26 mars 2025, 22:00
Étape 2 : L’information
La logique de l’homme ne semblait pas rejoindre la sienne. Il avait haussé les épaules, revenant toujours et inlassablement à la même conclusion : une femme restait une femme.
— Encore une fois, non. Qu’elle soit timide, jeune ou vieille, si je lui plais, elle me plait. Et si elle me plait, je finirai par lui plaire. Donc les ratons laveurs, ça me terrifie pas, conclut-il en un large sourire.
Fáelán savait y faire avec les femmes — sauf peut-être la sorcière de tout à l’heure —, et il ne s’était jamais tellement posé la question de connaître celles qui l’intéressaient vraiment. Il n’aurait pas su répondre à la question d’un style de femme, il n’aurait même pas su dire s’il avait pu ressentir quelque chose pour l’une ou pour l’autre. Il savait doser ses mots, ses promesses, son respect (si on pouvait appeler cela ainsi) et savait comment chacune de ses histoires finiraient. La durée était peut-être variable, mais la finalité était toujours la même. Il finirait par passer à autre chose.
La métaphore du vin fit sourire le Gallois. Un sourire qui se voulait être un signe d’une appréciation de l’humour du sorcier, mais pas tant de son acceptation. Si le sorcier se la jouait ainsi, grand bien lui fasse, en revanche, Fáelán ne donnerait pas cette image de lui. Non pas qu’il la trouverait dégoûtante, mais c’est qu’elle ne lui ressemblait pas. Fáelán appréciait certes Niall, il l’avait certes embrassé et emmené chez lui à plusieurs reprises, mais il n’était pas un homme qui buvait un vin d’une autre couleur. Ou peut-être seulement de la couleur de Niall.
Finalement lassé de retourner son cerveau dans tous les sens pour s’entendre penser à Niall, il prit une grande inspiration et fixa le sorcier.
— Bon, elle est où votre boutique déjà ? Si l’un des deux passe chez vous, qu'il vous parle du bal, j'en sais rien, mais notez son nom. Je me chargerai de trouver les autres informations. Je passerai voir vos artefacts, lâcha-t-il en relevant son masque et en lui envoyant un petit clin d’œil, et un coup de coude.
N’ayant évidemment rien écouté plus tôt, il était bien obligé de redemander l’information qu’il avait manquée. Mais cette fois, il écouterait puisqu’il y avait intérêt. Après cela, il n’avait plus tellement de raisons de rester près du sorcier. Non seulement sa vie ne l’intéressait pas le moins du monde, mais en plus, il ne se voyait plus tellement débarquer ce soir face à Niall. Était-ce par peur que le Masque Rouge ait plus de valeur que lui — valeur qu’il lui faudrait détruire avant ? Il n’aurait de toute manière rien avoué à personne, à commencer par lui-même.
— Encore une fois, non. Qu’elle soit timide, jeune ou vieille, si je lui plais, elle me plait. Et si elle me plait, je finirai par lui plaire. Donc les ratons laveurs, ça me terrifie pas, conclut-il en un large sourire.
Fáelán savait y faire avec les femmes — sauf peut-être la sorcière de tout à l’heure —, et il ne s’était jamais tellement posé la question de connaître celles qui l’intéressaient vraiment. Il n’aurait pas su répondre à la question d’un style de femme, il n’aurait même pas su dire s’il avait pu ressentir quelque chose pour l’une ou pour l’autre. Il savait doser ses mots, ses promesses, son respect (si on pouvait appeler cela ainsi) et savait comment chacune de ses histoires finiraient. La durée était peut-être variable, mais la finalité était toujours la même. Il finirait par passer à autre chose.
La métaphore du vin fit sourire le Gallois. Un sourire qui se voulait être un signe d’une appréciation de l’humour du sorcier, mais pas tant de son acceptation. Si le sorcier se la jouait ainsi, grand bien lui fasse, en revanche, Fáelán ne donnerait pas cette image de lui. Non pas qu’il la trouverait dégoûtante, mais c’est qu’elle ne lui ressemblait pas. Fáelán appréciait certes Niall, il l’avait certes embrassé et emmené chez lui à plusieurs reprises, mais il n’était pas un homme qui buvait un vin d’une autre couleur. Ou peut-être seulement de la couleur de Niall.
Finalement lassé de retourner son cerveau dans tous les sens pour s’entendre penser à Niall, il prit une grande inspiration et fixa le sorcier.
— Bon, elle est où votre boutique déjà ? Si l’un des deux passe chez vous, qu'il vous parle du bal, j'en sais rien, mais notez son nom. Je me chargerai de trouver les autres informations. Je passerai voir vos artefacts, lâcha-t-il en relevant son masque et en lui envoyant un petit clin d’œil, et un coup de coude.
N’ayant évidemment rien écouté plus tôt, il était bien obligé de redemander l’information qu’il avait manquée. Mais cette fois, il écouterait puisqu’il y avait intérêt. Après cela, il n’avait plus tellement de raisons de rester près du sorcier. Non seulement sa vie ne l’intéressait pas le moins du monde, mais en plus, il ne se voyait plus tellement débarquer ce soir face à Niall. Était-ce par peur que le Masque Rouge ait plus de valeur que lui — valeur qu’il lui faudrait détruire avant ? Il n’aurait de toute manière rien avoué à personne, à commencer par lui-même.
29 mars 2025, 00:13
Étape 2 : L’information
Cinaed pencha la tête avec un léger sourire avant de hausser simplement les épaules. Même s'il ne la partageait plus, il saisissait parfaitement la vision de l'autre. Il y avait une compréhension entre eux, amenée par des années de doute de l'ébéniste où il avait sauté de lit en lit jusqu'à plus soif. Il n'allait pas juger un comportement qu'il avait adopté durant de très longues années, après tout. La lumière s'était allumée dans son esprit mais si elle ne l'avait pas faite, il aurait sûrement continué comme ça aussi longtemps que l'autre. Quoiqu'il avait l'air plus jeune que ses vieux os et avait donc encore de la marge avant de finir vieux, seul et triste. Cinaed lui-même n'avait reçu la claque sur le museau qu'à presque 30 ans. Peut-être que son compagnon finirait, lui aussi, par comprendre quelque chose d'important, ou peut-être qu'il resterait comme ça jusqu'à sa mort si ça lui convenait. Qui était-il pour juger le comportement des autres ? Il ne le faisait que pour juger les idiots, qu'il jugeait très fort. Mais bon, tout le monde jugeait les idiots.
Un homme qui sait ce qu'il veut et ce qu'il vaut, alors. Il rit quelques secondes avant de hocher la tête, l'air de dire "profite, écoute, mon con". Cinaed ne réfléchissait pas tellement au passé parce qu'il n'aimait pas les introspections, mais en le faisant maintenant, il ne savait pas quoi en penser. Etait-il triste que cette partie de sa vie soit finie ? Ou ne ressentait il qu'une apathie générale ? Il n'avait pas de regrets, en tout cas pour pas grand chose et il lui semblait qu'il ne gardait pas beaucoup d'encrage à son passé. Si quelque chose avait pu lui manquer, cependant, ça aurait été le fait de ne jamais dormir seul. Cinaed ne supportait pas ça, et à l'époque ça ne lui arrivait pas souvent. C'était sûrement parce qu'il n'aimait pas dormir seul qu'il avait eu autant de conquêtes, à bien y réfléchir. Pas la meilleure raison, mais il n'en avait pas d'autre. Et puis, en avait-il vraiment besoin d'une ?
M'enfin, revenons en au présent. Un présent où, heureusement, l'écossais avait reposé son verre parce que sinon, il l'aurait sûrement lâché dans la panique. L'homme en face de lui passait du coq à l'âne trop rapidement pour un Cinaed ivre. Quoique ça aurait été trop rapide pour un Cinaed sobre aussi, cela dit. M'enfin, le fait est qu'il venait de le bombarder d'info et que l'ébéniste ne savait pas ce dont il devait se souvenir en priorité ou ce qu'il devait regarder. Est-ce que le clin d'œil servait à quelque chose ? Il venait d'oublier son visage à l'instant même et ne se souvenait plus que de ce petit mouvement de paupière. Comment était-il sensé reconnaître l'autre, s'il venait à sa boutique, s'il ne connaissait pas son visage ? Pareil pour le masque-noir, comment devait-il le surveiller s'il ne savait même pas qui c'était ?
Un bruit d'incompréhension lui échappa, un mélange entre un couinement et un gémissement perdu avant qu'il ne finisse par hocher la tête. L'autre était sexy, mais par contre il n'expliquait pas suffisamment bien les choses. M'enfin, peu de gens arrivaient à être beaux et à ne pas lui retourner le cerveau en même temps : c'est pour ça qu'il préférait une soirée billard à une soirée papotage pour briser la glace. Pré-au-Lard ? finit-il par dire, trébuchant à moitié sur les mots. Sa réponse sonnait presque comme une question car d'un coup il n'était même plus certain d'être un homme bien vivant, et encore moins de travailler ou d'avoir une mission à suivre. Peut-être que l'autre l'avait transformé en méduse avec une phrase de trop ? Euh... Si tu veux, mais des informations sur quoi ? D'un coup, une pensée lui vint à l'esprit : il avait répondu à toutes ses questions sans s'inquiéter le moins du monde, mais avec le recul c'était un peu bizarre. Avait-il aidé un tueur en série à se trouver une nouvelle cible ? Putain, il espérait que non : la prison ça ne le tentait vraiment pas. Bref. Je ferais ça ? Je suppose, si j'arrive à les reconnaître ?
C'était quoi cette boucle temporelle dans laquelle il était tombé ?
Un homme qui sait ce qu'il veut et ce qu'il vaut, alors. Il rit quelques secondes avant de hocher la tête, l'air de dire "profite, écoute, mon con". Cinaed ne réfléchissait pas tellement au passé parce qu'il n'aimait pas les introspections, mais en le faisant maintenant, il ne savait pas quoi en penser. Etait-il triste que cette partie de sa vie soit finie ? Ou ne ressentait il qu'une apathie générale ? Il n'avait pas de regrets, en tout cas pour pas grand chose et il lui semblait qu'il ne gardait pas beaucoup d'encrage à son passé. Si quelque chose avait pu lui manquer, cependant, ça aurait été le fait de ne jamais dormir seul. Cinaed ne supportait pas ça, et à l'époque ça ne lui arrivait pas souvent. C'était sûrement parce qu'il n'aimait pas dormir seul qu'il avait eu autant de conquêtes, à bien y réfléchir. Pas la meilleure raison, mais il n'en avait pas d'autre. Et puis, en avait-il vraiment besoin d'une ?
M'enfin, revenons en au présent. Un présent où, heureusement, l'écossais avait reposé son verre parce que sinon, il l'aurait sûrement lâché dans la panique. L'homme en face de lui passait du coq à l'âne trop rapidement pour un Cinaed ivre. Quoique ça aurait été trop rapide pour un Cinaed sobre aussi, cela dit. M'enfin, le fait est qu'il venait de le bombarder d'info et que l'ébéniste ne savait pas ce dont il devait se souvenir en priorité ou ce qu'il devait regarder. Est-ce que le clin d'œil servait à quelque chose ? Il venait d'oublier son visage à l'instant même et ne se souvenait plus que de ce petit mouvement de paupière. Comment était-il sensé reconnaître l'autre, s'il venait à sa boutique, s'il ne connaissait pas son visage ? Pareil pour le masque-noir, comment devait-il le surveiller s'il ne savait même pas qui c'était ?
Un bruit d'incompréhension lui échappa, un mélange entre un couinement et un gémissement perdu avant qu'il ne finisse par hocher la tête. L'autre était sexy, mais par contre il n'expliquait pas suffisamment bien les choses. M'enfin, peu de gens arrivaient à être beaux et à ne pas lui retourner le cerveau en même temps : c'est pour ça qu'il préférait une soirée billard à une soirée papotage pour briser la glace. Pré-au-Lard ? finit-il par dire, trébuchant à moitié sur les mots. Sa réponse sonnait presque comme une question car d'un coup il n'était même plus certain d'être un homme bien vivant, et encore moins de travailler ou d'avoir une mission à suivre. Peut-être que l'autre l'avait transformé en méduse avec une phrase de trop ? Euh... Si tu veux, mais des informations sur quoi ? D'un coup, une pensée lui vint à l'esprit : il avait répondu à toutes ses questions sans s'inquiéter le moins du monde, mais avec le recul c'était un peu bizarre. Avait-il aidé un tueur en série à se trouver une nouvelle cible ? Putain, il espérait que non : la prison ça ne le tentait vraiment pas. Bref. Je ferais ça ? Je suppose, si j'arrive à les reconnaître ?
C'était quoi cette boucle temporelle dans laquelle il était tombé ?
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Comte Wallace, chevalier Modératus, Seigneur des Sylves - Aaron Bagans
Aussi polyvalente qu'un Fa dièse d'après la grande Abigail Grey
"Ton perso il a passé plus de temps à pécho qu'à taffer" - Nyxis Calderon
Aussi polyvalente qu'un Fa dièse d'après la grande Abigail Grey
"Ton perso il a passé plus de temps à pécho qu'à taffer" - Nyxis Calderon
31 mars 2025, 12:01
Étape 2 : L’information
La description que l'homme faisait de lui plut au Gallois. Un homme qui savait ce qu'il valait et ce qu'il voulait. Oui, cela lui allait plutôt bien. Fáelán se fit donc la remarque que l'ébéniste pouvait entrer dans la catégorie des hommes qui lui serviraient bien un jour. A sa manière de prendre les choses à la légère, à sa manière d'accepter de lui offrir des informations sans même se méfier de l'inconnu qu'il était. Pas vraiment de secret professionnel, et cela lui plaisait. Il ne lui restait plus qu'à retenir qu'il avait une boutique à Pré-au-Lard ; son nom, il n'en avait pas tellement besoin. Du moins, pas pour l'instant. Plus tard, peut-être, lorsqu'il aurait obtenu les informations qu'il souhaitant vraiment. Comme si à chaque pallier atteint, les inconnus qui croisaient son chemin et qui marquaient des points — autrement dit, qui allaient dans son sens —, le Gallois acceptait de faire l'effort mental de retenir quelques informations supplémentaires. Ainsi, pour ce sorcier, il retiendrait qu'il était ébéniste et qu'il avait une boutique. Voilà qui était déjà suffisant lorsqu'il repensait à la sorcière rencontrée plus tôt dont il ne retiendrait que son caractère puéril et ses sortilèges de première année.
— Leur nom ou là où ils bossent, ce sera déjà pas mal. Il plaça sa main sur son épaule et ajouta sa réflexion. Je suis sûr que la peau du Masque Rouge vous aura suffisamment marqué pour que vous le reconnaissiez, non ? Quant à l'autre, je m'en occupe.
Il envoya un sourire satisfait du marché qu'il venait de mettre en place et de signer oralement, et s'empara d'une énième coupe qu'il présenta au sorcier.
— Profitez bien ! On se revoit bientôt.
Sans attendre sa réponse, sans le remercier, sans lui demander son nom et sans même donner le sien, il jeta un dernier regard vers le Masque Rouge et le Masque Noir et se retira du lieu pour retourner à son poste initial : les toits. Il n'avait pas encore décidé s'il attendrait, perché là-haut, pour observer la sortie de Niall, mais il se laissait la possibilité. Ou peut-être qu'il rechercherait la sorcière croisée plus tôt pour le faire oublier le regard de l'Irlandais.
— Leur nom ou là où ils bossent, ce sera déjà pas mal. Il plaça sa main sur son épaule et ajouta sa réflexion. Je suis sûr que la peau du Masque Rouge vous aura suffisamment marqué pour que vous le reconnaissiez, non ? Quant à l'autre, je m'en occupe.
Il envoya un sourire satisfait du marché qu'il venait de mettre en place et de signer oralement, et s'empara d'une énième coupe qu'il présenta au sorcier.
— Profitez bien ! On se revoit bientôt.
Sans attendre sa réponse, sans le remercier, sans lui demander son nom et sans même donner le sien, il jeta un dernier regard vers le Masque Rouge et le Masque Noir et se retira du lieu pour retourner à son poste initial : les toits. Il n'avait pas encore décidé s'il attendrait, perché là-haut, pour observer la sortie de Niall, mais il se laissait la possibilité. Ou peut-être qu'il rechercherait la sorcière croisée plus tôt pour le faire oublier le regard de l'Irlandais.
26 avr. 2025, 22:07
Étape 2 : L’information
Cinaed cligna des yeux quelques secondes en observant la main sur son épaule. L'autre commençait à être difficile à suivre, comme s'il parlait sous l'eau. L'ébéniste n'était pas certain de s'il commençait à avoir l'alcool qui montait ou si l'autre partait tellement dans tous les sens que, même sobre, il n'aurait rien compris. Les gens dans son entourage vivaient ils ça tous les jours, avec lui ? Ewan avait toujours tendance à dire que son ami babillait des choses sans queues ni têtes la majorité du temps alors peut-être que oui. C'était beaucoup moins marrant d'être la victime d'un discours indéchiffrable plutôt qu'être celui pour qui tout semblait normal.
C'était un petit choc, aussi, de comprendre que malgré ce qu'on pouvait penser, notre raisonnement n'était pas forcément logique pour ceux qui nous entouraient. Cinaed se fit la réflexion qu'il devrait travailler sur cette sensation et ne pas la laisser s'évaporer mais s'il était tout à fait honnête avec lui, il aurait oublié le lendemain. Il n'avait pas assez bu pour avoir un black out - et contrairement à ce que pouvaient penser certains, il ne buvait généralement jamais autant - alors l'oubli ne viendrait pas de là. Ce serait sûrement parce que l'ébéniste rangerait l'information dans une des nombreuses boites dont il se fichait. Probablement dans "toutes les choses qui pourraient aider les autres à me comprendre sans que ce soit à eux de changer".
Celle-ci, il l'oubliait souvent. L'effort lui semblait trop conséquent alors il abandonnait avant même d'avoir essayé, sachant parfaitement que Ewan finirait par se plier à ses caprices. Et, si Ewan acceptait sa bêtise comme elle était, Cinaed n'avait pas besoin que d'autres le fasse et n'avait donc aucun intérêt à travailler sur lui-même. Généralement, cependant, Ewan finissait par exploser une dizaine d'années après et Cinaed se retrouvait emmener de force à un rendez-vous avec une psychologue. Si le roux avait pu, il l'aurait sûrement bazardé dans le bureau d'un psy pour les enfants. Il disait tout le temps que "l'espèce d'abruti" qu'il se coltinait depuis 30 ans avait besoin de réapprendre comment fonctionner seul à partir de la cinquième année de vie.
L'ébéniste hocha très lentement la tête, presque au ralenti alors que l'autre homme finissait par retirer sa main de son épaule. Le nom et le travail, c'est noté. Il était rare que quelqu'un puisse couper Cinaed dans son élan. Généralement, c'était lui qui empêchait les autres de parler, de respirer ou même de réfléchir à quelque chose avant d'avoir fini de babiller. Pourtant, à cet instant, il ne sut pas quoi dire de plus alors que l'autre lui fourrait une coupe de champagne dans les mains. Par réflexe, il la bu cul sec avant de froncer le nez. Ce n'était pas du whisky, mais bon : l'alcool était l'alcool et il avait bien besoin d'un verre supplémentaire pour se défaire du brouillard qui avait envahit son esprit. C'était bien connu : le meilleur moyen de surpasser les effets de l'alcool, c'était de boire encore plus. C'était un peu la même chose pour les gueules de bois matinales après une longue soirée. Soigner le mal par le mal, il n'y avait que ça de vrai. En tout cas, c'est comme ça qu'il avait vécu les premières années de buverie entre copains.
Il observa la flute qu'il tenait et sursauta d'un coup en se rappelant une information capitale. Finalement, il hurla à moitié dans le vide : C'est fermé le mardi ! parce que, que ferait-il si le mystérieux bonhomme venait à sa boutique un mardi et qu'il ne pouvait pas le trouver ? Pire encore, s'il ne venait pas le jour où masque rouge venait et que Cinaed oubliait l'information ? Cependant, l'homme était déjà parti depuis longtemps, s'était éclipsé comme une souris dans une cuisine de grand chef. Si l'ébéniste n'avait pas senti le verre froid sous ses doigts, il aurait même pu penser avoir imaginé l'autre. Il s'était évaporé sans même qu'il ne comprenne où il s'était enfui. Cinaed cligna des yeux puis fit un sourire à un convive qui le regardait étrangement.
On ne pouvait pas lui en vouloir : n'importe qui trouverait étrange un grand barbu hurlant dans une salle qui commençait à se vider de plus en plus. Le brun fit un sourire charmeur à l'autre, leva sa flute et de mit en tête de faire un tour de la salle. Peut-être qu'il pourrait trouver Morgan ou Simon, finalement. Honnêtement, même Adélaïde ferait l'affaire : ce serait même marrant de voir si elle était ivre ou non. L'allemande avait une tête à changer de personnalité après quelques verres dans le nez et si Cinaed le jouait bien, peut-être qu'il pourrait faire en sorte de la convaincre de grimper sur une des tables pour faire un show improvisé. Les gens les plus coincés en étant sobres étaient les plus amusants à surveiller en soirée, l'allemande ne ferait probablement pas exception. Enfin, il l'espérait.
Merci pour ce RP ! C'était super chouette de RP avec toi et de faire un bout de rush, faudra le refaire !
C'était un petit choc, aussi, de comprendre que malgré ce qu'on pouvait penser, notre raisonnement n'était pas forcément logique pour ceux qui nous entouraient. Cinaed se fit la réflexion qu'il devrait travailler sur cette sensation et ne pas la laisser s'évaporer mais s'il était tout à fait honnête avec lui, il aurait oublié le lendemain. Il n'avait pas assez bu pour avoir un black out - et contrairement à ce que pouvaient penser certains, il ne buvait généralement jamais autant - alors l'oubli ne viendrait pas de là. Ce serait sûrement parce que l'ébéniste rangerait l'information dans une des nombreuses boites dont il se fichait. Probablement dans "toutes les choses qui pourraient aider les autres à me comprendre sans que ce soit à eux de changer".
Celle-ci, il l'oubliait souvent. L'effort lui semblait trop conséquent alors il abandonnait avant même d'avoir essayé, sachant parfaitement que Ewan finirait par se plier à ses caprices. Et, si Ewan acceptait sa bêtise comme elle était, Cinaed n'avait pas besoin que d'autres le fasse et n'avait donc aucun intérêt à travailler sur lui-même. Généralement, cependant, Ewan finissait par exploser une dizaine d'années après et Cinaed se retrouvait emmener de force à un rendez-vous avec une psychologue. Si le roux avait pu, il l'aurait sûrement bazardé dans le bureau d'un psy pour les enfants. Il disait tout le temps que "l'espèce d'abruti" qu'il se coltinait depuis 30 ans avait besoin de réapprendre comment fonctionner seul à partir de la cinquième année de vie.
L'ébéniste hocha très lentement la tête, presque au ralenti alors que l'autre homme finissait par retirer sa main de son épaule. Le nom et le travail, c'est noté. Il était rare que quelqu'un puisse couper Cinaed dans son élan. Généralement, c'était lui qui empêchait les autres de parler, de respirer ou même de réfléchir à quelque chose avant d'avoir fini de babiller. Pourtant, à cet instant, il ne sut pas quoi dire de plus alors que l'autre lui fourrait une coupe de champagne dans les mains. Par réflexe, il la bu cul sec avant de froncer le nez. Ce n'était pas du whisky, mais bon : l'alcool était l'alcool et il avait bien besoin d'un verre supplémentaire pour se défaire du brouillard qui avait envahit son esprit. C'était bien connu : le meilleur moyen de surpasser les effets de l'alcool, c'était de boire encore plus. C'était un peu la même chose pour les gueules de bois matinales après une longue soirée. Soigner le mal par le mal, il n'y avait que ça de vrai. En tout cas, c'est comme ça qu'il avait vécu les premières années de buverie entre copains.
Il observa la flute qu'il tenait et sursauta d'un coup en se rappelant une information capitale. Finalement, il hurla à moitié dans le vide : C'est fermé le mardi ! parce que, que ferait-il si le mystérieux bonhomme venait à sa boutique un mardi et qu'il ne pouvait pas le trouver ? Pire encore, s'il ne venait pas le jour où masque rouge venait et que Cinaed oubliait l'information ? Cependant, l'homme était déjà parti depuis longtemps, s'était éclipsé comme une souris dans une cuisine de grand chef. Si l'ébéniste n'avait pas senti le verre froid sous ses doigts, il aurait même pu penser avoir imaginé l'autre. Il s'était évaporé sans même qu'il ne comprenne où il s'était enfui. Cinaed cligna des yeux puis fit un sourire à un convive qui le regardait étrangement.
On ne pouvait pas lui en vouloir : n'importe qui trouverait étrange un grand barbu hurlant dans une salle qui commençait à se vider de plus en plus. Le brun fit un sourire charmeur à l'autre, leva sa flute et de mit en tête de faire un tour de la salle. Peut-être qu'il pourrait trouver Morgan ou Simon, finalement. Honnêtement, même Adélaïde ferait l'affaire : ce serait même marrant de voir si elle était ivre ou non. L'allemande avait une tête à changer de personnalité après quelques verres dans le nez et si Cinaed le jouait bien, peut-être qu'il pourrait faire en sorte de la convaincre de grimper sur une des tables pour faire un show improvisé. Les gens les plus coincés en étant sobres étaient les plus amusants à surveiller en soirée, l'allemande ne ferait probablement pas exception. Enfin, il l'espérait.
Merci pour ce RP ! C'était super chouette de RP avec toi et de faire un bout de rush, faudra le refaire !
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Comte Wallace, chevalier Modératus, Seigneur des Sylves - Aaron Bagans
Aussi polyvalente qu'un Fa dièse d'après la grande Abigail Grey
"Ton perso il a passé plus de temps à pécho qu'à taffer" - Nyxis Calderon
Aussi polyvalente qu'un Fa dièse d'après la grande Abigail Grey
"Ton perso il a passé plus de temps à pécho qu'à taffer" - Nyxis Calderon