Les secrets dans la chair
Grande Réserve de Roumanie
Vendredi 2 novembre 2035, 9h
avec @Suileabhan Kohler
Précédemment…

Une pulsion, une simple pulsion avait suffit à Aki pour se faire une nouvelle coupe de cheveux deux jours plus tôt. À moins que son idylle passionnelle avec un certain irlandais soit la vraie raison de ce changement. Quoiqu’il en soit, la balafrée ne révèlerait jamais la véritable origine de cette décision, elle préférait garder les choses pour elle. Elle espérait malgré tout qu’un peu de changement l’aiderait à oublier les marques qui décoraient maintenant son visage, elle était bien obligée de s’y habituer.
Ce matin là, la jeune femme avait un peu de temps libre, pas de tâches rébarbatives dans les box de soins des dragons. Alors elle prit son carnet de notes, et s’enfonça doucement dans la Réserve, espérant avoir enfin un peu de tranquillité pour faire ses observation au calme. La dragonologiste ne jurait que par les observations discrètes, c’était selon elle le meilleur moyen pour obtenir le plus d’informations sur le mode de vie de ces reptiles géants.
L’eurasienne se déplaçait avec légèreté, tel un félin traquant discrètement sa proie. La panthère noire s’arrêta subitement, quand elle crut entendre de grosses branches craquer. Complètement immobile, les yeux de la sorcière balayaient le paysage avec précision. Puis un léger sourire se dessina sur son visage froid, elle avait réussi. Un Cornelongue Roumain, une des espèces évoluant librement ici. Dans un silence presque déconcertant, Aki s’accroupit et sortit de sa poche de quoi noter ses observations sur son carnet.
Ce matin là, la jeune femme avait un peu de temps libre, pas de tâches rébarbatives dans les box de soins des dragons. Alors elle prit son carnet de notes, et s’enfonça doucement dans la Réserve, espérant avoir enfin un peu de tranquillité pour faire ses observation au calme. La dragonologiste ne jurait que par les observations discrètes, c’était selon elle le meilleur moyen pour obtenir le plus d’informations sur le mode de vie de ces reptiles géants.
L’eurasienne se déplaçait avec légèreté, tel un félin traquant discrètement sa proie. La panthère noire s’arrêta subitement, quand elle crut entendre de grosses branches craquer. Complètement immobile, les yeux de la sorcière balayaient le paysage avec précision. Puis un léger sourire se dessina sur son visage froid, elle avait réussi. Un Cornelongue Roumain, une des espèces évoluant librement ici. Dans un silence presque déconcertant, Aki s’accroupit et sortit de sa poche de quoi noter ses observations sur son carnet.
241 mots
Les secrets dans la chair
Lorsqu'on évoquait l'observation de créature magique de la réserve roumaine, peu de sorciers auraient pensé à immédiatement autre choses que les majusteux dragons qu'elle pouvait renfermer. Pourtant, tout autant majestueuse et parfois enflammée, c'était un autre être magique que Suileabhan s'était aujourd'hui arrêté observer. Sorti de ses pensées par une chevelure aperçue du coin de l'œil, qu'il n'avait désormais pas de mal à reconnaître, le sorcier avait dérivé du chemin de son campement pour se faufiler à petite distance vers celui de sa passion.
Quand la jeune femme s'était arrêté, l'irlandais, les sens en alerte, n'avait eu aucun mal à détecter le dragon qui était sa source d'intérêt. Après toutes ces années, il était plus que conscient du danger que représentait ces créatures. Aussi, laissant une Aki accroupie vaquer à ses observations, Suileabhan reposa son dos contre l'écorce de l'arbre le plus proche, surveillant d'un œil vif le grand lézard, d'un œil ardent la belle sorcière. Pendant de longues minutes, son doux regard dessina en silence ce que ses mains dessinaient presque aussi silencieusement au cours de ces nuits tendrement partagées. Le sorcier restait tout de même prêt à intervenir : tant que le dragon était dans les parages, pas question de jouer, mais se tenir prêt à sortir la jeune femme de là si jamais cela s'avérait nécessaire.
Et puis, les minutes finirent de succéder, le danger s'était écarté. Aki toujours accroupie, Suileabhan en profita pour doucement s'approcher. Doucement, il tendit ses bras pour les faire pencher, puis glisser autour de la taille de la sorcière, qu'il ramena contre elle en un éclair, la relevant par la même occasion. L'occasion, d'ailleurs, de déposer un baiser ardent contre son cou, avant de finir de la dévorer du regard.
- Attention, Miss Davis. Des créatures affamées rodent dans ces environs.
Quand la jeune femme s'était arrêté, l'irlandais, les sens en alerte, n'avait eu aucun mal à détecter le dragon qui était sa source d'intérêt. Après toutes ces années, il était plus que conscient du danger que représentait ces créatures. Aussi, laissant une Aki accroupie vaquer à ses observations, Suileabhan reposa son dos contre l'écorce de l'arbre le plus proche, surveillant d'un œil vif le grand lézard, d'un œil ardent la belle sorcière. Pendant de longues minutes, son doux regard dessina en silence ce que ses mains dessinaient presque aussi silencieusement au cours de ces nuits tendrement partagées. Le sorcier restait tout de même prêt à intervenir : tant que le dragon était dans les parages, pas question de jouer, mais se tenir prêt à sortir la jeune femme de là si jamais cela s'avérait nécessaire.
Et puis, les minutes finirent de succéder, le danger s'était écarté. Aki toujours accroupie, Suileabhan en profita pour doucement s'approcher. Doucement, il tendit ses bras pour les faire pencher, puis glisser autour de la taille de la sorcière, qu'il ramena contre elle en un éclair, la relevant par la même occasion. L'occasion, d'ailleurs, de déposer un baiser ardent contre son cou, avant de finir de la dévorer du regard.
- Attention, Miss Davis. Des créatures affamées rodent dans ces environs.
Les secrets dans la chair
Aki était accroupie, ses yeux fixés sur le dragon un peu plus loin. Son souffle était léger, presque imperceptible, alors qu’elle observait la créature tout en prenant des notes dans son petit carnet. D’après ses observations c’était une femelle, du moins ce fut la déduction de la sorcière au vu de sa taille. Chaque mouvement de sa queue faisait bruisser les herbes autour d’elle, chaque souffle exhalait un nuage de fumée qui flottait dans l’air avant de se dissiper doucement.
La balafrée avait appris à reconnaître les signes d’agressivité chez les dragons, les mouvements de muscles sous les écailles, la position des griffes, mais cette femelle paraissait très calme, presque comme si elle se savait observée. Aki savait que le cornelongue était une espèce plutôt tranquille, mais là c’était presque déconcertant. C’était comme une danse silencieuse entre deux prédateurs, bien que l’un, était incontestablement bien plus puissant que l’autre.
Mais alors qu’elle était totalement prise par ses observations, la métisse sentit un frisson parcourir sa colonne vertébrale. Ce n’était pas un dragon, ni un danger quelconque venant de la forêt autour d’elle. Non, c’était quelque chose de plus subtil, presque intime. Un souffle chaud contre sa nuque, un mouvement léger derrière elle… Un sourire en coin se dessina sur ses lèvres avant même qu’elle ne tourne la tête. Elle avait senti Suileabhan avant même de l’entendre ou de le voir. Cet homme avait une manière bien à lui de se fondre dans son espace personnel, de s'infiltrer dans ses pensées, tout en lui laissant cette étrange sensation de sécurité.
Puis, tout à coup, ses bras l’enveloppèrent et la chaleur de son corps contrastait avec l’air frais du mois de Novembre. Aki ne manifesta aucune résistance et se laissa ramenée contre le sorcier sans dire un mot. Le baiser qu’il déposa dans son cou lui procura un léger frisson, mais elle ne se laissa pas totalement emporter.
« C’est plutôt risquer de me suivre jusque ici Monsieur Kholer. », murmura-t-elle à l’oreille du sorcier avant de se reculer très légèrement, plongeant ses yeux sombres dans les siens.
La balafrée avait appris à reconnaître les signes d’agressivité chez les dragons, les mouvements de muscles sous les écailles, la position des griffes, mais cette femelle paraissait très calme, presque comme si elle se savait observée. Aki savait que le cornelongue était une espèce plutôt tranquille, mais là c’était presque déconcertant. C’était comme une danse silencieuse entre deux prédateurs, bien que l’un, était incontestablement bien plus puissant que l’autre.
Mais alors qu’elle était totalement prise par ses observations, la métisse sentit un frisson parcourir sa colonne vertébrale. Ce n’était pas un dragon, ni un danger quelconque venant de la forêt autour d’elle. Non, c’était quelque chose de plus subtil, presque intime. Un souffle chaud contre sa nuque, un mouvement léger derrière elle… Un sourire en coin se dessina sur ses lèvres avant même qu’elle ne tourne la tête. Elle avait senti Suileabhan avant même de l’entendre ou de le voir. Cet homme avait une manière bien à lui de se fondre dans son espace personnel, de s'infiltrer dans ses pensées, tout en lui laissant cette étrange sensation de sécurité.
Puis, tout à coup, ses bras l’enveloppèrent et la chaleur de son corps contrastait avec l’air frais du mois de Novembre. Aki ne manifesta aucune résistance et se laissa ramenée contre le sorcier sans dire un mot. Le baiser qu’il déposa dans son cou lui procura un léger frisson, mais elle ne se laissa pas totalement emporter.
« C’est plutôt risquer de me suivre jusque ici Monsieur Kholer. », murmura-t-elle à l’oreille du sorcier avant de se reculer très légèrement, plongeant ses yeux sombres dans les siens.
346 mots
Les secrets dans la chair
Lorsque les yeux d'Aki croisèrent finalement ceux de Suileabhan, il ne put faire autrement qu'ordonner à son bras gauche de se resserrer doucement autour de la taille de la sorcière et plonger un peu plus dans l'abîme guérisseur de ses grands yeux sombres. Alors qu'un sourire renouvelé marquait le visage de l'Irlandais, une ombre - un battement d'aile, une gueule béante qui lui tirait encore une grimace, même éveillé - passa un instant dans son regard, à peine perceptible, avant qu'il ne sourisse de plus belle.
- Oui, mais le risque en vaut la chandelle. Et, en parlant de chandelle..
Ce fut à son tour d'avancer ses lèvres jusqu'au cou, non, à l'oreille de la belle brune. Sans honte, il lui murmura doucement des mots et bien plus encore, une proposition ou bien une promesse nocturne qui l'aurait ainsi formulée lui-même fait rougir bien des années en arrière. Sans laisser à la femme le luxe de lui répondre, il l'entoura de sa chaleur avant de déposer sur ses lèvres un baiser passionné. Ou peut-être deux. Lui permettant finalement de respirer autre chose que sa passion et son parfum, Suileabhan s'écarta pour laisser place à son visage teinté d'amusement, et d'autres choses encore.
- Si j'ai bonne mémoire, mes promesses font que j'ai encore des choses à t'apprendre.
Le regard du sorcier c'était fait plus vif à ce dernier mot, mais il reprit finalement un peu de son sérieux, et la main d'Aki avec.
- Suis-moi, ce n'est pas vraiment l'endroit rêvé pour se perdre dans un lancer d'Episkey.
- Oui, mais le risque en vaut la chandelle. Et, en parlant de chandelle..
Ce fut à son tour d'avancer ses lèvres jusqu'au cou, non, à l'oreille de la belle brune. Sans honte, il lui murmura doucement des mots et bien plus encore, une proposition ou bien une promesse nocturne qui l'aurait ainsi formulée lui-même fait rougir bien des années en arrière. Sans laisser à la femme le luxe de lui répondre, il l'entoura de sa chaleur avant de déposer sur ses lèvres un baiser passionné. Ou peut-être deux. Lui permettant finalement de respirer autre chose que sa passion et son parfum, Suileabhan s'écarta pour laisser place à son visage teinté d'amusement, et d'autres choses encore.
- Si j'ai bonne mémoire, mes promesses font que j'ai encore des choses à t'apprendre.
Le regard du sorcier c'était fait plus vif à ce dernier mot, mais il reprit finalement un peu de son sérieux, et la main d'Aki avec.
- Suis-moi, ce n'est pas vraiment l'endroit rêvé pour se perdre dans un lancer d'Episkey.
Les secrets dans la chair

Aki sentait le bras de l’Irlandais se resserrer autour de sa taille, exerçant alors une pression qui faisait flancher la carapace de froideur que la sorcière aimait maintenir. Suileabhan commençait à bien connaître la métisse, il savait comment faire pour qu’elle baisse sa garde et qu’elle se laisse aller à son désir. Malgré tout, elle parvint à garder ses yeux sombres plongés dans ceux de son aîné, elle ne le quittait pas des yeux jusqu’à ce qu’il vienne avancer ses lèvres jusqu’à ses oreilles.
La noiraude ferma les yeux, laissant un doux frisson la parcourir alors qu’il lui déposait quelques mots au creux de l’oreille. Aki sentit ses joues rougir légèrement, mais elle n’eut pas le temps de réagir que les lèvres de Sui était maintenant contre les siennes. Se laissant aller, elle lui rendit son baiser quelques fois avant de le laisser se décoller d’elle, son regard enjôleur ne cessant de rencontrer le sien.
« On peut dire que vous soignez vos entrées Monsieur… », dit la balafrée avec humour avant d’ajouter quelques mots sur le même ton, « C’est quand même osé de venir me déranger alors que je suis en plein travail, vos leçons devront se montrer à la hauteur de mes espérances. »
Sans ajouter quoique ce soit, Aki laissa son aîné lui prendre la main et elle elle le suivit sans broncher. Elle se tourna une dernière fois pour voir la dragonne mais elle s’était visible éclipsée, « J’espère qu’on va s’entraîner dans un endroit tranquille surtout… », murmura-t-elle en marchant derrière Sui.
La noiraude ferma les yeux, laissant un doux frisson la parcourir alors qu’il lui déposait quelques mots au creux de l’oreille. Aki sentit ses joues rougir légèrement, mais elle n’eut pas le temps de réagir que les lèvres de Sui était maintenant contre les siennes. Se laissant aller, elle lui rendit son baiser quelques fois avant de le laisser se décoller d’elle, son regard enjôleur ne cessant de rencontrer le sien.
« On peut dire que vous soignez vos entrées Monsieur… », dit la balafrée avec humour avant d’ajouter quelques mots sur le même ton, « C’est quand même osé de venir me déranger alors que je suis en plein travail, vos leçons devront se montrer à la hauteur de mes espérances. »
Sans ajouter quoique ce soit, Aki laissa son aîné lui prendre la main et elle elle le suivit sans broncher. Elle se tourna une dernière fois pour voir la dragonne mais elle s’était visible éclipsée, « J’espère qu’on va s’entraîner dans un endroit tranquille surtout… », murmura-t-elle en marchant derrière Sui.
Les secrets dans la chair
Suileabhan offrit à Aki un brûlant sourire avant de verrouiller dans ses doigts ceux de la jeune sorcière. Sans se priver de la caresser régulièrement du regard, l'irlandais en exil entama le retour vers son petit camp personnel que son amante commençait elle aussi à bien connaître.
- Si la tranquillité nous fait défaut, il ne nous restera plus qu'à nous retrancher dans un lieu plus calme à proximité.
Faisant ainsi allusion sans se cacher à l'un des enchantements de sa tente, l'homme, armé d'un clin d’œil rieur, usa soudainement de ses deux mains pour soulever la brune par la taille et lui faire traverser un obstacle. Ce n'était pas vraiment nécessaire, mais le sorcier aimait faire ressentir la chaleur de ses mains à Aki, et trouver milles excuses pour la frôler ou cent mots pour lui réchauffer le creux de l'oreille en faisait partie. C'est sous ce rythme tropical qu'ils finirent par arriver dans la clairière que Suileabhan n'avait pas vraiment quitté depuis leur rencontre. Ainsi, il était plus facile pour elle de le retrouver, même si l'irlandais était à peu près certain qu'elle aurait pu se débrouiller autrement.
Un ultime baiser - peut-être un peu plus long que prévu - et le sorcier se détacha de son désir pour lui faire face, le plus sérieusement possible ou presque. Les prétextes pour s'amuser n'étaient pas inconnus à l'homme, même au milieu de ses phases d'entrainement, mais on ne rigolait pas vraiment avec les sorts de soin. Et si, pour lui, ils avaient toujours été évidents dès l'enfance, puis naturels avec l'âge et l'expérience, c'était loin d'être le cas pour tout le monde, et des accidents étaient trop souvent arrivés.
- Tu le sais sans doute mais, généralement, on préconise d'éviter de se soigner soi-même à l'aide de notre baguette. Cela est d'autant plus vrai que la blessure est importante, et le sort, complexe. Pour autant, ce sont de précieux recours utiles autant pour le sorcier seul que son entourage. Donc, le vrai conseil à en tirer sera de toujours se sécuriser avant de se soigner magiquement.
Souriant à sa compagne, Suileabhan sorti une peau de lapin rasée et une lame propre dont il se servit pour entailler le tissu animal.
- Observe bien l'allure de la plaie, puis, séparément, l'aspect de la peau saine. Ce sont deux points essentiels à l'efficacité de ton sort.
- Si la tranquillité nous fait défaut, il ne nous restera plus qu'à nous retrancher dans un lieu plus calme à proximité.
Faisant ainsi allusion sans se cacher à l'un des enchantements de sa tente, l'homme, armé d'un clin d’œil rieur, usa soudainement de ses deux mains pour soulever la brune par la taille et lui faire traverser un obstacle. Ce n'était pas vraiment nécessaire, mais le sorcier aimait faire ressentir la chaleur de ses mains à Aki, et trouver milles excuses pour la frôler ou cent mots pour lui réchauffer le creux de l'oreille en faisait partie. C'est sous ce rythme tropical qu'ils finirent par arriver dans la clairière que Suileabhan n'avait pas vraiment quitté depuis leur rencontre. Ainsi, il était plus facile pour elle de le retrouver, même si l'irlandais était à peu près certain qu'elle aurait pu se débrouiller autrement.
Un ultime baiser - peut-être un peu plus long que prévu - et le sorcier se détacha de son désir pour lui faire face, le plus sérieusement possible ou presque. Les prétextes pour s'amuser n'étaient pas inconnus à l'homme, même au milieu de ses phases d'entrainement, mais on ne rigolait pas vraiment avec les sorts de soin. Et si, pour lui, ils avaient toujours été évidents dès l'enfance, puis naturels avec l'âge et l'expérience, c'était loin d'être le cas pour tout le monde, et des accidents étaient trop souvent arrivés.
- Tu le sais sans doute mais, généralement, on préconise d'éviter de se soigner soi-même à l'aide de notre baguette. Cela est d'autant plus vrai que la blessure est importante, et le sort, complexe. Pour autant, ce sont de précieux recours utiles autant pour le sorcier seul que son entourage. Donc, le vrai conseil à en tirer sera de toujours se sécuriser avant de se soigner magiquement.
Souriant à sa compagne, Suileabhan sorti une peau de lapin rasée et une lame propre dont il se servit pour entailler le tissu animal.
- Observe bien l'allure de la plaie, puis, séparément, l'aspect de la peau saine. Ce sont deux points essentiels à l'efficacité de ton sort.
Les secrets dans la chair
« Tu sais que je peux marcher toute seule, pas vrai ? » protesta Aki quand le sorcier s’amusa à la soulever pour franchir un obstacle, sans vraiment chercher à descendre avant qu’il ne la repose au sol. Elle épousseta machinalement son pantalon pour reprendre contenance, mais le coin de ses lèvres trahissait un amusement qu’elle ne voulait pas montrer.
Sur le chemin, Aki semblait partagée entre sa nonchalance et une certaine tension contenue, bien typique d’elle. Ses doigts restaient glissés entre ceux de Suileabhan, mais elle se gardait de lui accorder un regard trop long ou trop expressif, elle savait que ça ne faisait qu’accroître ce qui se passait vraiment entre eux. La balafrée ne pouvait s’empêcher de jeter un œil curieux autour d’elle, son regard sombre se perdant dans les arbres et le paysage environnant, espérant qu’une créature écailleuse traverse son champ de vision.
Peu à peu, elle se mit à ralentir son pas, laissant l’Irlandais prendre légèrement les devants. Ce n’était pas de la fatigue, mais une manière de l’observer sans qu’il ne le remarque. La noiraude détaillait sa silhouette, ses gestes, et même cette manière qu’il avait de se mouvoir avec une assurance qui l’agaçait autant qu’elle la fascinait. Puis elle accéléra le pas pour se retrouver à son niveau, un sourire presque carnassier sur les lèvres, « Si tu comptes jouer au maître d’école, j’espère que tu es prêt à gérer une élève indisciplinée. ».
Lorsqu’ils furent finalement au niveau du campement, Aki ne put se laisser à quelconque réflexion avant que ses lèvres ne se retrouvent sur celles de son amant. Le regard perçant de la sorcière plongé dans celui de l’homme lui sembla bien trop court mais il était temps de reprendre le travail.
Alors qu’elle écoutait déjà attentivement son aîné, la balafrée se surprit à déposer délicatement ses doigt sur sa joue abîmée, provocant une légère grimace sur son visage déjà crispé. Dans un léger soupir, elle s’accroupit, observant minutieusement la peau de lapin que Sui lui avait mis sous les yeux. Son attention fut complètement captée par l’entaille nette sur la peau de l’animal. « Ça t’embête si je prend la peau pour mieux regarder la coupure ? ».
Sur le chemin, Aki semblait partagée entre sa nonchalance et une certaine tension contenue, bien typique d’elle. Ses doigts restaient glissés entre ceux de Suileabhan, mais elle se gardait de lui accorder un regard trop long ou trop expressif, elle savait que ça ne faisait qu’accroître ce qui se passait vraiment entre eux. La balafrée ne pouvait s’empêcher de jeter un œil curieux autour d’elle, son regard sombre se perdant dans les arbres et le paysage environnant, espérant qu’une créature écailleuse traverse son champ de vision.
Peu à peu, elle se mit à ralentir son pas, laissant l’Irlandais prendre légèrement les devants. Ce n’était pas de la fatigue, mais une manière de l’observer sans qu’il ne le remarque. La noiraude détaillait sa silhouette, ses gestes, et même cette manière qu’il avait de se mouvoir avec une assurance qui l’agaçait autant qu’elle la fascinait. Puis elle accéléra le pas pour se retrouver à son niveau, un sourire presque carnassier sur les lèvres, « Si tu comptes jouer au maître d’école, j’espère que tu es prêt à gérer une élève indisciplinée. ».
Lorsqu’ils furent finalement au niveau du campement, Aki ne put se laisser à quelconque réflexion avant que ses lèvres ne se retrouvent sur celles de son amant. Le regard perçant de la sorcière plongé dans celui de l’homme lui sembla bien trop court mais il était temps de reprendre le travail.
Alors qu’elle écoutait déjà attentivement son aîné, la balafrée se surprit à déposer délicatement ses doigt sur sa joue abîmée, provocant une légère grimace sur son visage déjà crispé. Dans un léger soupir, elle s’accroupit, observant minutieusement la peau de lapin que Sui lui avait mis sous les yeux. Son attention fut complètement captée par l’entaille nette sur la peau de l’animal. « Ça t’embête si je prend la peau pour mieux regarder la coupure ? ».
368 mots
Les secrets dans la chair
Suileabhan garda un semblant de sourire d'apparence afin de se concentrer sur la leçon en cours.
- Bien sûr, fait à ton aise. Elle est là pour ça.
Pour autant, l'homme n'avait jamais rien raté des propos d'Aki, et il n'allait certainement pas commencer aujourd'hui. Elle avait initié le début d'un jeu des plus intéressants.
- Mais peut-être que l'élève indisciplinée n'a pas encore envie d'apprendre.. auquel cas je saurais trouver de quoi la remettre sur le bon chemin.
L'irlandais, sans s'avancer ni se reculer davantage, posa lentement sa main sur la taille de la sorcière. Ce n'était pas la première fois - ni la dernière - qu'il initiait ce geste, d'un tandem toujours composé de Fermeté et Tendresse. En bon professeur, Suileabhan reprit cependant contrôle de ses émotions et de son discours, pour se concentrer sur l'instruction de la jeune femme, pas à pas. Il y avait une heure pour tout.
- La texture, le toucher, le grain de la peau. Ce sont des sensations puissantes et chargées d'informations qui peuvent t'aider à d'autant plus visualiser. N'hésite pas à faire passer tes doigts tout autour de la peau "saine", afin d'imprégner ton esprit de cette état qu'il te faudra ensuite recréer par toi-même.
D'une de ses poches, le sorcier sortit ensuite une loupe grossissante, qui pouvait s'avérer utile aussi bien pour conceptualiser ce qu'il venait d'apporter à Aki que pour l'aider à visualiser.
- Lorsque tu soignes une blessure, une plaie, un mal, tu ne souhaites pas seulement restaurer ou remplacer par magie ce qui a été altéré biologiquement. Non, le corps est un outil aussi puissant que les autres, et surtout, la conservation de l'énergie est toujours primordiale, que ce soit la tienne ou celle d'une tierce personne. Alors observe bien les fibres, les composantes saines autour de la plaie, et visualise-les se reconnecter l'une à l'autre.
L'homme, qui avait gardé son sérieux jusque là, ne put s'empêcher de rire quelque peu.
- Mais je te parle tellement de visualisation que j'entends presque la voix de la directrice McGonagall dans mon esprit. Tu étais douée en métamorphose ?
- Bien sûr, fait à ton aise. Elle est là pour ça.
Pour autant, l'homme n'avait jamais rien raté des propos d'Aki, et il n'allait certainement pas commencer aujourd'hui. Elle avait initié le début d'un jeu des plus intéressants.
- Mais peut-être que l'élève indisciplinée n'a pas encore envie d'apprendre.. auquel cas je saurais trouver de quoi la remettre sur le bon chemin.
L'irlandais, sans s'avancer ni se reculer davantage, posa lentement sa main sur la taille de la sorcière. Ce n'était pas la première fois - ni la dernière - qu'il initiait ce geste, d'un tandem toujours composé de Fermeté et Tendresse. En bon professeur, Suileabhan reprit cependant contrôle de ses émotions et de son discours, pour se concentrer sur l'instruction de la jeune femme, pas à pas. Il y avait une heure pour tout.
- La texture, le toucher, le grain de la peau. Ce sont des sensations puissantes et chargées d'informations qui peuvent t'aider à d'autant plus visualiser. N'hésite pas à faire passer tes doigts tout autour de la peau "saine", afin d'imprégner ton esprit de cette état qu'il te faudra ensuite recréer par toi-même.
D'une de ses poches, le sorcier sortit ensuite une loupe grossissante, qui pouvait s'avérer utile aussi bien pour conceptualiser ce qu'il venait d'apporter à Aki que pour l'aider à visualiser.
- Lorsque tu soignes une blessure, une plaie, un mal, tu ne souhaites pas seulement restaurer ou remplacer par magie ce qui a été altéré biologiquement. Non, le corps est un outil aussi puissant que les autres, et surtout, la conservation de l'énergie est toujours primordiale, que ce soit la tienne ou celle d'une tierce personne. Alors observe bien les fibres, les composantes saines autour de la plaie, et visualise-les se reconnecter l'une à l'autre.
L'homme, qui avait gardé son sérieux jusque là, ne put s'empêcher de rire quelque peu.
- Mais je te parle tellement de visualisation que j'entends presque la voix de la directrice McGonagall dans mon esprit. Tu étais douée en métamorphose ?
Les secrets dans la chair
Quand elle eut l’accord de son aîné, Aki attrapa délicatement la peau du lapin, puis elle l’effleura du bout des doigts de sa main encore libre. D’une extrême délicatesse, la balafrée traitait ce morceau de peau comme quelque chose d’extrêmement précieux. Elle a toujours voué un profond respect à toute forme de vie, quelle qu’elle soit.
Soudainement, l’eurasienne esquissa un léger sourire en sentant la main familière de Suileabhan se poser contre sa taille. Et même si elle aurait pu s’en défaire par pure provocation, elle ne bougea pas, gardant les yeux baissés vers la peau de lapin qu’elle tenait avec soin, concentrée sur ce qu’elle faisait… ou du moins, elle s’efforçait de l’être. Ce qui l’aidait à ne pas céder à la distraction c’était sa sincère envie d’apprendre et sa curiosité, pourtant elle ne se permettait que rarement de la montrer aux autres.
Après quelques minutes à observer la peau, Aki releva les yeux vers Suileabhan, elle ne le quitta pas des yeux durant quelques longues secondes. Puis elle reposa la peau sur ses genoux, attrapa la loupe qu’il lui tendait et l’étudia brièvement avec un air dubitatif. « T’as prévu de me faire disséquer chaque centimètre ou bien c’est juste pour me regarder en pleine séance d’observation ? », dit la jeune femme avec ironie, sans quitter des yeux le sujet du jour. Au bout de quelques instants, elle posa la loupe à côté d’elle, comme si elle avait emmagasiné assez d’informations, puis elle releva la tête vers le sorcier, « Bien que je n’apprécie guère révéler me faiblesses, je dois bien avouer que la métamorphose était probablement l’une des matières qui me posait le plus de difficultés… ».
Soudainement, l’eurasienne esquissa un léger sourire en sentant la main familière de Suileabhan se poser contre sa taille. Et même si elle aurait pu s’en défaire par pure provocation, elle ne bougea pas, gardant les yeux baissés vers la peau de lapin qu’elle tenait avec soin, concentrée sur ce qu’elle faisait… ou du moins, elle s’efforçait de l’être. Ce qui l’aidait à ne pas céder à la distraction c’était sa sincère envie d’apprendre et sa curiosité, pourtant elle ne se permettait que rarement de la montrer aux autres.
Après quelques minutes à observer la peau, Aki releva les yeux vers Suileabhan, elle ne le quitta pas des yeux durant quelques longues secondes. Puis elle reposa la peau sur ses genoux, attrapa la loupe qu’il lui tendait et l’étudia brièvement avec un air dubitatif. « T’as prévu de me faire disséquer chaque centimètre ou bien c’est juste pour me regarder en pleine séance d’observation ? », dit la jeune femme avec ironie, sans quitter des yeux le sujet du jour. Au bout de quelques instants, elle posa la loupe à côté d’elle, comme si elle avait emmagasiné assez d’informations, puis elle releva la tête vers le sorcier, « Bien que je n’apprécie guère révéler me faiblesses, je dois bien avouer que la métamorphose était probablement l’une des matières qui me posait le plus de difficultés… ».
Les secrets dans la chair
Suileabhan observait la jeune femme, souriant à moitié devant sa concentration. Il était fascinant d'observer pour la première fois quelqu'un suivre ses conseils sur la voie de la magie. D'autant plus quand ce quelqu'un était Aki Davis. Lui n'avait eu pour seul guide que des écrits des années durant. Et petit à petit, les mots s'étaient fait remplacés par des expériences. C'était ainsi l'occasion pour lui de voir chez autrui ce qui était ses conclusions et méthodes. Et surtout, il apprenait beaucoup, en la regardant respirer et expirer, la peau en main. Même dans des domaines quelques peu inattendus.
Lorsque Aki riva ses yeux dans le sien, l'irlandais caressa légèrement les cheveux noirs de la belle sorcière, avant de lui adresser un clin d'œil. Il rit à la question qui n'en était pas une
- Les deux mon capitaine. Deux yeux, il faudrait bien qu'ils servent à quelque chose. Pour toi, comme pour moi.
Elle savait depuis un moment déjà que son regard pouvait être particulièrement brûlant. Lui se contenta cette fois de la laisser se concentrer, jusqu'à ce qu'ils atteignent tout deux le chemin de la métamorphose. Suileabhan haussa les épaules en écoutant la réponse d'Aki, comme pour signifier que ce n'était pas très grave.
- Nous tenons peut-être ici l'origine de tes difficultés avec les sortilèges curatifs. De quoi en profiter pour progresser de bien des manières.
Après quelques secondes, il reprit.
- Je n'appreciais pas vraiment la métamorphose non plus. Pour une raison puérile, en plus. Mon talent pour la magie s'est exercé particulièrement tôt, mais je devais toujours travailler un peu les métamorphoses - là où tout venait naturellement pour le reste. J'ai eu la chance d'avoir la professeure qu'il fallait pour le donner envie de poursuivre jusqu'aux aspics. Ça, et le fait que transformer l'une ou l'autre possession de Rusard était un parfait moyen de faire diversion pendant une heure ou deux...
L'irlandais sourit, posant faussement son doigt sur ses lèvres, comme si qu'il s'agissait d'un secret qu'Aki aurait pu répéter à quelqu'un. Mais il était temps de se remettre à la magie, et pas celle que la jeune femme faisait couler dans ses veines.
- Malheureusement, ni cette histoire ni ma peau ne te sont d'un grand secours dans ta concentration. Si tu as assez observé, lance-toi. Garde en tête tout ce que tu as ressenti, et entoure le de ton envie d'aider.
Un dernier clin d'œil, cette fois pour dire qu'il était avec elle. Il n'y avait aucune raison que cela se passe mal. Et autant pour honorer sa promesse que les doux yeux de la sorcière, il resterait de toute façon auprès d'elle aussi longtemps que cela lui serait nécessaire.
Lorsque Aki riva ses yeux dans le sien, l'irlandais caressa légèrement les cheveux noirs de la belle sorcière, avant de lui adresser un clin d'œil. Il rit à la question qui n'en était pas une
- Les deux mon capitaine. Deux yeux, il faudrait bien qu'ils servent à quelque chose. Pour toi, comme pour moi.
Elle savait depuis un moment déjà que son regard pouvait être particulièrement brûlant. Lui se contenta cette fois de la laisser se concentrer, jusqu'à ce qu'ils atteignent tout deux le chemin de la métamorphose. Suileabhan haussa les épaules en écoutant la réponse d'Aki, comme pour signifier que ce n'était pas très grave.
- Nous tenons peut-être ici l'origine de tes difficultés avec les sortilèges curatifs. De quoi en profiter pour progresser de bien des manières.
Après quelques secondes, il reprit.
- Je n'appreciais pas vraiment la métamorphose non plus. Pour une raison puérile, en plus. Mon talent pour la magie s'est exercé particulièrement tôt, mais je devais toujours travailler un peu les métamorphoses - là où tout venait naturellement pour le reste. J'ai eu la chance d'avoir la professeure qu'il fallait pour le donner envie de poursuivre jusqu'aux aspics. Ça, et le fait que transformer l'une ou l'autre possession de Rusard était un parfait moyen de faire diversion pendant une heure ou deux...
L'irlandais sourit, posant faussement son doigt sur ses lèvres, comme si qu'il s'agissait d'un secret qu'Aki aurait pu répéter à quelqu'un. Mais il était temps de se remettre à la magie, et pas celle que la jeune femme faisait couler dans ses veines.
- Malheureusement, ni cette histoire ni ma peau ne te sont d'un grand secours dans ta concentration. Si tu as assez observé, lance-toi. Garde en tête tout ce que tu as ressenti, et entoure le de ton envie d'aider.
Un dernier clin d'œil, cette fois pour dire qu'il était avec elle. Il n'y avait aucune raison que cela se passe mal. Et autant pour honorer sa promesse que les doux yeux de la sorcière, il resterait de toute façon auprès d'elle aussi longtemps que cela lui serait nécessaire.