La joie toute détraquée

La petite ne comprenait pas le lien entre l'auscultation dont il lui parlait et le fait que potentiellement, tout soit d'ordre psychologique. Diarmuid eut un léger sourire qui se voulait rassurant. "Le but de faire une auscultation de votre cœur, votre respiration et votre flux magique c'est de vérifier qu'ils n'ont pas été perturbés par ce que vous avez vécu, pour savoir si ce faux détraqueur vous a fait quelque chose qu'on ne peut pas voir, ou pas tout de suite. La magie réagit généralement bien avant les premiers symptômes." Il avait essayé de rendre son explication la plus claire possible pour l'adolescente. "Je ne pourrais pas savoir ce qu'il se passe dans votre tête ainsi, ça ne fait pas parti des savoir de médicomages." Ajouta-t-il en pensant qu'il pourrait en réalité, savoir ce qui se tramait dans l'esprit de la Poufsouffle.

La Legilimencie. Combien de fois avait-il pu songer à ce que cela pourrait lui apporter dans sa pratique de soins? Il ne savait pas, il n'avait pas vraiment compté. En tout cas, aujourd'hui, cela faisait une fois de plus. Et pourtant, une fois encore il la rejetait parce que malgré tous les arguments pour, il y avait un contre plus fort que le reste. La déontologie. C'était incompatible avec le fait de garder cette compétence secrète. Il déglutit, observant les réactions de sa jeune patiente. "
Vous préférez que je ne fasse pas l'auscultation? Vous avez le droit de la refuser." Spécifia l'irlandais.

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La joie toute détraquée
Elizabeth continua de se pincer la joue gauche en fixant l’infirmier tout en écoutant attentivement sa réponse : son flux magique allait probablement révéler des informations utiles pour sa santé. Est-ce que la peur pouvait affecter sa magie à grande échelle ? L’empêcher d’utiliser sa baguette ? Non, dans son cas, cela paraissait peu probable : elle n’avait pas été traumatisée par la magie elle-même, mais par un Détraqueur. Rien que de repenser à cette fausse créature lui donnait des frissons. Jusqu’à quand allait-elle garder de telles séquelles ? Elle s’agrippa à ses genoux pour tenter de revenir à la réalité : il fallait qu’elle soit coopérative avec l’infirmier et qu’elle arrête de poser autant de questions. Elle devait essayer de se calmer. Tout allait s’arranger, pas vrai ? C’était comme ça que ça fonctionnait, n’est-ce pas ? Lorsque l'infirmier ajouta qu’il ne pouvait pas savoir ce qui se passait dans sa tête, Elizabeth ne sut pas si elle devait se sentir soulagée ou désespérée. Elle se mordit violemment la lèvre pour se ressaisir : il fallait qu’elle se calme. Ne penser à rien. Simplement le laisser faire son travail. Mais quand l’homme expliqua qu’il était possible de refuser l’auscultation, la jeune Poufsouffle écarquilla les yeux et agita les mains, légèrement paniquée :
- Non… Non ! Enfin, si… Enfin, je veux dire que vous pouvez faire l’examen, j’en ai besoin ! Je suis désolée, je ne voulais pas que mes questions vous fassent penser que… que je ne voulais pas me faire ausculter. J’ai trop de pensées qui se bousculent, j’ai du mal à les retenir…
Pourquoi fallait-il que tout se passe si mal ? Elle devait se taire pour qu’il puisse faire son travail, et qu’elle puisse aller mieux rapidement. Oui, garder le silence. C’était nécessaire.

encore une fois, navrée pour le retard... j'espère que ce petit post vous convient: vous pouvez avancer sur l'auscultation, Elizabeth laissera Diarmuid faire l'examen jusqu'au bout sans poser de questions

Info sur le TDI- 7e année RP - cofondatrice de la PTC #D9603B - Inspectrice Elisabête, experte en déstabilisation des Bôs Debilus - Traîneuse de catastrophes comme un boulet attaché à sa cheville- Retard RP- L'entarteuse de Poudlard (Senku<3)

La joie toute détraquée
Malgré tous les efforts de Diarmuid, il semblait que la jaune et noir soit tout de même en tran d'avoir un vent de panique à l'idée qu'il ne procède pas à la suite de l'examen. Aussi commença-t-il par chercher à la rassurer. "Vous êtes en sécurité ici Miss Merrow. Prenez le temps de respirer, ça va aller." Dit-il de façon très posée tout en prenant lui même de grandes inspirations pour qu'elle puisse au besoin se calquer dessus. Puis, quand elle lui parut suffisamment sereine, il reformula ses explications et s'assura quelle était toujours d'accord.

Comme c'était le cas, il put poser délicatement une main sur un épaule et l'autre sur son genou. Il n'apuya pas, ce n'était pas nécessaire, et laissa sa magie faire ce qu'elle avait à faire. A mesure du temps qui passait, ce type d'auscultation lui semblait devenir de plus en plus facile. Ou plutôt que facile, rapide. Devait-il s'en inquiéter ? Risquait-il de passer à côté de quelque chose? Ou bien était-ce simplement un signe qu'il gagnait en fluidité? Le châtain avait écarté les questions qui lui étaient venues pour se concentrer sur ce que lui apprenait la magie. Puis il ôta doucement ses mains et pu informer l'adolescente.

- "
D'un point de vue médical, vous n'avez qu'une grosse fatigue. Votre énergie, magique ou pas, est basse. Mais du repos cette semaine, sans trop d'activités physiques ou magiques, avec un bon rythme de sommeil, voir des siestes si vous en ressentez le besoin, suffiront à ce que votre corps récupère." Explique-t-il doucement. "Ce que je vous propose, si vous le souhaitez, c'est de rester ici jusqu'au banquet de ce soir. Pour être plus au calme qu'en salle commune." Ça c'était pour l'immédiat. Mais à long terme il y avait autre chose.

- "
Je vous conseille aussi de parler avec la psychomage avant de rentrer chez vous. Elle pourra voir avec vous ce qu'il est possible de faire pour vous aider, voir conseiller un confrère ou une consœur. Il faut que vous puissiez en parler avec quelqu'un pour faire le tri dans ce que vous avez vécu." Forcément, que ça arrive à deux jours de partir pour les vacances d'été, ça compliquait les choses.

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