Renaissance du Clan : Lugnasad
Morgan accueillit les paroles de la sorcière avec un calme apparent, presque désintéressée. Aucun des noms énumérés ne lui évoquait quoi que ce soit de précis – à vrai dire, elle avait connu un O’Dea durant sa scolarité, mais sur le moment, cela n’avait pas tiqué dans sa mémoire. Une nouvelle matriarche, les Clans anciens réunifiés sous une même bannière, des lignées disparues miraculeusement retrouvées, des descendants exhumés comme des vieilles reliques… Cela avait les accents d’un vieux conte gaélique, soigneusement poli pour séduire une assemblée.
Le genre qui pourrait plaire à ce grincheux de Selwyn – même s’il n’était pas dupe, tout comme son arrière-petite-fille. Car nul doute que Moïra avait bien des ambitions, pour son fameux Clan et pour elle-même. Et dans ce jeu d’alliance et de pouvoir, Morgan savait pertinemment que rares étaient les désintéressés. Garwen aussi avait ses projets. D’autres sorciers présents ici – ou absents, mais tout aussi, voir bien plus influents – n’avaient certainement pas laissé leur ambition au vestiaire.
Elle se retenu toute réaction à cette pensée. Soupirer aurait trahi un agacement qui ne servait à rien. À ses yeux, prestige, fortune ou pouvoir ne faisaient pas d’un sorcier quelqu’un de fondamentalement différent. Le vernis changeait, certes, mais l’essence restait la même : tous jouaient un rôle, chacun à sa manière. Qu’il soit un visage connu du Conseil ou un habitant de l’ombre de l’Allée.
Le genre qui pourrait plaire à ce grincheux de Selwyn – même s’il n’était pas dupe, tout comme son arrière-petite-fille. Car nul doute que Moïra avait bien des ambitions, pour son fameux Clan et pour elle-même. Et dans ce jeu d’alliance et de pouvoir, Morgan savait pertinemment que rares étaient les désintéressés. Garwen aussi avait ses projets. D’autres sorciers présents ici – ou absents, mais tout aussi, voir bien plus influents – n’avaient certainement pas laissé leur ambition au vestiaire.
Elle se retenu toute réaction à cette pensée. Soupirer aurait trahi un agacement qui ne servait à rien. À ses yeux, prestige, fortune ou pouvoir ne faisaient pas d’un sorcier quelqu’un de fondamentalement différent. Le vernis changeait, certes, mais l’essence restait la même : tous jouaient un rôle, chacun à sa manière. Qu’il soit un visage connu du Conseil ou un habitant de l’ombre de l’Allée.
Je suis ouverte aux interactions (Morgan est un peu en retrait).
InRP, professeure remplaçante de DcFM arrivée le 1er juin 2051.
#BotrucSuprématie #Le M c'est le S #4f246b
#BotrucSuprématie #Le M c'est le S #4f246b
Renaissance du Clan : Lugnasad
point de vue d'Anastasia Farrow
On dit qu'il faut être proches de ses ennemis. C'est peut-être pour cela que toutes ces nobles familles sont réunies ici. Elles se surveillent du coin de l'œil, toutes plus avides de pouvoir les unes que les autres. Elles peuvent partager des combats qui leur servent à toutes, et parfois même tisser des liens d'avenir entre elles, mais Merlin sait qu'au fond, dans ce monde de vipères, c'est du chacun pour soi. Si un d'entre eux tombe, personne ne viendra le relever. Tous des vautours dans des robes de soie. Mascarade de sourires et d'attentions intéressées. C'est à qui sera le plus tenace.
Pourtant, dans cette lutte d'ambitions que tous ici partagent, s'il y a bien quelque chose dont Anastasia Farrow est certaine, c'est qu'il vaut mieux ne pas être seul. C'est en cela qu'elle respecte le Clan O'Landeir. Ils ont toujours su construire autour d'eux toute une toile de relations emmêlées de mariages et de traditions. N'est-ce pas eux, d'ailleurs, qui parviennent aujourd'hui à rassembler toutes ces familles au sang pur ? C'est peu dire de leur influence. Cependant, cela ne profite pas qu'à eux. Chaque personnage politique présent tirera sûrement parti de ce grand rassemblement, si ce n'est pour de grandes perspectives, sinon pour affermir les liens qu'ils partagent avec d'autres. Finalement, c'est pour cela que la Secrétaire d'État est présente. Elle attend la fin du discours de Moïra pour s'approcher, avec ce sourire dont elle seule sait le secret, d'autres membres de familles importantes. N'est-il pas temps, après tout, que les Farrow construisent leur avenir ? S'il faut pour cela s'allier à d'autres noms, tout du moins pour une certaine période, Anastasia le fera. Cela fait longtemps qu'elle ne craint plus les sacrifices pour atteindre ses ambitions. Elle serait même prête à y vendre la liberté de sa fille. C'est dire. Mais Alyona n'a-t-elle pas des devoirs envers sa famille ? Elle ne peut pas se tenir davantage à l'écart, surtout à son âge. L'heure vient pour elle de prendre la place qui est la sienne.
Alors, Anastasia écoute, presque sagement, attentive aussi bien aux propos qu'aux détails — les regards, les mains, les mous qui pourraient passer sur quelques lèvres —, désireuse de profiter de cette occasion pour attraper tout ce qui pourrait lui être utile, pour aujourd'hui ou pour plus tard. Elle surveille, loup parmi les loups. Tête droite, regard concentré sans être perçant, visage de marbre sans être froid. Elle n'a pas perdu la rigueur et la rigidité de Durmstrang. Cela ne fait pas partie des choses qui s'oublient.
Elle se montre polie aussi, parfois, quand ses yeux en croisent d'autres. Le respect est nécessaire, surtout envers ces gens. C'est ce que les sans-statuts ne comprendront jamais. Et puis, finalement, Anastasia réfléchit. De qui s'approcher ? Avec qui discuter ? Ce ne sont pas des choix à faire à la légère. Il y a du monde ce soir, et il faudra décider avec soin de ceux qu'elle va aborder. Mais pour l'instant, la Secrétaire d'État sait qu'il lui reste un peu de temps, alors elle en profite. Dans ce jeu de vautours, c'est chacun pour soi, mais Merlin sait qu'il ne faut pas s'isoler. Ce serait le meilleur moyen de chuter. Et la chute ne fait pas partie des ambitions d'Anastasia.
#466962 ‖ Botaniste au Jardin de Draíocht
Renaissance du Clan : Lugnasad
Plus le temps passe et plus il s'écoule lentement. Et quelle ironie est-ce lorsque la nouvelle matriarche prétend ne pas vouloir entrer dans les détails historiques pour éviter d'endormir les plus jeunes ! Je ne sais pas pour les autres, mais pour moi, c'est trop tard. Mon oreille distraite ne me permet plus que de comprendre quelques mots éparses de son discours ainsi que les phrases les plus simples. Mes yeux, toujours perdus dans la foule, se baladent et dévisagent la foule de sorciers présents, qui ne sont au final qu'une aristocratie hypocrite, imbue d'elle-même et persuadée d'être le centre du monde – mais habillée de vert, elle ressemble à une forêt miniature, et cela lui fait perdre toute crédibilité. À cette pensée, je sens un frémissement secouer le coin de mes lèvres et me force à garder un visage impassible, bien que l'envie de me pencher à l'oreille de Gwennaëlle pour lui partager cette pensée soit presque irrésistible. Quoiqu'il en soit, ces gens de la haute sont mon monde, que je le veuille ou non. Mais au moins suis-je plus chanceuse que d'autres, d'une certaine manière.
Dans la foule, je ne reconnais pas grande monde, malgré tous les efforts de Grand-mère pour me faire retenir les noms des plus (selon elles) illustres familles. Une tête blonde attire cependant mon regard et je me crispe en reconnaissant Campbell. Qu'elle soit là n'est pas étonnant, mais j'aurais préféré ne pas remarquer sa présence. La journée en aurait été un petit peu moins désagréable. Joyce continue son discours plein d'arrogance et je me force à fixer mon regard sur elle, tandis qu'elle nomme quelques descendants de sa famille sans intérêt que j'aurai oublié dès lors que nous aurons quitté ce lieu. Et, par Merlin, que j'ai hâte de ce moment !
À côté de moi, Gwennaëlle dévisage chaque membre de la famille Joyce, avec une discrétion qui laisse à désirer. Je ne sais pas ce qu'elle cherche, mais je l'ai connue plus prudente, et nul doute que si quelqu'un la remarque scruter la foule de la sorte, ce sera mal vu et Grand-mère en entendra parler. Et Circé sait qu'il vaut mieux que rien de ceci ne se passe, car même si Gwennaëlle est sa préférée, dès que l'honneur de la famille est en jeu, il n'y a plus de traitement de faveur, qu'importe la place occupée dans son cœur de glace.
« Tu le sens venir, l'arbre généalogique en rond ? » lui chuchoté-je le plus discrètement possible afin de détourner son attention du clan et de la focaliser sur moi.
Ma remarque fait mouche et elle étouffe un pouffement de rire dans sa main, faisant mine de se racler la gorge. C'est une remarque que Valerian aurait tout à fait pu faire – et je suis sûre qu'il y a pensé – et c'est le genre de chose qui, lorsqu'elle ne s'y attend pas, marche à coup sûr. Elle échange avec moi un regard plein de malice, l'air de dire qu'à ce stade, ce n'est plus un rond mais une spirale, avant de secouer la tête, de rejeter nonchalamment ses cheveux derrière son épaule, comme si de rien n'était, et de se concentrer à nouveau sur le discours de Moïra Joyce, qui vient tout juste d'introduire deux anciennes familles dans son clan. Ce léger moment de légèreté aura au moins fait passer le temps un tout petit peu plus vite, même si ce n'était que pour quelques secondes.
Dans la foule, je ne reconnais pas grande monde, malgré tous les efforts de Grand-mère pour me faire retenir les noms des plus (selon elles) illustres familles. Une tête blonde attire cependant mon regard et je me crispe en reconnaissant Campbell. Qu'elle soit là n'est pas étonnant, mais j'aurais préféré ne pas remarquer sa présence. La journée en aurait été un petit peu moins désagréable. Joyce continue son discours plein d'arrogance et je me force à fixer mon regard sur elle, tandis qu'elle nomme quelques descendants de sa famille sans intérêt que j'aurai oublié dès lors que nous aurons quitté ce lieu. Et, par Merlin, que j'ai hâte de ce moment !
À côté de moi, Gwennaëlle dévisage chaque membre de la famille Joyce, avec une discrétion qui laisse à désirer. Je ne sais pas ce qu'elle cherche, mais je l'ai connue plus prudente, et nul doute que si quelqu'un la remarque scruter la foule de la sorte, ce sera mal vu et Grand-mère en entendra parler. Et Circé sait qu'il vaut mieux que rien de ceci ne se passe, car même si Gwennaëlle est sa préférée, dès que l'honneur de la famille est en jeu, il n'y a plus de traitement de faveur, qu'importe la place occupée dans son cœur de glace.
« Tu le sens venir, l'arbre généalogique en rond ? » lui chuchoté-je le plus discrètement possible afin de détourner son attention du clan et de la focaliser sur moi.
Ma remarque fait mouche et elle étouffe un pouffement de rire dans sa main, faisant mine de se racler la gorge. C'est une remarque que Valerian aurait tout à fait pu faire – et je suis sûre qu'il y a pensé – et c'est le genre de chose qui, lorsqu'elle ne s'y attend pas, marche à coup sûr. Elle échange avec moi un regard plein de malice, l'air de dire qu'à ce stade, ce n'est plus un rond mais une spirale, avant de secouer la tête, de rejeter nonchalamment ses cheveux derrière son épaule, comme si de rien n'était, et de se concentrer à nouveau sur le discours de Moïra Joyce, qui vient tout juste d'introduire deux anciennes familles dans son clan. Ce léger moment de légèreté aura au moins fait passer le temps un tout petit peu plus vite, même si ce n'était que pour quelques secondes.
Quatrième année | Corneille du Chant | #741b47 | Saumon indépendant | Préfubbies aspirateur