Galochage - 201

Dimanche 20 mars 2050


TW : intimité physique

La brise était encore froide, nul ne pouvait le nier. Pourtant, nombreux étaient les élèves à tenter de braver les températures déraisonnablement Écossaise sous prétexte qu'on pouvait discerner le soleil dans le ciel pour la troisième fois de la semaine. Les rayons réchauffaient plus l'âme des jeunes élèves de Poudlard que leur corps, mais leur esprit faisaient visiblement le reste. Ainsi s'affichaient les chemises, les manches retroussées, les premières jambes osant s'aventurer sans collants, les vestes que l'on porte négligemment sur l'épaule d'un crochet de l'index... Le printemps s'immisçaient d'abord dans les comportements à défaut d'être visible dans les parterres encore bien morne et les haies toujours fort déplumées.

Aliosus grogna.
L'élévation prochaine des températures iraient de pair avec la recrudescence de l'insouciance de la plupart des habitants du Château et bientôt les gloussements et les cris remplaceront le froid silence propice à l'étude. Ah ! Pourtant il n'avait vraiment rien contre la joie, au contraire, il en faisait l'expérience tout les jours, mais canaliser cette envie de hurler au monde son bonheur, transcrire ses plaisirs dans un poème ou une peinture plutôt que de courir comme un chien fou dans l'herbe, voilà ce qui devait pourtant distinguer le sorcier du reste du monde sauvage.

Et ne le lancez pas sur les Animagus...
«Tu m'écoutes ou tu pestes encore dans ta tête ?»
«Enfin... tu me connais, je...»
«Ouais donc je vais répéter quand même, juste au cas où.»

Yesenia lui lança un clin d'œil moqueur en se recalant contre lui. Aliosus était adossé à un arbre. Le même sous lequel elle avait essayé de le convaincre d'apprendre à embrasser, quatre ans plus tôt.
Comme le temps filait.

@Yesenia Cooper
Dernière modification par Aliosus Nerrah le 22 mai 2025, 15:40, modifié 1 fois.

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Le livre était posé, là, non loin de l'adolescente. La page était croquée, pour ne pas perdre sa lecture. Elle l'avait refermé d'un coup sec, expliquant sa lecture à son petit ami. Ce chapitre sur le flux magique était tout simplement incroyable. Les médicomages pouvaient ressentir le flux magique et sentir la concentration de magie sur les zones malades...

- ... Et c'est comme ça que l'on peut soigner efficacement, avec des potions de soins ou des sortilèges. Tu imagines... Etre capable de ressentir le flux magique. C'est incroyable. J'ai vraiment envie d'y arriver, mais ça doit demander des années de pratique évidemment... Cela dit... Je pourrais me blesser très légèrement le bras ou la main pour ressentir mon propre flux magique pour m'entrainer... Dis donc, Nerrah ! Tu m'écoutes ou tu pestes encore dans ta tête ?

Yesenia se releva, pour faire face à son amoureux, plantant ses yeux droit dans les siens, espérant chasser le nuage de pensées qui semblait tourbillonner au dessus de la tête du garçon. Elle lui toucha le visage, pour le faire revenir au présent, au lac, au froid presque mordant, malgré les rayons de soleil. Enfin, elle lui fit un petit sourire.

- Ouais donc je vais répéter quand même, juste au cas où... Elle fit une pause. Après tout, on est pas obligés de parler si tu n'en as pas envie.

L'adolescente se blottit tout contre Aliosus. C'était leur dernière année, ensemble, à Poudlard. Yesenia n'avait pas l'impression d'en avoir pleinement profité. A la prochaine rentrée, ils seront séparés. Finis, les bisous avant de dormir, terminées les discussions au coin du feu, disparues les promenades dans le parc. Yesenia serra les dents.

- Moi, je n'ai plus envie de parler, finalement, dit-elle en se redressant et affichant un sourire malicieux. J'ai plutôt envie de ...

Et elle lui fit un bisou sur le bout du nez. Ils parlaient beaucoup, après tout. Economiser sa salive pour un autre type d'activité était tout aussi enrichissant.

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Ses yeux.
C'était comme être en Irlande à nouveau, sentir la douceur de son île, les collines verdoyantes encore et encore jusqu'à tomber des falaises noires jusque dans l'océan. Non seulement leur couleur, mais leur éclat, leur fraicheur, c'était comme sentir les embruns salé sur sa peau, c'était...

Le toucher de Yesenia lui fit survoler les centaines de kilomètres entre Tipp et le Lac Noir, dans un voyage aussi instantané que doux, un million de fois préférable à un portoloin.
«Je te prie de m'excuser, je me souvenais de... enfin je repensais à...» Il ne chercha même pas à terminer sa phrase, elle savait bien qu'il lui arrivait plus qu'il ne voulait l'admettre de se perdre en pensées, lui qui pourtant se faisait bien souvent le chantre de l'importance du présent, du concret.

Tel un fléreur se prélassant, Yesenia se cala contre lui et il sourit de ce rôle de fauteuil humain qu'il avait visiblement consenti à endosser dès lors qu'ils avaient commencé à sortir ensemble, bien qu'il ne se rappelait plus à quel moment il avait bien pu dire oui. Peu importait, la voilà qu'elle bougeait déjà. Imprévisible, insaisissable Yesenia.

Son baiser lui réchauffa éphémèrement son nez. Il sourit. Il tendit une main pour l'apposer sur la joue de sa petite amie et ainsi la retenir sans la contraindre, plutôt comme une demande dont il était certain de la réponse. Une fois stoppée, sa main glissa en avant, s'aventurant à la lisière de sa chevelure, y pénétrant doucement, cette fois pour l'attirer à lui afin de l'embrasser.

Qu'auraient pensé Yesenia et Aliosus d'il y a quatre ans en les voyant ? Quels cris de surprises ou de joie auraient fusés ? Ah, s'ils avaient su, ces gamins, ce qui les attendait.

Heureusement, cette fois l'esprit d'Aliosus n'était pas en train de errer parmi ce genre de réflexion, impossible, non, il ne pouvait pas plus être dans l'instant présent, celui de ces cheveux sous ses doigts, de ces lèvres sous ses lèvres, de cette langue sous sa langue. Quel dommage que le goût de la mélancolie d'un départ dont ils ne parlaient jamais vraiment s'insinuait chaque jour un peu plus dans leurs baisers.

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L'adolescente ferma les yeux sous les caresses de son petit ami, savourant chaque centimètre parcouru sur sa joue, puis ses cheveux, baissant totalement ses gardes, comme un animal sauvage qui aurait appris à être apprivoisé. Aucun doute, aucune méfiance, ne la traversait lorsqu'elle était avec Aliosus, et c'était là où tous les autres avaient échoué, en tentant de la comprendre et de saisir qui elle était.

Yesenia n'avait pas besoin de se cacher derrière ses différents masques, ceux de la bienséance, et des codes qui l'écorchaient face au monde, tels des potions de Polynectar que Moldus comme Sorciers s'injectaient pour paraître, pour être comme tout le monde. Ici, cachés sous cet arbre, là où les bruissements des feuilles dans le vent fredonnaient, et où le lac, à peine stagnant, remuait, Yesenia pouvait être entièrement elle-même. Aliosus était devenu son lieu, son pilier, où elle se permettait de souffler, de respirer, pour de bon.

- J'aime bien... ça. dit-elle, en reproduisant les caresses qu'Aliosus venait de lui faire, l'invitant à continuer.

Elle répondit par un nouveau baiser, lui mordillant la lèvre inférieure au passage, pour calmer son feu intérieur. Ses lèvres étaient une invitation au voyage, entre le vent et le sel, entre la chaleur d'un feu et le réconfort d'une nuit pluvieuse, faites de complémentarités, de nuances. Tout ce qui faisait qu'Aliosus était Aliosus.

Rougissante, l'adolescente observa son petit ami, le coeur tambourinant dans sa poitrine. Aujourd'hui, elle se rappelait très bien la première fois qu'elle avait verbalisé ses sentiments. Elle s'était sentie idiote, et honteuse. Ce moment aurait pu être un peu mieux choisi. Un peu comme celui-ci. Pourtant...

- J'aime bien être avec toi.

Elle ne l'exprima pas.

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C'était l'un des sentiments les plus gratifiant qu'Aliosus connaisse, sentir cette autre personne, sentir sa petite amie, sentir Yesenia, s'abandonner momentanément. Ça pouvait sembler être dérisoire, mais pour qui la connaissait, pour qui savait le mélange d'énergies contradictoires qui animaient la jeune femme, des énergies pétillantes aux doutes qui rongent, du crépitement créatif de son esprit aux vertiges de la dépréciation, voir l'ensemble de ses tensions disparaitre relevait sinon d'un miracle, du moins de la magie, et de la belle magie.

Ils n'en avaient jamais vraiment parlé de manière explicite, c'était un sujet bien incongru pour deux tourtereaux qui avaient déjà bien à faire entre leurs divergences, qu'elles soient de caractère ou de valeurs, la pression extérieure - parentale - qui se faisait sentir à mesure que les mois passaient, les enjeux propres à chacun en terme d'examens scolaires et bien sur cet horizon si proche et à la fois inconcevable du départ d'Aliosus de Poudlard.

Mais inconsciemment, le Serpentard savait que c'était son rôle de soulager Yesenia de ses fardeaux pour qu'elle ait l'esprit léger, libre.

Il prit une grande inspiration de bonheur lorsqu'elle l'encouragea à poursuivre. Dieux, que c'était doux d'entendre de sa bouche ce que pourtant tout son corps exprimait déjà. Il ne se fit pas prier, ni pour les caresses ni pour le second baiser qui vint, épicé par la morsure d'une Yesenia qui, malgré toute sa détente, restait sauvage et suivait ses instincts et ses désirs. Il adorait ça.

Il évita de répondre un "Moi aussi" si commun et si attendu, il replaça plutôt une mèche de cheveux sombres derrière l'oreille ornée d'une étoile. Dire que dans quelques semaines... Il ne voulu pas laisser son soudain malaise être vu, il préféra plonger vers le cou attrayant offert devant lui le temps de s'enivrer d'un parfum et de se ressaisir.

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Yesenia frissonna. Tout son corps était en alerte, comme si chaque parcelle de celui-ci ne demandait qu’à être parcourue, scellant les émotions à tout jamais dans sa peau. Ses sens étaient totalement décuplés, par la chaleur de leurs lèvres, la brise légère qui s’élevait, les murmures qu’elle s’autorisait à glisser. Ces moments étaient si précieux. Non pas qu’ils étaient rares, au contraire, mais parce qu’ils étaient soumis à ces drôles de lois du temps. Le tic tac de l’horloge, là, quelque part, ralentissait, tandis que le cœur de la Serpentard, lui, s’emballait. Elle retint son souffle lorsque son petit ami plongea dans son cou, avant de sourire timidement.

- Ça aussi, j’aime bien. Dit-elle à voix basse, tandis que sa poitrine entière s’enflammait.

Aliosus la connaissait certainement par cœur, peut-être même parfois mieux qu’elle-même, puisqu’il lui arrivait de mettre des œillères sur certains de ses traits de caractère les plus sombres, mais leur relation se dessinait dans le respect de l’autre. Il savait ce qu’elle aimait, et elle l’y autorisait.

Son sang bouillonnait, brûlante et avide de goûter à nouveau aux lèvres de son petit ami, Yesenia resserra son étreinte, glissant ses doigts le long de la nuque du Serpentard, parcourant le col de sa chemise, puis le noeud de sa cravate, qu’elle enroula autour de sa main, d’un geste rapide. Son baiser se fit un peu plus féroce, plus pressant, et sa langue glissa lentement comme un serpent.

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Il avait réussi à sauver les apparences et, il n'en avait pas douté un instant à vrai dire, le contact de la peau de Yesenia sur son visage, l'odeur de leur printanière caractéristique qu'elle dégageait et la caresse chatouillant de ses cheveux venant danser sur son nez et ses paupières lui firent tout oublier. Il prit une dernière inspiration de bonheur avant de se relever pour lui adresser un clin d'œil complice mais ce fut elle qui le surpris par la poigne dont elle fit soudainement preuve.

Heureusement il ne s'agissait que d'une cravate d'école qu'elle saisissait comme on saisissait la longe d'une créature sauvage, les arrières pensées outragées et inquiètes pour l'intégrité de l'accessoire en soie auraient sinon parasité l'esprit du jeune homme qui pouvait donc se prêter au jeu de la fougue sans restriction. Mais à peine avait-il commencé un «Miss Coop...» que Yesenia se servit de sa prise pour l'attirer de nouveau à sa bouche. Merlin...

Ce baiser ci avait une toute autre signification que les précédents, il ne s'agissait plus de dire à l'autre sa tendresse et la douceur qu'on ressentait, c'était un baiser impétueux, un baiser charnel, dont il reconnaissait bien les effets sur son muscle cardiaque, s'emballant pour fournir à son corps le sang vital pour réagir à une situation extrême. Autrefois ces moments étaient rarissimes, désormais ils revenaient à une fréquence aussi affolante que ses battements.

Il y répondit sans se faire prier, ne cachant rien de son plaisir, ni dans ses mains caressantes, cherchant à rendre tangible l'incarnation - au sens le plus littéral du terme - de la sensualité que se révélait être Yesenia, ni dans l'infime gémissement qui s'échappa de sa gorge. La chaleur intérieure qu'il ressentait lui indiquait qu'il devait probablement rougir d'ne manière assez exceptionnelle. Il en voulait plus, plus d'elle, et en même temps il craignait de ne plus savoir se passer de sa langue impulsive. Reculant non sans avoir profité autant que possible de ces sensations, il prit une seconde pour reprendre ses esprits.

«Je me trompe où tu viens de faire la méthode « du chaudron bouillant » avec ta langue ?»

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Sa main gauche se resserra un peu plus autour du tissu, faisant rougir les articulations de ses doigts. Mais Yesenia n’y prêtait pas attention. Sa langue explorait. Caresse après caresse, écoutant la respiration de son petit ami, comme une douce musique qui lui donnait des indications sur les gestes à entreprendre. Son cœur battait à plein poumons, et ses joues étaient en feu, presque autant que le reste de son corps, qui lui pressait de continuer.

Aliosus se retira un instant, et Yesenia observa son expression du visage, interloquée. Elle sourit, à la mention du chaudron bouillant. Elle se rappelait encore, lorsqu’elle avait demandé à Aliosus comment embrasser. Elle se sentit un peu gênée, à la mention de son inexpérience. Elle qui, ne comprenait pas comment fonctionnait le langage amoureux, avait finit par créer le sien, avec Aliosus. Et finalement, elle était ravie d’avoir attendu la bonne personne, le bon moment, le bon endroit.

- J’ai quelques compétences, Monsieur Nerrah. Dit-elle joyeusement. J’ai eu un bon professeur…

Elle l’embrassa à nouveau sur le bout du nez.

- … Et j’aime apprendre de nouvelles choses. Finit-elle par ajouter, en desserrant sa cravate, jusqu’à la retirer complètement, laissant libre accès au cou du Serpentard.

Elle l’embrassa dans le cou, délicatement, faisant rouler ses lèvres sur la peau brûlante du garçon, caressant sa nuque, puis ses épaules. Yesenia pouvait deviner chaque note du parfum d’Aliosus, le nez enfoui contre lui, soumise à une forte potion d’Amortentia qui ne se dissiperait pas. Elle lui mordilla le cou, pleine d’envie, alors que ses mains continuaient à explorer, jusqu’à entrelacer ses doigts dans les siens.

- Tu es à moi. Chuchota-t-elle.

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Il n'y avait pas si longtemps, l'évocation de ce moment passé entre deux des années plus tôt aurait provoqué chez Yesenia un rougissement instantané de ses joues et de ses oreilles, un désir irrépressible de se cacher du regard d'Aliosus en plongeant son visage cramoisi dans ses mains ou au fond de son sac, et un mélange de défenses, de justifications et de ripostes plus ou moins maladroites. Mais aujourd'hui, elle lui tenait tête, elle répondait avec joie, renchérissait même.

Elle assumait, et par Merlin cela réjouissait le cœur de son petit ami, quelle force cela lui donnait, quel charisme, quelle aura. Comment lutter, et d'abord, pourquoi le faire ? Aliosus se laissa emporter par cette tornade, sentant le mouvement autour de son cou de sa cravate, comme un serpent qui glisserait soudainement autour de sa proie, extirpée par la poigne de la dryade sauvage qui semblait posséder le corps de Yesenia. Enfin, il ferma les yeux et se laissa faire, faisant offrande de ce qu'elle voulait, elle avait déjà eu sa bouche, sa langue, sa cravate, qu'elle se repaisse de ce qu'elle désirait après tout.

Il ferma les yeux et profita du stimuli sur la peau de son cou, de sa nuque, de ses épaules, ses doigts fins dans les siens qui l'aggripaient.

«Tu es à moi.»

Une imprécation magique sans baguette, une prière païenne qui produisait des effets puissants et immédiat. Un rayon de soleil perça les nuages de mars pour les baigner un instant de lumière. Il aurait apprécié le tableau somptueux du moment s'il ne conservait pas ses yeux fermé, un sourire aux lèvres qui se lassaient déjà du goût de Yesenia.

«Je ne te le fais pas dire...»

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L'herbe fraiche frémissait sous les caresses du vent. Yesenia frissonna, non pas par la brise qui glissait sur sa peau, mais par les simples mots qu'elle avait prononcés. Ils n'étaient pas anodins. Ils étaient une promesse. Celle dont on se souvient, même quand on s'éloigne. Aliosus comprenait-il tout le poids de ces mots ? Le coeur d'Yesenia se resserra un peu. L'adolescente chassa rapidement l'idée de son esprit. Elle n'avait pas envie d'y penser plus longtemps. Le sentiment était bien trop douloureux. Ils n'en parlaient pas, et c'était bien mieux comme cela.

Elle préféra se replonger dans la moiteur des lèvres de son partenaire.

Ce n'était plus un effleurement, mais une collision, douce et chaude, un besoin pressant, de lui faire comprendre, de lui faire ressentir tout ce qu'elle ressentait, tout ce qu'elle n'exprimait pas, avec ses mots, parfois maladroits, parfois hésitants, rarement justes. Ses lèvres, humides, et insistantes, s'abandonnèrent dans un gémissement à peine audible, et sa langue, provocante, s'immisça à nouveau dans la bouche du Serpentard.

- Et je suis à toi. finit-elle par dire.

Le feu envahissait ses joues, puis descendait, lentement, jusqu’au creux de ses hanches, tel un brasier qui brûlait chaque partie de son corps, agressif, et viscéral. Elle goûtait à cette souffrance, envoûtée, laissant son corps répondre aux morsures avec un certain plaisir. Chaque minute passée à ses côtés était précieuse, et elle ne voulait en gâcher aucune, pensa-t-elle, le coeur battant à tout rompre, espérant qu'il soit sur la même longueur d'ondes qu'elle.

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