Pudding à l'arsenic
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Manoir Wighters, près de Godric's Hollow, Angleterre
Manoir Wighters, près de Godric's Hollow, Angleterre
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« Argentella ! Ils vont bientôt arriver ! » cria Adelise à travers la porte de sa chambre après avoir doucement toqué contre le bois.
« D’accord ! » s’exclama la jeune fille en réponse à sa mère.
Elle posa son pinceau sur le torchon couvert de peinture et jeta un œil à la toile devant elle. L’arrière-plan commençait à prendre forme, mais la silhouette blanche au centre restait dénuée de peinture.
Argentella alla se nettoyer les mains dans sa salle de bain, les savonnant longuement pour se débarrasser de toutes les traces de peinture, puis elle se les sécha soigneusement. Elle retourna ensuite dans sa chambre, enfila ses chaussures qui étaient sorties par-dessus ses chaussettes, avant d’attacher ses boucles d’oreilles en perle devant son miroir. Elle ne portait pas une de ses robes approuvées par Emerald, car ce soir-là, elle n’était pas le centre de l’attention, et Emerald avait suffisamment à faire avec la mère de la jeune fille. Elle portait donc un long pantalon noir et un chemisier vert pâle, restant élégante mais dans une tenue plus confortable que les robes à capes habituelles.
Elle sortit de sa chambre, suivit le long couloir et descendit au rez-de-chaussée par l’escalier de droite. Sa grand-mère et sa mère étaient déjà présente dans le hall, engagée dans une conversation au ton glacial. Sa grand-mère était engoncée dans une longue robe noire, et sa mère n’avait à priori pas suivit les conseils de sa belle-mère : elle portait une tenue assez similaire à celle d’Argentella, mais dans des tons bleu sombre. Peut-être était-ce la raison de la froideur de sa grand-mère.
Elles n’étaient que toutes les trois : Orem et Amarande étaient chez leurs parents en Écosse, et Melissandre était partie depuis une semaine pour son travail de botaniste. Morgan et Calla, eux, avaient été congédiés pour la soirée en raison du contexte. Les femmes Wighters restantes recevaient ce soir un homme et sa mère. Apparemment, Emerald et la mère de cet homme avaient arrangé un rendez-vous pour la belle-fille de la première et le fils de la seconde. Emerald n’avait qu’une envie, se débarrasser de l’influence d’Adelise sur sa famille, et elle espérait pour cela la caser dans un mariage. D’où le dîner organisé ce soir-là. À présent, elles attendaient l’arrivée de leurs invités. Argentella se demandait s’ils allaient arriver par cheminette ou la porte, et avait peur d’être surprise par leur apparition dans l’une des cheminées.
@Cinaed Wallace, je ne me souviens plus de ce qu'on a dit sur la date...
- Votre PJ est présent ? oui
- Nom et prénom du PNJ (+ lien avec votre PJ + utilisation "actif" ou "prétexte") : Adelise Wighters, mère, prétexte
Emerald Wighters, grand-mère, prétexte
- Lien vers la fiche du PNJ : lien
- Intérêt d'utiliser ce(s) PNJ dans ce RP précis pour votre PJ : Introduire le RP avec Cinaed Wallace
Dernière modification par Argentella Wighters le 7 avr. 2025, 10:53, modifié 3 fois.
Pudding à l'arsenic
Si Cinaed avait appris quelque chose avec ses longues années de vie, c'était qu'il ne fallait pas - au grand jamais - sous-estimer la mémoire de Eilidh Wallace. Surtout pas quand elle était déterminée à obtenir quelque chose : dans ces moments là, elle pouvait se rappeler avec exactitude le nombre de sucres ajouté dans un café bu il y a quatre ans si ça pouvait lui permettre de tenir un argumentaire. Surtout, sa mémoire ne lui avait jamais fait défaut sur son fils, parce qu'elle avait toujours une idée en tête : marier le vilain petit canard de la famille. En Septembre, dix mois plus tôt, ledit petit canard était venu négocier avec ses parents pour obtenir des fonds pour sa boutique - Ewan l'aurait tué s'il n'avait pas abandonné son ego là-dessus - et depuis, sa mère préparait son plan.
Elle tissait sa toile lentement. Dit comme ça, cela pouvait la faire passer pour une mère horrible mais Eilidh avait surtout beaucoup d'ambition. Elle voulait garder une bonne place pour sa famille et pour son fils qui s'échinait à détruire tous ses efforts. Malgré des années d'éducation avec une cuillère en argent dans la bouche, le seul enfant du couple n'avait jamais été intéressé par les gains ou le pouvoir. C'était déconcertant. Surtout, sa mère était persuadée qu'on ne pouvait pas être pleinement heureux avec un style de vie aussi décadent que celui qu'avait choisit son seul enfant.
Elle avait été ravie, bien sûr, qu'il se pose enfin quelque part et c'était pour ça qu'elle et son mari avaient accepté quasiment de suite de lui prêter de l'argent, mais il fallait garder les yeux ouverts : la carrière de Cinaed n'était pas ce qu'elle avait imaginé de mieux pour lui. Elle l'avait imaginé faisant de grandes études, se trouvant une femme aimante, faisant des enfants. Eilidh avait toujours voulu une grande famille mais le destin ne lui avait accordé qu'un seul enfant qui, en plus, refusait de perpétuer la lignée. C'était donc tout à fait naturel qu'elle donne un petit coup de pouce à la vie pour que son fils trouve le bonheur, le vrai.
En bref : Eilidh avait bonne mémoire, Cinaed lui devait quelque chose et avait donc accepté plutôt contre son gré de la suivre à un repas important. Le genre de repas important où les discussions glissaient sur de la politique, des mariages, des enfants et toutes ces choses dont Cinaed se fichait bien. Pour être honnête, il n'avait même pas fait très attention à tout le discours que sa mère lui avait fait alors qu'elle lui serrait une cravate coûteuse autour du cou, limite à l'en étouffer. Il l'aimait, Merlin qu'il l'aimait sa mère mais il fallait s'avouer qu'ils ne vivaient pas du tout dans le même monde. Ils n'avaient pas la même vision de la vie, pas les mêmes attentes. Parfois, il fallait faire des compromis : quand elle en faisait, c'était à son tour ensuite. Aujourd'hui, il la laissait gagner une bataille mais la prochaine fois, ce serait elle qui plierait le genou pour lui accorder quelque chose. Ils fonctionnaient comme ça et l'avaient toujours fait, avant même que Cinaed n'entre à Poudlard. Si elle le laissait passer du temps avec son précepteur à se rouler dans la boue en faisant mine de ne rien voir, Cinaed devait ensuite faire le bon fils en réunion de famille. Ils fonctionnaient comme ça.
Barbe taillée, ongles manucurés, cernes cachés par un sortilège, Cinaed avait presque l'air d'un humain acceptable. Le seul truc qui dérangeait était son désir palpable de s'enfuir : il semblait émaner de lui comme une odeur rance. C'était comme si une petite voix à l'agonie hurlait dans son ombre "sauvez-moi, sortez-moi d'ici !". Cependant, il ne tourna pas les talons pour s'enfuir s'enfermer dans un coin sombre pour pleurnicher. Sa mère à son bras, il fut rapidement invité à entrer dans la demeure qui lui donnait presque le vertige tant elle était grande. La maison des Wallace était bien plus petite, même si elle restait d'une taille plus que convenable.
Dans le hall, deux femmes les attendaient, accompagnées d'une adolescente et même si Cinaed se tenait loin des rencontres de façon générale, il n'était pas difficile de comprendre que la femme plus jeune - sûrement celle que sa mère essayait de caser avec lui - n'avait pas particulièrement envie d'être ici. Cinaed avait déjà pas mal de fois été invité à des repas de tentatives de fiançailles et il avait toujours été accueilli par des femmes qui semblaient apprêtées comme s'il allait les marier sur le champ. D'un côté, c'était rassurant de savoir que l'autre n'avait pas particulièrement envie de ça, non plus. Honnêtement, ça changeait. Peut-être que le repas serait moins gênant que prévu s'ils pouvaient se concentrer sur leur aversion mutuelle pour les mariages arrangés.
Alors que sa mère faisait les présentations - rapide et efficace, comme toujours - Cinaed se laissa fonctionner en automatisme. Même s'il n'utilisait jamais tout ce qu'il avait appris, il se souvenait toujours comment bien présenter. Quoi faire et quoi ne pas faire pour se présenter correctement, donner une bonne image et ne pas se ridiculiser. Cela lui revenait en mémoire avec une netteté éclatante quand il fallait, surtout quand sa mère était là. Tout cela lui donnait une sensation désagréable d'insecte grimpant le long de son dos, mais il s'y intéresserait plus tard. Une rapide salutation, un compliment sur le manoir et ses habitants, un remerciement paraissant sincère pour leur invitation à dîner, il savait faire. Sa voix coulait entre ses lèvres comme un fleuve artificiel : c'était beau, on pouvait trouver ça naturel mais ça ne l'était pas vraiment, dans les faits.
Du coup Cin se présente et compagnie, complimente et remercie mais je n'ai pas écrit le dialogue en lui-même parce que j'avais peur de faire des bêtises et d'écrire un truc irrespectueux sans le vouloir
Faudra penser aux balises et compagnie pour les PNJs du coup ! Mais je crois que ça passe en PNJ prétexte pour nous deux ?
Elle tissait sa toile lentement. Dit comme ça, cela pouvait la faire passer pour une mère horrible mais Eilidh avait surtout beaucoup d'ambition. Elle voulait garder une bonne place pour sa famille et pour son fils qui s'échinait à détruire tous ses efforts. Malgré des années d'éducation avec une cuillère en argent dans la bouche, le seul enfant du couple n'avait jamais été intéressé par les gains ou le pouvoir. C'était déconcertant. Surtout, sa mère était persuadée qu'on ne pouvait pas être pleinement heureux avec un style de vie aussi décadent que celui qu'avait choisit son seul enfant.
Elle avait été ravie, bien sûr, qu'il se pose enfin quelque part et c'était pour ça qu'elle et son mari avaient accepté quasiment de suite de lui prêter de l'argent, mais il fallait garder les yeux ouverts : la carrière de Cinaed n'était pas ce qu'elle avait imaginé de mieux pour lui. Elle l'avait imaginé faisant de grandes études, se trouvant une femme aimante, faisant des enfants. Eilidh avait toujours voulu une grande famille mais le destin ne lui avait accordé qu'un seul enfant qui, en plus, refusait de perpétuer la lignée. C'était donc tout à fait naturel qu'elle donne un petit coup de pouce à la vie pour que son fils trouve le bonheur, le vrai.
En bref : Eilidh avait bonne mémoire, Cinaed lui devait quelque chose et avait donc accepté plutôt contre son gré de la suivre à un repas important. Le genre de repas important où les discussions glissaient sur de la politique, des mariages, des enfants et toutes ces choses dont Cinaed se fichait bien. Pour être honnête, il n'avait même pas fait très attention à tout le discours que sa mère lui avait fait alors qu'elle lui serrait une cravate coûteuse autour du cou, limite à l'en étouffer. Il l'aimait, Merlin qu'il l'aimait sa mère mais il fallait s'avouer qu'ils ne vivaient pas du tout dans le même monde. Ils n'avaient pas la même vision de la vie, pas les mêmes attentes. Parfois, il fallait faire des compromis : quand elle en faisait, c'était à son tour ensuite. Aujourd'hui, il la laissait gagner une bataille mais la prochaine fois, ce serait elle qui plierait le genou pour lui accorder quelque chose. Ils fonctionnaient comme ça et l'avaient toujours fait, avant même que Cinaed n'entre à Poudlard. Si elle le laissait passer du temps avec son précepteur à se rouler dans la boue en faisant mine de ne rien voir, Cinaed devait ensuite faire le bon fils en réunion de famille. Ils fonctionnaient comme ça.
Barbe taillée, ongles manucurés, cernes cachés par un sortilège, Cinaed avait presque l'air d'un humain acceptable. Le seul truc qui dérangeait était son désir palpable de s'enfuir : il semblait émaner de lui comme une odeur rance. C'était comme si une petite voix à l'agonie hurlait dans son ombre "sauvez-moi, sortez-moi d'ici !". Cependant, il ne tourna pas les talons pour s'enfuir s'enfermer dans un coin sombre pour pleurnicher. Sa mère à son bras, il fut rapidement invité à entrer dans la demeure qui lui donnait presque le vertige tant elle était grande. La maison des Wallace était bien plus petite, même si elle restait d'une taille plus que convenable.
Dans le hall, deux femmes les attendaient, accompagnées d'une adolescente et même si Cinaed se tenait loin des rencontres de façon générale, il n'était pas difficile de comprendre que la femme plus jeune - sûrement celle que sa mère essayait de caser avec lui - n'avait pas particulièrement envie d'être ici. Cinaed avait déjà pas mal de fois été invité à des repas de tentatives de fiançailles et il avait toujours été accueilli par des femmes qui semblaient apprêtées comme s'il allait les marier sur le champ. D'un côté, c'était rassurant de savoir que l'autre n'avait pas particulièrement envie de ça, non plus. Honnêtement, ça changeait. Peut-être que le repas serait moins gênant que prévu s'ils pouvaient se concentrer sur leur aversion mutuelle pour les mariages arrangés.
Alors que sa mère faisait les présentations - rapide et efficace, comme toujours - Cinaed se laissa fonctionner en automatisme. Même s'il n'utilisait jamais tout ce qu'il avait appris, il se souvenait toujours comment bien présenter. Quoi faire et quoi ne pas faire pour se présenter correctement, donner une bonne image et ne pas se ridiculiser. Cela lui revenait en mémoire avec une netteté éclatante quand il fallait, surtout quand sa mère était là. Tout cela lui donnait une sensation désagréable d'insecte grimpant le long de son dos, mais il s'y intéresserait plus tard. Une rapide salutation, un compliment sur le manoir et ses habitants, un remerciement paraissant sincère pour leur invitation à dîner, il savait faire. Sa voix coulait entre ses lèvres comme un fleuve artificiel : c'était beau, on pouvait trouver ça naturel mais ça ne l'était pas vraiment, dans les faits.
Du coup Cin se présente et compagnie, complimente et remercie mais je n'ai pas écrit le dialogue en lui-même parce que j'avais peur de faire des bêtises et d'écrire un truc irrespectueux sans le vouloir
Faudra penser aux balises et compagnie pour les PNJs du coup ! Mais je crois que ça passe en PNJ prétexte pour nous deux ?
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Comte Wallace, chevalier Modératus, Seigneur des Sylves - Aaron Bagans
Aussi polyvalente qu'un Fa dièse d'après la grande Abigail Grey
"Ton perso il a passé plus de temps à pécho qu'à taffer" - Nyxis Calderon
Aussi polyvalente qu'un Fa dièse d'après la grande Abigail Grey
"Ton perso il a passé plus de temps à pécho qu'à taffer" - Nyxis Calderon


