Larmes révélatrices
Le 27 avril 2050
Avec @Scarlett Valentine
Avec @Scarlett Valentine
Crystal était recroquevillée dans un coin de la rue, les larmes tombant sur ses joues mises à rude épreuve par les rayons du soleil. La vision de la jeune fille était brouillée, et ses iris verts dorés d'habitude si empreints de bonne humeur étaient défigurés par la tristesse. La douleur, même. Depuis plusieurs mois que Crystal avait appris le divorce de ses parents. Depuis plusieurs moi qu'elle leur avait crié à quel point elle les détestait. Depuis plusieurs mois qu'elle s'interdisait d'y penser, et lassait cette pensée si loin dans ses pensées, enfermées dans un recoin sombre de son esprit.
Mais cette fois... Crystal avait vu sa demi sœur, Lya entrer joyeusement dans le Chaudron Baveur, suivie de son père. S'il méritait encore ce titre. La voir, heureuse alors que Crystal sentait son âme se déchirer avait fait tomber toutes les barrières dont elle s'était entourée. La jeune Serpentarde s'était alors réfugiée dans un coin de la rue principale, espérant que son "père" ne la voit pas. La jeune fille refusait d'adresser la parole à cet homme, qui avait fait tomber sa figure paternelle au moment même ou il lui avait annoncé le divorce.
Bien sûr, que Lya soit la n'était pas une surprise. Elle avait tout à fait le droit de l'être, étant en cinquième année à Poudlard, chez Poufsouffle. Mais Crystal ne comprenait pas que sa demi sœur ai déjà pu pardonner à leur père. Malgré tout le temps dont la jeune sorcière disposait, Crystal ne s'imaginait pas un jour réparer le gouffre immense dans sa poitrine. Ses larmes, qui lui semblaient intarissables en témoignaient d'ailleurs.
275. J'espère que ça te convient !
Larmes révélatrices
Je profitais d'une pause bien méritée pour déambuler dans les rues du Chemin de Traverse. Prendre l'air me faisait le plus grand bien. J'apprécie particulièrement être dehors surtout après avoir passé plusieurs heures enfermée dans un même lieu. Certes, j'aime mon métier, mais ces balades me sont précieuses. Je croise pas mal de monde tout affairé à leurs emplettes. D'autant plus qu’en cette période de vacances scolaires, les rues sont davantage plus peuplées.
Certains visages sont joyeux, et ne sont là que pour du lèche-vitrine. D'autres semblent tantôt pressés par le temps ou tantôt agacés par la liste trop longue de boutiques à visiter. Tant de situation qui amènent ces personnes de tout horizon à fouler les pavés de ce Chemin si connus des sorciers.
Cependant, c'est un tout autre visage qui a attiré mon attention. Bien que camouflée dans un recoin de la rue, je ne peux m'empêcher de constater les larmes qui coulaient sur les joues d'une jeune fille. Sans doute que sa position isolée du flux incessant de passant, la rendait un peu plus distincte. La situation était délicate. Je n'aime guère voir qui que ce soit, quel que soit son âge, dans cet état de tristesse. En revanche, je ne connais pas cette jeune personne et mon intervention pourrait ne pas être la bienvenue. Je comprendrais tout à fait que l'adolescente me repousse. Mais ne supportant pas de la laisser comme cela, je choisis tout de même de m'avancer et d'aviser en fonction de ses réactions.
- Salut, dis-je lentement. Est-ce que je peux m’installer près de toi?
Elle était simplement recroquevillée, sans support, Je m'apprêtais donc à me mettre dans une position plutôt inconfortable, mais être à sa hauteur me rendrait déjà la tâche plus facile pour communiquer.
Désolée pour ce délai.
Employée chez Madame Guipure depuis le 28 février 2050
Certains visages sont joyeux, et ne sont là que pour du lèche-vitrine. D'autres semblent tantôt pressés par le temps ou tantôt agacés par la liste trop longue de boutiques à visiter. Tant de situation qui amènent ces personnes de tout horizon à fouler les pavés de ce Chemin si connus des sorciers.
Cependant, c'est un tout autre visage qui a attiré mon attention. Bien que camouflée dans un recoin de la rue, je ne peux m'empêcher de constater les larmes qui coulaient sur les joues d'une jeune fille. Sans doute que sa position isolée du flux incessant de passant, la rendait un peu plus distincte. La situation était délicate. Je n'aime guère voir qui que ce soit, quel que soit son âge, dans cet état de tristesse. En revanche, je ne connais pas cette jeune personne et mon intervention pourrait ne pas être la bienvenue. Je comprendrais tout à fait que l'adolescente me repousse. Mais ne supportant pas de la laisser comme cela, je choisis tout de même de m'avancer et d'aviser en fonction de ses réactions.
- Salut, dis-je lentement. Est-ce que je peux m’installer près de toi?
Elle était simplement recroquevillée, sans support, Je m'apprêtais donc à me mettre dans une position plutôt inconfortable, mais être à sa hauteur me rendrait déjà la tâche plus facile pour communiquer.
Désolée pour ce délai.
Employée chez Madame Guipure depuis le 28 février 2050
Larmes révélatrices
Les larmes continuaient de couler, indifférentes au bruit extérieur. Aux joies, aux sourires et aux éclats de rires qui sillonnaient la rue. Comme si Crystal était mise à l'écart. Marginale dans un monde de marginaux. Si seulement être sorcière avait pu l'empêcher d'éprouver une tristesse semblable à celle qui l'habitait, tellement forte, tellement douloureuse qu'elle aurait aimé se laisser fondre à l'intérieur. Certaines fois, lorsque ça ne va vraiment pas, le moment que l'on préfère dans notre journée est celui ou l'on pleure, parce que ce sont les seuls moments où on laisse vraiment éclater ce qui nous martyrise à l'intérieur de nous même.
Avoir été détruite par sa propre famille... un beaux paradoxe. Au bout d'un moment, une voix vint briser la bulle de douleur dans laquelle la Serpentarde s'était réfugiée. Une voix chaleureuse, empreinte de compassion, et d'attention. Une voix en laquelle Crystal aurait eu envie de se confier, si elle n'avait pas été dans cet état la. Le simple fait que quelqu'un puisse la voir en larmes l'anéantissait. Mais lorsque les barrières éclataient, la réputation n'étaient plus de mise.
- Je... je ne sais pas. Mais... je suppose qu.. que tu peux, oui...
L'impression d'être vulnérable. Encore et toujours. Qu'un rien suffirait à la briser, que le moindre coup de vent l'emporterait loin. Très loin. C'était une part de ce qu'elle souhaitait, après tout... être loin de ses parents, ne serais ce que quelques semaines. Pouvoir enfin oublier la douleur qui l'habitait et lui pourrissait la vie.
250
Avoir été détruite par sa propre famille... un beaux paradoxe. Au bout d'un moment, une voix vint briser la bulle de douleur dans laquelle la Serpentarde s'était réfugiée. Une voix chaleureuse, empreinte de compassion, et d'attention. Une voix en laquelle Crystal aurait eu envie de se confier, si elle n'avait pas été dans cet état la. Le simple fait que quelqu'un puisse la voir en larmes l'anéantissait. Mais lorsque les barrières éclataient, la réputation n'étaient plus de mise.
- Je... je ne sais pas. Mais... je suppose qu.. que tu peux, oui...
L'impression d'être vulnérable. Encore et toujours. Qu'un rien suffirait à la briser, que le moindre coup de vent l'emporterait loin. Très loin. C'était une part de ce qu'elle souhaitait, après tout... être loin de ses parents, ne serais ce que quelques semaines. Pouvoir enfin oublier la douleur qui l'habitait et lui pourrissait la vie.
250
Larmes révélatrices
Lorsque la jeune fille me le permit, je descendis mon visage à sa hauteur. La position accroupie ne me semblait pas des plus confortables, alors j'opta pour la position assise à même le sol, juste à côté d'elle. Les pavés étaient durs mais il valait mieux cela que des fourmis dans les jambes.
Je sorti un mouchoir en tissu de ma poche et le tendit à l'enfant, attendant qu'elle s'en saisisse. Il était brodé de mes initiales. Pas que j'ai peur de les perdre. Broder de petits bouts de tissus d'un "S" et d'un "V" était l'une des premières choses que j'avais appris à faire en couture et cela m'était restait. Bon nombre de mes vêtements personnel possédaient cette marque.
- Tu peux le garder, j'en ai plein d'autres, dis-je en pensant que je ne reprendrai de toute façon pas un mouchoir souillé. Est-ce que je peux faire quelque chose pour toi?
Je ne voulais pas la mettre mal à l'aise en la forçant à parler d'une chose qu'elle préférait sans doute oublier, vu l'état dans lequel cela la mettait. D'autant plus que nous ne nous connaissons ni de Merlin, ni de Morgane.
- Tu veux discuter? De tout et de rien, de ce qui te passe par la tête… C'est toi qui choisis. Puis après quelques secondes: Ou on peut rester là sans rien dire.
Parfois, une simple présence suffit à rassurer. Bien sûr, c'est souvent plus efficace lorsque l'on est accompagné de quelqu'un qui nous est cher. Mais il y a des fois où ce n'est pas possible… Ou ce sont justement ces personnes chères qui nous ont fait du mal. Étant donné le jeune âge de la fille et le fait qu'elle s'isole dans un lieu public où elle n'est sans doute pas venue seule, cette deuxième possibilité me semble probable.
Employée chez Madame Guipure depuis le 28 février 2050
Je sorti un mouchoir en tissu de ma poche et le tendit à l'enfant, attendant qu'elle s'en saisisse. Il était brodé de mes initiales. Pas que j'ai peur de les perdre. Broder de petits bouts de tissus d'un "S" et d'un "V" était l'une des premières choses que j'avais appris à faire en couture et cela m'était restait. Bon nombre de mes vêtements personnel possédaient cette marque.
- Tu peux le garder, j'en ai plein d'autres, dis-je en pensant que je ne reprendrai de toute façon pas un mouchoir souillé. Est-ce que je peux faire quelque chose pour toi?
Je ne voulais pas la mettre mal à l'aise en la forçant à parler d'une chose qu'elle préférait sans doute oublier, vu l'état dans lequel cela la mettait. D'autant plus que nous ne nous connaissons ni de Merlin, ni de Morgane.
- Tu veux discuter? De tout et de rien, de ce qui te passe par la tête… C'est toi qui choisis. Puis après quelques secondes: Ou on peut rester là sans rien dire.
Parfois, une simple présence suffit à rassurer. Bien sûr, c'est souvent plus efficace lorsque l'on est accompagné de quelqu'un qui nous est cher. Mais il y a des fois où ce n'est pas possible… Ou ce sont justement ces personnes chères qui nous ont fait du mal. Étant donné le jeune âge de la fille et le fait qu'elle s'isole dans un lieu public où elle n'est sans doute pas venue seule, cette deuxième possibilité me semble probable.
Employée chez Madame Guipure depuis le 28 février 2050
Larmes révélatrices
L'adulte s'agenouilla à mes côtés. C'était un acte délibéré, que Crystal venait d'approuver. Pourtant, cette position ne devait pas être des plus sympathiques à tenir pour la sorcière. Mais la Serpentarde n'avait pour l'instant que faire du malheur des autres, tant elle était brisée par son propre chagrin. Dans un éclair de lucidité, Crystal se décala, permettant à la femme d'avoir un peu plus de place, et peut être, de se mettre dans une position plus confortable. Si la discussion qu'elles allaient avoir était sérieuse, et si la sorcière arrivait à pousser l'Ecossaise à se confier, alors il valait mieux pour elles deux qu'elles aient toutes deux une position confortable dans laquelle se mettre.
Je prenais d'une main tremblante le mouchoir que la femme me tendait, en la remerciant d'un murmure. Du coin de l'oeil, j'observais les initiales brodées. Que pouvaient elles signifier ? D'une voix devenue rauque, à cause de mes larmes, je lui demandais :
- Que signifient ces initiales ?
La moindre distraction, la jeune fille était prête à s'en saisir à pleines mains pour oublier sa détresse. En entendant la proposition de la sorcière, Crystal sourit faiblement. De ces sourires qui ne sont la que pour tenter de remercier, bien qu'ils soient plus faux que tout. Mais, c'était un sourire tout de même. Crystal n'était pas prête à parler. Pas encore. Mais elle le ferait, sûrement. Du moins, elle essayerait de le faire. Elle avait trop souffert de son silence durant l'année passée pour continuer de ne rien dire, de barricader ses paroles derrières des murs si lourds, qu'ils menaçaient de dévaster Crystal elle même.
Tentant de prévenir l'adulte sur la piste glissante dans laquelle elle menaçait de s'engager, Crystal murmura :
- Ce qui me passe par la tête, comme vous le dites si bien, n'a rien de joyeux. Je doute sincèrement que vous vouliez en entendre parler.
313 mots
Je prenais d'une main tremblante le mouchoir que la femme me tendait, en la remerciant d'un murmure. Du coin de l'oeil, j'observais les initiales brodées. Que pouvaient elles signifier ? D'une voix devenue rauque, à cause de mes larmes, je lui demandais :
- Que signifient ces initiales ?
La moindre distraction, la jeune fille était prête à s'en saisir à pleines mains pour oublier sa détresse. En entendant la proposition de la sorcière, Crystal sourit faiblement. De ces sourires qui ne sont la que pour tenter de remercier, bien qu'ils soient plus faux que tout. Mais, c'était un sourire tout de même. Crystal n'était pas prête à parler. Pas encore. Mais elle le ferait, sûrement. Du moins, elle essayerait de le faire. Elle avait trop souffert de son silence durant l'année passée pour continuer de ne rien dire, de barricader ses paroles derrières des murs si lourds, qu'ils menaçaient de dévaster Crystal elle même.
Tentant de prévenir l'adulte sur la piste glissante dans laquelle elle menaçait de s'engager, Crystal murmura :
- Ce qui me passe par la tête, comme vous le dites si bien, n'a rien de joyeux. Je doute sincèrement que vous vouliez en entendre parler.
313 mots
Larmes révélatrices
L'adolescente se décala légèrement ce qui me permit de prendre une position la plus confortable possible au vu de la configuration du coin dans lequel elle s'était terrée. Au moins, elle ne semblait pas s'incommoder de ma présence et peut-être arriverais-je à gagner suffisamment sa confiance. Je souris lorsque je la vis se saisir de mon carré de tissus.
- Ce sont les miennes. Pour Scarlett Valentine. Et toi, quelles seraient les initiales que tu broderais sur ton mouchoir?
Par cette simple question, je montrais à la jeune fille que je m'intéressais à elle suffisamment que pour lui demander son prénom. Cela pourrait m'aider à la mettre en confiance et j'étais prête à lui donner plus d'informations sur moi si c'était nécessaire.
Elle mentionna ensuite que ce qui accaparait son esprit n'était pas des plus agréables. Je m'en doutais quelques peu en voyant sa mine triste et l'état dans lequel cela la mettait. Je ne m'attendais pas à apprendre une bonne nouvelle au cours de cette conversation.
- Si c'est ce qui te passe par la tête, je suis prête à l'entendre. Ma proposition tient toujours.
Je tentais alors de capter son regard afin de lui faire comprendre la sincérité de ma démarche les yeux dans les yeux. J'ajoutais tout de même oralement:
- Écoute, je sais qu'on ne se connait pas du tout et que je ne suis sans doute pas la personne à qui tu aimerais te confier. Mais je peux être une oreille attentive si tu en as besoin. Et si tu préfères te changer les idées, on peut aussi parler de tout autre chose. Ne te sens pas obligée d'accepter ma proposition.
Je ne comptais pas abandonner si facilement, même si je sais que mon temps n'est pas extensible. J'ai à peine le temps de ma pause mais je suis prête à le sacrifier si à terme la jeune fille repartait le cœur plus léger.
Employée chez Madame Guipure depuis le 28 février 2050
- Ce sont les miennes. Pour Scarlett Valentine. Et toi, quelles seraient les initiales que tu broderais sur ton mouchoir?
Par cette simple question, je montrais à la jeune fille que je m'intéressais à elle suffisamment que pour lui demander son prénom. Cela pourrait m'aider à la mettre en confiance et j'étais prête à lui donner plus d'informations sur moi si c'était nécessaire.
Elle mentionna ensuite que ce qui accaparait son esprit n'était pas des plus agréables. Je m'en doutais quelques peu en voyant sa mine triste et l'état dans lequel cela la mettait. Je ne m'attendais pas à apprendre une bonne nouvelle au cours de cette conversation.
- Si c'est ce qui te passe par la tête, je suis prête à l'entendre. Ma proposition tient toujours.
Je tentais alors de capter son regard afin de lui faire comprendre la sincérité de ma démarche les yeux dans les yeux. J'ajoutais tout de même oralement:
- Écoute, je sais qu'on ne se connait pas du tout et que je ne suis sans doute pas la personne à qui tu aimerais te confier. Mais je peux être une oreille attentive si tu en as besoin. Et si tu préfères te changer les idées, on peut aussi parler de tout autre chose. Ne te sens pas obligée d'accepter ma proposition.
Je ne comptais pas abandonner si facilement, même si je sais que mon temps n'est pas extensible. J'ai à peine le temps de ma pause mais je suis prête à le sacrifier si à terme la jeune fille repartait le cœur plus léger.
Employée chez Madame Guipure depuis le 28 février 2050
Larmes révélatrices
Ne fais pas attention au changement de personne ni de couleur de dialogue, je les ai changées en septembre dernier !
Mes larmes piquent mes yeux, tandis que peu à peu, les questions de la femme qui me fait face mettent de l'ordre dans mes pensées embrouillées. Je réfléchis quelques secondes à une réponse, me permettant d'oublier durant quelques précieux instants la rancœur noirâtre dans laquelle j'évolue depuis trop longtemps.
- Je ne sais pas... C.E, sans doute. Pour Crystal Eealis.
La question suivante m'arrache un sourire triste. Je ne suis pas certaine qu'elle veuille savoir à quel brouillard obscur je me heurte depuis des mois.
Mais... quelque chose me fait hésiter. Peut être sa phrase suivante. Ou alors, le fait qu'elle m'ai tendu un de ses mouchoirs sans hésiter. A moins que ce ne soit simplement sa personne, qui semble si bienveillante. Et... je ne la reverrai jamais, n'est ce pas ?
Alors, doucement, je formule ce qui me retient emprisonnée depuis si longtemps, acceptant pour la première fois que les émotions qui me retiennent en cage soient conjurées par des mots.
- Mes parents ont divorcé, l'été dernier. Ils me l'ont annoncé par hibou, tandis que j'étais à Poudlard. Ils me l'ont présenté comme quelque chose de bénéfique à tous. Mais pour moi... c'est loin d'être bénéfique. Depuis, je les rejette, aussi bien qu'ils le font. C'est presque devenu un jeu, j'ai l'impression. Le jeu cruel de celui qui arrivera à blesser l'autre le plus profondément. Et malheureusement, j'ai l'impression que ce n'est pas moi qui gagne.
Toutes mes excuses pour le retard !
Larmes révélatrices
Les choses avançaient doucement mais sûrement avec la jeune fille. J’avais maintenant appris son prénom, signe que je gagnais peu à peu sa confiance.
- C’est un joli prénom, Crystal.
Des mots bien futiles, sans doute, face à la situation que traversait la jeune écolière mais qui réchaufferait peut-être, ne serait-ce qu’un peu, son coeur. Elle semblait toujours hésiter à ce confier. Quant à moi, je restais silencieuse à ses côtés. Elle mettrait des mots sur ce qui la tracasse lorsqu’elle serait prête à parler, et si elle ne souhaite pas le faire, je ne peux pas la forcer. En attendant, ajouter quoi que ce soit pourrait paraître insistant et ce n’est pas mon objectif. C’est à elle seule de décider ce qu’elle veut faire ou non.
Et puis soudain, sa bouche s’ouvrent et les mots sortent: un divorce, une relation conflictuelle avec ses parents. Rien de bien réjouissant, comme je m’y attendais. Sa situation, je ne l’ai personnellement jamais vécue. J’ai la chance, encore aujourd’hui à vingt-cinq ans, d’avoir une famille unie et des parents qui s’aiment presque comme au premier jour. Je ne peux même pas imaginer ce que cela fait de voir sa famille se déchirer de cette façon et la peine que cela peut causer. Je la laisse terminer et je ne dis rien durant encore quelques secondes lorsqu’elle a terminé. Non seulement pour la laisser ajouter quelques choses si elle en ressent le besoin, mais aussi pour me permettre d’intégrer l’information et de trouver les mots justes.
- Je comprends ta peine et ta colère, lui dis-je même si cela n’était qu’à moitié vrai.
Annoncer une telle nouvelle par hibou à une si jeune enfant me semblait terrible et lâche mais je gardais cela pour moi. Et puis, jouer à blesser sa fille lorsque celle-ci exprime une colère légitime… La jeune fille n’avait pas besoin d’entendre ce à quoi je pensais à ce sujet. Cela ne ferait que la persuader de sa colère et ce n’était pas mon intention.
- Un divorce n’est une épreuve agréable pour personne. Tes parents sont sans doute les premiers à être tristes de ne pas avoir pu faire fonctionner leur histoire. Et quand on arrive à cette conclusion, c’est qu’on a déjà tout tenté. Il y a une part de vérité lorsqu’ils te disent que c’est bénéfique. Car quand il n’y a plus d’amour, on ne voit plus que les défauts chez l’autre et cela créé des tensions.
Et ça, pour avoir vécu plusieurs séparations, j’en savais quelque chose. Même s’il n’y avait jamais eu d’enfant au milieu de toute cette histoire et qu’il est bien plus facile de quitter quelqu’un lorsque l’on n’a aucun bien en commun. J’avais envie d’ajouter qu’il valait peut-être mieux cela qu’une ambiance électrique constante à la maison mais je préfère attendre de voir la réaction de Crystal à mes premiers mots.
Employée chez Madame Guipure depuis le 28 février 2050
- C’est un joli prénom, Crystal.
Des mots bien futiles, sans doute, face à la situation que traversait la jeune écolière mais qui réchaufferait peut-être, ne serait-ce qu’un peu, son coeur. Elle semblait toujours hésiter à ce confier. Quant à moi, je restais silencieuse à ses côtés. Elle mettrait des mots sur ce qui la tracasse lorsqu’elle serait prête à parler, et si elle ne souhaite pas le faire, je ne peux pas la forcer. En attendant, ajouter quoi que ce soit pourrait paraître insistant et ce n’est pas mon objectif. C’est à elle seule de décider ce qu’elle veut faire ou non.
Et puis soudain, sa bouche s’ouvrent et les mots sortent: un divorce, une relation conflictuelle avec ses parents. Rien de bien réjouissant, comme je m’y attendais. Sa situation, je ne l’ai personnellement jamais vécue. J’ai la chance, encore aujourd’hui à vingt-cinq ans, d’avoir une famille unie et des parents qui s’aiment presque comme au premier jour. Je ne peux même pas imaginer ce que cela fait de voir sa famille se déchirer de cette façon et la peine que cela peut causer. Je la laisse terminer et je ne dis rien durant encore quelques secondes lorsqu’elle a terminé. Non seulement pour la laisser ajouter quelques choses si elle en ressent le besoin, mais aussi pour me permettre d’intégrer l’information et de trouver les mots justes.
- Je comprends ta peine et ta colère, lui dis-je même si cela n’était qu’à moitié vrai.
Annoncer une telle nouvelle par hibou à une si jeune enfant me semblait terrible et lâche mais je gardais cela pour moi. Et puis, jouer à blesser sa fille lorsque celle-ci exprime une colère légitime… La jeune fille n’avait pas besoin d’entendre ce à quoi je pensais à ce sujet. Cela ne ferait que la persuader de sa colère et ce n’était pas mon intention.
- Un divorce n’est une épreuve agréable pour personne. Tes parents sont sans doute les premiers à être tristes de ne pas avoir pu faire fonctionner leur histoire. Et quand on arrive à cette conclusion, c’est qu’on a déjà tout tenté. Il y a une part de vérité lorsqu’ils te disent que c’est bénéfique. Car quand il n’y a plus d’amour, on ne voit plus que les défauts chez l’autre et cela créé des tensions.
Et ça, pour avoir vécu plusieurs séparations, j’en savais quelque chose. Même s’il n’y avait jamais eu d’enfant au milieu de toute cette histoire et qu’il est bien plus facile de quitter quelqu’un lorsque l’on n’a aucun bien en commun. J’avais envie d’ajouter qu’il valait peut-être mieux cela qu’une ambiance électrique constante à la maison mais je préfère attendre de voir la réaction de Crystal à mes premiers mots.
Employée chez Madame Guipure depuis le 28 février 2050