Air irlandais
* Mention explicite d'intimité physique.
MARS 2050
WICKLOW MOUTAINS NATIONAL PARK
WICKLOW MOUTAINS NATIONAL PARK
Le trajet jusque là avait demandé à Maxine de traverser le parc de Poudlard puis déprendre une barque. Par la suite elle avait emprunté la cheminée des Trois Balais pour rejoindre le Magic'port de Holyhead et de là gagner Dublin sur l'île voisine. Un second portoloin l'avait menée à un endroit dissimulé à la vue des non-maj non loin du point de rendez-vous. Elle aurait bien entendu pu transplaner entre chacune de ces localisations - quoique pas la dernière puisqu'elle n'était jamais venue - mais elle avait préféré éviter. En effet, dans son sac à dos magiquement étendu se trouvait un objet assez précieux pour qu'elle ne prenne pas de risque inutile; son Balétoile.
Munie d'un plan, elle avait ensuite marché jusqu'à trouver le lieu où elle devait retrouver l'irlandais qui l'avait invitée à découvrir ce paysage irlandais. Et, alors qu'elle était encore seule, la québecoise s'imprégnait déjà de l'air du lieu, frais encore à l'approche timide du printemps, mais aussi des paysages. Aussi étrange que cela puisse paraître à certains qui la connaissaient - mal au demeurant - elle aimait bien la quiétude qui se dégageait de la campagne laissée à sa propre nature, ça l'apaisait. Et alors qu'elle marchait, rangeant habillement la carte dans une petite poche de son sac, elle se demandait si Niall serait déjà là ou bien si, sans le savoir, il lui laisserait le bonheur de s'asseoir quelque part pour l'attendre, à contempler les lieux.
La réponse lui vint rapidement, la silhouette élancée du libraire se dessinait au loin. Soit. Elle allait alors prendre son temps pour le retrouver. Ne pressant pas plus le pas que ça. Elle avait hâte bien sûr, mais il y avait ce sentiment de bienêtre à apprivoiser l'endroit et puis aussi, il fallait l'admettre, un peu du jeu de séduction qu'il y avait avec l'homme. Elle n'avait encore aucune idée de l'endroit où ce jeu là allait la mener, les mener plutôt. Ses sentiments envers lui n'étaient pas clairs. Et comme toujours, elle se laissait porter par le moment présent. Les questions viendraient plus tard.
Le brun n'était plus loin, largement à portée de voix depuis plusieurs mètres. Suffisamment proches pour que les expressions de leurs visages soient discernables. Elle ne put s'empêcher de commencer à sourire. Après tout, pourquoi le faire? La perspective de cette sortie lui plaisait et il n'y avait aucune raison que cette dernière se passe mal. La distance à combler n'était maintenant plus que de rien, moins de cinq pas, et pourtant, le temps se suspendait et son rythme cardiaque prenait une douce accélération. Imperceptiblement la châtain ralentit avant de réajuster son sac sur l'épaule et de jeter un coup d'œil aux alentours. Sans être bondé, le lieu était tout de même fréquenté d'une poignée de moldus munis de grosses chaussures faites pour la marche. Avec sa tenue sportive androgyne et ses bottes de vol, elle se fondait dans cette masse éparse sans aucun problème.
@Niall O'Barden
Modératrice - Professeur de vol depuis le 17/04/2049 - DDM de Gryffondor (du 17/04/2049 au 26/04/2050) - color=#b07d15.
Air irlandais
Les avant-bras posés sur la rampe en bois qui séparait le début des premières randonnées et le point de rencontre, Niall patientait en observant le paysage. Il reconnaissait quelques Moldus habitués des sentiers, en avait même salué quelques uns qui l’avaient reconnu à cette même tenue qu’il portait toujours dans ce lieu : pantalon noir et débardeur large et blanc. Loin de ses tenues habituelles, il se fondait dans la masse. En les observant depuis si longtemps, Niall savait presque dire à la minute près quand les premiers randonneurs arriveraient au plus haut point. Pour s’assurer que les deux sorciers à balais ne seraient repérés par personne, l’Irlandais était venu plus tôt pour vérifier qu’aucun Moldu n’y avait passé la nuit. Comme un espion en mission secrète, il avait transplané de repère en repère et n’avait repéré qu’un couple qui semblait vouloir partir dès les premières lueurs. Aucun danger donc, et à l’heure qu’il était, ils seraient déjà bien loin avant que les deux sorciers n’arrivent. Les yeux baissés sur sa montre, Niall se demandait si Maxine arriverait à l’heure, et comment serait son entrée. Serait-elle discrète ? Surprenante ou banale ?
Pivotant vers le groupe de Moldus qui débarquait, l’Irlandais ne mit pas long à reconnaître les traits de la Canadienne ; et à en juger le sourire qu’elle arborait — et auquel il répondit aussitôt — la sorcière l’avait également reconnu. Intrigué de la voir ralentir, il imita son rythme pour la rejoindre, sans abandonner son sourire, avançant à contre courant des randonneurs. Et lorsqu’il arriva enfin face à elle, imitant les salutations habituelles des Dublinois, un hochement de tête et des yeux plantés dans ceux de la Canadienne la saluèrent.
— Madame. Bienvenue à Wicklow Mountains National Park, annonça doucement l’Irlandais. Il posa alors ses deux mains sur les épaules de la sorcière et l’invita à se retourner pour qu’elle observe le paysage qui se trouvait derrière elle. Celui que tous les Moldus fuyaient pour arriver plus vite à l’autre sommet. La vue est plus jolie dans ce sens. Et c’est par là que nous allons.
Ayant retiré ses mains des épaules de Maxine, il avait engagé la marche dans le sens inverse des randonneurs pour rejoindre le coin qui leur permettrait de partir ailleurs sans être vus, un coin qui leur permettrait de prendre de l’avance sur tous ces marcheurs qui ne pouvaient compter que sur leurs pieds.
— Tu es venue comment ? Tu as encore un peu d’énergie pour transplaner ?, demanda-t-il avant de s’arrêter, prenant conscience que si elle n’en avait plus, les deux seraient obligés de marcher au milieu des Moldus pour rejoindre son balai caché dans un coin de la forêt.
Pivotant vers le groupe de Moldus qui débarquait, l’Irlandais ne mit pas long à reconnaître les traits de la Canadienne ; et à en juger le sourire qu’elle arborait — et auquel il répondit aussitôt — la sorcière l’avait également reconnu. Intrigué de la voir ralentir, il imita son rythme pour la rejoindre, sans abandonner son sourire, avançant à contre courant des randonneurs. Et lorsqu’il arriva enfin face à elle, imitant les salutations habituelles des Dublinois, un hochement de tête et des yeux plantés dans ceux de la Canadienne la saluèrent.
— Madame. Bienvenue à Wicklow Mountains National Park, annonça doucement l’Irlandais. Il posa alors ses deux mains sur les épaules de la sorcière et l’invita à se retourner pour qu’elle observe le paysage qui se trouvait derrière elle. Celui que tous les Moldus fuyaient pour arriver plus vite à l’autre sommet. La vue est plus jolie dans ce sens. Et c’est par là que nous allons.
Ayant retiré ses mains des épaules de Maxine, il avait engagé la marche dans le sens inverse des randonneurs pour rejoindre le coin qui leur permettrait de partir ailleurs sans être vus, un coin qui leur permettrait de prendre de l’avance sur tous ces marcheurs qui ne pouvaient compter que sur leurs pieds.
— Tu es venue comment ? Tu as encore un peu d’énergie pour transplaner ?, demanda-t-il avant de s’arrêter, prenant conscience que si elle n’en avait plus, les deux seraient obligés de marcher au milieu des Moldus pour rejoindre son balai caché dans un coin de la forêt.
Air irlandais
Maintenant qu'ils étaient tout proche, à parfaitement se voir, Maxine put saluer le brun. Par mimétisme, elle planta ses yeux marrons dans les gris et fit un signe discret de tête... Elle avait continué à marcher et lui venait en sens inverse, le peu qui restait à les séparer fut bien vite comblé. "Mister..." Répondit-elle en écho avant qu'il pose ses mains sur ses épaules pour l'enjoindre à se retourner et admirer une autre partie du paysage.
Elle qui avait aimé ce qu'elle voyait jusque là - oui oui, en faisant abstraction de ce que ce large débardeur laissait deviner ou imaginer ce qui pouvait se trouver au dessous - ne fut pas déçue de cet autre versant du parc national. "Bien plus jolie en effet..." Chuchota la trentenaire avant que son compagnon ne s'éloigne de quelques pas, initiant ainsi le rendez-vous. Maxine de son côté, s'accorda une minute pour laisser ses yeux passer d'ouest en est avant de lui emboiter le pas, l'allongeant au besoin pour se retrouver à ses côtés.
Leurs bras se frôlant régulièrement, Maxine n'était pour autant pas perturbée, elle saluait les non-maj' qui semblaient étonnés de les voir aller dans ce sens. Quelques uns semblèrent comprendre qu'elle était étrangère, mais elle ne leur accorda pas plus que quelques mots polis. "J'ai utilisé les portoloins du réseau de gares." Elle avait pris garde à ne pas pouvoir être entendue des autres pour prononcer le mot trop sorcier de leur conversation. "Le soucis n'est pas tant d'avoir l'énergie de transplaner," poursuivit-elle avant de lâcher le flan de la montagne du regard pour se faire croiser leurs prunelles, "mais plutôt que je ne sais pas où on va."
Et pire, elle n'était jamais venu, donc même s'il donnait un nom ou une description, elle n'en serait pas capable. Si on n'a pas visité un endroit, on ne peut pas y transplaner, principe de visualisation. Elle entendait encore cette phrase rabâchée des dizaines de fois par séances par ses instructeurs de l'époque. "A moins que les britanniques connaissent une technique inconnue des canadiens, je pense qu'il va falloir que tu m'escortes." Une pointe de malice, des yeux qui pétillaient et un rire retenu, voilà la recette de ce début de journée.
Modératrice - Professeur de vol depuis le 17/04/2049 - DDM de Gryffondor (du 17/04/2049 au 26/04/2050) - color=#b07d15.
Elle qui avait aimé ce qu'elle voyait jusque là - oui oui, en faisant abstraction de ce que ce large débardeur laissait deviner ou imaginer ce qui pouvait se trouver au dessous - ne fut pas déçue de cet autre versant du parc national. "Bien plus jolie en effet..." Chuchota la trentenaire avant que son compagnon ne s'éloigne de quelques pas, initiant ainsi le rendez-vous. Maxine de son côté, s'accorda une minute pour laisser ses yeux passer d'ouest en est avant de lui emboiter le pas, l'allongeant au besoin pour se retrouver à ses côtés.
Leurs bras se frôlant régulièrement, Maxine n'était pour autant pas perturbée, elle saluait les non-maj' qui semblaient étonnés de les voir aller dans ce sens. Quelques uns semblèrent comprendre qu'elle était étrangère, mais elle ne leur accorda pas plus que quelques mots polis. "J'ai utilisé les portoloins du réseau de gares." Elle avait pris garde à ne pas pouvoir être entendue des autres pour prononcer le mot trop sorcier de leur conversation. "Le soucis n'est pas tant d'avoir l'énergie de transplaner," poursuivit-elle avant de lâcher le flan de la montagne du regard pour se faire croiser leurs prunelles, "mais plutôt que je ne sais pas où on va."
Et pire, elle n'était jamais venu, donc même s'il donnait un nom ou une description, elle n'en serait pas capable. Si on n'a pas visité un endroit, on ne peut pas y transplaner, principe de visualisation. Elle entendait encore cette phrase rabâchée des dizaines de fois par séances par ses instructeurs de l'époque. "A moins que les britanniques connaissent une technique inconnue des canadiens, je pense qu'il va falloir que tu m'escortes." Une pointe de malice, des yeux qui pétillaient et un rire retenu, voilà la recette de ce début de journée.
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Air irlandais
Puisque c’était un paysage que Niall appréciait, entendre Maxine valider la vue qu’elle avait face à elle rendait l’Irlandais heureux. Et cela ne faisait qu’augmenter son excitation de lui faire découvrir le reste des lieux, notamment la partie à traverser à balai. Alors lorsqu’elle avait sous entendu que l’énergie ne manquait pas — et tant mieux, vu ce qui l’attendait —, il avait paru satisfait.
Les commentaires de Maxine accompagnés de malice, Niall savait les reconnaître. Que ce soit dans son regard ou dans le ton de sa voix, il savait lorsqu’elle plaçait avec finesse une remarque qui laissait une ouverture dans laquelle il pouvait à tout moment se faufiler. Il ne retint donc pas son rire et se faufila à travers les Moldus et l’ouverture de la Canadienne. Il plaça sa main sur le dos de la jeune femme pour l’inviter à se décaler vers la gauche, traversa le sentier terreux et humide du matin pour contourner le guichet en bois et se rendre invisibles de tout humain. Comme deux adolescents cachés, Niall avait placé doucement Maxine contre l’arrière de la cabane en bois, abritée sous le toit et l’avait rejointe, avant de vérifier que personne ne tentait de les imiter. Il savait bien que l’humain était de nature curieuse, mais peut-être pouvait-il compter sur le fait qu’ils avaient l’air d’un jeune couple profitant de toute occasion pour s’embrasser à l’abri des regards.
— Prêt si tu l’es, glissa-t-il en lui tendant sa main entre les deux corps déjà bien proches.
Et lorsqu’elle y déposa sa main, il profita un instant de lui adresser ce même sourire qu’elle avait pu lui envoyer parfois au bal, et dans un crac sonore bien connu des sorciers, Niall visualisa sa prochaine destination : la forêt.
Sur une étendue qui en aurait désespéré plus d’un, les deux se retrouvaient désormais au beau milieu des frênes, avec pour seul bruit celui des oiseaux qui les entouraient. Niall sortit alors sa baguette pour faire descendre son sac qu’il avait fait léviter et placer en haut de l’arbre, et récupérer son balai, ainsi qu’une veste pour le couvrir lorsqu’ils survoleraient le lac.
Une fois la veste enfilée, il exposa son plan. Du moins une première partie.
— Je n’aime pas tellement voler avec quelque chose sur le dos, alors je laisse mon sac ici. Et honnêtement, les Moldus viennent rarement jusqu’ici. Encore moins pour lever la tête et récupérer mes affaires.
Le pied sur la barre de son Friselune, il avait hâte de découvrir le balai de Maxine. La curiosité le forçait à tenter de deviner, mais il savait l’exercice impossible, alors il tentait de se montrer patient.
— L’idée, c’est de monter le plus haut, longer la forêt et les vallées, et finir vers le lac. Est-ce que ce plan convient à la professeure de vol ?, demanda-t-il en reprenant son sourire.
Et alors qu’il attendait sa validation, son regard se posait enfin sur la tenue de la Canadienne, sur son corps qu’il devinait musclé et sur ses capacités à tenir la cadence.
Les commentaires de Maxine accompagnés de malice, Niall savait les reconnaître. Que ce soit dans son regard ou dans le ton de sa voix, il savait lorsqu’elle plaçait avec finesse une remarque qui laissait une ouverture dans laquelle il pouvait à tout moment se faufiler. Il ne retint donc pas son rire et se faufila à travers les Moldus et l’ouverture de la Canadienne. Il plaça sa main sur le dos de la jeune femme pour l’inviter à se décaler vers la gauche, traversa le sentier terreux et humide du matin pour contourner le guichet en bois et se rendre invisibles de tout humain. Comme deux adolescents cachés, Niall avait placé doucement Maxine contre l’arrière de la cabane en bois, abritée sous le toit et l’avait rejointe, avant de vérifier que personne ne tentait de les imiter. Il savait bien que l’humain était de nature curieuse, mais peut-être pouvait-il compter sur le fait qu’ils avaient l’air d’un jeune couple profitant de toute occasion pour s’embrasser à l’abri des regards.
— Prêt si tu l’es, glissa-t-il en lui tendant sa main entre les deux corps déjà bien proches.
Et lorsqu’elle y déposa sa main, il profita un instant de lui adresser ce même sourire qu’elle avait pu lui envoyer parfois au bal, et dans un crac sonore bien connu des sorciers, Niall visualisa sa prochaine destination : la forêt.
Sur une étendue qui en aurait désespéré plus d’un, les deux se retrouvaient désormais au beau milieu des frênes, avec pour seul bruit celui des oiseaux qui les entouraient. Niall sortit alors sa baguette pour faire descendre son sac qu’il avait fait léviter et placer en haut de l’arbre, et récupérer son balai, ainsi qu’une veste pour le couvrir lorsqu’ils survoleraient le lac.
Une fois la veste enfilée, il exposa son plan. Du moins une première partie.
— Je n’aime pas tellement voler avec quelque chose sur le dos, alors je laisse mon sac ici. Et honnêtement, les Moldus viennent rarement jusqu’ici. Encore moins pour lever la tête et récupérer mes affaires.
Le pied sur la barre de son Friselune, il avait hâte de découvrir le balai de Maxine. La curiosité le forçait à tenter de deviner, mais il savait l’exercice impossible, alors il tentait de se montrer patient.
— L’idée, c’est de monter le plus haut, longer la forêt et les vallées, et finir vers le lac. Est-ce que ce plan convient à la professeure de vol ?, demanda-t-il en reprenant son sourire.
Et alors qu’il attendait sa validation, son regard se posait enfin sur la tenue de la Canadienne, sur son corps qu’il devinait musclé et sur ses capacités à tenir la cadence.
Air irlandais
Les choses étaient faciles avec Niall, faciles et rapides. Et comme souvent, Maxine se laissait aller au fil de l'eau, marchant à ses côtés avec souplesse au même titre qu'elle n'hésitait pas à se montrer taquine ou malicieuse, honnête mais pas brusque non plus... Elle était juste elle, sans se poser de question. C'était le cas avec tout le monde, mais ce n'était pas forcément évident avec tout à chacun.
Aussi, elle n'opposa aucune résistance lorsqu'il plaça sa main dans le creux de son dos, continuant tout simplement de suivre le mouvement imprimé, laissant ses pieds fouler la terre pour qu'ils contournent le petit cabanon et deviennent invisibles aux yeux inavertis. Et puis ils étaient devenus proches, aussi proche que lors de leur dernière danse lors du bal, sauf que là, elle avait le dos qui se plaquait doucement contre une surface de bois. Elle chercha ses yeux et il proposa sa main. "Prête." Glissa-t-elle en même temps que ses doigts au milieu de la paume de l'irlandais.
La suite fut un tourbillon qui la prit au plus profond d'elle même. Elle ferma les yeux, elle le faisait toujours dans ces moments là, même seule. Elle ne les rouvrit que lorsqu'elle sentit le sol être stable sous ses pieds et les oiseaux produire une douce mélodie de fond. La québécoise observa les alentours par réflexe et écouta les explications de son compagnon, hochant la tête pour marquer sa compréhension. "Je voyage léger, je n'ai pris que mon balais." Et deux trois autres choses mais c'était glissé au fond de ses poches et ne devait servir qu'en cas de nécessité. Quelque part, elle espérait ne pas en avoir besoin, mais elle avait déjà fait des randonnées aériennes, il y avait des indispensables à avoir, même pour quelques heures.
Aussi, la châtain sortit son balétoile, un balai mythique outre Atlantique, ainsi que deux accessoires qu'elle affectionnait pour voler en altitude; un tour de cou fin mais qui coupait le vent qui fouettait parfois durement le visage, et des lunettes de vol qui la protégeraient du soleil. Le balai fut calé contre une épaule, l'extrémité du manche posant au sol, et les accessoires enfilés prestement avant que le sac ne lévite mollement pour se nicher contre celui de Niall, bien à l'abri dans leur arbre. Et puis elle sourit. "Voler et découvrir des paysages..." Elle fit mine de réfléchir, arborant une moue faussement introspective, "ça me convient parfaitement." Termina-t-elle tout en ouvrant et fermant machinalement une des poches de son pantalon couleur terre brûlée, un drôle de réflexe qu'elle tirait de son père Matthew.
- "Je vous suis cher guide," dit-elle alors qu'ils se préparaient à décoller, "du moins pour l'instant." Termina-t-elle mutine alors qu'il montait pour s'échapper à la protection des arbres. Car que serait une randonnée aérienne sans un peu de vitesse ou de jeu pour pimenter le tout?
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Aussi, elle n'opposa aucune résistance lorsqu'il plaça sa main dans le creux de son dos, continuant tout simplement de suivre le mouvement imprimé, laissant ses pieds fouler la terre pour qu'ils contournent le petit cabanon et deviennent invisibles aux yeux inavertis. Et puis ils étaient devenus proches, aussi proche que lors de leur dernière danse lors du bal, sauf que là, elle avait le dos qui se plaquait doucement contre une surface de bois. Elle chercha ses yeux et il proposa sa main. "Prête." Glissa-t-elle en même temps que ses doigts au milieu de la paume de l'irlandais.
La suite fut un tourbillon qui la prit au plus profond d'elle même. Elle ferma les yeux, elle le faisait toujours dans ces moments là, même seule. Elle ne les rouvrit que lorsqu'elle sentit le sol être stable sous ses pieds et les oiseaux produire une douce mélodie de fond. La québécoise observa les alentours par réflexe et écouta les explications de son compagnon, hochant la tête pour marquer sa compréhension. "Je voyage léger, je n'ai pris que mon balais." Et deux trois autres choses mais c'était glissé au fond de ses poches et ne devait servir qu'en cas de nécessité. Quelque part, elle espérait ne pas en avoir besoin, mais elle avait déjà fait des randonnées aériennes, il y avait des indispensables à avoir, même pour quelques heures.
Aussi, la châtain sortit son balétoile, un balai mythique outre Atlantique, ainsi que deux accessoires qu'elle affectionnait pour voler en altitude; un tour de cou fin mais qui coupait le vent qui fouettait parfois durement le visage, et des lunettes de vol qui la protégeraient du soleil. Le balai fut calé contre une épaule, l'extrémité du manche posant au sol, et les accessoires enfilés prestement avant que le sac ne lévite mollement pour se nicher contre celui de Niall, bien à l'abri dans leur arbre. Et puis elle sourit. "Voler et découvrir des paysages..." Elle fit mine de réfléchir, arborant une moue faussement introspective, "ça me convient parfaitement." Termina-t-elle tout en ouvrant et fermant machinalement une des poches de son pantalon couleur terre brûlée, un drôle de réflexe qu'elle tirait de son père Matthew.
- "Je vous suis cher guide," dit-elle alors qu'ils se préparaient à décoller, "du moins pour l'instant." Termina-t-elle mutine alors qu'il montait pour s'échapper à la protection des arbres. Car que serait une randonnée aérienne sans un peu de vitesse ou de jeu pour pimenter le tout?
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Air irlandais
À en juger l’expression qui se dessinait sur le visage de Maxine, Niall avait compris, avant même qu’elle ne le confirme, que le plan lui convenait. Il l’observa, intrigué par ce besoin d’ouvrir et sceller sa poche de pantalon et sourit tendrement sans pour autant commenter son geste. Et puis, il n’en eut pas le temps puisqu’elle lui indiqua être prête à le suivre. Un nouveau sourire amusé lorsqu’elle le vouvoya et le qualifia de guide. Tâche qu’il allait donc prendre au sérieux. En revanche, le commentaire suivant lui fit relever le sourcil droit, surpris, et Niall s’approcha d’elle.
— Pour l’instant ?, répéta-t-il avec un certain regard de défi.
Il piocha dans sa poche sa paire de lunettes, l’enfila et monta sur son balai avant de reprendre le regard de Maxine.
— Accélère quand tu veux.
Et il prit son envol à toute allure, évitant les branches du mieux qu’il put pour finalement dépasser l’ensemble des arbres et les surplomber. De sa hauteur, il pouvait apercevoir au loin le départ où les deux sorciers étaient plus tôt, et là où tous les Moldus démarraient leur randonnée. Le chemin qu’ils empruntaient serpentaient les vallons de terre que le mois de mars changeait peu à peu en une couleur verte et jaune. De là où ils étaient, leur sentier s’étendait sur plusieurs kilomètres qu’ils n’emprunteraient pas, mais de là où ils étaient, leur vue était meilleure. Tout ce que les deux sorciers à balai feraient, serait de contourner toute cette partie en partant vers la droite, survolant les kilomètres de forêt pour rejoindre la partie que les Moldus n’atteindraient pas avant au moins trois heures. Cela leur laissait donc pleinement le temps.
Virant vers la droite, Niall chercha à se mettre à la hauteur de Maxine, à ses côtés pour pouvoir observer ses réactions, et surtout mieux observer ses techniques de vol. Peut-être parce que sa curiosité de voir une entraîneuse de Quidditch le poussait à s’y intéresser. Peut-être aussi parce qu’il ne tiendrait sûrement pas aussi longtemps qu’elle, mais il ferait de son mieux. Alors il se contentait d’observer son allure, et de l’observer profiter du paysage.
Puis, arriva le premier vallon est, le premier virage serré et il envoya à nouveau ce sourire joueur qu’il avait envoyé il y a quelques minutes. Il n’avait pas besoin de la prévenir, elle l’avait sûrement vu, ce virage. Alors il s’était demandé : jusqu’à quand pouvait-elle garder son regard dans le sien avant qu’elle ne doive redresser son balai et tourner ? À l’allure où ils allaient, il savait que ce n’était pas non plus la chose la plus prudente à faire, mais l’adrénaline parlait.
— Pour l’instant ?, répéta-t-il avec un certain regard de défi.
Il piocha dans sa poche sa paire de lunettes, l’enfila et monta sur son balai avant de reprendre le regard de Maxine.
— Accélère quand tu veux.
Et il prit son envol à toute allure, évitant les branches du mieux qu’il put pour finalement dépasser l’ensemble des arbres et les surplomber. De sa hauteur, il pouvait apercevoir au loin le départ où les deux sorciers étaient plus tôt, et là où tous les Moldus démarraient leur randonnée. Le chemin qu’ils empruntaient serpentaient les vallons de terre que le mois de mars changeait peu à peu en une couleur verte et jaune. De là où ils étaient, leur sentier s’étendait sur plusieurs kilomètres qu’ils n’emprunteraient pas, mais de là où ils étaient, leur vue était meilleure. Tout ce que les deux sorciers à balai feraient, serait de contourner toute cette partie en partant vers la droite, survolant les kilomètres de forêt pour rejoindre la partie que les Moldus n’atteindraient pas avant au moins trois heures. Cela leur laissait donc pleinement le temps.
Virant vers la droite, Niall chercha à se mettre à la hauteur de Maxine, à ses côtés pour pouvoir observer ses réactions, et surtout mieux observer ses techniques de vol. Peut-être parce que sa curiosité de voir une entraîneuse de Quidditch le poussait à s’y intéresser. Peut-être aussi parce qu’il ne tiendrait sûrement pas aussi longtemps qu’elle, mais il ferait de son mieux. Alors il se contentait d’observer son allure, et de l’observer profiter du paysage.
Puis, arriva le premier vallon est, le premier virage serré et il envoya à nouveau ce sourire joueur qu’il avait envoyé il y a quelques minutes. Il n’avait pas besoin de la prévenir, elle l’avait sûrement vu, ce virage. Alors il s’était demandé : jusqu’à quand pouvait-elle garder son regard dans le sien avant qu’elle ne doive redresser son balai et tourner ? À l’allure où ils allaient, il savait que ce n’était pas non plus la chose la plus prudente à faire, mais l’adrénaline parlait.
Air irlandais
- "Hum hum. Pour l'instant." Confima-t-elle avec un regard riche d'amusement et de malice plus que de défi et d'un ton à demi songeur qui camouflait un rire. Un signe d'acquiescement vint ponctuer l'information quant à sa liberté pour mettre de la vitesse puis elle le vit s'envoler avec entrain, et la trentenaire n'eut pas de réelles difficultés à le suivre malgré son départ toutes brindilles en flamme. Elle aurait largement pu accélérer tout de suite, mais elle préféra contempler ce qui se dessinait sous ses yeux, le lac au loin, la silhouette des montagnes, les taches forestières... Elle le referait sans doute plus tard. Son compagnon du moment restait pour l'instant sagement à sa hauteur, laissant le temps à ses rétines de profiter, maniant son balai à l'aide de réflexes purs, ceux qu'un corps qui savait quoi faire grâce à ce que les sens percevaient.
Puis elle laissa son regard dériver vers le brun, puis le sol. Ils étaient au dessus d'une forêt, loin de toute forme humaine. Les moldus ne pouvaient pas les voir, même pas depuis leurs engins volants qui ne devaient pas avoir le droit de se trouver dans le ciel d'une zone protégée. La direction à prendre formait un virage qui allait demander un peu de technique, enfin, tout dépendant de l'allure bien entendu. Elle revint vers Niall et capta son regard à l'éclat aussi joueur que son sourire. Il voulait jouer? Elle afficha une mimique similaire et lança une dernière œillade à la direction qu'ils devaient prendre. Très bien.
L'avantage des balais de course, c'était qu'ils répondaient extrêmement vite aux sollicitations du corps. Et celui de s'être longuement entraîner à son poste de prédilection était d'avoir d'excellent réflexe concernant les trajectoire. Elle savait donc quoi faire selon la vitesse qu'elle allait choisir. Oui, même en gardant ses yeux rivés dans ceux du libraire. Elle accéléra pour tenir sa vitesse à lui, elle pouvait aller bien plus vite mais ça... elle verrait plus tard, peut-être avec un passager si cela le tentait. En attendant, ils étaient proches, pas coude contre coude, pas à cette vitesse, mais pas loin. Et peu avant le virage, juste ce qu'il fallait pour freiner sans à-coup et amorcer la courbe serrée, elle dévissa ses yeux de lui pour jauger l'espace et manœuvrer correctement son balai... Et peut-être qu'elle accélérerait en sortie de courbe pour prendre de l'avance, et pas qu'un peu, puis faire une demi-tour sec et le voir arriver. Non pas peut-être. C'était certain.
Elle le vit s'approcher et grossir à mesure que la distance qu'elle avait mise entre eux pour profiter de la sensation grisante s'amenuisait. Elle avait une posture détendue, ses pieds sur les cale-pieds, redressée, les mains mollement posées sur ses cuisses, sourire aux lèvres, prête à parler autant qu'à faire demi-tour à nouveau pour reprendre le jeu du chat et de la souris.
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Puis elle laissa son regard dériver vers le brun, puis le sol. Ils étaient au dessus d'une forêt, loin de toute forme humaine. Les moldus ne pouvaient pas les voir, même pas depuis leurs engins volants qui ne devaient pas avoir le droit de se trouver dans le ciel d'une zone protégée. La direction à prendre formait un virage qui allait demander un peu de technique, enfin, tout dépendant de l'allure bien entendu. Elle revint vers Niall et capta son regard à l'éclat aussi joueur que son sourire. Il voulait jouer? Elle afficha une mimique similaire et lança une dernière œillade à la direction qu'ils devaient prendre. Très bien.
L'avantage des balais de course, c'était qu'ils répondaient extrêmement vite aux sollicitations du corps. Et celui de s'être longuement entraîner à son poste de prédilection était d'avoir d'excellent réflexe concernant les trajectoire. Elle savait donc quoi faire selon la vitesse qu'elle allait choisir. Oui, même en gardant ses yeux rivés dans ceux du libraire. Elle accéléra pour tenir sa vitesse à lui, elle pouvait aller bien plus vite mais ça... elle verrait plus tard, peut-être avec un passager si cela le tentait. En attendant, ils étaient proches, pas coude contre coude, pas à cette vitesse, mais pas loin. Et peu avant le virage, juste ce qu'il fallait pour freiner sans à-coup et amorcer la courbe serrée, elle dévissa ses yeux de lui pour jauger l'espace et manœuvrer correctement son balai... Et peut-être qu'elle accélérerait en sortie de courbe pour prendre de l'avance, et pas qu'un peu, puis faire une demi-tour sec et le voir arriver. Non pas peut-être. C'était certain.
Elle le vit s'approcher et grossir à mesure que la distance qu'elle avait mise entre eux pour profiter de la sensation grisante s'amenuisait. Elle avait une posture détendue, ses pieds sur les cale-pieds, redressée, les mains mollement posées sur ses cuisses, sourire aux lèvres, prête à parler autant qu'à faire demi-tour à nouveau pour reprendre le jeu du chat et de la souris.
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Air irlandais
C’était dans le sourire de Maxine que Niall avait compris : elle aussi jouerait. Et il n’avait pas eu à attendre longtemps pour voir l’étendue des compétences de sa partenaire de vol. Non seulement ses yeux ne semblaient pas quitter les siens, mais ils n’affichaient également aucune peur de l’arrivée potentielle d’un obstacle. Et même pour le sorcier qui connaissait par cœur les environs, son regard à lui commençait à vouloir décrocher pour s’assurer que les deux ne finiraient pas encastrés dans un arbre. Car s’il y avait bien une chose qui mettait fin à tout jeu chez Niall, c’était le réel danger que son corps finirait par sentir. Et s’il y avait danger, alors tout son instinct se réveillerait pour qu’il ne pense plus à rien d’autre qu’à leur protection. Mais les deux avaient mutuellement détourné le regard pour entamer leur premier virage.
Premier virage qu’il pensait prendre à une allure plus modérée, qu’il profiterait du ralenti pour échanger quelques mots avec la professeure de vol, mais celle-ci en avait décidé autrement. Surpris de la voir accélérer — mais pas moins intrigué —, il perdit quelques secondes à la regarder filer avant de redémarrer pour tenter de la rattraper, en vain. Le sourire qui s’affichait sur son visage signalait de ce petit quelque chose qui lui plaisait chez Maxine. Cette même petite chose qui l’avait fait accepter ce deuxième verre dans ce bar de Londres lors de leur première rencontre.
En la rejoignant finalement au bout d’un moment — qui aurait pu paraître long pour une fierté mal placée —, il observa la posture de la jeune femme, son sourire et se demanda s’il était bien raisonnable de lui proposer une revanche pour le deuxième virage.
— Jolie accélération. J’imagine que c’est perdu d’avance si je retente l’expérience pour le prochain ?, demanda-t-il en désignant le virage du menton, tout en se plaçant à côté de Maxine. Mais je ne crois pas m’être assez épuisé. On dit le premier arrivé au lac ?
Et face à l’acceptation de la Canadienne, il ajouta, de ce même sourire et du même regard que plus tôt.
— Encore une fois, accélère quand tu veux.
Et sans plus attendre, il fonça vers le second virage qui les attendait, slalomant entre les quatre grands frênes qui l’habitaient, faisant confiance à son corps pour se rappeler du moment idoine pour se redresser. Puis, s’assurant malgré lui que Maxine ne se prenne aucune branche rebelle, ce fut lui qui s’en prit une première — et dernière — en se plaquant violemment contre son front. Même si légèrement blessé — et dans son égo sûrement cette fois —, il se moqua de son besoin irrépressible de protéger les autres, et se promit qu’il ne ferait plus aucun détour ou regard en arrière avant d’être arrivé au lac.
Premier virage qu’il pensait prendre à une allure plus modérée, qu’il profiterait du ralenti pour échanger quelques mots avec la professeure de vol, mais celle-ci en avait décidé autrement. Surpris de la voir accélérer — mais pas moins intrigué —, il perdit quelques secondes à la regarder filer avant de redémarrer pour tenter de la rattraper, en vain. Le sourire qui s’affichait sur son visage signalait de ce petit quelque chose qui lui plaisait chez Maxine. Cette même petite chose qui l’avait fait accepter ce deuxième verre dans ce bar de Londres lors de leur première rencontre.
En la rejoignant finalement au bout d’un moment — qui aurait pu paraître long pour une fierté mal placée —, il observa la posture de la jeune femme, son sourire et se demanda s’il était bien raisonnable de lui proposer une revanche pour le deuxième virage.
— Jolie accélération. J’imagine que c’est perdu d’avance si je retente l’expérience pour le prochain ?, demanda-t-il en désignant le virage du menton, tout en se plaçant à côté de Maxine. Mais je ne crois pas m’être assez épuisé. On dit le premier arrivé au lac ?
Et face à l’acceptation de la Canadienne, il ajouta, de ce même sourire et du même regard que plus tôt.
— Encore une fois, accélère quand tu veux.
Et sans plus attendre, il fonça vers le second virage qui les attendait, slalomant entre les quatre grands frênes qui l’habitaient, faisant confiance à son corps pour se rappeler du moment idoine pour se redresser. Puis, s’assurant malgré lui que Maxine ne se prenne aucune branche rebelle, ce fut lui qui s’en prit une première — et dernière — en se plaquant violemment contre son front. Même si légèrement blessé — et dans son égo sûrement cette fois —, il se moqua de son besoin irrépressible de protéger les autres, et se promit qu’il ne ferait plus aucun détour ou regard en arrière avant d’être arrivé au lac.
Air irlandais
Maxine ne se gêna pas pour observer Niall arriver dans sa direction. Certaines pensées lui donnait des indications sur sa position en vol et ce qu'il pourrait modifier, mais elles étaient bien faibles face au reste. Cet homme l'intriguait énormément. Oui il était très agréable à regarder, mais elle en avait rencontré des tas qui avaient des atouts physiques. Mais il fallait plus que cela à Maxine pour vraiment s'intéresser à quelqu'un, surtout un homme. Et encore plus pour que son intérêt soit maintenu. Ca pouvait se présenter comme avec Dominic où il y avait eut ce besoin d'interagir, d'être proche, de s'autoriser à rechercher une protection sans pour autant lui laisser la totale responsabilité d'entretenir ce qu'ils se passaient entre eux. Avec Niall c'était différent. Il l'intriguait, elle aimait le jeu de fléreur et de souris qui s'instaurait, mais là, elle sentait que tout était plus... fou. Elle agissait beaucoup plus avec lui comme elle pouvait le faire dans ses débuts de relations avec les femmes. Plus directe dans ses approches.
Son accélération et son demi-tour vif était l'exemple même de cette manière directe de construire la relation avec l'irlandais. Certainement que cela lui permit aussi d'accepter le compliment tel qu'il venait, sans fausse modestie ni fanfaronnade. "Merci." Puis elle tourna le regard vers le deuxième virage alors qu'il venait près d'elle. Très vite, elle tourna les yeux vers lui, sans commenter les probabilités qu'elle arrive avant lui à la position donnée, ou même au lac. Non, elle préféra quelque chose de plus subtil, toujours agrémenté de lueur de défi et de sourire mutin. "J'ai l'avantage du balais et toi de la connaissance du terrain. Ca me paraît équitable." La châtain pencha la tête, acquiesça et ajouta: "Le premier au lac." Le ton était la confirmation. Et l'offre d'accélérer quand bon lui semblait l'occasion de pouffer. Bien sûr qu'elle allait accélérer, c'était une course après tout. Et même si ce n'était pas son sport de prédilection, elle estimait ne pas être mauvaise du tout. Surtout que le terrain n'était pas fourni en obstacles magiques ou louvoyant.
La québécoise partit donc en même temps que son comparse, le laissant toutefois passer stratégiquement devant. Pourquoi? il connaissait l'endroit, et elle voulait se caler sur lui pour s'éviter la faute de parcours. Elle était donc à moins d'une longueur de balais derrière lui, un peu sur le côté pour éviter les mauvais retour de branches. Elle verrait une fois sortie des arbres pour foncer. "Ca va?" Lança-t-elle alors qu'elle le vit être fouetté par un frênes traitre. Mais il s'était remis en marche vers l'avant, de toute évidence déterminé à gagner le lac avant elle... qui ne comptait pas se laisser faire. Elle détesterait qu'on la laisse gagner, elle ne ferait donc pas de cadeaux.
Désormais sorti d'entre les feuillus, la vue sur le terrain se dégageait et Maxine comprit que cela lui devenait favorable. Le lac se devinait au loin, au détour d'une colline... L'ex-sportive de haut niveau se plaqua alors contre son balai et plongea pour être à fleur du relief. Cela la protégeait du vent autant que de la vue des non-maj' si l'un d'entre eux venait à pointer des jumelles ou passer avec un parapente. Pas totalement invisible, mais plus discrète au moins. Le reste, ce furent ses réflexes qui parlèrent, et son instinct pour remonter au bon moment jusqu'à voir le lac. La dernière ligne droite se dessinait, elle n'avait plus qu'à foncer et maîtriser un atterrissage sur la berge de ce dernier. Niall n'avait pas donné de repère pour le finish, mais cette petite berge lui semblait fort appropriée pour mettre fin à la compétition improvisée, poser son balai et le voir arriver, probablement pas si loin d'elle, elle n'avait pas été à pleine vitesse non plus. Et quand le brun arriva, elle ne put s'empêcher de remarquer l'estafilade sur son front. Elle s'approcha alors de lui et leva la main pour la poser sur son visage, comme pour le stabiliser et mieux voir. Quoiqu'elle lui laissa le temps de prendre du recul s'il ne voulait pas du contact physique. "Tu me laisses arranger ça?" Dans le même temps, son autre main avait atteint une de ses poches boutonnées et y trouvait une fiole et un carré de linge propre qu'elle avait toujours lors de ces sorties. Un désinfectant à passer avant de lancer un sort de soin.
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Son accélération et son demi-tour vif était l'exemple même de cette manière directe de construire la relation avec l'irlandais. Certainement que cela lui permit aussi d'accepter le compliment tel qu'il venait, sans fausse modestie ni fanfaronnade. "Merci." Puis elle tourna le regard vers le deuxième virage alors qu'il venait près d'elle. Très vite, elle tourna les yeux vers lui, sans commenter les probabilités qu'elle arrive avant lui à la position donnée, ou même au lac. Non, elle préféra quelque chose de plus subtil, toujours agrémenté de lueur de défi et de sourire mutin. "J'ai l'avantage du balais et toi de la connaissance du terrain. Ca me paraît équitable." La châtain pencha la tête, acquiesça et ajouta: "Le premier au lac." Le ton était la confirmation. Et l'offre d'accélérer quand bon lui semblait l'occasion de pouffer. Bien sûr qu'elle allait accélérer, c'était une course après tout. Et même si ce n'était pas son sport de prédilection, elle estimait ne pas être mauvaise du tout. Surtout que le terrain n'était pas fourni en obstacles magiques ou louvoyant.
La québécoise partit donc en même temps que son comparse, le laissant toutefois passer stratégiquement devant. Pourquoi? il connaissait l'endroit, et elle voulait se caler sur lui pour s'éviter la faute de parcours. Elle était donc à moins d'une longueur de balais derrière lui, un peu sur le côté pour éviter les mauvais retour de branches. Elle verrait une fois sortie des arbres pour foncer. "Ca va?" Lança-t-elle alors qu'elle le vit être fouetté par un frênes traitre. Mais il s'était remis en marche vers l'avant, de toute évidence déterminé à gagner le lac avant elle... qui ne comptait pas se laisser faire. Elle détesterait qu'on la laisse gagner, elle ne ferait donc pas de cadeaux.
Désormais sorti d'entre les feuillus, la vue sur le terrain se dégageait et Maxine comprit que cela lui devenait favorable. Le lac se devinait au loin, au détour d'une colline... L'ex-sportive de haut niveau se plaqua alors contre son balai et plongea pour être à fleur du relief. Cela la protégeait du vent autant que de la vue des non-maj' si l'un d'entre eux venait à pointer des jumelles ou passer avec un parapente. Pas totalement invisible, mais plus discrète au moins. Le reste, ce furent ses réflexes qui parlèrent, et son instinct pour remonter au bon moment jusqu'à voir le lac. La dernière ligne droite se dessinait, elle n'avait plus qu'à foncer et maîtriser un atterrissage sur la berge de ce dernier. Niall n'avait pas donné de repère pour le finish, mais cette petite berge lui semblait fort appropriée pour mettre fin à la compétition improvisée, poser son balai et le voir arriver, probablement pas si loin d'elle, elle n'avait pas été à pleine vitesse non plus. Et quand le brun arriva, elle ne put s'empêcher de remarquer l'estafilade sur son front. Elle s'approcha alors de lui et leva la main pour la poser sur son visage, comme pour le stabiliser et mieux voir. Quoiqu'elle lui laissa le temps de prendre du recul s'il ne voulait pas du contact physique. "Tu me laisses arranger ça?" Dans le même temps, son autre main avait atteint une de ses poches boutonnées et y trouvait une fiole et un carré de linge propre qu'elle avait toujours lors de ces sorties. Un désinfectant à passer avant de lancer un sort de soin.
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Air irlandais
Le regard dirigé vers le bas pour s’orienter grâces aux cimes des arbres, Niall ne comprit pas tout de suite que Maxine avait filé. Lorsqu’il releva la tête et qu’il n’entendit plus les déplacements du balai — qu’il pensait derrière lui — résonner avec le vent, il vérifia, espérant encore y retrouver la Canadienne. Constatant alors qu’elle n’était de toute évidence plus derrière, mais bien devant, il accéléra à nouveau pour tenter de rattraper cette femme qui semblait le surprendre plus qu’il n’aurait cru possible.
Sa dernière ligne droite s’annonçait aussi accablante que la précédente. Maxine était au bout, l’attendant — presque — patiemment, avait eu le temps de redescendre, de freiner et de poser son balai pour rejoindre la terre ferme. Alors de là où il était, même s’il ne comptait pas s’arrêter à cent mètres de l’arrivée, il avait tout de même freiné plus tôt, histoire de faire redescendre son rythme cardiaque à une vitesse plus normale.
Les pieds enfin au sol, il garda, par réflexe son balai dans sa main droite et ouvrit d’un coup sec la fermeture éclair de sa veste coupe-vent, dans le but d’y amasser tout l’air frais possible. Le sourire aux lèvres qu’il arborait depuis les cinquante derniers mètres s’était légèrement dissipé quand, surpris, il la vit approcher sa main sur son visage. Ce n’était pas qu’il avait reculé face à ce geste, mais plutôt qu’il avait arrêté d’avancer. Le temps d’analyser, de comprendre. Car avant de comprendre ce que Maxine s’apprêtait à faire, il avait déjà oublié la branche qu’il avait heurtée plus tôt. Alors lorsque tout se connecta dans son esprit, son corps se détendit et son pas reprit son allure normale. De sa hauteur et de sa proximité, il se retrouvait presque comme au bal. Sans masque, sans coupe de champagne avalée plus tôt. C’était donc plus difficile de fixer ce pourtant même regard qu’au trente-et-un décembre.
Chassant tout ce qui commençait à se bousculer dans son esprit, Niall se reconcentra. Maxine. Main sur le visage. Ce n’était que Maxine et sa main posée sur son visage. Mais touché par la proposition de la sorcière, il accepta d’un « oui » plutôt doux. Un « oui » qui avait dissipé tout le reste.
— Comment t’as fait ?, demanda-t-il en l’observant fouiller dans sa poche et en retirant sa paire de lunettes. J’ai l’impression que tu étais à côté de moi… J’ai à peine eu le temps de baisser les yeux que tu étais déjà partie.
Son petit rire qui trahissait son admiration l’avait poussé à fixer le regard de la Canadienne. Juste un instant, juste le temps d’y voir ce qu’il avait envie de voir. Juste le temps de finalement pousser son regard vers la fiole qu’elle était en train de sortir de sa poche. Il avait à nouveau souri tendrement vers ce geste dans lequel il se reconnaissait plus facilement. C’était lui qui, normalement, se mettait à soigner ou protéger les autres. Pas l’inverse.
— J’avais pas prévu ce scénario-là en t’invitant ici, lâcha-t-il alors que sa voix reprenait peu à peu sa tonalité joueuse.
Et tout en se laissant faire, il se reconcentra sur le regard de Maxine. Plus facile à regarder cette fois. Tant qu’il y avait du jeu, il y avait du maintien.
Sa dernière ligne droite s’annonçait aussi accablante que la précédente. Maxine était au bout, l’attendant — presque — patiemment, avait eu le temps de redescendre, de freiner et de poser son balai pour rejoindre la terre ferme. Alors de là où il était, même s’il ne comptait pas s’arrêter à cent mètres de l’arrivée, il avait tout de même freiné plus tôt, histoire de faire redescendre son rythme cardiaque à une vitesse plus normale.
Les pieds enfin au sol, il garda, par réflexe son balai dans sa main droite et ouvrit d’un coup sec la fermeture éclair de sa veste coupe-vent, dans le but d’y amasser tout l’air frais possible. Le sourire aux lèvres qu’il arborait depuis les cinquante derniers mètres s’était légèrement dissipé quand, surpris, il la vit approcher sa main sur son visage. Ce n’était pas qu’il avait reculé face à ce geste, mais plutôt qu’il avait arrêté d’avancer. Le temps d’analyser, de comprendre. Car avant de comprendre ce que Maxine s’apprêtait à faire, il avait déjà oublié la branche qu’il avait heurtée plus tôt. Alors lorsque tout se connecta dans son esprit, son corps se détendit et son pas reprit son allure normale. De sa hauteur et de sa proximité, il se retrouvait presque comme au bal. Sans masque, sans coupe de champagne avalée plus tôt. C’était donc plus difficile de fixer ce pourtant même regard qu’au trente-et-un décembre.
Chassant tout ce qui commençait à se bousculer dans son esprit, Niall se reconcentra. Maxine. Main sur le visage. Ce n’était que Maxine et sa main posée sur son visage. Mais touché par la proposition de la sorcière, il accepta d’un « oui » plutôt doux. Un « oui » qui avait dissipé tout le reste.
— Comment t’as fait ?, demanda-t-il en l’observant fouiller dans sa poche et en retirant sa paire de lunettes. J’ai l’impression que tu étais à côté de moi… J’ai à peine eu le temps de baisser les yeux que tu étais déjà partie.
Son petit rire qui trahissait son admiration l’avait poussé à fixer le regard de la Canadienne. Juste un instant, juste le temps d’y voir ce qu’il avait envie de voir. Juste le temps de finalement pousser son regard vers la fiole qu’elle était en train de sortir de sa poche. Il avait à nouveau souri tendrement vers ce geste dans lequel il se reconnaissait plus facilement. C’était lui qui, normalement, se mettait à soigner ou protéger les autres. Pas l’inverse.
— J’avais pas prévu ce scénario-là en t’invitant ici, lâcha-t-il alors que sa voix reprenait peu à peu sa tonalité joueuse.
Et tout en se laissant faire, il se reconcentra sur le regard de Maxine. Plus facile à regarder cette fois. Tant qu’il y avait du jeu, il y avait du maintien.