Une histoire de rose et de poème
Mardi 15 Février 2050
Après le repas du soir, dans le Hall d'Entrée devant la Grande Salle
< Précédemment
Après le repas du soir, dans le Hall d'Entrée devant la Grande Salle
< Précédemment
- Salut.
- Hey...
- Ça va ?
- Mm mmh, acquiesce Constance en sentant le sang revenir dans ses joues et baissant le regard.
C'était plus fort qu'elle bien qu'elle avait l'impression d'agir comme une petite fille en agissant ainsi.
- Et toi, ça va ?
Oliver cille mais ne réponds pas. Constance qui a toujours le regard baissé bien qu'elle lui a jeté un bref regard n'avise donc pas son air décontenancé puis embarrassé. Mais devant son mutisme, elle finit par relever ses prunelles avec timidité pour croiser un regard gris-vert... impénétrable.
- Qu'est c'qu'il y a ? Tu... tu ne te sens pas bien ? bredouille-t-elle, se sentant très très bête et souhaitant être capable de magie sans baguette pour creuser un trou et s'y enfouir.
Un rire bref s'échappe des lèvres du Serdaigle et Constance ne sait plus quoi penser. On lui demanderait quel est le nom de la chienne adorée de sa Granny qu'elle ne pourrait même plus s'en souvenir. Tout ce qu'elle voyait, c'était son visage, ses yeux, ses lèvres. Tout ce qu'elle entendait, c'était l'écho de ce rire qu'elle n'arrivait pas à interpréter.
Le cinquième année finit par se passer un main dans les cheveux, un tic qu'il avait quand il se sentait embarrassé ou ayant l'impression de perdre le contrôle de la situation.
Le silence entre eux était tel que le brouhaha des élèves qui sortaient de la Grande Salle et qui les entouraient de part et d'autre leur parvenait à peine.
Tous deux, finalement, jetèrent un regard de côté, comme s'ils se rendaient compte de concert qu'ils pourraient gêner le passage.
- Tu...
- Ça te...
Ils s'arrêtent net, ayant parler en même temps ; l'un comme l'autre vaguement amusé mais tout autant embarrassés.
- Vas-y... tu...
- Non non, toi vas-y, tu...
- Non, vraiment, tu voulais...
L'un secoue la tête, l'autre soupire de frustration - frustration qui monte d'un cran lorsqu'elle avise son sourire en coin.
- Eh, t'fiche pas d'moi ! s'exclame-t-elle avec une irrépressible envie de le bousculer bien qu'elle se retient à temps.
Levant les mains à hauteur de visage comme un homme voulant prouver son innocence, l'adolescent finit par rétorquer devant la moue boudeuse :
- J'ai rien fait !
- Roooh toi alors...
D'un coup d'un seul, l'agacement au fond de ses entrailles se transforme en douce colère et avec humeur, la jeune fille tourne les talons direction le Grand Escalier. Elle ne voulait plus jamais, au grand jamais, entendre parler d'Oliver ou voir sa bête face de -
Sa manche se fait tirer en arrière et la Poufsouffle, frustrée et fâchée se retourne illico :
- Lâche-moi ! T'es pas drôle !
- On t'a déjà dit qu't'étais un brin susceptible ? rétorque-t-il d'un air habitué, mi amusé mi exaspéré.
- Et toi d'une arrogance sans pareille ?! s'exclame Constance le regard furibond avec une désagréable sensation de déjà-vu.
Un grand sourire accueille cette réplique, ce qui la fait froncer des sourcils de plus belle.
- Ah si, déjà. C'est vrai. J'ai une amie qui a cette fichue manie de m'le sortir à tout bout d'champs.
- Bah c'est p't'être pas sans raison, répond vertement Constance en réfrénant de toute ses forces l'envie de sourire.
C'était d'elle dont il parlait. Son petit coeur semblait pris d'un Tarantallegra et déjà, ça fusait dans tous les sens sous son crâne.
Oliver descend alors dans une modeste révérence :
- Peut être bien. Je dirais même : vous m'en voyer convaincu !
Levant les yeux au ciel, Constance soupire sans retenue.
- Qu'est c'que tu m'fatigues parfois.
- Ça fait partie d'mon charme, c'est bien ça ? Allez, viens, fit-il avec un sourire complice en désignant d'un signe de la tête la direction vers le couloir qui menait à la cour de la Tour. S'il-te-plaît ?
Silencieuse cette fois-ci comme si une part d'elle savait que cette fin était inéluctable, Constance acquiesce et emboîte le pas d'Oliver. Le coeur battant, les bras se liant sur sa poitrine, l'adolescente se dit que ce n'est peut être pas le meilleur endroit pour discuter. On était encore en Février, le soir qui plus est.
Pourtant, quand ils pénétrèrent la semi-pénombre dans laquelle baignait la cour, elle se dit spontanément qu'au moins il y aurait moins d'oreilles indiscrètes. Et le fait d'avoir cette idée lui fit monter le rouge aux joues.
750
Reducio
- Votre PJ est présent ? oui
- Nom et prénom du PNJ (+ lien avec votre PJ) : Oliver Emerson, ami de Constance (PNJ actif)
- Lien vers la fiche du PNJ : juste ici
- Intérêt de ce RP pour votre PJ : Oliver a été créé pour être la première relation plus qu'amicale de Constanceet nous nous trouvons ici dans les prémices... ce RP est l'occasion pour les deux protagonistes (mon PJ et le PNJ) de s'avouer leur attirance mutuelle - et ce, avec une certaine timidité du côté de Constance (l'occasion donc d'écrire Constance dans un autre registre et d'aborder la thématique sentimentale qui fait partie des préoccupations de son âge).
Dernière modification par Constance Nelson le 17 mars 2026, 22:38, modifié 2 fois.
5ème Année RP ~ #81186a ~ ~ ~En retour progressif ~ ~
Appelle-moi "C", ou "Plume de Consty" ~ Joueuse chez les Hel's
Une histoire de rose et de poème
Le gargouillis de la fontaine se mêlait au ténu bruit du vent qui faisait virevolter des feuilles mortes quelque part par terre. Constance n'avait pas peur du noir mais la semi-obscurité présente lui tordait un peu les entrailles en cet instant - et Seigneur ! Qu'elle se sentait stupide. Ou bien était-ce l'anticipation de ce que Oliver pourrait lui dire ? En éternelle indécise, la châtaine ne parvient pas durant les quelques pas qu'ils font de concert à se décider sur la véritable raison qui la rendait toute chose.
Finalement, il s'arrête, près d'une colonne du cloître et Constance, tel un automate sans vie ou capacité de décider par soi-même, s'arrête en miroir. C'est plus fort qu'elle, ses prunelles dévisagent son interlocuteur, la forme de sa mâchoire, la forme que ses mèches brunes épouse, auréolant son visage... S'en rendant compte, elle rosit et dévie le regard, ses bras se croisant abruptement sur sa poitrine.
Pourquoi faut-il qu'elle ressente cette envie de le regarder ? "Avant", avant qu'elle ne reçoit ce poème, cette rose, elle... bon, c'est vrai qu'elle ne le regardait pas à chaque seconde car elle n'envisageait pas qu'il puisse éprouver de l'attirance à son encontre - et de son côté, elle ne pensait pas en éprouver, son inconscient le refoulant - mais elle n'avait pas encore ressentit cette envie de le regarder. Comme si... le regarder donnait plus de texture, de vraisemblable à la situation. Mais en même temps, c'était très bizarre : contrairement à "avant", ou en tout cas, encore plus qu' "avant", elle se sentait embarrassée de le regarder. De le regarder vraiment. Comme si l'idée de croiser son regard... provoquait un petit pétillement, là, au creux de sa poitrine. Est ce que je suis... amoureuse ? Non... c'est pas ça "être amoureuse". On n'tombe pas amoureux "comme ça". D'un coup d'un seul. On n'est pas dans un livre là. C'est plus compliqué que ça, n'est ce pas ? Oui, bien sûr... Non, c'est juste que je ne sais pas trop ce qu'il en est de son côté. Alors voilà, je ressens de l'embarras car... eh bien... j'me rend compte que je l'apprécie plus qu'un ami. 'fin je crois, oui, je crois qu'il me plaît. Et si... si lui, je ne lui plaît pas alors... alors il faut que je le sache tout de suite. Merdouille, je pourrais me liquéfier de honte si je me fais des idées et que sa lettre et sa rose d'hier, que tout ça soit du pipeau. Oui, je pourrais me liquéfier. Mais faudra pas, hein, faudra garder la face. Comme les gens au poker. Voilà, Poker-face Constance, poker-face.
Une épaule s'appuyant contre la colonnade, Oliver semble songeur de son côté. Les mains dans les poches, son regard passe alternativement des pavés au visage de son amie.
Les secondes semblent s'allonger alors qu'à peine une minute s'est écoulée et finalement, les deux adolescents entrouvrent les lèvres en même temps, dans une tentative vaine de débuter le dialogue. D'un geste de la main, Constance l'invite à commencer et dévie le regard aussitôt que le brun esquisse un sourire en coin.
- T'es sûre que ça va ?
La châtaine soupire une nouvelle fois d'exaspération et intérieurement, s'interroge sur ce méli-mélo d'émotions qu'elle ne semble pas contrôler quand il s'adresse à elle. Autant elle a envie d'en finir, d'avoir le fin mot de l'histoire rapidement, autant... dès qu'il ouvre la bouche, elle a envie qu'il se taise. Si c'est pour parler de la météo ou me demander trente-six fois si je vais bien hein...
- Bon. Okay. Euh... (soupir) autant couper court hein, commence maladroitement le Cinquième année et se frottant la tête machinalement.
Acquiesçant en silence, Constance lui adresse une brève mimique d'impatience avant de ne pouvoir retenir ses yeux de s'ancrer sur cette main dans ces cheveux... Mais qu'est c'qu'il a ? Il... il est nerveux ou bien j'm'imagine des trucs ? Rooh non. C'est ça, il est nerveux, car il m'a bel et bien fait une farce sauf que maintenant il regrette, parce que c'est pas un mauvais bougre au fond et maintenant il doit penser que je... merdouille, ça s'trouve, il s'inquiète à l'idée que je me suis faite des idées, voilà. Oh merdouille.
- Tu vois, c'était...
- C'est pas c'que tu croies ! s'exclame machinalement Constance, la mine soucieuse.
- Hein ?
- J'veux dire... tout est okay... ça marche ? T'fais pas d'bile... tout est okay. Tout est normal. Hein, d'acc ?
- Euh...
- J'veux dire, sur l'moment, ça m'a étonné mais... j'veux dire, j'comprends que t'ai pu penser que... enfin non, j'comprends pas, j'veux dire, c'était pas hyper drôle hein. Mais... j'comprends que tu... après tout, t'aime bien blaguer tout ça tout ça... donc euh... Voilà, quoi. Y'a pas d'problème, j'ai pigé. Juste, la prochaine fois, évite-toi la peine de-
- Constance.
- Mmh ? Oui ?
- J'crois qu'il y a un malentendu.
- Oui oui, enfin... non, non. J'veux dire... pas du tout ! Il n'y a pas d'malentendu : j'ai compris, c'était une -
- Ah non non, j'insiste.
- Quoi ? J'veux dire, pardon ? Euh... qu'est ce que tu... ?
- Eh bien, si tu m'laisse en placer une. S'il-te-plaît. Je pourrais alors t'expliquer.
Écarquillant les yeux, Constance se sent rougir et se sent glisser douloureusement sur l'échelle de la honte. Mais qu'est ce qu'elle n'avait pas compris ? Y avait-il une piste qu'elle n'avait pas exploré ? Enfin, il y en avait une mais l'idée qu'elle soit probable... était un peu incongrue et... avait le potentiel de faire palpiter son coeur comme jamais. Alors... non, c'était trop...
- Voilà, eh ne fais pas cette tête, t'inquiète, il n'y a rien d'grave. 'fin, c'est juste que... Oliver inspire, rigole une seconde puis marmonne pour lui-même : comment c'est possible d'être aussi empoté ? Voilà, je trouve que... c'était une chouette idée, celle des elfes, hier. Tu vois, offrir des roses à ceux qu'on apprécie, continue-t-il devant les grands yeux attentifs de Constance. Tout un panel de couleurs et de... de possibilités. Et... quand je suis passé devant, je...
La Poufsouffle était en apnée et machinalement, frottait son pouce contre ses lèvres - comme si faire cela lui permettait de contrôler quelque chose. Les paroles d'Oliver s'enfonçait en elle telles de douces paroles et elle se retrouvait suspendue à ses lèvres. Mais... n'avait-elle pas l'air stupide ainsi ? Cette pensée s'immisçant sournoisement entre ses pensées, elle fini par déloger son regard de ce visage si attractif. Ça y'est, ils y étaient... il allait prononcer ces mots qui allaient tout changer. Il allait dire qu'il... Non, il a dit qu'il y avait un malentendu. Donc... oh. La rose était destinée pour quelqu'un d'autre ? Oui mais le poème ? OH. Et si c'était de quelqu'un d'autre, d'un de ses potes ? Pour nous pranker tous les deux ? OH. Et si c'était pareil pour la rose ? Oh mon Dieu. Si c'est ça, j'vais l'retrouver ce maudit fichu troll et lui faire regretter -
- Voilà, quand je suis passé devant, j'ai pensé à toi.
Gloups. Par... pardon ? Tu peux répéter ?
- Tu dois m'prendre pour un dégénéré et non, j'suis pas sous l'emprise d'un Confundo. Voilà, ça fait quelques temps que je... enfin, je me demandais si... Pfff non mais c'est incroyable ! Tu vois c'que ça m'fait ? C'que tu m'fais ? articule Oliver en éclatant de rire.
Écarquillant à nouveau les yeux, Constance le dévisage cette fois-ci avec incrédulité. Finalement, elle pointe un index incertain vers sa poitrine.
- C'que je te... ? Hein ? Mais qu'est c'que tu veux dire ? J'veux dire... là, tu dis qu'on t'a pas lancé de Confundo mais...
- Hahahaha non non, je suis tout à fait sain d'esprit. Enfin, aussi sain que je puisse l'être. C'est juste que... on est ami, n'est ce pas ?
Déglutissant avec la soudaine l'impression d'avoir de la nourriture coincée dans le larynx, Constance hoche mécaniquement du chef et se forçant à articuler un sourire se voulant amical :
- Oui, bien sûr.
- Okay. Et... si je te disais que... eh bien, depuis quelque temps, tu es plus dans mes pensées que n'importe laquelle de mes amies ? finit-il par demander, les mots sortant tout d'une traite ses prunelles grises-vertes se fichant dans les siennes.
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Finalement, il s'arrête, près d'une colonne du cloître et Constance, tel un automate sans vie ou capacité de décider par soi-même, s'arrête en miroir. C'est plus fort qu'elle, ses prunelles dévisagent son interlocuteur, la forme de sa mâchoire, la forme que ses mèches brunes épouse, auréolant son visage... S'en rendant compte, elle rosit et dévie le regard, ses bras se croisant abruptement sur sa poitrine.
Pourquoi faut-il qu'elle ressente cette envie de le regarder ? "Avant", avant qu'elle ne reçoit ce poème, cette rose, elle... bon, c'est vrai qu'elle ne le regardait pas à chaque seconde car elle n'envisageait pas qu'il puisse éprouver de l'attirance à son encontre - et de son côté, elle ne pensait pas en éprouver, son inconscient le refoulant - mais elle n'avait pas encore ressentit cette envie de le regarder. Comme si... le regarder donnait plus de texture, de vraisemblable à la situation. Mais en même temps, c'était très bizarre : contrairement à "avant", ou en tout cas, encore plus qu' "avant", elle se sentait embarrassée de le regarder. De le regarder vraiment. Comme si l'idée de croiser son regard... provoquait un petit pétillement, là, au creux de sa poitrine. Est ce que je suis... amoureuse ? Non... c'est pas ça "être amoureuse". On n'tombe pas amoureux "comme ça". D'un coup d'un seul. On n'est pas dans un livre là. C'est plus compliqué que ça, n'est ce pas ? Oui, bien sûr... Non, c'est juste que je ne sais pas trop ce qu'il en est de son côté. Alors voilà, je ressens de l'embarras car... eh bien... j'me rend compte que je l'apprécie plus qu'un ami. 'fin je crois, oui, je crois qu'il me plaît. Et si... si lui, je ne lui plaît pas alors... alors il faut que je le sache tout de suite. Merdouille, je pourrais me liquéfier de honte si je me fais des idées et que sa lettre et sa rose d'hier, que tout ça soit du pipeau. Oui, je pourrais me liquéfier. Mais faudra pas, hein, faudra garder la face. Comme les gens au poker. Voilà, Poker-face Constance, poker-face.
Une épaule s'appuyant contre la colonnade, Oliver semble songeur de son côté. Les mains dans les poches, son regard passe alternativement des pavés au visage de son amie.
Les secondes semblent s'allonger alors qu'à peine une minute s'est écoulée et finalement, les deux adolescents entrouvrent les lèvres en même temps, dans une tentative vaine de débuter le dialogue. D'un geste de la main, Constance l'invite à commencer et dévie le regard aussitôt que le brun esquisse un sourire en coin.
- T'es sûre que ça va ?
La châtaine soupire une nouvelle fois d'exaspération et intérieurement, s'interroge sur ce méli-mélo d'émotions qu'elle ne semble pas contrôler quand il s'adresse à elle. Autant elle a envie d'en finir, d'avoir le fin mot de l'histoire rapidement, autant... dès qu'il ouvre la bouche, elle a envie qu'il se taise. Si c'est pour parler de la météo ou me demander trente-six fois si je vais bien hein...
- Bon. Okay. Euh... (soupir) autant couper court hein, commence maladroitement le Cinquième année et se frottant la tête machinalement.
Acquiesçant en silence, Constance lui adresse une brève mimique d'impatience avant de ne pouvoir retenir ses yeux de s'ancrer sur cette main dans ces cheveux... Mais qu'est c'qu'il a ? Il... il est nerveux ou bien j'm'imagine des trucs ? Rooh non. C'est ça, il est nerveux, car il m'a bel et bien fait une farce sauf que maintenant il regrette, parce que c'est pas un mauvais bougre au fond et maintenant il doit penser que je... merdouille, ça s'trouve, il s'inquiète à l'idée que je me suis faite des idées, voilà. Oh merdouille.
- Tu vois, c'était...
- C'est pas c'que tu croies ! s'exclame machinalement Constance, la mine soucieuse.
- Hein ?
- J'veux dire... tout est okay... ça marche ? T'fais pas d'bile... tout est okay. Tout est normal. Hein, d'acc ?
- Euh...
- J'veux dire, sur l'moment, ça m'a étonné mais... j'veux dire, j'comprends que t'ai pu penser que... enfin non, j'comprends pas, j'veux dire, c'était pas hyper drôle hein. Mais... j'comprends que tu... après tout, t'aime bien blaguer tout ça tout ça... donc euh... Voilà, quoi. Y'a pas d'problème, j'ai pigé. Juste, la prochaine fois, évite-toi la peine de-
- Constance.
- Mmh ? Oui ?
- J'crois qu'il y a un malentendu.
- Oui oui, enfin... non, non. J'veux dire... pas du tout ! Il n'y a pas d'malentendu : j'ai compris, c'était une -
- Ah non non, j'insiste.
- Quoi ? J'veux dire, pardon ? Euh... qu'est ce que tu... ?
- Eh bien, si tu m'laisse en placer une. S'il-te-plaît. Je pourrais alors t'expliquer.
Écarquillant les yeux, Constance se sent rougir et se sent glisser douloureusement sur l'échelle de la honte. Mais qu'est ce qu'elle n'avait pas compris ? Y avait-il une piste qu'elle n'avait pas exploré ? Enfin, il y en avait une mais l'idée qu'elle soit probable... était un peu incongrue et... avait le potentiel de faire palpiter son coeur comme jamais. Alors... non, c'était trop...
- Voilà, eh ne fais pas cette tête, t'inquiète, il n'y a rien d'grave. 'fin, c'est juste que... Oliver inspire, rigole une seconde puis marmonne pour lui-même : comment c'est possible d'être aussi empoté ? Voilà, je trouve que... c'était une chouette idée, celle des elfes, hier. Tu vois, offrir des roses à ceux qu'on apprécie, continue-t-il devant les grands yeux attentifs de Constance. Tout un panel de couleurs et de... de possibilités. Et... quand je suis passé devant, je...
La Poufsouffle était en apnée et machinalement, frottait son pouce contre ses lèvres - comme si faire cela lui permettait de contrôler quelque chose. Les paroles d'Oliver s'enfonçait en elle telles de douces paroles et elle se retrouvait suspendue à ses lèvres. Mais... n'avait-elle pas l'air stupide ainsi ? Cette pensée s'immisçant sournoisement entre ses pensées, elle fini par déloger son regard de ce visage si attractif. Ça y'est, ils y étaient... il allait prononcer ces mots qui allaient tout changer. Il allait dire qu'il... Non, il a dit qu'il y avait un malentendu. Donc... oh. La rose était destinée pour quelqu'un d'autre ? Oui mais le poème ? OH. Et si c'était de quelqu'un d'autre, d'un de ses potes ? Pour nous pranker tous les deux ? OH. Et si c'était pareil pour la rose ? Oh mon Dieu. Si c'est ça, j'vais l'retrouver ce maudit fichu troll et lui faire regretter -
- Voilà, quand je suis passé devant, j'ai pensé à toi.
Gloups. Par... pardon ? Tu peux répéter ?
- Tu dois m'prendre pour un dégénéré et non, j'suis pas sous l'emprise d'un Confundo. Voilà, ça fait quelques temps que je... enfin, je me demandais si... Pfff non mais c'est incroyable ! Tu vois c'que ça m'fait ? C'que tu m'fais ? articule Oliver en éclatant de rire.
Écarquillant à nouveau les yeux, Constance le dévisage cette fois-ci avec incrédulité. Finalement, elle pointe un index incertain vers sa poitrine.
- C'que je te... ? Hein ? Mais qu'est c'que tu veux dire ? J'veux dire... là, tu dis qu'on t'a pas lancé de Confundo mais...
- Hahahaha non non, je suis tout à fait sain d'esprit. Enfin, aussi sain que je puisse l'être. C'est juste que... on est ami, n'est ce pas ?
Déglutissant avec la soudaine l'impression d'avoir de la nourriture coincée dans le larynx, Constance hoche mécaniquement du chef et se forçant à articuler un sourire se voulant amical :
- Oui, bien sûr.
- Okay. Et... si je te disais que... eh bien, depuis quelque temps, tu es plus dans mes pensées que n'importe laquelle de mes amies ? finit-il par demander, les mots sortant tout d'une traite ses prunelles grises-vertes se fichant dans les siennes.
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5ème Année RP ~ #81186a ~ ~ ~En retour progressif ~ ~
Appelle-moi "C", ou "Plume de Consty" ~ Joueuse chez les Hel's
Une histoire de rose et de poème
BAM BAM, BAM BAM.
Attends, il vient d'bien dire ce que j'crois qu'il vient d'dire ? Non, mais... j'ai du mal comprendre ? Ça s'trouve, il... il veut dire que... que... qu'il me considère comme... sa p'tite soeur ? Ohlala non. NON.
- C'est ta façon d'me dire que tu... m'considère comme ta p'tite soeur ? prononce finalement du bout des lèvres Constance en se sentant rapetisser comme si elle n'était pas en Quatrième Année mais en Première.
Il me voit comme... comme Jane. (sa soeur)
Le regard d'Oliver se fait surpris et machinalement, il rit, passant une nouvelle main fébrile dans ses cheveux.
- Ah non non, une Jane me suffit, merci bien !
Acquiesçant machinalement comme si cela coulait de source, la Poufsouffle repousse une mèche derrière son oreille.
- Je vois, souffle-t-elle alors que non, elle ne voit pas du tout - ou en tout cas, redoute d'oser envisager que...
- Vraiment ? Tu vois vraiment c'que j'veux te dire ? fit-il alors d'un air incertain.
- Mm mmh, acquiesce Constance en frottant une tâche imaginaire sur le sol.
Son regard perdu sur les pavés et le bout de ses chaussures, elle le perçoit plus qu'elle ne le voit se détacher de la colonne. Comme un frisson le long de ses bras. L'adolescente relève ses prunelles juste à temps pour se rendre compte qu'Oliver est plus près d'elle qu'un instant plus tôt. Beaucoup plus près.
- Et qu'est-c'que... tu penses avoir compris ? souffle-t-il, son regard happé étrangement par le visage de Constance.
- Euh... ben c'que t'as dis, souffle un peu plus bas la jeune fille.
- C'est-à-dire ?
- Rooh Oliver ! s'agace-t-elle soudainement sans pouvoir se contrôler, reculant d'un pas. C'que t'as dit ! Je t'ai entendu hein, j'suis pas bouchée !
Retenant à grande peine un sourire amusé, le Serdaigle - qui commence à connaître la Poufsouffle et notamment ses réactions un peu impulsives parfois... - se contente pour toute réponse d'avancer d'un pas dans sa direction. Action qui affole le coeur de la londonienne qui brusquement ne sait plus où se mettre, ne sait plus ce qu'on attend d'elle, ni même ce qu'elle attend d'Oliver. Tout ce qu'elle perçoit, c'est sa présence. Et les mots prononcés quelques secondes plus tôt : il pensait à elle plus souvent qu'à ses autres amies. Y compris donc Kim, et toutes les jolies nanas de sa promotion. Il ne pensait pas à elle comme il pense à sa soeur. Merci Seigneur. Mais, par conséquent, cela induisait quelque chose de nouveau, d'inconnu, et cela provoquait en elle un déluge d'émotions et de sensations qu'elle n'était pas sûre d'être capable de maîtriser. C'était comme si son coeur devenait énorme, que son ventre se resserrait, que son estomac était trop lourd, que sa gorge s'asséchait, comme sa bouche, tiens aussi, et pis... elle avait chaud aux joues. Et elle sentait son regard. Et cette douce chaleur qui commençait à s'étendre à partir du creux de sa poitrine...
Machinalement, elle recule encore, ses prunelles ne sachant plus trop où se poser. Elle recule, il avance. Encore et encore. Et TAC. Elle sent soudainement le vide sous son pied, son genou ployer, son corps partir en arrière tandis qu'elle lance un regard hagard par-dessus son épaule - bien que cela ne sert à rien vu la semi-obscurité. Et soudain, alors qu'elle s'attend à l'impact dur et douloureux du sol de la cour de la Tour, si proche de la marche qu'elle avait raté... elle se sent retenue avec fermeté. Ses prunelles descende jusqu'à son poignet où des doigts ne lui appartenant pas l'enserrent sans forcer. Ses yeux papillonnent vers le visage d'Oliver qui la regarde avec un air d'exaspération mêlée à de l'amusement.
Elle tire brusquement sur son poignet, une pulsion soudaine de vouloir se détacher de ce contact qui l'avait sauvé de la chute. Son coeur bat tellement fort qu'elle a l'impression que la cour va bientôt s'emplir de ses échos.
- Fais attention.
- Oui oui. Merci.
- Je suis désolé.
La jeune fille qui était désormais dans la cour, lève vivement son visage vers le Serdaigle la surplombant légèrement, encore sur la marche du cloître.
- Pardon ?
- Je suis désolé, répète le garçon, son visage se fermant. Je t'ai embarrassé. Ce n'était pas mon intention. Vois-tu... je me suis dit que peut être... qu'il y avait une chance que... mais en vrai, je me suis sûrement trompé. Et de ton côté, tu t'sens mal à l'aise et...
- Non, pas du tout. Pas du tout. Je vais bien. J'ai juste raté une marche ! s'exclame-t-elle sur un ton un peu trop jovial pour être naturel.
Arquant un sourcil, le garçon descend la-dite marche et s'avance vers elle d'un pas résolu, son visage s'obscurcissant car non plus illuminé par les torches/chandelles du cloître. La jeune fille voit alors deux options : fuir ou rester sur place.
Mais ne serait-ce pas futile ou puéril de fuir ? Elle ne savait plus. Tout ce qu'elle savait, c'était qu'elle n'arrivait pas à calmer le galop de son coeur.
- Tu as juste raté une marche ? répète Oliver sur un ton un brin ironique.
- Oui, c'est tout.
- Je ne te mets pas mal à l'aise ? Peuh, bien sûr que tu n'vas pas dire le contraire ! Tu es trop...
- Trop quoi ? rétorque-t-elle machinalement, sur la défensive.
- Trop gentille, trop soucieuse des autres.
- Je ne suis pas si gentille. Faut arrêter là, avec les préjugés sur les Poufsouffle hein, bougeonne-t-elle.
- Depuis quand... commence-t-il avant de secouer la tête, abandonnant visiblement ce qu'il perçoit comme le début d'une nouvelle joute verbale. Est ce que ma lettre t'a mise mal à l'aise ? Réponds sincèrement, s'il-te-plaît. Je ne prendrais pas mal.
Il se trouvait si proche, elle n'avait qu'à tendre la main. Mais le fait qu'elle ne recule pas davantage - et qu'il avait besoin d'une réponse claire et honnête - fit qu'il ne prévoyait pas d'envahir davantage son espace. Mais cela, elle ne pouvait le savoir ; elle lui était cependant reconnaissante de ne pas la pousser davantage dans ses retranchements. Et bizarrement... le savoir si proche, dans ce contexte-là... cela accentuait cette chaleur dans sa poitrine.
- Je... euh... Très bien. J'ai été surprise, souffle-t-elle en relevant timidement son regard. Je ne pensais pas que... que tu... que tu aurais pu... tu vois, j'ai cru que tu me prankais.
- C'est bien c'que j'ai cru comprendre, répond calmement Oliver sans détacher son regard du sien. Mais... voilà, ce n'est pas le cas. Je t'apprécie beaucoup et je me suis rendu compte que... je t'appréciais plus que je n'apprécie mes potes. J'apprécie... ta façon de sourire, de me raconter tes histoires, de lever les yeux au ciel dès que je dis un truc qui t'agace, ta façon d'être avec Merlin, même ta susceptibilité, et -
- EH ! Sympa...
- C'est plus fort que moi, ces derniers temps... voilà... mais ce n'est pas facile de... d'avouer ce genre de chose. Car... je serais désolé que tu te sentes mal à l'aise. Parce que tu ne ressens pas la même chose. Mais on peut rester amis, hein, conclut-il dans un souffle bien que ses derniers mots étaient prononcés d'une manière qui laissait planer peu de doutes. J'ai hésité, hier, pour tout te dire. Pis, j'me suis dit que... fallait tenter. Qu'ça me trotterait en tête indéfiniment, sinon, de ne pas savoir.
- De ne pas savoir ? répète-t-elle troublée, ses prunelles noisette captivées par ces prunelles grises-vertes.
- De ne pas savoir ce que toi... tu ressens. Tu vois, tu parles de préjugés sur les Maisons, mais celui sur les Serdaigle n'est pas si erroné. On a besoin de savoir.
Un ange passe alors, seuls leurs regards se soutiennent et Constance est alors celle qui dévie le regard.
- Elle sentait super bon.
- La lettre ?
- Non, rit-elle en relevant prestement le visage. La rose, bêtat !
- Ah pardon, j'avais mal compris, fit-il en souriant sur le ton qui suggérait l'inverse.
- Mm mmh, fit-elle en souriant d'un air à qui on ne la fait pas.
- Donc dis-moi, toi, tu ne m'as pas offert de rose, souffle Oliver, soudainement inspiré. Si tu...
- J'hésite entre trois couleurs, le coupe-t-elle malicieuse alors que la douce chaleur imprègne tout son être tandis que l'idée de plaire à Oliver continue de s'insinuer agréablement sous sa peau.
- Ah oui ?
- Jaune, blanche...
- Ah ouais ? Jaune ou blanche ? répète-t-il un peu surpris avant de se reprendre : me voilà fixé.
- Après il y a des roses un peu spéciales... tu vois, un peu mixées... j'te verrais bien avec une rose jaune-orangée-rose.
- Y'avait orangé ? se questionne sérieusement soudainement le brun tandis qu'elle s'esclaffe spontanément.
- Du bleu aussi...
- Tu t'fiches de moi, n'est ce pas ?
- Oh rien qu'un peu, fit-elle espiègle en rapprochant son pouce de son index.
Le Gallois lève les yeux au ciel :
- Fel ci ar ôl ei gynffon...
- Pardon ?
- Tu me fais tourner en bourrique.
- Chacun son tour, sourit-elle.
- Sort moi d'là, lui souffle-t-il alors.
BAM BAM, BAM-BAM. Spontanément, Constance se hausse légèrement sur ses pieds et dépose un baiser doux et léger sur la joue du Serdaigle, croisant son regard au passage :
- Merci pour la rose, Oliver, et pour le poème.
1578
Attends, il vient d'bien dire ce que j'crois qu'il vient d'dire ? Non, mais... j'ai du mal comprendre ? Ça s'trouve, il... il veut dire que... que... qu'il me considère comme... sa p'tite soeur ? Ohlala non. NON.
- C'est ta façon d'me dire que tu... m'considère comme ta p'tite soeur ? prononce finalement du bout des lèvres Constance en se sentant rapetisser comme si elle n'était pas en Quatrième Année mais en Première.
Il me voit comme... comme Jane. (sa soeur)
Le regard d'Oliver se fait surpris et machinalement, il rit, passant une nouvelle main fébrile dans ses cheveux.
- Ah non non, une Jane me suffit, merci bien !
Acquiesçant machinalement comme si cela coulait de source, la Poufsouffle repousse une mèche derrière son oreille.
- Je vois, souffle-t-elle alors que non, elle ne voit pas du tout - ou en tout cas, redoute d'oser envisager que...
- Vraiment ? Tu vois vraiment c'que j'veux te dire ? fit-il alors d'un air incertain.
- Mm mmh, acquiesce Constance en frottant une tâche imaginaire sur le sol.
Son regard perdu sur les pavés et le bout de ses chaussures, elle le perçoit plus qu'elle ne le voit se détacher de la colonne. Comme un frisson le long de ses bras. L'adolescente relève ses prunelles juste à temps pour se rendre compte qu'Oliver est plus près d'elle qu'un instant plus tôt. Beaucoup plus près.
- Et qu'est-c'que... tu penses avoir compris ? souffle-t-il, son regard happé étrangement par le visage de Constance.
- Euh... ben c'que t'as dis, souffle un peu plus bas la jeune fille.
- C'est-à-dire ?
- Rooh Oliver ! s'agace-t-elle soudainement sans pouvoir se contrôler, reculant d'un pas. C'que t'as dit ! Je t'ai entendu hein, j'suis pas bouchée !
Retenant à grande peine un sourire amusé, le Serdaigle - qui commence à connaître la Poufsouffle et notamment ses réactions un peu impulsives parfois... - se contente pour toute réponse d'avancer d'un pas dans sa direction. Action qui affole le coeur de la londonienne qui brusquement ne sait plus où se mettre, ne sait plus ce qu'on attend d'elle, ni même ce qu'elle attend d'Oliver. Tout ce qu'elle perçoit, c'est sa présence. Et les mots prononcés quelques secondes plus tôt : il pensait à elle plus souvent qu'à ses autres amies. Y compris donc Kim, et toutes les jolies nanas de sa promotion. Il ne pensait pas à elle comme il pense à sa soeur. Merci Seigneur. Mais, par conséquent, cela induisait quelque chose de nouveau, d'inconnu, et cela provoquait en elle un déluge d'émotions et de sensations qu'elle n'était pas sûre d'être capable de maîtriser. C'était comme si son coeur devenait énorme, que son ventre se resserrait, que son estomac était trop lourd, que sa gorge s'asséchait, comme sa bouche, tiens aussi, et pis... elle avait chaud aux joues. Et elle sentait son regard. Et cette douce chaleur qui commençait à s'étendre à partir du creux de sa poitrine...
Machinalement, elle recule encore, ses prunelles ne sachant plus trop où se poser. Elle recule, il avance. Encore et encore. Et TAC. Elle sent soudainement le vide sous son pied, son genou ployer, son corps partir en arrière tandis qu'elle lance un regard hagard par-dessus son épaule - bien que cela ne sert à rien vu la semi-obscurité. Et soudain, alors qu'elle s'attend à l'impact dur et douloureux du sol de la cour de la Tour, si proche de la marche qu'elle avait raté... elle se sent retenue avec fermeté. Ses prunelles descende jusqu'à son poignet où des doigts ne lui appartenant pas l'enserrent sans forcer. Ses yeux papillonnent vers le visage d'Oliver qui la regarde avec un air d'exaspération mêlée à de l'amusement.
Elle tire brusquement sur son poignet, une pulsion soudaine de vouloir se détacher de ce contact qui l'avait sauvé de la chute. Son coeur bat tellement fort qu'elle a l'impression que la cour va bientôt s'emplir de ses échos.
- Fais attention.
- Oui oui. Merci.
- Je suis désolé.
La jeune fille qui était désormais dans la cour, lève vivement son visage vers le Serdaigle la surplombant légèrement, encore sur la marche du cloître.
- Pardon ?
- Je suis désolé, répète le garçon, son visage se fermant. Je t'ai embarrassé. Ce n'était pas mon intention. Vois-tu... je me suis dit que peut être... qu'il y avait une chance que... mais en vrai, je me suis sûrement trompé. Et de ton côté, tu t'sens mal à l'aise et...
- Non, pas du tout. Pas du tout. Je vais bien. J'ai juste raté une marche ! s'exclame-t-elle sur un ton un peu trop jovial pour être naturel.
Arquant un sourcil, le garçon descend la-dite marche et s'avance vers elle d'un pas résolu, son visage s'obscurcissant car non plus illuminé par les torches/chandelles du cloître. La jeune fille voit alors deux options : fuir ou rester sur place.
Mais ne serait-ce pas futile ou puéril de fuir ? Elle ne savait plus. Tout ce qu'elle savait, c'était qu'elle n'arrivait pas à calmer le galop de son coeur.
- Tu as juste raté une marche ? répète Oliver sur un ton un brin ironique.
- Oui, c'est tout.
- Je ne te mets pas mal à l'aise ? Peuh, bien sûr que tu n'vas pas dire le contraire ! Tu es trop...
- Trop quoi ? rétorque-t-elle machinalement, sur la défensive.
- Trop gentille, trop soucieuse des autres.
- Je ne suis pas si gentille. Faut arrêter là, avec les préjugés sur les Poufsouffle hein, bougeonne-t-elle.
- Depuis quand... commence-t-il avant de secouer la tête, abandonnant visiblement ce qu'il perçoit comme le début d'une nouvelle joute verbale. Est ce que ma lettre t'a mise mal à l'aise ? Réponds sincèrement, s'il-te-plaît. Je ne prendrais pas mal.
Il se trouvait si proche, elle n'avait qu'à tendre la main. Mais le fait qu'elle ne recule pas davantage - et qu'il avait besoin d'une réponse claire et honnête - fit qu'il ne prévoyait pas d'envahir davantage son espace. Mais cela, elle ne pouvait le savoir ; elle lui était cependant reconnaissante de ne pas la pousser davantage dans ses retranchements. Et bizarrement... le savoir si proche, dans ce contexte-là... cela accentuait cette chaleur dans sa poitrine.
- Je... euh... Très bien. J'ai été surprise, souffle-t-elle en relevant timidement son regard. Je ne pensais pas que... que tu... que tu aurais pu... tu vois, j'ai cru que tu me prankais.
- C'est bien c'que j'ai cru comprendre, répond calmement Oliver sans détacher son regard du sien. Mais... voilà, ce n'est pas le cas. Je t'apprécie beaucoup et je me suis rendu compte que... je t'appréciais plus que je n'apprécie mes potes. J'apprécie... ta façon de sourire, de me raconter tes histoires, de lever les yeux au ciel dès que je dis un truc qui t'agace, ta façon d'être avec Merlin, même ta susceptibilité, et -
- EH ! Sympa...
- C'est plus fort que moi, ces derniers temps... voilà... mais ce n'est pas facile de... d'avouer ce genre de chose. Car... je serais désolé que tu te sentes mal à l'aise. Parce que tu ne ressens pas la même chose. Mais on peut rester amis, hein, conclut-il dans un souffle bien que ses derniers mots étaient prononcés d'une manière qui laissait planer peu de doutes. J'ai hésité, hier, pour tout te dire. Pis, j'me suis dit que... fallait tenter. Qu'ça me trotterait en tête indéfiniment, sinon, de ne pas savoir.
- De ne pas savoir ? répète-t-elle troublée, ses prunelles noisette captivées par ces prunelles grises-vertes.
- De ne pas savoir ce que toi... tu ressens. Tu vois, tu parles de préjugés sur les Maisons, mais celui sur les Serdaigle n'est pas si erroné. On a besoin de savoir.
Un ange passe alors, seuls leurs regards se soutiennent et Constance est alors celle qui dévie le regard.
- Elle sentait super bon.
- La lettre ?
- Non, rit-elle en relevant prestement le visage. La rose, bêtat !
- Ah pardon, j'avais mal compris, fit-il en souriant sur le ton qui suggérait l'inverse.
- Mm mmh, fit-elle en souriant d'un air à qui on ne la fait pas.
- Donc dis-moi, toi, tu ne m'as pas offert de rose, souffle Oliver, soudainement inspiré. Si tu...
- J'hésite entre trois couleurs, le coupe-t-elle malicieuse alors que la douce chaleur imprègne tout son être tandis que l'idée de plaire à Oliver continue de s'insinuer agréablement sous sa peau.
- Ah oui ?
- Jaune, blanche...
- Ah ouais ? Jaune ou blanche ? répète-t-il un peu surpris avant de se reprendre : me voilà fixé.
- Après il y a des roses un peu spéciales... tu vois, un peu mixées... j'te verrais bien avec une rose jaune-orangée-rose.
- Y'avait orangé ? se questionne sérieusement soudainement le brun tandis qu'elle s'esclaffe spontanément.
- Du bleu aussi...
- Tu t'fiches de moi, n'est ce pas ?
- Oh rien qu'un peu, fit-elle espiègle en rapprochant son pouce de son index.
Le Gallois lève les yeux au ciel :
- Fel ci ar ôl ei gynffon...
- Pardon ?
- Tu me fais tourner en bourrique.
- Chacun son tour, sourit-elle.
- Sort moi d'là, lui souffle-t-il alors.
BAM BAM, BAM-BAM. Spontanément, Constance se hausse légèrement sur ses pieds et dépose un baiser doux et léger sur la joue du Serdaigle, croisant son regard au passage :
- Merci pour la rose, Oliver, et pour le poème.
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Reducio
Fel ci ar ôl ei gynffon : Expression galloise utilisée pour décrire quelqu’un qui poursuit quelque chose d’inatteignable ou qui fait des efforts vains. Elle évoque l’image d’un chien qui essaie désespérément d’attraper sa propre queue. Ici, Oliver tente désespérement de savoir si son attirance est partagée mais Consty est très intimidée et cache cette timidité derrière une certaine espièglerie. Qui aime bien châtie bien...
5ème Année RP ~ #81186a ~ ~ ~En retour progressif ~ ~
Appelle-moi "C", ou "Plume de Consty" ~ Joueuse chez les Hel's
Une histoire de rose et de poème
C'est véridique : elle n'a jamais ressenti auparavant ce qu'elle ressent actuellement. Cette douce chaleur qui envahit sa poitrine, cette sensation d'être incapable de déloger son regard du sien. Cette envie un peu bête de sourire. Et surtout, ce souffle qui lui manque lorsqu'elle croise son regard alors que ses lèvres se sont imprimées sur sa joue. Mais qu'est c'que j'ai fait ? Pourquoi j'ai fait ça ?!
Au moment où ses semelles épousent à nouveau le pavé, le pouce d'Oliver vient effleurer le coin de ses lèvres. Oh. Dans son regard tout proche, elle ne sait pas trop ce qu'elle y discerne. De la joie ? Du soulagement ? De la surprise ?
- Miss Nelson, vous avez le don de me surprendre, souffle-t-il alors en rompant le contact éphémère de son pouce sur sa peau.
- Je crois que je m'auto-surprend à vrai dire, répond-t-elle sans réfléchir, ce qui provoque un rire chez le brun.
La châtaine sourit en miroir, baisse les yeux, ressentant - étrangement - la chaleur de son corps alors qu'il ne la touche pas. Et ce n'est pas désagréable. Par contre, ce qui l'intimide au plus haut point, c'est cette envie de rompre les quelques centimètres de distance.
Soudain, la cloche de la Tour sonne à en faire trembler les murs centenaires, enfin, c'est la sensation qu'elle éprouve en cet instant de sensibilité accrue. Son sursaut provoque un mouvement automatique chez Oliver qui pose simplement ses mains sur ses avant-bras en levant les yeux vers l'horloge tout en haut.
- C'est bientôt l'heure du couvre-feu, fit-il sur un ton factuel, alors que la cloche cesse, avant de redescendre ses prunelles vers le visage de Constance.
Celle-ci le dévisage, ressentant pleinement le contact de ses mains sur ses bras et surtout, sa main, à elle, qui s'est posée machinalement sur la poitrine du garçon.
- Oh. Oui.
C'est bien simple, c'était comme si son cerveau mollissait et que les mots tardaient à arriver jusqu'à ses lèvres.
- Je te raccompagne ?
- Oui.
- Okay, sourit-il sans pour autant bouger.
Finalement, il baisse les yeux vers les doigts de Constance toujours sur sa poitrine. Elle l'imite et regarde sa main, à elle, comme si ce n'était pas la sienne puis réalise que... c'est l'actuelle réalité. Ce n'est pas "dans sa tête".
- Pardon, fit-elle en retirant précipitamment sa main.
- Y'a pas d'mal, sourit-il, visiblement amusé.
- Te moque pas d'moi. C'est juste que...
- T'as pas à t'en faire. C'est le fait que tu t'excuse qui m'a...
- Amusé ?
- Oui. Ça ne me dérange pas que tu pose ta main là, fit-il en posant la sienne sur son coeur, ou... là, fit-il en désignant l'endroit où les lèvres de Constance se sont posées un instant plus tôt.
Se mordant la lèvres, rosissant, Constance a dû mal à ne pas sourire bêtement.
- Ah non ?
- Non, répond-t-il simplement en repoussant une mèche de Constance derrière son oreille.
Celle-ci se sent alors happée toute entière par ces prunelles assombries par l'obscurité. Son coeur semble manquer un battement mais, pour autant, elle n'a pas envie que quoique ce soit qu'il se passe maintenant s'arrête.
- Allez, viens, finit-il par souffler. J'te raccompagne, ajoute-t-il en rompant le contact et reculant d'un pas vers le cloître.
Acquiesçant machinalement, elle s'avance vers lui et lui emboîte le pas en direction de la sortie du cloître.
Alors qu'ils marchent sous les arceaux en fleurs dans le couloir en direction du Hall, elle ne peut s'empêcher de lui couler un regard en coin, une ou deux fois, le reportant devant elle dès qu'elle avait l'impression qu'elle allait croiser ses yeux. Décidément, ce soir, tout était bouleversé sous son crâne. En bien, certes, mais tout de même. Est ce qu'ils... eh bien... est ce que ce moment qu'ils venaient de partager dans la Cour voulait bien dire ce qu'elle pensait qu'il signifiait ? Il lui avait avoué qu'il ne l'avait pas pranké. Il lui avait avoué qu'il l'appréciait, qu'il pensait à elle plus qu'il ne pensait à qui que ce soit d'autre. Il lui avait dit qu'il avait pensé à elle directement lorsqu'il était passé devant le stand des fleurs la veille. Il lui avait dit... qu'il redoutait de savoir ce qu'elle ressentait, elle. Mais qu'il avait besoin de savoir. Et puis... elle l'avait embrassé. Sur la joue, certes, mais on passait ici et maintenant à un tout autre level pour elle. Et une certitude émergeait en elle désormais : ce garçon, si charmant, intelligent, particulièrement agaçant quand il le voulait... ce garçon, elle occupait ses pensées tout comme il occupait les siennes. Ce garçon... lui plaisait et... le sentiment était, apparemment, réciproque. Mon Dieu. Je pourrais me liquéfier de... de... ohlala je ne sais même pas. Était cela la félicité ? La joie de savoir qu'on est apprécié en retour ? - et je ne parle pas d'amitié, qu'on soit bien d'accord.
Ils débouchent dans le Hall, ne freinent pas et commencent à monter le Grand Escalier. Direction le Premier Étage. Le silence est toujours là, entre eux. Aussi palpable que la chemise qu'elle avait touché sur sa poitrine quelques minutes plus tôt.
Lui comme elle semble dans ses pensées et alors que le couloir du Premier étage apparait devant eux, Constance se sent soudainement embêtée : est ce que... est ce qu'il a compris ? Qu'il me plaisait ? J'veux dire... il a été plus... loquace que moi, finalement. J'suis une vraie gourde en fait. Est ce que je n'suis pas sensée dire quelque chose là ? Maintenant ? Ou... ou bien il est trop tard ?
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Au moment où ses semelles épousent à nouveau le pavé, le pouce d'Oliver vient effleurer le coin de ses lèvres. Oh. Dans son regard tout proche, elle ne sait pas trop ce qu'elle y discerne. De la joie ? Du soulagement ? De la surprise ?
- Miss Nelson, vous avez le don de me surprendre, souffle-t-il alors en rompant le contact éphémère de son pouce sur sa peau.
- Je crois que je m'auto-surprend à vrai dire, répond-t-elle sans réfléchir, ce qui provoque un rire chez le brun.
La châtaine sourit en miroir, baisse les yeux, ressentant - étrangement - la chaleur de son corps alors qu'il ne la touche pas. Et ce n'est pas désagréable. Par contre, ce qui l'intimide au plus haut point, c'est cette envie de rompre les quelques centimètres de distance.
Soudain, la cloche de la Tour sonne à en faire trembler les murs centenaires, enfin, c'est la sensation qu'elle éprouve en cet instant de sensibilité accrue. Son sursaut provoque un mouvement automatique chez Oliver qui pose simplement ses mains sur ses avant-bras en levant les yeux vers l'horloge tout en haut.
- C'est bientôt l'heure du couvre-feu, fit-il sur un ton factuel, alors que la cloche cesse, avant de redescendre ses prunelles vers le visage de Constance.
Celle-ci le dévisage, ressentant pleinement le contact de ses mains sur ses bras et surtout, sa main, à elle, qui s'est posée machinalement sur la poitrine du garçon.
- Oh. Oui.
C'est bien simple, c'était comme si son cerveau mollissait et que les mots tardaient à arriver jusqu'à ses lèvres.
- Je te raccompagne ?
- Oui.
- Okay, sourit-il sans pour autant bouger.
Finalement, il baisse les yeux vers les doigts de Constance toujours sur sa poitrine. Elle l'imite et regarde sa main, à elle, comme si ce n'était pas la sienne puis réalise que... c'est l'actuelle réalité. Ce n'est pas "dans sa tête".
- Pardon, fit-elle en retirant précipitamment sa main.
- Y'a pas d'mal, sourit-il, visiblement amusé.
- Te moque pas d'moi. C'est juste que...
- T'as pas à t'en faire. C'est le fait que tu t'excuse qui m'a...
- Amusé ?
- Oui. Ça ne me dérange pas que tu pose ta main là, fit-il en posant la sienne sur son coeur, ou... là, fit-il en désignant l'endroit où les lèvres de Constance se sont posées un instant plus tôt.
Se mordant la lèvres, rosissant, Constance a dû mal à ne pas sourire bêtement.
- Ah non ?
- Non, répond-t-il simplement en repoussant une mèche de Constance derrière son oreille.
Celle-ci se sent alors happée toute entière par ces prunelles assombries par l'obscurité. Son coeur semble manquer un battement mais, pour autant, elle n'a pas envie que quoique ce soit qu'il se passe maintenant s'arrête.
- Allez, viens, finit-il par souffler. J'te raccompagne, ajoute-t-il en rompant le contact et reculant d'un pas vers le cloître.
Acquiesçant machinalement, elle s'avance vers lui et lui emboîte le pas en direction de la sortie du cloître.
Alors qu'ils marchent sous les arceaux en fleurs dans le couloir en direction du Hall, elle ne peut s'empêcher de lui couler un regard en coin, une ou deux fois, le reportant devant elle dès qu'elle avait l'impression qu'elle allait croiser ses yeux. Décidément, ce soir, tout était bouleversé sous son crâne. En bien, certes, mais tout de même. Est ce qu'ils... eh bien... est ce que ce moment qu'ils venaient de partager dans la Cour voulait bien dire ce qu'elle pensait qu'il signifiait ? Il lui avait avoué qu'il ne l'avait pas pranké. Il lui avait avoué qu'il l'appréciait, qu'il pensait à elle plus qu'il ne pensait à qui que ce soit d'autre. Il lui avait dit qu'il avait pensé à elle directement lorsqu'il était passé devant le stand des fleurs la veille. Il lui avait dit... qu'il redoutait de savoir ce qu'elle ressentait, elle. Mais qu'il avait besoin de savoir. Et puis... elle l'avait embrassé. Sur la joue, certes, mais on passait ici et maintenant à un tout autre level pour elle. Et une certitude émergeait en elle désormais : ce garçon, si charmant, intelligent, particulièrement agaçant quand il le voulait... ce garçon, elle occupait ses pensées tout comme il occupait les siennes. Ce garçon... lui plaisait et... le sentiment était, apparemment, réciproque. Mon Dieu. Je pourrais me liquéfier de... de... ohlala je ne sais même pas. Était cela la félicité ? La joie de savoir qu'on est apprécié en retour ? - et je ne parle pas d'amitié, qu'on soit bien d'accord.
Ils débouchent dans le Hall, ne freinent pas et commencent à monter le Grand Escalier. Direction le Premier Étage. Le silence est toujours là, entre eux. Aussi palpable que la chemise qu'elle avait touché sur sa poitrine quelques minutes plus tôt.
Lui comme elle semble dans ses pensées et alors que le couloir du Premier étage apparait devant eux, Constance se sent soudainement embêtée : est ce que... est ce qu'il a compris ? Qu'il me plaisait ? J'veux dire... il a été plus... loquace que moi, finalement. J'suis une vraie gourde en fait. Est ce que je n'suis pas sensée dire quelque chose là ? Maintenant ? Ou... ou bien il est trop tard ?
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5ème Année RP ~ #81186a ~ ~ ~En retour progressif ~ ~
Appelle-moi "C", ou "Plume de Consty" ~ Joueuse chez les Hel's
Une histoire de rose et de poème
Était-il trop tard ? Trop tard pour avouer ce qu'elle osait à peine formuler tout bas. Tu me plais. Tu me plais... toi aussi. Roooh non ! Je ne peux pas ! Je n'peux pas !
Et si tout ceci n'était qu'un rêve, qu'elle se réveillait d'un coup, assoupie sur son lit... que cela signifierait-il ? Qu'il lui plaisait, certes, mais qu'elle resterait seule avec cette idée.
BAM BAM, BAM BAM.
Machinalement, alors que les tonneaux symbolisant l'entrée du Terrier étaient dans leur champs de vision, Constance pince fermement l'ongle de son pouce contre la pulpe de son index. La sensation de piqûre, progressive alors qu'elle appuyait davantage, lui confirmait qu'elle ne dormait pas. Et que tout ce qui avait pu se passer dans la Cour de la Tour était bien réel.
Les tonneaux se trouvaient désormais à une dizaine de mètres et spontanément, les deux adolescents ralentissent le pas de concert. Comme une manière de ralentir le temps, et de repousser cet instant de séparation. Se râclant la gorge, Constance se demande bien comment elle pourrait terminer un interlude aussi... agréable. Elle percevait sa présence, si proche bien qu'il ne la touchait pas. Et alors que l'entrée des Quartiers de Poufsouffle arrivait à leur hauteur de façon inexorable, la châtaine ne put s'empêcher de lever les yeux vers le visage d'Oliver.
Lorsque leurs regards se croisent, la blairelle tente de ne pas détourner le regard d'embarras, essayant de se persuader qu'elle n'a pas à rougir. Il le lui a dit : elle lui plaisait. N'est ce pas ? De fait, elle pouvait le regarder, il ne la trouverait pas bizarre, pas vrai ?
Que pensait-il en cet instant ?
Regrettait-il d'avoir prononcé ces mots ? Regrettait-il sa réaction à elle ?
Son coeur bat alors un peu plus fort, ses lèvres s'entrouvrent sur toutes ces questions intérieures mais, alors que le garçon esquisse une moue interrogatrice, elle ne parviens plus à maintenir le contact visuel et détourne le regard vers les tonneaux. Heureusement qu'il ne sait pas lire dans mes pensées, il me trouverait sûrement stupide.
Si seulement elle savait quoi dire. Devait-elle le remercier ? Pour quoi ? Lui avoir... confié ce qu'il lui avait soufflé, là bas ? Non... enfin, ce serait bizarre, pas vrai ?
Enfin, peut être que si, en fait. Il s'est montré honnête après tout. Rien ne l'y obligeait.
- Je... Mer-
- Voilà, on y est.
Tous deux se turent, un pétillement d'amusement illuminant leurs prunelles l'espace d'un instant.
- Décidément, on n'arrive pas à se coordonner ce soir, sourit le Serdaigle. Tu disais ?
- Euh... non mais rien... enfin, si. Je... merci de m'avoir raccompagné. C'est gentil.
- Y'a pas de quoi, voyons.
- Oui et... de t'être montré... euh. Honnête.
Le Gallois arque un sourcil, ses prunelles toujours fichées aux siennes, retenant visiblement un sourire narquois.
- Toujours.
Souriant à son tour, Constance baisse la tête, une main voletant à son visage comme pour se donner contenance.
- Et merci à toi, également. Pour le baiser, ajoute-t-il dès lors qu'elle relève des prunelles indécises.
Rougissant d'un coup jusqu'aux oreilles, Constance écarquille les yeux, zieutant furtivement alentours pour vérifier qu'aucunes paires d'oreilles indiscrètes n'ai pu entendre cette vérité.
- Oliver !
Le beau brun esquisse un sourire malicieux :
- Voyons, il n'y a pas de mal. Tu n'es pas la première à vouloir...
- Ah oui ? l'interrompt-elle avec un air éberlué.
Durant une brève seconde, l'adolescent sembla décontenancé mais finalement, son visage se pare à nouveau d'un air faussement arrogant :
- Oui. Enfin... je veux dire... j'ai juste voulu... blaguer, termine-t-il avec un air soudain penaud. Tu ne m'en veux pas, quand même ?
- Beaucoup à vrai dire, assène-t-elle avec sérieux - secrètement ravie de ressentir ce drôle de "pouvoir" en cet instant.
- Mince alors, fit-il avec une petite moue bien que Constance soupçonne immédiatement qu'il ne la taquine encore. Comment pourrais-je me faire pardonner ?
- Cela mérite réflexion, répond rapidement Constance - toujours secrètement ravie.
- Chouette alors ! s'exclame le garçon. Rêve bien de moi alors, Consty ! ajoute-t-il en se penchant prestement pour déposer un baiser sur sa joue.
Figée au contact éphémère de ses lèvres, Constance rosit de plus belle, le foudroyant du regard : toi alors ! Tu ne manques pas de toupet !
- Bonne nuit, souffle-t-elle du bout des lèvres, aussi embarrassée que ravie en reculant. Allez, va-t-en. Le mot de passe est secret.
Portant deux doigts à sa tempe, un sourire qui hantera sa soirée illuminant son visage, Celui qui créé des petits papillons dans sa cage thoracique recule de quelques pas signifiant son congé. La jeune fille le suivit du regard tandis qu'il s'éloignait, combattant ardemment le désir de sourire à son tour.
Et si tout ceci n'était qu'un rêve, qu'elle se réveillait d'un coup, assoupie sur son lit... que cela signifierait-il ? Qu'il lui plaisait, certes, mais qu'elle resterait seule avec cette idée.
BAM BAM, BAM BAM.
Machinalement, alors que les tonneaux symbolisant l'entrée du Terrier étaient dans leur champs de vision, Constance pince fermement l'ongle de son pouce contre la pulpe de son index. La sensation de piqûre, progressive alors qu'elle appuyait davantage, lui confirmait qu'elle ne dormait pas. Et que tout ce qui avait pu se passer dans la Cour de la Tour était bien réel.
Les tonneaux se trouvaient désormais à une dizaine de mètres et spontanément, les deux adolescents ralentissent le pas de concert. Comme une manière de ralentir le temps, et de repousser cet instant de séparation. Se râclant la gorge, Constance se demande bien comment elle pourrait terminer un interlude aussi... agréable. Elle percevait sa présence, si proche bien qu'il ne la touchait pas. Et alors que l'entrée des Quartiers de Poufsouffle arrivait à leur hauteur de façon inexorable, la châtaine ne put s'empêcher de lever les yeux vers le visage d'Oliver.
Lorsque leurs regards se croisent, la blairelle tente de ne pas détourner le regard d'embarras, essayant de se persuader qu'elle n'a pas à rougir. Il le lui a dit : elle lui plaisait. N'est ce pas ? De fait, elle pouvait le regarder, il ne la trouverait pas bizarre, pas vrai ?
Que pensait-il en cet instant ?
Regrettait-il d'avoir prononcé ces mots ? Regrettait-il sa réaction à elle ?
Son coeur bat alors un peu plus fort, ses lèvres s'entrouvrent sur toutes ces questions intérieures mais, alors que le garçon esquisse une moue interrogatrice, elle ne parviens plus à maintenir le contact visuel et détourne le regard vers les tonneaux. Heureusement qu'il ne sait pas lire dans mes pensées, il me trouverait sûrement stupide.
Si seulement elle savait quoi dire. Devait-elle le remercier ? Pour quoi ? Lui avoir... confié ce qu'il lui avait soufflé, là bas ? Non... enfin, ce serait bizarre, pas vrai ?
Enfin, peut être que si, en fait. Il s'est montré honnête après tout. Rien ne l'y obligeait.
- Je... Mer-
- Voilà, on y est.
Tous deux se turent, un pétillement d'amusement illuminant leurs prunelles l'espace d'un instant.
- Décidément, on n'arrive pas à se coordonner ce soir, sourit le Serdaigle. Tu disais ?
- Euh... non mais rien... enfin, si. Je... merci de m'avoir raccompagné. C'est gentil.
- Y'a pas de quoi, voyons.
- Oui et... de t'être montré... euh. Honnête.
Le Gallois arque un sourcil, ses prunelles toujours fichées aux siennes, retenant visiblement un sourire narquois.
- Toujours.
Souriant à son tour, Constance baisse la tête, une main voletant à son visage comme pour se donner contenance.
- Et merci à toi, également. Pour le baiser, ajoute-t-il dès lors qu'elle relève des prunelles indécises.
Rougissant d'un coup jusqu'aux oreilles, Constance écarquille les yeux, zieutant furtivement alentours pour vérifier qu'aucunes paires d'oreilles indiscrètes n'ai pu entendre cette vérité.
- Oliver !
Le beau brun esquisse un sourire malicieux :
- Voyons, il n'y a pas de mal. Tu n'es pas la première à vouloir...
- Ah oui ? l'interrompt-elle avec un air éberlué.
Durant une brève seconde, l'adolescent sembla décontenancé mais finalement, son visage se pare à nouveau d'un air faussement arrogant :
- Oui. Enfin... je veux dire... j'ai juste voulu... blaguer, termine-t-il avec un air soudain penaud. Tu ne m'en veux pas, quand même ?
- Beaucoup à vrai dire, assène-t-elle avec sérieux - secrètement ravie de ressentir ce drôle de "pouvoir" en cet instant.
- Mince alors, fit-il avec une petite moue bien que Constance soupçonne immédiatement qu'il ne la taquine encore. Comment pourrais-je me faire pardonner ?
- Cela mérite réflexion, répond rapidement Constance - toujours secrètement ravie.
- Chouette alors ! s'exclame le garçon. Rêve bien de moi alors, Consty ! ajoute-t-il en se penchant prestement pour déposer un baiser sur sa joue.
Figée au contact éphémère de ses lèvres, Constance rosit de plus belle, le foudroyant du regard : toi alors ! Tu ne manques pas de toupet !
- Bonne nuit, souffle-t-elle du bout des lèvres, aussi embarrassée que ravie en reculant. Allez, va-t-en. Le mot de passe est secret.
Portant deux doigts à sa tempe, un sourire qui hantera sa soirée illuminant son visage, Celui qui créé des petits papillons dans sa cage thoracique recule de quelques pas signifiant son congé. La jeune fille le suivit du regard tandis qu'il s'éloignait, combattant ardemment le désir de sourire à son tour.
F I N
5ème Année RP ~ #81186a ~ ~ ~En retour progressif ~ ~
Appelle-moi "C", ou "Plume de Consty" ~ Joueuse chez les Hel's