De ces ... qu'on intitule nuit
Samedi 12 mars 2050
Aux alentours de 21h30
- Je ne suis pas un monstre. Dis-je, à mon reflet, alors même que celui-ci me prenait un malin plaisir à démonter tout mes arguments.
Cette joute verbale était née quand la parole lui fut chaleureusement offerte. Était née la petite voix dans sa tête, celle qui le rabaisse, celle qui prend le ton de son père, frère, oncle. Cette petite voix qui jamais ne se tait et toujours trouve une faille à exploiter. Cette voix-là qui toujours était en désaccord et jamais ne te donnait raison, Redose. Cette voix, c'est moi, et je suis enchanté de me connaître, et vous ?
Le problème avec toi, Redose. C'est que quoi que tu fasses, c'est mauvais, et je suis là pour te le rappeler, sans cesse. Tu dis que tu n'es pas un monstre, mais tu n'en penses rien. Ce n'est pas en l'affirmant à voix haute, à voix basse, ni en le chuchotant dans tes moments les plus intimes, en le hurlant à des inconnus, que ce sera le cas. Autrement tu serais le meilleur, or il y'a moi.
Le problème avec toi, Redose. C'est que quoi que tu penses, c'est mauvais. Tu dis et tu penses, tu penses constamment et pourtant ? Tu arrives toujours à la mauvaise conclusion. Ta rigueur, ta précision, toutes ces qualités dont tu pourrais n'avoir de cesse de te vanter, elles ne valent rien devant moi. Car moi, c'est toi, et toi, c'est moi.
Je suis cette voix qui est toi, et pourtant tu me parles comme si j'étais différent. Mais je sais tout de toi, je ne suis pas un inconnu, au contraire, je suis ton plus proche confident, ton pire ami. Plus que ça, j'ai beau être toi, je te suis supérieur et pourquoi ça ? Pourquoi hm ? Une idée les lecteurs ?
Tout simplement car j'ai l'avantage de te connaître au plus profond de ton subjectif, tout en étant tellement dégoûté de toi, que je peux m'enorgueillir de te considérer le plus objectivement du monde.
Introduction longue résumée, je suis toi, tu es moi, et pourtant je suis meilleur. Ce que je méprise chez nous... C'est que personne ne voit à travers les lignes, et personne ne pourrait comprendre notre relation que nous, et, tout bien considéré, tu es sans aucun doute un monstre. Pleurer n'y changera rien.
- Je suis pas un monstre... Sanglotait Redose, les cramponné sur l'évier. Le gryffon n'arrivait pas à s'en convaincre, il repoussait le moment où il devrait se confronter à la réalité, il repoussait ce moment il se devrait de l'accepter. Le garçon pertinemment, à sa surface présente les mêmes éléments cachés au fond de lui. Ayant pourtant l'accès quasi-total, il ne reconstitue rien, et attend. Attend, et la voix se fait de plus en plus forte, il est de plus en plus difficile de l'ignorer.
Est-ce là ce que vous voudriez pour lui ? Le voudriez vous pour vous-même ? Se tapir dans le déni, dans l'ignorance, dans le mensonge et le silence... Quel tragique, pour celui-ci qui se condamne à une famine érudite.
5 ème année RP - Disponible
Renvoyé définitivement de Poudlard
Si on a un rp à commencer, relancez moi parce que j'oublie haha
Aux alentours de 21h30
- Je ne suis pas un monstre. Dis-je, à mon reflet, alors même que celui-ci me prenait un malin plaisir à démonter tout mes arguments.
Cette joute verbale était née quand la parole lui fut chaleureusement offerte. Était née la petite voix dans sa tête, celle qui le rabaisse, celle qui prend le ton de son père, frère, oncle. Cette petite voix qui jamais ne se tait et toujours trouve une faille à exploiter. Cette voix-là qui toujours était en désaccord et jamais ne te donnait raison, Redose. Cette voix, c'est moi, et je suis enchanté de me connaître, et vous ?
Le problème avec toi, Redose. C'est que quoi que tu fasses, c'est mauvais, et je suis là pour te le rappeler, sans cesse. Tu dis que tu n'es pas un monstre, mais tu n'en penses rien. Ce n'est pas en l'affirmant à voix haute, à voix basse, ni en le chuchotant dans tes moments les plus intimes, en le hurlant à des inconnus, que ce sera le cas. Autrement tu serais le meilleur, or il y'a moi.
Le problème avec toi, Redose. C'est que quoi que tu penses, c'est mauvais. Tu dis et tu penses, tu penses constamment et pourtant ? Tu arrives toujours à la mauvaise conclusion. Ta rigueur, ta précision, toutes ces qualités dont tu pourrais n'avoir de cesse de te vanter, elles ne valent rien devant moi. Car moi, c'est toi, et toi, c'est moi.
Je suis cette voix qui est toi, et pourtant tu me parles comme si j'étais différent. Mais je sais tout de toi, je ne suis pas un inconnu, au contraire, je suis ton plus proche confident, ton pire ami. Plus que ça, j'ai beau être toi, je te suis supérieur et pourquoi ça ? Pourquoi hm ? Une idée les lecteurs ?
Tout simplement car j'ai l'avantage de te connaître au plus profond de ton subjectif, tout en étant tellement dégoûté de toi, que je peux m'enorgueillir de te considérer le plus objectivement du monde.
Introduction longue résumée, je suis toi, tu es moi, et pourtant je suis meilleur. Ce que je méprise chez nous... C'est que personne ne voit à travers les lignes, et personne ne pourrait comprendre notre relation que nous, et, tout bien considéré, tu es sans aucun doute un monstre. Pleurer n'y changera rien.
- Je suis pas un monstre... Sanglotait Redose, les cramponné sur l'évier. Le gryffon n'arrivait pas à s'en convaincre, il repoussait le moment où il devrait se confronter à la réalité, il repoussait ce moment il se devrait de l'accepter. Le garçon pertinemment, à sa surface présente les mêmes éléments cachés au fond de lui. Ayant pourtant l'accès quasi-total, il ne reconstitue rien, et attend. Attend, et la voix se fait de plus en plus forte, il est de plus en plus difficile de l'ignorer.
Est-ce là ce que vous voudriez pour lui ? Le voudriez vous pour vous-même ? Se tapir dans le déni, dans l'ignorance, dans le mensonge et le silence... Quel tragique, pour celui-ci qui se condamne à une famine érudite.
Conditions de la liberté présentes ici, si vous souhaitez répondre je vous prie (modérateurs y comprit) de prendre connaissance des informations ici s'il vous plaît.
Dernière modification par Redose Omniak le 3 avr. 2026, 15:18, modifié 3 fois.
5 ème année RP - Disponible
Renvoyé définitivement de Poudlard
Si on a un rp à commencer, relancez moi parce que j'oublie haha
De ces ... qu'on intitule nuit
ABANDON
Reducio
Grâce à la thérapie de miss Vermillon, Sonia apprit que l'une de ses meilleures amies avait déjà eu l'envie d'en finir, de mettre fin à ces jours. Quand elle avait compris cela, la rouge et or ne savait plus quoi faire, elle repassait les mots de Rosaleen en boucle dans sa tête, faisant un parallèle avec ses propres pensées... Elle aussi avait déjà eu l'envie d'en finir, de mettre fin à cette histoire si triste et si... les mots lui manquaient. Elle ne le dirait jamais à qui que ce soit. Ni même à son grand frère, ce jour-là, elle n'avait rien dit...
Depuis cette thérapie, les mots se promenaient et se mélangeaient dans sa tête mais lui manquaient en même temps. Poser les mots sur des choses qui nous faisaient mal était compliqué et c'était le cas pour la deuxième année. Elle voulait être seule, crier un bon coup, n'importe quoi ! Dessiner, chanter, écrire, tout ça ne suffisait plus à la calmer. Sonia avait peur de rater sa scolarité, faire le mauvais choix de filière — bien qu'on l'avait rassuré à quelques reprises — rater ses examens de fin d'année, décevoir, une nouvelle fois, son père... Une guerre se déroulait dans sa tête et un tsunami ravageait le tout, nettoyant toute trace de ce qu'il s'était passé.
Dans son pyjama, toute tremblante, elle déambulait dans les couloirs, à la recherche de son refuge : les toilettes abandonnées. Quand elle arriva devant les portes, elle posa la main sur la poignée et resta quelques secondes, ou minutes, elle ne savait plus, devant la porte et posa son front — plus fort qu'elle ne l'avait voulu. Elle essayait de retenir ses sanglots, tant bien que mal. Ça faisait longtemps qu'elle n'avait pas eu de telles pensées. Avoir l'envie de sortir de ce cauchemar à n'importe quel prix. Non pas que cela lui plaisait, mais c'était assez étrange. C'était un sentiment, à la fois connu et inconnu, il ne lui était pas vraiment étranger, mais pas vraiment familier.
Avant de regretter, elle clencha — avec plus de force qu'elle ne l'avait voulu — la porte et pénétra rapidement et furtivement la pièce, refermant la porte derrière elle. Elle se laissa glisser le long du mur, ramena ses genoux vers elle, y planta sa tête et laissa ses larmes coulées, ne retenant plus ses sanglots, déblatérant tout un tas de choses. Qu'elle n'était pas à sa place, que ça ne servait plus à rien de se cacher, de se battre, qu'elle était inutile... Tout ça. Cela ne venait pas vraiment d'elle, au début, mais elle l'avait pris pour acquis. La thérapie avec miss Vermillon n'avait pas eu l'effet escompté. Parler c'était bien, mais on ne pouvait pas changer ce qui était plus profond que la simple parole...
Il était tard, très tard, il faisait nuit, pas un chat dans les parages... Sonia n'avait rien à faire là. Elle devrait être dans son dortoir, dans un bon pyjama et de bonnes couvertures chaudes. Certainement pas dans les couloirs, les yeux brillants de tristesse... L'anglaise était un peu mal en ce moment, pas grand chose n'allait, il fallait être honnête.Lieu : Toilettes abandonnées
Date : Samedi 12 mars 2050
Heure : aux alentours de 21h30
Avec : @Redose Omniak
TW : mention de suicide
Grâce à la thérapie de miss Vermillon, Sonia apprit que l'une de ses meilleures amies avait déjà eu l'envie d'en finir, de mettre fin à ces jours. Quand elle avait compris cela, la rouge et or ne savait plus quoi faire, elle repassait les mots de Rosaleen en boucle dans sa tête, faisant un parallèle avec ses propres pensées... Elle aussi avait déjà eu l'envie d'en finir, de mettre fin à cette histoire si triste et si... les mots lui manquaient. Elle ne le dirait jamais à qui que ce soit. Ni même à son grand frère, ce jour-là, elle n'avait rien dit...
Depuis cette thérapie, les mots se promenaient et se mélangeaient dans sa tête mais lui manquaient en même temps. Poser les mots sur des choses qui nous faisaient mal était compliqué et c'était le cas pour la deuxième année. Elle voulait être seule, crier un bon coup, n'importe quoi ! Dessiner, chanter, écrire, tout ça ne suffisait plus à la calmer. Sonia avait peur de rater sa scolarité, faire le mauvais choix de filière — bien qu'on l'avait rassuré à quelques reprises — rater ses examens de fin d'année, décevoir, une nouvelle fois, son père... Une guerre se déroulait dans sa tête et un tsunami ravageait le tout, nettoyant toute trace de ce qu'il s'était passé.
Dans son pyjama, toute tremblante, elle déambulait dans les couloirs, à la recherche de son refuge : les toilettes abandonnées. Quand elle arriva devant les portes, elle posa la main sur la poignée et resta quelques secondes, ou minutes, elle ne savait plus, devant la porte et posa son front — plus fort qu'elle ne l'avait voulu. Elle essayait de retenir ses sanglots, tant bien que mal. Ça faisait longtemps qu'elle n'avait pas eu de telles pensées. Avoir l'envie de sortir de ce cauchemar à n'importe quel prix. Non pas que cela lui plaisait, mais c'était assez étrange. C'était un sentiment, à la fois connu et inconnu, il ne lui était pas vraiment étranger, mais pas vraiment familier.
Avant de regretter, elle clencha — avec plus de force qu'elle ne l'avait voulu — la porte et pénétra rapidement et furtivement la pièce, refermant la porte derrière elle. Elle se laissa glisser le long du mur, ramena ses genoux vers elle, y planta sa tête et laissa ses larmes coulées, ne retenant plus ses sanglots, déblatérant tout un tas de choses. Qu'elle n'était pas à sa place, que ça ne servait plus à rien de se cacher, de se battre, qu'elle était inutile... Tout ça. Cela ne venait pas vraiment d'elle, au début, mais elle l'avait pris pour acquis. La thérapie avec miss Vermillon n'avait pas eu l'effet escompté. Parler c'était bien, mais on ne pouvait pas changer ce qui était plus profond que la simple parole...
526 mots
J'espère que ça te va
Mentions : @Mia Vermillon et @Rosaleen Winston
J'espère que ça te va
Mentions : @Mia Vermillon et @Rosaleen Winston
Dernière modification par Sonia Ross le 17 janv. 2026, 14:49, modifié 1 fois.
#3E0576 | 3A RP | 3A devoir | rédactrice | fanfariste | choriste - soliste en formation | marraine | gérante du Club Théâtre | membre du Fich'tre ! |
De ces ... qu'on intitule nuit

Georges WILLIAMS - 4ème année RP, filière Sciences
C'était bien rare pour Georges, de ne pas fermer l'œil de la nuit. Il ne savait pas très bien ce qu'il se passait mais il avait besoin de marcher. Il n'avait jamais enfreint le règlement mais l'idée de rester cloîtré dans sa salle commune, dans son dortoir était impensable. Il avait besoin d'espace. Il avait besoin de réfléchir. Il pensait à Rosaleen. Elle ne lui avait plus parler depuis le retour à Poudlard en janvier. Leur discussion lui manquait et les rares fois où il avait enfin pu la retrouver seul à seule, elle s'était mise en tête de se battre pour l'égalité des sangs... Jusqu'au point où ils avaient réussi à s'engueuler. Jamais ils ne s'étaient sortis autant de cruauté mutuellement. C'était peut-être à ce moment-là, qu'il avait commencé à la perdre. Cependant, il savait que quelque chose clochait chez elle. Un certain mal être.
Et, puis, il y avait ces bruits de couloir, ou plutôt les têtes que tiraient Kenna et Sonia. Le gryffon avait pu apprendre à les connaître grâce à la petite réunion surprise de Rosaleen une semaine après la Saint Valentin. Il avait pu connaître un peu mieux les amis de son amie. Aussi, il aimait pouvoir observer ou saluer Ari, Zack, Kenna et Sonia. Mais depuis quelques temps, il voyait un changement sur le visage des deux dernières. Elle paraissaient... Tristes ? Choquées ? Ou, perturbées ? Il ne savait pas ce qu'il se passait. Toutefois, il restait persuadé que Rosaleen était concernée. Et, puis parlons-en de la deuxième année. Elle semblait complètement perdue ou plutôt instable. Elle avait vécu tant d'événements qu'elle changeait d'émotions à toute heure. Et, lui, il ne faisait rien. C'était comme si la rouge et or l'évitait depuis cette fameuse dispute. Il avait de la peine et il voulait l'aider.
Aussi, quand le quatrième année arriva à hauteur des toilettes abandonnées, il s'arrêta un instant. Il n'y avait pas vraiment mit les pieds et il ne comptait pas vraiment y aller. Mais, un faible bruit l'arrêta. Curieux, il s'approcha, baguette en main prêt à agir. Des voix. Deux ? Une, cependant, était plus forte aux oreilles du jeune homme. Il faisait noir donc il était impossible de voir quelque chose. Il s'était approché, tournant la tête vers la source de la voix. Une fille... Elle lui semblait familière comme si...
- Ari ?
Nan. La voix lui parraissait plus douce. Il alluma un faible lumos de sa baguette, et découvrit la silhouette familière de Sonia. Il ne prit pas le temps de regarder s'il y avait une autre personne. Il éteignit le sort, rangea sa baguette et se plaça devant la jeune fille, l'amie de Rosaleen.
- Sonia ? Il s'agenouilla devant elle, sans pour autant poser ses mains sur elle. Il ne voulait pas la brusquer. C'est Georges. Tu veux en parler ?
Il savait qu'elle n'allait pas bien. Alors le lui demander, il trouvait cela inutile. Il attendit une réponse sans remarquer que, non loin de lui, se trouvait Redose, son camarade de promo et de dortoir...
@Redose Omniak J'espère que mon post te conviendra ! @Sonia Ross me voici !
J'espère que la présence de mon PNJ vous conviendra !
@Kenna Murray & @Ari Calvin pour les mentions
Reducio
- Votre PJ est présent ? Non (1/3)
- Nom et prénom du PNJ (+ lien avec votre PJ) : Georges WILLIAMS (ami de Rosie)
- Lien vers la fiche du PNJ : Fiche de référence
- Intérêt de ce RP pour votre PJ : Pouvoir développer le côté protecteur et sensible de Georges. C'est peut-être un charmeur mais il a aussi de grandes qualités. Et, pouvoir développer son inquiétude concernant Rosaleen, qu'il s'inquiète pour elle et qu'il ne sait pas comment l'aider.
- Nom et prénom du PNJ (+ lien avec votre PJ) : Georges WILLIAMS (ami de Rosie)
- Lien vers la fiche du PNJ : Fiche de référence
- Intérêt de ce RP pour votre PJ : Pouvoir développer le côté protecteur et sensible de Georges. C'est peut-être un charmeur mais il a aussi de grandes qualités. Et, pouvoir développer son inquiétude concernant Rosaleen, qu'il s'inquiète pour elle et qu'il ne sait pas comment l'aider.
Dernière modification par Rosaleen Winston le 30 mars 2025, 10:48, modifié 4 fois.
De ces ... qu'on intitule nuit
La nuit était tombée depuis un moment déjà sur Poudlard, comme un voile de soie sombre s’étalant sur les murs du château. Seul le crépitement des torches et le vent sifflant contre les vitres montre un quelconque signe de vie dans les couloirs vide de l’école. L’obscurité de l’espace mettant maintenant plus familière grâce à un évènement m’ayant mis en confiance il y a quelques mois déjà, je fuis presque celle de mon dortoir, celle de mes propres paupières, attiré comme un papillon de nuit à la lumière d’une étoile à l’extérieur de ma salle commune, sous le doux regard de la lune. Habillé d’un pantalon de coton évasé et d’un pull tombant sur le côté, laissant mon épaule pâle a nue, ma forme fine se mêle aux ombres du château, mes pas résonnant comme les chuchotements des secrets enfouis entre les pierres des murs.
*Mes nuits commencent vraiment à devenir longues.*
L’insomnie n’est pas une nouveauté chez moi, et encore moins un problème. Seulement, ces derniers temps elles deviennent vides de sens. Alors je me retrouve à errer sans but, perdu dans mes pensées, sans prêter attention à ma destination. L’esprit lointain et les cheveux blonds en vrac, j’attrape ci et là des informations que mon corps perçoit avant le reste : la froideur des dalles sous mes pieds nus, la lueur des étoiles à travers les carreaux, ou simplement les bruits des tableaux magiques somnolants. Je les tissent dans ma tête pour former des histoires absurdes, complètement déconnectées de la réalité. Peut-être que je deviens fou. À force de réfléchir sans cesse, de chercher des liens là où il n’y en a pas, de m’accrocher à des détails insignifiants, ces détails insignifiants.
*Au final, ne le suis-je pas déjà ?*
Je me surprends à ralentir le pas, essayant d’analyser et de comprendre les voix silencieuses au creux de mes oreilles. C’est idiot. Agacé par cette divagation inutile, je reprends mes esprits en laissant un soupir m’échapper. Ce n’est pas le moment de laisser mes délires prendre le dessus sur le contrôle de moi-même. Choisissant un chemin différent de d’habitude, je me dirige vers les toilettes de cet étage pour m’y passer de l’eau sur le visage et dissipée ce brouillard mental. Je ralentis ma marche quand j’arrive dans le couloir, penchant un peu la tête sur le côté en analysant la situation devant moi.
*La porte est entrouverte.*
Je m’approche et pousse la porte lentement dû bouts des doigts, comme pour être sûr de ne pas passer pour l’étranger des lieux, mais celle-ci bloque. Je tique de la langue pour signifier mon agacement, et un flash de lumière agresse mes yeux avant même que je ne puisses aligner deux pensées. N’étant pas à l’intérieur de la pièce, je devine seulement deux personnes derrière la porte puisqu’une voix de jeune homme inquiet venait de s’élever, il ne va pas parler au vide, mais aussi une forme sombre au loin, qui disparue aussi vite que le sort venait de s’éteindre. Agacé mais déterminé à rentrer, je pose mon talon au sol, et force d’un seul coup la porte en appuyant sur mon pied, bousculant sûrement le pauvre garçon derrière.
*En même temps, qui est assez idiot pour se mettre ici.*
Avec une voix froide, neutre et pourtant plus malaisante et tranchante qu’une directrice prenant des élèves en flagrant délit, je laisse un souffle sec s’échapper de ma bouche pour signifier mon agacement et mon mépris.
"Une porte est faite pour être ouverte, non pour s’adosser dessus. Vous avez deux jambes non ? Vous devriez vous éloignez du passage."
Après cette réflexion jetée dans le vent comme un ordre plus que comme un conseil, mon attention retourne sur l’ombre que j’avais aperçu il y a à peine quelques secondes. Je m’avance silencieusement, un fantôme au milieu du vide, savourant la fraîcheur du sol de la pièce sous mes pieds nus.
*Son souffle est haché.*
Je pourrais partir, faire demi-tour sans bruits, mais quelque chose en moi me dis que rester est une bonne chose. Ou alors je me mens, et je veux juste entendre mon cœur battre pour cette curiosité malsaine dévorant mon envie. Au final, je me colle au lavabo et démarre un robinet. Le bruit de celui-ci résonne dans la pièce, et je plonge mes mains squelettiques sous l’eau pendant un moment, avant de les glisser sur mon visage. J’éteins, les gouttelettes transparentes se coinçant dans mes longs cils d’or. Je regarde l’ombre de mes mains froides maintenant gelées, avant de laisser mes yeux argentés s’accrocher a la soi-disant personne sur le côté. Je pose mes avants bras sur le bord de l’évier pour m’y adosser, et vient lentement jouer avec ma boucle d’oreille, laissant le silence jouer entre nous. Plutôt calme, dans le noir je sais que personne ne verra ma cicatrice, droite comme un i, traversant le côté gauche de ma nuque dénudée, mes cheveux relevés en arrière par l’eau que je viens de passer sur moi. Je soupir, mais suis apaisé par cette obscurité qui n’est pas la mienne, avant de diriger ma voix de poupée mécanique vers l’être présent et fondu dans l’ombre.
"Hey."
@Redose Omniak
@Sonia Ross
@Rosaleen Winston
En espérant que ma partie vous plaise !
860 mots
*Mes nuits commencent vraiment à devenir longues.*
L’insomnie n’est pas une nouveauté chez moi, et encore moins un problème. Seulement, ces derniers temps elles deviennent vides de sens. Alors je me retrouve à errer sans but, perdu dans mes pensées, sans prêter attention à ma destination. L’esprit lointain et les cheveux blonds en vrac, j’attrape ci et là des informations que mon corps perçoit avant le reste : la froideur des dalles sous mes pieds nus, la lueur des étoiles à travers les carreaux, ou simplement les bruits des tableaux magiques somnolants. Je les tissent dans ma tête pour former des histoires absurdes, complètement déconnectées de la réalité. Peut-être que je deviens fou. À force de réfléchir sans cesse, de chercher des liens là où il n’y en a pas, de m’accrocher à des détails insignifiants, ces détails insignifiants.
*Au final, ne le suis-je pas déjà ?*
Je me surprends à ralentir le pas, essayant d’analyser et de comprendre les voix silencieuses au creux de mes oreilles. C’est idiot. Agacé par cette divagation inutile, je reprends mes esprits en laissant un soupir m’échapper. Ce n’est pas le moment de laisser mes délires prendre le dessus sur le contrôle de moi-même. Choisissant un chemin différent de d’habitude, je me dirige vers les toilettes de cet étage pour m’y passer de l’eau sur le visage et dissipée ce brouillard mental. Je ralentis ma marche quand j’arrive dans le couloir, penchant un peu la tête sur le côté en analysant la situation devant moi.
*La porte est entrouverte.*
Je m’approche et pousse la porte lentement dû bouts des doigts, comme pour être sûr de ne pas passer pour l’étranger des lieux, mais celle-ci bloque. Je tique de la langue pour signifier mon agacement, et un flash de lumière agresse mes yeux avant même que je ne puisses aligner deux pensées. N’étant pas à l’intérieur de la pièce, je devine seulement deux personnes derrière la porte puisqu’une voix de jeune homme inquiet venait de s’élever, il ne va pas parler au vide, mais aussi une forme sombre au loin, qui disparue aussi vite que le sort venait de s’éteindre. Agacé mais déterminé à rentrer, je pose mon talon au sol, et force d’un seul coup la porte en appuyant sur mon pied, bousculant sûrement le pauvre garçon derrière.
*En même temps, qui est assez idiot pour se mettre ici.*
Avec une voix froide, neutre et pourtant plus malaisante et tranchante qu’une directrice prenant des élèves en flagrant délit, je laisse un souffle sec s’échapper de ma bouche pour signifier mon agacement et mon mépris.
"Une porte est faite pour être ouverte, non pour s’adosser dessus. Vous avez deux jambes non ? Vous devriez vous éloignez du passage."
Après cette réflexion jetée dans le vent comme un ordre plus que comme un conseil, mon attention retourne sur l’ombre que j’avais aperçu il y a à peine quelques secondes. Je m’avance silencieusement, un fantôme au milieu du vide, savourant la fraîcheur du sol de la pièce sous mes pieds nus.
*Son souffle est haché.*
Je pourrais partir, faire demi-tour sans bruits, mais quelque chose en moi me dis que rester est une bonne chose. Ou alors je me mens, et je veux juste entendre mon cœur battre pour cette curiosité malsaine dévorant mon envie. Au final, je me colle au lavabo et démarre un robinet. Le bruit de celui-ci résonne dans la pièce, et je plonge mes mains squelettiques sous l’eau pendant un moment, avant de les glisser sur mon visage. J’éteins, les gouttelettes transparentes se coinçant dans mes longs cils d’or. Je regarde l’ombre de mes mains froides maintenant gelées, avant de laisser mes yeux argentés s’accrocher a la soi-disant personne sur le côté. Je pose mes avants bras sur le bord de l’évier pour m’y adosser, et vient lentement jouer avec ma boucle d’oreille, laissant le silence jouer entre nous. Plutôt calme, dans le noir je sais que personne ne verra ma cicatrice, droite comme un i, traversant le côté gauche de ma nuque dénudée, mes cheveux relevés en arrière par l’eau que je viens de passer sur moi. Je soupir, mais suis apaisé par cette obscurité qui n’est pas la mienne, avant de diriger ma voix de poupée mécanique vers l’être présent et fondu dans l’ombre.
"Hey."
@Redose Omniak
@Sonia Ross
@Rosaleen Winston
En espérant que ma partie vous plaise !
860 mots
"I don’t belong in the world.
That’s what it is."
That’s what it is."