de nouer le tout avec un morceau de ficelle. Quand elle recevra le courrier, le mois touchera à sa fin. Je ne sais pas ce que j'attends de sa réponse, d'ailleurs je ne suis même pas sûre d'attendre quoi que ce soit. Mais au fond de moi, tout au fond, je crois que j'ai l'espoir qu'à l'image des villes moldues qui ne m'intéressent guère ou de mon projet de construction qui ne peut nourrir mon intelligence, que cette fille occupera un peu de mon temps, ou au moins une partie de mon esprit sans cesse déchiré par des questions sur l'avenir et des fantômes du passé qui me torturent.
En attendant, je me persuade que ce n'est que ma curiosité qui parle. Ma curiosité qui me pousse à me demander pourquoi une fille qui ne me supporte pas cherche de l'aide auprès de moi. Et peut-être y a-t-il autre chose également, un espoir que je ne m'avoue pas. L'espoir qu'elle ait réellement besoin de moi. De moi. Mais puisque les gens ne peuvent que me décevoir, je ne m'attends à rien, persuadée que sa réponse ne m'apportera rien du tout et que cette histoire ne me mènera nulle part.
- Votre PJ est présent ? oui
- Nom et prénom du PNJ (+ lien avec votre PJ) : Zikomo, compagnon Mngwi, actif
Narym, frère d'aelle, prétexte
- Lien vers la fiche du PNJ
- Intérêt de ce RP pour votre PJ : ntérêt de montrer comment aelle vit le fait de ne pas vivre seule, donc que quelqu'un d'autre soit témoin des événements qu'elle traverse. Montrer comment aelle réagit aux questions qu'on lui pose. En l'occurrence elle y réagit mal puisque malgré la curiosité de son frère elle l'ignore et répond pas à sa question. Pour Zikomo même chose, avoir un échange, c'est rendre ses pensées plus claires. Ici, ça me permet de développer ses pensées et comment elle réagit au hibou qu'elle a reçu.
Mercredi 20 octobre 2049
Chez Narym — Mochdinam
19 ans
« Il y a un hibou pour toi. »
La voix de Zikomo m'arrive de loin, étouffée par la couette qui me recouvre entièrement. Je ne montre pas que je l'ai entendu, je reste immobile, allongée sur le matelas, agacée d'avoir été arrachée à mon demi-sommeil. Je papillonne des yeux dans la semi-obscurité. Grâce aux potions de papa et aux soins que m'apporte Narym même si je ne lui ai rien demandé, les coups que je me suis pris dans la figure le weekend dernier ne sont plus aussi douloureux que le premier jour. J'ai conscience de ma pommette droite gonflée et mon arcade sourcilière est encore un peu sensible, je sais aussi pour l'avoir vu dans le miroir que ma lèvre supérieure est déchirée. J'ai diverses marques, ci-et-là. Il y a les visibles et les invisibles. Celles cachées par mes vêtements, sur mes cotes ou mon ventre, que j'ai refusé de montrer à qui que ce soit, que ce soit mon père ou Narym. Puis il y a celles dans ma tête. J'ai du mal à supporter mon regard dans la glace. Quand je croise mes yeux noirs enrobés de cernes sombres, je me souviens que je l'ai ardemment souhaité. Qu'elle me frappe. Je l'ai ardemment souhaité.
« Je crois qu'il a envie de partir, commente Zikomo d'une voix sereine.
— Mais ouvre lui, toi, soufflé-je en soupirant du fin fond de ma couette.
— Je n'ai toujours pas de doigts à la place des pattes, insiste le Mngwi, moqueur. Je ne peux pas ouvrir la fenêtre. »
Je rejette la couette pour lui lancer un regard éberlué. Il me regarde sereinement, les oreilles bien droites sur le dessus de son crâne. Il est assis sur l'appui de fenêtre. Derrière la vitre s'agite un hibou qui claque du bec dans ma direction, apparemment impatient que je le délivre de sa charge.
« Tu te fous de moi ! lancé-je à Zikomo. Tu rentres toujours seul au petit matin, je ne sais pas comment tu fais, mais tu le fais, même quand les portes et les fenêtres sont fermées. Et tu veux me faire croire que tu peux pas ouvrir à ce hibou ?
— Rentrer après une partie de chasse, c'est très différent que d'ouvrir la fenêtre pour laisser entrer un hibou, » fait remarquer la créature bleue comme si cela coulait de source.
Mon regard pèse sur lui durant de longues secondes, puis je finis par pousser un long soupir de dépit qui ressemble davantage à un râle agacé. Je m'extirpe de la chaleur réconfortante de mon lit dans laquelle je me prélasse depuis des jours, dans l'espoir que ma couette finisse par avaler toutes les mauvaises choses qui grouillent dans ma tête. Sur le chemin entre mon lit et la fenêtre, je grommelle des choses que je suis la seule à entendre et sans doute suis-je également la seule à y accorder de l'importance car l'oreille de Zikomo ne se tourne même pas dans ma direction.
« C'est qui, lui ? » râlé-je en laissant entrer le hibou qui prend possession de la pièce dans un hululement bruyant qui m'arrache une grimace : Narym et les enfants dont il a la charge sont censé avoir un "temps libre" et moi je suis censé faire semblant de réviser, pas recevoir des hiboux intempestifs.
Avant même de jeter un coup d’œil au paquet que le volatile laisse tomber sur mon lit, je sors du miamhibou d'un tiroir et remplis magiquement un bol abandonné dans un coin. Je laisse le tout à la disposition de l'animal avant de retourner sous ma couette, cette fois-ci avec le courrier.
« Ça alors ! » m'exclamé-je après l'avoir ouvert et que retombe entre mes mains une petite pastille bleue que je reconnais instantanément.
Je la montre à un Zikomo curieux qui saute sur ma couette pour ne rien manquer de ma découverte. Toute à ma surprise, j'en ai oublié mon agacement et ma mauvaise humeur.
« C'est une des pastilles de Priddy ! Il n'y a pas de mot qui l'accompagne... »
Mon coeur tonne furieusement à l'intérieur de mon corps. Je ne sais pas pourquoi elle m'a envoyé ça sans mot, mais ça n'a aucune importance : elle me l'a envoyée, à moi, Sarah Priddy ! Un sourire maladroit s'étire sur mes lèvres. Je m'installe plus confortablement entre mes draps et m'étire pour attraper ma baguette magique sur la table de chevet. Je retourne la pastille jusqu'à trouver la bonne rune et y appose mon catalyseur, persuadée que quelque chose est enregistré là-dedans. Quelque chose pour moi.
Une voix s'élève dans ma petite chambre et tous mes espoirs s'effondrent. Mon semblant de joie éclate comme une bulle de savon. Mes épaules s'affaissent.
« C'est pas Sarah Priddy, » dis-je dans un souffle à Zikomo.
Ses oreilles s’aplatissent sur son crâne. Je baisse les yeux sur la pastille dans laquelle la fille continue de s'exprimer. C'est bien une voix de fille, mais pas de femme. C'est une enfant qui parle, là-dedans, ou du moins une adolescente qui me connait et qui, si j'en crois ses paroles, a besoin de mon aide. Avec ses mots d'enfant, elle le dit : "je me suis grave perdue, ces derniers mois". Mon coeur sursaute lorsqu'elle avoue avoir été renvoyée. D'autres élèves ont été renvoyés ! Je ne l'ai pas su... Comment aurais-je pu, en même temps ?
La voix s'éteint sans que je n'ai pu mettre de nom dessus. Je me laisse tomber en arrière, le regard sur le plafond. Zikomo grimpe sur ma poitrine, me lance un petit « attention ! » et saute d'un bond sur mon front. Là, il s'assied et penche la tête pour plonger ses yeux dorés dans les miens. Je glousse, parce que sa queue me chatouille l'oreille, mais je ne le fais pas partir.
« T'as une idée de qui ça peut bien être, toi ?
— Non, répond Zikomo, même si la voix m'est familière.
— À moi aussi, avoué-je d'une voix songeuse.
— Poudlard, affirme alors mon ami bleu. Nous l'avons connue tous les deux, ça ne peut être que Poudlard.
— Oui, et puis elle a l'air jeune.
— C'est vrai. Cette personne a besoin de toi. Son hibou est encore là, tu pourrais lui répondre sans attendre.
— Pfeu ! ricané-je en haussant les sourcils. Je la connais pas, pourquoi je l'aiderai ! Je n'ai rien à lui offrir. »
Déjà que je ne sais pas m'aider moi-même. Et puis j'y gagne quoi, dans l'histoire ? Cette fille n'a qu'à se débrouiller toute seule au lien d'aller quémander de l'aide d'une personne qui ne se souvient pas même de sa voix.
« Et puis elle a parlé de nos liens glaciaux, rappelé-je au Mngwi. Apparemment on ne s'aimait pas beaucoup. Ça ne m'aide pas beaucoup, il y a beaucoup de personnes que je ne supporte pas.
— Oui, confirme Zikomo d'une voix moqueuse.
— Roh, ça va, lui lancé-je avec un regard d'avertissement qui fait frémir d'amusement ses moustaches.
— Qui que ce soit, poursuit-il, elle t'a demandé de l'aide sans détour. Ça mérite peut-être d'y porter une certaine attention. Et puis, ça pourrait te faire du bien.
— Pourquoi tu dis ça ? » répliqué-je d'une voix colérique.
Il ne répond pas, mais il n'a pas besoin de le faire. Je sais de quoi il parle, tout comme je sais qu'il a raison, dans le fond, même si c'est hors de question que je l'avoue. Ce n'est pas le fait de l'aider qui me ferait un quelconque bien, mais juste d'avoir quelque chose à faire, n'importe quoi. N'importe quoi pour me sortir de cette chambre. Je camoufle mes pensées derrière d'autres moins honteuses ; je n'arrive pas à m'habituer à ce vide qui grandit en moi, pas encore, il me fait flipper.
Dans un geste brusque, je replace la pastille dans son sachet et balance le tout sur mon bureau. Je me retourne, dos à Zikomo qui a sauté sur le côté du matelas et je marmonne d'une voix forcée :
« Peu importe, tout ça. »
*
Le soir même
Je suis en train de me brosser les dents lorsque je me rappelle brusquement de son identité. Mon reflet me renvoie un regard fatigué, avec des cernes profonds qui s'étirent sous mes yeux. Ma peau semble encore plus pale dans la faible lumière de la salle de bains. Je me penche sur l'évier pour éviter de me voir. Quand je recrache le dentifrice dans le lavabo, un gémissement choqué sort de ma bouche.
« Willis ! » m'exclamé-je, les lèvres encore barbouillées de mousse blanche.
J'ouvre brutalement la porte de salle de bains.
« Eh ! s'étonne Narym qui passe à ce moment-là dans le couloir et qui s'est aplati contre le mur d'en face pour éviter la porte. Qu'est-ce qu'il se passe ? Euh... »
Il détourne les yeux quand il remarque que j'ai les jambes nues et que je ne suis habillée que d'un haut de pyjama et d'une culotte. Mais je me fiche de mon accoutrement et encore plus de ma semi-nudité, alors j'ouvre plus grand la porte et me précipite dans le couloir en le poussant légèrement du bras.
« Pas l'temps ! » lui lancé-je par dessus mon épaule avant de m'engouffrer dans ma chambre en claquant la porte derrière moi.
Zikomo est en train de s'étirer sur le rebord de la fenêtre. Je sais qu'il attendait mon retour de la douche pour s'en aller explorer la nuit et chasser de tout son saoul quelques petits rongeurs. Il se redresse, le regard interrogateur.
« Willis ! m'exclamé-je pour la seconde fois dans un souffle. Willis, la voix, la pastille. C'était sa voix à elle !
— Maintenant que tu le dis..., réfléchit Zikomo. Oui, c'est peut-être elle ! »
Éberluée, je me laisse tomber sur le matelas, les épaules tombantes.
« Élisabeth Willis..., » murmuré-je.
Je laisse passer quelques secondes, essayant de comprendre pourquoi elle me demandé son aide à moi. Cette gosse avec laquelle je me suis disputée il y a un an ou deux, qui m'a parlé comme si elle avait tous les droits sur moi, qui est d'une sauvagerie incompréhensible et, surtout, qui m'a avoué alors même que je me fichais de sa vie qu'elle souffrait d'une maladie... Elle s'est donc faite renvoyer ? Et que croit-elle, qu'en tant qu'ex-renvoyée, je vais pouvoir la conseiller, la soutenir ? Non, songé-je, perdue, elle n'a pas fait référence à ça.
Je m'étire de tout mon long pour attraper le petit paquet dans lequel elle a mis la pastille. J'écoute de nouveau le message, puis une nouvelle fois. J'essaie de lire à travers les mots.
« Ça veut dire quoi "être moi" ? demandé-je à Zikomo.
— Je pense qu'elle parle du fait de sembler forte, d'assumer tes envies ? » suggère-t-il après avoir réfléchi un moment.
Je fais la moue. Je n'ai pas l'impression d'être quelqu'un comme ça. Ou du moins, je n'en ai plus l'impression. Allongée sur le lit, je me perds dans mes pensées, je me remémore ma vieille discussion avec Willis, je songe à sa colère, à son incapacité d'accepter ce que je lui disais. Quel intérêt de l'aider ? Et puis de toute façon, je n'ai rien à lui apporter. Je ressasse ces pensées sous des formes différentes, jusqu'au moment où, sur une impulsion venue de je ne sais où, je me lève pour aller m'installer à mon bureau. J'extirpe une feuille de parchemin du tiroir, une plume, de l'encre, et me mets à rédiger une réponse succincte qui n'est que le reflet exact de ce que je pense de toute cette histoire.
J'appose le point un peu violemment, acquiesce d'un air satisfait puis je repars me peloter sous la couette.Willis,
Est-ce que je t'ai déjà donné l'impression, par le passé, que j'avais la moindre envie d'aider qui que ce soit ? Et puis la moindre des choses quand on envoi un appel à l'aide, c'est de signer son courrier, d'une part, mais également de préciser sa demande : quelle est l'aide dont tu as besoin exactement ? Que puis-je t'apporter ? Ce ne sont que des questions rhétoriques. Je ne peux que déplorer ton renvoi, mais je te suggère de trouver l'aide dont tu as besoin dans tes propres capacités. Je ne peux rien pour toi.
*
Plusieurs jours plus tard
Je lis pour la dixième fois le courrier que j'ai rédigé quelques jours plus tôt et que je ne me suis toujours pas décidé à envoyer. Ce n'est pas l'envie qui m'en manque, je n'aurais aucun scrupule à le faire, à lui dire ces choses que je pense. Mais je ne peux m'empêcher de me souvenir de ce que Zikomo m'a dit, le jour où j'ai reçu son courrier. À ce qu'il a sous-entendu.
J'ai le cœur qui renâcle lorsque je sors une nouvelle feuille de parchemin et mes sourcils se froncent au moment où je plonge la pointe de ma plume dans le pot d'encre noir. D'une écrite lente, concise, les lettres parfaitement formées, j'écris quelques mots avant de rouler le parchemin et de nouer le tout avec un morceau de ficelle. Quand elle recevra le courrier, le mois touchera à sa fin. Je ne sais pas ce que j'attends de sa réponse, d'ailleurs je ne suis même pas sûre d'attendre quoi que ce soit. Mais au fond de moi, tout au fond, je crois que j'ai l'espoir qu'à l'image des villes moldues qui ne m'intéressent guère ou de mon projet de construction qui ne peut nourrir mon intelligence, que cette fille occupera un peu de mon temps, ou au moins une partie de mon esprit sans cesse déchiré par des questions sur l'avenir et des fantômes du passé qui me torturent.
En attendant, je me persuade que ce n'est que ma curiosité qui parle. Ma curiosité qui me pousse à me demander pourquoi une fille qui ne me supporte pas cherche de l'aide auprès de moi. Et peut-être y a-t-il autre chose également, un espoir que je ne m'avoue pas. L'espoir qu'elle ait réellement besoin de moi. De moi. Mais puisque les gens ne peuvent que me décevoir, je ne m'attends à rien, persuadée que sa réponse ne m'apportera rien du tout et que cette histoire ne me mènera nulle part.
*
C'est bien le dernier courrier qui a été envoyé et non pas le premier ! Et oui, Aelle garde la pastille et répond par courrier écrit ahah.Quelle aide exactement crois-tu que je pourrais t'apporter ?
AB
- Votre PJ est présent ? oui
- Nom et prénom du PNJ (+ lien avec votre PJ) : Zikomo, compagnon Mngwi, actif
Narym, frère d'aelle, prétexte
- Lien vers la fiche du PNJ
- Intérêt de ce RP pour votre PJ : ntérêt de montrer comment aelle vit le fait de ne pas vivre seule, donc que quelqu'un d'autre soit témoin des événements qu'elle traverse. Montrer comment aelle réagit aux questions qu'on lui pose. En l'occurrence elle y réagit mal puisque malgré la curiosité de son frère elle l'ignore et répond pas à sa question. Pour Zikomo même chose, avoir un échange, c'est rendre ses pensées plus claires. Ici, ça me permet de développer ses pensées et comment elle réagit au hibou qu'elle a reçu.
Dernière modification par Aelle Bristyle le 27 avr. 2025, 12:42, modifié 1 fois.
Eloignement provoqué
25 octobre 2049
Aux environs de midi
Encore une journée ennuyante, pensait Redose. Il ne devrait lui rester plus qu'un mois et quelques jours maintenant. Il n'appréciait pas être enfermé et pourtant cette fois il en ressentait le besoin. Il avait dit à son ami, Kevin, qu'il jouerait sur son ordinateur, seulement lorsqu'il s'en approche de trop près, l'appareil cesse de fonctionner correctement, il ne peut donc même pas regarder de film.
Pour son plus grand bien a-t-il finit par penser après avoir constater le fabuleux des films d'animation moldu du côté de son ami. Il lui avait par ailleurs trouvé la plus logique, cohérente et belle excuse à son rejet des appareils, "la technophobie". Si Redose ne comprenait pas tout à fait l'ampleur de ce mot, il comprenait à peu près le sens et surtout, il comprenait que ça lui permettrait de répondre aux moldus indiscrets si par le plus grand des malheurs il en croisait.
L'enfant passait donc ses journées à travailler, enfin, quand Kevin n'est pas chez lui et quand sa mère n'y est pas non plus. En définitive la majorité du temps, de 8h à 20h il est seul. Il peut donc travailler et réviser de 8h à 20h, enfin, si on supprime les petites pauses qu'il prend pour se reposer les yeux et l'esprit, quand il va aux toilettes, quand il fait le ménage ou à manger, etc., en définitive, il fait de son mieux pour s'ocuper l'esprit. Ne mangeant et ne s'ocupant de lui que lorsque son ami est à la maison, mangeant à 20h et à 7h.
La routine était maintenant bien rôdée, et Redose était persuadé que, si il lui manquait la pratique, on ne pourrait rivaliser avec lui sur l'aspect théorique de ses études. Il pourrait même prendre de l'avance, si seulement il garde le rythme jusqu'à la fin de son de son exclusion. Et justement, il était disposé à garder le rythme. Redose adore travailler, plus que de l'amour, c'est un besoin que de s'occuper la tête avec toutes les informations qu'il peut lire et relire, ou tout les exercices qu'il peut faire et refaire.
Le sortant de sa routine, un hibou dont le plumage était sensiblement similaire, pour ne pas dire identique, à celui de sa camarade Élisabeth. Il avait du mal à croire que ça vienne de Élisabeth, après tout, pourquoi maintenant ? Pourquoi pas au tout début ? Il se demanda instinctivement si elle avait besoin de lui, ou de son aide. Ça l'aurait étonner certes... Mais il ne voyait pas d'autres raisons.
Il ouvrait alors la lettre quadrangulaire pour y fit tombé une pastille sur le bureau de son ami. Il se demandait bien pourquoi elle lui enverrait ça, si ça avait été un bonbon elle en aurait envoyé plus et suivi d'une lettre, peut-être est-ce un piège ? Il ressentait bien qu'il s'agissait d'un objet magique, instinctivement et très faiblement il le ressentait, mais il ne pouvait pas se permettre de le prendre en main, même si elle ne lui inspirait rien de mal, il se pourrait que ce ne soit pas un objet innocent.
Redose avait toujours été méfiant, il s'agissait potentiellement du hibou de sa camarade Élisabeth, comme il pourrait s'agir d'un autre hibou, ou comme il pourrait s'agir du hibou de sa camarade missionné par un autre sorcier. Redose ne serait d'ordinaire pas si réticent, mais il n'est pas chez lui et il a une responsabilité tacite de ne pas laissé de trace, quelle qu'elle soit.
En l'examinant un minimum, il voyait une rune, il toucha d'abord la pastille avec un crayon cassé et rien ne se passait. Il se saisit alors de sa plus fidèle et proche amie, Crenguţa, et toucha du bout de sa baguette la pastille.
Là enfin, du son ressortait. Il écouta attentivement le message laissa par sa camarade, et se saisit de la pastille avant qu'il ne finisse. Lorsqu'enfin elle eu finit son discours, il se mit à parler et apposa à nouveau le bout de sa baguette sur la pastille.
- Je vois, et bien désolé Élisabeth. Mais je m'en fous. T'entends ?
Il avait parlé en même temps que le message, mais il n'avait pas eu l'envie de se taire ou d'enlever le bout de sa baguette. Il était assez fatiguée aujourd'hui, c'était lundi et Kevin, le week-end, s'amuse à regarder des films jusqu'à pas d'heure. Redose le suit bien évidemment.
Il souffla alors, et se dit à lui-même.
- Ah, oui non, mais ça fait sens ouai. J'suis pas censé répondre.
"Désolé Élisabeth, mais je m'en fous total." pensa t-il avant de lâcher la pastille dans sa gueule grande ouverte. Il ne s'en méfiait plus, à vrai dire, la méfiance est souvent un jeu d'esprit avec lui.
Quoiqu'il en soit, il n'avait ni l'envie, ni l'intention et encore moins le temps de penser à autre chose qu'à son travail. Élisabeth avait beau être touchante avec ce message, Redose n'en relèverait rien. Son esprit lorsqu'il travaille était en paix, calme, et ce n'était clairement pas le moment pour commencer à le faire s'embraser de "si", de "pourquoi" ou encore de "peut-être".
Il se saisit d'une de ses plumes et d'un bout de manuscrit et y écrivit quelques mots des plus rustiques.
- Rentre bien bout de chou, prends soin de toi et ta propriétaire d'accord. Lui dit-il, avant de déposer un baiser sur son bec et de le laisser partir.
- À la revoyure, Élisabeth Lily Wilis.
5 ème année RP - Disponible
Renvoyé définitivement de Poudlard
Si on a un rp à commencer, relancez moi parce que j'oublie haha
Aux environs de midi
Encore une journée ennuyante, pensait Redose. Il ne devrait lui rester plus qu'un mois et quelques jours maintenant. Il n'appréciait pas être enfermé et pourtant cette fois il en ressentait le besoin. Il avait dit à son ami, Kevin, qu'il jouerait sur son ordinateur, seulement lorsqu'il s'en approche de trop près, l'appareil cesse de fonctionner correctement, il ne peut donc même pas regarder de film.
Pour son plus grand bien a-t-il finit par penser après avoir constater le fabuleux des films d'animation moldu du côté de son ami. Il lui avait par ailleurs trouvé la plus logique, cohérente et belle excuse à son rejet des appareils, "la technophobie". Si Redose ne comprenait pas tout à fait l'ampleur de ce mot, il comprenait à peu près le sens et surtout, il comprenait que ça lui permettrait de répondre aux moldus indiscrets si par le plus grand des malheurs il en croisait.
L'enfant passait donc ses journées à travailler, enfin, quand Kevin n'est pas chez lui et quand sa mère n'y est pas non plus. En définitive la majorité du temps, de 8h à 20h il est seul. Il peut donc travailler et réviser de 8h à 20h, enfin, si on supprime les petites pauses qu'il prend pour se reposer les yeux et l'esprit, quand il va aux toilettes, quand il fait le ménage ou à manger, etc., en définitive, il fait de son mieux pour s'ocuper l'esprit. Ne mangeant et ne s'ocupant de lui que lorsque son ami est à la maison, mangeant à 20h et à 7h.
La routine était maintenant bien rôdée, et Redose était persuadé que, si il lui manquait la pratique, on ne pourrait rivaliser avec lui sur l'aspect théorique de ses études. Il pourrait même prendre de l'avance, si seulement il garde le rythme jusqu'à la fin de son de son exclusion. Et justement, il était disposé à garder le rythme. Redose adore travailler, plus que de l'amour, c'est un besoin que de s'occuper la tête avec toutes les informations qu'il peut lire et relire, ou tout les exercices qu'il peut faire et refaire.
Le sortant de sa routine, un hibou dont le plumage était sensiblement similaire, pour ne pas dire identique, à celui de sa camarade Élisabeth. Il avait du mal à croire que ça vienne de Élisabeth, après tout, pourquoi maintenant ? Pourquoi pas au tout début ? Il se demanda instinctivement si elle avait besoin de lui, ou de son aide. Ça l'aurait étonner certes... Mais il ne voyait pas d'autres raisons.
Il ouvrait alors la lettre quadrangulaire pour y fit tombé une pastille sur le bureau de son ami. Il se demandait bien pourquoi elle lui enverrait ça, si ça avait été un bonbon elle en aurait envoyé plus et suivi d'une lettre, peut-être est-ce un piège ? Il ressentait bien qu'il s'agissait d'un objet magique, instinctivement et très faiblement il le ressentait, mais il ne pouvait pas se permettre de le prendre en main, même si elle ne lui inspirait rien de mal, il se pourrait que ce ne soit pas un objet innocent.
Redose avait toujours été méfiant, il s'agissait potentiellement du hibou de sa camarade Élisabeth, comme il pourrait s'agir d'un autre hibou, ou comme il pourrait s'agir du hibou de sa camarade missionné par un autre sorcier. Redose ne serait d'ordinaire pas si réticent, mais il n'est pas chez lui et il a une responsabilité tacite de ne pas laissé de trace, quelle qu'elle soit.
En l'examinant un minimum, il voyait une rune, il toucha d'abord la pastille avec un crayon cassé et rien ne se passait. Il se saisit alors de sa plus fidèle et proche amie, Crenguţa, et toucha du bout de sa baguette la pastille.
Là enfin, du son ressortait. Il écouta attentivement le message laissa par sa camarade, et se saisit de la pastille avant qu'il ne finisse. Lorsqu'enfin elle eu finit son discours, il se mit à parler et apposa à nouveau le bout de sa baguette sur la pastille.
- Je vois, et bien désolé Élisabeth. Mais je m'en fous. T'entends ?
Il avait parlé en même temps que le message, mais il n'avait pas eu l'envie de se taire ou d'enlever le bout de sa baguette. Il était assez fatiguée aujourd'hui, c'était lundi et Kevin, le week-end, s'amuse à regarder des films jusqu'à pas d'heure. Redose le suit bien évidemment.
Il souffla alors, et se dit à lui-même.
- Ah, oui non, mais ça fait sens ouai. J'suis pas censé répondre.
"Désolé Élisabeth, mais je m'en fous total." pensa t-il avant de lâcher la pastille dans sa gueule grande ouverte. Il ne s'en méfiait plus, à vrai dire, la méfiance est souvent un jeu d'esprit avec lui.
Quoiqu'il en soit, il n'avait ni l'envie, ni l'intention et encore moins le temps de penser à autre chose qu'à son travail. Élisabeth avait beau être touchante avec ce message, Redose n'en relèverait rien. Son esprit lorsqu'il travaille était en paix, calme, et ce n'était clairement pas le moment pour commencer à le faire s'embraser de "si", de "pourquoi" ou encore de "peut-être".
Il se saisit d'une de ses plumes et d'un bout de manuscrit et y écrivit quelques mots des plus rustiques.
Il plaça ses mots dans l'enveloppe contenant la pastille qu'il rendit à maître hibou sur le rebord de la fenêtre perché. Redose lui offrait quelques caresses et doux mots.Je ne vois pas l'intérêt d'envoyer un objet magique plutôt qu'une lettre. S'il te plaît, ne m'en envoie plus. Je réside actuellement chez des moldus et j'ai réussi à trouver des excuses pour rester ici, j'ai une couverture et je ne souhaite en aucun cas, aucun, la griller. Je ne risquerais donc rien pour quelques mots, désolé. Si tu veux me dire quelque chose, alors dis-le moi quand on se reverra si tes sentiments demeurent inchangés.
Redose.M
- Rentre bien bout de chou, prends soin de toi et ta propriétaire d'accord. Lui dit-il, avant de déposer un baiser sur son bec et de le laisser partir.
- À la revoyure, Élisabeth Lily Wilis.
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Renvoyé définitivement de Poudlard
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Eloignement provoqué
7 septembre 2049
Lorsque j'avais entendu le renvoi d'Élisabeth, je n'avais pas mis longtemps à me décider de lui proposer mon aide. De toutes les personnes qui avaient été sanctionnée, c'était probablement elle que je connaissais le mieux. Je n'avais pas particulièrement été en colère lorsque j'avais appris la nouvelle, plutôt déçue. Mes mises en garde en séances n'avaient pas été suffisante, les séances complètes n'avaient pas réussi à empêcher ce qui ne pouvait qu'arriver au vu de son attitude. J'étais déçue.
Maintenant nous en étions là. Chez elle. Dans la situation que j'avais espéré éviter. J'ai pris mon temps, le temps de la rassurer, le temps de l'écouter... De faire mon maximum pour la tirer de ses pensées négatives qui l'a hantaient depuis le début de son renvoi. Je faisais mon possible, cela n'était sûrement pas parfait, mais en quittant la pièce après une heure a discuter, j'en ressortais vidée d'énergie. Cela avait été épuisant de plusieurs manières possibles. Émotionnellement déjà il était difficile de la voir comme ça. C'était la première fois que je la voyais aussi triste et dépassée alors forcément, j'avais le sentiment d'avoir échouée, et j'étais profondément touchée de la voir comme ça. Ensuite car Élisabeth avait également décidé de ne pas m'aider particulièrement cette séance, ce qui ne m'avait définitivement pas aidé. Finalement, quitter la pièce avait eu une forme de délivrance pour moi, mais aussi car je savais que la quitter lui permettrait de réfléchir sur ce qu'il venait de se passer et que cela lui permettrait d'avancer plus que si j'étais restée encore plusieurs heures.
16 octobre 2049, fin de journée
Cela faisait plusieurs jours que j'avais reçu les pastilles d'Élisabeth, et c'était uniquement par manque de temps que je ne lui avais pas encore répondu. Pas facile de jongler entre tout ces derniers temps. Dans tous les cas, son message m'avait fait plaisir, mais a un point qu'elle n'imaginait probablement pas. Ces derniers temps j'avais eu l'impression qu'on avançait. Qu'on avançait vraiment. Pas comme lors de nos séances en fin d'année dernière avec de fausses promesses. Cette fois-ci elle avait comprit, je l'avais senti lors des dernières séances et son mot ne faisais que le confirmer. Ravie, je prenais ma plume pour lui répondre.
Une fois satisfaite de mon message, je le lisais une dernière fois et partais à la volière afin de trouver un hibou pour l'envoyer. J'en attendais encore beaucoup de sa part, mais je ne pouvais pas nier ses progrès.Bonjour Élisabeth,
Je souhaitais que tu saches que ton message m'a fait particulièrement plaisir. Je suis ravie de voir ton évolution depuis le début de ton renvoi, tu essaies et je vois tous les efforts que tu fournis pour essayer de te rattraper. Ce n'est pas une tâche facile alors je ne peux que te conseiller de continuer et de ne pas abandonner. Tu peux toujours compter sur moi. Mais sache que j'ai toujours pensé que les actions valaient mieux que milles mots alors... Je compte sur toi pour prendre conscience des conséquences de tes choix en retour.
Bonne journée et à mardi,
Mia Vermillon
@Élisabeth Willis, n'hésite pas à me dire si quelque chose ne te conviens pas
Psychomage à la Nouvelle Sainte Mangouste depuis fin juillet 2050.
Don't Worry, Be Happy
Eloignement provoqué
14 octobre 2049 ,
( @Sarah Priddy, @Lukas Sharp, @Lucia Varalta )
( @Sarah Priddy, @Lukas Sharp, @Lucia Varalta )
Depuis le départ de Nightingale, deux jours plus tôt, Éli n'arrivait plus à penser à autre chose qu'à ces pastilles remplis de messages d'excuses. Cette attente de retours était si stressante pour la jeune fille bloquée ici, que même si elle s'était préparé à ce que tous n'y répondent pas, la tentation de céder à ses pensées négatives était, à certaines heures, beaucoup trop forte pour y résister. Condamnée à tourner, et à tourner, encore dans son esprit tout un tas de scénarios de rejets, chaque petit bruit côté fenêtre la faisait sursauter. Espérant y voir se poser son hibou, son cœur s'emballer avant d'être déçu à nouveau en constatant son absence.
Heureusement, l'arrivée de Nightly accompagné d'un autre rapace, mit fin aux boucles infernales de la Poufsouffle. Remerciant d'un miam-hibou celui qui s'envola très vite retrouver Poudlard, Eli prit quelques minutes pour caresser du bout des doigts son oiseau, espérant ainsi faire redescendre un peu la pression avant d'ouvrir son courrier.
Le tout premier message que la jeune fille ouvrit en tremblant, venait de Miss Priddy. Si l'appréhension de ce qu'elle pouvait entendre juste après n'avait pas parasité son esprit, à cet instant, Éli aurait sûrement trouvé ça dingue de posséder une pastille de Priddy, enregistrée par une sorcière du même nom. À la place, la jeune fille stressée, resta en apnée jusqu'à la fin des paroles de sa professeur, craignant jusqu'au bout d'y entendre de la déception, ou une pointe de colère encore très présente. Heureusement, elle n'y décela rien de tout ça. De la positivité, des encouragements, et de l'espoir, voilà ce que la sorcière venait de lui envoyer. Même si rien n'était gagné, et qu'elle devrait faire ses preuves en rentrant, tout en rangeant délicatement la pastille dans le tiroir de son bureau, l'énergie de ce message fit germer un léger sourire sur le visage d'Éli.
Ouvrant bien plus rapidement la seconde lettre, celle de son amie Lucia, la Poufsouffle accueillie ses mots avec une joie sans réserve. Tout son parchemin était d'une telle simplicité, qu'Eli en oublia presque le contexte qui les séparées. "Toi aussi tu me manque, j'ai hâte de te revoir." Ce message aurait pu faire partie, sans aucun problème, d'une de ces conversations que les filles partageaient par hibou pendant les vacances. L'envie de se revoir très vite et de reprendre les choses-là ou elles en étaient, de danser à nouveau, de papoter de tout et rien, de partager des moments simples... Éli n'avait envie que de retrouver ça en rentrant dans quelques semaines, et ce petit parchemin, sans y paraître, lui donna la fausse impression que cette réalité était possible. Sans s'en douter, Lucia venait d'offrir quelques minutes d'insouciance à son amie, un petit retour en arrière appréciable dans sa détention solitaire.
Forte de ces premières réponses, la Poufsouffle s'attaqua rapidement à la troisième qui venait de Lukas. Cette fois encore, l'appréhension resserra un peu son ventre avant de l'ouvrir. Elle reconnaissait tellement le garçon dans ses mots, dans cette façon détachée, et au-dessus des choses, dans sa capacité à prendre les événements sans en faire toute une histoire, même son sale caractère ressortait un peu sur le parchemin. Soulagée d'y lire que le garçon n'avait pas changé d'avis à son sujet, pour la troisième fois de la journée, un sourire monta jusqu'aux joues de la jeune fille.
Pressée de retrouver le château pour entendre ce qu'il avait à lui dire, elle s'allongea un moment sur son lit, le regard loin fixant le plafond. S'il savait ce qu'elle aurait donné pour partager le "chiant" des journées de son meilleur ami. Il lui manquait beaucoup, tout lui manquer ici. En se concentrant un peu, elle arrivait presque à percevoir les couloirs, le bruit des élèves trop pressés, la voix des professeurs en plein cours.... et tout à son imagination, Éli finit par s'endormir, un peu plus rassurée que la veille.
❦❦❦❦❦❦❦
17 octobre 2049,
( @Mia Vermillon )
( @Mia Vermillon )
Quelques jours plus tard, un nouveau pli arriva. En apercevant le nom de l'expéditrice, cette fois Éli n'eut aucune crainte. Miss Vermillon avait toujours été si bienveillante, et compréhensive avec elle, même si la jeune fille avait beaucoup tiré sur la corde ces derniers temps, même si elle avait épuisé pas mal des ressources de la psychomage, maintenant les deux sorcières travaillaient ensemble pour aller de l'avant. Éli savait que peu importe les mots que la jeune femme avait posé sur le parchemin, ils seraient réfléchis, construit, et constructifs. Et en effet, le parchemin de Miss Vermillon était aussi réconfortant, que motivant, comme si elle savait exactement comment lui faire du bien tout en la poussant à faire mieux. Heureusement, dans son exil de Poudlard, la psychomage ne l'avait pas laisser tomber, et même si les premiers temps, leurs séances n'avaient pas simple à vivre, la perspective de leurs échanges réguliers était maintenant devenu l'une des choses qui tenait la jeune fille hors de l'eau. La Poufsouffle posa la lettre sur son bureau, bien en évidence pour la relire de temps en temps lorsque ses pensées tourneraient trop fort.
❦❦❦❦❦❦❦
26 octobre 2049,
( @Redose Omniak )
( @Redose Omniak )
Ce matin-là, une nouvelle réponse venait d'arriver, et Éli ne savait pas vraiment comment se sentir après sa lecture. Perplexe, elle relut une bonne dizaine de fois les mots que le gryffon avait malgré tout, prit la peine de lui renvoyer. Elle n'avait pas mis beaucoup d'espoir dans cette réponse, elle connaissait assez Redose pour ne pas se vexer de son silence, pourtant, la petite joie qu'elle avait ressentit en constatant qu'il avait finalement perdu de son temps si précieux pour elle, s'était vite envolé en parcourant la dureté de son message.
Ok, il y avait des explications valables à ses mots tranchants, il n'avait pas tort sur tout. Dans son envie de réparer les choses, la jeune fille n'avait même pas réfléchi aux conséquences qu'aurait ses messages sur les autres. Mea-culpa.
Relisant une dernière fois le parchemin, son cœur se serra de nouveau en survolant sa dernière phrase. Qu'est-ce que tu as compris Red pour me répondre ça ? Est-ce qu'il lui laissait une porte à demi ouverte, ou est ce qu'elle supposée complètement de travers ? Oui, c'était sûrement ça, jamais le Red' Omniak qu'elle connaissait lui aurait fait passer un message si subtil. Même s'il avait signé de ce "Redose M" trop solennel qu'il en était glaçant pour elle, il n'avait sûrement pas changé à ce point en quelques semaines.
Repliant la lettre, elle fut un instant tentée de la jeter pour ne plus pouvoir la relire, mais ce geste était bien trop lourd de sens pour la jeune fille. Glissant le parchemin dans la couverture arrière de l'un de ses manuels scolaires, elle referma le tout pour ne plus l'ouvrir jusqu'à la fin de sa condamnation.
❦❦❦❦❦❦❦
5 novembre 2049,
( @Aelle Bristyle )
( @Aelle Bristyle )
Elle l'attendait avec tellement d'impatience, que lorsque les doigts d'Éli se posèrent sur le parchemin signé d'un AB, la jeune fille du prendre quelques respirations profondes pour calmer l'intensité de ses émotions en batailles. Une seule phrase. Même la forme de cette réponse était encrée du caractère de son ex camarade. La jeune femme aurait pu oublier de parapher son parchemin qu'Éli n'aurait pas mis plus que quelques secondes pour reconnaître la plume de son expéditrice. Le message était si... glacial, pourtant, il redonna à la Poufsouffle un espoir si puissant en l'avenir, qu'elle ne put que sourire en touchant de la pulpe des doigts, l'encre séchée.
Elle lui avait répondu.
Même si on ne pouvait pas vraiment qualifier ces mots de "réponse" puisqu'Aelle n'avait fait que renvoyer à son tour une question, elle offrait une main tendue qu'Éli devait réussir à saisir avec détermination. Elle n'avait jamais ressentit autant de pression en rédigeant une réponse. Est-ce que son aide serait conditionnelle aux mots qu'elle écrirait à son tour ? Est-ce que la question d'Aelle était une forme de test, pour savoir si elle était digne de recevoir son aide ? Éli savait qu'elle n'aurait aucune seconde chance, il fallait qu'elle soit convaincante, et honnête.
Sa plume légèrement levée, la main tremblante sous l'importance du moment, la jeune fille laissa tomber une goutte d'encre sur le bois du bureau.
Merci de m'avoir répondu.
Je sais que les gamines comme moi qui pètent des câbles sans raison, ça t'insupporte, je me souviens de tes mots ce jour-là, de tous sans exception, ils m'ont frappé bien plus que tu ne peux l'imaginer. Mais justement, c'est parce que je ne veux plus être cette gamine-là que je t'écris.
Tu n'as aucune raison de m'aider, mais je te le demande quand même. Quand tu étais à Poudlard, j'avais un peu peur de toi je l'avoue, mais en même temps je t'admirais. Savoir dire "non", pouvoir être toi-même peu importe l'avis des autres, être forte sans ce soucier des conséquences. Tu semblais si sur du chemin que tu voulais prendre, et comment y arriver. Brillante et redoutable, je veux l'être aussi.
On ne se connaît pas vraiment, pourtant, tu es la personne qui m'a inspirée le plus jusqu'à aujourd'hui. J'ai vraiment besoin de trouver comment survivre dans ce monde, sans trop m'écorcher. J'ai besoin de toi Aelle. Est-ce que tu m'aiderais ? C'est une question de survie.
É
❦❦❦❦❦❦❦
27 novembre 2049,
( @Diarmuid O'Belt)
( @Diarmuid O'Belt)
Les semaines s'échappaient les unes après les autres, et avec elles, l'espoir d'une réponse de sa part, pourtant ce matin là, le parchemin entre les mains de la jeune fille était bien signé du pédiatromage.
Parmi toutes les pastilles qu'elle avait envoyées, celle dont elle redoutée le plus un retour, tout en l'espérant à la fois, c'était celle de Mister O'Belt. Le délai qu'il avait mis n'était vraiment pas bon signe aux yeux d'Eli, qui déjà imaginer tout et son contraire. Aujourd'hui, les yeux posés sur l'enveloppe, entre l'espoir et le doute, ce dernier gagnait haut la main.
Si la réponse du jeune homme était cordiale, et sans aucun reproche, la jeune fille y percevait presque le ravin profond qu'elle avait douloureusement creusé entre eux. Mal à l'aise, Éli n'arrivait pas à mettre de mots sur ce qui l'a dérangé vraiment dans sa réponse. Il tentait de lui laisser un espoir, de valoriser ses légères tentatives d'amélioration avec un discours encouragement et positif, alors pourquoi, au fil de sa lecture, ce nœud désagréable de culpabilité et de regrets, enserrait-il plus encore sa poitrine ?
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Reducio
A venir...
............ 2049,
( @Constance Nelson )
( @Constance Nelson )
............ 2049,
( @Miles Libawa )
( @Miles Libawa )
❧ 5 ème année RP - 16 ans 🢣Fiche perso ☙ - bouilleur de chaudron
