Même sous la pluie

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mardi 6 - 13h47
par un bel après-midi


Je marche, pas à pas, pensées après pensées. Des voix tournent dans ma tête en boucle, je ne sais les arrêter. Avec le temps je les accepte, elles font parties de moi et de toute façon je peux rien y faire. Ces voix ne sont pas forcément négatives mais elles m'oppressent et me prennent de l'énergie. En plus ce n'est pas comme si elles étaient là et que je pouvais leur dire de partir ! Elles sont coincées là haut, dans mon esprit. Quoique je voie, que j'entends ou que j'écoute elles me font des commentaires, me rabaissent ou me félicite et je déteste vraiment ça... Je n'ai pas trop d'amis ou d'amies parce que je pense que je suis bizarre. Je suis en permanence dans mes "pensées" (logique du coup), j'ai le regard vide et je ne souris pas beaucoup.
Du coup j'ai cette habitude un peu étrange ; je me balade dans le parc qu'il fasse soleil, pluie ou neige. Je marche, flâne, observe et note tous les petits détails que peut nous offrir la nature... Il y a tellement de choses à voir, tellement de merveilles bien plus intéressantes que ce que peuvent faire les humains ! Bon, je sais je ne suis pas bien sociable mais bon, je trouve toujours que les discussions avec les filles et les garçons de mon âge sont ennuyantes et absurdes. Je me retire alors dans cette bulle à part qui est cet immense parc de cette immense école. Tout est immense ici et je trouve que parfois c'est un peu lourd à porter. Dans ce parc qui est grand malgré tout, tout y est minimaliste, mignon et fin... Les petits oiseaux, les fleurs, les bruits.

Je croise souvent d'autres élèves en groupes ou seuls mais je n'ai pas trop l'habitude de les saluer même si je leur fais souvent des sourires. C'est toujours plus joyeux, plus gentil que de dire "bonjour". Il y a certains qui me demandent ce que je fabrique à marcher seule mais je réponds toujours que tout va bien et que je profite du beau temps. Ça me fait plaisir de voir les amoureux, les amis et les plus grands courir et jouer dans l'herbe, je trouve ça reposant aussi.

Mais j'avoue, j'aimerais être moins seule, j'aimerais pouvoir parler, rigoler et jouer avec d'autres personnes que moi même. J'aimerais rencontrer quelqu'un qui me comprenne vraiment comme je suis.
[...]

signé #fa40d6 (poétique et lourd de sens)

Même sous la pluie
Mardi 6 mai - 13h47
par un bel après-midi

Le soleil a fait son retour et je suis venue lui offrir un sourire. Il me caresse de ses rayons, m'appelant à me délester de ma robe de sorcière. J'accepte avec félicité. Il est doux de le sentir sur ma peau alors j'ouvre les bras, j'accueille cette chaleur, la concentre comme une énorme boule fondante qui reposerait sur ma poitrine. Ferme les yeux. Je me demande un instant si l'astre ne se sent pas seul, tout en haut de monde.

Et puis je me souviens qu'il possède déjà le coeur de toutes les fleurs, venues en ce printemps renouveler leurs voeux. Elles s'étendent vers lui, sans jamais parvenir à l'atteindre complètement, se pavanant pour attirer ses rayons, en un doux chatoiement. L'herbe verte pour tapis, elles déambulent pétale après pétale, roucoulant avec les abeilles, bruissant avec le vent.

Ce dernier est jaloux. Je le sais à sa façon de glisser les nuages dans le champ de vision d'Hélios. De cajoler les plantes. D'ébouriffer les arbres. Il s'engouffre entre mes bras tendus mais il n'y a que l'air qui se saisit de moi, me faisant trébucher, avant de repartir en bruissements.

Je le suis du regard et le vois déjà, éternel charmeur, entortiller les cheveux bruns d'une autre jeune fille. Je l'observe cheminer. Je l'ai déjà vue. Elle marche, jour après jour, qu'il vente, qu'il pleuve ou qu'il neige. Elle marche, mutique. À quoi pense-t-elle ?

J'hésite un moment, incertaine. Peut-être vais-je la déranger ? Peut-être me trouvera-t-elle, comme beaucoup d'autres, trop bizarre pour être fréquentée ? Peut-être n'aime-t-elle pas les Nés-Moldus ? Peut-être...peut-être... J'égraine mes doutes comme on enfile des perles. Je me fabrique une jolie parure de pensées sans odeur, sans couleur. J'en décors mon jardin intérieur.

Je ramène mes mèches blondes et folles entre mes oreilles, réajuste mes vêtements trop grands pour moi, me compose une image qui déjà s'effrite. Croise le regard de cette fille. Lui rend son sourire.

Alors qu'elle détourne déjà la tête, c'est le vent qui me pousse. Il claque brusquement entre mes omoplates et je suis si fine, si petite, si maigrelette, que je fais un bond en avant. J'acquiesce. Inspire. Serre mon herbier et ma robe contre moi.

- Bonjour, je murmure d'une voix à peine perceptible. Je suis Saïph. Est-ce que tu crois que les fleurs peuvent attraper le soleil ?

Saïph - 2e Année RP Promo 2049-2050 - Fiche PR
Dialogues : color=#3e5653

Même sous la pluie
mardi 6 - 13h47
par un bel après-midi


Alice est là, calme, droite. Assise sur un banc, elle écrit dans un carnet en cuir relié par un fil noir épais. C'est son habitude, après manger, elle va asseoir à ce banc et écrit un peu. Ce n'est pas un journal intime, Alice prèfère appellait son carnet, carnet de reflexion. Elle a plusieurs, un sur l'Univers, un sur l'amour... Celui dans lequel elle écrit parle de la Terre et la nature. C'est le plus remplie. De loin. Alice y met des poèmes, des remarques, des explications. Dans chaque mots, il ya de la colère, de la tristesse, de la peur, de l'espoir... Alice est atteinte d'éco-anxiété, elle sait que la planete va mal et elle veut l'aider. Un jour, elle y arrivera, elle le sait. D'un geste, elle referme son carnet. Fixant un point devant elle, la jeune fille recite le poéme qu'elle a écrit en introduction :

Nos deux alliées
Lumières du soir,
Étoiles du matin.
Vous qui vous reflétaient
Sur cette terre désolée.
Aidez-moi, je vous en supplie !
Sauver nos coeurs humains,
Éradiquer cette maladie, ce fléau nucléaire
Qui nous oblige à faire guerre.
Et toi, globe éternel !
Toi aussi, la Terre t'a enfanté,
Alors, aide ta demi-soeur,
A sauvé notre mère, la Terre.


Alice posait maintenant ses yeux sur une fille de la même maison qu'elle. C'était une Serpentard. Noèmie, si elle s'en souvenait. Cela faisait plusieurs jours de suite qu'Alice la voyait parcourir le parc, au même moment où elle écrivait. Cela lui parraissait étrange même si d'autres personnes aurait pu pensait la même chose pour elle. Puis elle aperçut une autre élève allait parler à la Serpentard. Alice fronça les sourcils, Noémie, pendant son étrange routine disait que Bonjour au personne qu'elle rencontrait. Jamais elle faisait une conversation. Cependant, Amice se reprit bien vite. Arrête Alice, arrête de juger les gens, il font peut-être une routine comme toi.

324 mots Couleur pensée rp : bleu canard (#008080

ALICE GRANT / SERPENTARD / DEUXIÈME ANNÉE
Couleur parole Rp : vert forêt (#3C612F) Présence : normale, la nuit je suis là
Stalkeuse Suprême - Maîtresse des Parchemins

Même sous la pluie
mardi 6 mai - 14h12
par un bel après-midi


Là, tout de suite la nature est merveille. Je sens la fraîcheur du printemps sur mon visage, les nouvelles odeurs flotter autour de moi et le soleil réchauffer la pointe de mes cheveux. Je m'accroupis devant un tapis de petits bleuets et caresse du bout des doigts leurs pétales ; elles sont douces et paraissent tellement fragiles !

Je me relève et observe deux garçons jouant près de moi. Un groupe de filles assises dans l'herbe, un chat traquant un souris ou un mulot ou une 7ème année lisant assise sur un muret de pierres. J'observe leurs mouvements, leurs mimiques de visages. Je note toutes ces petites particularités que chacun dans ce monde a mais que personne ne voit.

Je prends une grande goulée d'air et le vent porte son parfum de lavande et de beurre-salé jusqu'à moi. On dirait que Zéphyr, le plus doux des vents et le plus bienveillant, est pressé de me présenter quelqu'un. C'est vrai que comme si lui et le temps, étaient impatients. Ils soufflent plus fort. Mes cheveux s'emmêlent derrière moi et je passe une main sur mes tresses qui constituent ma coiffure. Puis je me retourne et me retrouve face à elle, cette fille qui m'observe depuis quelques secondes. Elle est très belle, ses mèches blondes volent dans le vent, ses joues ont rougies avec la fraîcheur de l'air et ses yeux pétillent. Je lui adresse un tout petit sourire, cette fois je me retiens parce que je suis un peu intimidée. D'habitude je n'ai aucune honte à rire... Je détourne vivement la tête et crispe mes mains sur ma robe de sorcière. Mes doigts fins et blancs se tordent et je déglutis péniblement. C'est bizarre, l'angoisse me monte à la gorge alors que cette camarade est sûrement censée et gentille !

Du coin de l’œil je vois cette jeune fille qui doit avoir mon âge se rapprocher de moi et lisser sa robe. Quand le vent la pousse en avant je retiens un sourire et lentement je me tourne encore une fois vers elle. Je dis mentalement à Zéphyr d'arrêter de s'impatienter. Elle est là, à seulement quelques centimètres de moi. Je peux voir ses longs cils vaciller, ses lèvres roses bouger imperceptiblement, ses fines mèches de cheveux s'en tortiller autour de ses doigts et les petites feuilles coincées dans ses cheveux. Je lui souris encore une fois et m'apprête à lui dire bonjour quand elle me coupe et me demande en chuchotant :
- Bonjour, je suis Saïph. Est-ce que tu crois que les fleurs peuvent attraper le soleil ?
À cet instant, j'ai perçu quelque chose. Une faille, une lumière. Cette question, en apparence simple, était un miroir de ses tourments — une rêverie douce, mais tenace, qui l’obsédait sans repos.
Et pourtant, j’avais la réponse. Ou du moins… une réponse.
Car il n’y a pas de vérité unique à une telle question. Il y a celle qu’on cherche, et celle qu’on choisit d’entendre. Alors je lui ai murmuré, presque comme un secret :
- Une vérité peut être dite de mille façons.
Avec l'évidence… ou avec les rêves. C'est à toi de choisir...

Saïph me regarda et un semblant de sourire se dessina sur ses fines lèvres. Je crois qu'elle comprend ce que je veux dire, je crois qu'elle peut savoir... Mes pensées devinrent plus pressantes, plus agitées et je cala une de mes mèches rebelles dans une de mes tresses.

Saïph était posée devant moi, le dos droit les mains calées dans son dos et son corps se balançant d'un jambe sur l'autre. Son visage était pensif et ses yeux me fixaient toujours avec intensité. Quand à moi, je baissa les miens sur mes chaussures, peut-être en avais-je trop dit ? Peut-être que je n'aurais pas du répondre ça ou peut-être...et si elle partait, comme ça ? Et si je l'avais étonnée et surprise au point qu'elle me trouve encore plus bizarre ? Je me souvins d'une parole de ma grand-mère qui disait de ne jamais résumer ses pensées, ses interrogations aux "peut-être" et aux "si"... Je remonta alors mes yeux et mon visage sur Saïph et elle me sourit puis ouvrit la bouche pour dire quelque chose :
[...]
Dernière modification par Noémie Da Cruz le 5 oct. 2025, 17:33, modifié 1 fois.

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Même sous la pluie
mardi 6 mai - 14h12
par un bel après-midi

C'est son sourire qui débloque les mots coincés dans ma gorge. Ce doux sourire un peu fébrile, qui en dit bien plus qu'un éclat de rire. Ce sourire qui m'appelle, ces doigts fins et aussi pâles que l'ivoire qui se crispent, ce sont autant de clefs qu'elle me tend. Alors je me lance, et immédiatement je sens l'anxiété tenter de s'immiscer entre mes pores. Va-t-elle rire ? Va-t-elle me dire, elle aussi, que je m'inquiète pour des choses sans importance ?

Je vois l'éclat d'une surprise dans ses prunelles. Je vois le vent, qui n'en a décidément pas assez de jouer, entortiller ses pensées entre ses tresses. Et je vois la compréhension. Je vois qu'elle sait. Elle connaît la réponse. Elle se penche légèrement et me murmure, presque comme un secret :

- Une vérité peut être dite de mille façons.
Avec l'évidence… ou avec les rêves. C'est à toi de choisir...


Et là, toutes mes craintes s'éloignent avec les derniers nuages. J'observe cette fille, et j'ai l'impression de la voir réellement. Elle n'est plus la marcheuse solitaire. Elle n'est plus cette ombre mystérieuse. Elle est là, et je sens des fourmillements chaleureux me parcourir.

Je m'arrête sur sa réponse. Mille façons... Y aurait-il réellement mille phrases, mille mots, mille murmures, mille embranchements ? Je crois que oui. Je pense que je le sais. Je pense l'avoir toujours su.
Choisir est difficile, pour moi. Cela l'a toujours été. Je préfère vivre au milieu des courants d'air, toutes les portes grandes ouvertes, les clefs disparues. Retirée un instant dans mon jardin, j'ouvre un nouveau parterre pour ces idées. Je choisis le meilleur terreau, et y plante quelques graines. Des échelles vers les rêves.

Les rêves, c'est un peu comme un bout du monde. Ils sont de l'autre côté de la réalité. Mais sans eux, le monde serait plat et ne tournerait pas. Car il faut bien un endroit pour que les astres se ressourcent. Il faut une ombre au soleil, il faut des racines aux arbres. Il faut ce qui est caché et imaginaire pour que tout puisse exister.

Un mouvement me ramène au monde, au parc. Mon vis-à-vis, si lumineux jusqu'ici, est à présent agité. J'observe les micros expressions qui glissent sur son visage. Je sens des mots muets qui tournent autour d'elle. Je perçois des songes qui se glissent entre nous. Je cherche dans son regard une réponse et elle s'y dérobe. Je fronce les sourcils, incertaine. L'ai-je froissée ? L'ai-je peinée ? J'ai l'impression d'être à nouveau dans mon premier cours de potion, avec ma fiole fragile et délicate entre les mains. Cette fiole qui contient de fabuleux mystères que j'ai à peine goûtés, avant de la briser. Je ne veux pas briser cette fille. Je sais qu'elle peut rire, je sais qu'elle peut sourire, et je sais, maintenant, qu'elle aussi s'interroge, comme moi.

Ou alors s'est-elle, elle aussi retirée dans son jardin ? A quoi ressemble-t-il ? Quelles couleurs porte-t-il ? Je vois ses doigts qui se referment imperceptiblement. Je vois ses lèvres délicates qui se pincent. J'amorce un geste, me retiens. Tout à l'heure, j'ai imaginé que je pouvais recueillir un peu de soleil contre moi. Peut-on partager son éclat ?

Elle relève la tête et, avec douceur, comme on aide un poussin à sortir de sa coquille, je lui ouvre ma pensée :

- Je pense que les gens qui se contentent des évidences ont juste peur. Ils ont peur de ce qui leur échappe. C'est bizarre, non ? Parce que tout nous échappe, finalement... Je pense que les rêves sont un bout du monde, ce que l'on voit à peine...tu sais ? Comme... quand tu perçois quelque chose du coin de l'œil. Beaucoup disent que c'est ton imagination. Mais que ça vienne de toi ou d'ailleurs, si tu l'as vu, c'est devenu la réalité le temps d'un clignement... Si c'est éphémère, ce n'est pas pour autant que ça n'existe pas...si ? Alors... moi, je choisirai toujours les rêves. Et toi ?

Je penche légèrement la tête sur le côté et le monde disparaît autour de moi. Je ne prend pas garde à mes vêtements qui glissent, à mes mains qui disparaissent sous l'étoffe. Eole lui-même s'est tu. C'est comme si le temps retenait ses grains. Comme si le petit recoin de monde dans lequel nous sommes, attend. En suspension. Je sais que, quelle que soit sa réponse, un fil de soie s'est pendue entre nous. Telle une nouvelle constellation, avec ses étoiles indépendantes et pourtant liées. Alors je lui souris. Et j'attends qu'elle comprenne. Qu'elle m'indique le chemin dans ce monde si flou, pour moi. Ou qu'elle accepte de s'y perdre joyeusement avec moi.

Saïph - 2e Année RP Promo 2049-2050 - Fiche PR
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Même sous la pluie
ABANDON DU RP
Reducio
Lieu : Parc
Date : Vendredi 06 mai 2050 (?)
Heure : Après-midi
Avec : @Noémie Da Cruz, @Saïph Bulbosa et @Alice Grant
Une journée comme une autre. Une balade comme une autre. Une sorcière comme les autres ? Une jeune fille comme les autres ? Une jeune fille qui marche comme les autres ? Oui. Non. A quoi bon ? Sonia ne savait plus trop. Si elle devait comparer la sorcière qu'elle était l'année passée, pendant sa première année et celle qu'elle était devenue pendant sa seconde, bien sûr qu'elle dirait qu'elle avait changé. Il était facile de l'affirmer. L'anglaise était devenue quelqu'un qui souriait aux autres, qui s'était attachée à des personnes qui lui faisaient peur, à des personnes qui auraient pu s'en prendre à elle, comme lui. Elle avait appris à s'apprécier un peu plus, mais aussi à s'ouvrir, tel une fleur en train d'éclore.

Pourquoi cet air triste ? Pourquoi son visage avait un teint encore plus pâle et blafard qu'à l'habitude ? Pourquoi se sentait-elle si patraque ? Des questions, toujours des questions, mais à quand les réponses ? La deuxième année s'avançait dans le Parc, toujours son sac sans-fond à ses côtés — seule chose identique à la Sonia de l'année dernière. Le vent joua avec les longs cheveux bruns de la sorcière, les faisant s'envoler haut dans les airs. Aurait-elle dû s'attacher les cheveux ? Peut-être. Mais depuis toujours, elle préférait les garder détacher. Le voile chaud que formait sa chevelure lui rappelait sa mère, lorsqu'elle lui brossait les cheveux, exprimant son admiration pour la beauté des longs cheveux bruns de sa précieuse fille.

D'autres sorciers affichaient de radieux sourire. Oui, ils s'amusaient avec leurs amis. Aujourd'hui, l'anglaise était venue seule. Elle n'était pas en compagnie de ses amies. Ni Eva, ou Agatha, pas même Rosaleen ou Estelle. Non, son précieux compagnon poilu, Namax, était resté dans le dortoir et son grand frère, Ethan, révisait, comme toujours, pour ses ASPICs. Elle lâcha un profond soupir. Son regard se perdit dans l'immensité du paysage qui s'offrait à elle. Finalement, elle poursuivit sa marche et s'assit sur un banc. Elle ne prêta pas attention à la sorcière qui était assise à l'autre bout. Elle semblait occupée à écrire — activité qui passionnait, aussi, Sonia — peu importe, la rouge et or s'assit et leva la tête pour admirer le ciel.

Ce dernier était d'un bleu calme et tranquille. Aucun nuage à l'horizon pour le déranger, seul le bleu dominait. Que c'était reposant à regarder. La jeune sorcière aurait pu fermer les yeux et s'endormir ainsi, avec cette douce image, gravée dans son esprit. « Des fleurs ? » Alors qu'elle avait à peine fermer les yeux, elle entendit ces deux mots, parmi toutes les conversations qui se tenaient dans le Parc. Pourquoi parler de fleurs ? Quelle était cette question ? Sonia se repassa la question posée par une de ses camarades de Poudlard. Il semblerait qu'elle était plus jeune qu'elle, une voix féminine très douce. Elle semblait être tellement innocente. « Peu importe, ça ne me regarde pas... » La sorcière ferma les yeux et lâcha un autre soupir.

502 mots
Me voici, j'espère que ça vous convient.

#3E0576 | 3A RP | 3A devoir | rédactrice | fanfariste | choriste - soliste en formation | marraine | gérante du Club Théâtre | membre du Fich'tre !


Même sous la pluie
Alice reçu en cadeau, un sourire de Noémie, la Serpentard. Elle le prit comme une invitation. Elle fermit son carnet d'un geste brusque et jeta un coup d'oeil à la fille qui semblait dormir à l'autre bout du banc. J'espère que ça la pas dérangeait pense Alice. Elle se leva et fit un pas. Puis s'arreta net, un doute s'étalait sur le visage d'Alice. Cette conversation est peut être privée... L'apprentie sorcière réfléchie quelques instants et prit sa décision. Tanpis si Noémie et l'autre jeune fille le prennait mal. Alice voulait savoir ce qu'elles disaient. Le vent semblait être d'accord avec cette idée, il la poussée en leur direction. Un hrand défaut d'Alice est qu'elle est curieuse. Ainsi, elle s'approcha doucement des deux jeune filles et perçut une phrase de Noémie :

- Une vérité peut être dite de mille façons.
Avec l'évidence… ou avec les rêves. C'est à toi de choisir...


Un grand choc se déroula dans le coeur d'Alice. Cette phrase était tellement simple mais reflétait une grandeur d'esprit. L'interlocutrice de Noémie répondit :

- Je pense que les gens qui se contentent des évidences ont juste peur. Ils ont peur de ce qui leur échappe. C'est bizarre, non ? Parce que tout nous échappe, finalement... Je pense que les rêves sont un bout du monde, ce que l'on voit à peine...tu sais ? Comme... quand tu perçois quelque chose du coin de l'œil. Beaucoup disent que c'est ton imagination. Mais que ça vienne de toi ou d'ailleurs, si tu l'as vu, c'est devenu la réalité le temps d'un clignement... Si c'est éphémère, ce n'est pas pour autant que ça n'existe pas...si ? Alors... moi, je choisirai toujours les rêves. Et toi ?

Alice ne put s'empecher de répondre a cette question difficile sans y être invité à y répondre. Elle voumait donné son avis sur ce sujet assez particuliers :

- Choisir les rêves, c'est esperer. C'est bien d'avor de l'espoir mais un jour, ce bouclier cassera, et toute tes espoirs retomberont sur toi, et cela de causera une grande souffrance. A mon avis, il faut choisir, les rêves pour l'espoir mais aussi la réalité aussi pour prete au moment, où ton bouclier cassera. J'ai déjà eu cette experience et je sais ce que ça fait. Cela te meurtrie jusqu'au fond du coeur et tu en gardera une blesseure à vie.

Alice s'arreta, interdite. Elle n'avait quand même pas dit ça.

278 mots
Dernière modification par Alice Grant le 13 mai 2025, 04:04, modifié 1 fois.

ALICE GRANT / SERPENTARD / DEUXIÈME ANNÉE
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Même sous la pluie
Je sursaute, une voix me sortant instantanément de cette bulle que nous avions créée la brune et moi. Je bats plusieurs fois des paupières, incertaine. Sont-ce mes pensées ou une nouvelle voix est-elle entrée ? Lentement, je me tourne, tombant sur une autre première année. Elle appartient aux serpents, je le vois à sa robe de sorcière. Je penche la tête, m'arrêtant d'abord sur ses yeux bleu pâle écarquillés derrière ses lunettes rondes. Elle paraît aussi surprise que je l'ai été. Ses cheveux bruns caressent ses épaules fines et j'entends dans sa voix un accent familier qui me rappelle un peu la maison, mais pas tout à fait. Comme une proximité étrange, une reconnaissance.

Je tends la main, à la recherche de ce bouclier dont elle parle, ne sens que l'air, avance d'un pas et plisse les yeux. Il paraît que le trou dans la couche d'ozone n'est pas perceptible à l'oeil nu. Est-ce le cas pour ce bouclier rempli d'espoir ? Les rêves jouent-ils réellement un rôle protecteur ? Et, auquel cas, de quoi doivent-ils protéger ? La réalité, les évidences, tout ceci est-il si dangereux ?

La magie est devenue ma réalité, et pourtant je ne la trouve pas si dangereuse. Pour moi elle vient d'Orphée, elle vient d'Hécate, elle vient de la nuit, de dormeurs, des insomniaques, de celles et ceux qui regardent le ciel d'encre en espérant y composer des songes. L'obscurité est-elle un voile de cauchemars ? Cela dépend-il des personnes ?

Derrière l'arrondi de ses lunettes, c'est un cycle sans fin que je vois tourner. Aussi curieux que logique, d'une intelligence si puissante qu'elle peut effleurer les monstres. Je compare avec l'autre fille. J'y vois les mêmes lueurs, les mêmes profondeurs. Je me mordille la lèvre inférieure un instant, désireuse de plonger dans ces abîmes. Un sourire m'étire à cette idée.

Ah...oui...le bouclier. Elle a dit que le sien avait éclaté. Je papillonne. Moi, je brise beaucoup de choses. J'ai toujours peur de briser des gens. Dois-je prendre désormais garde aux boucliers de chacun ? Ma mère m'a montré, un jour, qu'il était possible non-pas de réparer, mais de sublimer ce qui était brisé. On mettait une sorte de colle dorée, dessus. Elle a appelé ça le Kintsugi. Elle a dit que casser quelque chose, ce n'était pas le détruire mais lui offrir une nouvelle vie. Le transformer en quelque chose de beau. Les fissures rayonnent ainsi, somptueuses cicatrices, éternellement présentes, ravissantes et ravivées, éblouissant qui ose les pleurer.

J'ose un regard vers le soleil et me dit que cela doit être pareil. C'est comme lorsque ses rayons transpercent les nuages, cisaillent la nuit, écorchent la surface du lac. Ce sont de fines pellicules, douloureuses pour la rétine, mais ô combien somptueuses.

Je me reporte à la nouvelle et, cette fois, je ne peux retenir mon émotion. La libraire de mon village me l'a dit : les écorchés sont les plus beaux poètes, parce qu'ils voient au-delà du voile. Mes yeux s'embuent et un immense sourire s'installe sur mes lèvres. J'ai envie de dire à cette fille combien elle est belle, avec ces cicatrices au fond du coeur. Combien le simple fait d'avoir survécu à l'éclatement de ce bouclier fait d'elle un être unique, une oeuvre d'art. J'ai envie de savoir toutes les réponses de l'autre fille.

Avant même que je ne m'en rende compte, je m'adresse aux deux, à aucune, à ce bouclier que je ne vois pas, à ces réponses que je ne suis pas certaine d'interpréter correctement, à cette buée dans mes prunelles, à cette joie attendrie dans ma poitrine.

- Alors tu es une de ces fleurs qui peut retenir le soleil ?

Comme pour me répondre, l'astre du jour dépose une paillette sur une fleur, au loin. Je ferme les yeux et inspire, me gorgeant de ce bonheur, espérant un instant avoir ses pouvoirs, et auréoler comme lui mes camarades.

Saïph - 2e Année RP Promo 2049-2050 - Fiche PR
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Même sous la pluie
Vendredi 6 mai
dans l'après-midi au parc du chateau.
Avec @Alice Grant, @Saïph Bulbosa et @Sonia Ross


La réponse d'Alice me bouleverse. Je sens sa fureur et sa tristesse monter en elle et elle m’envahis. Je plante mes yeux dans les siens et observe ses iris bleu, la profondeur de son regard. Elle parait pensive et triste surtout. Elle parait seule, d'une solitude qui brise le cœur et l'âme. J'aimerais prendre sa main et la serrer, j'aimerais la prendre dans mes bars et réchauffer son cœur. J'aimerais lui assurer qu'il y a encore de l'espoir et qu'elle peut rêver.

Saïph, lève sa tête et tend son visage aux rayons du soleil qui semblent la réchauffer. Ses yeux brillent d'un seul coup et je pense qu'elle comprend encore mieux que moi Alice. Elle a compris que la jeune fille en face de nous est brisée de l’intérieur. Elle voit ses cicatrices, elle voit sa souffrance. Son regard revient vers nous et un immense sourire se dessine sur ses fines lèvres. Son regard se pose sur Alice et l'observe intensément. Ses yeux sont honnêtes et doux et je l'admire soudainement. Ses deux filles sont belles, magnifiques et incroyables. J'aimerais être comme elles et j'aimerais surtout pouvoir le leur dire, le leur hurler. Elle murmure à Alice, à moi, à l'univers :
- Alors tu es une de ces fleurs qui peut retenir le soleil ?

Ses yeux brillants de larmes sont rivés dans les miens et je sens son cœur battre. Elle est surprise et inquiète. Elle reste muette et je la trouve tellement perturbée et angoissée que je m’apprête à dire quelque chose pour la rassurer ou pour lui laisser la voie libre peut-être. Ses mains tremblantes et ses cils papillonnants la trahissent. Toujours les yeux dans les yeux je brise le silence :
- Oui, je crois que les fleurs peuvent attraper le soleil.
Elles l’attirent à force de beauté,
et quand il les touche,
c’est comme un baiser que seul le jour comprend.

Une esquisse de sourire se dessine sur mon visage et le rire l'emporte. Alice hésite un instant et puis elle prend confiance et je découvre ce que son coeur cache. Le bonheur, la vie et la joie de vivre. De la bonté et du courage, de la bienveillance. Saïph rigole avec nous d'un rire timide mais sincère et je me détends un peu. Je me rends compte que tout mon corps était tendue : ma mâchoire était crispée, mes épaules serrées et mes doigts tordus dans les ourlets de ma jupe. Alice se détends aussi et me réponds d'une belle voix mélodieuse qu'elle aime bien ma réponse. Et Saïph approuve.

Cette dernière se rapproche un petit peu de moi et d'Alice et entrelace ses doigts avec les miens. Je les serre et comprends son geste, j'attrape ceux d'Alice et elle a un mouvement de recul pendant lequel j'ai peur d'aller trop loin mais elle finit pas accepter le geste et elle baisse les yeux sur ses baskets. Je souris (encore...). Nos mots sont sortis des profondeurs de nos cœurs et ils ne sont pas finis.

Je tourne mon regard au loin et inspire une bouffée d'air. Je la voie, cette deuxième année. Elle est belle et son regard me pose la question qui semble la torturer. Je penche ma tête sur le côté et mes yeux s'écartent. J'essaie de lui dire de venir par télépathie peut-être ou par la pensée. J'espère qu'elle m'entend, j’espère que nos chemins se croisent parce que je le sens. Je sens que le destin, que l'avenir ou que le futur veut nous réunir...

[...]
Dernière modification par Noémie Da Cruz le 5 oct. 2025, 17:34, modifié 1 fois.

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Même sous la pluie
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Reducio
Sonia gardait ses yeux entrouverts, rivés droit sur le ciel. Ce ciel était clair, tranquille et reposant. Un hâvre de paix, en somme. Oui, elle pouvait l'affirmer aisément, elle était capable de s'y perdre éternellement. Tout comme elle l'était lorsque ses pensées et un défilé de questions l'assiégeaient. Ethan, son grand frère, s'inquiétait énormément lorsqu'il voyait sa précieuse sœur se noyer dans ses pensées. Certains appelaient cela un jardin secret. Etait-ce réellement un jardin secret ?

Non. Pourquoi un jardin secret — connoté positivement, comme un refuge — emprisonnerait quelqu'un en son sein, lui jetant à la figure une nuée de questionnements ? Pire, pourquoi des interrogations dont personne n'avait la réponse ? Pourquoi cette douleur ? Pourquoi ce doute ? Pourquoi ne pouvait-elle pas assouvir cette soif de connaissance et rester dans le doute ? Oui, personne n'avait de réponses à lui apporter. On la laissait seule, on lui expliquait ou lui faisait comprendre que ces faits et gestes n'étaient pas ceux attendus et on la l'abandonnait dans un coin pour le lui faire comprendre.

Sonia aimait être seule, éloignée du danger et des personnes susceptibles de briser sa carapace, son fort intérieur, déjà craquelé. Néanmoins, elle espérait que quelqu'un la remarque et l'aide. Que cette personne, peu importe qui elle était, s'approchait d'elle et lui dirait qu'elle était normale. Mais qu'elle le pense réellement, qu'elle l'affirme et apprécie cette pauvre sorcière avec sincérité. Pas simplement des paroles en l'air pour lui faire plaisir, elle avait besoin de quelque chose de vrai.

L'anglaise rouvrit les yeux et les plissa aussitôt. La lumière était forte, la noirceur qui lui bloquait la vue s'en était allée, après quelques longues secondes d'adaptation, elle pouvait contempler le Parc normalement. Ainsi, elle baissa la tête et parcourut les environs. Elle remarqua que sa voisine qui, écrivait, était partie. Cette joie qu'elle voyait dans le regard de la plupart des gens présents, commençait à l'écœurer, elle en avait marre et voulait partir.

« Ethan, je te déteste. L'année prochaine tu ne sera plus là, mais on ne peut pas profiter de nos derniers moments parce que tu révises... » A présent, des larmes parlaient aux coins de ses yeux. Honteuse, elle baissa la tête. Ses mains se crispèrent sur son sac, tellement fort que ses jointures s'éclaircissaient atteignant un seuil de pâleur sans pareil. Et voilà qu'elle était repartie pour un tour. Elle qui croyait qu'elle était enfin sortie de cette tristesse sans fin, qui l'avait prise par les tripes, elle s'était voilée la face. « Non pas encore ! » s'interdit-elle. Oui, elle ne devait pas repenser à ça. Hors de question.

La rouge et or releva la tête et sécha ses larmes d'un revers de manche. Dans le même temps, elle croisa le regard d'une de ses camarades. Une sorcière plus âgée, ses cheveux étaient réunis en une belle tresse. Cette coupe lui rappelait son amie Heather. De fil en aiguille, ses pensées la guidèrent à ce jour. Alors qu'elle et son frère s'amusaient, en ce début septembre, ils tombèrent sur l'écossaise qui avait le moral dans les chaussettes et l'avaient aidés. Que signifiait ce regard ? Elle ne devait pas s'en mêler, elle discutait avec deux autres filles. L'une d'elle était sa voisine. De quoi pouvaient-elles parler ? « Non ! Ça ne se fait pas ! » s'interdit-elle, une nouvelle fois.

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#3E0576 | 3A RP | 3A devoir | rédactrice | fanfariste | choriste - soliste en formation | marraine | gérante du Club Théâtre | membre du Fich'tre !