Vacances au pays des Erklings
Fin mars 2050.
Avec @Cinaed Wallace et @Adélaïde Brennen.
Avec @Cinaed Wallace et @Adélaïde Brennen.

Le port moldu de Bremerhaven - beaucoup de vent, quelques mouettes, et peu de passage. Il fallait dire que l’endroit n’était pas vraiment touristique, et ils étaient en plein mois de mars. Et il était tôt, très tôt.
Le port s’étendait devant elle, vaste et presque désert, à peine animé par le bruit lointain des conteneurs déplacés par d’énormes grues. L’odeur du sel et du poisson imprégnait l’air, mêlée aux effluves de mazout des bateaux amarrés. L’eau, sombre et mouvante, reflétait les lumières jaunes des lampadaires encore allumés à cette heure matinale. Par endroits, des cordages traînaient sur les quais, vestiges de manœuvres nocturnes. Quelques silhouettes emmitouflées marchaient rapidement, têtes baissées contre le vent mordant.
Néanmoins, pour une personne comme Morgan, la simple vision de la mer ou de l'océan avait quelque chose de réconfortant - et de nostalgique, lorsqu’elle se perdait dans la contemplation. Née de la mer, son prénom ne pouvait être plus juste, comme elle l’avait d’innombrables fois entendus dans son enfance, pour justifier de son manque de concentration lors des réunions de famille et des leçons d’histoire galloise à la Tour, qui se trouvait au bord de la baie de Cardigan. Elle n’avait jamais su l’expliquer, pas vraiment. Mais cela n’importait peu - elle ne comptait pas finir comme ces sorciers, obsédés par la nécessité de trouver un sens à tout, et surtout, elle avait bien d’autres choses à faire sur la terre ferme.
Comme cette fichue mèche de cheveux qui lui fouettait inlassablement le visage, malgré ses efforts pour la coincer derrière son oreille ou l’intégrer à sa coiffure.
Saleté de vent allemand.
Elle consulta sa montre. Cinaed et Adélaïde ne devraient pas tarder à être réveillés.
Morgan s’engouffra dans une ruelle discrète et transplana.
°°°
Voyage touristique : tel était le motif officiellement communiqué par hibou au service de régulation terrestre afin d’obtenir leur autorisation de sortie du territoire. Une raison simple, pour un projet bien plus flou…
Projet qui avait démarré à Berlin deux jours plus tôt, en passant par le Magic’port de Londres, où ils avaient été accueillis par un grand cousin de Morgan : le cousin maternel de son grand-père, Ludwig, et neveu de sa défunte arrière-grand-mère. C’était son arrière-grand-tante qui avait insisté, en apprenant leur passage par une lettre de Ludwig.
Morgan n’avait pas été à l’aise à l’idée de loger chez les Feuerbach, même pour quelques jours. Il fallait dire qu’ils représentaient une branche assez méconnue de son arbre généalogique, malgré les liens de Ludwig avec eux. Pas mieux que des inconnus.
Il était étrange, de voir ces visages qui lui rappelaient de vieux tableaux de famille, mais dont elle ne connaissait que peu de chose. Les repas s’étaient déroulés dans une ambiance cordiale, mais Morgan s’était surprise à surveiller ses moindres gestes, pesant chaque mot, redoutant de commettre une quelconque maladresse. Ce n’était pas un sentiment inconnu pour elle, mais un bien vieux, remontant à son enfance. Sans compter cette dernière année, ses manières étaient loin d’être une préoccupation - après tout, lorsque l’on voyait le genre de personne et les cercles qu’elle avait pu fréquenter ces dix dernières années…
Néanmoins, elle avait accepté – et c’est ainsi qu’ils avaient passé les deux jours suivants à Brême, qui était plus proche de leur destination finale.
Et aujourd’hui était le jour du départ.
I cast happiness upon y'all — while robbing you of a few Galleons, of course.
InRP, professeure remplaçante de DcFM arrivée le 1er juin 2051.
#BotrucSuprématie #Le M c'est le S #4f246b
InRP, professeure remplaçante de DcFM arrivée le 1er juin 2051.
#BotrucSuprématie #Le M c'est le S #4f246b
Vacances au pays des Erklings
Cinaed n'avait pas aussi bien dormi depuis longtemps. Les deux nuits qu'il avait passées à ronfler dans un oreiller bien plus couteux que le sien lui avaient bien plu. Il en avait même un peu oublié pourquoi il était la en premier lieu. Enfin, il n'avait pas trop compris tout court de base : Morgan avait besoin de compagnie alors Cinaed était là. Il lui en fallait peu, à l'ébéniste. Elle était venue lui parler de son voyage, il avait compris qu'elle ne voulait pas y aller seule et avait fait ses bagages. Il avait été un peu triste de laisser sa boutique fermée durant les deux semaines où il en serait loin - surtout qu'il avait un projet en cours - mais finalement, tout s'était goupillé comme il le fallait parce qu'il avait enfin eu les fonds et les autorisations pour faire des travaux.
Ewan lui en voudrait sûrement à son retour de l'avoir laissé gérer tout ça tout seul mais Cinaed lui avait dessiné un plan clair et précis de ce qu'il voulait alors le roux n'avait qu'à attendre que les travaux soient finis et tout ranger comme son idiot d'associé le souhaitait. Le brun lui faisait plus confiance qu'à n'importe qui et ne s'inquiétait donc pas d'être déçu d'une quelconque façon. Ewan lui laissait bien sa progéniture alors il était tout naturel pour l'écossais de lui laisser sa boutique qui était probablement aussi importante à ses yeux qu'aurait pu l'être un enfant. Probablement plus, d'ailleurs.
Le presque quarantenaire se redressa difficilement, s'appuyant sur ses avants bras pour sortir son visage de l'oreiller qu'il appréciait tant. Observant autour de lui, il se demanda un instant combien de temps il avait dormi. Il avait l'impression d'avoir passé son temps à roupiller entre deux repas et quelques conneries chantonnées pour décoincer un peu Morgan qui avait semblé étrange depuis leur arrivée ici. Elle donnait l'impression de marcher sur des œufs, si bien que Cinaed avait lui aussi fait un petit effort pour ne pas la stresser encore plus. Cependant, dans le dos de sa famille, il ne s'était pas gêné pour être le joyeux luron que Morgan connaissait et semblait apprécier par l'opération du saint esprit. Une petite voix dans sa tête lui indiqua que le trio partirait dans la journée mais Cinaed ne s'inquiéta pas une seconde d'être en retard. Peut-être que Brennen - qui avait été, elle aussi, embarquée dans l'aventure - lui ferait un reproche mais Morgan se contenterait probablement d'un regard amusé et d'une phrase un peu cassante comme il les aimait.
Il finit par se redresser et par sortir du lit avant de se diriger vers ce qu'il savait être la salle de bain qu'on leur avait indiquée à l'arrivée. Si Brennen avait été dégoûtée de devoir partager la douche avec l'ébéniste, elle n'en avait rien dit et Cinaed était parti du principe que, tant qu'il nettoyait bien derrière lui, tout irait bien. Il n'avait pas voulu l'embêter alors qu'elle ne semblait toujours pas avoir entièrement digéré le fait qu'il couche avec Simon. Même si elle les avait déjà plusieurs fois croisés dans des positions compromettantes, Cinaed avait l'impression de lui rappeler à chaque fois un véritable cauchemar vivant quand elle se souvenait de leur lien. Cela dit, il avait aussi la sensation de se rapprocher d'elle petit à petit. Il était content, mais ça voulait aussi dire qu'il ne pouvait pas se permettre de l'énerver pour quelques cheveux ou une brosse abandonnée. Et, après tout, il n'habitait plus seul même en dehors depuis une grosse dizaine de jours et avait repris l'habitude de faire attention après ses passages avec Magnus alors ça n'était pas difficile non plus.
Sous le jet d'eau pratiquement bouillante, il pensa quelques secondes à son nouveau colocataire qu'il avait abandonné avec un mot sur la table et avec qui il avait échangé quelques SMS quand il avait pu faire fonctionner son téléphone. Il était mort, depuis, et Cinaed ne savait pas quand il pourrait retrouver de quoi le faire charger mais ça ne faisait rien. Nul doute qu'il aurait beaucoup de choses à raconter au cracmol une fois rentré. Ça tombait bien puisque son ami - Cinaed pouvait-il le considérer comme un bon ami depuis le temps ? - était capable de l'écouter babiller plus longtemps que Ewan lui-même.
Après s'être séché sommairement les cheveux en les frottant violemment avec la serviette qu'il pensait bien être la sienne, l'ébéniste tourna sur lui-même quelques secondes histoire de retrouver l'emplacement où il aurait pu poser ses vêtements. Finalement, seul son bas de pyjama posé tristement à côté de la douche sembla faire connaître sa présence et Cinaed cligna des yeux. Finalement, il sembla accepter l'idée d'avoir oublié la moitié de ses affaires dans sa chambre - ce qui n'était, finalement, pas très étonnant - et se contenta de nouer sa serviette autour de ses hanches avant de draper le pantalon en coton sur son avant bras. Sa chambre n'était pas très loin, à seulement quelques portes de là et la maison avait l'air assez vide. Par le passé, elle avait dû accueillir bien plus de monde mais semblait aujourd'hui un peu triste.
Il ouvrit la porte de la salle de bain à la volée, balançant le battant avec une énergie certaine avant de poser un pied dehors. Il frissonna face au froid du couloir avant d'ajuster sa serviette et de se tourner vers la gauche dans l'optique de rejoindre sa chambre. Le visage fermé de Morgan lui fit face et l'ébéniste se retrouva à hurler en sursautant. Ce n'était pas qu'il était dérangé d'être nu en présence de Morgan - en fait, si elle lui avait proposé, il aurait été content - mais simplement qu'il ne s'attendait pas à voir l'employée à cet instant précis. Et, si quelqu'un avait fait une remarque sur la monté dans les aigus de son cri, Cinaed l'aurait ignoré. Tout comme il ignorerait quiconque lui rappellerait sa chute vers l'arrière alors qu'il s'étalait cul par terre en essayant de se rattraper sans lâcher son pantalon ni la sainte serviette qui semblait le protéger de tous les maux de la terre.
Il observa avec de gros yeux la brune en face de lui, une main tirant la serviette pour cacher ce qui devait l'être avant d'éclater de rire. Par Merlin, Morgan ! Me fait pas peur comme ça, bon dieu ! Il se redressa avec un équilibre précaire et fit un grand sourire à son amie. Tu v'nais m'chercher ? J'serais prêt d'ici 10 minutes je pense Il tira à nouveau sa serviette correctement et commença à s'éloigner dans le couloir en passant à côté d'elle. La frôlant, il tapa légèrement son poing libre contre son épaule. J'me dépêche, on part quand déjà ? Il enregistra d'une oreille distraite la réponse avant que la porte de sa chambre ne claque derrière lui et qu'il s'étire avant de fouiller dans son sac pour trouver un des pantalons qu'il avait emportés.
Il dégagea son plus beau costume sur le côté pour attraper un jean délavé et se dépêcha de l'enfiler après s'être couvert un minimum. Ensuite, il prit son temps pour ranger à nouveau son sac sans froisser sa robe de soirée : il l'avait prise en se disant que Morgan l'embarquerait probablement dans des histoires improbables et qu'il fallait être prêt à tout. Le futur lui donnerait peut-être raison ! Une fois heureusement habillé, il sorti à nouveau et observa le couloir à la recherche d'une des deux femmes ou des deux en même temps. Eh, ça vous dirait pas qu'on s'arrête boire un verre avant d'arriver là bas ?
@Magnus Wismer pour la mention.
Présence normale - Tutoyez moi !
Ewan lui en voudrait sûrement à son retour de l'avoir laissé gérer tout ça tout seul mais Cinaed lui avait dessiné un plan clair et précis de ce qu'il voulait alors le roux n'avait qu'à attendre que les travaux soient finis et tout ranger comme son idiot d'associé le souhaitait. Le brun lui faisait plus confiance qu'à n'importe qui et ne s'inquiétait donc pas d'être déçu d'une quelconque façon. Ewan lui laissait bien sa progéniture alors il était tout naturel pour l'écossais de lui laisser sa boutique qui était probablement aussi importante à ses yeux qu'aurait pu l'être un enfant. Probablement plus, d'ailleurs.
Le presque quarantenaire se redressa difficilement, s'appuyant sur ses avants bras pour sortir son visage de l'oreiller qu'il appréciait tant. Observant autour de lui, il se demanda un instant combien de temps il avait dormi. Il avait l'impression d'avoir passé son temps à roupiller entre deux repas et quelques conneries chantonnées pour décoincer un peu Morgan qui avait semblé étrange depuis leur arrivée ici. Elle donnait l'impression de marcher sur des œufs, si bien que Cinaed avait lui aussi fait un petit effort pour ne pas la stresser encore plus. Cependant, dans le dos de sa famille, il ne s'était pas gêné pour être le joyeux luron que Morgan connaissait et semblait apprécier par l'opération du saint esprit. Une petite voix dans sa tête lui indiqua que le trio partirait dans la journée mais Cinaed ne s'inquiéta pas une seconde d'être en retard. Peut-être que Brennen - qui avait été, elle aussi, embarquée dans l'aventure - lui ferait un reproche mais Morgan se contenterait probablement d'un regard amusé et d'une phrase un peu cassante comme il les aimait.
Il finit par se redresser et par sortir du lit avant de se diriger vers ce qu'il savait être la salle de bain qu'on leur avait indiquée à l'arrivée. Si Brennen avait été dégoûtée de devoir partager la douche avec l'ébéniste, elle n'en avait rien dit et Cinaed était parti du principe que, tant qu'il nettoyait bien derrière lui, tout irait bien. Il n'avait pas voulu l'embêter alors qu'elle ne semblait toujours pas avoir entièrement digéré le fait qu'il couche avec Simon. Même si elle les avait déjà plusieurs fois croisés dans des positions compromettantes, Cinaed avait l'impression de lui rappeler à chaque fois un véritable cauchemar vivant quand elle se souvenait de leur lien. Cela dit, il avait aussi la sensation de se rapprocher d'elle petit à petit. Il était content, mais ça voulait aussi dire qu'il ne pouvait pas se permettre de l'énerver pour quelques cheveux ou une brosse abandonnée. Et, après tout, il n'habitait plus seul même en dehors depuis une grosse dizaine de jours et avait repris l'habitude de faire attention après ses passages avec Magnus alors ça n'était pas difficile non plus.
Sous le jet d'eau pratiquement bouillante, il pensa quelques secondes à son nouveau colocataire qu'il avait abandonné avec un mot sur la table et avec qui il avait échangé quelques SMS quand il avait pu faire fonctionner son téléphone. Il était mort, depuis, et Cinaed ne savait pas quand il pourrait retrouver de quoi le faire charger mais ça ne faisait rien. Nul doute qu'il aurait beaucoup de choses à raconter au cracmol une fois rentré. Ça tombait bien puisque son ami - Cinaed pouvait-il le considérer comme un bon ami depuis le temps ? - était capable de l'écouter babiller plus longtemps que Ewan lui-même.
Après s'être séché sommairement les cheveux en les frottant violemment avec la serviette qu'il pensait bien être la sienne, l'ébéniste tourna sur lui-même quelques secondes histoire de retrouver l'emplacement où il aurait pu poser ses vêtements. Finalement, seul son bas de pyjama posé tristement à côté de la douche sembla faire connaître sa présence et Cinaed cligna des yeux. Finalement, il sembla accepter l'idée d'avoir oublié la moitié de ses affaires dans sa chambre - ce qui n'était, finalement, pas très étonnant - et se contenta de nouer sa serviette autour de ses hanches avant de draper le pantalon en coton sur son avant bras. Sa chambre n'était pas très loin, à seulement quelques portes de là et la maison avait l'air assez vide. Par le passé, elle avait dû accueillir bien plus de monde mais semblait aujourd'hui un peu triste.
Il ouvrit la porte de la salle de bain à la volée, balançant le battant avec une énergie certaine avant de poser un pied dehors. Il frissonna face au froid du couloir avant d'ajuster sa serviette et de se tourner vers la gauche dans l'optique de rejoindre sa chambre. Le visage fermé de Morgan lui fit face et l'ébéniste se retrouva à hurler en sursautant. Ce n'était pas qu'il était dérangé d'être nu en présence de Morgan - en fait, si elle lui avait proposé, il aurait été content - mais simplement qu'il ne s'attendait pas à voir l'employée à cet instant précis. Et, si quelqu'un avait fait une remarque sur la monté dans les aigus de son cri, Cinaed l'aurait ignoré. Tout comme il ignorerait quiconque lui rappellerait sa chute vers l'arrière alors qu'il s'étalait cul par terre en essayant de se rattraper sans lâcher son pantalon ni la sainte serviette qui semblait le protéger de tous les maux de la terre.
Il observa avec de gros yeux la brune en face de lui, une main tirant la serviette pour cacher ce qui devait l'être avant d'éclater de rire. Par Merlin, Morgan ! Me fait pas peur comme ça, bon dieu ! Il se redressa avec un équilibre précaire et fit un grand sourire à son amie. Tu v'nais m'chercher ? J'serais prêt d'ici 10 minutes je pense Il tira à nouveau sa serviette correctement et commença à s'éloigner dans le couloir en passant à côté d'elle. La frôlant, il tapa légèrement son poing libre contre son épaule. J'me dépêche, on part quand déjà ? Il enregistra d'une oreille distraite la réponse avant que la porte de sa chambre ne claque derrière lui et qu'il s'étire avant de fouiller dans son sac pour trouver un des pantalons qu'il avait emportés.
Il dégagea son plus beau costume sur le côté pour attraper un jean délavé et se dépêcha de l'enfiler après s'être couvert un minimum. Ensuite, il prit son temps pour ranger à nouveau son sac sans froisser sa robe de soirée : il l'avait prise en se disant que Morgan l'embarquerait probablement dans des histoires improbables et qu'il fallait être prêt à tout. Le futur lui donnerait peut-être raison ! Une fois heureusement habillé, il sorti à nouveau et observa le couloir à la recherche d'une des deux femmes ou des deux en même temps. Eh, ça vous dirait pas qu'on s'arrête boire un verre avant d'arriver là bas ?
@Magnus Wismer pour la mention.
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Présence normale - Tutoyez moi !
"Ton perso il a passé plus de temps à pécho qu'à taffer" - Nyxis Calderon
Capitaine Ad²OC du Nano 2025 !
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Vacances au pays des Erklings
Rares étaient les instants, depuis plusieurs années maintenant, où Adélaïde s'autorisaient à foncer, sans trop réfléchir. Au contraire, fréquentes étaient ces matinées où les pensées s'entortillaient, succombaient sous le poids d'une réflexion née d'une approbation sur un coup de tête. Alors aujourd'hui, au réveil, le souffle d'une femme songeuse se mêla à celui du vent claquant contre les vitres de la fenêtre trônant dans la chambre où elle avait peu dormi, au cours de la nuit passée. De toute évidence, là n'était pas le cas de tout le monde puisque parfois, l'écho d'un ronflement masculin parvenait à son oreille, et nulle fut la peine de deviner sans l'ombre d'un doute qu'il appartenait à Wallace, qui roupillait comme un enfant dans une chambre proche. La première interrogation était aussi logique qu'incompréhensible : comment s'était-elle véritablement retrouvée embarquée dans cette drôle d'expédition, au côté de Morgan — qu'elle se faisait un plaisir d'accompagner, et de l'ébéniste. Autant, cette première pouvait être facilement justifiable — les rapports qu'entretenaient les deux femmes étaient plutôt bons, il n'y avait aucun mal à ce fait. Autant, ce second, l'astronome le trouvait un peu plus étrange, surprenant. Elle n'irait cependant jusqu'à dire qu'il en était dérangeant de le constater, puisque par-delà sa plus profonde personne inchangeable et ses actes plutôt avenant, elle constatait avec surprise qu'il ne lui était pas si agaçant que cela. Adélaïde était restée sur cette entrevue en présence du brun qui fricotait avec son cher frère, et étonnement, l'image qu'elle tenait de lui ne cessait de s'améliorer. Peut-être — voire certainement, était-ce grâce aux paroles de Simon qui, suppliant, dépeignait le portrait de sa passion avec ferveur et alors, que pouvait-elle faire ! Si les deux appréciaient cette relation, aussi cabalistique soit-elle, qu'il en soit ainsi ! La rancœur quant à elle : dissipée, évaporée. La trentenaire n'avait jamais vraiment été du côté de la rancune, il s'agissait d'une position bien trop épuisante à tenir. Alors la voilà en cette douce Allemagne, en compagnie de Morgan et de cet homme avec qui elle commençait à étonnement bien s'entendre.
La lumière claire de la matinée, bien qu'occultée par les rideaux, parvint aux yeux de la femme qui, par dépit, quitta le confortable lit qu'on lui avait attribué à leur arrivée chez les Feuerbach. L'élégante maison où ces derniers logeaient la rappelait à des souvenirs bien flous, mais pourtant ancrés dans sa mémoire comme s'y accrocherait un tatouage, de par ces meubles aux formes si fines, ces tapis aux couleurs somptueuses, et ces lustres d'où parvenait une faible lueur mystérieuse... Mais sûrement fabulait-elle la beauté de cet endroit en le racolant à ces images lointaines de la résidence Brennen... Devant la glace, deux yeux gris reflétèrent une étincelle intriguée qui naissait alors ses pupilles, chassant ainsi toute trace d'inquiétude démesurée : s'en détacher un instant, et être présente pour Morgan, ainsi devait se dérouler le protocole qu'elle s'était elle-même ordonné de suivre. Telle devait être son utilité en ces lieux, même hantés de souvenirs.
Si certains prenaient leur temps pour se préparer, ce n'était pas le cas d'Adélaïde, ou du moins, pas aujourd'hui. Il fallait dire que depuis leur arrivée, elle avait quelque peu chamboulé ses habitudes pour se faire la plus présente possible, et éventuellement éviter de causer un quelconque souci — aussi banal que pouvait être un blocage de la salle d'eau le temps de se maquiller. En remarquant l'attitude de Morgan les derniers soirs en présence de sa famille, elle avait eu comme l'impression, et ce serait justifié, qu'elle n'était pas vraiment, voire pas du tout à l'aise. Simple pressentiment ou problème d'une plus réelle profondeur, elle n'en savait trop, si ce n'est que si elle s'était vue proposée de l'accompagner, c'était pour se rendre utile, alors elle n'avait qu'à assumer ce rôle, et ce serait parfait. Aujourd'hui, pour ce départ à l'allure fulgurante, elle avait, pour la première fois depuis un moment, opté pour...un pantalon. Ne vous méprenez pas, le tissu avait été sélectionné avec soin pour ne porter que de la plus fine qualité. Ainsi vêtue, elle eut la vague impression de se revoir à Durmstrang, durant les exercices de renforcements matinaux.
Sans vraiment tenir compte des hurlements de Wallace qui lui semblaient au final pas si inopinés que cela de sa part, elle acheva ses préparations, puis s'engouffra dans le couloir où la voix de l'homme retentit à nouveau. Elle arqua un sourcil à sa suggestion qu'elle jugea quelque peu irresponsable vis à vis de ce qu'ils avaient à faire.
— Vous avez le sens des priorités, dites moi.
760
La lumière claire de la matinée, bien qu'occultée par les rideaux, parvint aux yeux de la femme qui, par dépit, quitta le confortable lit qu'on lui avait attribué à leur arrivée chez les Feuerbach. L'élégante maison où ces derniers logeaient la rappelait à des souvenirs bien flous, mais pourtant ancrés dans sa mémoire comme s'y accrocherait un tatouage, de par ces meubles aux formes si fines, ces tapis aux couleurs somptueuses, et ces lustres d'où parvenait une faible lueur mystérieuse... Mais sûrement fabulait-elle la beauté de cet endroit en le racolant à ces images lointaines de la résidence Brennen... Devant la glace, deux yeux gris reflétèrent une étincelle intriguée qui naissait alors ses pupilles, chassant ainsi toute trace d'inquiétude démesurée : s'en détacher un instant, et être présente pour Morgan, ainsi devait se dérouler le protocole qu'elle s'était elle-même ordonné de suivre. Telle devait être son utilité en ces lieux, même hantés de souvenirs.
Si certains prenaient leur temps pour se préparer, ce n'était pas le cas d'Adélaïde, ou du moins, pas aujourd'hui. Il fallait dire que depuis leur arrivée, elle avait quelque peu chamboulé ses habitudes pour se faire la plus présente possible, et éventuellement éviter de causer un quelconque souci — aussi banal que pouvait être un blocage de la salle d'eau le temps de se maquiller. En remarquant l'attitude de Morgan les derniers soirs en présence de sa famille, elle avait eu comme l'impression, et ce serait justifié, qu'elle n'était pas vraiment, voire pas du tout à l'aise. Simple pressentiment ou problème d'une plus réelle profondeur, elle n'en savait trop, si ce n'est que si elle s'était vue proposée de l'accompagner, c'était pour se rendre utile, alors elle n'avait qu'à assumer ce rôle, et ce serait parfait. Aujourd'hui, pour ce départ à l'allure fulgurante, elle avait, pour la première fois depuis un moment, opté pour...un pantalon. Ne vous méprenez pas, le tissu avait été sélectionné avec soin pour ne porter que de la plus fine qualité. Ainsi vêtue, elle eut la vague impression de se revoir à Durmstrang, durant les exercices de renforcements matinaux.
Sans vraiment tenir compte des hurlements de Wallace qui lui semblaient au final pas si inopinés que cela de sa part, elle acheva ses préparations, puis s'engouffra dans le couloir où la voix de l'homme retentit à nouveau. Elle arqua un sourcil à sa suggestion qu'elle jugea quelque peu irresponsable vis à vis de ce qu'ils avaient à faire.
— Vous avez le sens des priorités, dites moi.
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Vacances au pays des Erklings
Elle n’avait pas du échapper à leur hôtesse, ou plutôt, à l’elfe de maison de celle-ci, qui fut celui qui lui ouvrit la porte. C’est après une discussion avec son arrière grand-tante Petra que Morgan se dirigea finalement vers le premier étage, dans le quartier des invités, où elle avait passé ces deux dernières nuits. La tête ailleurs, elle avançait dans le couloir comme une ombre perdue dans ses pensées.
Jusqu’au moment où une porte s’ouvrit avec ce qui lui semblait être, fracas. Et un cri. Haut perché. Félin, presque.
Elle s’arrêta net.
Devant elle, Cinaed, en serviette. Très en serviette. La scène avait quelque chose de théâtral : la lumière du couloir découpant son torse ruisselant, l’expression de panique sur son visage, et cette ridicule tentative de couvrir sa pudeur comme un héros de tragédie en pleine débâcle domestique.
Un éclat de rire faillit franchir ses lèvres, mais elle le réprima de justesse. Elle détourna les yeux avec un geste vif, presque trop précis pour ne pas trahir son embarras.
« T’es pas possible, Cinaed », grogna-t-elle en se pinçant l’arête du nez, dans un parfait mélange de lassitude et de faux agacement — la posture idéale pour cacher ses joues qui chauffaient déjà. Il fallait qu’elle garde la face. Elle, Morgan, toujours inébranlable, insaisissable… ne pouvait pas être déstabilisée par un ami à moitié nu. Et pourtant. Fichue pudeur.
Son regard se porta brièvement vers lui — très brièvement — juste le temps de capter son rire, ce sourire qu’elle considéra comme insolent et sans gêne, ce petit air de sale gosse content de sa blague involontaire. Quand il passa près d’elle pour regagner sa chambre, effleurant son épaule du poing, elle se raidit légèrement.
« D’ici trente minutes, répondit-elle, tout en lui jetant un regard mauvais. »
Une fois la porte refermée derrière lui, elle soupira à demi, jetant un regard furtif dans le couloir désert. Puis elle reprit sa marche vers sa chambre, qui se trouvait juste à côté de la salle de bain. Elle laissa la porte ouverte, le temps de finir de ranger ses dernières affaires, et surtout, de réveiller Silv qui était un botruc particulièrement dormeur, et grognon au matin.
Elle le plaça dans sa poche habituelle de veste, au niveau de son cœur, puis elle ressortit de la pièce, en entendant ses compagnons.
« Bonjour Adélaïde, salua-t-elle à l’allemande. Où l’on va, il devrait y avoir de quoi te déshydrater, Cin – je n’ai encore jamais vu d’auberge de village qui ne vendait pas d’alcool. »
The Ghost Octopus – une auberge sorcière, perchée à la limite d’un village sorcier. Un bâtiment trapu, aux murs couverts de lierre et de mousse, semblant presque fusionner avec la forêt de Teutberg qui commençait à quelques pas à peine. Le panneau grinçant au-dessus de la porte — une pieuvre spectrale jouant aux cartes avec un squelette — oscillait lentement, poussé par une brise moite. C’était l’endroit le plus proche du domaine des Rosenwald, sans être sur le domaine en lui-même.
Ils étaient arrivés dans la matinée, le temps de trouver leur chemin, et avaient déposé leur affaire dans une chambre chacun, avant de se rejoindre dans celle de Morgan. Celle avait ressorti de sa sacoche une lettre, la dernière reçue de Loren Krauss. Quelqu'un viendrait les - la - chercher, demain matin, directement à l'auberge.
« Plus qu’à nous occuper jusqu’à demain matin. Une idée ? »
Jusqu’au moment où une porte s’ouvrit avec ce qui lui semblait être, fracas. Et un cri. Haut perché. Félin, presque.
Elle s’arrêta net.
Devant elle, Cinaed, en serviette. Très en serviette. La scène avait quelque chose de théâtral : la lumière du couloir découpant son torse ruisselant, l’expression de panique sur son visage, et cette ridicule tentative de couvrir sa pudeur comme un héros de tragédie en pleine débâcle domestique.
Un éclat de rire faillit franchir ses lèvres, mais elle le réprima de justesse. Elle détourna les yeux avec un geste vif, presque trop précis pour ne pas trahir son embarras.
« T’es pas possible, Cinaed », grogna-t-elle en se pinçant l’arête du nez, dans un parfait mélange de lassitude et de faux agacement — la posture idéale pour cacher ses joues qui chauffaient déjà. Il fallait qu’elle garde la face. Elle, Morgan, toujours inébranlable, insaisissable… ne pouvait pas être déstabilisée par un ami à moitié nu. Et pourtant. Fichue pudeur.
Son regard se porta brièvement vers lui — très brièvement — juste le temps de capter son rire, ce sourire qu’elle considéra comme insolent et sans gêne, ce petit air de sale gosse content de sa blague involontaire. Quand il passa près d’elle pour regagner sa chambre, effleurant son épaule du poing, elle se raidit légèrement.
« D’ici trente minutes, répondit-elle, tout en lui jetant un regard mauvais. »
Une fois la porte refermée derrière lui, elle soupira à demi, jetant un regard furtif dans le couloir désert. Puis elle reprit sa marche vers sa chambre, qui se trouvait juste à côté de la salle de bain. Elle laissa la porte ouverte, le temps de finir de ranger ses dernières affaires, et surtout, de réveiller Silv qui était un botruc particulièrement dormeur, et grognon au matin.
Elle le plaça dans sa poche habituelle de veste, au niveau de son cœur, puis elle ressortit de la pièce, en entendant ses compagnons.
« Bonjour Adélaïde, salua-t-elle à l’allemande. Où l’on va, il devrait y avoir de quoi te déshydrater, Cin – je n’ai encore jamais vu d’auberge de village qui ne vendait pas d’alcool. »
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The Ghost Octopus – une auberge sorcière, perchée à la limite d’un village sorcier. Un bâtiment trapu, aux murs couverts de lierre et de mousse, semblant presque fusionner avec la forêt de Teutberg qui commençait à quelques pas à peine. Le panneau grinçant au-dessus de la porte — une pieuvre spectrale jouant aux cartes avec un squelette — oscillait lentement, poussé par une brise moite. C’était l’endroit le plus proche du domaine des Rosenwald, sans être sur le domaine en lui-même.
Ils étaient arrivés dans la matinée, le temps de trouver leur chemin, et avaient déposé leur affaire dans une chambre chacun, avant de se rejoindre dans celle de Morgan. Celle avait ressorti de sa sacoche une lettre, la dernière reçue de Loren Krauss. Quelqu'un viendrait les - la - chercher, demain matin, directement à l'auberge.
« Plus qu’à nous occuper jusqu’à demain matin. Une idée ? »
I cast happiness upon y'all — while robbing you of a few Galleons, of course.
InRP, professeure remplaçante de DcFM arrivée le 1er juin 2051.
#BotrucSuprématie #Le M c'est le S #4f246b
InRP, professeure remplaçante de DcFM arrivée le 1er juin 2051.
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Vacances au pays des Erklings
Attrapant son sac avec un mouvement du bras assez large pour le lancer sur son épaule en même temps, il sortit de la chambre sans prendre la peine de refermer la porte derrière lui. De toute façon, la chambre serait entièrement nettoyée avant même que les propriétaires ne clignent des yeux donc quelqu'un finirait bien par fermer le battant en bois à un moment donné. Lui, avait les mains prises : une serrée autour de la sangle de son bagage et l'autre enfoncée dans une des poches de son jean. Ses cheveux étaient encore légèrement humides mais ils finiraient se sécher rapidement et Cinaed ne craignait pas d'attraper un rhume même en les laissant sécher sous le vent agressif d'Allemagne. Heureusement pour son entourage, il avait un assez bon système immunitaire même s'il avait une hygiène de vie absolument déplorable. Ca permettait à Ewan de ne pas avoir un enfant idiot qui se plaignait de son nez qui coulait toutes les semaines. Il se serait sûrement jeté par la fenêtre de la boutique avant même d'avoir pu vraiment s'y installer, si la nature n'avait pas été clémente avec Cinaed.
Il observa Adélaïde quelques secondes, une fois au milieu du couloir. Elle portait un pantalon. C'en était presque effrayant : où étaient passées ses jambes ? Probablement avaient-elles disparu au matin et l'Allemande n'avait pas supporté cela - et Cinaed comprenait vraiment, parce que la vie d'homme tronc n'avait pas l'air super cool. Elle s'en serait trouvé des nouvelles mais trop disgracieuses pour risquer de les laisser s'entrapercevoir dans les plis de sa robe. Cela expliquerait le pantalon. Son regard descendit le long de ses jambes, les yeux ronds comme ses soucoupes avant de remonter vers son visage. Finalement, il fit un grand sourire et frappa dans ses mains avec un sifflement admiratif. Il est super ce pantalon ! Tourne, tourne ! dit-il comme un enfant devant un spectacle particulièrement intéressant. Par l'opération de Merlin, Morgane et des quatre fondateurs, Brennen se plia à la demande et tourna lentement sur elle-même avant de lui faire à nouveau face, ses talons claquant au sol.
Cinaed lui fit un sourire carnassier et d'une voix forte, histoire que tout le couloir puisse l'entendre, il annonça : Tes robes font pas honneur à ce cul, tu sais ? Il hocha la tête, satisfait de sa bêtise et tourna les talons pour s'éloigner dans le couloir. Et tu sais, mes priorités bizarres, c'est pour ça que ton frère me préfère, Brennen ! Ajouta-t-il à la suite avant que son rire ne ricoche sur les murs alors qu'il n'en camouflait pas les éclats. Il leva le bras vers le haut et fit tourner son doigt tendu dans le vide dans le sens des aiguilles d'une montre comme un mauvais moniteur de colonie de vacances. Allez, allons y, faudrait pas qu'on soit en retard ! Sa voix était rieuse et le resterait probablement quelques heures. Il était absolument ravi de sa bêtise et un petit compteur interne afficha Cinaed 1 - Adélaïde 0. D'ailleurs, est-ce que coucher avec son frère ne lui octroyait pas un point supplémentaire, par principe ?
Cinaed s'allongea sur le lit de Morgan sans trop de cérémonie, se redressant juste légèrement sur les coudes histoire de pouvoir lire par dessus son épaule. Il ne comprit pas grand chose à la lettre et se contenta de se rallonger, face contre le matelas. Celui-ci était bien moins confortable que le lit dans lequel il avait dormi ces deux dernières nuits, mais Cinaed n'était pas très regardant. Tant qu'il pouvait s'asseoir ou s'allonger quelque part, il arrivait à dormir sans trop de soucis. Son dos lui en voulait parfois mais ce n'était rien qu'une potion ne puisse améliorer. Enfin, quand il avait accès à des potions. Peut-être qu'il devrait faire plus attention à comment il dormait jusqu'à la fin du voyage : il se retrouverait bien idiot s'il se bloquait les vertèbres alors qu'ils étaient globalement au milieu d'une mission top secrète de la plus haute importance.
On pourrait retaper le programme des prochains jours. Nous on t'accompagne, tu fais ta réunion de famille avec tous les cons et pis après on se la coule douce ? C'était un peu tout ce qu'il avait compris des explications sporadiques de Morgan. Il savait surtout qu'elle voulait de la compagnie et que, lui, pouvait partir en vacances. Peut-être voir un peu du pays ? Magnus lui avait beaucoup parlé de voyages et il n'avait pas été le seul à le faire dans sa vie. Ewan aussi, aimait bouger et beaucoup de ses conquêtes également. Cela devait donc avoir un intérêt plus important que de boire des verres dans une auberge. Peut-être que cela lui apporterait un peu d'inspiration ? Même si, pour être honnête, il n'en avait pas vraiment besoin. Cinaed puisait la sienne dans les petites choses de la nature : il n'avait pas besoin de voir des plaines verdoyantes sorties tout droit d'un roman ou de grimper au sommet gelé d'une montagne. Un brin d'herbe illuminé par le nouveau soleil de la journée suffisait amplement. C'était l'utilité de s'émerveiller de tout ce qui l'entourait et de trouver de la beauté partout, même dans le petit visage crispé d'Adélaïde.
Ouuuuuuuuu ! commença-t-il en reprenant la parole, allongeant démesurément le mot tout en redressant la tête histoire que ses paroles ne soient pas étouffées par les draps. Il observa autour de lui, et surtout les deux regards posés sur lui. Soudainement, il ressentit le besoin urgent de se justifier et pointa un doigt vers les deux femmes. Je sais ce que vous pensez, et non, c'est pas ça que j'allais dire ! Il se redressa légèrement, tirant son tee-shirt vers le bas pour recouvrir correctement son dos car le morceau de tissu s'était relevé dans sa bataille pour s'allonger en entier sur le lit sans se redresser pour mieux tomber. Il avait fait la larve sur les draps jusqu'à être bien installé et malheureusement, cela avait des conséquences. On pourrait effectivement aller boire un verre comme j'ai proposé ce matin, et voir s'ils ont du bon Whisky en Allemagne ou se faire une cible comme dans les films moldus ! Il se tortilla à nouveau pour s'allonger sur le dos et observer le plafond, levant les mains devant lui pour expliquer avec ses mains ce dont il parlait. Ils ont toujours une sorte de tableau où ils collent avec des sortilèges de glue bizarre des petits papiers et des ficelles, qui disent "c'est lui notre cible" et tout le toutim. Il observa Morgan avec de grands yeux et un sourire penché. Et faudrait aussi que je sache comment qu'on dit "Bonjour" par chez vous.
Depuis qu'ils étaient arrivés, il était bien perdu et laissait surtout les autres échanger avec les sorciers qu'ils croisaient. Entendre parler Brennen était fascinant, d'ailleurs, mais il n'y comprenait absolument rien. Je suppose que si je leur lance à tous des sortilèges de traduction, ça leur fera pas plaisir, si ?
Présence normale - Tutoyez moi !
Il observa Adélaïde quelques secondes, une fois au milieu du couloir. Elle portait un pantalon. C'en était presque effrayant : où étaient passées ses jambes ? Probablement avaient-elles disparu au matin et l'Allemande n'avait pas supporté cela - et Cinaed comprenait vraiment, parce que la vie d'homme tronc n'avait pas l'air super cool. Elle s'en serait trouvé des nouvelles mais trop disgracieuses pour risquer de les laisser s'entrapercevoir dans les plis de sa robe. Cela expliquerait le pantalon. Son regard descendit le long de ses jambes, les yeux ronds comme ses soucoupes avant de remonter vers son visage. Finalement, il fit un grand sourire et frappa dans ses mains avec un sifflement admiratif. Il est super ce pantalon ! Tourne, tourne ! dit-il comme un enfant devant un spectacle particulièrement intéressant. Par l'opération de Merlin, Morgane et des quatre fondateurs, Brennen se plia à la demande et tourna lentement sur elle-même avant de lui faire à nouveau face, ses talons claquant au sol.
Cinaed lui fit un sourire carnassier et d'une voix forte, histoire que tout le couloir puisse l'entendre, il annonça : Tes robes font pas honneur à ce cul, tu sais ? Il hocha la tête, satisfait de sa bêtise et tourna les talons pour s'éloigner dans le couloir. Et tu sais, mes priorités bizarres, c'est pour ça que ton frère me préfère, Brennen ! Ajouta-t-il à la suite avant que son rire ne ricoche sur les murs alors qu'il n'en camouflait pas les éclats. Il leva le bras vers le haut et fit tourner son doigt tendu dans le vide dans le sens des aiguilles d'une montre comme un mauvais moniteur de colonie de vacances. Allez, allons y, faudrait pas qu'on soit en retard ! Sa voix était rieuse et le resterait probablement quelques heures. Il était absolument ravi de sa bêtise et un petit compteur interne afficha Cinaed 1 - Adélaïde 0. D'ailleurs, est-ce que coucher avec son frère ne lui octroyait pas un point supplémentaire, par principe ?
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Cinaed s'allongea sur le lit de Morgan sans trop de cérémonie, se redressant juste légèrement sur les coudes histoire de pouvoir lire par dessus son épaule. Il ne comprit pas grand chose à la lettre et se contenta de se rallonger, face contre le matelas. Celui-ci était bien moins confortable que le lit dans lequel il avait dormi ces deux dernières nuits, mais Cinaed n'était pas très regardant. Tant qu'il pouvait s'asseoir ou s'allonger quelque part, il arrivait à dormir sans trop de soucis. Son dos lui en voulait parfois mais ce n'était rien qu'une potion ne puisse améliorer. Enfin, quand il avait accès à des potions. Peut-être qu'il devrait faire plus attention à comment il dormait jusqu'à la fin du voyage : il se retrouverait bien idiot s'il se bloquait les vertèbres alors qu'ils étaient globalement au milieu d'une mission top secrète de la plus haute importance.
On pourrait retaper le programme des prochains jours. Nous on t'accompagne, tu fais ta réunion de famille avec tous les cons et pis après on se la coule douce ? C'était un peu tout ce qu'il avait compris des explications sporadiques de Morgan. Il savait surtout qu'elle voulait de la compagnie et que, lui, pouvait partir en vacances. Peut-être voir un peu du pays ? Magnus lui avait beaucoup parlé de voyages et il n'avait pas été le seul à le faire dans sa vie. Ewan aussi, aimait bouger et beaucoup de ses conquêtes également. Cela devait donc avoir un intérêt plus important que de boire des verres dans une auberge. Peut-être que cela lui apporterait un peu d'inspiration ? Même si, pour être honnête, il n'en avait pas vraiment besoin. Cinaed puisait la sienne dans les petites choses de la nature : il n'avait pas besoin de voir des plaines verdoyantes sorties tout droit d'un roman ou de grimper au sommet gelé d'une montagne. Un brin d'herbe illuminé par le nouveau soleil de la journée suffisait amplement. C'était l'utilité de s'émerveiller de tout ce qui l'entourait et de trouver de la beauté partout, même dans le petit visage crispé d'Adélaïde.
Ouuuuuuuuu ! commença-t-il en reprenant la parole, allongeant démesurément le mot tout en redressant la tête histoire que ses paroles ne soient pas étouffées par les draps. Il observa autour de lui, et surtout les deux regards posés sur lui. Soudainement, il ressentit le besoin urgent de se justifier et pointa un doigt vers les deux femmes. Je sais ce que vous pensez, et non, c'est pas ça que j'allais dire ! Il se redressa légèrement, tirant son tee-shirt vers le bas pour recouvrir correctement son dos car le morceau de tissu s'était relevé dans sa bataille pour s'allonger en entier sur le lit sans se redresser pour mieux tomber. Il avait fait la larve sur les draps jusqu'à être bien installé et malheureusement, cela avait des conséquences. On pourrait effectivement aller boire un verre comme j'ai proposé ce matin, et voir s'ils ont du bon Whisky en Allemagne ou se faire une cible comme dans les films moldus ! Il se tortilla à nouveau pour s'allonger sur le dos et observer le plafond, levant les mains devant lui pour expliquer avec ses mains ce dont il parlait. Ils ont toujours une sorte de tableau où ils collent avec des sortilèges de glue bizarre des petits papiers et des ficelles, qui disent "c'est lui notre cible" et tout le toutim. Il observa Morgan avec de grands yeux et un sourire penché. Et faudrait aussi que je sache comment qu'on dit "Bonjour" par chez vous.
Depuis qu'ils étaient arrivés, il était bien perdu et laissait surtout les autres échanger avec les sorciers qu'ils croisaient. Entendre parler Brennen était fascinant, d'ailleurs, mais il n'y comprenait absolument rien. Je suppose que si je leur lance à tous des sortilèges de traduction, ça leur fera pas plaisir, si ?
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Présence normale - Tutoyez moi !
"Ton perso il a passé plus de temps à pécho qu'à taffer" - Nyxis Calderon
Capitaine Ad²OC du Nano 2025 !
Capitaine Ad²OC du Nano 2025 !
Vacances au pays des Erklings
Plantée dans le couloir comme un clou qu'on aurait à moitié enfoncé dans le plancher, Adélaïde observait d'une oreille distante l'activité de la demeure, pour échapper le temps de quelques secondes à l'hyperactivité matinale de l'ébéniste. Son regard était posé sur les ornements du lieu, toujours aussi somptueux et délicat que dans sa chambre d'accueil. Il semblait que chaque objet eût été posé avec soin à son emplacement, et incarnait à sa façon la grandeur de ces gens, ces sorciers si énigmatiques qui, à premier abord, semblaient si différents et si proches de Morgan à la fois. Elle fut bien entendue chassée rapidement de sa quiétude par la voix de Cinaed, dont le regard, contrairement au sien, n'était absolument pas en train d'admirer les subtiles richesses allemandes que contenait ce bâtiment. Quoique... Amusée par l'expression de l'homme, elle effectua un rapide tour sur elle-même, en dissimulant un petit rire satisfait. Pourtant, la suite de la remarque laissa retomber toute forme de sourire qui aurait pu naître sur ses lèvres. Elle écarquilla les yeux et le fixa d'un air ébahi pendant ce qui lui parut être une éternité. Toute réponse lui sembla peu adéquate, c'est pourquoi elle décida de laisser son arrière-train et son frère en dehors de cette histoire. D'un rapide mouvement de bras, elle mima un coup avec sa canne à l'encontre de celui dont elle se vengerait sans peine, lorsque le moment sera venu.
Heureusement, Morgan la sauva de cette situation épineuse par sa simple présence, et l'astronome n'eut jamais ressenti autant de plaisir à saluer quelqu'un. Elle évita le regard de l'artisan pendant plusieurs minutes afin de calmer son envie de véritablement lui asséner un coup de pommeau sur le crâne.
Adélaïde peina a poser son soulier à l'intérieur de l'auberge. Loin de l'élégance dont elle avait précédemment témoigné, l'actuelle bâtisse qui avait accueilli, sur sa façade extérieure, la sauvage nature, récolta un grincement de dents de la part de l'Allemande. Cependant, elle s'empressa de dissimuler ce proche dégoût afin d'éviter de jouer à la femme capricieuse qu'elle ne voulait pas être pour Morgan aujourd'hui. Et puis après tout, elle avait bien marché à l'intérieur de l'atelier de Cinaed, et en était sortie indemne. Rien ne peut être pire, se fit-elle remarquer, en songeant aux endroits du commerce où son propre frère avait pu...profiter des bienfaits primaires dispensés par l'écossais.
Désormais assise sur une chaise, le dos et la tête bien droite — un prétexte secret pour regarder de haut le brun, affalé sur un lit qui n'était même pas le sien, elle grimaçait. N'avait-il donc aucune tenue ? Aucunes manières ? Comment Morgan pouvait-elle supporter plus de dix minutes cet énergumène qui énonçait à présent le programme ? Elle roula des yeux une énième fois en entendant la délicatesse de ses expressions.
— Par Jupiter, Wallace, votre langage !
La famille Rosenwald pouvait bien être constituée d'empotés, mais encore fallait-il trouver la bonne formulation pour l'exprimer ! Décidément, aujourd'hui...
— Nous accompagnerons Morgan, et elle assistera à cette réunion, oui. As-tu besoin de quelque chose en particulier ? Questionna-t-elle la principale concernée. Sinon, j'utiliserai ce temps à bon escient, il me semble que Wallace meurt d'envie que je lui apprenne comment dire Parfois il est bon que je garde mon jugement pour moi, dans notre belle langue nationale. Expliqua la trentenaire avec un petit rictus sarcastique.
Elle omit volontairement toute remarque désagréable à propos du bar, surtout si c'était pour évoquer le Whisky plutôt que le bon vin issu du savoir-faire germanique ancestral. Néanmoins, elle opina, en implorant Hécate pour que les adultes responsables qu'ils étaient ne disparaissent pas au cours de la journée. Morgan, Cinaed et Adélaïde, ensemble, dans un bar, cela promettait.
— Si cela peut nous détendre...Qu'en penses-tu ? Elle avait tourné la tête en direction de la brune.
Une partie d'elle était néanmoins curieuse de témoigner de ce spectacle inimaginable, au coeur de sa belle Allemagne, en compagnie de deux individus qui — elle en était certaine, pouvaient se révéler être des personnages tout à fait intéressants.
676
Je vous présente mes excuses pour cet affreux retard...
Heureusement, Morgan la sauva de cette situation épineuse par sa simple présence, et l'astronome n'eut jamais ressenti autant de plaisir à saluer quelqu'un. Elle évita le regard de l'artisan pendant plusieurs minutes afin de calmer son envie de véritablement lui asséner un coup de pommeau sur le crâne.
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Adélaïde peina a poser son soulier à l'intérieur de l'auberge. Loin de l'élégance dont elle avait précédemment témoigné, l'actuelle bâtisse qui avait accueilli, sur sa façade extérieure, la sauvage nature, récolta un grincement de dents de la part de l'Allemande. Cependant, elle s'empressa de dissimuler ce proche dégoût afin d'éviter de jouer à la femme capricieuse qu'elle ne voulait pas être pour Morgan aujourd'hui. Et puis après tout, elle avait bien marché à l'intérieur de l'atelier de Cinaed, et en était sortie indemne. Rien ne peut être pire, se fit-elle remarquer, en songeant aux endroits du commerce où son propre frère avait pu...profiter des bienfaits primaires dispensés par l'écossais.
Désormais assise sur une chaise, le dos et la tête bien droite — un prétexte secret pour regarder de haut le brun, affalé sur un lit qui n'était même pas le sien, elle grimaçait. N'avait-il donc aucune tenue ? Aucunes manières ? Comment Morgan pouvait-elle supporter plus de dix minutes cet énergumène qui énonçait à présent le programme ? Elle roula des yeux une énième fois en entendant la délicatesse de ses expressions.
— Par Jupiter, Wallace, votre langage !
La famille Rosenwald pouvait bien être constituée d'empotés, mais encore fallait-il trouver la bonne formulation pour l'exprimer ! Décidément, aujourd'hui...
— Nous accompagnerons Morgan, et elle assistera à cette réunion, oui. As-tu besoin de quelque chose en particulier ? Questionna-t-elle la principale concernée. Sinon, j'utiliserai ce temps à bon escient, il me semble que Wallace meurt d'envie que je lui apprenne comment dire Parfois il est bon que je garde mon jugement pour moi, dans notre belle langue nationale. Expliqua la trentenaire avec un petit rictus sarcastique.
Elle omit volontairement toute remarque désagréable à propos du bar, surtout si c'était pour évoquer le Whisky plutôt que le bon vin issu du savoir-faire germanique ancestral. Néanmoins, elle opina, en implorant Hécate pour que les adultes responsables qu'ils étaient ne disparaissent pas au cours de la journée. Morgan, Cinaed et Adélaïde, ensemble, dans un bar, cela promettait.
— Si cela peut nous détendre...Qu'en penses-tu ? Elle avait tourné la tête en direction de la brune.
Une partie d'elle était néanmoins curieuse de témoigner de ce spectacle inimaginable, au coeur de sa belle Allemagne, en compagnie de deux individus qui — elle en était certaine, pouvaient se révéler être des personnages tout à fait intéressants.
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Je vous présente mes excuses pour cet affreux retard...