Strangers in Passing
Son avis sur ces questions était sans doute bon à recueillir. Pas nécessairement dans le sens positif du terme, plutôt dans le sens pratique. Une opinion à la fois objective et subjective, factuelle et originale. Que demander de plus ? L'hypocrisie n'est pas quelque chose que Redose apprécie, lui-même est un grand hypocrite à son plus grand regret. Il méprise l'hypocrisie que son camarade semble décrire. Redose n'avait pas été élevé dans un environnement adéquat à ce que se développe un sentiment de loyauté, d'honnêteté ou même d'amour. L'hypocrisie et le mensonge sont très naturel pour lui.
- Si tu le dis. Je ne trouve pas le monde vraiment absurde. Je le trouve assez juste même, on a tous autant de chance d'être pathétique qu'excellent. Et t'as ces gens, ces ignorants comme tu les décris, ignorants et aveugles, hypocrites et arrogants. Ceux-là mêmes qui crient à l'injustice dès que quelque chose se passe pas comme prévu. Ceux-là mêmes qui pleure quand on leur prend ce qui ne leur appartient pas.
Redose avait trop souvent eu l'occasion d'être confrontés à ce genre d'individus, qui piaillent et se plaignent lorsque quelque chose ne va pas dans leur sens. Il était pourtant un grand adepte du contrôle, selon Élisabeth en tout cas. Elle pour sa part n'avait pas supporter de perdre son sac à main, au point de poursuivre son assaillant jusqu'à une école de magie à plusieurs centaines de kilomètres.
- Je les déteste, tu as assez raison avec cette arrogance inconsciente. Ils sont persuadés que les choses leur sont dues. Je crois que c'est ce que je déteste le plus. Qu'ils croient que parce qu'ils ont un certain talent ils méritent de l'attention, que parce qu'ils ont travaillés ils de la reconnaissance. Ni l'un ni l'autre ne nous est dû.
C'était un assez bon terme aux yeux du gryffon, l'arrogance inconsciente. Cette idée suppose l'arrogance, soit l'orgueil, la supériorité artifice sous sa forme inconsciente, c'est à dire qu'ils ne cherchent pas à l'être, mais le sont à leurs dépens. L'orgueil en soit est bien plus soutenable lorsqu'il est assumé, les deux individus sont d'ailleurs assez orgueilleux, et à raison.
- Rien, ne nous est dû. Ils refusent de le comprendre, mais tu le comprends sans doute toi. Rien ne nous appartient, pas même nos vies. L'alea et la mort ne fait aucune distinction de l'âge, de l'orientation politique, ni de quoique ce soit. Penses-tu qu'ils s'en rendent compte à un moment ? À l'issu de leur dernier souffle peut-être ? Ou juste avant ce dernier.
C'était une question qui fascinait Redose en quelques sortes. Peut-être le même autant qu'une tranche de fromage ? Qu'est-ce que l'individu ressent à la toute fin ? Comprend t-il peut-être des choses qu'il n'aurait jamais comprit sans que cette fin n'opère.
- Si tu le dis. Je ne trouve pas le monde vraiment absurde. Je le trouve assez juste même, on a tous autant de chance d'être pathétique qu'excellent. Et t'as ces gens, ces ignorants comme tu les décris, ignorants et aveugles, hypocrites et arrogants. Ceux-là mêmes qui crient à l'injustice dès que quelque chose se passe pas comme prévu. Ceux-là mêmes qui pleure quand on leur prend ce qui ne leur appartient pas.
Redose avait trop souvent eu l'occasion d'être confrontés à ce genre d'individus, qui piaillent et se plaignent lorsque quelque chose ne va pas dans leur sens. Il était pourtant un grand adepte du contrôle, selon Élisabeth en tout cas. Elle pour sa part n'avait pas supporter de perdre son sac à main, au point de poursuivre son assaillant jusqu'à une école de magie à plusieurs centaines de kilomètres.
- Je les déteste, tu as assez raison avec cette arrogance inconsciente. Ils sont persuadés que les choses leur sont dues. Je crois que c'est ce que je déteste le plus. Qu'ils croient que parce qu'ils ont un certain talent ils méritent de l'attention, que parce qu'ils ont travaillés ils de la reconnaissance. Ni l'un ni l'autre ne nous est dû.
C'était un assez bon terme aux yeux du gryffon, l'arrogance inconsciente. Cette idée suppose l'arrogance, soit l'orgueil, la supériorité artifice sous sa forme inconsciente, c'est à dire qu'ils ne cherchent pas à l'être, mais le sont à leurs dépens. L'orgueil en soit est bien plus soutenable lorsqu'il est assumé, les deux individus sont d'ailleurs assez orgueilleux, et à raison.
- Rien, ne nous est dû. Ils refusent de le comprendre, mais tu le comprends sans doute toi. Rien ne nous appartient, pas même nos vies. L'alea et la mort ne fait aucune distinction de l'âge, de l'orientation politique, ni de quoique ce soit. Penses-tu qu'ils s'en rendent compte à un moment ? À l'issu de leur dernier souffle peut-être ? Ou juste avant ce dernier.
C'était une question qui fascinait Redose en quelques sortes. Peut-être le même autant qu'une tranche de fromage ? Qu'est-ce que l'individu ressent à la toute fin ? Comprend t-il peut-être des choses qu'il n'aurait jamais comprit sans que cette fin n'opère.
5 ème année RP - Disponible
Renvoyé définitivement de Poudlard
Si on a un rp à commencer, relancez moi parce que j'oublie haha
Strangers in Passing
Je laisse le silence prendre place après ta question, non pas par hésitation, mais parce que je pèse toujours mes mots avant de parler. Le noir est dense autour de nous, à peine troublé par la lumière du croissant à moitié mangé de la lune. Les étoiles brillent doucement, et à travers mes longs cils clairs, j'aperçois ta silhouette indistincte non loin de moi. Malgré le voile de la nuit et ma vue brouillée, j'entends clairement chaque nuances dans ta voix.
*Il me fascine.*
"Je pense que certains ne le réalisent jamais. La mort n’a pas de révélations à offrir, ce n’est pas un livre qui s’ouvre à la dernière page avec toutes les réponses. Ceux qui n’ont rien compris de leur vivant ne comprendront pas plus en mourant."
Je laisse le vent porter mes paroles, ma voix basse, presque sans saveurs et pourtant si présente. Cette discussion me parait si étrange, et pourtant ta manière de parler avec certitude est si captivante. J’ai un léger sourire, invisible dans l’obscurité, mais qui se devine probablement à mon ton.
"Rien ne nous est dû, c’est vrai. Et malgré ça, tout le monde s’accroche à ce qu’il pense posséder. À ses privilèges, ses droits, son identité, ses capacités. Pourtant, on peut être excellent toute sa vie et finir oublié autant qu'être médiocre et obtenir tout ce dont l'on rêvait."
Écouter les idées de ce garçon des ombres me satisfait énormément. Je réfléchis, ses réflexions sont sensées, il y a une logique, et le tout assouvit enfin la curiosité que je nourrit depuis si longtemps, que personne ne complétait.
Peut-être à cause du froid nocturne qui me pousse à calmer mon esprit, ou simplement de l’atmosphère feutrée qui donnait à cette conversation un goût particulier, mais je me sens plus léger, chaque battements de mon cœur prenant soudainement étrangement sens.
Un peu amusé, ma voix s'envole comme une feuille morte dans le vide qu'est le ciel couvert de points lumineux.
"Ça te dérange tant que ça ? L’idée que des idiots puissent vivre dans l’illusion que le monde leur appartient ?"
J'ignore pourquoi je pose cette question. Sûrement une envie soudaine, ou parce que j'apprécie tout particulièrement ce jeu d’échanges, ce mélange d’idées lancées dans la nuit, sans visages pour les porter.
Je me redresse légèrement, laissant ma main glisser dans mes cheveux blonds, avant de la reposer sur ma cuisse. Un geste machinale, d'habitude signe de mon agacement ou de mon anxiété, mais qui, dans l’intimité du moment, prends une toute autre saveur.
"Moi, ça m’amuse. Parce que je sais que tôt ou tard, ils tomberont de haut."
L'écho de ma voix calme résonne comme le sifflement du vent dans les branches nues des arbres au loin. Je laisse un silence flotter, quelque chose de passif mais pas désagréable s'y glissant. Je ne sais pas pourquoi, mais quelque chose dans cette conversation m'attire et m'effraie tout autant.
*Et si je m'habituais à ça ?*
Cette voix, la manière dont tu formule tes mots, ce ton presque grave qui contraste avec la tranquillité du moment. C'est nouveau, mais pas déplaisant, et j’ai comme l’impression que tu bois mes paroles bien trop attentivement pour quelqu’un que je ne vois même pas.
@Redose Omniak
537 mots
*Il me fascine.*
"Je pense que certains ne le réalisent jamais. La mort n’a pas de révélations à offrir, ce n’est pas un livre qui s’ouvre à la dernière page avec toutes les réponses. Ceux qui n’ont rien compris de leur vivant ne comprendront pas plus en mourant."
Je laisse le vent porter mes paroles, ma voix basse, presque sans saveurs et pourtant si présente. Cette discussion me parait si étrange, et pourtant ta manière de parler avec certitude est si captivante. J’ai un léger sourire, invisible dans l’obscurité, mais qui se devine probablement à mon ton.
"Rien ne nous est dû, c’est vrai. Et malgré ça, tout le monde s’accroche à ce qu’il pense posséder. À ses privilèges, ses droits, son identité, ses capacités. Pourtant, on peut être excellent toute sa vie et finir oublié autant qu'être médiocre et obtenir tout ce dont l'on rêvait."
Écouter les idées de ce garçon des ombres me satisfait énormément. Je réfléchis, ses réflexions sont sensées, il y a une logique, et le tout assouvit enfin la curiosité que je nourrit depuis si longtemps, que personne ne complétait.
Peut-être à cause du froid nocturne qui me pousse à calmer mon esprit, ou simplement de l’atmosphère feutrée qui donnait à cette conversation un goût particulier, mais je me sens plus léger, chaque battements de mon cœur prenant soudainement étrangement sens.
Un peu amusé, ma voix s'envole comme une feuille morte dans le vide qu'est le ciel couvert de points lumineux.
"Ça te dérange tant que ça ? L’idée que des idiots puissent vivre dans l’illusion que le monde leur appartient ?"
J'ignore pourquoi je pose cette question. Sûrement une envie soudaine, ou parce que j'apprécie tout particulièrement ce jeu d’échanges, ce mélange d’idées lancées dans la nuit, sans visages pour les porter.
Je me redresse légèrement, laissant ma main glisser dans mes cheveux blonds, avant de la reposer sur ma cuisse. Un geste machinale, d'habitude signe de mon agacement ou de mon anxiété, mais qui, dans l’intimité du moment, prends une toute autre saveur.
"Moi, ça m’amuse. Parce que je sais que tôt ou tard, ils tomberont de haut."
L'écho de ma voix calme résonne comme le sifflement du vent dans les branches nues des arbres au loin. Je laisse un silence flotter, quelque chose de passif mais pas désagréable s'y glissant. Je ne sais pas pourquoi, mais quelque chose dans cette conversation m'attire et m'effraie tout autant.
*Et si je m'habituais à ça ?*
Cette voix, la manière dont tu formule tes mots, ce ton presque grave qui contraste avec la tranquillité du moment. C'est nouveau, mais pas déplaisant, et j’ai comme l’impression que tu bois mes paroles bien trop attentivement pour quelqu’un que je ne vois même pas.
@Redose Omniak
537 mots
"Loving me is like watering a descease flower."
Strangers in Passing
"Peut-être", pense le gryffon. Il se demandait si, confronté à son père il aurait une révélation.
Si lorsqu'enfin il en finissait, il verrait ce qu'il rate, ce qu'il a raté... C'est tellement décevant, et frustrant, pour une personne d'esprit de devoir abandonner les questions, de méconnaître leurs réponses. Redose est un enfant brillant, qu'il doive ainsi abandonner la seule chose qui a pu lui amener du réconfort sans prix à payer dans sa vie est... Une torture sans nom. Du plus profond de son être, et malgré tout ce qu'il pourrait en dire, il espérait que la mort, ou ne serait-ce que le temps, puisse lui révéler certaines choses. Un fragment de ce qu'il aurait pu découvrir, ne serait-ce que les miettes d'une réponse, une seule réponse à n'importe quelle question. Pourquoi lui particulièrement par exemple, pourquoi lui souffre t-il ou ne souffre t-il pas, pourquoi lui est choisi et pas un autre, pourquoi lui doit-il tout abandonner pour un autre, et pas un autre... Tant de questions faisaient la loi dans son cœur et dans son esprit, le souillant par l'occasion alors même que son esprit est inestimable. Alors même que son esprit est son plus précieux trésor, qu'il le sache ou non.
Cet inconnu continuait son monologue, affirmant les propos du fils de Godric, développant ses propos. Il avait bien raison en un sens, et Redose ne ferait rien contre ça. Lui-même n'ayant pour attache que sa volonté et ses capacités. Il finira sans doute ainsi, comme cet inconnu le décrivait. Il aura vécu une vie d'excellence et misérable, gardant la tête haute le corps baignant dans la bouse, il finira comme un criminel et sans doute l'oubliera t-on au prochain fait divers. D'un autre côté, celui-ci fouillait dans les poubelles il n'y a encore pas si longtemps de ça, peut-on vraiment qualifier sa vie, même très peu, d'excellence ? La médiocrité lui sied bien mieux, et il en est conscient.
Face aux paroles du jeune homme, Redose restait de mû. Il finit par rompre le silence et répondre quelques instants plus tard.
- Si ça me dérange ? Pas le moins du monde non. Ça ne m'amuse pas pour autant, qu'ils tombent de haut ou qu'ils se mettent à voler... J'm'en tape.
Il reprit sa respiration et se décida à partir, sans doute devrait-il prononcer une dernière réplique cinglante, mais c'est inutile. Il n'a rien de plus intéressant à dire que ce qu'il s'apprêtait à dire.
- Car le monde m'appartient. Quant à toi, prends garde à ce que cette montagne sur laquelle tu te tiens pour rire de ces idiots soit toujours aussi solide la prochaine fois que tu la contempleras. Dit-il en le pointant du doigt, il ne se voulait pas menaçant, il ne savait simplement que trop bien que les choses ne sont jamais ce qu'elles paraissent être.
- Sur ce, je pense y aller. Ne t'avise pas de me chercher, bonne soirée l'inconnu.
Sur ces mots, le gryffon descendit précautionneusement en direction de sa salle commune.
Si lorsqu'enfin il en finissait, il verrait ce qu'il rate, ce qu'il a raté... C'est tellement décevant, et frustrant, pour une personne d'esprit de devoir abandonner les questions, de méconnaître leurs réponses. Redose est un enfant brillant, qu'il doive ainsi abandonner la seule chose qui a pu lui amener du réconfort sans prix à payer dans sa vie est... Une torture sans nom. Du plus profond de son être, et malgré tout ce qu'il pourrait en dire, il espérait que la mort, ou ne serait-ce que le temps, puisse lui révéler certaines choses. Un fragment de ce qu'il aurait pu découvrir, ne serait-ce que les miettes d'une réponse, une seule réponse à n'importe quelle question. Pourquoi lui particulièrement par exemple, pourquoi lui souffre t-il ou ne souffre t-il pas, pourquoi lui est choisi et pas un autre, pourquoi lui doit-il tout abandonner pour un autre, et pas un autre... Tant de questions faisaient la loi dans son cœur et dans son esprit, le souillant par l'occasion alors même que son esprit est inestimable. Alors même que son esprit est son plus précieux trésor, qu'il le sache ou non.
Cet inconnu continuait son monologue, affirmant les propos du fils de Godric, développant ses propos. Il avait bien raison en un sens, et Redose ne ferait rien contre ça. Lui-même n'ayant pour attache que sa volonté et ses capacités. Il finira sans doute ainsi, comme cet inconnu le décrivait. Il aura vécu une vie d'excellence et misérable, gardant la tête haute le corps baignant dans la bouse, il finira comme un criminel et sans doute l'oubliera t-on au prochain fait divers. D'un autre côté, celui-ci fouillait dans les poubelles il n'y a encore pas si longtemps de ça, peut-on vraiment qualifier sa vie, même très peu, d'excellence ? La médiocrité lui sied bien mieux, et il en est conscient.
Face aux paroles du jeune homme, Redose restait de mû. Il finit par rompre le silence et répondre quelques instants plus tard.
- Si ça me dérange ? Pas le moins du monde non. Ça ne m'amuse pas pour autant, qu'ils tombent de haut ou qu'ils se mettent à voler... J'm'en tape.
Il reprit sa respiration et se décida à partir, sans doute devrait-il prononcer une dernière réplique cinglante, mais c'est inutile. Il n'a rien de plus intéressant à dire que ce qu'il s'apprêtait à dire.
- Car le monde m'appartient. Quant à toi, prends garde à ce que cette montagne sur laquelle tu te tiens pour rire de ces idiots soit toujours aussi solide la prochaine fois que tu la contempleras. Dit-il en le pointant du doigt, il ne se voulait pas menaçant, il ne savait simplement que trop bien que les choses ne sont jamais ce qu'elles paraissent être.
- Sur ce, je pense y aller. Ne t'avise pas de me chercher, bonne soirée l'inconnu.
Sur ces mots, le gryffon descendit précautionneusement en direction de sa salle commune.
5 ème année RP - Disponible
Renvoyé définitivement de Poudlard
Si on a un rp à commencer, relancez moi parce que j'oublie haha
Strangers in Passing
*Tu n’as pas tort.*
Face à tes derniers mots, je ne réagis pas. Mes pensées enroulent tes mots comme des savants avides de nouvelles découvertes, de nouvelles critiques. T’entendre partir tire quelque chose en moi, mais je n’en fais rien, hochant silencieusement la tête en guise de compréhension. Ton « bonne soirée » reste un instant en suspens, tes pas accompagnant la mélodie du vent, puis le calme revient, sans un bruit. Mes yeux gris restent accrochés aux étoiles, la seule lumière présente dans cette endroit devenant peu à peu aussi sombre que mes peurs les plus profondes. Ton odeur m’échappe, seul le goût des sorbets au citron restant sur ma langue, me piquant jusque dans ma tête, me réveillant de ce rêve parfait qu’était cette soirée.
*C'est comme partir sans vraiment vouloir quitter ce qu'on a trouvé.*
J’attends un certain temps avant de faire le choix de me lever, pour être sûr de ne pas te croiser. Je ne veux pas savoir qui tu es, en tout cas, pas maintenant. Ni t’as maison, ni ton nom, ni ton âge… Seul ce souvenir partagé entre toi et moi, caché au creux de mon être redevenant peu à peu de pierre. Mes membres sont engourdis par le froid, mes doigts déjà fins paraissant encore plus squelettiques à ce moment même. Mes pieds, rougis par les longues minutes que j’ai passé ici, résonnent presque comme des petits morceaux de grêle contre le sol de la tour alors que je marche en direction de l’escalier. En descendant lentement, marche par marche, mon regard d’argent reste accroché aux vitraux, la lumière de la lune se colorant en traversant les morceaux de verres, un effet féerique inattendu s’en échappant. Je m’arrête, tourne mon visage vers le haut de cet endroit devenu intime. Je sens les mèches blondes de mes cheveux venir chatouiller mon cou, un frisson s’en suivant. Je glisse ma main dans ma nuque, un léger sourire amer se dessinant sur mes lèvres alors que mes pensées recommencent à affluer à nouveau en masse.
*Arrête d’être avide, Artamiel. Tu ne le mérites pas.*
Parce que, malgré ma résilience, mon envie d’éteindre ce feu, ma volonté d’écraser ce moment précis, je ne peux empêcher le fait que je me suis sentis vivre pour la première fois depuis très longtemps. Et même avec toute la détermination du monde, je n’ai qu’une envie : retourner dans ce rêve où je possède un cœur.
@Redose Omniak
407 mots
Face à tes derniers mots, je ne réagis pas. Mes pensées enroulent tes mots comme des savants avides de nouvelles découvertes, de nouvelles critiques. T’entendre partir tire quelque chose en moi, mais je n’en fais rien, hochant silencieusement la tête en guise de compréhension. Ton « bonne soirée » reste un instant en suspens, tes pas accompagnant la mélodie du vent, puis le calme revient, sans un bruit. Mes yeux gris restent accrochés aux étoiles, la seule lumière présente dans cette endroit devenant peu à peu aussi sombre que mes peurs les plus profondes. Ton odeur m’échappe, seul le goût des sorbets au citron restant sur ma langue, me piquant jusque dans ma tête, me réveillant de ce rêve parfait qu’était cette soirée.
*C'est comme partir sans vraiment vouloir quitter ce qu'on a trouvé.*
J’attends un certain temps avant de faire le choix de me lever, pour être sûr de ne pas te croiser. Je ne veux pas savoir qui tu es, en tout cas, pas maintenant. Ni t’as maison, ni ton nom, ni ton âge… Seul ce souvenir partagé entre toi et moi, caché au creux de mon être redevenant peu à peu de pierre. Mes membres sont engourdis par le froid, mes doigts déjà fins paraissant encore plus squelettiques à ce moment même. Mes pieds, rougis par les longues minutes que j’ai passé ici, résonnent presque comme des petits morceaux de grêle contre le sol de la tour alors que je marche en direction de l’escalier. En descendant lentement, marche par marche, mon regard d’argent reste accroché aux vitraux, la lumière de la lune se colorant en traversant les morceaux de verres, un effet féerique inattendu s’en échappant. Je m’arrête, tourne mon visage vers le haut de cet endroit devenu intime. Je sens les mèches blondes de mes cheveux venir chatouiller mon cou, un frisson s’en suivant. Je glisse ma main dans ma nuque, un léger sourire amer se dessinant sur mes lèvres alors que mes pensées recommencent à affluer à nouveau en masse.
*Arrête d’être avide, Artamiel. Tu ne le mérites pas.*
Parce que, malgré ma résilience, mon envie d’éteindre ce feu, ma volonté d’écraser ce moment précis, je ne peux empêcher le fait que je me suis sentis vivre pour la première fois depuis très longtemps. Et même avec toute la détermination du monde, je n’ai qu’une envie : retourner dans ce rêve où je possède un cœur.
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-THE END-
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@Redose Omniak
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