Rétro Express
Le train s’arrêtait. Déjà… Comme un géant de métal qui s’endort dans un soupir grinçant. Que devenait le Poudlard Express entre deux voyages ? Transportait-il d’autres voyageurs vers Pré-au-Lard durant le reste de l’année ou la locomotive rouge était-elle remisée, mise en hibernation jusqu’à la prochaine rentrée ? Ernest entendit les élèves s’agiter dans les wagons et les premières portes qui s’ouvraient sans délicatesse sur les couloirs. Ses amis aussi avaient commencé à rassembler leurs affaires. L’adolescent resta figé un instant, légèrement déconnecté il observait le monde qui s’accélérait soudainement.
Il laissa Eileen et Etan sortir leurs affaires en premier. Les trois élèves n’avaient pas autant d’affaires que lors des congés d’été mais les couloirs n’étaient pas larges et rien qu’avec la cage de Mila, les bagages devenaient vite encombrants. Ernest laissa cette bulle éclater doucement, contraint d’admettre qu’il était temps de quitter ses compagnons de voyage. Parce qu’ils étaient bien plus que ça. Ils étaient deux amis sincères. Debout dans l’ouverture de la porte, il hésitait encore. Tant qu’il ne descendait pas du train, il restait entre deux gares. Entre deux mondes. Entre deux foyers. Un No man’s land dans lequel il pourrait se cacher, juste encore un peu.
Il avait acquiescé avec ferveur à la remarque d’Etan avec un sourire d’encouragement. Il écrirait dès ce soir. Herbert ferait la navette, même s’il n’était qu’à moitié d’accord, sa mère saurait le convaincre. Pendant une seconde, il repensa à la correspondance qu’il avait tenue avec Eileen l’été précédent. À l’attente, à l’excitation. Ernest réalisait peu à peu que les liens qu’il avait noué avec les deux cousins étaient essentiels.
Il n’était néanmoins pas en mesure d’interpréter la gêne qu’il avait ressenti en les voyant s’enlacer. La pointe de jalousie qu’il avait ressenti à la vue de cette étreinte si naturelle. Et de savoir que ces deux-là se retrouveraient quelques jours plus tard. Peut-être qu’il aurait voulu en faire autant. Enfin… il ne savait pas vraiment. Mais ça déclenchait chez lui des sentiments ambivalents qui venaient se faire envelopper dans un écrin de culpabilité. Il aurait dû être en train de se réjouir de retrouver ses mamans. Et c’était le cas ! Bien sûr…
Le garçon posa finalement un pied sur le quai avant d’adresser un geste maladroit à ses amis.
“Alors… euh… à bientôt, hein ?!”
Avant de disparaître dans la foule compacte, il croisa une dernière fois leur regard et ressenti une sensation dans la poitrine. Une sensation qui serait. Mais qui réchauffait aussi.
Il laissa Eileen et Etan sortir leurs affaires en premier. Les trois élèves n’avaient pas autant d’affaires que lors des congés d’été mais les couloirs n’étaient pas larges et rien qu’avec la cage de Mila, les bagages devenaient vite encombrants. Ernest laissa cette bulle éclater doucement, contraint d’admettre qu’il était temps de quitter ses compagnons de voyage. Parce qu’ils étaient bien plus que ça. Ils étaient deux amis sincères. Debout dans l’ouverture de la porte, il hésitait encore. Tant qu’il ne descendait pas du train, il restait entre deux gares. Entre deux mondes. Entre deux foyers. Un No man’s land dans lequel il pourrait se cacher, juste encore un peu.
Il avait acquiescé avec ferveur à la remarque d’Etan avec un sourire d’encouragement. Il écrirait dès ce soir. Herbert ferait la navette, même s’il n’était qu’à moitié d’accord, sa mère saurait le convaincre. Pendant une seconde, il repensa à la correspondance qu’il avait tenue avec Eileen l’été précédent. À l’attente, à l’excitation. Ernest réalisait peu à peu que les liens qu’il avait noué avec les deux cousins étaient essentiels.
Il n’était néanmoins pas en mesure d’interpréter la gêne qu’il avait ressenti en les voyant s’enlacer. La pointe de jalousie qu’il avait ressenti à la vue de cette étreinte si naturelle. Et de savoir que ces deux-là se retrouveraient quelques jours plus tard. Peut-être qu’il aurait voulu en faire autant. Enfin… il ne savait pas vraiment. Mais ça déclenchait chez lui des sentiments ambivalents qui venaient se faire envelopper dans un écrin de culpabilité. Il aurait dû être en train de se réjouir de retrouver ses mamans. Et c’était le cas ! Bien sûr…
Le garçon posa finalement un pied sur le quai avant d’adresser un geste maladroit à ses amis.
“Alors… euh… à bientôt, hein ?!”
Avant de disparaître dans la foule compacte, il croisa une dernière fois leur regard et ressenti une sensation dans la poitrine. Une sensation qui serait. Mais qui réchauffait aussi.
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Merci
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4ème année RP 50-51 - P&O / 15 ans
- COMPTE EN HIATUS -
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