Qui a dit qu’il y avait une norme ?

~ 22 décembre 2046
Alice attrape Nikwisha dans ses bras. *Oui ma belle* dit elle. La jeune fille allait devoir partir, mais elle profitait encore un peu de son chat. Elle est mal barrée, la voilà qui parle à un chat, elle ne veut pas dire que c’est une créature stupide, loin de là, mais elle ne pensait pas faire ça un jour, aussi naturellement.
La Gryffonne repose sa chatte sur le lit où elle s’était allongée et murmure un léger *au revoir Nikwisha* elle lui fait une dernière caresse en signe de salut et attrape une paire de bottes. Alice se rassoit sur le lit afin d’enfiler convenablement ses chaussures quand soudain elle sentit une masse de chaleur sur ses genoux, elle regarde la boule de poil aux yeux scintillants et fit claquer sa langue. *Dans tes rêves, je dois y aller*. Elle finalise ses lacets et repousse gentiment son chat sur le lit. Un jour, il finira par l’avoir, avec ses yeux trop mignons, c’est sûr ! Mais pas aujourd’hui !
Alice se lève tant bien que mal, se séparant de son chat qui la regardait avec envie, et de son lit moelleux. Mais bon, elle a des choses à faire, elle lâche un léger soupir et attrape son manteau. Comme il faisait frais en ce moment, elle remonte bien la fermeture jusqu’en haut et prend également une écharpe.
La jeune fille descend ensuite les marches de son dortoir pour arriver en salle commune. Elle salue un élève et descend encore les nombreuses marches de Poudlard, elle se rappelle de son entrée dans ce château, elle se perdait tout le temps, Alice sortait même parfois juste pour faire une visite et en apprendre plus sur ces lieux.
Une fois arrivée au chemin de traverse, elle jette un coup d’œil aux différentes boutiques. Alice s’arrête d’abord à celle de Quidditch, regardant les différents balais, capes de supporter et calendrier des matchs. Elle entre et achète des multiplettes ça sera pour mieux voir les matchs à l’avenir. Bon, n’oublions pas la raison de sa venue, trouver un cadeau de Noël à Nikwisha. Mais qu’est-ce qu’elle pourrait bien vouloir ?
La Gryffonne jette un coup d’œil à la boutique Dogweed & Deathcap. Dans cette boutique, il y a plutôt des trucs de botaniques, elle ne pense pas que ce sera utile à Nikwisha. Alice marche alors vers la boutique suivante, elle s’arrête et regarde. Au bon chaudron. Là, c’est certain, elle ne trouvera rien, c’est un chat et non un sorcier ou un alchimiste. Elle espérait tellement trouver au chemin de traverse… Mais bon, positivons, il reste encore quelques boutiques. En arrivant dans la suivante, Apothic’herbes, elle se rappelle qu’après-avoir acheté Nikwisha, ils y étaient allés et comme à son habitude elle avait acheté des ingrédients, comme c’était de la nourriture moldu et que leur goût lui manquait un peu, elle achetait parfois du raisin ou du miel ici. Bref, lord de sa première venue en compagnie de Nikwisha, elle avait acheté du pain dur et la chatte avait apprécié.
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Dernière modification par Alice Smith le 25 mars 2025, 17:15, modifié 5 fois.
"Le cœur est comme la mer, c’est dans ses profondeurs que l’on découvre ses plus belles richesses" | #800080
Qui a dit qu’il y avait une norme ?
Elizabeth ne savait pas quoi se mettre. Elle n'avait pas cours, et souhaitait aller faire ses courses de Noël au Chemin de Traverse. Comme c'était en dehors de Poudlard, elle avait le droit de porter autre chose que son uniforme, soit des vêtements qui lui appartenaient. Mais elle n'avait que des vêtements moldus, et ne voulait pas risquer de créer une histoire. Bien qu'à contrecœur, elle choisit donc de conserver son uniforme de Poudlard, mais d'enlever la cravate qui signalait son appartenance à la maison Serdaigle pour la remplacer par une écharpe d'un doux gris souris.
Elle sortit ensuite de l'enceinte du château pour se rendre au Chemin de Traverse.
Elle goûta l'ambiance joyeuse, comme toujours, et dressa la liste - plutôt courte - des proches à qui elle souhaitait faire un cadeau. Maman, Papa… Et ici, à Poudlard ? Non, il n'y a personne dont je sois assez proche, je crois.
Pour sa mère, c'était facile, elle y avait déjà réfléchi. La jeune fille passa la porte de Fleury & Bott et ressortit presque aussitôt, un ouvrage sur les dragons sous le bras. Sa mère aimait les créatures fantastiques, elle en mettait dans quasiment tous ses livres. Elizabeth pensait qu'un livre décrivant de réelles créatures magiques lui plairait. La jeune fille nota cependant dans un coin de sa tête de faire remarquer à sa mère qu'il ne faudrait pas les utiliser dans ses propres écrits. La jeune fille sentait être à la limite du secret magique en offrant à ses parents moldus des objets provenant du monde magique ; même si, étant parents d'une petite sorcière, ils se trouvaient quelque peu dispensés dudit secret, il fallait faire attention.
Pour son père, c'était plus compliqué. Un livre ne lui plairait pas autant ; même s'il aimait lire, c'était le domaine de sa mère.
La Serdaigle fut distraite de ses pensées par une faim incongrue. Il semblait qu'elle n'avait pas mangé suffisamment au repas précédent, ou peut-être était ce la petite marche jusqu'au quartier commerçant qui lui avait ouvert l'appétit ? Quoiqu'il en soit, le résultat était là : le ventre de la fillette gargouillait à qui mieux mieux. Elizabeth caressa l'idée de rendre visite à Florian Fortarôme. Elle y renonça finalement, devant la maigreur de sa bourse et l'ampleur de la tâche qu'il lui restait à accomplir.
Quand j'aurais fini, se promit elle, s'il me reste assez de temps et d'argent.
La bleue passa alors devant la devanture d'Apothic'herbes. Elle entra sans idée précise. Elle doutait d'y trouver un présent convenable, c'était surtout sa propre curiosité qui l'avait attirée.
Il y aura peut-être quelque chose qui plaira à Arsène, se justifia-t-elle.
Elle croisa le regard d'une de ses camarades, qu'elle situait sans parvenir à mettre un nom sur son visage. Elle la salua d'un sourire et d'un signe de tête.
@Alice Smith
Elle sortit ensuite de l'enceinte du château pour se rendre au Chemin de Traverse.
Elle goûta l'ambiance joyeuse, comme toujours, et dressa la liste - plutôt courte - des proches à qui elle souhaitait faire un cadeau. Maman, Papa… Et ici, à Poudlard ? Non, il n'y a personne dont je sois assez proche, je crois.
Pour sa mère, c'était facile, elle y avait déjà réfléchi. La jeune fille passa la porte de Fleury & Bott et ressortit presque aussitôt, un ouvrage sur les dragons sous le bras. Sa mère aimait les créatures fantastiques, elle en mettait dans quasiment tous ses livres. Elizabeth pensait qu'un livre décrivant de réelles créatures magiques lui plairait. La jeune fille nota cependant dans un coin de sa tête de faire remarquer à sa mère qu'il ne faudrait pas les utiliser dans ses propres écrits. La jeune fille sentait être à la limite du secret magique en offrant à ses parents moldus des objets provenant du monde magique ; même si, étant parents d'une petite sorcière, ils se trouvaient quelque peu dispensés dudit secret, il fallait faire attention.
Pour son père, c'était plus compliqué. Un livre ne lui plairait pas autant ; même s'il aimait lire, c'était le domaine de sa mère.
La Serdaigle fut distraite de ses pensées par une faim incongrue. Il semblait qu'elle n'avait pas mangé suffisamment au repas précédent, ou peut-être était ce la petite marche jusqu'au quartier commerçant qui lui avait ouvert l'appétit ? Quoiqu'il en soit, le résultat était là : le ventre de la fillette gargouillait à qui mieux mieux. Elizabeth caressa l'idée de rendre visite à Florian Fortarôme. Elle y renonça finalement, devant la maigreur de sa bourse et l'ampleur de la tâche qu'il lui restait à accomplir.
Quand j'aurais fini, se promit elle, s'il me reste assez de temps et d'argent.
La bleue passa alors devant la devanture d'Apothic'herbes. Elle entra sans idée précise. Elle doutait d'y trouver un présent convenable, c'était surtout sa propre curiosité qui l'avait attirée.
Il y aura peut-être quelque chose qui plaira à Arsène, se justifia-t-elle.
Elle croisa le regard d'une de ses camarades, qu'elle situait sans parvenir à mettre un nom sur son visage. Elle la salua d'un sourire et d'un signe de tête.
@Alice Smith
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Dernière modification par Elizabeth Le Gall le 20 nov. 2022, 11:35, modifié 2 fois.
4ème année RP / #018e6b
Qui a dit qu’il y avait une norme ?

Alice entre alors dans la boutique et regarde dans les rayons. Elle n'osait pas l'admettre, le, mais certains ingrédients la dégoûtait ou lui fichait la trouille, jusqu'à lui glacer le sang. La Gryffonne n'était pourtant pas une grande trouillarde.
La jeune fille regarde les ingrédients qui se trouvent dans le rayon à proximité d'elle et lit les inscriptions. "ailes de chauves-souris", on leur a arraché les ailes ? Vive t'elle encore ? Rien que cette pensée effraye Alice qui devient pâle comme un linge. "armoise", "asphodèle","baies de gui", "bernique noire", "bézoard", "cailloux fondant ", c'était assez bizarre, mais en découvrant ce monde, elle a appris à retirer de ses habitudes "trouver quelque chose bizarre" sinon, ça n'en finirais plus !
Alice continue de déchiffrer les étiquettes du deuxième rayon en effleurant légèrement les fioles. "champignon vénéneux sauteur", "champignons", "cheveux inconnus", "coquillage" attends, quoi ? "cheveux inconnus" ? Enfin bref, "cloporte", "corne de bicorne", "crin de licorne" "crin de palomino", "crochets de serpents" sur ce, la jeune fille fit une légère grimace. Puis, elle reprit sa lecture, "dent de requin" elle était un peu surprise, "épine de porc-épic", "épines de poisson-diable", "épluchures de pommes de terres", "éponge", "figue pourrie", foie de dragon", sur-ce, Alice ne put s'empêcher de lâcher un "Beurk...". Passons, "grappe de raisin", "gâteau cramé". Elle prend alors trois, quatre gâteaux cramés, Nikwisha sera contente.
Elle continue tout de même de lire deux ou trois étiquettes de plus. "limaces à cornes", "miel", soudain, elle se laisse tentée. C'est trop bon le miel, et ça fait si longtemps qu'elle n'en a pas mangée. La Gryffonne en prend alors un pot, un petit pot de rien du tout ne fera pas de mal. “Mucus de Veracrasse”, “Napel”, “ Oeufs de Doxy”, “Oeufs de grenouille”, “Pattes d’araignées” sur ce, elle fit un Bon en arrière. “Peau de dragon”, “peau de serpent d’arbre du cap”, “poudre de chemisette”, “poussos”. Elle espèrerait ne jamais avoir à faire à cette potion douloureuse à ce qu’il paraît.
“Racine d’aconit”, “raté de chauve-souris”, “sang de dragon”, “sangsues”, “savon d’œuf de grenouille”, “scarabées”, “tentacule de Murlap”, “thorax de libellule” elle n’osa pas toucher cet ingrédient-là, “tête de coquelicot”, “ver de terre”, “ver marin”, “yeux de coléoptère noir”, “yeux de poissons-ballon” et le dernier article du rayon, “yeux d’anguilles”. Elle ne sait même pas pourquoi elle tenait à lire tout le rayon, par curiosité ? Pour voir de quoi elle a peur ?
Marchant, elle croise une jeune fille. Elle était brune, les cheveux jusqu’aux épaules, des yeux noisette et un regard banal. Je décide alors d’aller à sa rencontre, pourquoi pas se faire une nouvelle amie ? Et puis rester seule dans cet endroit ne l’enchantait pas vraiment. “Salut !”.
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Dernière modification par Alice Smith le 21 juin 2022, 07:53, modifié 1 fois.
"Le cœur est comme la mer, c’est dans ses profondeurs que l’on découvre ses plus belles richesses" | #800080
Qui a dit qu’il y avait une norme ?
En inspectant un peu les rayons, Elizabeth renonça bien vite à son idée d'offrir quoi que ce soit qui viendrait d'ici à son chat. Elle aurait classé la plupart des ingrédients proposés comme définitivement non comestible. On mettait vraiment de tout ça dans les potions ?
Bien sûr, elle était déjà au courant, après tout, elle avait cours de potion tous les vendredis (pas plus tard qu'hier matin, donc), mais certains intitulés faisaient vraiment peur : rate de chauve-souris, sang de dragon ?
Quelle horreur ! Les chauves-souris comptaient parmi les animaux les plus mignons qui soient, de son point de vue : d'adorables boules de poils pourvues d'ailes. La plupart des gens ne les aimaient pas à cause de leur réputation de suceuses de sang. D'abord, les espèces de chauve-souris qui se nourrissaient de sang étaient plutôt rares, surtout en Europe. Ensuite, pour celles dont c'était le cas, elles s'attaquaient aux petits animaux, ou au bétail, mais jamais aux humains. Elizabeth ne savait pas pourquoi les humains pensaient toujours que les animaux sauvages aimaient rôder autour d'eux et les attaquer par surprise. En général, les animaux ont peur des gens. Par conséquent, non, les chauves-souris ne s'emmêlent pas dans les cheveux des gens, non, les araignées ne viennent pas ramper dans votre bouche quand vous dormez, et non, les renards ne mangent pas les poules - ou seulement quand ils n'ont pas d'autre choix.
Quant aux dragons, même si la jeune fille n'en avait jamais vu, elle les assimilait à un animal noble et fantasmagorique, comme les légendes en recèlent. Tuer un dragon lui semblait presque aussi barbare que de tuer une licorne ou une sirène - et très certainement annonciateur de malédictions en tous genres qui s'étalent sur sept générations.
Il y avait aussi des plantes. Certaines auraient peut-être plu à son chat, mais la Serdaigle ne connaissait pas leur effet et ne souhaitait pas empoisonner Arsène par négligence. Si elles étaient vendues ici, c'est que ce n'était certainement pas des végétaux normaux.
La fillette repéra ça et là quelques ingrédients qui lui semblaient un peu moins rebutants : du raisin, du miel, des gâteaux (bon, ils étaient cramés, mais c'était toujours mieux que les yeux de grenouille, par exemple).
Bon, il semblait qu'elle ne trouverait rien ici. La fillette s'apprêtait à sortir, quand elle vit que sa camarade dont elle ne connaissait pas le nom s'était approchée et la fixait. Pensant qu'elle l'empêchait d'accéder au rayon, Elizabeth amorça un pas en arrière, mais s'interrompit quand la pas tout à fait inconnue lui adressa la parole.
- Salut !
- Bonjour, répondit Elizabeth, avec une note interrogative dans la voix, mais juste assez légère pour que son interlocutrice puisse passer à côté, ou bien choisir de l'ignorer si jamais elle le remarquait quand même.
Bien sûr, elle était déjà au courant, après tout, elle avait cours de potion tous les vendredis (pas plus tard qu'hier matin, donc), mais certains intitulés faisaient vraiment peur : rate de chauve-souris, sang de dragon ?
Quelle horreur ! Les chauves-souris comptaient parmi les animaux les plus mignons qui soient, de son point de vue : d'adorables boules de poils pourvues d'ailes. La plupart des gens ne les aimaient pas à cause de leur réputation de suceuses de sang. D'abord, les espèces de chauve-souris qui se nourrissaient de sang étaient plutôt rares, surtout en Europe. Ensuite, pour celles dont c'était le cas, elles s'attaquaient aux petits animaux, ou au bétail, mais jamais aux humains. Elizabeth ne savait pas pourquoi les humains pensaient toujours que les animaux sauvages aimaient rôder autour d'eux et les attaquer par surprise. En général, les animaux ont peur des gens. Par conséquent, non, les chauves-souris ne s'emmêlent pas dans les cheveux des gens, non, les araignées ne viennent pas ramper dans votre bouche quand vous dormez, et non, les renards ne mangent pas les poules - ou seulement quand ils n'ont pas d'autre choix.
Quant aux dragons, même si la jeune fille n'en avait jamais vu, elle les assimilait à un animal noble et fantasmagorique, comme les légendes en recèlent. Tuer un dragon lui semblait presque aussi barbare que de tuer une licorne ou une sirène - et très certainement annonciateur de malédictions en tous genres qui s'étalent sur sept générations.
Il y avait aussi des plantes. Certaines auraient peut-être plu à son chat, mais la Serdaigle ne connaissait pas leur effet et ne souhaitait pas empoisonner Arsène par négligence. Si elles étaient vendues ici, c'est que ce n'était certainement pas des végétaux normaux.
La fillette repéra ça et là quelques ingrédients qui lui semblaient un peu moins rebutants : du raisin, du miel, des gâteaux (bon, ils étaient cramés, mais c'était toujours mieux que les yeux de grenouille, par exemple).
Bon, il semblait qu'elle ne trouverait rien ici. La fillette s'apprêtait à sortir, quand elle vit que sa camarade dont elle ne connaissait pas le nom s'était approchée et la fixait. Pensant qu'elle l'empêchait d'accéder au rayon, Elizabeth amorça un pas en arrière, mais s'interrompit quand la pas tout à fait inconnue lui adressa la parole.
- Salut !
- Bonjour, répondit Elizabeth, avec une note interrogative dans la voix, mais juste assez légère pour que son interlocutrice puisse passer à côté, ou bien choisir de l'ignorer si jamais elle le remarquait quand même.
4ème année RP / #018e6b
Qui a dit qu’il y avait une norme ?

Sa camarade s'apprêtait visiblement à partir avant qu'Alice ne l'accoste, elle espérait ne pas la déranger. Pensant qu'elle empêchait Alice d'accéder au rayon, inconnue amorça un pas en arrière, mais s'interrompit quand la lionne lui adressa la parole.
Elle répondit un simple bonjour, mais sa voix semblait interrogative. Alice était minutieuse et avait le sens du détail, elle l'avait donc facilement remarqué. Pourquoi ? Peut-être était-elle surprise qu'une parfaite inconnue la salue ? Oui, ça doit être ça. La Gryffonne choisit donc de l'ignorer et de passer au-dessus, elle n'allait tout de même pas rester sur un détail.
Sans même s'en rendre compte perdu dans ses pensées, son masque avait glissé, celui qui le protégeait du reste du monde. La jeune fille triste, dépressive, sans joie et vexante, était revenue et elle se tenait devant une autre personne si gentille et innocente, elle devait agir et rependre le contrôle de son âme. Une larme stagnait maintenant sur son œil droit, sa mine paraissait sombre, affaiblie et fatigué quant à ses mains, n'en parlons même pas, elle tremblait de tous leurs membres, ses yeux paraissait effrayés. Elle n'avait qu'une seule envie, se laisser tomber à genoux néanmoins, elle se retient. La jeune fille devait faire peur à voir.
Gênée, elle détourne vivement le regard, comme si elle avait quelque chose de plus important à regarder. Alice essuie ensuite cette larme, qui commençait à couler et inspire un grand coup. La lionne avait vraiment du mal à se calmer, sa respiration s'accélérait, elle était sur le point de s'étouffer. Il fallait qu'elle se calme ou elle se sentait capable de fuir en courant à tout moment. Fuir quoi ? Elle n'en était pas certaine, tellement de choses. Alice continue de se calmer au fur et à mesure, progressivement, elle remet son masque et décide de faire comme si de rien était.
Son masque ornait à présent son joli visage, elle se met alors à sourire de toutes ses dents, inclinant légèrement la tête à droit, regarde ensuite la jeune fille brune et dit amusée, "comment te nommes-tu ?". Pour une fois, elle avait réussi à dire un truc qui n'était pas bizarre en sortant d'un moment qui l'avait gêné, c'était rare. Au moins, elle avait réussi.
Le changement d'humeur d'Alice avait eu l'air de la perturber, la jeune fille ne bougeait plus, ne répondait pas, mais la fixait dès à présent. Que faire ? Alice ne voulait ni l'effrayer, ni lui dire la vérité. Elle décide que si elle lui demande ce que c'était elle répondrait un truc du type, "une poussière dans l'œil" ou bien, "j'ai cru voir une immense araignée" et ça suffirait pour convaincre sa camarade.
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Dernière modification par Alice Smith le 21 juin 2022, 07:52, modifié 1 fois.
"Le cœur est comme la mer, c’est dans ses profondeurs que l’on découvre ses plus belles richesses" | #800080
Qui a dit qu’il y avait une norme ?
Malgré sa grande difficulté à parler à des inconnus, du fait de sa grande timidité, Elizabeth s'était composé un visage avenant quand l'autre fille l'avait abordée. Elle n'était même pas fermée à la conversation, c'est juste que ça la faisait sortir un peu de sa zone de confort. Bon, pour être tout à fait honnête, en fait elle n'aimait pas du tout parler aux inconnus. Mais par contre, elle adorait connaître les gens ; une fois le premier contact surmonté, c'était un vrai plaisir de discuter. Ainsi, lorsque quelqu'un lui adressait la parole pour la première fois (parce que oui, prendre l'initiative elle-même était encore au-dessus de ses forces, il ne fallait pas abuser non plus), elle se faisait toujours violence pour paraître aimable et intéressante. C'est pourquoi elle fut très surprise de voir l'autre se décomposer ainsi. D'un seul coup, l'inconnue parut profondément triste, voire un peu effrayée. Elle était au bord des larmes et ses mains tremblaient.
J'ai fait quelque chose de mal ? C'est parce que j'ai hésité ?
La jeune fille s'était détournée pour ne pas qu'Elizabeth voie ses larmes, mais la bleue les avait devinées quand même.
Ce n'est pas grave de pleurer, aurait-elle voulu dire à cette inconnue si fragile. Ça peut arriver à tout le monde. Je ne te juge pas.
Mais, avant que la fillette ait pu réagir, son interlocutrice se retourna vers elle, un grand sourire plaqué sur le visage. Si elle n'avait pas assisté à la scène d'avant, jamais Elizabeth n'aurait deviné que ce n'était qu'une façade.
Dis donc, elle joue sacrément bien la comédie. On dirait un vrai sourire. Est-ce que c'est parce qu'elle fait semblant tout le temps ?
Cette pensée l'emplit de tristesse. Qu'est-ce qui avait bien pu arriver à cette fille pour qu'elle soit triste comme ça en permanence ? Et quelles autres souffrances devait-elle endurer tous les jours, à devoir mentir à tout le monde, sans que personne ne s'en doute ?
La profondeur du désespoir qu'elle avait entraperçu l'avait d'abord effrayée, mais maintenant, elle se sentait juste triste pour cette personne dont elle ne connaissait pas le nom. Et impuissante.
- Comment te nommes-tu ? demanda la fille.
- Elizabeth. Et toi ?
Encore désorientée par le soudain changement d'humeur, elle avait répondu machinalement, sans réfléchir. Mais ce qu'elle avait vu continuait à occuper son esprit.
- Est-ce que tout va bien ? interrogea l'aiglonne, un peu paniquée. Est-ce que je peux faire quelque chose ? C'est à cause de moi ? Si oui, je suis vraiment désolée, je ne voulais pas te faire de peine !
Laisse la souffler un peu, se dit-elle. Tu ne lui as même pas laissé le temps de te dire son nom.
J'ai fait quelque chose de mal ? C'est parce que j'ai hésité ?
La jeune fille s'était détournée pour ne pas qu'Elizabeth voie ses larmes, mais la bleue les avait devinées quand même.
Ce n'est pas grave de pleurer, aurait-elle voulu dire à cette inconnue si fragile. Ça peut arriver à tout le monde. Je ne te juge pas.
Mais, avant que la fillette ait pu réagir, son interlocutrice se retourna vers elle, un grand sourire plaqué sur le visage. Si elle n'avait pas assisté à la scène d'avant, jamais Elizabeth n'aurait deviné que ce n'était qu'une façade.
Dis donc, elle joue sacrément bien la comédie. On dirait un vrai sourire. Est-ce que c'est parce qu'elle fait semblant tout le temps ?
Cette pensée l'emplit de tristesse. Qu'est-ce qui avait bien pu arriver à cette fille pour qu'elle soit triste comme ça en permanence ? Et quelles autres souffrances devait-elle endurer tous les jours, à devoir mentir à tout le monde, sans que personne ne s'en doute ?
La profondeur du désespoir qu'elle avait entraperçu l'avait d'abord effrayée, mais maintenant, elle se sentait juste triste pour cette personne dont elle ne connaissait pas le nom. Et impuissante.
- Comment te nommes-tu ? demanda la fille.
- Elizabeth. Et toi ?
Encore désorientée par le soudain changement d'humeur, elle avait répondu machinalement, sans réfléchir. Mais ce qu'elle avait vu continuait à occuper son esprit.
- Est-ce que tout va bien ? interrogea l'aiglonne, un peu paniquée. Est-ce que je peux faire quelque chose ? C'est à cause de moi ? Si oui, je suis vraiment désolée, je ne voulais pas te faire de peine !
Laisse la souffler un peu, se dit-elle. Tu ne lui as même pas laissé le temps de te dire son nom.
4ème année RP / #018e6b
Qui a dit qu’il y avait une norme ?

La fille en face d’Alice la fixait d’un air étonnée. Ouf ! L’anglaise était ravie qu’elle n’est pas remarqué son tour de passe-passe enfin, qu’elle ne l’ai pas compris tout du moins, elle espérait. C'était assez dur pour elle ces derniers temps de cacher ses émotions. Elle connaissait des hauts et des bas, mais l'enfant ne s'inquiétait pas pour autant ! La troisième année était assez sensible, mais ne pas se retenir à ce point, ce n'était pas très fréquent venant d'elle.
Dans la tête de notre petite protégée, le temps s'était arrêté. En revanche autour, les sorcier continuaient de déambuler tout en faisant leurs achats. Les potions et ingrédients, eux, n'avaient pas bougé. Ce qu'elle était venue faire ici, Alice n'en était plus très sûre. Cette dernière n'avait qu'une seule envie : se réfugier dans son lit, blottie contre son chat.
L'autre jeune fille se présente alors. Elle dit s'appeler Elizabeth. La rouge et or cherche ses mots, mais avant qu'elle n'ait le temps de répondre, Elizabeth semble avoir quelque chose à ajouter. Laissant passer quelques secondes, Alice se demande ce qu'elle veut bien dire d'autre. Une fois qu'elle eut entendu, une petite grimace se forme alors sur son visage. La Gryffonne cherche ses mots avant de dire, "moi, c'est Alice !".
Inspirant un bon coup, elle continue ensuite "non voyons, ce n'est pas de ta faute !", puis d'un grand sourire elle ajoute "disons qu'on connaît tous des hauts et des bas, c'est juste pas le bon jour". Son explication était sincère sans en dévoiler trop. La Gryffonne ne voulait pas réellement parler de ses problèmes, juste essayer de bien finir cette journée. Craquant rapidement les articulations de sa main droite, elle ajoute alors "et sinon, tu es venue faire quoi ici ?". Question débile. Evidemment, elle est venue acheter des ingrédients pour une potion, pas visiter un musée ! Alice lui sourit alors, attendant une réponse de la part d'Elizabeth, jouant nerveusement avec ses doigts.
Attrapant un bocal, Alice regarde à l'intérieur tout en esquissant une grimace. Quelque chose de vert, d'une étrange consistance, remplissait le contenant. Même si faire des pôtions amusait grandement l'Anglaise, elle ne s'était pas encore habituée à l'utilisation de tous ces étranges ingrédients. Et, vu celui-là... ça mettrai sûrement du temps à venir ! La rouge et or commençait à bien s'intégrer au monde magique, à un ou deux détails près.
La boutique Apothic'herbes n'était pas bien grande, ni pas bien pleine aujourd'hui. En revanche, elle contenait un bon nombre d'ingrédients. Des ailes de chauves souris, des bananes, du miel, des verres de terres, du foie de dragon, des oeufs de doxy ou encore du thorax de libellule. Beaucoup d'entre eux avaient le don de faire frissonner Alice.
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"Le cœur est comme la mer, c’est dans ses profondeurs que l’on découvre ses plus belles richesses" | #800080