Sous le poids du Ciel
Mercredi 10 Novembre 2049, environ 22h55
Avec @Cheryl Styles
Pour le contexte ce RP fait suite à celui-ci
Avec @Cheryl Styles
Pour le contexte ce RP fait suite à celui-ci
Le petit ange noir avait parcouru près de la moitié de sa route pour rentrer dans les confortables dortoirs de sa prestigieuse maison. Se raccrochant toujours un peu plus à chaque tournant aux longs murs froids qui accompagnaient sa route. Le mal de crâne frappait sa tête à la façon des cloches d'une cathédrale qui sonnaient l'heure. Sa vision oscillait, il fallait qu'elle s'allonge. Encore deux petits étages de rien du tout à parcourir avant d'enfin arriver au lieu de sa délivrance. Elle pourrait enfin se coucher, souffler.
Son cœur se serrait dans sa poitrine au fil de ses respirations hésitantes, comment une sorcière pouvait-elle finir dans un pareil état ? Elle avait seulement fait ce pour quoi elle était née. Si la magie la mettait dans cet état, il ne pouvait y avoir que deux explications plausibles. La première était que sa part moldue était encore trop présente en elle, tentant de supplanter irrémédiablement sa nature de sorcière. La seconde, son inutile baguette lui prenait trop d'énergie pour pas grand-chose, ce qui n'était pas étonnant au vu de sa nature. C'était donc forcément l'une de ses raisons, si ce n'est les deux en même temps. Et pour y remédier, elle n'aurait pas d'autre choix que de redoubler d'efforts afin de pallier elle-même à ces deux défauts. Ainsi, il ne fallait pas qu'un simple entrainement vienne à bout d'elle. Elle ne pouvait pas laisser cela arriver. Et quand bien même, malgré toutes ses peines d'aujourd'hui, elle ne résistait pas, il lui faudrait simplement redoubler d'efforts le lendemain pour faire mieux. Voilà, c'était ça la solution !
Cependant, la détermination ne faisait pas tout. Alizée avait beau mettre en oeuvre l'ensemble de ses capacités cognitive pour arriver à la fin de son trajet, son corps, lui, avait du mal à suivre. Sa vision se troubla, l'empêchant d'avancer. Elle s'arrêta, baissant la tête. Une main sur le mur, l'autre sur une partie de son doux visage. Celui-ci de nature assez pâle semblait maintenant translucide, comme si la fillette s'apprêtait à devenir un fantôme, comme ceux qui peuplait l'école il y a un an. Il fallait qu'elle se reprenne. Il fallait qu'elle arrive à rentrer, sinon elle pourrait avoir des ennuis, et ça, ça n'était certainement pas envisageable. Il fallait qu'elle limite ses pensées, ses réflexions, qu'elle concentre ses forces dans le fait d'avancer. Elle pouvait y arriver. Elle releva la tête, déterminée à reprendre son chemin. Elle comptait bien y arriver !
410 Mots
Sous le poids du Ciel
L'heure de la seconde ronde du mois pour Cheryl avait sonné. Cette fois-ci, c'était avec Eliott — son ancien collègue préfet qui a rapidement gravi les échelons pour devenir préfet-en-chef — qu'elle allait l'effectuer et ce, jusqu'à 23 heures. Les rondes du mercredi soir n'étaient jamais une partie de plaisir tout simplement car étant donné l'heure tardive à laquelle elles finissaient, ses heures de sommeil étaient écourtées alors que son premier cours commençait à huit heures le lendemain. Fort heureusement, cela ne se passait qu'une fois par semaine et donc surmontable pour la rouquine.
Le duo s'était mis d'accord pour se séparer et prendre moins de temps à faire le tour du château. La ronde débutant au troisième étage, Cheryl s'en alla vers les étages inférieurs. Un à un, elle surveillait les longs couloirs, illuminée par un Lumos lancé au tout début. Elle laissa échapper quelques bâillements mais restait malgré tout concentrée et prudente. Rien ne devait lui échapper. Après avoir terminé la fouille du deuxième étage, elle s'en alla au rez-de-chaussée, puis aux sous-sols avant de passer en extérieur et de remonter au troisième étage pour écrire son rapport. Rien à signaler. Aucun élève en vue, aucun tableau louche.
Alors qu'elle remontait jusqu'au deuxième étage, son attention se porta sur une silhouette qu'elle apercevait au loin, dans le couloir. Vigilante, la verte et argent s'approcha tout doucement, à pas légers et discrets avant d'apercevoir une élève. Et pas n'importe laquelle, elle reconnut rapidement Alizée. Enfin, une Alizée transformée en fantôme tant son teint était devenu pâle.
— Alizée ? Je peux savoir ce que tu fais là ? demanda alors la préfète.
5ème année RP, filière auror || #c10000
Capitaine des Crocheers depuis avril 2048
Sous le poids du Ciel
Alors qu'elle s'apprêtait à reprendre son pénible périple, la jeune fille entendit une voix, une qu'elle connaissait bien. C'était la goutte de trop. Cheryl était là. Maintenant préfète de leur maison, elle risquerait d'être déçue du comportement de la noiraude. Cette pensée effrayait la deuxième année qui commençait presque à trembler. Elle se tourna, son regard se posant alors sur la 4ᵉ année aux cheveux flamboyants. Avant d'ouvrir ses lèvres, hésitante.
- Je... heu... elle arrivait à peine à sortir un mot de sa bouche. Enfin, c'est... rien.
Aucune explication ne venait. En même temps, elle avait violé le règlement, il n'y avait pas grand-chose d'autre à dire. Elle ne se voyait pas livrer à Cheryl, ce qui la tracassait tant depuis quelque temps. Elle assumerait donc, à contrecœur, sa bêtise. Pensant d'ores et déjà à l'après, au regard déçu des professeurs, à celui de son aînée et à celui de son paternel s'il l'apprenait. Il n'y avait rien à faire, elle avait tout gâché.
- Je suis... désolée... dit-elle fébrilement.
Dans le même temps, elle sentit sa vision chavirer, et avant qu'elle ne puisse comprendre quoi que ce soit, elle était par terre, assise, ses jambes avaient lâché la pression. Il fallait qu'elle rentre se coucher, il lui fallait du repos. Mais pourquoi ? Pourquoi les autres arrivaient à tout sans mal alors qu'elle... Elle se retrouvait ainsi... C'était injuste.
Tête baissée, elle leva légèrement les yeux pour scruter la rousse qui se tenait devant elle, mais assez discrètement pour ne pas franchement croiser son regard. Elle avait peur de la réaction de cette dernière.
- Je... heu... elle arrivait à peine à sortir un mot de sa bouche. Enfin, c'est... rien.
Aucune explication ne venait. En même temps, elle avait violé le règlement, il n'y avait pas grand-chose d'autre à dire. Elle ne se voyait pas livrer à Cheryl, ce qui la tracassait tant depuis quelque temps. Elle assumerait donc, à contrecœur, sa bêtise. Pensant d'ores et déjà à l'après, au regard déçu des professeurs, à celui de son aînée et à celui de son paternel s'il l'apprenait. Il n'y avait rien à faire, elle avait tout gâché.
- Je suis... désolée... dit-elle fébrilement.
Dans le même temps, elle sentit sa vision chavirer, et avant qu'elle ne puisse comprendre quoi que ce soit, elle était par terre, assise, ses jambes avaient lâché la pression. Il fallait qu'elle rentre se coucher, il lui fallait du repos. Mais pourquoi ? Pourquoi les autres arrivaient à tout sans mal alors qu'elle... Elle se retrouvait ainsi... C'était injuste.
Tête baissée, elle leva légèrement les yeux pour scruter la rousse qui se tenait devant elle, mais assez discrètement pour ne pas franchement croiser son regard. Elle avait peur de la réaction de cette dernière.
Sous le poids du Ciel
Quelque chose n'allait pas. La jeune préfète l'avait senti à l'instant même où elle avait aperçu Alizée, et cette idée avait été renforcée par la réponse de la troisième année. Enfin, si on pouvait ça appeler une réponse puisque c'était simplement des mots qu'elle avait lâché. Toujours éclairée par un doux lumos, Cheryl regardait attentivement sa camarade tout en analysant son comportement. Un regard fuyant, des mots vides de sens, une attitude étrange. Un comportement qui inquiétait la rouquine qui, d'autant plus, commençait à éprouver une certaine empathie pour Alizée. Celle-ci l'avait aidée lorsque la rouquine était malade ; elle lui devait bien quelque chose. Ne souhaitant pas aggraver la situation de sa cadette en lui faisant peur, Cheryl se contenta d'approcher lentement vers son amie, comme si elle marchait sur des oeufs.
Au même moment, la sorcière aux cheveux bruns s'excusa avant de s'écrouler au sol. Cette fois-ci, la préfète des verts accéléra la cadence ; tant pis pour la délicatesse, il y avait plus urgent à gérer. Inquiète, elle s'accroupit pour arriver au même niveau que sa camarade et apposa sa main sur l'épaule de celle-ci, comme pour la rassurer. Pourquoi s'excuser ? Pourquoi ses jambes avaient-elles soudainement lâché ? Était-ce plus grave que ce que pouvait imaginer Cheryl ?
— Qu'est-ce qui se passe ? Tu te sens pas bien ?
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Sous le poids du Ciel
Son crâne lui faisait un mal de chien, ça tambourinait comme les instruments d'une fanfare, résonnait comme les cloches d'une cathédrale, ça faisait mal. Et tout allait trop vite dans sa tête, elle qui était d'une nature si calme, n'arrivait actuellement plus à agir comme d'habitude, les pensées se succédaient à toute vitesse sans s'arrêter. La fatigue, les préfets, les cours, les notes, les professeurs, la bêtise, la punition, son père... Son paternel ! Ils allaient lui envoyer une lettre, une lettre pour lui dire qu'Alizée n'avait pas le niveau, qu'elle n'était pas assez douée, qu'elle fatiguait trop vite en utilisant la magie. Une lettre pour lui dire que la jeune fille n'était qu'une cancre qui enfreignait le règlement de l'école, qui fraudait, déshonorait sa maison et ses valeurs. Non, il ne fallait pas qu'il apprenne ce qui s'était passé ce soir. Sinon, qui sait comment il pourrait réagir ?
- S'il te plaît... Son ton était toujours très fébrile. N'envoyez pas de lettre à mon père....
Il était évident que les parents n'étaient pas prévenus pour une simple escapade nocturne. Cela serait complètement démesuré. Mais, dans sa situation actuelle, prise sur le fait, épuisée, mal en point, son petit cerveau d'enfant était incapable de réfléchir rationnellement. Elle continuait de penser, de réfléchir à toute vitesse sans réussir à démêler le vrai du faux, le rationnel de l'irrationnel ou l'idiot du bon sens. Elle repensa au corps enseignant et à l'équipe éducative. Ils seraient tous déçus de l'élève qu'elle était. Elle qui était plutôt du genre discrète, mais excellente élève, elle qui ne faisait pas de vague, elle qui ne levait la main que pour dire la bonne réponse, gardant toujours ses doutes pour elle jusqu'à ce que ceci soit entièrement évincé par les professeurs ou autres adultes. Désormais, cette image serait complètement balayée pour laisser place à l'image d'une cancre, sans aucun respect des règles ou considération pour les adultes. Il ne fallait pas qu'ils l'apprennent, eux aussi, il fallait que tout reste entre Cheryl et elle, c'était primordial.
- Non, les professeurs... Elle regarda désespérément son aînée. ...faut pas que les professeurs sachent non plus... Elle se sentait faillir, elle ne pleurait pas, mais sa voix tremblait.
Quel triste spectacle elle offrait là. Elle qui se tenait toujours droite, fière et digne. Elle qui ne parlait que peu, mais toujours en s'efforçant d'être au maximum pertinente. Elle devait dorénavant sembler minable aux yeux de la préfète. Peut-être même que celle-ci ne voudrait plus s'afficher à lui parler en public tant elle était pathétique. Tout cela fusait dans son cerveau, qui ne demandait au fond que du repos.
- S'il te plaît... Son ton était toujours très fébrile. N'envoyez pas de lettre à mon père....
Il était évident que les parents n'étaient pas prévenus pour une simple escapade nocturne. Cela serait complètement démesuré. Mais, dans sa situation actuelle, prise sur le fait, épuisée, mal en point, son petit cerveau d'enfant était incapable de réfléchir rationnellement. Elle continuait de penser, de réfléchir à toute vitesse sans réussir à démêler le vrai du faux, le rationnel de l'irrationnel ou l'idiot du bon sens. Elle repensa au corps enseignant et à l'équipe éducative. Ils seraient tous déçus de l'élève qu'elle était. Elle qui était plutôt du genre discrète, mais excellente élève, elle qui ne faisait pas de vague, elle qui ne levait la main que pour dire la bonne réponse, gardant toujours ses doutes pour elle jusqu'à ce que ceci soit entièrement évincé par les professeurs ou autres adultes. Désormais, cette image serait complètement balayée pour laisser place à l'image d'une cancre, sans aucun respect des règles ou considération pour les adultes. Il ne fallait pas qu'ils l'apprennent, eux aussi, il fallait que tout reste entre Cheryl et elle, c'était primordial.
- Non, les professeurs... Elle regarda désespérément son aînée. ...faut pas que les professeurs sachent non plus... Elle se sentait faillir, elle ne pleurait pas, mais sa voix tremblait.
Quel triste spectacle elle offrait là. Elle qui se tenait toujours droite, fière et digne. Elle qui ne parlait que peu, mais toujours en s'efforçant d'être au maximum pertinente. Elle devait dorénavant sembler minable aux yeux de la préfète. Peut-être même que celle-ci ne voudrait plus s'afficher à lui parler en public tant elle était pathétique. Tout cela fusait dans son cerveau, qui ne demandait au fond que du repos.
Sous le poids du Ciel
La préfète parvint à distinguer les mots qu'avait prononcé Alizée d'une voix très faible qui caractérisait parfaitement son état global. Cheryl avait beau avoir compris les paroles de sa cadette, elle n'en comprenait pas pour autant le sens. Elle ne souhaitait manifestement pas que son père reçoive une lettre, mais quelle lettre ? Avait-elle commencé à rédiger un courrier destinée à son paternel qu'elle avait perdu et, effrayée que quelqu'un ne l'envoie, elle se trouvait dans cette position ? Non, c'était une idée bien trop incensé. La quatrième année ne connaissait pas les conditions familiales dans lesquelles vivait Alizée. Les deux Serpentard s'entendaient bien mais pas au point de discuter de leur vie privée. Néanmoins, en la voyant dans cet état, l'Anglaise avait bien envie d'en parler avec elle. La brune était plutôt discrète et elle l'était davantage sur sa vie personnelle.
La rouquine se trouvait désemparée face à cette situation. Appeler un adulte n'était visiblement pas la solution la plus adéquate. Quoi qu'il en soit, elle respectait sa volonté de discrétion. Cheryl était déjà passée par là et sa camarade avait tenu silence depuis. C'était une des raisons pour lesquelles la préfète des verts respectait la cadette et ne comptait pas la trahir.
— Respire, fit-elle d'une voix qui se voulait la plus calme possible. Explique-moi ce qu'il se passe, je raconterai rien, la rassura-t-elle dans un premier temps.
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Capitaine des Crocheers depuis avril 2048
Sous le poids du Ciel
Alizée se laissait à présent emporter par les paroles de sa camarade. Elle inspirait, puis expirait frénétiquement, essayant tant bien que mal de calmer cette crise d’angoisse dont elle était prise. L’incompréhension de cette situation, auparavant, jamais vécue n’aidait pas. Pourtant, la jeune fille faisait de son mieux. Peut-être par peur d’aggraver son cas si elle continuait de s’emporter, ou peut-être simplement parce qu’elle faisait un temps soit peu confiance à sa camarade de quatrième année. Au fond d’elle, elle n’en savait rien, elle savait juste qu’il fallait qu’elle se reprenne. Que ce soit pour se sortir de cette situation ou juste pour pouvoir rester un minimum digne après la scène qu'elle venait d'offrir.
Son souffle commençait à se stabiliser, la crise de panique venait laisser place à de grosses lames glissant doucement sur ses joues, mais malgré ça, elle était plus sereine que quelques minutes préalablement. Bien que toujours angoissée face aux sanctions qu'elle pourrait encourir, elle décida de tout faire pour se reprendre. Elle souffla un grand coup, reprenant un air sérieux qui se rapprochait plus de sa mine habituelle que tout ce qu'elle avait pu montrer auparavant.
Elle leva les yeux vers Cheryl et articula la première phrase claire depuis leur rencontre.
- Je suis désolé, je ne devrais pas me trouver ici. Dit-elle avant de rebaisser la tête, honteuse de s'être fait prendre la main dans le sac.
Son souffle commençait à se stabiliser, la crise de panique venait laisser place à de grosses lames glissant doucement sur ses joues, mais malgré ça, elle était plus sereine que quelques minutes préalablement. Bien que toujours angoissée face aux sanctions qu'elle pourrait encourir, elle décida de tout faire pour se reprendre. Elle souffla un grand coup, reprenant un air sérieux qui se rapprochait plus de sa mine habituelle que tout ce qu'elle avait pu montrer auparavant.
Elle leva les yeux vers Cheryl et articula la première phrase claire depuis leur rencontre.
- Je suis désolé, je ne devrais pas me trouver ici. Dit-elle avant de rebaisser la tête, honteuse de s'être fait prendre la main dans le sac.
Sous le poids du Ciel
Alors que la cadence de sa respiration ralentissait, de petites larmes se mirent à perler le long de ses joues. Par pitié, Cheryl ne savait jamais comment réagir devant quelqu'un en pleurs. Même devant sa pire ennemie, elle ne saurait quoi faire. La rouquine était réputée pour être un coeur de pierre, mais jamais elle n'allait se moquer d'une personne véritablement malheureuse. Du moins, voir des personnes malheureuses ne l'avait jamais fait rire. Sur le coup, le fait que ce soit Alizée qui soit dans une position si vulnérable, renforçait le côté empathique de la préfète. Empathie qui voyait très peu le jour, d'ailleurs.
Voilà que sa cadette forma enfin une phrase que la quatrième année comprit rapidement. C'était beaucoup, et peu à la fois. Alizée avait conscience qu'elle se trouvait là, et qu'elle ne devait pas l'être ; c'était un bon début. Maintenant, cela n'expliquait pas ce qui la rendait dans cet état, pourquoi elle se trouvait ici, et surtout, quelle était sa relation avec son père ? Cette dernière question titilla davantage Cheryl qui se promit de garder cette interrogation pour plus tard. Pourquoi avait-elle si peur que son paternel soit au courant de ses... bêtises ? Etait-il violent avec sa fille ? Ou bien, avait-elle juste peur de le décevoir ?
— Qu'est-ce que tu faisais là ? demanda-t-elle, en gardant le même calme.
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Calme, ça n'était pas encore le cas, mais Alizée s'en rapprochait tant bien que mal. La présence de Cheryl était rassurante, même si la petite avait peur de la façon dont cette dernière la percevrait après ça. Une faible ? Une gamine ? Une cancre. Oh non, qu'est-ce qu'elle détestait imaginer qu'on puisse la considérer ainsi. Et pourtant, c'est tout ce qu'elle méritait actuellement.
Elle posa la main sur sa tête. Son mal de crâne faisait résonner les mots de sa camarade dans sa tête comme les cloches d'une cathédrale. Ça lui faisait mal. Et la fatigue, quelle immense fatigue elle ressentait présentement. Et malgré ça, son lit était encore si loin, presque inatteignable. Elle ne pouvait rien faire, rien à part subir l'interrogatoire de la préfète.
- Je... Je m'entraiais Articula-t-elle, la voix descendante de honte.
Bien que sa réponse était la stricte évrité cette dernière pouvait paraître peu crédible pour la 4e année, après tout rare étaient les élèves qui se rajoutait du travail, encore plus à cette heure-ci. Que faire si cette dernière ne la croyait pas comment prouver ce qu’elle faisait réellement ? Elle n’en avait pas les moyens. Si on l’accusait de mentir maintenant, s’en était fini, elle ne pourrait se défendre. Qu'en penseraient les adultes ? Les professeurs la regarderait-elle de travers dans les couloirs s'ils apprenaient cette escapade ?
- Je suis désolé... Ce spectacle est horrible. Dit-elle en passant sa seconde main sur ses joues et ses yeux afin de sécher ses larmes. Quand elle eut fini, elle laissa apparaitre un visage pâle, cerné de fatigue. Il fallait qu'elle se repose, c'était certain !
Elle posa la main sur sa tête. Son mal de crâne faisait résonner les mots de sa camarade dans sa tête comme les cloches d'une cathédrale. Ça lui faisait mal. Et la fatigue, quelle immense fatigue elle ressentait présentement. Et malgré ça, son lit était encore si loin, presque inatteignable. Elle ne pouvait rien faire, rien à part subir l'interrogatoire de la préfète.
- Je... Je m'entraiais Articula-t-elle, la voix descendante de honte.
Bien que sa réponse était la stricte évrité cette dernière pouvait paraître peu crédible pour la 4e année, après tout rare étaient les élèves qui se rajoutait du travail, encore plus à cette heure-ci. Que faire si cette dernière ne la croyait pas comment prouver ce qu’elle faisait réellement ? Elle n’en avait pas les moyens. Si on l’accusait de mentir maintenant, s’en était fini, elle ne pourrait se défendre. Qu'en penseraient les adultes ? Les professeurs la regarderait-elle de travers dans les couloirs s'ils apprenaient cette escapade ?
- Je suis désolé... Ce spectacle est horrible. Dit-elle en passant sa seconde main sur ses joues et ses yeux afin de sécher ses larmes. Quand elle eut fini, elle laissa apparaitre un visage pâle, cerné de fatigue. Il fallait qu'elle se repose, c'était certain !
Sous le poids du Ciel
Alizée posa sa main sur la tête. Ça sentait la migraine, cette histoire. C'était jamais agréable d'en avoir une, surtout dans cette situation. La pauvre devait certainement se sentir perdue et démunie. Se retrouver dans un état pareil devant une aînée — ou même devant n'importe qui — c'était quelque chose que Cheryl ne voulait jamais vivre. Enfin, la seule personne qui l'avait vue plus affaiblie que d'habitude, c'était Alizée, finalement.
Elle s'entraînait ? Le son de sa voix était si faible et inaudible que la préfète n'était même pas certaine de ce qu'elle avait entendu. La quatrième année se mit à émettre mille et une hypothèses dans sa tête mais aucune n'était véritablement crédible. S'entrainer à quoi ? Pourquoi en pleine nuit, dans les couloirs ? Et pourquoi ce teint pâle ?
La rouquine ne savait ni quoi faire, ni quoi dire. La cadette s'excusait, c'était pas étonnant venant de sa part. Malgré ses allures froides, elle était très polie et, aux yeux de Cheryl, elle était même classe.
— J'te raccompagne jusqu'à la salle commune, viens, fit-elle en la tenant par le bras pour l'aider à marcher.
La préfète adaptait son allure de marche avec celui de sa camarade, tout en se posant cette même question en tête : est-ce que j'en parle aux professeurs ? Est-ce que je le note dans le carnet des rondes ?
— Ça va mieux ?
5ème année RP, filière auror || #c10000
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