JUSTICE Interrogatoires Marché noir

Début Avril 2050
Quatrième interrogatoire


Sans appréhension, sans stress, sans imaginer le pire, Elfie s’était rendue dans l’allée des Embrumes à la recherche des lascars dans l’espoir de faire affaire. Ce n’était pas pour elle non, elle se fichait pas mal d’avoir des ingrédients difficilement trouvables ou illégaux, elle commençait bien à les connaître a force de devoir les trouver que ce soit pour Moïra ou pour Onyx mais son intérêt pour les potions s’arrêtaient ici. Son rôle à elle était simplement d’aller les trouver, de les récupérer et de les remettre aux principales intéressées, rien de plus.

Sa trop grande confiance sur son action du jour pourtant peu commune était sûrement l’erreur qu’elle avait commise, l’erreur qui l’avait poussée à se faire prendre aujourd’hui par les agents de la brigade magique. Cela était déjà arrivée par le passé mais le temps qui s’était écoulé entre son dernier interrogatoire et aujourd’hui avait certainement jouée sur son manque de discrétion. Sans s’inquiéter et assez ennuyée de devoir les suivre, ce qui lui ferait perdre du temps qu’elle n’avait pas envie de passer en leur compagnie, elle préparait déjà son excuse. Un léger sourire s’afficha sur son visage, il était évident que ces idiots lui avaient fabriqués sans le savoir sa défense du jour.

Arrivée enfin sur les lieux, et heureuse qu’elle n’attende pas inutilement, du moins pas plus que son détour forcée, elle se positionna face aux agents, assez détendue. « Elfie Chassin, employée au manoir Joyce. » Elle se souvenait encore de comment se passait un interrogatoire, elle avait aucun mal à décliner son identité une fois celle-ci demandé, Moïra était assez connu en tant que Matriarche de la famille des Joyce, elle n’avait aucune raison de mentir pour ternir la réputation de cette si réputée famille (enfin il paraîtrait).

Pour la suite, les raisons de sa venue dans l’allée furent demandées, cette fois sans alibi véritable sur lequel s’appuyer, elle allait devoir mentir, sans que cela ne puisse se voir sur son visage. « Je vais souvent acheter des ingrédients pour les Joyce, mais l’un de ceux que je voulais était en rupture à Apothic’Herbe, j’étais ainsi obligée de faire un détour vers Sisyphe vous comprenez. » C’était faux pour aujourd’hui mais le mensonge était sortie naturellement puisque le contexte évoqué avait pu être une vérité d’un autre jour, elle l’avait déjà vécu, si l’ingrédient en question avait été demandé, il lui aurait suffit de donner celui qui se trouvait la plupart du temps sur l’une de ses listes, rien de plus simple.

Il lui restait plus qu’à les convaincre que la raison qui lui avait fallut d’être arrêté n’avait rien de malsaine, au contraire. Mais elle avait déjà préparé sa défense, il ne lui restait plus qu’à la présenter. « Dès que j’en ai l’occasion, j’essaie de les dénoncer quand je les croise, j’ai même été récompensé à plusieurs reprises pour cela! Vous vous pouvez vérifier… mais comprenez je ne voudrais pas vous déranger pour de mauvaises informations ainsi je vérifie toujours mon intuition, mauvais timing apparement, on est arrivée presque en même temps sur les lieux, enfin… » Tout avait été construit, Elfie n’était pas du genre à balancer quel que soit l’activité, la vie des autres ne l’intéressait que trop peu pour qu’elle aille fourrer son nez la dedans et puis elle était cliente des magouilles des lascars, ce serait contre productif pour elle de venir les dénoncer. Cependant elle s’était retrouvée plusieurs fois nez à nez avec des agents de la brigade qui l’avait récompensé après l’avoir cru du bon côté, de leur côté, il n’y avait rien de difficile à reprendre leurs dires…

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Employée au manoir Joyce, Promo 42
Je déteste ceux qui volent ma solitude sans m’offrir de vraie compagnie.

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Reducio
- Votre PJ est présent ? non
- Nom et prénom du PNJ (+ lien avec votre PJ) : Erwin Starks (père)
- Lien vers la fiche du PNJ : référencement
- Intérêt de ce RP pour votre PJ : Marché noir pour un mouvement de résistance, influe sur le contexte.

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Erwin Starks


Avril 2050. Quatrième interrogatoire.

Erwin souffla en arrivant devant le Consilium, où il avait été convoqué. Ce n'était pas la première fois que ça lui arrivait et, s'il continuait sur cette pente glissante, Merlin seul savait s'il devrait y revenir. Le sorcier savait bien que traiter avec ces gens du marché noir n'était pas prudent, ni raisonnable, mais aux grands maux les grands remèdes. Certains ingrédients pour potions étaient bien rares et chers, et rien n'était trop beau ou dangereux pour l'UDS. La sécurité de ses membres et le bon déroulement de leurs quelques actions dans l'ombre étaient primordiaux.

Erwin pénétra le bâtiment. Il n'aimait pas cet endroit : ce n'était pas une question de décoration - quoi qu'elle ne lui plaisait effectivement pas - mais une question de symbole, de valeurs, de représentation. Erwin n'avait pas pour ambition de diriger leur royaume sorcier, mais il se demandait si l'UDS, ou tout autre groupe aux ambitions similaires, arriveraient un jour à déloger le Conseil des Sorciers pour rétablir la démocratie, et la paix.

Arrivant enfin dans le bureau où on lui demanda de se défendre, il n'hésita pas un instant.


"Je pense qu'il y a méprise sur mes intentions... Je ne sais pas qui étaient ces personnes. Ils m'ont abordé alors que je passais là, et je m'apprêtais à poursuivre ma route quand les policiers magiques m'ont vu. Naturellement, ils m'ont associé à leurs activités douteuses, mais je peux vous assurer que je ne suis pas client."

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Ajout d'un interrogatoire pour @Gwendoleen Castle.

26 ans inRP ~ Benjamine de la Pédagogie, Championne du Tournoi des Trois Sorciers, Rôtisseuse de Sang-Pur (BBQEAF), coeur du KEN et Briseuse de Rêves. La fille du FEU! Elinasorus-Rex

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Avril 2050

Elle aurait du s'en douter... Il était vrai qu'acheter des ingrédients étranges directement dans l'allée des Embrumes, c'était prendre un risque de se faire interroger. Enfin, en y réfléchissant, passer dans l'allée des Embrumes pouvait déjà être un mobile pour se faire interroger si on en croyait les histoires qui circulaient depuis des siècles sur cet espace peu reluisant du Londres magique.

" Sarah Priddy, professeure de Sortilèges au collège Poudlard. "

Il n'était peut-être pas nécessaire de dire qu'elle était sous-directrice dans l'immédiat, l'information serait de toute façon remontée bien assez vite s'ils creusaient un peu.

"Je ne me cache pas de fréquenter de façon occasionnelle certaines boutiques de l'allée et notamment ce qu'on pourrait nommer les "antiquaires". De part ma formation et mon métier, je m'intéresse aux objets ensorcelés et particulièrement ceux qui ont une longue histoire. Pas forcément sombre, je précise. Contrairement à ce qu'on raconte, on trouve de tout dans l'allée des Embrumes et pas que des objets dangereux empreints de maléfices dévastateurs. "

La suite elle la connaissait, on allait lui demander si elle connaissait les trois individus et la réponse était non. Là-dessus, elle ne mentait nullement. Si elle achetait régulièrement des ingrédients de potions, dans les boutiques agrées ou non, elle n'avait aucune idée de l'identité de ses revendeurs. Elle payait son dû et repartait avec ce qu'elle était venu chercher, c'était tout. Quand à savoir où les trouver, c'était en général du hasard total de tomber sur eux. D'ailleurs, ils n'avaient pas toujours de la marchandise intéressante.

#343663 -------- absence du 24 au 28 juin
... ceux qui ne voyagent pas n'en lisent qu'une page.

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PREMIER INTERROGATOIRE
–———––––––––––––––––


Il les avait aperçus de loin déjà, ces deux policiers de la brigade magique dans leurs longues capes noires, se dirigeant droit vers lui et sa suspecte compagnie. Impossible, pourtant, de faire demi-tour maintenant. Ainsi, il ne restait qu'une solution à Fabio si celui-ci voulait éviter les ennuis : préparer son histoire. Plonger dans le personnage, se parer d'un sourire d'abord innocent puis feindre la surprise et le choc une fois que les deux policiers lui demandèrent de l'accompagner au Consilium.

Mi scusi, signori, non capisco... dev’esserci stato un terribile malinteso ! Per l’amor del cielo ! Vi supplico, cercate di capire... dai, vi prego, ragazzi !

... et en un flot de paroles aussi dramatique qu'incessant, il s'était laissé embarquer par les autorités. Aurelio Dario di Venesi, napolitain qui ne parlait pas un mot d'anglais, trente trois ans et totalement dépassé par les évènements. Ou plutôt : feignant de l'être. Et à vrai dire, Fabio était plutôt satisfait de sa performance. Son passeport italien – tout à fait honnête, ma certo che sì, tu en doutes !? – sommeillait toujours quelque part au fond de ses poches lorsqu'il faisait un tour dans l'Allée. Or, jusqu'à présent, il n'avait jamais eu à en faire usage. Depuis qu'il était de retour en Grande-Bretagne du moins, car di Venesi était une relique de sa vie en Egypte où les identités multiples s'étaient plus d'une fois révélées salvatrices. Certainement que les parties de poker qu'il jouait régulièrement au Speakeasy avaient contribué à polir ses bluffs – ou son habilité à mentir, question de point de vue. Toujours était-il que Fabio constata avec un certain plaisir qu'il parvenait toujours aussi bien à se glisser dans la peau d'Aurelio – Aurelio qui était de caractère flexible, et qui aujourd’hui, s’en tirait encore avec brio.

Ainsi, assis face aux deux policiers – s'obstinant à leur plus grand dam à ne pas prononcer la moindre parole anglaise – Fabio expliqua plusieurs fois qu'il était venu en Angleterre pour les Quadriennales de la magie et qu'en attendant leur ouverture, il visitait le pays, qu'il avait été abordé par les trois sorciers sans qu'il n'ait rien demandé, qu'ils voulaient lui vendre quelque chose, non il ne les connaissait pas, non il n'était pas certain de quoi il s'était agi précisément, que Madonna Santa ! c'était quand même scandaleux d'arrêter un sorcier honnête comme lui, et que, et que, et que... était-ce bon, étaient-ils noyés sous son flot d'informations ?

S'il lui était impossible d'affirmer avec certitude ce que ses interrogateurs avaient compris – ou non – de son discours à haut débit, il vit les regards confus et dépassés qu'ils échangèrent au fur et à mesure qu'il parlait. Et finalement, visiblement parvenus à la conclusion qu'il n'y avait rien d'utile à tirer de ce sorcier italien, on le laissa partir – non sans un regard exaspéré.

Une fois à l'air libre, Fabio transplana, un sourire satisfait aux lèvres. Aurelio avait fait un retour en panache.

Fab’ulous
#583400

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Je ne sais plus de quand datent mes activités illégales,
Premier interrogatoire


Sigmund ne savait pas trop pourquoi sa visite était souhaitée au Secrétariat de la Justice magique, ni quel honneur lui valait d'être ainsi escorté, mais il avait pour dicton de ne jamais refuser un goûter. Il ignorait que les enquêteurs n'avaient ni petits gâteaux, ni thé. La déception fut grande. Pire, on semblait avoir quelque chose à lui reprocher, à lui qui avait pourtant une si belle et généreuse moustache. Voilà qu'on lui posait soudainement beaucoup de questions, mais même s'il n'était de prime abord pas rassuré par l'absence de sucreries, le botaniste aimait beaucoup que l'on s'intéresse à sa personne, ainsi il leur répondit volontiers.

« ... Cinquante-trois ans, oui. Marié depuis août 2048, c'était une jolie cérémonie. Oui oui, je travaille bien à Poudlard. Mais je ne vous ai pas montré la photo de mon petit-fils, Nana. Ni celle de mon filleul... Il s'appelle Elian, il veut devenir un grand enquêteur, comme vous. »

Hélas pour eux, quand Sigmund Charleston avait une idée en tête, il lâchait rarement prise : les deux policiers n'eurent guère le choix que de contempler, désespérés, toute une pile de photos magiques comprenant sa famille, ses collègues préférés et son chat. Puisqu'ils faisaient très bien leur travail, ces deux messieurs parvinrent toutefois à remettre le botaniste sur les bonnes rails : oui, il avait été vu dans un endroit où il n'aurait pas dû être, avec des personnes qu'il ne faut pas fréquenter. Ah bon ?

« Si je leur ai acheté un ingrédient de potions ? Bien sûr que je l'ai fait ! » confirma le grand moustachu avec un hochement de tête enthousiaste. « Pourquoi, il n'y avait pas le droit ?» Ça, c'était étonnant. Déjà, ces trois lascars avaient eu l'air parfaitement honnêtes, que pouvait-on bien leur reprocher ? « Vous savez, j'ai quand même eu un petit doute, notamment parce que la loi interdit l'achat d'ingrédients de potions illégaux, mais je leur ai demandé si leurs activités étaient bien réglementées et ils m'ont confirmé que c'était le cas. La brune qui a un foulard dans les cheveux, elle m'a dit qu'ils étaient très honnêtes et que je ne devais pas m'inquiéter. » À vrai dire, le seul point qui avait dérangé Sigmund, c'était le prix : il était presque sûr d'avoir entendu un montant nettement inférieur quand il avait surpris leur conversation avec un autre client. Pourquoi avait-il dû payer trois fois plus cher qu'annoncé ? Le montant avait grimpé au fur et à mesure qu'il avait sorti les gallions de son porte-monnaie...

« Oui, ils ont voulu que je les suive dans un endroit discret, mais c'est parce que le grand avec des cicatrices sur le visage avait l'air timide. Il ne voulait pas parler fort, vous savez je sais ce que c'est, la timidité. J'étais pareil quand j'étais marmot. » Ça l'avait poursuivi pendant toute sa scolarité à Poudlard. Les enquêteurs voulaient savoir : Sigmund leur dirait absolument tout. De la partie inintéressante de sa timidité maladive à Poudlard à, des faits plus récents comme la préparation de ses nouveaux cours pour la prochaine rentrée. Pardon, ce n'était pas le sujet de l'entretien ? Ah oui, ces trois lascars... « Vous savez, c'est une honte la façon dont on traite les personnes âgées dans ce pays. Il y avait une vieille dame avec eux, elle trimait encore à un âge où on doit normalement tricoter dans un canapé. Elle m'a dit qu'elle avait des difficultés à payer son matériel médical, oui... » confirma Sigmund qui lui avait généreusement offert le reste du contenu de sa bourse. « Je vous promets que je ne ferai plus affaire avec eux, de toute façon, je n'ai plus d'argent de poche jusqu'à ce que je reçoive mon prochain salaire. » assura-t-il aux deux enquêteurs. « Je suis désolé de ne pas avoir pu vous aider davantage, » s'excusa le botaniste qui avait monologué pendant si longtemps qu'il n'avait jamais autant regretté l'absence de thé pour apaiser sa soif. « Moi, je ne sais rien sur ces trois personnes, mais vous devriez contacter ma collègue de potions, Magdaléna Xarinez. Je pense qu'elle a sans doute des informations, elle sera ravie de vous aider. Mais prévoyez du thé, la prochaine fois ! » Les enquêteurs, concluant que le botaniste était trop naïf pour être malveillant, le relâchèrent en regrettant d'avoir perdu toute une matinée avec une seule et même bavarde personne.

Code couleur : #783f04 - Autre personnage : Enid Wathen

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Ajout d'un interrogatoire pour @Niall O'Barden, @Erwan Martin.

26 ans inRP ~ Benjamine de la Pédagogie, Championne du Tournoi des Trois Sorciers, Rôtisseuse de Sang-Pur (BBQEAF), coeur du KEN et Briseuse de Rêves. La fille du FEU! Elinasorus-Rex

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Aneurin Wynne,
PNJ


Reducio
- Votre PJ est présent ? non
- Nom et prénom du PNJ (+ lien avec votre PJ + utilisation "actif" ou "prétexte") : Aneurin Wynne, ami; utilisation active
- Lien vers la fiche du PNJ : lien
- Intérêt d'utiliser ce(s) PNJ dans ce RP précis pour votre PJ : Occasion de mettre en avant l'attachement progressif d'Aneurin envers Magdaléna


22 décembre 2049


J’étais du genre à ne pas laisser passer une bonne occasion lorsque j’avais la chance de tomber dessus. Bon, dans ce cas précis, c’est plutôt la chance qui m’est tombée dessus, plutôt que l’inverse. A la base, j’étais juste venu pour faire la livraison d’un collier fraîchement rénové par notre firme. Est-ce ma faute si la cliente m’a donné rendez-vous juste à côté de chez Sisyphe, non loin de l’entrée de l’Allée des Embrumes ? Non, certainement pas. Alors, j’étais là, au lieu et à l’heure prévue lorsque ce… fâcheux imprévu était arrivé.

C’est ce que j’expliquais aux deux enquêteurs qui me faisaient face dans ce bureau qui ne m’était plus si étranger maintenant. La partie sur la cliente, bien-sûr. Pas mon intérêt pour les bonnes affaires ! Ils vont peut-être avoir l’idée de me garder sinon et j’ai largement autre chose à faire en dehors de ces murs, moi !

Une vente illégale d’ingrédients ? Mais que pourrais-je bien en faire… ? Après tout ! C’est vrai quoi ! J’ai plus approché un chaudron depuis ma deuxième année à Poudlard. Ils peuvent même vérifier mes bulletins si ça leur chante ! Je suis tranquille de ce côté-là. Les trois individus, là ? Il me semble bien les avoir déjà croisés oui, mais, du coup, c’est pour ça que je leur ai demandé si il avait vu ma cliente… Mon histoire a l’air de passer. Fallait croire que j’ai une bonne tête ou un ange gardien.

Mais, pas un mot sur Magdaléna. Forcément, avoir dans ses relations, la professeure de Potions, ça peut clairement mettre la puce à l’oreille de mes interlocuteurs. D’ailleurs, ils nous ont déjà arrêtés ensemble ! Mais faut croire que la mise à jour des dossiers avait du mal à suivre puisque les deux du jour ne relève absolument rien.
*Tant mieux… Un mensonge de moins à trouver C’est déjà ça*.

Car oui, si le but premier était cette fameuse livraison, le fait de tomber sur les fameux vendeurs a été une belle surprise. Surtout à quelques jours de Noël ! En effet, comment tomber plus proche du cadeau idéal pour Léna ? Enfin, pour Magdaléna quoi. Curieux cette manie que j’ai à la nommer ainsi ces derniers temps… Comme si… Enfin, bref. Ce n’est ni le lieu, ni le moment de penser à elle… Mais oui, cette vente tombait vraiment à pic et l’ingrédient rare, nouvellement acquis, avait été camouflé à temps, juste avant l’arrivée de la cavalerie du Conseil.

Maintenant il fallait patienter jusqu’à la fin de leur rédaction de rapport. Je me demande bien ce qu’il y écrive dans ces dossiers puisque rien ne semble mentionner Lé…Magdaléna…


« C’est bon, Monsieur. Vous pouvez y aller »

*Enfin, c’est pas trop tôt !*

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Peu de temps après l’interrogatoire de Sigmund

D’une voix calme et posée, Magdaléna répondait à la litanie des questions des enquêteurs. Toujours les mêmes interrogations, toujours dans le même ordre. Seules les personnes qui les débitaient changeaient. Du moins, c’est ce qu’il semblait à la potionniste. Plusieurs… visites, mais jamais les mêmes en face d’elle. Était-ce parce que le service était particulièrement fourni en enquêteurs ? Ou alors, ces derniers n’y faisaient pas long-feu ? Peu importait pour l’Espagnole finalement : elle avait simplement l’impression de revivre la même scène, mais avec des acteurs différents. Ce qui, à la longue, devenait lassant et sans grand intérêt.

Toutefois, un grain de sable allait modifier quelque peu la scénographie du jour.

« Magdaléna Xarinez ? », répéta d’un ton intrigué l’un des deux enquêteurs, avant de se tourner vers son binôme pour lui demander : « C’est pas elle que le vieux a mentionné l’autre jour ? »

Si elle n’en laissait rien paraître, cet échange inquiétait un peu la professeure de potions, qui passait mentalement en revue les personnes pouvant correspondre à la description, succincte et objectivement peu flatteuse, du « vieux ». En vain car il fallait à la fois que la personne soit un sorcier, connaisse Magda et ces revendeurs hors-la-loi. Sans compter cette notion de vieillesse, qui avait de grandes chances de ne pas être la même pour la potionniste et ces enquêteurs. *Ils me semblent bien jeunes : je suis peut-être déjà une… vieille pour eux* Mais son incertitude ne dura quelques instants puisque l’acolyte reprit rapidement la parole en indiquant : « Je crois que tu as raison. » Puis s’adressant à la professeure : « Voyons, Miss, connaissez-vous un certain… Charleston. Sigmund, Charleston ? Ce monsieur nous a indiqué que vous auriez des informations et que vous seriez, je le cite, ravie de nous aider… »

*Quoi… ? C’est lui leur informateur ?! Par Merlin, c’est une blague !* Si Magdaléna avait retenu, de peu, un éclat de rire en entendant le nom de son collègue de botanique, le gris de son regard avait maintenant des reflets plus métalliques, preuve d’une certaine agitation intérieure. Si on avait demandé à la brune d’indiquer qui, parmi ses collègues, auraient pu être intéressés par les marchandises vendues au Marché Noir, Sigmund aurait été loin, mais alors très loin dans la liste ! *Il cache bien son jeu, le Sig’. Mais ça ouvre des pistes intéressantes pour les prochains cadeaux à faire, c’est sûr*.

Oui, Magdaléna pensait aux éventuels prochains cadeaux car elle ne pouvait même pas en vouloir au botaniste. Car, aussi vrai que Sigmund n’apparaissait pas comme un mordu des ingrédients de contrebande, il n’apparaissait pas non plus comme un délateur en puissance. Il n’avait pas une once de méchanceté en lui et même si il pouvait être, en toute honnêteté, parfois compliqué à gérer, l’explication la plus simple ce que son cerveau avait fait l’association suivante : ingrédients = potions = Magdaléna. Aucune chance qu’il ait fait le lien avec le fait que la professeure soit, à la fois, étrangère et né-moldue, ni même que sa profession la place, de facto, dans le peloton de tête des clients les plus suspects. Non, non, il a simplement voulu aider les tous gentils inspecteurs en proposant l’aide de sa toute aussi gentille collègue. *Et impossible de lui en parler : ça serait pire… Reste à leur faire lâcher l’affaire maintenant…*

Magdaléna passa ainsi la demi-heure qui suivit à convaincre ses interlocuteurs que les uniques informations qu’elle pourrait jamais leur donner pouvait porter sur des ingrédients, des potions, mais, jamais sur les vendeurs qu’ils poursuivaient parce que, non, elle ne les connaissait pas, et, bien-sûr que non, elle n’avait jamais fait affaire avec eux. Elle dut être assez convaincante puisqu’ils la relâchèrent bientôt.

*Vraiment, Sigmund est beaucoup trop gentil, pour son propre bien et celui des autres.*

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@Sigmund Charleston Magdaléna ne t'en veut pas pour cette fois :grin:

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Bon… Erwan avait déjà joué la carte du client crédule et fauché, la technique ne fonctionnerait pas deux fois. Maintenant qu’ils avaient son identité dans leurs registres, il lui semblait bien plus difficile que la première fois de se sortir de ce mauvais pas ! Autant il n’y pouvait pas grand chose la première fois, les agents étaient arrivés de nul part et lui étaient tombé dessus avant qu’il ait le temps de faire quoi que ce soit, mais ce soir… Il avait été nul ! Il faut dire qu’ils étaient bien plus efficace que ce à quoi le jeune homme s’attendait. Juste après avoir acheté une larme de Banshee, un ingrédient si rare dont il voulait faire usage pour un jeu sombre et effrayant, il avait été accosté par deux gaillards. Les deux costauds étaient mal habillés et avaient un regard patibulaire, ils lui avaient demandé si il savait où trouver les revendeurs car ils cherchaient à acheter une poignée de crins de licorne. Comme ça faisait plusieurs fois qu’Erwan achetait aux revendeurs, loyal comme un bon Poufsouffle, il se dit qu’il ne devait pas leur faire rater une si belle vente. Si les deux hommes annonçait en plus venir de sa part; peut-être qu’il aurait une ristourne la prochaine fois.

Les deux « lascars » n’était autre que des agents en civils. Ni une ni deux, une fois l’info donnée, Erwan était embarqué pour être questionné. Dans les bureau, Erwan avait patienté quasiment une heure avant que deux nouveaux agents viennent lui poser les mêmes questions auxquelles il avait déjà répondu il y a deux mois. Après avoir décliné son identité et son activité, ils lui demandèrent comment il savait où se trouvaient les revendeurs. Erwan percuta aussitôt que les agents n’avaient en fait pas trouvé ce qu’il avait acheté ! Ils n’avaient fait que lui demander où ils étaient… Il sauta sur l’occasion. «Comment je savais où ils étaient ? Et bien je venais de passer à côté d’eux voyons ! Je les ai reconnus directement, ils m’ont eu il y a deux mois ! Ça fait pas de moi un criminel. Alors soyez gentils et laissez moi partir, je viens d’avoir un bébé et ma compagne doit être morte de trouille à l’heure qu’il est.». Il avait, après tout, bien camouflé son achat. Si ils n’avaient que ça à lui reprocher, il serait sûrement dehors en un rien de temps. Ce qui arriva dans les dix minutes qui suivirent ; ils n’étaient finalement pas si malins que ça ces agents ! Une fois dehors, le jeune homme ne se fit pas prier de rentrer rapidement chez lui, pour retrouver Anjali et Vihan.

Voyageur amateur ~ Digne héritier de l’esprit Weasley ~ commerçant en herbe