Nos derniers jours
Jeudi 24 mars 2050
ft. @Ambre McBride
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Cheryl,
On espère que tu te portes bien à Poudlard et on a été ravis d'apprendre que Serpentard a gagné son dernier match. Nul doute que ses encouragements y ont été pour quelque chose.
Si on t'envoie cette lettre, c'est pour te parler de Lady. En janvier, elle a commencé à avoir des "crises de toux" qui se calmaient rapidement. Après plusieurs crises, on a décidé de l'amener chez le vétérinaire : il nous a simplement dit qu'il devait y avoir quelque chose qui coinçait dans sa gorge. Ces derniers jours, les crises se faisaient moins nombreuses mais elle commençait à perdre l'appétit. Le vétérinaire a fait une radio et lui a diagnostiqué un cancer des poumons dont la source provient de sa tumeur bénigne sur les côtes. Malheureusement, aucune opération n'est possible et il ne lui reste plus beaucoup de temps...
On est désolés de t'apprendre ça par écrit mais on a jugé nécessaire de te prévenir. Ci-joint, tu trouveras une petite touffe de poils de Lady, avec une petite photo d'elle qu'on a pris en rentrant du vétérinaire.
On t'embrasse fort, papa et maman.
Son coeur s'arrêta. Cheryl détacha ses yeux de la lettre pour lever la tête et plonger son regard vers le paysage. Elle se tenait là, complètement immobile. Comme si le temps s'était arrêté. La brise légère qui s'abattit sur son visage lui fit réaliser que ses larmes montaient. Nul besoin de les essuyer, elle ne pourrait pas les arrêter.
C'était un cauchemar, un cauchemar dont elle devait vite se réveiller avant de devenir folle. Le regard bloqué vers l'extérieur, la jeune fille se pinça le bras. Non, ce n'était pas un cauchemar. C'était la réalité. Lady, son chien de toujours, n'avait que quelques jours, semaines à vivre. Peut-être plus. Peut-être moins.
C'était impossible. Enfin, Lady avait toujours été là. Elle ne pouvait pas s'en aller. Elle devait rester avec Cheryl et ce, pour l'éternité. Son chien l'avait vue quand elle était enfant, quand elle avait manifesté sa magie pour la première fois, quand elle avait reçu sa lettre pour Poudlard. Et elle avait tant de choses à voir, encore. Un monde sans Lady n'était pas un monde imaginable. C'était son câlin dont la Serpentard avait besoin tous les matins, c'était sa respiration qu'elle avait besoin d'entendre en s'endormant dans son lit. Depuis son arrivée à Poudlard, la jeune fille s'était légèrement habituée à être séparée de son animal de compagnie, mais c'était pour mieux la retrouver par la suite.
Quelques larmes perlèrent le long de ses joues avant de tomber sur cette fichue lettre. Il aurait mieux valu que cet hibou se perde en chemin plutôt que ces mots ne lui parviennent.
5ème année RP, filière auror || #c10000
Capitaine des Crocheers depuis avril 2048
Nos derniers jours
Je me trouve dans la volière, un endroit que j'apprécie particulièrement pour son calme apaisant et la beauté des hiboux qui volent autour de moi. Aujourd'hui, le ciel est d'un bleu éclatant, brillant sous le soleil radieux. Les hiboux s'envolent avec grâce, leurs ailes déployées, et je ne peux m'empêcher de les admirer en train de naviguer d'un perchoir à l'autre. Pour moi, cet espace est un refuge, loin des préoccupations de la vie quotidienne à Poudlard.
Tout à coup, un bruit de pleurs attire mon attention. Je lève les yeux et aperçois Cheryl Styles, la préfète de Serpentard. Sa tête est penchée, et sa main tient une lettre. Je la connais de vue à cause de son statut dans l'école, mais je n'ai jamais eu l'occasion de lui parler. Tout ce que je sais d’elle, c’est qu’elle dégage toujours une aura de confiance et d'assurance, une qualité qui la rend respectée, admirée et même jalousée parmi les élèves. Mais là, elle semble totalement dévastée, les larmes roulant sur ses joues. Je me sens mal à l'aise, ne sachant pas comment réagir. Je me redresse, hésitante. Dois-je m'approcher ? L'idée de m'immiscer dans un moment aussi privé me met mal à l'aise. Et puis surtout, elle est haut placée à Poudlard ! Préfète de sa Maison, Capitaine des Crocheers et Soliste soprano du chœur des grenouilles, ce n’est pas rien, quand même ! Sa popularité et son charisme me rendent nerveuse, et je me demande si elle voudra vraiment que je reste là, à ses côtés. Pourtant, même si elle m'impressionne beaucoup, je ne peux pas rester passive à observer sa détresse. Les pleurs de Cheryl résonnent dans la volière, et je sens que quelque chose de sérieux la trouble. Je prends une profonde inspiration et décide de faire un pas en avant, même si c'est un peu maladroit.
- Euh... Cheryl ? dis-je, ma voix un peu tremblante.
Je n’ose pas lui poser la question classique de « ça va », vu qu’elle pleure, mais je ne sais plus quoi dire d’autre. L'angoisse de ne pas savoir quoi faire m’envahit, et je reste figée là, à proximité, n’osant pas m’incruster plus dans son espace. Le silence s’installe, et je me sens un peu ridicule.
- Je… je ne veux pas t'interrompre... enfin te déranger, mais… si tu veux parler, je suis là... enfin je peux t’écouter si tu as besoin... dis-je finalement, ma voix teintée d’hésitation, et mes mots sortant presque comme un murmure.
Je sors un mouchoir de ma poche et le lui tends, tout en lui adressant un sourire timide, ne sachant pas si cela l’aidera vraiment. Je me sens comme une intruse, mais l'empathie que je ressens pour elle l'emporte sur ma timidité. Je ne sais pas ce que la Serpentard traverse, mais je peux imaginer que c'est quelque chose de douloureux. Peut-être a-t-elle reçu une mauvaise nouvelle comme le décès d’un de ses proches ?
J’essaie de rester calme et de lui montrer que je suis là, prête à écouter sans jugement. Je me demande aussi si elle se sentira à l'aise de partager ce qui lui pèse sur le cœur avec une inconnue comme moi ou si elle préfèrera garder tout cela pour elle-même. Quoi qu'il en soit, je suis prête à lui offrir ce petit réconfort, même si c'est simplement en restant silencieuse à ses côtés. Et ce même si c’est assez étrange d’être là à vouloir aider une préfète connue de tous, que je ne la connais pas.
@Cheryl Styles
#6571a2 #chocolatine #Pouffy Family #Min-Ho #AMC #TYLEEEEEEEER
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Nos derniers jours
Le vent frais qui s'abattait sur son visage lui fit vite réaliser que ses joues étaient trempées. La jeune fille les essuya d'un simple geste avec sa main avant de renifler un coup. Il fallait qu'elle retourne dans son dortoir pour se moucher et se morfondre sur son lit. Mais avant ça, elle devait se calmer, ici. Il était hors de question qu'elle ne croise des résidents de Poudlard avec une mine si affreuse. Des yeux rouges, humides, le nez rosé, un visage dévasté. Tout en essayant de se calmer en inspirant et en expirant profondément, Cheryl continuait à scruter le paysage. Mais dès lors qu'elle repensait à son chien, les larmes coulaient de plus belle. Bon, elle allait devoir attendre un bon moment avant de redescendre de la volière.
Voilà qu'une petite voix féminine prononça son nom. Purée. C'était la pire chose qui pouvait arriver. La verte et argent n'osait même pas se retourner, elle restait tournée vers l'extérieur, comme si elle n'avait rien entendu bien que les mots de sa camarade lui étaient bien parvenus. A entendre la voix, elle n'avait pas l'impression de la reconnaître. Il manquait plus qu'elle ne tombe sur une connaissance ou un élève de sa promotion, ç'aurait été tout bonnement catastrophique.
Après un instant de silence, la petite voix reprit la parole. En parler ? C'était pas dans ses habitudes de parler de ses problèmes ou de ses peines. Cheryl, c'était Cheryl. Une sorcière qui n'avait aucun souci dans la vie et qui glissait même dessus. Enfin, c'était seulement ce qu'elle voulait refléter. Sa vie n'était pas toute rose mais rares étaient les fois où elle se montrait dans une situation si vulnérable à autrui. Alors qu'elle se préparer à rembarrer la fillette, la rouquine essuya ses yeux avec sa main droite et lâcha :
— C'est... juste mon chien. Elle est malade.
Elle-même ignorait pourquoi elle avait lâché ces mots. Pour se soulager ? Pour qu'elle la laisse tranquille ? Pour poser des mots sur sa peine ? Aucune idée.
Par sa vision périphérique, la préfète des verts distingua plus ou moins la silhouette de son interlocutrice. Une petite blonde aux cheveux mi-longs. Et cette dernière venait tout juste de lui tendre un mouchoir. Par fierté, Cheryl était sur le point de refuser. Sauf qu'entre accepter un mouchoir et finir avec le visage plein de larmes et de morve, le choix était vite fait. Elle tourna doucement son visage vers sa cadette et saisit le mouchoir avant d'essuyer ses larmes et de se moucher un grand coup. Mine de rien, ça faisait du bien. Elle inspira un grand coup.
— Merci, murmura-t-elle d'une voix cassante.
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Nos derniers jours
Je reste là, observant Cheryl pleurer, et une étrange combinaison d'empathie et de nervosité m'envahit. Ce n'est pas un spectacle que je m'attendais à voir. Je n'aurais jamais pensé voir cette Serpentard, connue pour son charisme et sa force, dans un tel état de vulnérabilité. Je veux dire quelque chose, mais je ne sais pas comment aborder une élève aussi respectée, surtout dans un moment aussi intime. Et qui suis-je pour lui parler ?
Lorsque Cheryl murmure que son chien est malade, je comprends immédiatement sa douleur. Les animaux sont des membres à part entière de notre famille. Le regard un peu perdu, je prends une profonde inspiration, décidant qu'il est temps de dire quelque chose.
- Je suis vraiment désolée d'apprendre ça, Cheryl, dis-je finalement, avec une voix hésitante. C'est… c'est vraiment difficile de perdre un animal.
Je scrute son visage pour voir si elle réagit à mes mots, mais elle semble plongée dans ses pensées. Une partie de moi se demande si je ne m'immisce pas trop dans sa peine. Je ne suis qu'une élève de Poufsouffle, et elle, une préfète populaire de Serpentard, après tout.
- Il y a un hibou, dans la famille de ma mère, il s’appelle Dirk. Il est complètement fou, il me mord tout le temps les doigts ! Je parie que ta chienne est bien plus gentille que lui.
Je rigole légèrement, même si je ne suis pas certaine que cela soit le bon moment. Mais je lâche les mots sans vraiment réfléchir.
- C’est bizarre, hein ? À quel point nos animaux deviennent une partie de nous. Ils nous connaissent mieux que quiconque parfois. J’étais complètement perdue sans ma chienne pendant ma première année, je n’arrêtais pas de penser à elle. Ils savent toujours quand on va mal.
Le silence s’installe à nouveau et regarde un peu le paysage, essayant de lui donner un peu d’espace. Je ne comprend toujours pas comment j’ai pu me retrouver dans cette situation étrange, dans la volière, en train de parler à une fille qui est si populaire et respectée, mais je ne me sens plus aussi mal à l'aise qu'au départ. Je lui adresse un petit sourire, espérant qu'elle ne prendra pas mal mon intrusion. Je me demande si je devrais rester ici ou partir, mais je me dis que pour l’instant, je vais simplement attendre de voir comment elle réagit.
- Si tu veux, je peux rester ici avec toi encore un moment. On peut parler de ta chienne ou de tout ce que tu veux. Ou je peux partir avant que tu ne me lances un Immobulus et que tu m’enfermes dans une cave parce que je parle trop...
@Cheryl Styles
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Perdre un animal. C'était comme un coup de couteau dans le coeur de la quatrième année. Entendre ce mot de la part d'une inconnue lui fit réaliser à quel point ce qui était en train de se passer était réel. Lady allait s'en aller. Plus jamais Cheryl ne pourrait caresser son poil, plus jamais elle pourrait dormir avec. Et même si la rouquine plongeait dans une sorte de déni en y pensant, son côté rationnel refaisait toujours surface. Elle avait beau vouloir se convaincre que tout ceci n'était qu'un cauchemar, elle savait que ce n'était pas le cas, au fond d'elle.
La petite blonde se mit à parler de son hibou, sûrement pour détendre l'atmosphère et faire rire la verte et argent. Et, contre toute attente, un petit sourire s'afficha sur son visage, malgré les larmes. Elle avait besoin de rire, de sourire — même si en temps normal, elle aurait lâché un "En quoi ça me concerne ?". En cette période difficile qui allait durer un petit bout de temps — nul ne savait combien de temps ça allait durer — chaque petites attentions qui pouvaient la faire sourire étaient à prendre. Il ne fallait pas qu'elle plonge dans le désespoir, même si c'était dur.
"Ils savent toujours quand on va mal. C'était réel. Lady percevait immédiatement la tristesse de la sorcière et se rapprochait d'elle comme pour la rassurer. Cheryl n'était jamais seule tant que son chien était avec elle. Elle ne pouvait jamais ressentir de la solitude puisque Lady était là. Tout le temps. Et là, ça n'allait plus être le cas. Et le pire dans tout ça, c'est que Cheryl, elle, ne pouvait pas être là pour elle alors qu'elle était malade. Qu'allait penser Lady ? Que sa maîtresse la laissait tomber ? Cette pensée attrista davantage la préfète des verts dont les larmes coulèrent de plus belle.
— C'est vrai, lâcha-t-elle simplement. Elle a toujours été là pour moi.
Tiens, cette fillette avait le sens de l'humour et avait parfaitement discerné le caractère de la verte et argent. Effectivement, si la Serpentard ne se trouvait pas dans cet état-là, un Immobulus aurait vite été une solution. Elle n'avait pas trop la tête à ça, à ce moment-là. Elle n'aurait pas su se concentrer suffisamment pour lancer un quelconque sortilège. D'ailleurs, les prochains cours allaient être drôlement épuisants pour la sorcière, elle en était convaincue. Elle qui était friande des parties pratiques, elle espérait avoir suffisamment d'énergie pour s'entrainer. De toute manière, Cheryl était forte. Oui, rien n'allait l'arrêter dans son évolution.
— Si tu veux, fit-elle en inspirant un grand bol d'air avant de l'expirer.
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