Naquit Babylone
Mardi 28 décembre 2049 – entre 10h et 11h.
Précédemment : Des Ruines de Babel…
Précédemment : Des Ruines de Babel…
Morgan n’était pas familière de Fleury & Bott – une chose difficile à croire pour quiconque jetait un œil à sa bibliothèque et à ses ajouts réguliers. Il fallait dire qu’elle n’était pas particulièrement à l’aise à l’idée de croiser la gérante, qui n’était autre qu’Annaëlle, la petite sœur de celui qu’elle connaissait sous le nom de David Woods, un ancien ami de Poudlard. Elle n’avait jamais trouvé le courage de lui écrire, finalement – à quoi bon remuer le passé, alors que celui-ci était bien mieux enterré ? Les amitiés adolescentes, après tout, étaient vouées à s’éteindre d’une manière ou d’une autre.
Cependant, elle avait fini par apprendre le changement dans la gestion de la librairie du Chemin, et surtout, elle avait croisé ce même personnage quelques jours auparavant, alors qu’elle s’occupait du stand de la tombola du Marché de Noël : Niall O’Barden.
Cette fois-ci, il s’agissait de quelqu’un qu’elle avait directement connu à Poudlard. Mais c’était bien différent – l’Irlandais n’était pas un ami qu’elle avait trahi dans sa quête de liberté. Pas un ami tout court, d’ailleurs. Juste un simple fantôme du passé, comme on en avait tous.
Ce n’était pourtant pas pour le voir qu’elle était de passage en cette fin d’année. Non, elle venait pour s’acquitter d’une résolution prise l’année précédente. Comme beaucoup, Morgan n’avait pas tenu certaines de ses résolutions bien longtemps – celle d’apprendre le roumain en faisait partie. Il s’avérait bien plus difficile de maîtriser une langue sans nécessité ou obligation de la pratiquer au quotidien, contrairement à ce qu’elle avait connu avec l’espagnol. Elle n’avait pas abandonné pour autant, mais il lui avait fallu une année entière pour terminer les manuels qu’elle avait achetés – et cela grâce à l’aide d’Arthur Reid, son collègue en charge de la sécurité chez Barjow & Beurk, avec ses origines roumaines, il lui permettait de s’entraîner à l’oral entre deux clients. Cela dit, Arthur n’étant pas particulièrement bavard, elle ne s'attendait pas à des miracles de progression.
Morgan se mit à chercher dans la librairie. Les livres de langue… les livres de langue…
@Annaëlle Woods et @Niall O'Barden pour les mentions
RP libre pour qui veut me rejoindre pour un peu de shopping littéraire
InRP, professeure remplaçante de DcFM arrivée le 1er juin 2051.
#BotrucSuprématie #Le M c'est le S #4f246b
#BotrucSuprématie #Le M c'est le S #4f246b
Naquit Babylone
En pleine rédaction d'une note, Niall pressait son écriture pour terminer à temps ces tâches qu'il trouvait légèrement répétitives. Penché sur le comptoir, profitant que les quelques clients vagabonds n'aient pas besoin de lui, il profitait de ce temps vide qu'il avait à disposition. Du moins, jusqu'à ce la cloche magique retentisse dans la boutique, le forçant à relever la tête. Étonné d'abord de voir cette cliente qu'il reconnaissait facilement, puis curieux, il avait souri en rebaissant la tête vers sa note. Sa plume termina l'écriture de la commande qu'il passait et déposa la lettre dans un coin du comptoir pour penser à l'envoyer plus tard. Sa curiosité prenait le pas sur cet envoi, et il n'avait pas tellement envie que Lauren s'occupe de cette cliente. Cette Morgan Rosenwald qui entrait sur son territoire.
S'il retenait une chose de ses années à Poudlard concernant l'ancienne Serpentard, c'est qu'elle avait toujours préféré être appelée par son nom de famille. Il aurait pu en retenir d'autres des éléments sur elle. Des rumeurs, il y en avait eu, mais ce qu'avait retenu Niall, c'était cette appellation si singulière qu'elle préférait et qu'il avait toujours désagréable. Alors dans sa tête, c'était Morgan. Morgan la discrète, la solitaire, celle qui lisait des livres de runes en allemand.
En contournant son comptoir, Niall s'interrogeait évidemment sur les besoins de cette fameuse cliente. De quoi pouvait-elle avoir besoin qu'elle n'ait pas déjà ? Etait-elle d'ailleurs toujours intéressée par les runes comme elle l'était il y a plus de dix ans ?
Lorsqu'il s'approcha doucement d'elle, il fit mine de replacer un livre sur une des piles du présentoir et releva la tête vers elle en souriant, aussi prudemment que leurs années Poudlard.
— Bonjour Rosenwald. Tu compares ou tu es réellement intéressée par l'achat d'un livre ?, demanda-t-il puisqu'il avait eu vent de la boutique qu'elle tenait.
Il aurait bien ajouté une comparaison à la bibliothèque de ses parents, mais ne sachant pas tellement ce que l'ancienne Serpentard gardait comme image de lui, il préférait ne pas non plus montrer qu'il avait encore quelques éléments en tête la concernant. Ces choses qui l'avaient marqué lorsqu'il était jeune. Ces choses qui faisaient que parfois — souvent — Niall avait admiré le caractère bien trempé de la sorcière, que lorsqu'elle déboulait dans les couloirs, le regard froid et baissé, il aimait observer ses attitudes que les autres fuyaient. Peut-être parce qu'elle lisait et que l'Irlandais classait toute personne qui lisait comme une personne digne d'intérêt. Peut-être parce qu'il aurait aimé, des centaines de fois, la supplier de l'inviter chez elle pour lire toute sa bibliothèque. Mais Niall n'avait pas eu envie d'ajouter son nom aux rumeurs qui couraient derrière l'ombre de Morgan, alors il s'était toujours tu.
__________
J'estime avoir attendu assez de temps que quelqu'un se joigne à ce rp hihi
S'il retenait une chose de ses années à Poudlard concernant l'ancienne Serpentard, c'est qu'elle avait toujours préféré être appelée par son nom de famille. Il aurait pu en retenir d'autres des éléments sur elle. Des rumeurs, il y en avait eu, mais ce qu'avait retenu Niall, c'était cette appellation si singulière qu'elle préférait et qu'il avait toujours désagréable. Alors dans sa tête, c'était Morgan. Morgan la discrète, la solitaire, celle qui lisait des livres de runes en allemand.
En contournant son comptoir, Niall s'interrogeait évidemment sur les besoins de cette fameuse cliente. De quoi pouvait-elle avoir besoin qu'elle n'ait pas déjà ? Etait-elle d'ailleurs toujours intéressée par les runes comme elle l'était il y a plus de dix ans ?
Lorsqu'il s'approcha doucement d'elle, il fit mine de replacer un livre sur une des piles du présentoir et releva la tête vers elle en souriant, aussi prudemment que leurs années Poudlard.
— Bonjour Rosenwald. Tu compares ou tu es réellement intéressée par l'achat d'un livre ?, demanda-t-il puisqu'il avait eu vent de la boutique qu'elle tenait.
Il aurait bien ajouté une comparaison à la bibliothèque de ses parents, mais ne sachant pas tellement ce que l'ancienne Serpentard gardait comme image de lui, il préférait ne pas non plus montrer qu'il avait encore quelques éléments en tête la concernant. Ces choses qui l'avaient marqué lorsqu'il était jeune. Ces choses qui faisaient que parfois — souvent — Niall avait admiré le caractère bien trempé de la sorcière, que lorsqu'elle déboulait dans les couloirs, le regard froid et baissé, il aimait observer ses attitudes que les autres fuyaient. Peut-être parce qu'elle lisait et que l'Irlandais classait toute personne qui lisait comme une personne digne d'intérêt. Peut-être parce qu'il aurait aimé, des centaines de fois, la supplier de l'inviter chez elle pour lire toute sa bibliothèque. Mais Niall n'avait pas eu envie d'ajouter son nom aux rumeurs qui couraient derrière l'ombre de Morgan, alors il s'était toujours tu.
__________
J'estime avoir attendu assez de temps que quelqu'un se joigne à ce rp hihi
Naquit Babylone
Elle retint une ombre de crispation — non à cause de la voix, mais de ce nom. Rosenwald. Ce n’était pas une surprise, non… Il s’agissait de son nom de famille. Mais ici, cela résonnait en elle comme un souffle venu d’un autre âge. Longtemps, elle s’était drapée dans ce nom, dans une amère sécurité de n’être qu’un nom, avant même d’être elle-même. Depuis, d’autres noms avaient traversé sa route. D’autres façons d’exister. D’autres peaux à habiter.
« Niall O’Barden… Bonjour à toi également. » répondit-elle avec cette neutralité polie qu’on adopte quand on ne sait pas encore sur quel terrain l’on se trouve. Elle l’observa à la dérobée. Elle se souvenait de lui – plus d’une impression que d’un souvenir précis. Un garçon silencieux, aux airs de jeune académicien, vaguement désaccordé du reste des élèves du château. Il n’était pas dans ses cercles – elle n’en avait pas vraiment eu, d’ailleurs, en grande solitaire qu’elle était – mais elle l’avait catalogué, à sa manière. Étrange, sans être inquiétant. Ni tout à fait anodin, non plus.
Sa question lui sembla néanmoins un peu floue. Comparer ? Elle pencha légèrement la tête arquant un sourcil, l’espace d'un battement de cœur. Comparer à quoi ? À sa propre collection, dont il ne pouvait pas connaitre grand-chose ? À Barjow & Beurk, l’endroit où elle travaillait depuis plus d’un an ? Peut-être… S’il savait qu’elle y travaillait du moins.
« Pour acheter, oui. Enfin… si je trouve ce que je suis venue chercher. Des ouvrages d’apprentissage du roumain. Tu aurais ça sous la main ? »
« Niall O’Barden… Bonjour à toi également. » répondit-elle avec cette neutralité polie qu’on adopte quand on ne sait pas encore sur quel terrain l’on se trouve. Elle l’observa à la dérobée. Elle se souvenait de lui – plus d’une impression que d’un souvenir précis. Un garçon silencieux, aux airs de jeune académicien, vaguement désaccordé du reste des élèves du château. Il n’était pas dans ses cercles – elle n’en avait pas vraiment eu, d’ailleurs, en grande solitaire qu’elle était – mais elle l’avait catalogué, à sa manière. Étrange, sans être inquiétant. Ni tout à fait anodin, non plus.
Sa question lui sembla néanmoins un peu floue. Comparer ? Elle pencha légèrement la tête arquant un sourcil, l’espace d'un battement de cœur. Comparer à quoi ? À sa propre collection, dont il ne pouvait pas connaitre grand-chose ? À Barjow & Beurk, l’endroit où elle travaillait depuis plus d’un an ? Peut-être… S’il savait qu’elle y travaillait du moins.
« Pour acheter, oui. Enfin… si je trouve ce que je suis venue chercher. Des ouvrages d’apprentissage du roumain. Tu aurais ça sous la main ? »
InRP, professeure remplaçante de DcFM arrivée le 1er juin 2051.
#BotrucSuprématie #Le M c'est le S #4f246b
#BotrucSuprématie #Le M c'est le S #4f246b
Naquit Babylone
Comme dans ses souvenirs, Morgan agissait tout aussi mystérieusement. Comme dans ses souvenirs, Niall appréciait tout autant ce comportement. Sa posture, ce regard furtif qui analysait son interlocuteur, et sa manière bien à elle de s’exprimer. Quand elle s’exprimait. Les parents de Niall auraient sûrement beaucoup aimé l'entièreté de la personne de Rosenwald. La bonne éducation, le nom, la famille, la culture.. Mais peut-être pas le nom de sa boutique. La fait était que, au moins, maintenant, elle répondait aux salutations de l’Irlandais. Elle ne l’ignorait plus. Il fallait dire qu’elle n’avait pas tellement le choix si elle souhaitait être aidée.
L’avantage pour un libraire sorti de la maison Serdaigle était que les demandes de chaque client pouvait attiser sa curiosité. Certains l’envoyaient fouiller ses rayons les moins consultés, d’autres l’obligeaient à passer des commandes dans la minute — trop curieux de découvrir un ouvrage que la librairie ne possédait pas encore —, quand les plus silencieux amenaient juste un titre et s’en allaient. L’inconvénient était alors que l’Irlandais devait se retenir d’interroger les intérêts de chacun. Alors à défaut, il se les imaginait.
Niall aurait pu tenter de lister toutes les possibilités qu’aurait eu la sorcière d’entrer chez Fleury & Bott, il n’aurait jamais pensé à un manuel de roumain. Et l’étonnement se lisait sur ses deux sourcils relevés. Mais qui disait étonnement disait intérêt. Niall fut d’ailleurs bien heureux de déduire de cette demande que les deux allaient devoir se rendre à l’étage. Il avait envie d’observer un peu plus cette nouvelle version de l’ancienne Serpentard, et surtout, de savoir ce qu’elle devenait.
— Du roumain ?, répéta-t-il. Pas tant pour s’assurer qu’il ait bien compris, mais plutôt pour tendre une perche à sa cliente. Les manuels de langue sont à l’étage. Il pointa l’escalier de fer en colimaçon. Tu voyages ?
Il n’avait pas pu s’en empêcher. Tellement certain qu’elle éviterait la perche comme toutes celles qu’il lui avait tendues à ses seize ans, il avait ajouté une question plus directe. Il s’était auto convaincu qu’une telle question ne relevait pas d’une curiosité mal placée, mais d’une aide au conseil. Si elle l’orientait davantage, il pourrait en faire de même pour conseiller le meilleur ouvrage. Bien sûr que sa question était tout à fait légitime.
Alors sans quitter des yeux la sorcière, il se dirigea vers l’escalier pour l’y emmener. Il en avait des questions à lui poser ; des années de vide à reconstituer dans le parcours de cette Serpentard. Parce qu’il était curieux, parce qu’il était surtout curieux de connaître ce que les rumeurs avaient fait d’elle, espérant pour elle qu’elle s’en soit sortie.
L’avantage pour un libraire sorti de la maison Serdaigle était que les demandes de chaque client pouvait attiser sa curiosité. Certains l’envoyaient fouiller ses rayons les moins consultés, d’autres l’obligeaient à passer des commandes dans la minute — trop curieux de découvrir un ouvrage que la librairie ne possédait pas encore —, quand les plus silencieux amenaient juste un titre et s’en allaient. L’inconvénient était alors que l’Irlandais devait se retenir d’interroger les intérêts de chacun. Alors à défaut, il se les imaginait.
Niall aurait pu tenter de lister toutes les possibilités qu’aurait eu la sorcière d’entrer chez Fleury & Bott, il n’aurait jamais pensé à un manuel de roumain. Et l’étonnement se lisait sur ses deux sourcils relevés. Mais qui disait étonnement disait intérêt. Niall fut d’ailleurs bien heureux de déduire de cette demande que les deux allaient devoir se rendre à l’étage. Il avait envie d’observer un peu plus cette nouvelle version de l’ancienne Serpentard, et surtout, de savoir ce qu’elle devenait.
— Du roumain ?, répéta-t-il. Pas tant pour s’assurer qu’il ait bien compris, mais plutôt pour tendre une perche à sa cliente. Les manuels de langue sont à l’étage. Il pointa l’escalier de fer en colimaçon. Tu voyages ?
Il n’avait pas pu s’en empêcher. Tellement certain qu’elle éviterait la perche comme toutes celles qu’il lui avait tendues à ses seize ans, il avait ajouté une question plus directe. Il s’était auto convaincu qu’une telle question ne relevait pas d’une curiosité mal placée, mais d’une aide au conseil. Si elle l’orientait davantage, il pourrait en faire de même pour conseiller le meilleur ouvrage. Bien sûr que sa question était tout à fait légitime.
Alors sans quitter des yeux la sorcière, il se dirigea vers l’escalier pour l’y emmener. Il en avait des questions à lui poser ; des années de vide à reconstituer dans le parcours de cette Serpentard. Parce qu’il était curieux, parce qu’il était surtout curieux de connaître ce que les rumeurs avaient fait d’elle, espérant pour elle qu’elle s’en soit sortie.