Le poids du mensonge

lundi 29 novembre 2049

Lilith venait tout juste de fêter ses douze ans. Elle n'était plus une enfant. Après s'être échappée, puis être revenue contre son gré, elle avait dû affronter la colère de ses parents. Une fois la tempête passée, elle avait compris qu'il ne fallait plus tenter de fuir. Dorénavant, ses frères jouaient les surveillants, et les Gryffondors les geôliers, comme au temps du Moyen Âge. Ils étaient durs.

Lilith était désormais une paria, mais une paria plus mûre. Elle avait pris conscience de ses erreurs et cherchait à se racheter. Mais comment expier ses fautes lorsqu'on doit garder un mensonge ? Si elle avouait la vérité, elle passerait pour une mythomane. Autant dire qu'elle n'avait pas le choix : elle allait devoir continuer.

Lilith repensait à tout cela dans les toilettes des filles, pendant la pause déjeuner. Elle, qui avait toujours adoré manger, n'avait plus faim depuis une semaine. Les jours passaient, et il ne lui restait plus qu'une semaine pour réussir à maîtriser une technique suicidaire, la feinte de Wronski.

Elle avait demandé à Peter de la rejoindre samedi, et bien sûr, cet imbécile n'avait pas pu s'empêcher de le répéter à d'autres. Lui, il parlait pour dire la vérité, alors qu'elle, elle ne parlait jamais, sauf pour mentir. Enfin… seulement depuis qu’elle était ici, dans ce château de fous. Mais si elle persistait sur cette voie, à quoi finirait-elle par ressembler ? Une mythomane enragée.

Il ne restait plus qu’une heure avant son cours de Sortilège, mais Lilith n’avait aucune envie d’affronter ses camarades. Tous parlaient de samedi, et cela la dégoûtait au point de lui donner la nausée. Depuis octobre, elle haïssait l’idée de vomir. Personne n’aimait ça, évidemment, mais elle, elle en avait une véritable horreur. Si seulement tout pouvait disparaître, un petit Oubliettes, et le tour serait joué.

— Mais je n'y arriverai jamais, c'est impossible. Je suis vraiment trop stupide.

Lilith Bríd McKey ⋆ Née-sorcière ⋆ 02/11/37 ⋆ Skye ⋆ 2e année RP (13 ans) ⋆ #84774d
Faible présence jusqu’au 22 juin ⋆ 7/14 RP en cours

Dyslexique dysorthographique

Le poids du mensonge
Je n'y arrivais pas, aujourd'hui c'était trop, je n'en pouvais plus, c'était plus possible. J'en avait marre de garder tout le temps la face, ce sourire qui était faux, tout le temps plaquée sur ce visage, constamment, tout le temps, cette joie qui me hante, qui est tout le temps présente, alors que moi je suis vidée d'émotions.

Cette pression constante qui plane au dessus de moi, me laissant vide de l'intérieur, ne rien faire paraître de l'extérieur. Toujours garder la tête haute et souriante, c'est comme ça qu'il fallait que je me tienne. Bien que j'adorais la personnalité que je m'étais faite, je ne pouvais pas le dire aux autres, qu'allaient ils en penser ? Et ma famille ? Allaient-ils voir de la déception en moi ?

Je leurs avais écrit, il y a peu de temps. Et je n'allais pas le cacher, mais écrire cette lettre, m'a pris du temps, et était fondée sur du mensonge et... du mensonge, tout ce que je racontais était faux. Il n'y avait pas une once de vérité là dedans.
Je souriais dégoutée moi même, étais-je si horrible que ça ? Pourquoi ne pas dire la vérité, juste la vérité, ça n'allait pas me tuer ?

Mais non je n'en faisais qu'à ma tête, j'entra à toute vitesse dans la première salle que je vis, les toilettes des filles, bingo ! L'endroit parfait pour être en paix, sans personne, pendant cette heure là, mais je me dégoutais. Pourquoi je mentais comme ça ? Droit dans les yeux, sans aucun remorts, mais pourquoi ? Je savais, je n'étais pas bien, voilà le problème, moi.

J'entrais donc dans les toilettes, ne pouvant même pas me regarder dans la glace, étais-je un monstre ? Pour dire quelques chose alors que je pense complètement autre chose. Mentir. C'était tout ce que je savais faire. Encore une fois je n'avais pas dormie cette nuit, mes yeux fatiguée et les cernes violettes sous mes yeux étaient là pour le prouver.

J'entra dans une cabine, et m'asseya contre le mur, ne sachant rien faire, une expression vide, des yeux perdus, voilà ce que j'étais : Perdue.

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@Lilith McKey J'espère que ça te plaît 370 mots

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Bravoure et audace Grffondor en chasse ! "Red hair, the crown you never take off"

Le poids du mensonge
La porte se referma dans un petit claquement, et la personne entra, s’installant dans la cabine d’à côté. Lilith sentit son cœur faire un bond. Est-ce qu’elle m’a entendue ? Elle avait l’impression d’être observée, comme si quelqu’un se tenait juste derrière elle. Là, assise sur ce trône de plastique, elle se sentait aussi ridicule qu’un Cracmol avec une baguette.

Puis, une plainte. Faible, discrète, presque imperceptible. Ce n’était rien d’exceptionnel, juste un bruit qui l’avait fait tiquer. Lilith se demanda si cette personne était elle aussi perdue. Elle en était sûre, elle le ressentait. Peut-être que cette inconnue était là pour la même raison qu’elle : se cacher du monde. Et là, sans trop savoir pourquoi, guidée par une impulsion étrange, Lilith osa dire :

Ça va ?

Une question stupide, une question qu’elle détestait qu’on lui pose. C’est une question de curieux, ça, pensa-t-elle. Ou un truc qu’on demande juste pour dire qu’on s’en fiche, mais qu’on pose quand même pour faire genre qu’on s’intéresse. C’était pas du tout son genre. Elle n’avait pas du tout l’habitude d’aller s'occuper des autres, surtout des inconnus. Mais là, elle n'avait pas pu s'en empêcher. Puis, comme si ça ne suffisait pas, elle s’entendit ajouter timidement :

Tu veux en parler ?

Mais c’était complètement ridicule, non ? Pourquoi elle se mêlait de ça ? Si la personne était là, c’était sûrement pour la même chose qu’elle : se planquer, ne parler à personne, être invisible. Alors pourquoi ? Elle, le gobelin mal léché se soucier des autres ? C’était comme si un fantôme l’avait possédée.

Tu n’es pas obligée de répondre, hein, juste que… moi aussi, ça ne va pas.

Dès que les mots sortirent de sa bouche, elle eut l’impression que tout était devenu encore plus étrange. Lilith ferma les yeux, se maudissant intérieurement. Mimi Geignarde sort de ce corps ! Mais c’était trop tard. La question était lancée. Et à cet instant précis, tout semblait aussi absurde qu’inattendu.

Lilith Bríd McKey ⋆ Née-sorcière ⋆ 02/11/37 ⋆ Skye ⋆ 2e année RP (13 ans) ⋆ #84774d
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Le poids du mensonge
J'étais arrivée depuis cinq bonnes minutes, quand soudain j'entendis une voix qui provenait de la cabine sur mon côté droit. Elle avait une voix que je semblais déjà avoir entendu, je ne sais où, je cherchais dans ma tête pour savoir où quand soudain ça me revint à l'esprit, BINGO, la Salle Commune, ça devait être une gryffone enfin je l'imaginais.

Mais bon revenons-en là on en était, elle me demanda si ça allait, j'hésitais à lui répondre, je ne voulais pas me dévoilé et j'étais ici pour me sentir seule un peu mais je ne voulais pas mentir une fois de plus alors je pris une grande inspiration, et je lui dis :

- Coucou, enfin, je ne sais même pas qui tu es, mais bon... Non ça ne va pas, je ne sais pas comment l'expliquer, mais je n'en peux plus... Sourire, rire, rigoler, mentir, vivre... Je n'en sais plus rien du tout, je suis aussi épuisée physiquement que mentalement, j'en ai marre de tout, je suis épuisée pour un rien, je suis toute chamboulée concernant mes émotions, c'est le bazard dans ma tête, et je n'arrive pas à dire non, oui ou bien même de demander de l'aide.

Je mens à tout les personne qui comptes pour moi, enfaite je ne sais plus rien. je n'en peux plus de moi, je ne me supporte plus, j'en ai marre, j'ai juste envie de tout lacher, je me dégoûte.


Mais qu'est ce qui n'allait pas, j'avais décidé de vider mon sac, dans le dos d'une inconnue, qui me demandait si j'allais bien, "bien sur que oui", j'aurais du répondre cela au lieu de tout dévoiler, au lieu de ça, j'avais préférée tout montrer. Mes faiblesses, mes craintes, mes peurs... Voilà pourquoi je n'en pouvais plus de moi, je souris en émettant un soupir et reprit :

- Désolé, je dois t'embêter avec mes histoires inutiles et relou, je le sais, je suis chiante, et je le sais que tu n'es pas ma psy, mais voilà, j'ai besoin d'être écoutée, entendue, au moins une fois, que je dise ce que je ressente sans crainte d'être jugée, que je dise la vérité et que surtout, par dessus tout, que je ne mente pas. Alors non, ça ne va pas?

Et toi qu'est ce qui t'amènes ici pour que tu sois "comme moi" ?


J'avais une boule dans la gorge, je chassais d'un rapide geste de main de grosses larmes qui menaçaient de silloner mes joues, je ne voulais pas pleurer, mais c'était au dessus de mes forces. Mes forces, tient parlons-en, je n'en avais plus, je n'avais plus le moral, je n'avais plus rien, tout ce que je faisais était vide et avec plus aucun sens. Je me sentais planer, comme vidé de tout et condamnée à vivre cette sensation. Je ne savais même plus comment j'en étais arrivée là.

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@Lilith McKey Vraiment ENORMEMENT désolée du retard :innocent: 489 mots

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Le poids du mensonge
Lilith n’avait que des problèmes d’enfant. Elle avait menti, et maintenant elle stressait. Elle était sur les nerfs — normal, c’était sa première fois dans une vraie école. Elle criait souvent, parce que c’était aussi la première fois qu’elle côtoyait autant de monde. Et elle était détestée, parce que pour la première fois, elle se retrouvait mélangée à des enfants de son âge… sans les codes, sans rien dans les mains pour ne pas faire de vagues.

Ça faisait beaucoup. Mais c’étaient des problèmes d’enfant. Des trucs qui peuvent se résoudre, si on est bien entouré. Elle ne l’était pas. Et c’était bien ça, le vrai problème. Mais les difficultés de cette fille-là… c’était autre chose. Un autre monde. Lilith l’avait sur le bout de la langue. Plus elle l’écoutait, plus elle sentait qu’elle approchait d’une vérité étrange, un truc qui grattait derrière son crâne. Cette fille devait être... ah ! Mais oui, c’était ça ! Avant même de répondre à sa question, Lilith lâcha sans le moindre tact :

T’es HPtruc ! Une maladie moldue !

Les McKey étaient une famille de sorciers depuis plusieurs générations. Lilith ne connaissait aucun moldu, mais comme le reste de sa famille, elle adorait en apprendre sur eux. Elle les trouvait super malins, plein d’idées étranges mais fascinantes. Elle avait donc quelques bouquins sur le sujet, et ce fameux "HP" machin chouette lui revenait en tête. C’était une maladie, ou un trouble de...enfin quelque chose de contagieux ! Bon, elle n’avait pas tout compris, y avait trop de mots moldus bizarres. Mais elle se souvenait d’un truc : ça touchait souvent des gens très intelligents… et très tristes. C'était dur surtout pour les enfants.

Alors Lilith eut peur. Pas pour l’autre fille, mais pour elle-même. Parce que, même si elle aimerait bien être un peu plus intelligente, elle n’avait pas du tout envie de ressentir ce genre d’émotions-là. Celles qui t’écrasent la poitrine, qui te retournent le ventre. Elle se poussa un peu plus sur la gauche, comme si ça pouvait l’éloigner du danger. Une mesure de sécurité idiote. Et puis, c’était son tour. La fille s’était confiée, alors Lilith devait en faire autant.

J’ai menti à un gars… et il a dit à tout le monde que je pouvais…

Elle s’interrompit. Elle ne pouvait pas en dire trop, sinon l’autre allait comprendre qui elle était. Et Lilith était déjà bien assez connue comme ça. L’attraction des premières années de Gryffondor, quelle horreur.

…que je pouvais faire un truc que je ne pourrais jamais faire, en vrai.

Franchement, comment ce crétin avait pu la croire ? C’était évident que c’était du flan ! Il avait dû faire exprès. Oui, c’était ça. Peter avait tout monté comme un plan tordu pour la ridiculiser. Il voulait juste qu’elle se plante, pour pouvoir avoir la bibliothèque pour lui tout seul. Il devait en avoir marre de la voir traîner là, elle et les autres. Il voulait régner sur les lieux en maître absolu. Il n’y avait pas d’autre explication.

Et si je ne le fais pas… on me détestera encore plus.

Et ça… ça la terrifiait. Lilith faisait la dure. Mais en vrai, elle s’en fichait pas du tout. Personne ne s’en fiche jamais. Tout le monde veut être aimé. Elle aussi. Juste un peu. Elle passa ses mains sur sa tête.

Désolée. Mes problèmes sont nuls. Toi tu vas peut-être mourir, et moi je risque juste d’être humiliée…

Humiliée à vie, oui, mais vivante. Alors que l’autre… Lilith sentit une boule dans la gorge. Elle avait beaucoup de peine pour elle. Peut-être que c’est pour ça qu’elle avait été si honnête. Même si ça piquait un peu l’orgueil. Parce que les enfants, c’est vrai, sont parfois super forts pour détourner les moments difficiles. Lilith était une championne dans ce domaine. Mais là… à quoi bon ? L’autre allait peut-être mourir, de toute façon.

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Désolée @Nina De Almeida, j’ai eu un petit moment de folie créative :decayed: . Si ça te dérange, promis, j’édite et je redeviens (presque) sérieuse. Lilith t’a grillé comme un toast cramé @Peter Fawkes ! Tu peux te brosser le derrière ! Elle s’installera à la bibliothèque avec tente, sac de couchage s’il le faut :ninja:

Lilith Bríd McKey ⋆ Née-sorcière ⋆ 02/11/37 ⋆ Skye ⋆ 2e année RP (13 ans) ⋆ #84774d
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Le poids du mensonge
J'écoutais la jeune fille et je la voyais dire des choses et autres. Mais, quand elle a crié le mot HP je ne sais quoi, cela m'a fait sursauté. *Attends quoi ?! Je suis pas HP truc moi, et déjà c'est quoi ça ? Roooh et puis j'y comprends rien aussi, c'est pas ma faute, je ne suis pas une Moldue* aussi. Je lui demanda donc :

- Euh c'est quoi HP truc ? J'ai pas trop compris c'était quoi donc bon, t'as l'air de mieux t'y connaître que moi. Mais juste pour te préciser, je suis pas malade t'inquiètes, je ne vis pas beaucoup avec les Moldus non plus, bien que je les adore donc je ne pense pas avoir contracté une maladie Moldu, après c'est toi qui le dis..

Je ne savais pas trop ce que c'était, mais une chose était sur, je n'étais pas malade, alors on ne pouvait pas dire ça ! C'est vrai, après je ne pense pas qu'elle me voulait du mal ou me dire un truc blessant mais je sais pas, c'est pas super sympa de dire à quelqu'un qu'il est malade.

Je ne savais pas trop quoi dire quand soudain la jeune fille reprit en commençant à dire elle aussi ses problèmes. Je savais qu'elle en avait, mais elle ne dévloppait pas beaucoup dessus, on avait au moins une chose en commun sans vraiment se connaître, elle avait menti. Comme moi, mais après tout c'est normal de mentir non ? Tout le monde ment, et puis l'erreur est humaine alors, dans tout les cas on n'a rien à se repprocher.
Plus elle avançait dans ce qu'elle disait, plus elle semblait rester vague. Mais je ne sais pas, pour moi quand j'arrive à me livrer c'est déjà bien, mais surtout à quelqu'un que je ne connais pas, encore mieux. Alors comme on ne se voit pas, j'avais envie de lui dire de se lâcher. Une fois qu'elle eut finit de parler, je repris la parole et lui dis :

- Tu sais tu peux te livrer, chacun a des problèmes dans sa vie, car sinon, c'est plus une vie qu'on a c'est un rêve. Tiens d'ailleurs, tu sais je vais pas mourir, ce que je te dis, je ne l'ai presque dis à personne, car des fois, je sais pas, j'ai besoin de me confier, à des personnes qui ne me connaissent pas personnellement. Après tout est relatif, ça dépend du point de vue.

Si tu as envie d'en parler n'hésite pas, moi je sais pas. Je me sens déçue de moi même, comme si quelque chose en moi s'était brisé, après ça peut parraître débile, mais j'ai l'impression que je porte un masque, je ne me reconnais plus. Voilà c'est dis, je ne sais même plus qui je suis, quel était mon caractère avant de changer petit à petit... mais au moins tu vois je peux en parler, et dans tout les cas, ce qui est dit ici, reste ici. Promis ?


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Bon j'crois que je sais même plus ou j'en suis, j'ai tellement de retard, pardonn :wise: 518 mots et ouais t'as vu je viens de changer de couleur de dialogue ^^
@Lilith McKey

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Le poids du mensonge
La fille essayait de la rassurer, mais quand elle parla de masques et de ne plus se reconnaître, Lilith faillit tomber de son trône. En plus d’être triste, elle s’oubliait elle-même… mama, c’était terrible. La pauvre, elle ne connaissait pas la dangerosité de sa maladie… et Lilith non plus, à vrai dire. Mais avouer son ignorance ? Hors de question. Alors, elle improvisa, la voix plus hésitante que convaincue.

Euh… si tu pleures trop, tu risques d’avoir mal au cœur… et puis… de ne plus avoir assez d’eau… et… ben… mourir, peut-être. Enfin… je crois. Du coup… tu devrais aller voir un pliologue… enfin, des mecs qui font de l’occlumancie pour soigner. Mais ça, ça existe que chez les moldus.

Petite, Lilith jouait déjà à l’occlumancie avec ses frères. Ils rêvaient de lire dans les pensées des autres… surtout les trucs compromettants, les petits secrets embarrassants de chacun dans la fratrie. Lilith avait retenu ce nom un peu bizarre et en avait conclu que, forcément, les moldus devaient aussi avoir leurs propres spécialistes. Elle poursuivit son charabia, oubliant un peu ses propres problèmes. Elle voulait la soigner, parce que c’était trop dur de ne pas aider quelqu’un dans le besoin… et aussi, parce qu’elle ne voulait surtout pas attraper cette drôle de maladie. Elle insista : qu’elle aille vite à l’infirmerie et qu’elle demande le professeur qui étudiait les moldus — lui seul pouvait l’aider. Peu à peu, Lilith se mit à trop en dire.

Tu peux pas garder tout ça. Faut en parler à quelqu’un. Moi je dis rien, promis ! Mais… tu dois voir quelqu’un. C’est comme moi, je sais que je devrais dire la vérité, mais si je le fais pas… je vais mourir… sur un BALAI !

Sa voix monta d’un coup. Elle tremblait de nerfs, et les larmes lui montèrent aux yeux.

Peter Fawkes… j’vais t’éclater, murmura-t-elle dans sa barbe.

Elle oublia qu’elle n’était pas censée trop en dire… au risque de se faire repérer.

Oh non… je vais finir en LILITHBOBARDE !

Elle avait crié. Trop fort. Beaucoup trop fort.

T’as rien entendu, ok ? Rien du tout !

Elle venait de taper sur la paroi qui la séparait de l’autre fille. Debout à cet instant, elle se demanda : devait-elle lui régler son compte pour lui filer la peur de sa vie… et ne plus parler ? Mais… risquer de mourir pour ça ? Valait-il mieux mourir d’intelligence que de mythomanie ? Lilith pouvait dire tout ce qu’elle voulait, mais au fond, elle avait surtout peur de mourir. Point final. Alors, elle s’assit sur les toilettes, l’air de rien, en essayant de respirer calmement.

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OMG @Nina De Almeida je suis en train d'adorer l'RP :lol: . N'hésite pas à me dire si tu veux que j'édite :grin: .

Lilith Bríd McKey ⋆ Née-sorcière ⋆ 02/11/37 ⋆ Skye ⋆ 2e année RP (13 ans) ⋆ #84774d
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Le poids du mensonge
Plus je l’écoutais parler, plus elle me faisait rire - et, étrangement, oublier un peu mon propre malheur. Mais pourquoi diable gardait-elle en tête que j’avais une étrange et affreuse maladie ? Non mais vraiment… je n’avais pas la variole non plus !
Et voilà qu’elle partait dans des histoires de mort, comme si j’allais m’éteindre d’un instant à l’autre. Bon sang, ça allait un peu loin là.

Bien sûr, j’y avais déjà pensé… à ce que serait la vie si je disparaissais, si je m’envolais comme une fleur qui chute à la fin de l’été.
Mais les fleurs reviennent toujours au printemps, non ? Et moi j’en étais persuadée : chaque vie a une raison d’être. On est là pour rire, aimer, faire des bêtises parfois, exister pleinement. Pas pour s’effacer dans un coin parce qu’une ombre plane au-dessus de notre tête.

Elle me ramena soudain à la réalité avec son histoire de médecin moldu au nom bizarre. J’en restai bouche bée - l’histoire partait vraiment en vrille.

- Nan mais stop, stop, STOOOP. Là ça va beaucoup trop loin ! Je ne vais pas mourir, t’inquiète ! Et vu le nom de ton médecin, je t’avoue que je ne suis pas sûre d’avoir envie d’y aller un jour…
Je sais que je devrais parler, vraiment parler… mais à qui ? J’ai l’impression de pas y arriver. Et si les gens voyaient mes faiblesses ? Et s’ils s’en servaient contre moi ? J’ai été blessée trop souvent pour confier mon cœur comme ça… Je m’attends toujours à ce qu’on me déçoive, et qu’on finisse par m’abandonner.


Dire tout ça à quelqu’un qui était derrière un mur, dans une cabine de toilettes… c’était ridicule, non ? Et pourtant, c’était presque apaisant. Comme si les mots, coincés depuis longtemps, avaient enfin trouvé une petite faille pour passer.
Même si ça me faisait peur. Peur qu’on découvre des choses qui pourraient se retourner contre moi. Peur d’être vulnérable.

Puis soudain, elle lança qu’elle allait “mourir sur un balai”. Je fronçai les sourcils, complètement perdue. Une seconde, je crus qu’elle plaisantait. Puis elle ajouta quelque chose tout bas, quelque chose que je n’arrivai pas à saisir.

Puis elle hurla. Et juste après, son ton devint froid, menaçant. Qu’est-ce qui pouvait bien lui traverser la tête ?
Mais au milieu du flot, j’entendis distinctement LILITHOBARDE.

Alors je compris.

- Lilith… c’est toi ? La Gryffondor ? Moi aussi je viens de là-bas. T’inquiète pas, je ne dirai rien de ce que tu m’as confié. Promis. Mais… faut que tu fasses pareil, d’accord ? Motus et bouche cousue.

Derrière la cloison, j’entendis des bruits, puis une respiration rapide, hachée. Elle essayait clairement de se calmer.
Je ne dis rien de plus. Parfois, il faut juste laisser l’autre reprendre son souffle.

Mais j’étais là.
Je resterais là.

Parce que, malgré tout, j’étais ce genre de personne : celle qui veille pour les autres. Celle qui ne fuit pas quand ça ne va pas.

Et même si elle ne me le demandait pas… je resterais aux aguets. Au cas où elle aurait besoin de moi.

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Excuse moi du retard, c'est parfait ! Moi aussi je commence à bien aimer le RP :lol:
518 mots
@Lilith McKey

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La fille ne la prenait pas au sérieux. Lilith voulut insister, mais, en l’entendant se plaindre, elle comprit qu’elles se ressemblaient : toutes deux enfermées dans ces cabines, puisque personne ne pouvait les aider. Un lien discret se tissa entre elles. Pourtant, la fille la connaissait, alors que Lilith savait seulement qu’elle était de sa maison. Elle enfouit son visage dans ses mains et resta un long moment sans trouver quoi répondre.

Je ne dirai rien. Silence. Moi aussi, je sais qui tu es.

Elle bluffait. Plus Lilith y réfléchissait, plus elle se disait que la malheureuse allait bientôt mourir et emporter ses secrets dans la tombe. Elle tenta vainement de se rassurer.

Merci.

Elle prononça ce mot une bonne minute plus tard, soulagée. En y repensant, la fille semblait être quelqu’un de bien. Elle ne s’était pas moquée d’elle et ne lui avait pas lancé de remarques cruelles comme les autres. Peut-être, finalement, Lilith n’était-elle pas si détestée. Elle essaya de s’en convaincre, même si, depuis le début de l’année scolaire, les insultes se multipliaient, au rythme des points que sa maison perdait à cause de toutes ses bêtises.

Tu ne me détestes pas ?

Son cœur battait à tout rompre. Elle ignorait encore qui c’était, et préférait le rester : elle ne voulait pas entendre sa réponse. Elle s’élança vers la sortie.

Moi, je t’aime bien. Dommage pour ta maladie.

Lilith claqua la porte et se mit à courir, sans regarder derrière elle. Elle n’entendait plus rien, seulement les tambours qui chantaient sa peur, brouillant les gens, les murs, son souffle… Pourtant, elle parvint à se glisser dans une pièce ? plutôt une cachette, un endroit conçu pour rester invisible. Elle s’y recroquevilla en boule et sécha le reste des cours en pleurant.

Lilith quitte les toilettes des filles

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Désolée pour ce retard @Nina De Almeida :( . J’ai aussi une idée d’RP pour 2051, je t’envoie un hibou :cute:

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