De l'autre côté de la Manche
Jour 1 :Sac à dosCe recueil était déjà un projet dans mon esprit pour raconter ses fameuses vacances en Bretagne durant l'été 49. Le défi Inktober s'y est rajouté car c'est une bonne idée, je trouve, pour l'inspiration des "aventures" de Consty en territoire "nouveau". Qui sait où cela nous mèneraLennit mat !
Lundi 12 juillet 2049
Quelques part sur la côte bretonne
avec les parents, Johann et Michael (PNJs validés)
Quelques part sur la côte bretonne
avec les parents, Johann et Michael (PNJs validés)

On était arrivé ce matin, avec le ferry à St Malo car les parents ont toujours cette même idée en tête : garder la voiture, c'est plus pratique et le tunnel sous la Manche, ça aurait fait plus de route au final.
Bon, ils sont volontairement dans le déni hein, avec la conduite à droite, là. Pa' dit que ça va aller, qu'avec Man' ils vont alterner et qu'apparemment, le plus dur, ce sera de revenir à la conduite "normale", à gauche.
Personnellement, je leur ai laissé ce genre de détails car... j'avais alors des recherches à faire sur notre destination, j'avais une malle à préparer et... j'avais des plans à fomenter avec Johann et Michael !!
Non mais la dinguerie hein ! Ils viennent avec nous !!
J'étais et suis toujours impatiente de découvrir tout ce qu'il est possible de découvrir. Car cette fois-ci, nous sommes en territoire "breton" : l'ouest de la France, loin de Paris.
Sur internet, la semaine dernière, j'étais tombée sur tout plein d'infos : des contes, des légendes, le Roi Arthur, Merlin, la fée Morgane, une histoire de créatures magiques qu'on appelle korrigans, des farfadets, des esprits... Tout ça pouvait paraitre illusoire, fantastique, mais je savais qu'il y avait pourtant une bonne part de vérité dans tout ceci. La question est : où commence la vérité et où s'arrête-t-elle ?
Le déjeuner dûment avalé - composé d'une salade de pâtes et légumes que Man' avait préparé la veille, on s'est posés dans le salon avec Jo et Micha pour laisser aux parents un moment pour se reposer après une matinée de voyage. L'occasion d'échanger sur nos envies et nos espoirs pour le séjour qu'on allait passer ensemble.
Finalement, après une sieste sur la terrasse, Maman débarque, le visage fatigué mais empreint d'un air plus reposé.
- Allez, c'est parti les jeunes, on n'est pas là pour rester dans le canapé. Direction vos valises ! nous lance-t-elle enthousiaste. On prend serviette, crème solaire, bob ou casquette, des lunettes de soleil et bien évidemment...
- Le maillot de bain ! on répond en coeur avec Jo et Micha avec un air d'habitude, ce qui nous fait rire.
Une quinzaine de minutes plus tard, nous voilà équipés sous nos tenues légères, l'attirail pour la plage dans nos sacs à dos.
Les vacances promettent d'être magiques, en tout cas le début est prometteur.
Dernière modification par Constance Nelson le 21 mars 2025, 21:51, modifié 2 fois.
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Appelle-moi "C", ou "Plume de Consty" ~ Joueuse chez les Hel's
De l'autre côté de la Manche
Jour 2 : Découvrir
- Donc on est d'accord les jeunes ? Demain matin, on part randonner du côté de cette pointe-ci, montre Papa en pointant une nouvelle fois la carte IGN achetée hier après-midi, puis si vous êtes motivés, vous nous suivez dans celle de l'après-midi sur cette portion-là. De toute façon, la plage est sur notre chemin donc qu'on vous dépose en voiture ou non...
- Bah ça fait quand même un crochet, précise Johann.
- Oui mais tout petit, ne t'inquiète pas. Et du coup, normalement, vous avez de quoi vous occuper si vous restez à rien faire : des pelles, des sauts et quelques magazines People...
Je soupire en levant les yeux au ciel tandis que Michael s'esclaffe et ajoute :
-Oublie pas la collection de coquillages !
- Tout à fait, tout à fait ! approuve Papa en me coulant une oeillade pour voir ma réaction.
Les genoux repliés contre mon buste, le menton tout contre, je fais genre de l'ignorer. C'est mon lot quotidien ses blagues à deux noises - la plupart sont drôles, une minorité un peu moins. Heureusement pour lui, depuis 14 ans, Michael est bon public.
Maman s'enquiert ensuite de si on a assez d'argent de poche au cas où et je la remercie d'un acquiescement entendu. Mamy et Papy ont été généreux et je pense avoir de quoi rassasier mon envie de cornets de glace à la vanille tous les jours de la semaine si je le souhaite. Supplément chantilly s'il vous plait.
Tandis que les parents rangent leurs affaires et s'éloignent vers leurs quartiers, je glisse un regard vers mes compères assis près de moi. Johann a déjà saisi une brochure de la pile sur la table basse, en train de relire des descriptions d'activités du coin tandis que Michael s'appuie sur moi :
- Cooooonstyyy, tu m'masses les pieds s'te plait ?
- Même pas en rêve, souris-je en faisant mine de le repousser.
- Les épaules alors ?
Le regard que je lui lance ne le dissuade pas, bien au contraire :
- Mais je suis siiii fatigué. Tu comprends ? Surveiller deux adolescentes en pleine puberté, c'est du boulot ! En plein été qui plus est ! Avec tous ces beaux gosses en p'tits shorts de bain là... Pfiouuu, je suis exténué !
Johann relève son regard de la brochure d'une façon bien à elle : juste ses yeux bougent, la brochure, elle, reste immobile :
- C'est dommage que Christy n'ai pas pu v'nir, on t'entendrai moins tout d'un coup.
Loin de prendre ombrage à la mention de sa nouvelle p'tite copine, dans cette petite joute verbale, Michael s'installe plus confortablement contre mon épaule, ses mains se joignant sur sa poitrine :
- Ma belle Christy ! Elle me manque aussi, je t'assure ! Mais je ne manquerais pas de lui dire combien elle te manque Jo. Promis !
Levant les yeux au ciel, celle-ci reporte son attention sur sa brochure dans une probable volonté de faire genre qu'elle est au-dessus de tout ça.
Michael tourne son regard rieur vers moi et s'exclame :
- Oh ne crois pas que tu es intouchable très chère Constance ! Tu ne nous a pas raconté les derniers ragots. Alooors, quelqu'un dans ton internat a fini par te faire tourner la tête ? Non non non ! Ne fais pas cette tête-là. Je veux tout savoir ! Tout ! Alooors ?
- Depuis quand tu es aussi à l'aise avec les histoires de coeur, Monsieur Docteur Mamour ? Il faut que j'échange deux trois mots avec cette fameuse Christy... décidais-je de botter en touche.
- Avec plaisir, avec plaisir. Du coup ? Tu vas quand même pas m'dire qu'il n'y a aucun beau gosse en Ecosse ? Pas même un p'tit roux ? 'Fin, un "grand" roux vu c'que j'ai pu entendre.
- Ah parce que tu t'renseignes sur la taille des ados en fonction du pays ? Genre pour une étude ? Tu fais ça gratos ou... ?
- Oh si tu savais, Consty, pleiiiin d'sous ! fit-il l'air malicieux en faisant mine de baisser le ton.
- C'est que Micha est un garçon très curieux et qui cherche à utiliser au mieux ses capacités intellectuelles. Il cherche, il cherche, il cherche... Mais c'est difficile tu sais ? fit Johann d'un air affligé en ignorant la mimique de l'intéressé. Trouver un sujet qui soit à sa portée... ça n'courre pas les rues. Alors quand il se lance sur la découverte des p'tites histoires de coeur d'ses potes, on n'l'arrête plus ! Eh ! s'exclame-t-elle alors qu'un coussin bien ferme s'écrase sur sa joue.
Ne le contenant plus, un rire secoue ma poitrine tandis que notre Blond national rétorque du tac-au-tac :
- Et sois heureuse que je sois si exténué après vous avoir supporté : mon lancer aurait été plus puissant.
- Ah ouais ? Tant mieux pour moi alors ! Comme ça, tu n'auras pas assez d'force pour éviter... ça !
Apparemment si.
- EH ! rétorquais-je en hoquetant de rire alors que le coussin descend de mon visage.
C'était ma tête ça ! fis-je en lui renvoyant le coussin.
- Bon, bon, bon, les filles. Ne commençons pas les bêtises, voulez vous ? fit Michael d'un ton volontairement pompeux en se redressant. Il est peut être l'heure d'aller vous brosser les...
Un seul regard suffit entre Jo et moi. De concert, nous nous saisissons de coussins à proximité et le bombardons sans modération.
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Lundi 12 juillet au soir
Dans le salon du Airbnb
Dans le salon du Airbnb
Reducio
![]() Michael Lewis #ca5202 |
![]() Johann Harris #d2468a |
- Donc on est d'accord les jeunes ? Demain matin, on part randonner du côté de cette pointe-ci, montre Papa en pointant une nouvelle fois la carte IGN achetée hier après-midi, puis si vous êtes motivés, vous nous suivez dans celle de l'après-midi sur cette portion-là. De toute façon, la plage est sur notre chemin donc qu'on vous dépose en voiture ou non...
- Bah ça fait quand même un crochet, précise Johann.
- Oui mais tout petit, ne t'inquiète pas. Et du coup, normalement, vous avez de quoi vous occuper si vous restez à rien faire : des pelles, des sauts et quelques magazines People...
Je soupire en levant les yeux au ciel tandis que Michael s'esclaffe et ajoute :
-Oublie pas la collection de coquillages !
- Tout à fait, tout à fait ! approuve Papa en me coulant une oeillade pour voir ma réaction.
Les genoux repliés contre mon buste, le menton tout contre, je fais genre de l'ignorer. C'est mon lot quotidien ses blagues à deux noises - la plupart sont drôles, une minorité un peu moins. Heureusement pour lui, depuis 14 ans, Michael est bon public.
Maman s'enquiert ensuite de si on a assez d'argent de poche au cas où et je la remercie d'un acquiescement entendu. Mamy et Papy ont été généreux et je pense avoir de quoi rassasier mon envie de cornets de glace à la vanille tous les jours de la semaine si je le souhaite. Supplément chantilly s'il vous plait.
Tandis que les parents rangent leurs affaires et s'éloignent vers leurs quartiers, je glisse un regard vers mes compères assis près de moi. Johann a déjà saisi une brochure de la pile sur la table basse, en train de relire des descriptions d'activités du coin tandis que Michael s'appuie sur moi :
- Cooooonstyyy, tu m'masses les pieds s'te plait ?
- Même pas en rêve, souris-je en faisant mine de le repousser.
- Les épaules alors ?
Le regard que je lui lance ne le dissuade pas, bien au contraire :
- Mais je suis siiii fatigué. Tu comprends ? Surveiller deux adolescentes en pleine puberté, c'est du boulot ! En plein été qui plus est ! Avec tous ces beaux gosses en p'tits shorts de bain là... Pfiouuu, je suis exténué !
Johann relève son regard de la brochure d'une façon bien à elle : juste ses yeux bougent, la brochure, elle, reste immobile :
- C'est dommage que Christy n'ai pas pu v'nir, on t'entendrai moins tout d'un coup.
Loin de prendre ombrage à la mention de sa nouvelle p'tite copine, dans cette petite joute verbale, Michael s'installe plus confortablement contre mon épaule, ses mains se joignant sur sa poitrine :
- Ma belle Christy ! Elle me manque aussi, je t'assure ! Mais je ne manquerais pas de lui dire combien elle te manque Jo. Promis !
Levant les yeux au ciel, celle-ci reporte son attention sur sa brochure dans une probable volonté de faire genre qu'elle est au-dessus de tout ça.
Michael tourne son regard rieur vers moi et s'exclame :
- Oh ne crois pas que tu es intouchable très chère Constance ! Tu ne nous a pas raconté les derniers ragots. Alooors, quelqu'un dans ton internat a fini par te faire tourner la tête ? Non non non ! Ne fais pas cette tête-là. Je veux tout savoir ! Tout ! Alooors ?
- Depuis quand tu es aussi à l'aise avec les histoires de coeur, Monsieur Docteur Mamour ? Il faut que j'échange deux trois mots avec cette fameuse Christy... décidais-je de botter en touche.
- Avec plaisir, avec plaisir. Du coup ? Tu vas quand même pas m'dire qu'il n'y a aucun beau gosse en Ecosse ? Pas même un p'tit roux ? 'Fin, un "grand" roux vu c'que j'ai pu entendre.
- Ah parce que tu t'renseignes sur la taille des ados en fonction du pays ? Genre pour une étude ? Tu fais ça gratos ou... ?
- Oh si tu savais, Consty, pleiiiin d'sous ! fit-il l'air malicieux en faisant mine de baisser le ton.
- C'est que Micha est un garçon très curieux et qui cherche à utiliser au mieux ses capacités intellectuelles. Il cherche, il cherche, il cherche... Mais c'est difficile tu sais ? fit Johann d'un air affligé en ignorant la mimique de l'intéressé. Trouver un sujet qui soit à sa portée... ça n'courre pas les rues. Alors quand il se lance sur la découverte des p'tites histoires de coeur d'ses potes, on n'l'arrête plus ! Eh ! s'exclame-t-elle alors qu'un coussin bien ferme s'écrase sur sa joue.
Ne le contenant plus, un rire secoue ma poitrine tandis que notre Blond national rétorque du tac-au-tac :
- Et sois heureuse que je sois si exténué après vous avoir supporté : mon lancer aurait été plus puissant.
- Ah ouais ? Tant mieux pour moi alors ! Comme ça, tu n'auras pas assez d'force pour éviter... ça !
Apparemment si.
- EH ! rétorquais-je en hoquetant de rire alors que le coussin descend de mon visage.
C'était ma tête ça ! fis-je en lui renvoyant le coussin.
- Bon, bon, bon, les filles. Ne commençons pas les bêtises, voulez vous ? fit Michael d'un ton volontairement pompeux en se redressant. Il est peut être l'heure d'aller vous brosser les...
Un seul regard suffit entre Jo et moi. De concert, nous nous saisissons de coussins à proximité et le bombardons sans modération.
5ème Année RP ~ #81186a ~ ~ ~En retour progressif ~ ~
Appelle-moi "C", ou "Plume de Consty" ~ Joueuse chez les Hel's
De l'autre côté de la Manche
Jour 3 : bottes

Les parents avaient décidément tout prévu. Leur objectif ? Faire en sorte de profiter un maximum des deux semaines en Bretagne en planifiant diverses activités : plage, randonnée par ci, par là, pêche à pied... Après la balade sur une portion du sentier des "Douanniers", place à l'activité "surprise" !
Vu les températures encore fraîches ce matin, j'avais gardé un petit pull en jersay beige, par-dessus un jean et je regrettais qu'on n'ai pas embarqué ma paire de bottes en caoutchouc que j'utilise au jardin chez Granny et Grand-père.
- Bah ! Ca fait partie de l'expérience ! Une expérience pleinement immersive ! tente Papa alors qu'il enlève ses chaussures et ses chaussettes, fourrant le tout dans un sac cabas.
Michael était déjà prêt, et enthousiaste, il se tenait d'aplomb près de la voiture, au bord du vide vu que le parking se trouve en hauteur, en train de contempler l'étendue de sable détrempé sur laquelle on allait patauger. Tel un capitaine sur son navire, une main en visière, il observait avec une attention accrue le paysage.
- Ca va Cap'tain ? La vue est chouette ? demandais-je alors que mon esprit se figurait avec amusement qu'il était la deuxième personne que j'affublais de ce nom.
Sauf qu'il n'avait pas les cheveux longs et ne portait pas d'uniforme de cheerleader.
- Splendide ! répond-t-il en tournant vers nous un regard lumineux.
Avec Johann, on échange un regard amusé et finissons de nous débarrasser de nos baskets qu'on range docilement dans le sac cabas.
Aussitôt que tout le monde est prêt, nous nous parons de sauts en plastique, paniers en mailles métallisées, griffes, râteaux et deux épuisettes. Je n'ai jamais utilisé tout ce matériel, je n'ai en réalité jamais fait de pêche à pied mais les parents ont insisté sur l'originalité de l'activité typiquement "bretonne". Et bon, ça va être sûrement amusant. Qui sait, on réussira peut être à repartir avec une poignée de crevettes, pourquoi pas un ou deux coquillages intactes. De toute façon, ce n'est pas la finalité qui compte mais le chemin, n'est ce pas ?
Un court sentier sinueux en pente nous mène jusqu'à une sorte de plage avec des gros rochers uniquement accessible par quelques marches grossièrement taillées dans la pierre.
Le contact du sable dur sous la plante des pieds, la brise sur le visage, l'odeur de la mer plein les narines, et l'étendue de sable à perte de vue.
Je prend quelques secondes pour apprécier le cadre avant de rejoindre Jo et Michael qui avaient emboîté joyeusement le pas aux parents. Ces-derniers marchaient dans une direction connue de eux-seuls, à moins qu'il n'y ai en réalité pas vraiment de direction.
- Et là, ce sont les Ébihens, pointe Maman qui s'était renseignée sur le lieu la veille. C'est un petit archipel dont l'île principale est privatisée. Elle appartient depuis le 15ème siècle à la famille d'un célèbre corsaire de Saint-Malo, explique-t-elle alors qu'on marche dans cette direction.
- Elle est encore habitée ? Mais du coup, on pourra juste en faire le tour ? interroge Jo.
- En réalité, on a le droit de se promener dessus, tout en respectant les panneaux interdisant l'entrée sur la propriété située sur l'île. Nous avons donc accès à tout le reste, les plages et la lande.
- Cool... s'enthousiasme Michael.
- Et ce qui est intéressant à savoir, c'est que cette île n'est accessible qu'à marée basse. Lorsque la marée est complètement haute, elle n'est plus accessible du tout pour les gens de l'extérieur. Et il faut faire attention de ne pas se retrouver coincer avec la marée.
- Mais du coup, ils font comment les gens qui habitent dessus ? J'veux dire, s'ils ont besoin de sortir ?
- Par bateau, répondis-je avec évidence.
- Vachement cool ! continue Michael. T'imagines ? Tu te déplaces par bateau ! Genre... comme un corsaire justement !
Cette réaction attire un sourire amusé sur mes traits. Par moment, Michael peut vraiment avoir des réactions adorables, pas vrai ?
- Mieux vaut être prévoyant dans ce genre de cas, approuve Papa avec une moue certaine. Pour les courses de dernière minutes, ça ne doit pas être facile.
- Et pas moyen de s'faire livrer, s'esclaffe Michael. Vous imaginez UberEat en scooter des mer ?
Nous rions tous et finalement on s'arrête pour admirer la vue qui, même si vous tournez sur vous même, n'est qu'une vaste étendue de sable et de quelques rochers. Un peu plus loin, on aperçoit des bouts de l'archipel entourés de mer.
- Je pense qu'on peut commencer par ici, propose Maman. On peut procéder par zone ? Chacun sa zone, ou bien par groupes, comme vous préférez.
Finalement, on se divise en deux groupes, laissant les parents entre eux. Mine de rien, avec leurs boulots respectifs assez prenant, ça ne peut qu'être chouette de se retrouver en tête à tête pendant ces vacances. Et de mon côté, cela me donne la possibilité de passer le maximum de temps avec Jo et Micha que je ne peux plus voir que durant les vacances scolaires.
Diantre, cela a beau faire trois ans que la situation est comme ça, ça me fait toujours quelque chose. Pas vraiment étonnant quand on y pense : nous avons grandit ensemble.
- Bon, j'sais pas vous mais perso, j'ai jamais fait c'genre de truc, commence Jo d'un air hésitant.
- Ah bon ? plaisantais-je en lui lançant un regard étonné.
- Ha-ha. Non j'veux dire, j'sais pas trop comment faut s'y prendre. On demande à tes parents ou bien ?
- Non mais ça doit pas être sorcier, commençais-je spontanément en saisissant un râteau. Déjà, qu'est ce que l'on cherche au juste ?
- Ton père, il a pas un bouquin dans son sac, là, sur les coquillages et petites bêtes qu'on peut trouver là-d'ssous ?
Je lance un regard par-dessus mon épaule. Il est vrai que Pa' a un bouquin de ce genre. Accroupit une cinquantaine de mètres plus loin avec Man à côté de lui, il semble justement penché sur son livre.
Je hausse les épaules et répond donc :
- Si mais il l'utilise d'jà.
- Bon. Okay, ça doit pas être si compliqué que cela, réfléchit à haute voix ma meilleure amie. L'épuisette, c'est pour les p'tites bêtes...
- Les crevettes, ajoute Micha d'un air savant.
- Voilà, et puis euh les crabes aussi, j'pense. Mais dis, Consty, ton père, il sait vraiment cuisiner ça ?
Haussement d'épaules de mon côté. C'est vrai que c'est plus Papa qui est le "cuisinier" même si Maman se débrouille.
- Ouais, il dit s'être informé et tout.
- Vous savez quoi, concentrons nous sur les coquillages pas ouverts et...
- Ah bon ? ne puis-je pas résister de le taquiner.
- Oui, fit-il en me lançant un regard espiègle, et les crevettes. Parce que je doute qu'on arrive à attraper un gros crabe.
- J'aime bien le crabe, commence Jo d'un air amusé.
- Tiens, j'en ai jamais goûté. Ca a quel goût ?
Mon amie se met à réfléchir tandis que notre blond soupire en levant les yeux au ciel.
- J'sais pas trop à quoi comparer. C'est salé mais c'est doux... Ca n'a pas le goût de poisson hein. Oui, ça l'goût d'crabe quoi ! Avec de la mayo, c'est pas mal ! Ou d'la sauce au beurre.
- De la sauce quoi ?
- Oui, bon, on a compris. Le crabe, c'est bon. Si vous en voyez hein, assez gros, j'veux dire, vous l'dites, soupire Michael.
- Quelle est la raison de tant d'empressement ? lui demandais-je, autant amusée que sincèrement curieuse. Je ne te pensais pas si pressé de chasser.
- Alors déjà, c'est pas de la chasse, mais de la pêche, répond-il sérieusement alors que Jo s'esclaffe. Et puis... on a fait un pari avec ton père.
Je lui lance un regard interloqué. J'ai besoin d'explications, là.
- Celui qui ramasse le plus de crustacés choisi l'activité de demain. J'ai parié que j'y arriverais, fit-il d'un air faussement nonchalant.
- Mais d'où qu't'es v'nue cette idée ? ris-je en secouant la tête.
Michael hausse les épaules :
- J'aime bien m'balader hein, mais y'a une activité kayak qui a l'air trop cool ! Sinon, y a des scooters de mer... dit-il en haussant de manière suggestive les sourcils.
Je ne peux m'empêcher de rigoler. S'il croit que les parents vont nous financer un truc pareil... Les kayak, j'veux bien...
- Rigole rigole, mais si on gagne, tu s'ras bien contente !
- Mettons nous au travail alors !
- Les jeunes ? nous interpelle Maman au loin, n'oubliez pas de remettre les pierres que vous soulevez à leur place !
On acquiesce et après un signe du pouce levé, nous dirigeons vers une petite mare d'eau de mer entourée de rochers. Que la pêche commence !
5ème Année RP ~ #81186a ~ ~ ~En retour progressif ~ ~
Appelle-moi "C", ou "Plume de Consty" ~ Joueuse chez les Hel's
Mardi 13 juillet 2049
Matin, Saint-Jacut-de-la-mer
Matin, Saint-Jacut-de-la-mer

Reducio
![]() Pete Nelson #bc7410 | ![]() Mary Nelson #bb9311 |
![]() Michael Lewis #ca5202 |
![]() Johann Harris #d2468a |
Les parents avaient décidément tout prévu. Leur objectif ? Faire en sorte de profiter un maximum des deux semaines en Bretagne en planifiant diverses activités : plage, randonnée par ci, par là, pêche à pied... Après la balade sur une portion du sentier des "Douanniers", place à l'activité "surprise" !
Vu les températures encore fraîches ce matin, j'avais gardé un petit pull en jersay beige, par-dessus un jean et je regrettais qu'on n'ai pas embarqué ma paire de bottes en caoutchouc que j'utilise au jardin chez Granny et Grand-père.
- Bah ! Ca fait partie de l'expérience ! Une expérience pleinement immersive ! tente Papa alors qu'il enlève ses chaussures et ses chaussettes, fourrant le tout dans un sac cabas.
Michael était déjà prêt, et enthousiaste, il se tenait d'aplomb près de la voiture, au bord du vide vu que le parking se trouve en hauteur, en train de contempler l'étendue de sable détrempé sur laquelle on allait patauger. Tel un capitaine sur son navire, une main en visière, il observait avec une attention accrue le paysage.
- Ca va Cap'tain ? La vue est chouette ? demandais-je alors que mon esprit se figurait avec amusement qu'il était la deuxième personne que j'affublais de ce nom.
Sauf qu'il n'avait pas les cheveux longs et ne portait pas d'uniforme de cheerleader.
- Splendide ! répond-t-il en tournant vers nous un regard lumineux.
Avec Johann, on échange un regard amusé et finissons de nous débarrasser de nos baskets qu'on range docilement dans le sac cabas.
Aussitôt que tout le monde est prêt, nous nous parons de sauts en plastique, paniers en mailles métallisées, griffes, râteaux et deux épuisettes. Je n'ai jamais utilisé tout ce matériel, je n'ai en réalité jamais fait de pêche à pied mais les parents ont insisté sur l'originalité de l'activité typiquement "bretonne". Et bon, ça va être sûrement amusant. Qui sait, on réussira peut être à repartir avec une poignée de crevettes, pourquoi pas un ou deux coquillages intactes. De toute façon, ce n'est pas la finalité qui compte mais le chemin, n'est ce pas ?
***
Un court sentier sinueux en pente nous mène jusqu'à une sorte de plage avec des gros rochers uniquement accessible par quelques marches grossièrement taillées dans la pierre.
Le contact du sable dur sous la plante des pieds, la brise sur le visage, l'odeur de la mer plein les narines, et l'étendue de sable à perte de vue.
Je prend quelques secondes pour apprécier le cadre avant de rejoindre Jo et Michael qui avaient emboîté joyeusement le pas aux parents. Ces-derniers marchaient dans une direction connue de eux-seuls, à moins qu'il n'y ai en réalité pas vraiment de direction.
- Et là, ce sont les Ébihens, pointe Maman qui s'était renseignée sur le lieu la veille. C'est un petit archipel dont l'île principale est privatisée. Elle appartient depuis le 15ème siècle à la famille d'un célèbre corsaire de Saint-Malo, explique-t-elle alors qu'on marche dans cette direction.
- Elle est encore habitée ? Mais du coup, on pourra juste en faire le tour ? interroge Jo.
- En réalité, on a le droit de se promener dessus, tout en respectant les panneaux interdisant l'entrée sur la propriété située sur l'île. Nous avons donc accès à tout le reste, les plages et la lande.
- Cool... s'enthousiasme Michael.
- Et ce qui est intéressant à savoir, c'est que cette île n'est accessible qu'à marée basse. Lorsque la marée est complètement haute, elle n'est plus accessible du tout pour les gens de l'extérieur. Et il faut faire attention de ne pas se retrouver coincer avec la marée.
- Mais du coup, ils font comment les gens qui habitent dessus ? J'veux dire, s'ils ont besoin de sortir ?
- Par bateau, répondis-je avec évidence.
- Vachement cool ! continue Michael. T'imagines ? Tu te déplaces par bateau ! Genre... comme un corsaire justement !
Cette réaction attire un sourire amusé sur mes traits. Par moment, Michael peut vraiment avoir des réactions adorables, pas vrai ?
- Mieux vaut être prévoyant dans ce genre de cas, approuve Papa avec une moue certaine. Pour les courses de dernière minutes, ça ne doit pas être facile.
- Et pas moyen de s'faire livrer, s'esclaffe Michael. Vous imaginez UberEat en scooter des mer ?
Nous rions tous et finalement on s'arrête pour admirer la vue qui, même si vous tournez sur vous même, n'est qu'une vaste étendue de sable et de quelques rochers. Un peu plus loin, on aperçoit des bouts de l'archipel entourés de mer.
- Je pense qu'on peut commencer par ici, propose Maman. On peut procéder par zone ? Chacun sa zone, ou bien par groupes, comme vous préférez.
***
Finalement, on se divise en deux groupes, laissant les parents entre eux. Mine de rien, avec leurs boulots respectifs assez prenant, ça ne peut qu'être chouette de se retrouver en tête à tête pendant ces vacances. Et de mon côté, cela me donne la possibilité de passer le maximum de temps avec Jo et Micha que je ne peux plus voir que durant les vacances scolaires.
Diantre, cela a beau faire trois ans que la situation est comme ça, ça me fait toujours quelque chose. Pas vraiment étonnant quand on y pense : nous avons grandit ensemble.
- Bon, j'sais pas vous mais perso, j'ai jamais fait c'genre de truc, commence Jo d'un air hésitant.
- Ah bon ? plaisantais-je en lui lançant un regard étonné.
- Ha-ha. Non j'veux dire, j'sais pas trop comment faut s'y prendre. On demande à tes parents ou bien ?
- Non mais ça doit pas être sorcier, commençais-je spontanément en saisissant un râteau. Déjà, qu'est ce que l'on cherche au juste ?
- Ton père, il a pas un bouquin dans son sac, là, sur les coquillages et petites bêtes qu'on peut trouver là-d'ssous ?
Je lance un regard par-dessus mon épaule. Il est vrai que Pa' a un bouquin de ce genre. Accroupit une cinquantaine de mètres plus loin avec Man à côté de lui, il semble justement penché sur son livre.
Je hausse les épaules et répond donc :
- Si mais il l'utilise d'jà.
- Bon. Okay, ça doit pas être si compliqué que cela, réfléchit à haute voix ma meilleure amie. L'épuisette, c'est pour les p'tites bêtes...
- Les crevettes, ajoute Micha d'un air savant.
- Voilà, et puis euh les crabes aussi, j'pense. Mais dis, Consty, ton père, il sait vraiment cuisiner ça ?
Haussement d'épaules de mon côté. C'est vrai que c'est plus Papa qui est le "cuisinier" même si Maman se débrouille.
- Ouais, il dit s'être informé et tout.
- Vous savez quoi, concentrons nous sur les coquillages pas ouverts et...
- Ah bon ? ne puis-je pas résister de le taquiner.
- Oui, fit-il en me lançant un regard espiègle, et les crevettes. Parce que je doute qu'on arrive à attraper un gros crabe.
- J'aime bien le crabe, commence Jo d'un air amusé.
- Tiens, j'en ai jamais goûté. Ca a quel goût ?
Mon amie se met à réfléchir tandis que notre blond soupire en levant les yeux au ciel.
- J'sais pas trop à quoi comparer. C'est salé mais c'est doux... Ca n'a pas le goût de poisson hein. Oui, ça l'goût d'crabe quoi ! Avec de la mayo, c'est pas mal ! Ou d'la sauce au beurre.
- De la sauce quoi ?
- Oui, bon, on a compris. Le crabe, c'est bon. Si vous en voyez hein, assez gros, j'veux dire, vous l'dites, soupire Michael.
- Quelle est la raison de tant d'empressement ? lui demandais-je, autant amusée que sincèrement curieuse. Je ne te pensais pas si pressé de chasser.
- Alors déjà, c'est pas de la chasse, mais de la pêche, répond-il sérieusement alors que Jo s'esclaffe. Et puis... on a fait un pari avec ton père.
Je lui lance un regard interloqué. J'ai besoin d'explications, là.
- Celui qui ramasse le plus de crustacés choisi l'activité de demain. J'ai parié que j'y arriverais, fit-il d'un air faussement nonchalant.
- Mais d'où qu't'es v'nue cette idée ? ris-je en secouant la tête.
Michael hausse les épaules :
- J'aime bien m'balader hein, mais y'a une activité kayak qui a l'air trop cool ! Sinon, y a des scooters de mer... dit-il en haussant de manière suggestive les sourcils.
Je ne peux m'empêcher de rigoler. S'il croit que les parents vont nous financer un truc pareil... Les kayak, j'veux bien...
- Rigole rigole, mais si on gagne, tu s'ras bien contente !
- Mettons nous au travail alors !
- Les jeunes ? nous interpelle Maman au loin, n'oubliez pas de remettre les pierres que vous soulevez à leur place !
On acquiesce et après un signe du pouce levé, nous dirigeons vers une petite mare d'eau de mer entourée de rochers. Que la pêche commence !
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Appelle-moi "C", ou "Plume de Consty" ~ Joueuse chez les Hel's
De l'autre côté de la Manche
Jour 4 : exotique
Avec gourmandise, je sauçais le jaune de mes oeufs au plat tandis que Michael dévorait un énième croissant au beurre de la boulangerie du coin de la rue. Le regard perdu dans le vague, Jo avait les doigts autour d'un verre de jus entamé - pas une grande mangeuse le matin et du genre à émerger lentement. Encore en pyjama, on traînait un peu ce matin. En même temps, vu l'heure à laquelle on s'était couché la veille, ce n'était pas du luxe.
Assise au bout de la table, son smartphone dans les mains, Maman compulsait avec attention le contenu, scrollant avec application. Sûrement en train de checker des trucs pour la suite de nos péripéties bretonnes.
- 11h, c'est ça ? demande-t-elle d'un air absent - référence à l'heure du check-out de notre airbnb - à Papa qui revient de la cuisine attenante à la terrasse.
- C'est cela, au plus tard. On a une heure de route ou un peu plus, n'est-ce pas ?
Tandis qu'ils parlaient rapidement du "futur" convoyage vers notre prochaine étape - la Forêt de Brocéliande, centre névralgique de la région - je coule un regard vers Michael qui arborait un petit sourire de contentement. Il avait terminé de petit-déjeuner et observait la tablée avec une attention versatile. Croisant son regard, je hausse les sourcils dans un air interrogateur :
- On est pas bien là ? fit-il pour toute réponse en s'adossant à son dossier de siège, balançant doucement son poids sur les pieds arrière. J'me demande c'qu'on va manger c'midi...
- T'es vraiment incorrigible, m'amusais-je en levant les yeux. Un vrai ventre.
Il se serait tellement plu à Poudlard. Avec son métabolisme, il pourrait engloutir des doses de fou aux repas et sans prendre un gramme par-dessus le marché.
- Je te remercie, dit-il simplement avec un petit sourire pompeux, ce qui déclenche un rire de mon côté.
Papillonnant des paupières, revenant à la réalité, Jo nous lance un regard interrogateur bien que je sens bien qu'elle est déjà lasse de nous demander les tenants et aboutissants de notre court échange. Il y en a une qui va bien dormir dans la voiture.
- Vous avez terminé ? J'pense que j'vais aller m'habiller. J'imagine qu'on va pas trop tarder, fit-elle en coulant un regard vers mes parents.
- Eh mademoiselle-qui-dort-debout, tu devrais prendre un pain chocolaté, ça te réveillera les papilles, fit Michael en lui tendant la corbeille.
- Un pain au chocolat, rectifie spontanément Jo avant de décliner rapidement : tu sais bien que je n'ai pas faim le matin.
- Pas besoin d'avoir faim pour ça, hausse les épaules Micha en n'insistant pas plus. Et puis, qui sait, on va p't'être se perdre dans cette immense forêt, tu n'sais pas quand est-ce que tu mangeras la prochaine fois... plaisante-t-il sur un ton faussement sérieux.
- Rappelle-moi de garder mon téléphone chargé dans ce cas, réplique-t-elle avec un sourire.
Je suivais cet échange avec une apparente compréhension - et en réalité, je n'étais pas trop perdue grâce à mes origines non-sorcières et que j'avais baigné dans ça toute mon enfance, mais mon esprit formula tout bas une question qui me turlupinait : et si je me perdais un jour dans une forêt, sans téléphone ? J'avoue, y'avait "Pointe au Nord" et "Periculum" mais... valait mieux avoir ma baguette sur moi. Heureusement qu'une baguette était plus solide qu'un gadget technologique. Quoique.
- Constance ? Wouhou Constance ? T'es partie où là ?
- Hein ? Euh non... je... j'pensais au fait qu'vaudrait p't'être mieux qu'on vous laisse à la voiture. Histoire de pas s'paumer ou d'pas vous paumer en pleine forêt.
- Et qu'je rate les korrigans ? No way ! rigole Michael alors que Jo esquisse un sourire désabusé.
Maman intervint à ce moment, nous invitant à nous préparer à partir dans une demi-heure et de ne rien oublier dans la salle de bain. Docilement, on rangea le petit-déjeuner - heureusement, il y avait un lave-vaisselle, moins rapide qu'un Recurvite mais tout aussi pratique - et voguons vers la chambre qu'on partageait à trois.
Tandis que Jo filait à la salle de bain attenante et que Micha checkait son téléphone pour un éventuel texto de Christy, je m'assois sur le lit, sortant une tenue propre.
Vu que je suis une sorcière, est ce que je pourrais en voir ? Normalement, s'ils existent, ils font en sorte de ne pas être détectés des moldus. Mais là, dans notre cas... est ce que ça va être différent ? Est ce que les créatures magiques peuvent sentir que je suis différente ?
Le bercement de la route avait fini par avoir raison de ma Johann qui avait sombré contre la fenêtre gauche de la banquette arrière. Michael, entre nous, discutait, toujours bavard, avec les parents. De temps en temps, je participais à la conversation mais plus on s'approchait et plus mon esprit avait du mal à se concentrer. Les yeux désormais rivés au paysage, mon rythme cardiaque s'accélérait de temps en temps lorsque j'apercevais un patch dense d'arbres touffus. Était-ce Brocéliande ? Non. Pas encore. Ma curiosité emplissait mon esprit et je brûlais spontanément d'y être. Un terre de légendes, une terre de Magie. Est ce que mes parents se rendaient-ils compte de là où ils nous emmenaient ?
- Ah non mais totalement ! approuve Micha à l'intention des parents avant d'appuyer son épaule contre la mienne, attirant mon attention dans un sursaut. Vers quelle destination exotique ton esprit divague cette fois-ci ?
Un sourire amusé se dessine brièvement sur mes lèvres. Exotique ? C'est à la fois un mot étrange et bizarrement adéquat pour toi, ce à quoi je pense Micha'.
5ème Année RP ~ #81186a ~ ~ ~En retour progressif ~ ~
Appelle-moi "C", ou "Plume de Consty" ~ Joueuse chez les Hel's
Jeudi 15 juillet
Milieu de matinée
Terrasse du Airbnb
Milieu de matinée
Terrasse du Airbnb
Reducio
![]() Pete Nelson #bc7410 | ![]() Mary Nelson #bb9311 |
![]() Michael Lewis #ca5202 |
![]() Johann Harris #d2468a |
Avec gourmandise, je sauçais le jaune de mes oeufs au plat tandis que Michael dévorait un énième croissant au beurre de la boulangerie du coin de la rue. Le regard perdu dans le vague, Jo avait les doigts autour d'un verre de jus entamé - pas une grande mangeuse le matin et du genre à émerger lentement. Encore en pyjama, on traînait un peu ce matin. En même temps, vu l'heure à laquelle on s'était couché la veille, ce n'était pas du luxe.
Assise au bout de la table, son smartphone dans les mains, Maman compulsait avec attention le contenu, scrollant avec application. Sûrement en train de checker des trucs pour la suite de nos péripéties bretonnes.
- 11h, c'est ça ? demande-t-elle d'un air absent - référence à l'heure du check-out de notre airbnb - à Papa qui revient de la cuisine attenante à la terrasse.
- C'est cela, au plus tard. On a une heure de route ou un peu plus, n'est-ce pas ?
Tandis qu'ils parlaient rapidement du "futur" convoyage vers notre prochaine étape - la Forêt de Brocéliande, centre névralgique de la région - je coule un regard vers Michael qui arborait un petit sourire de contentement. Il avait terminé de petit-déjeuner et observait la tablée avec une attention versatile. Croisant son regard, je hausse les sourcils dans un air interrogateur :
- On est pas bien là ? fit-il pour toute réponse en s'adossant à son dossier de siège, balançant doucement son poids sur les pieds arrière. J'me demande c'qu'on va manger c'midi...
- T'es vraiment incorrigible, m'amusais-je en levant les yeux. Un vrai ventre.
Il se serait tellement plu à Poudlard. Avec son métabolisme, il pourrait engloutir des doses de fou aux repas et sans prendre un gramme par-dessus le marché.
- Je te remercie, dit-il simplement avec un petit sourire pompeux, ce qui déclenche un rire de mon côté.
Papillonnant des paupières, revenant à la réalité, Jo nous lance un regard interrogateur bien que je sens bien qu'elle est déjà lasse de nous demander les tenants et aboutissants de notre court échange. Il y en a une qui va bien dormir dans la voiture.
- Vous avez terminé ? J'pense que j'vais aller m'habiller. J'imagine qu'on va pas trop tarder, fit-elle en coulant un regard vers mes parents.
- Eh mademoiselle-qui-dort-debout, tu devrais prendre un pain chocolaté, ça te réveillera les papilles, fit Michael en lui tendant la corbeille.
- Un pain au chocolat, rectifie spontanément Jo avant de décliner rapidement : tu sais bien que je n'ai pas faim le matin.
- Pas besoin d'avoir faim pour ça, hausse les épaules Micha en n'insistant pas plus. Et puis, qui sait, on va p't'être se perdre dans cette immense forêt, tu n'sais pas quand est-ce que tu mangeras la prochaine fois... plaisante-t-il sur un ton faussement sérieux.
- Rappelle-moi de garder mon téléphone chargé dans ce cas, réplique-t-elle avec un sourire.
Je suivais cet échange avec une apparente compréhension - et en réalité, je n'étais pas trop perdue grâce à mes origines non-sorcières et que j'avais baigné dans ça toute mon enfance, mais mon esprit formula tout bas une question qui me turlupinait : et si je me perdais un jour dans une forêt, sans téléphone ? J'avoue, y'avait "Pointe au Nord" et "Periculum" mais... valait mieux avoir ma baguette sur moi. Heureusement qu'une baguette était plus solide qu'un gadget technologique. Quoique.
- Constance ? Wouhou Constance ? T'es partie où là ?
- Hein ? Euh non... je... j'pensais au fait qu'vaudrait p't'être mieux qu'on vous laisse à la voiture. Histoire de pas s'paumer ou d'pas vous paumer en pleine forêt.
- Et qu'je rate les korrigans ? No way ! rigole Michael alors que Jo esquisse un sourire désabusé.
Maman intervint à ce moment, nous invitant à nous préparer à partir dans une demi-heure et de ne rien oublier dans la salle de bain. Docilement, on rangea le petit-déjeuner - heureusement, il y avait un lave-vaisselle, moins rapide qu'un Recurvite mais tout aussi pratique - et voguons vers la chambre qu'on partageait à trois.
Tandis que Jo filait à la salle de bain attenante et que Micha checkait son téléphone pour un éventuel texto de Christy, je m'assois sur le lit, sortant une tenue propre.
Vu que je suis une sorcière, est ce que je pourrais en voir ? Normalement, s'ils existent, ils font en sorte de ne pas être détectés des moldus. Mais là, dans notre cas... est ce que ça va être différent ? Est ce que les créatures magiques peuvent sentir que je suis différente ?
***
Le bercement de la route avait fini par avoir raison de ma Johann qui avait sombré contre la fenêtre gauche de la banquette arrière. Michael, entre nous, discutait, toujours bavard, avec les parents. De temps en temps, je participais à la conversation mais plus on s'approchait et plus mon esprit avait du mal à se concentrer. Les yeux désormais rivés au paysage, mon rythme cardiaque s'accélérait de temps en temps lorsque j'apercevais un patch dense d'arbres touffus. Était-ce Brocéliande ? Non. Pas encore. Ma curiosité emplissait mon esprit et je brûlais spontanément d'y être. Un terre de légendes, une terre de Magie. Est ce que mes parents se rendaient-ils compte de là où ils nous emmenaient ?
- Ah non mais totalement ! approuve Micha à l'intention des parents avant d'appuyer son épaule contre la mienne, attirant mon attention dans un sursaut. Vers quelle destination exotique ton esprit divague cette fois-ci ?
Un sourire amusé se dessine brièvement sur mes lèvres. Exotique ? C'est à la fois un mot étrange et bizarrement adéquat pour toi, ce à quoi je pense Micha'.
5ème Année RP ~ #81186a ~ ~ ~En retour progressif ~ ~
Appelle-moi "C", ou "Plume de Consty" ~ Joueuse chez les Hel's
De l'autre côté de la Manche
Jour 5 : jumelles
Après avoir garé la voiture sur un petit parking gravillonné, déjà à moitié rempli - plusieurs plaques françaises avec des numéros différents sur le côté gauche - de voitures, on avait suivi les parents jusqu'à un promontoire de bois offrant aux visiteurs un panorama encaissé où fructifiait une végétation hétéroclite mais abondante, entourant comme un écrin une large rivière en contrebas.
Nous laissons la vue nous cueillir dans un bref silence, et finalement Michael propose un selfie, boute-en-train qu'il est. Papa préfère finalement nous prendre tous les trois et je pose entourée de mes deux meilleurs amis. C'est bête mais cet instant "souvenir", j'aimerais le graver dans ma mémoire. Et étrangement, penser à cela provoque en moi la bataille de deux sentiments différents et opposés : la joie d'être auprès d'eux et la tristesse. Mélancholie qui se renforce, prenant le pas sur la joie lorsque tous deux enserrent mes épaules et la taille dans une brève étreinte.
Pourquoi ? Pourquoi dois-je penser à cela maintenant ? Cette soudaine émotivité qui menace de me submerger m'agace fort, surtout quand je croise le regard surpris de Johann.
- Consty ? Qu'est-ce qu'il y a ? Tu vas bien ?
Mon visage a dû me trahir et je tâche d'articuler un sourire faible qui se veut vaillant, détournant brusquement le regard.
- Oui oui, pourquoi ?
Le froncement de sourcil de Jo et Michael qui se détache de nous pour me regarder bien en face, un air étonné sur les traits, me dit qu'il faut que je trouve mieux. Hors de question de leur expliquer le fond de ma pensée. Qu'être là, auprès d'eux, dans un instant si "parfait" pour cette photo "souvenir" m'a étreint le coeur plus que je n'aurais pensé. Que cet instant m'a ramené brutalement à la réalité vraie : qu'on a beau sourire sur la photo, ce n'est qu'éphémère. D'ici un mois et demi, je serais à nouveau séparée d'eux. Et puis il y a cette autre vérité : ils ne savent pas, ne savent plus, la vérité à mon sujet et pourquoi dans deux mois je serais si loin d'eux. Puis ce doute : rien ne sera plus jamais comme avant n'est ce pas ?
- Constance ? Qu'est-c'qu'il y a ? souffle Johann en dardant son regard sur mon visage comme si elle voulait sonder ce qu'il se passe sous mon crâne.
Inspire, expire. Inspire, expire.
Les parents qui s'étaient détournés sitôt la photo prise pour admirer le paysage refocusent alors leur attention sur nous. Sur moi. Je me sens alors honteuse et... effrayée. Zut, Constance, reprend-toi. Tu leur as assuré que tu gérais la situation. Que tu gérais tes émotions. Rappelle-toi.
Je secoue vivement la tête en feignant un rire qui se coince dans ma gorge. Vite. Trouver quelque chose. Une vérité. Vite...
Car oui, je ne sais pas mentir, c'est peine perdue.
- Mais rien ! Rooh, être ici avec vous, ça m'a juste... un peu émue c'est tout. J'suis contente d'être là avec vous, c'est tout.
Je sens le regard de mes parents, mon visage me chauffe et je prend soin d'éviter de croiser leurs regards, préférant croiser ceux de Michael et Johann. Ma réponse semble les contenter et leurs visages se parent d'un air attendri.
- Ooooh Constance, viens là qu'j'te fasse un bisou ! s'exclame Jo en m'enlaçant et déposant un baiser dans mes cheveux.
- Ouais câlin collectif ! s'exclame Michael en écartant vivement ses longs bras et nous ensserrant toutes les deux dans une étreinte.
Nos rires se mêlent et le mien meurt sur mes lèvres lorsque finalement, toujours dans leurs bras, je croise le regard de Maman - toujours positionnée aux côtés de Papa.
Une boule se forme dans ma gorge quand mes prunelles se fixent aux siennes.
Ce n'est pas un air attendri qui habille son visage mais plutôt un air inquiet. S'inquiète-t-elle que je fasse une bourde ?
Le bras de Papa encadre alors les épaules de Maman, attirant mon attention vers son visage :
- Vous êtes mignons les enfants. Par contre, je ne sais pas si l'on doit se sentir exclus ou non ? Vous nous proposez même pas de nous joindre à vous. Si vous voulez qu'on vous laisse hein... fit-il d'un air léger.
Merci Papa, merci de détourner les pensées de Maman. Celle-ci détache son regard de mon visage pour le reporter sur Papa tandis que Michael et Johann s'écartent légèrement.
- Bah, j'ai dis ! J'ai dis "câlin collectif" non ? fait mine de s'indigner Micha. Pas ma faute si vous avez raté l'coche.
Papa embrasse le front de Maman comme s'il voulait en chasser les pensées soucieuses.
- Ah ? J'avais pas compris l'message... Bon, vous avez faim ou vous êtes motivés pour une petite balade ? J'ai préparé des sandwichs tout à l'heure donc on n'a pas vraiment d'horaire fixe pour ce midi.
- On peut les mettre dans un sac et partir en balade ? propose alors Maman. On pourra se poser quand on aura faim.
Nous étions tous d'accord et retournons à la voiture pour préparer le sac.
- Dis, Pete, est ce que par hasard tu aurais une paire de jumelles dans ton sac ? demande innocemment Michael sous mon regard étonné. Bah oui, pour mieux observer, fit-il à mon attention. Qui sait, y'a p't'être des aigles et des loups...
- J'ai lu qu'il y avait une faune très diversifiée, approuve Jo avant de préciser qu'il n'y avait pour autant pas de traces de loups ou de si grands rapaces.
Je me rappelle alors la brochure qu'elle mentionne et rebondis sur son propos, enthousiaste :
- Ah voui, j'me souviens de cette brochure. Elle expliquait pas mal de choses ! Il y aurait des buses, éperviers, des lézards et serpents...
- Et des mammifères comme des chevreuils, renards... acquiesce Jo en souriant.
- Et des loutres ! Et des blaireaux aussi.
- Les chauves-souris, rappelle-toi ! Mais je doute qu'on en croise de jour...
J'acquiesce, le regard brillant, c'est dommage pour les chauves-souris mais j'espère qu'on aura la chance d'apercevoir au moins l'un des autres.
Ce serait drôle de croiser un blaireau...
5ème Année RP ~ #81186a ~ ~ ~En retour progressif ~ ~
Appelle-moi "C", ou "Plume de Consty" ~ Joueuse chez les Hel's
Jeudi 15 juillet
Vallon de la Chambre au Loup
Midi passé
Vallon de la Chambre au Loup
Midi passé

Reducio
![]() Pete Nelson #bc7410 | ![]() Mary Nelson #bb9311 |
![]() Michael Lewis #ca5202 |
![]() Johann Harris #d2468a |
Après avoir garé la voiture sur un petit parking gravillonné, déjà à moitié rempli - plusieurs plaques françaises avec des numéros différents sur le côté gauche - de voitures, on avait suivi les parents jusqu'à un promontoire de bois offrant aux visiteurs un panorama encaissé où fructifiait une végétation hétéroclite mais abondante, entourant comme un écrin une large rivière en contrebas.
Nous laissons la vue nous cueillir dans un bref silence, et finalement Michael propose un selfie, boute-en-train qu'il est. Papa préfère finalement nous prendre tous les trois et je pose entourée de mes deux meilleurs amis. C'est bête mais cet instant "souvenir", j'aimerais le graver dans ma mémoire. Et étrangement, penser à cela provoque en moi la bataille de deux sentiments différents et opposés : la joie d'être auprès d'eux et la tristesse. Mélancholie qui se renforce, prenant le pas sur la joie lorsque tous deux enserrent mes épaules et la taille dans une brève étreinte.
Pourquoi ? Pourquoi dois-je penser à cela maintenant ? Cette soudaine émotivité qui menace de me submerger m'agace fort, surtout quand je croise le regard surpris de Johann.
- Consty ? Qu'est-ce qu'il y a ? Tu vas bien ?
Mon visage a dû me trahir et je tâche d'articuler un sourire faible qui se veut vaillant, détournant brusquement le regard.
- Oui oui, pourquoi ?
Le froncement de sourcil de Jo et Michael qui se détache de nous pour me regarder bien en face, un air étonné sur les traits, me dit qu'il faut que je trouve mieux. Hors de question de leur expliquer le fond de ma pensée. Qu'être là, auprès d'eux, dans un instant si "parfait" pour cette photo "souvenir" m'a étreint le coeur plus que je n'aurais pensé. Que cet instant m'a ramené brutalement à la réalité vraie : qu'on a beau sourire sur la photo, ce n'est qu'éphémère. D'ici un mois et demi, je serais à nouveau séparée d'eux. Et puis il y a cette autre vérité : ils ne savent pas, ne savent plus, la vérité à mon sujet et pourquoi dans deux mois je serais si loin d'eux. Puis ce doute : rien ne sera plus jamais comme avant n'est ce pas ?
- Constance ? Qu'est-c'qu'il y a ? souffle Johann en dardant son regard sur mon visage comme si elle voulait sonder ce qu'il se passe sous mon crâne.
Inspire, expire. Inspire, expire.
Les parents qui s'étaient détournés sitôt la photo prise pour admirer le paysage refocusent alors leur attention sur nous. Sur moi. Je me sens alors honteuse et... effrayée. Zut, Constance, reprend-toi. Tu leur as assuré que tu gérais la situation. Que tu gérais tes émotions. Rappelle-toi.
Je secoue vivement la tête en feignant un rire qui se coince dans ma gorge. Vite. Trouver quelque chose. Une vérité. Vite...
Car oui, je ne sais pas mentir, c'est peine perdue.
- Mais rien ! Rooh, être ici avec vous, ça m'a juste... un peu émue c'est tout. J'suis contente d'être là avec vous, c'est tout.
Je sens le regard de mes parents, mon visage me chauffe et je prend soin d'éviter de croiser leurs regards, préférant croiser ceux de Michael et Johann. Ma réponse semble les contenter et leurs visages se parent d'un air attendri.
- Ooooh Constance, viens là qu'j'te fasse un bisou ! s'exclame Jo en m'enlaçant et déposant un baiser dans mes cheveux.
- Ouais câlin collectif ! s'exclame Michael en écartant vivement ses longs bras et nous ensserrant toutes les deux dans une étreinte.
Nos rires se mêlent et le mien meurt sur mes lèvres lorsque finalement, toujours dans leurs bras, je croise le regard de Maman - toujours positionnée aux côtés de Papa.
Une boule se forme dans ma gorge quand mes prunelles se fixent aux siennes.
Ce n'est pas un air attendri qui habille son visage mais plutôt un air inquiet. S'inquiète-t-elle que je fasse une bourde ?
Le bras de Papa encadre alors les épaules de Maman, attirant mon attention vers son visage :
- Vous êtes mignons les enfants. Par contre, je ne sais pas si l'on doit se sentir exclus ou non ? Vous nous proposez même pas de nous joindre à vous. Si vous voulez qu'on vous laisse hein... fit-il d'un air léger.
Merci Papa, merci de détourner les pensées de Maman. Celle-ci détache son regard de mon visage pour le reporter sur Papa tandis que Michael et Johann s'écartent légèrement.
- Bah, j'ai dis ! J'ai dis "câlin collectif" non ? fait mine de s'indigner Micha. Pas ma faute si vous avez raté l'coche.
Papa embrasse le front de Maman comme s'il voulait en chasser les pensées soucieuses.
- Ah ? J'avais pas compris l'message... Bon, vous avez faim ou vous êtes motivés pour une petite balade ? J'ai préparé des sandwichs tout à l'heure donc on n'a pas vraiment d'horaire fixe pour ce midi.
- On peut les mettre dans un sac et partir en balade ? propose alors Maman. On pourra se poser quand on aura faim.
Nous étions tous d'accord et retournons à la voiture pour préparer le sac.
- Dis, Pete, est ce que par hasard tu aurais une paire de jumelles dans ton sac ? demande innocemment Michael sous mon regard étonné. Bah oui, pour mieux observer, fit-il à mon attention. Qui sait, y'a p't'être des aigles et des loups...
- J'ai lu qu'il y avait une faune très diversifiée, approuve Jo avant de préciser qu'il n'y avait pour autant pas de traces de loups ou de si grands rapaces.
Je me rappelle alors la brochure qu'elle mentionne et rebondis sur son propos, enthousiaste :
- Ah voui, j'me souviens de cette brochure. Elle expliquait pas mal de choses ! Il y aurait des buses, éperviers, des lézards et serpents...
- Et des mammifères comme des chevreuils, renards... acquiesce Jo en souriant.
- Et des loutres ! Et des blaireaux aussi.
- Les chauves-souris, rappelle-toi ! Mais je doute qu'on en croise de jour...
J'acquiesce, le regard brillant, c'est dommage pour les chauves-souris mais j'espère qu'on aura la chance d'apercevoir au moins l'un des autres.
Ce serait drôle de croiser un blaireau...
5ème Année RP ~ #81186a ~ ~ ~En retour progressif ~ ~
Appelle-moi "C", ou "Plume de Consty" ~ Joueuse chez les Hel's
De l'autre côté de la Manche
Jour 6 : randonnée
Le "GR", ce chemin balisé qui pouvait vous emmener partout où vous le souhaitiez tant que vous avez de bonnes chaussures et des yeux grands ouverts. Nous étions arrivés hier en Terre de Brocéliande en commençant pas la Chambre au Loup et avions poursuivit notre découverte par la visite de Paimpont - dont son Abbaye - avec un détour à l'Office de Tourisme où les parents ont sympathisé avec les locaux. On en est ressorti avec tout plein d'infos pleins la tête et avions terminé notre après-midi près de l'Etang, en mode dégustation de mets locaux.
Aujourd'hui, c'était "randonnée" au programme ! Après une boucle de quelques kilomètres ce matin - en passant par l'Arbre d'Or, le Miroir aux Fées et un bout du Val sans Retour - d'où nous étions ressortis indemnes - pour remonter sur les hauteurs et profiter du panorama d'arbres à perte de vue, nous nous étions arrêtés sur ces mêmes hauteurs faites de rochers granitiques. Le soleil breton commençait à taper un peu fort, heureusement que nous étions paré. Et c'est le coeur léger, détendus, qu'on a déballé nos sandwichs, lunettes vissées sur le nez, appréciant la vue.
Il faut dire que celle-ci ne peut laisser indifférente. Malgré les groupes de touristes qui arpentent ses chemins l'été, le lieu respire étrangement une certaine tranquillité. Et puis, il faut dire que... je me sens étrange happée par cet endroit - comme s'il dégageait une sorte de magnétisme sur ma personne - à moins que ce ne soit que dans ma tête.
C'est plus fort que moi, les connaissances que j'ai pu acquérir en cours d'Histoire avec Miss Lydon, sur Merlin l'Enchanteur, Morgane, etc... tout cela remonte à la surface. Car pour les "moldus", tout ceci n'est que légendes ; pour la communauté dont je fais dorénavant partie, c'est une part du Patrimoine Culturel Sorcier. J'en suis venue à me demander si d'ailleurs, ce serait logique après tout, il n'y aurait pas des sorciers et sorcières sur ces chemins. Ce n'est pas comme si c'était marqué sur le front. Il suffit qu'iels s'habillent "normalement" et iels passeront alors inapperçu.e.s. Alors, cette pensée en tête, je me suis surprise à laisser traîner une oreille quand on dépassait un groupe, ou couler un regard quand une personne était habillée un peu bizarre. Johann et Michael n'ont apparemment rien remarqué - si j'omet une remarque de Micha du genre "bah, alors, mon regarde le menu ?". Non mais la blague quoi, merci Micha. Quelle subtilité !
Dernier croc dans ma pomme, je lance mon trognon dans les broussailles avant de checker mes lacets. Papa replace déjà son sac à dos sur ses épaules tandis que Michael et Johann sont penchés sur la carte IGN, traçant de leurs doigts le chemin qu'on avait prévu de parcourir cet après-midi. Combien de kilomètres déjà ? Je ne sais plus, mais plus que d'habitude, ça c'est certain. Dernière gorgée d'eau, on ressert la queue de cheval et hop, nous y retournons.
Tandis que seul le bruit des gravillons rompt le silence, à part un pépiement d'oiseau ici ou là, je me laisse envahir par le calme environnant. C'est vraiment bizarre, cette sensation de... je ne sais comment la définir. Mais elle laisse comme un picotement sur ma peau et parfois, trop souvent, l'impression d'être observée. Pour autant, je garde ces sensations pour moi.
Nous nous enfonçons dans un chemin boisé où la voûte des arbres centenaires, pour certains, nous offre une ombre bienvenue en cette après-midi estivale. Objectif, la fontaine de Barenton jusqu'au Lac de Viviane et son grand Château de Comper, en passant par le Chêne Guillotin.
La fontaine serait célèbre, selon Johann, pour sa propension à exaucer des voeux. L'eau serait... magique ? Fruit de contes locaux, ou véridique, je ne sais pas trop comment me positionner sur ce sujet. Surtout avec Maman à côté qui, je le sens, parfois m'observe alors qu'on discute entre ados. Mais je feins de ne pas voir ses regards en coin et je remercie le ciel que Papa soit là pour détourner son attention. Fais moi confiance Man, c'est pas en me zieutant toutes les 10minutes que tu vas diminuer le risque que je fasse une bourde.
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5ème Année RP ~ #81186a ~ ~ ~En retour progressif ~ ~
Appelle-moi "C", ou "Plume de Consty" ~ Joueuse chez les Hel's
Vendredi 16 juillet
Coeur de la Forêt de Brocéliande
Début d'après-midi
Coeur de la Forêt de Brocéliande
Début d'après-midi

Le "GR", ce chemin balisé qui pouvait vous emmener partout où vous le souhaitiez tant que vous avez de bonnes chaussures et des yeux grands ouverts. Nous étions arrivés hier en Terre de Brocéliande en commençant pas la Chambre au Loup et avions poursuivit notre découverte par la visite de Paimpont - dont son Abbaye - avec un détour à l'Office de Tourisme où les parents ont sympathisé avec les locaux. On en est ressorti avec tout plein d'infos pleins la tête et avions terminé notre après-midi près de l'Etang, en mode dégustation de mets locaux.
Aujourd'hui, c'était "randonnée" au programme ! Après une boucle de quelques kilomètres ce matin - en passant par l'Arbre d'Or, le Miroir aux Fées et un bout du Val sans Retour - d'où nous étions ressortis indemnes - pour remonter sur les hauteurs et profiter du panorama d'arbres à perte de vue, nous nous étions arrêtés sur ces mêmes hauteurs faites de rochers granitiques. Le soleil breton commençait à taper un peu fort, heureusement que nous étions paré. Et c'est le coeur léger, détendus, qu'on a déballé nos sandwichs, lunettes vissées sur le nez, appréciant la vue.
Il faut dire que celle-ci ne peut laisser indifférente. Malgré les groupes de touristes qui arpentent ses chemins l'été, le lieu respire étrangement une certaine tranquillité. Et puis, il faut dire que... je me sens étrange happée par cet endroit - comme s'il dégageait une sorte de magnétisme sur ma personne - à moins que ce ne soit que dans ma tête.
C'est plus fort que moi, les connaissances que j'ai pu acquérir en cours d'Histoire avec Miss Lydon, sur Merlin l'Enchanteur, Morgane, etc... tout cela remonte à la surface. Car pour les "moldus", tout ceci n'est que légendes ; pour la communauté dont je fais dorénavant partie, c'est une part du Patrimoine Culturel Sorcier. J'en suis venue à me demander si d'ailleurs, ce serait logique après tout, il n'y aurait pas des sorciers et sorcières sur ces chemins. Ce n'est pas comme si c'était marqué sur le front. Il suffit qu'iels s'habillent "normalement" et iels passeront alors inapperçu.e.s. Alors, cette pensée en tête, je me suis surprise à laisser traîner une oreille quand on dépassait un groupe, ou couler un regard quand une personne était habillée un peu bizarre. Johann et Michael n'ont apparemment rien remarqué - si j'omet une remarque de Micha du genre "bah, alors, mon regarde le menu ?". Non mais la blague quoi, merci Micha. Quelle subtilité !
Dernier croc dans ma pomme, je lance mon trognon dans les broussailles avant de checker mes lacets. Papa replace déjà son sac à dos sur ses épaules tandis que Michael et Johann sont penchés sur la carte IGN, traçant de leurs doigts le chemin qu'on avait prévu de parcourir cet après-midi. Combien de kilomètres déjà ? Je ne sais plus, mais plus que d'habitude, ça c'est certain. Dernière gorgée d'eau, on ressert la queue de cheval et hop, nous y retournons.
Tandis que seul le bruit des gravillons rompt le silence, à part un pépiement d'oiseau ici ou là, je me laisse envahir par le calme environnant. C'est vraiment bizarre, cette sensation de... je ne sais comment la définir. Mais elle laisse comme un picotement sur ma peau et parfois, trop souvent, l'impression d'être observée. Pour autant, je garde ces sensations pour moi.
Nous nous enfonçons dans un chemin boisé où la voûte des arbres centenaires, pour certains, nous offre une ombre bienvenue en cette après-midi estivale. Objectif, la fontaine de Barenton jusqu'au Lac de Viviane et son grand Château de Comper, en passant par le Chêne Guillotin.
La fontaine serait célèbre, selon Johann, pour sa propension à exaucer des voeux. L'eau serait... magique ? Fruit de contes locaux, ou véridique, je ne sais pas trop comment me positionner sur ce sujet. Surtout avec Maman à côté qui, je le sens, parfois m'observe alors qu'on discute entre ados. Mais je feins de ne pas voir ses regards en coin et je remercie le ciel que Papa soit là pour détourner son attention. Fais moi confiance Man, c'est pas en me zieutant toutes les 10minutes que tu vas diminuer le risque que je fasse une bourde.
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De l'autre côté de la Manche
Jour 7 : passeport
En route vers la Bretagne, cette partie de la France qui partage un bout d'Histoire touchant autant la communauté sorcière que non-sorcière. Seigneur que j'ai hâte ! Les parents sont en mode "bande organisée", ça parle logistique, airbnb, GPS, billets de ferry et d'autres trucs qui m'intéresse bien moins que le contenu du séjour à venir. Nous allons commencer par St Malo et ses alentours, descendrons bien évidemment dans la Forêt de Brocéliande avant de survoler le... Golfe du Morbihan et de faire un crochet à un autre endroit. A les entendre - et vu tout ce qu'on peut trouver sur internet - c'est comme si cette partie de la France représente un petit pays à part entier. Apparemment, ils auraient même leur langue locale et tout. J'espère qu'on arrivera à se faire comprendre et... à comprendre.
Papa gare la voiture sur le parking devant l'embarcadère. C'est l'heure du dernier check-list de la journée :
- Bon, vous êtes sûrs que vous n'avez rien oublié ?
- En même temps, il est un peu tard pour faire demi-tour, tentais-je avec un petit sourire entendu avant de me taire tout à fait vu le regard sérieux de Papa. Si on peut même plus déconner...
- Trousse de toilette, brosse à dents, dentifrice -
- Check, intervient Maman avec un petit sourire en coin.
- Sacs de couchage, lampe torche
- Check, interviennent alors de concert Jo et Michael.
- Billets de -
- Check ! fit-elle en montrant la pochette plastique contenant les précieux sésames pour embarquer dans moins d'une demi-heure.
- Passeports ?
- Check ! fit tout le monde y compris moi-même lorsque Jo me pousse du coude amicalement.
- Frigo et gazinière éteints ?
- Je l'espère... soupire Maman avec un bout de sourire qui me fait pouffer.
- Maillot d'bain ? tente alors Michael en levant un index, l'air important.
- Check ! on répond avec Jo en se coulant un regard complice.
- Cassettes Premium Vintage retraçant toute la discographie d'ABBA ? fit alors Maman, l'humour transperçant dans sa voix.
- Check ! On est tout bon alors ! s'exclame joyeusement Papa en remettant le contact de la clé, puis prenant la direction du fléchage pour les voitures embarquant ce soir, tandis que tout le monde ne peut s'empêcher de sourire d'un air amusé. Aaaah Papa.
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Dimanche 11 juillet
Portsmouth
Portsmouth
Reducio
![]() Pete Nelson #bc7410 | ![]() Mary Nelson #bb9311 |
![]() Michael Lewis #Orangered |
![]() Johann Harris #d2468a |
En route vers la Bretagne, cette partie de la France qui partage un bout d'Histoire touchant autant la communauté sorcière que non-sorcière. Seigneur que j'ai hâte ! Les parents sont en mode "bande organisée", ça parle logistique, airbnb, GPS, billets de ferry et d'autres trucs qui m'intéresse bien moins que le contenu du séjour à venir. Nous allons commencer par St Malo et ses alentours, descendrons bien évidemment dans la Forêt de Brocéliande avant de survoler le... Golfe du Morbihan et de faire un crochet à un autre endroit. A les entendre - et vu tout ce qu'on peut trouver sur internet - c'est comme si cette partie de la France représente un petit pays à part entier. Apparemment, ils auraient même leur langue locale et tout. J'espère qu'on arrivera à se faire comprendre et... à comprendre.
Papa gare la voiture sur le parking devant l'embarcadère. C'est l'heure du dernier check-list de la journée :
- Bon, vous êtes sûrs que vous n'avez rien oublié ?
- En même temps, il est un peu tard pour faire demi-tour, tentais-je avec un petit sourire entendu avant de me taire tout à fait vu le regard sérieux de Papa. Si on peut même plus déconner...
- Trousse de toilette, brosse à dents, dentifrice -
- Check, intervient Maman avec un petit sourire en coin.
- Sacs de couchage, lampe torche
- Check, interviennent alors de concert Jo et Michael.
- Billets de -
- Check ! fit-elle en montrant la pochette plastique contenant les précieux sésames pour embarquer dans moins d'une demi-heure.
- Passeports ?
- Check ! fit tout le monde y compris moi-même lorsque Jo me pousse du coude amicalement.
- Frigo et gazinière éteints ?
- Je l'espère... soupire Maman avec un bout de sourire qui me fait pouffer.
- Maillot d'bain ? tente alors Michael en levant un index, l'air important.
- Check ! on répond avec Jo en se coulant un regard complice.
- Cassettes Premium Vintage retraçant toute la discographie d'ABBA ? fit alors Maman, l'humour transperçant dans sa voix.
- Check ! On est tout bon alors ! s'exclame joyeusement Papa en remettant le contact de la clé, puis prenant la direction du fléchage pour les voitures embarquant ce soir, tandis que tout le monde ne peut s'empêcher de sourire d'un air amusé. Aaaah Papa.
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Reducio
- Votre PJ est présent ? oui
- Nom et prénom du PNJ (+ lien avec votre PJ + utilisation "actif" ou "prétexte") : Mary Nelson (mère), Pete Nelson (père), Michael Lewis (BFF) et Johann Harris (BFF) = tous actifs dans ce post
- Lien vers la fiche du PNJ : lien vers le post déclarant vos PNJ dans l'index des PNJ
- Intérêt d'utiliser ce(s) PNJ dans ce RP précis pour votre PJ : récit (en recueil d'OS) des vacances en Bretagne de Constance, ses deux BFF moldus et ses parents l'été 49
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Appelle-moi "C", ou "Plume de Consty" ~ Joueuse chez les Hel's
De l'autre côté de la Manche
Jour 8 : marche
Vendredi 16 juillet
Fontaine de Barenton
Après-midi
Nous voilà donc arrivés à la Fontaine de Barenton. Maman sort déjà son livret full de légendes en tout sens qu'elle a acheté à l'Office de Tourisme hier. Déjà, elle commence à lire à haute-voix un passage, alors que nous observons avec circonspection ce long trou perclu de pierres en forme de tombe :
- Lorsqu’Yvain, le Chevalier au Lion, arrive à Barenton, il saisit le bassin en or accroché à la branche d’un pin, le plonge dans la fontaine et déverse l’eau sur le perron. Immédiatement, le ciel bleu s’assombrit, la pluie s’abat sur la forêt et les éclairs irradient le ciel. Après quelques terribles minutes, l’orage cesse enfin. Surgit alors au grand galop le Chevalier Noir, gardien de la fontaine. Un terrible combat s’engage entre les deux hommes… Yvain triomphe, c’est le début de nouvelles aventures.
- Encore aujourd’hui, on raconte que si de l’eau est versée sur le perron de la fontaine, la foudre et la tempête se déclenchent instantanément… lit à sa suite Papa par-dessus son épaule.
- Je croyais avoir lu qu'il s'agissait de la fontaine qui "prédisait" l'avenir car elle produit des bulles, on ne sait pas trop pourquoi, scientifiquement parlant, et qu'il est dit que faire un voeu lorsqu'elles apparaissent donne plus de chance qu'il se -
- Réalise ? termine Michael, l'oeil sceptique et le sourire désabusé.
- C'est c'que j'ai lu, hausse les épaules ma meilleure amie.
J'approche un peu plus du bord, en proie à mes pensées. Je suis bien la mieux placée pour savoir que derrière chaque mythe, chaque légende, il y a un fond de vérité. Je ne devrais pas rester là, si ? fit une petite voix dans ma tête. Il faut que je reste prudente, qui sait si ma Magie ne pourrait pas provoquer quelque chose...
Est ce que Maman a pensé soudainement à la même chose que moi ?
- Évite de tomber Constance...
Je lui lance un regard désabusé alors que Michael profite de la perche pour continuer la plaisanterie :
- Ce serait dommage de t'péter une cheville.
- Ouais ouais c'est sûr...
- T'as raison Johann, reprend Papa, les yeux rivés au livret qu'il avait récupéré des mains de Maman. Les locaux pensent cela en partie du fait que ces bouillonnements sont peu fréquents en plus de ne pas avoir d'explications scientifiques avérées.
- En même temps, un soupçon de Magie, c'est toujours chouette non ? sourit joyeusement le boute-en-train qui me sert de BFF.
Je me fige à ces mots, soudainement mal à l'aise. La dernière fois qu'un "soupçon" de magie l'a effleuré, il en a perdu, tout comme Johann, un bon bout de mémoire.
Reculant précipitamment, sans réfléchir, j'ai le besoin urgent, immédiat, de m'écarter de toute potentielle source de magie alors que Johann et Michael sont près de moi.
Est ce que mes parents ont perçu mon malaise ? Sûrement. Papa a posé sa main sur le bras de Maman, dans une apparente tentative de calme. Je sourie, un peu fébrilement jusqu'à ce que Papa nous sorte d'une impasse :
- Fais attention à ce que tu souhaite, Michael. Il est indiqué ici que cette fontaine a le don de prévoir ton mariage dans l'année, fit-il d'un air sérieux en pointant le livret. Tu es un peu trop jeune à mon avis, mmmh ?
Je coule un regard prudent vers Maman dont le regard me transperce. J'ai envie de la rassurer et en même temps de lui crier de se retenir de me mettre la pression avec son regard. Bien évidemment, je m'abstiens et propose qu'on reprenne le chemin.
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5ème Année RP ~ #81186a ~ ~ ~En retour progressif ~ ~
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Vendredi 16 juillet
Fontaine de Barenton
Après-midi
Reducio
![]() Pete Nelson #bc7410 | ![]() Mary Nelson #bb9311 |
![]() Michael Lewis #Orangered |
![]() Johann Harris #d2468a |
Nous voilà donc arrivés à la Fontaine de Barenton. Maman sort déjà son livret full de légendes en tout sens qu'elle a acheté à l'Office de Tourisme hier. Déjà, elle commence à lire à haute-voix un passage, alors que nous observons avec circonspection ce long trou perclu de pierres en forme de tombe :
- Lorsqu’Yvain, le Chevalier au Lion, arrive à Barenton, il saisit le bassin en or accroché à la branche d’un pin, le plonge dans la fontaine et déverse l’eau sur le perron. Immédiatement, le ciel bleu s’assombrit, la pluie s’abat sur la forêt et les éclairs irradient le ciel. Après quelques terribles minutes, l’orage cesse enfin. Surgit alors au grand galop le Chevalier Noir, gardien de la fontaine. Un terrible combat s’engage entre les deux hommes… Yvain triomphe, c’est le début de nouvelles aventures.
- Encore aujourd’hui, on raconte que si de l’eau est versée sur le perron de la fontaine, la foudre et la tempête se déclenchent instantanément… lit à sa suite Papa par-dessus son épaule.
- Je croyais avoir lu qu'il s'agissait de la fontaine qui "prédisait" l'avenir car elle produit des bulles, on ne sait pas trop pourquoi, scientifiquement parlant, et qu'il est dit que faire un voeu lorsqu'elles apparaissent donne plus de chance qu'il se -
- Réalise ? termine Michael, l'oeil sceptique et le sourire désabusé.
- C'est c'que j'ai lu, hausse les épaules ma meilleure amie.
J'approche un peu plus du bord, en proie à mes pensées. Je suis bien la mieux placée pour savoir que derrière chaque mythe, chaque légende, il y a un fond de vérité. Je ne devrais pas rester là, si ? fit une petite voix dans ma tête. Il faut que je reste prudente, qui sait si ma Magie ne pourrait pas provoquer quelque chose...
Est ce que Maman a pensé soudainement à la même chose que moi ?
- Évite de tomber Constance...
Je lui lance un regard désabusé alors que Michael profite de la perche pour continuer la plaisanterie :
- Ce serait dommage de t'péter une cheville.
- Ouais ouais c'est sûr...
- T'as raison Johann, reprend Papa, les yeux rivés au livret qu'il avait récupéré des mains de Maman. Les locaux pensent cela en partie du fait que ces bouillonnements sont peu fréquents en plus de ne pas avoir d'explications scientifiques avérées.
- En même temps, un soupçon de Magie, c'est toujours chouette non ? sourit joyeusement le boute-en-train qui me sert de BFF.
Je me fige à ces mots, soudainement mal à l'aise. La dernière fois qu'un "soupçon" de magie l'a effleuré, il en a perdu, tout comme Johann, un bon bout de mémoire.
Reculant précipitamment, sans réfléchir, j'ai le besoin urgent, immédiat, de m'écarter de toute potentielle source de magie alors que Johann et Michael sont près de moi.
Est ce que mes parents ont perçu mon malaise ? Sûrement. Papa a posé sa main sur le bras de Maman, dans une apparente tentative de calme. Je sourie, un peu fébrilement jusqu'à ce que Papa nous sorte d'une impasse :
- Fais attention à ce que tu souhaite, Michael. Il est indiqué ici que cette fontaine a le don de prévoir ton mariage dans l'année, fit-il d'un air sérieux en pointant le livret. Tu es un peu trop jeune à mon avis, mmmh ?
Je coule un regard prudent vers Maman dont le regard me transperce. J'ai envie de la rassurer et en même temps de lui crier de se retenir de me mettre la pression avec son regard. Bien évidemment, je m'abstiens et propose qu'on reprenne le chemin.
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- Nom et prénom du PNJ (+ lien avec votre PJ + utilisation "actif" ou "prétexte") : Mary Nelson (mère), Pete Nelson (père), Michael Lewis (BFF) et Johann Harris (BFF) = tous actifs dans ce post
- Lien vers la fiche du PNJ : lien vers le post déclarant vos PNJ dans l'index des PNJ
- Intérêt d'utiliser ce(s) PNJ dans ce RP précis pour votre PJ : récit (en recueil d'OS) des vacances en Bretagne de Constance, ses deux BFF moldus et ses parents l'été 49
5ème Année RP ~ #81186a ~ ~ ~En retour progressif ~ ~
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