Attention à la marche !

SAMEDI 13 NOVEMBRE 2049
AUX ALENTOURS DE 13 HEURES ET DEMIE
ANDY, 11 ANS
@Orion Blackburn


Trois lourds livres d’histoire de la magie sous le bras, Andy dévalait les marches quatre à quatre – ou du moins, autant que sa petite taille le lui permettait. Deux mois après son arrivée au château, il n’était toujours pas habitué aux caprices des escaliers, qui, comme il l’avait appris à ses dépens, avaient une fâcheuse tendance à se déplacer sans prévenir. « ‘Pourraient pas avoir des escalators comme tout le monde… » , marmonnait-il dans sa barbe, assez fort pour que quiconque passant près de lui – ou plutôt, près de la fusée qu’il était devenu – puisse l’entendre râler en le voyant courir comme un dératé vers le rez-de-chaussée, haletant comme s’il venait de faire un marathon. Il n’aurait manqué l’heure du déjeuner pour rien au monde, et pourtant, il avait passé trop de temps à la bibliothèque, absorbé par des siècles d’histoire magique. Lui qui n’avait jamais montré un grand intérêt pour les cours dans son école moldue se découvrait désormais une passion inattendue – du moins, pour l’histoire. Mieux valait ne pas étendre cette soudaine ardeur studieuse aux cours de potions : ses mixtures y explosaient bien trop souvent à son goût, et il détestait plus que tout cette sensation d’échec.

Perdu dans ses pensées et l’espoir qu’il resterait encore des plats appétissants dans la Grande Salle, Andy ne vit pas venir la marche traîtresse contre laquelle les élèves plus âgés l’avaient pourtant mis en garde à maintes reprises. Son pied s’y enfonça brusquement, le déséquilibrant. Il bascula en avant et laissa échapper ses livres, qui s’éparpillèrent plusieurs marches plus bas dans un bruit sourd.

« Mais arrêtez d'bouger tout l’temps ! » se plaignit-il à mi-voix, tout en sachant que ses protestations ne servaient à rien. Quoique… si les tableaux parlaient, et si les vieux chapeaux rapiécés pouvaient chanter, pourquoi pas les escaliers ? Il nota la question dans un coin de son esprit, pour ne pas oublier de la poser à un de ses professeurs plus tard – une fois qu'il serait sorti de ce pétrin.

Le garçon leva alors les yeux, et se rendit compte qu’il s’était écrasé aux pieds d’un élève. Trop occupé à tenter de dégager sa chaussure coincée dans la satanée marche, et surtout à cacher ses joues écarlates, Andy n’osa pas relever le regard vers le témoin de sa mésaventure.

« Tu peux m’aider s’te plaît… » finit-il par murmurer, résigné, bien conscient qu’il aurait du mal à se sortir de ce mauvais pas tout seul.
417 mots

Deuxième année (2050-2051) | seagreen

Attention à la marche !
Aah, le samedi. Pas de cours, pas d'obligations et surtout, personne ne pouvait l'embêter. Les week-ends étaient pour Orion une bénédiction. Il ne se devait de parler à personne et personne ne viendrait pour le trouver et lui parler de choses inintéressants sur des sujets inintéressants à des moments inopportuns. Le samedi, c'était le graal qu'il attendait chaque semaine dès le lundi matin, 7h précisément. Le samedi, c'était sacré. Le samedi, il ne fallait pas le chercher, à moins qu'il ne vous ait sollicité.

Sans doute aurait-il pu rester dans son dortoit pour éviter tout risque mais l'humeur du garçon était aujourd'hui téméraire. Ainsi, il avait opté pour une balade dans le château après son déjeuner. Il ne craignait pas le froid mais il n'avait pas le courage de se revêtir d'une écharpe et d'une veste pour se promener dans le havre qu'était le parc ; les couloirs vides étaient sa seule option. De toute façon, la plupart des gens allaient être encore en train de manger ou bien de ragoter dans leur coin. Ce qui laissait le reste de l'ampleur du château pour vaquer à ses occupations et laisser miroiter ses pensées dans sa tête.

Il se dirigea alors vers les escaliers pour errer dans d'autres couloirs mais, à peine avait-il grimpé quelques marches qu'une poignée de livres vinrent frapper ses genoux pour s'arrêter un peu plus bas. La scène se déroula au ralenti ; une sorte de petite fusée s'était planté le pied dans l'une des marches pour s'écraser aussitôt, tombant nez-à-nez avec les genoux de l'écossais.

« Oh pitié... », siffla-t-il en levant les yeux au ciel.

Il baissa les yeux vers la malheureuse victime de la marche piégée. Un samedi, sérieusement ? Il fallait qu'il tombe face à un boulet pareil un samedi ? La fusée maintenant désemparée et par terre faisait pâle figure mais eût tout de même l'audace de lui demander de l'aide. Orion le regarda avec dégoût et mépris, un sourcil haussé.

« Non. Tu es dans mon chemin », lâcha-t-il sèchement, les pieds ancrés au sol.

Le garçon avait décidé d'empiéter sur la journée préférée d'Orion ? Il ne s'en sortirait pas comme ça. Il croisa ses bras et attendit patiemment une réponse, les yeux figés sur le haut du crâne. Sa position de force lui faisait définitivement pousser des ailes ; fallait-il encore qu'Icare ne s'approche pas trop du soleil pour ne pas les faire brûler.

@Andy Cooper j'espère que cela te convient !
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Chasseur de fantômes et Capitaine des AA | Bout De Laitue à ses heures perdues... | Roi des Dédaigneux, Comte du Mépris et Partisan des Détestables d'après Paige

Attention à la marche !
C'est qui, ce type ? Andy n’en revenait pas. La réaction de son camarade l’avait laissé bouche bée. Éberlué, il leva les yeux vers ce garçon qui venait de se montrer si désagréable. L’autre était sûrement un peu plus âgé. Ce devait être une blague, ou une forme de bizutage de la part des élèves les plus anciens. Il ne voyait pas d'autre explication à cette réponse si méprisante. Déconcerté, Andy fronça les sourcils.

"Mais... j'ai dit s'il te plaît..." dit-il à voix basse, la voix teintée d'incompréhension.

En effet, il ne comprenait pas. Sa mère le lui répétait sans cesse : dans la vie, la politesse est la clé de tout. Or, il en était convaincu : il s'était montré tout à fait courtois en demandant de l'aide au nouveau venu. L'Anglais ne voyait pas ce qu'il avait pu faire de travers, et ne comprenait pas la raison de cette hostilité.

"J'ai pas fait exprès, j'te l'jure. J'voulais pas t'embêter."

Le garçon sentait son visage s'embraser, comme à chaque fois qu'il se retrouvait dans une situation inconfortable, et il en éprouva encore plus de honte. Pourquoi fallait-il toujours qu'il rougisse à la moindre contrariété ? Bien sûr, Andy s'en voulait terriblement de déranger l'autre élève, mais il avait beau tirer de toutes ses – minces – forces sur son pied pour l'extirper de la marche piégée, celle-ci lui semblait presque ensorcelée. C'était d'ailleurs peut-être le cas : ce château regorgeait de bizarreries, et il n'aurait pas été surpris d’apprendre que certains escaliers avaient été ensorcelés pour piéger les nouveaux. Les élèves d’ici disposaient de ressources que les garnements moldus n'oseraient imaginer, et cette marche constituait probablement un jeu cruel de la part des anciens.

"S'il te plaît ?" tenta-t-il encore une fois, levant des yeux remplis d'espoir vers son camarade qui le dominait de toute sa hauteur – littéralement.

314 mots
@Orion Blackburn

Deuxième année (2050-2051) | seagreen

Attention à la marche !
« Mais... Mais... Mais quoi ? », répondit-il du tac au tac du garçon, abruptement.

Orion toisa la victime des marches sans aucune once d'empathie dans son regard. En fait, il s'en fichait totalement de ce qu'il pouvait lui dire ; les faits étaient qu'il avait ruiné sa balade digestive et pour lui, c'était la fin du monde. L'élève, qui ressemblait désormais à un animal en cage avec son pied coincé dans la marche, ne lui inspirait même pas de pitité, simplement du mépris pour avoir éveillé en lui cet énervement. Il fallait dire qu'Orion était un garçon impulsif, égoïste, et la moindre contrariété pouvait faire ressortir chez lui le pire. Et, en l'occurrence, le garçon faisait office de contrariété.

« Ecoute, je m'en moque que tu ne l'ai pas fait exprès. Tu m'as fait mal et tu as le culot de me demander de l'aide », cracha-t-il.

Pas même d'excuses ? Aucun remord ? Pas même un 'Oh désolé, toi, Orion, jeune homme grand et majestueux' ? Il ne manquait pas de toupet. Le Serpentard planta ses yeux dans ceux de l'oisillon emprisonné dans sa cage de bois et lui adressa un regard noir et profond. Il y lit de l'espoir, mais cela n'agita que son dégoût. Orion ne se sentait pas respecté, pas apprécié à sa juste valeur. En réalité, il aurait pu l'aider, il aurait pu lui prendre la main et le lever d'un coup sec — ses bras athlétiques ne l'en auraient pas empêché. Mais qui donc pouvait se permettre de nuire à sa quiétude, ne même pas présenter des excuses et, en plus de tout cela, le supplier d'y faire quelque chose pour y remédier ? Orion ne mangeait pas de ce pain-là.

« Sans dire pardon en plus, bonjour la politesse. La prochaine fois, fais attention à la marche. Ça t'évitera de manquer de respect aux gens », enchérit-il sèchement.

@Andy Cooper
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Attention à la marche !
Il se moquait de lui. Andy en était désormais certain : ce garçon était du même acabit que toutes ces petites brutes de l’école primaire, celles qui s’amusaient à voler le goûter des plus jeunes juste pour le plaisir de les voir fondre en larmes. Or, si, par chance, Andy n’avait pas souvent été la cible de ces tourments, force était de constater qu’il faisait partie de ces enfants qui n'osaient jamais riposter. Tout le monde n’avait pas la chance d’être courageux. Alors, il ne prit même pas la peine de répondre aux commentaires désagréables de son aîné et s’acharna avec plus d’empressement à dégager sa jambe de cette fichue marche : si l’autre garçon était un tyran, il ne voulait pas être à sa merci – d’autant plus qu’il devait connaître une foule de sortilèges pour l’humilier.

"Pardon", murmura-t-il du bout des lèvres.

Décontenancé de se retrouver dans une telle situation, et qui plus est en si mauvaise compagnie, l’enfant sentait les larmes lui monter aux yeux – ou peut-être était-ce lié à la douleur qui se répandait dans sa jambe. Mais il savait qu’il ne pourrait compter sur l'aide du part du brun – pas plus qu'il n'attendait une quelconque forme de réconfort, sinon d'autres moqueries acerbes. Son regard sombre le pétrifiait. Andy avait appris en cours l’existence des mages noirs, qui utilisaient la magie à mauvais escient, et ce garçon lui paraissait en avoir l'étoffe.

"Mais je t'ai pas manqué de respect." ajouta-t-il en serrant les dents, rassemblant le peu de bravoure qu'il portait en lui. "J'voulais pas te faire mal avec mes livres."

Peut-être que, s’il s'excusait, le garçon se montrerait un peu moins cruel – ou juste un peu plus humain. Mais Andy se demandait si ça ne ferait pas qu’attiser la colère de l’autre : sa tentative de conciliation pourrait bien ne mener qu’à une humiliation plus grande encore. Et pourtant, il savait qu'il n’avait pas le choix : l’escalier était désert, les élèves étant pour la plupart dans la Grande Salle, et aucune aide ne semblait arriver de nulle part. C'était son seul espoir, aussi mince soit-il.
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@Orion Blackburn

Deuxième année (2050-2051) | seagreen

Attention à la marche !
Un sourire mauvais mais satisfait s'étira le long des lèvres d'Orion. Il était arrivé à ses fins : non seulement le garçon face à lui s'était excusé sans une once d'hésitation, mais en plus il semblait s'écraser petit à petit sous la grandeur du Serpentard. Il se délectait du sentiment qu'il inspirait. C'était là toute la malsanité de l'écossais, tous ses plus grands vices réunis en un seul et même moment : l'énervement, l'impulsivité, l'égocentrisme qui nourrissaient sa satisfaction profonde, le faisaient jouir d'une joie non dissimulée.

« Tu vois, quand tu veux... », fit-il sur un ton moqueur.

La déserté des lieux assouvissait sa soif de vengeance. Rien ni personne ne pouvait le réprimander et les yeux de l'oisillon confirmaient ce qu'il espérait. Aucune conséquence à ses actions ne verraient le jour car, dans les iris humides du petit garçon, Orion y vit que la peur garderait l'interaction enfermée dans sa mémoire et non pas en bruits de couloirs.

« Bon, finissons-en », dit-il hautainement.

Orion se baissa lentement, comme une ombre menaçante et lui attrapa le pied pour le retirer de la marche piégée. Dans un geste doux, presqu'alarmant, il décoinça la chaussure de l'enfant avant de lui donner une petite tape amicale, rapidement trahie par son regard fermé et sans émotion. L'oisillon était maintenant libre de filer à sa guise mais Orion ne s'arrêta pas là. Il descendit les quelques marches qui le séparait des livres gisant toujours sur le sol et les ramassa un à un, les empilant dans ses bras. Une idée jaillit dans son esprit et, alors qu'il était encore dos à son interlocuteur, un petit rictus fit l'apparition au coin de ses lèvres. Il soupira pour calmer ses ardeurs puis se retourna, lui adressant un regard imperçable. Remontant les marches, il lui tendit la pile de livres gentiment, attendant patiemment que le garçon lève les bras pour récupérer ses biens.

« Tiens. »

Bam. Si les livres avaient frôlé les doigts du garçon, ce ne fut que l'espace d'une demi-seconde. Orion les avait lâché aussitôt, les laissant à nouveau s'écraser sur le sol dans un bruit sourd. Un nouveau sourire amusé croisa les lèvres de l'écossais qui laissa échapper un petit rire de l'interstice de sa bouche.

« Oh... Oups. »

Mais son intonation ne laissait entrevoir aucun remord et aucune honte.

@Andy Cooper
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Attention à la marche !
Andy frémit en voyant son aîné se pencher vers lui, prêt à se recroqueviller si le garçon se préparait à le frapper. Mais à sa grande surprise, celui-ci se contenta de décoincer sa chaussure, rendant l'Anglais – enfin – libre de ses mouvements. J'vais pouvoir m'enfuir. En massant sa cheville douloureuse, Andy leva des yeux remplis de confusion et d'incrédulité vers celui qui, à la fois tortionnaire et sauveur, venait de le libérer de la marche piégée.

"Merci."

M'man avait raison. Certes, il avait toujours été poli, et il savait bien que les adultes l'appréciaient souvent pour cela – même si certains de ses camarades le traitaient de lèche-bottes. Mais il n'avait jamais imaginé que cette politesse pourrait avoir un quelconque effet sur le garçon qui lui faisait face, ce même garçon qui semblait être une incarnation de vice. Et pourtant ! Ce dernier, étrangement, semblait s'être adouci tandis qu'il descendait quelques marches pour ramasser les livres tombés. Le bibliothécaire va m'tuer... De loin, Andy apercevait déjà les manuels abîmés, et leurs couvertures tordues sous le choc de la chute. Il ressentit une vague de honte l’envahir.

Dans un geste de gratitude, il tendit la main vers le grand brun, prêt à le remercier pour son aide. Mais à peine effleura-t-il la couverture des livres que ceux-ci retombèrent au sol dans un fracas retentissant. Une fois de plus, Andy sentit ses yeux se remplit de larmes. Pas de doute, cette chute n'était pas accidentelle. Sans un mot, il se baissa pour ramasser les manuels éparpillés, son visage rouge de frustration, tandis qu’il essuyait discrètement ses larmes d'un revers de manche.

"T'es pas gentil." murmura-t-il à voix basse, comme s’il espérait que le garçon – qu’il commençait à voir comme le grand méchant loup des histoires que son père lui lisait le soir – ne l’ait pas entendu.
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Attention à la marche !
L'action du brun eût l'effet escompté. Il regarda le garçon se baisser et ramasser les livres, à sa merci. La satisfaction d'Orion était malsaine, dérangeante. Mais elle avait calmé sa pulsion de vengeance. Son samedi pouvait à présent continuer, sur la même note positive sur laquelle il avait commencé. Et Orion ne verrait cet incident que comme un divertissement, rien de plus. Si le blond avait de la chance, il l'oublierait. Mais le murmure ne passa pas inaperçu dans les oreilles de l'écossais. Un froncement de sourcil marqua son visage. Une nouvelle flamme jaillit dans ses yeux et il tourna son oreille vers lui, comme pour mieux entendre ce que le garçon avait à lui dire.

« Tu m'as dit quoi ? », gronda-t-il, interloqué et visiblement énervé.

Orion ne comprenait pas. Il venait d'offrir un échappatoire au garçon, une manière de continuer son chemin sans embûches. Ne devrait-il pas se contenter de ça ? S'en aller et le laisser tranquille ? Après tout, c'était Orion la victime, dans cette histoire. C'est lui qui avait été heurté par les bouquins, c'est lui qui avait été dérangé et, finalement, c'est tout de même lui qui s'était écarté de son chemin pour faire le bon samaritain et libérer l'enfant de la marche piégée. Il s'attendait à plus de reconnaissance que cela. Le blond était tout bonnement ingrat, égoïste.

« Et toi, tu te prends pour qui ? C'est toi qui m'as blessé et c'est moi qui t'ai libéré. J'ai dû te forcer la main pour n'avoir ne serait-ce que des excuses et c'est moi qui ne suis pas gentil ? Tu devrais avoir honte d'être aussi impoli, ragea-t-il avec intensité. Non mais je rêve. On ne me l'avait jamais faite, celle-là ! »

Il secoua la tête puis attrapa le poignet du blond d'un geste sec, mettant à la lumière du jour la manche noyée de larmes pour que n'importe qui puisse la voir, tout en rapprochant son visage du sien.

« C'est moi qui devrais pleurer, chouineur. Tu m'as gâché ma journée, renchérit-il en plongeant ses yeux dans les siens. Allez file, tu me donnes la nausée. J'espère ne plus te recroiser. En tout cas, sache que je connais ton visage. »

Il lâcha son poignet abruptement, lui lançant un regard noir puis descendit d'une marche en lui laissant la voie libre. Cette fois, il espérait qu'il le laisserait tranquille pour de bon.

@Andy Cooper
402 mots
Dernière modification par Orion Blackburn le 21 mai 2025, 11:48, modifié 1 fois.

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Attention à la marche !
Andy regretta ses paroles à l’instant même où elles franchirent ses lèvres. Il aurait voulu les effacer, mais il était déjà trop tard. Le regard que son aîné posait sur lui ne laissait place à aucun doute : ce garçon n’était pas comme les autres élèves du château, et il lui faisait froid dans le dos. Andy avait déjà entendu parler des loups-garous, et d’autres créatures cauchemardesques qu'il avait longtemps crues tout droit sorties de légendes. Et si ce garçon était l’un d’eux ? Ou pire encore, un vampire ? Une sueur froide coula le long de sa nuque. Son cœur battait la chamade, et Andy ne rêvait plus que d’une chose : s’éloigner au plus vite de cet individu au regard glacial.

"J'ai rien dit." bafouilla-t-il en baissant le regard, terrifié à l'idée d'être allé trop loin et de s'être attiré les foudres du brun. "Pardon."

Il détestait cette sensation de vulnérabilité, d’être un insecte pris au piège. Mais ce qui le perturbait encore plus, c’était la façon dont le garçon semblait lui imputer la faute de tout ce qui venait de se passer. Bien sûr, il aurait dû faire plus attention à où il mettait les pieds : ça lui aurait évité bien des ennuis. Mais la réaction du brun était excessive et, il fallait le dire, un brin effrayante. Alors, quand celui-ci attrapa son poignet, Andy eut l’impression que son cœur s’était littéralement arrêté. C'est fini pour moi, ce fou va me transformer en limace. Mais à sa grande surprise, au lieu de le faire disparaître dans une explosion de lumière, le brun se contenta de relever son poignet, dévoilant les traces de larmes qui perçaient à travers son sweat-shirt.

J'suis pas un chouineur, crétin. Cette fois-ci, il garda cette réflexion pour lui : Andy n'avait pas le moins du monde envie de voir l'étendue des connaissances de l'autre en termes de malédictions et autres sortilèges. D'autant que ses dernières paroles suffisaient à lui glacer le sang. L'enfant était bien content de ne pas porter l'uniforme de Poufsouffle ce jour-là : peut-être qu'avec celui-ci, il serait plus difficile à reconnaître. Craignant un énième mauvais coup de la part du brun, Andy préféra ne pas repasser devant lui. À coup sûr, le brun lui laissait la voie libre uniquement pour mieux lui jeter un sort quand il aurait le dos tourné.

Alors, en silence, Andy ramassa ses livres tombés au sol, les serrant contre lui comme une bouée de sauvetage. Il monta les marches à reculons, ne quittant pas le garçon du regard, et le cœur battant à tout rompre. Cette rencontre lui avait coupé l’appétit, et l'idée de rejoindre la Grande Salle lui semblait désormais absurde. Sa seule préoccupation était d’atteindre le sommet de l’escalier, de quitter cet endroit avant que l’autre garçon ne décide de le poursuivre. Il n’avait qu’un objectif : trouver un couloir isolé, où il pourrait courir de tout son saoul pour le distancer.

Fin du RP pour Andy, merci à toi !

Deuxième année (2050-2051) | seagreen

Attention à la marche !
Orion observa le jeune garçon se baisser et ramasser les livres éparpillés dans les escaliers dans un silence pesant, ne le quittant pas du regard malgré ses excuses. Il laissa le silence inquiétant remplir l'espace, ne s'en formalisant pas. Dans la tête d'Orion, il agissait normalement ; l'enfant n'avait eu que ce qu'il méritait, et la peur que l'écossais lui avait insufflée était légitime. Il poussa un long soupir de frustration et fit rouler ses épaules, comme pour les détendre, tandis que la victime des marches s'éloignaient à reculons — probablement pour s'assurer qu'Orion n'allait pas lui re-demander des excuses. D'un point de vue extérieur, on aurait presque pu croire qu'il s'apprêtait à charger et le renverser.

Mais il n'en fut rien.

Il le laissa partir, simplement, sans un mot. L'altercation était terminée, il n'y avait plus rien à dire et Orion avait gagné. Tout était bien qui finissait bien. La silhouette de l'enfant quitta enfin sa vue, pour son plus grand bonheur. Il souffla une nouvelle fois, comme pour laisser tomber la tension qu'il avait lui-même installé. Toute personne normale se serait probablement dit qu'il avait exagéré, qu'il avait été trop loin avec ce petit être qui n'avait, pour ainsi dire, rien demander ; pas Orion. Ses pensées se bousculèrent, se demandant ce qu'il avait fait au karma pour mériter de tomber sur la route d'un sot pareil. Lui qui ne voulait que se balader dans les couloirs, pour profiter de son samedi...

Il ne comptait pas oublier cette interaction. Les cheveux châtains, les yeux bruns et la corpulence frêle du jeune enfant n'avait pas quitté ses pensées. En toute franchise, il l'avait réellement énervé, et pas qu'un peu. Du moins, assez pour vouloir lui refaire la misère s'il était amené à le re-croiser. Ou bien de nouveau assertir sa dominance ? Il ne savait mettre le doigt sur son envie proéminente. C'était un débat interne qu'il aurait sur le moment venu. À présent, il était l'heure de réellement profiter de son samedi. Sans embûches et surtout, sans boulet pour lui barrer la route.

Un tout grand merci également pour cet échange !

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