La Grande traversée ?
Un changement dans le ton d'Ezra fait soudainement se dresser les poils sur ma nuque. Comment il les appelé ? Les autres ? Bêtes ? Il me faut un moment pour que mon cerveau travaille cette information, bloquant tous les autres signaux envoyés par mon corps. Comme un coup de fouet me tirant d'une transe, le bruit de l'eau qui claque, non loin de moi, me fait réaliser à quel point je n'arrive pas à comprendre ce qu'il vient de dire !
Comment ça, les autres, bêtes ?? Oh, s'il n'était pas en train de s'éloigner, provoquant en moi un sentiment d'urgence effaçant cette colère, je l'aurais clairement apostrophé dessus. Mais en attendant, il était hors de question de je le laisse s'éloigner comme ça ! Purée, c'est beaucoup trop loin en fait ! C'est tellement une mauvaise idée !
"HEY !"
Sans réfléchir, je m'élance, abandonnant mes vêtements derrière et nageant aussi vite que possible, pataugeant de temps en temps, pour maintenir ma tête hors de l'eau, jusqu'à perdre pied. Non, clairement, mauvaise idée, si moi, j'y étais allé tout seul, ça n'aurait pas été grave, au pire, il n'y a que moi qui prend des risques, mais là, j'entraîne quelqu'un d'autre dans ce plan foireux !
"Attends attends ! Imagine c'est trop loin !"
Il va clairement plus vite que moi, et il gagne du terrain, mais je vais certainement pas le laisser partir tout seul !
"J'peux pas t'laisser y aller comme ça, c'est trop dangereux !"
Je suis pas du tout le meilleur nageur, je sais me maintenir hors de l'eau, mais là, je sens que je m'épuise bien plus vite que d'habitude. Allez, on inspire, on expire, et c'est pas un point de côté qui va m'arrêter.
Comment ça, les autres, bêtes ?? Oh, s'il n'était pas en train de s'éloigner, provoquant en moi un sentiment d'urgence effaçant cette colère, je l'aurais clairement apostrophé dessus. Mais en attendant, il était hors de question de je le laisse s'éloigner comme ça ! Purée, c'est beaucoup trop loin en fait ! C'est tellement une mauvaise idée !
"HEY !"
Sans réfléchir, je m'élance, abandonnant mes vêtements derrière et nageant aussi vite que possible, pataugeant de temps en temps, pour maintenir ma tête hors de l'eau, jusqu'à perdre pied. Non, clairement, mauvaise idée, si moi, j'y étais allé tout seul, ça n'aurait pas été grave, au pire, il n'y a que moi qui prend des risques, mais là, j'entraîne quelqu'un d'autre dans ce plan foireux !
"Attends attends ! Imagine c'est trop loin !"
Il va clairement plus vite que moi, et il gagne du terrain, mais je vais certainement pas le laisser partir tout seul !
"J'peux pas t'laisser y aller comme ça, c'est trop dangereux !"
Je suis pas du tout le meilleur nageur, je sais me maintenir hors de l'eau, mais là, je sens que je m'épuise bien plus vite que d'habitude. Allez, on inspire, on expire, et c'est pas un point de côté qui va m'arrêter.
La Grande traversée ?
Je nageais droit, sans lever le nez, étirant mes bras loin devant moi, mes jambes battant les flots juste sous la surface. La brulure de l'effort montait dans mes membres alors que je fendais dans ma course des nappes de courant glacé. Le lac noir se montrait hostile même pour les bons nageurs. Narcisse suivait il ?
Je nageais encore plusieurs minutes, sans connaître la distance que je venais de parcourir, puis je m'arrêtais pour reprendre enfin mon souffle. La traversée s'avérait plus compliquée que je ne l'aurais cru. Je me tournais pour juger de mon avancée. Narcisse se débattait à quelques longueurs.
"Nar... Pfff... Narcisse. Ca va ? Arrête toi si... c'est trop dur... Pfff..."
Tout en m'efforçant à rester à la surface, là, au milieu des étendues miroitantes d'obsidienne, j'aperçus le château. Avais je parcouru si peu de distance... Un froid immense me saisit alor comme un étau. Je réalisais ma bêtise. Loin du bord, les eaux du lac devenues plus glaciales rendaient chaque mouvement plus éreintant. Ma détermination s'émoussait.
Peut être que le lac ne voulait pas me laisser passer ? Peut être avait il une conscience propre ou qu'un charme lui avait été lancé ? La forêt interdite était protégée. Poudlard ne voulait pas que l'on en approche.
Cette certitude raviva mes forces. Je voulus reprendre mes efforts, quand, devant moi, l'autre rive semblait encore plus lointaine qu'à mon départ.
Ca sent la noyade c't'affaire. Navré pour le délai qui s'étire.
Je nageais encore plusieurs minutes, sans connaître la distance que je venais de parcourir, puis je m'arrêtais pour reprendre enfin mon souffle. La traversée s'avérait plus compliquée que je ne l'aurais cru. Je me tournais pour juger de mon avancée. Narcisse se débattait à quelques longueurs.
"Nar... Pfff... Narcisse. Ca va ? Arrête toi si... c'est trop dur... Pfff..."
Tout en m'efforçant à rester à la surface, là, au milieu des étendues miroitantes d'obsidienne, j'aperçus le château. Avais je parcouru si peu de distance... Un froid immense me saisit alor comme un étau. Je réalisais ma bêtise. Loin du bord, les eaux du lac devenues plus glaciales rendaient chaque mouvement plus éreintant. Ma détermination s'émoussait.
Peut être que le lac ne voulait pas me laisser passer ? Peut être avait il une conscience propre ou qu'un charme lui avait été lancé ? La forêt interdite était protégée. Poudlard ne voulait pas que l'on en approche.
Cette certitude raviva mes forces. Je voulus reprendre mes efforts, quand, devant moi, l'autre rive semblait encore plus lointaine qu'à mon départ.
Ca sent la noyade c't'affaire. Navré pour le délai qui s'étire.
14 ans / Promo 47 / 4ème année RP 2050-2051 / Fiche PR
"“Toutes choses sont bonnes ou mauvaises par comparaison.” Edgar Allan POE
"“Toutes choses sont bonnes ou mauvaises par comparaison.” Edgar Allan POE
La Grande traversée ?
Ok, sur le dos, sur le dos ! J'expire d'un coup, proprement glacé par la température de l'eau, dans laquelle je n'avais pas forcément prévu de totalement m'immerger. Maintenu conscient uniquement par l'effort physique que je fournis, j'inspire un grand coup, brusquement soulagé par mon passage sur le dos, pour mieux respirer. Ah, il est beau le ciel aujourd'hui... juste quelques nuages, un petit vent tiède, et le soleil qui...
HEY ! C'est pas le moment de divaguer ! T'es littéralement dans l'eau avec un camarade qui s'éloigne de toi ! Je me retourne, pour le voir, inspirant un grand coup, avant de me reprendre, dégainant ma baguette.
"NON MAIS STOP ! Erza déconne pas, c'est ultra loin sérieux !"
Non, ok, c'était à cent pour cent une terrible mauvaise idée. Mais sérieux qu'est-ce qui m'est passé par la tête ?? J'aurais pu demander à un prof, à un adulte, littéralement n'importe qui ! Mais voilà encore une fois j'ai juste plongé tête la première dans le truc. Et le fait qu'Ezra y soit allé avant moi n'avait, à mes yeux, rien à voir, et ne m'excusait en rien. Bien au contraire, j'avais l'impression que c'était moi qui l'y avait poussé !
Il fallait que je fasse quelque chose. Vite, réfléchis. Branche ton cerveau.
"Impervius."
Je braque ma baguette sur Ezra, mon but ? L'aider à glisser dans l'eau, réduire la résistance, mais surtout, il faut que je l'aide à bouger.
"Aleviari !"
Le rendre plus léger ! Je souris, satisfait, avant de retourner sur l'eau, pour reprendre mes forces et mon souffle, épuisé par le lancer des sorts et ma nage. Flotter c'est agréable. Par contre, il faut pas que je le laisse faire n'importe quoi, et braquant la berge de l'index, je laisse éclater ma voix.
"EZRA ! Retourne sur la berge, j'te rejoins après ! J'me repose un peu et j'arrive... Fiou..."
Allez, tout va bien se passer maintenant, c'est cool !
HEY ! C'est pas le moment de divaguer ! T'es littéralement dans l'eau avec un camarade qui s'éloigne de toi ! Je me retourne, pour le voir, inspirant un grand coup, avant de me reprendre, dégainant ma baguette.
"NON MAIS STOP ! Erza déconne pas, c'est ultra loin sérieux !"
Non, ok, c'était à cent pour cent une terrible mauvaise idée. Mais sérieux qu'est-ce qui m'est passé par la tête ?? J'aurais pu demander à un prof, à un adulte, littéralement n'importe qui ! Mais voilà encore une fois j'ai juste plongé tête la première dans le truc. Et le fait qu'Ezra y soit allé avant moi n'avait, à mes yeux, rien à voir, et ne m'excusait en rien. Bien au contraire, j'avais l'impression que c'était moi qui l'y avait poussé !
Il fallait que je fasse quelque chose. Vite, réfléchis. Branche ton cerveau.
"Impervius."
Je braque ma baguette sur Ezra, mon but ? L'aider à glisser dans l'eau, réduire la résistance, mais surtout, il faut que je l'aide à bouger.
"Aleviari !"
Le rendre plus léger ! Je souris, satisfait, avant de retourner sur l'eau, pour reprendre mes forces et mon souffle, épuisé par le lancer des sorts et ma nage. Flotter c'est agréable. Par contre, il faut pas que je le laisse faire n'importe quoi, et braquant la berge de l'index, je laisse éclater ma voix.
"EZRA ! Retourne sur la berge, j'te rejoins après ! J'me repose un peu et j'arrive... Fiou..."
Allez, tout va bien se passer maintenant, c'est cool !
La Grande traversée ?
Pourquoi les choses ne se passaient pas comme prévu ? Pourquoi l'eau était si froide ? Et pourquoi cette rive ne faisait que s'éloigner ? Derrière, Narcisse n'arrêtait pas d'hurler. Tout cela me tapait sur les nerfs. Je me tournais à nouveau vers le Poufsouffle, prêt à lui asséner une salve de remontrances bien assaisonnées, quand je le vis agiter sa baguette au dessus de l'eau. Qu'avait il encore inventer ? Des sorts ! Cet espère de narvalo me lançait des sorts...
Je n'étais pas sûr de ce que j'entendais mais après ce qui me sembla un premier lancer, une sensation étrange me parcourut. C'était comme si l'eau qui m'imprégnait avait décidé de se retirer de quelques millimètres. Mes vêtements, auparavant alourdis d'eau, me paraissaient bien moins lourds et encombrants. L'étau des eaux froides se desserrait. J'étais subitement plus à mon aise.
Impervius ! Il vient de me lancer un Impervius.
Un second sort me frappa et cette fois, la sensation fut différente. Autour de moi, l'eau semblait me porter d'avantage et mes efforts pour me maintenir à la surface étaient désormais amoindri.
"EZRA ! Retourne sur la berge..."
Narcisse continuait d'hurler. Je lui jetais un regard noir, puis, à bout de nerfs, je lui répondais :
"T'avais pas besoin de faire ça, Narc. Je m'en sortais très bien tout seul."
Poufsouffle de malheur, toujours à aider les autres alors qu'on a rien demandé. De rage, mes bras frappèrent la surface du lac puis je me remis à nager cette fois ci droit sur l'enquiquineur. Pour qui se prenait il ? Personne ne me lançait de sort...
Je n'étais pas sûr de ce que j'entendais mais après ce qui me sembla un premier lancer, une sensation étrange me parcourut. C'était comme si l'eau qui m'imprégnait avait décidé de se retirer de quelques millimètres. Mes vêtements, auparavant alourdis d'eau, me paraissaient bien moins lourds et encombrants. L'étau des eaux froides se desserrait. J'étais subitement plus à mon aise.
Impervius ! Il vient de me lancer un Impervius.
Un second sort me frappa et cette fois, la sensation fut différente. Autour de moi, l'eau semblait me porter d'avantage et mes efforts pour me maintenir à la surface étaient désormais amoindri.
"EZRA ! Retourne sur la berge..."
Narcisse continuait d'hurler. Je lui jetais un regard noir, puis, à bout de nerfs, je lui répondais :
"T'avais pas besoin de faire ça, Narc. Je m'en sortais très bien tout seul."
Poufsouffle de malheur, toujours à aider les autres alors qu'on a rien demandé. De rage, mes bras frappèrent la surface du lac puis je me remis à nager cette fois ci droit sur l'enquiquineur. Pour qui se prenait il ? Personne ne me lançait de sort...
14 ans / Promo 47 / 4ème année RP 2050-2051 / Fiche PR
"“Toutes choses sont bonnes ou mauvaises par comparaison.” Edgar Allan POE
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La Grande traversée ?
Inspirer, expirer... inspirer, expirer, encore allez ! Bon, je pense que mon cœur est en train de se calmer, je reprends des forces, parfait. Je vais aussi pouvoir commencer à reprendre tranquillement la route pour la berge du lac moi, vu comment les choses se passent. Et lorsque je me retourne, c'est là que je réalise qu'en fait... j'ai à peine fait quelques mètres. Ah ouais. Je pue la merde en nage quand je me précipite ! Mais bon, que du positif, au moins, j'aurais pas à nager beaucoup pour revenir héhé !
Ma nuque picote brusquement. Si j'avais été prêt, si j'avais été dans un autre d'état d'esprit, j'aurais pu reconnaître le signal d'alarme de mon corps. Les vibrations de l'eau qui soudainement s'accélèrent, le bruit s'intensifiant derrière moi, la soudaine vague de sentiments négatifs partant à l'assaut de moi... J'aurais pu le ressentir, si j'avais fait attention. Ce qui n'est pas le cas. Dans la plus grande tranquillité, dans le plus grand des calme, désormais satisfait d'avoir aidé mon camarade à revenir, je reprends pied, doucement, avant d'arriver sur la berge. Je repère mes vêtements d'un coup d'œil, je sors petit à petit de l'eau.
Et le tout en l'espace de quelques secondes, je décide enfin de me tourner pour regarder derrière moi. Après tout, je veux quand même savoir où en est mon nouvel ami !
Ma nuque picote brusquement. Si j'avais été prêt, si j'avais été dans un autre d'état d'esprit, j'aurais pu reconnaître le signal d'alarme de mon corps. Les vibrations de l'eau qui soudainement s'accélèrent, le bruit s'intensifiant derrière moi, la soudaine vague de sentiments négatifs partant à l'assaut de moi... J'aurais pu le ressentir, si j'avais fait attention. Ce qui n'est pas le cas. Dans la plus grande tranquillité, dans le plus grand des calme, désormais satisfait d'avoir aidé mon camarade à revenir, je reprends pied, doucement, avant d'arriver sur la berge. Je repère mes vêtements d'un coup d'œil, je sors petit à petit de l'eau.
Et le tout en l'espace de quelques secondes, je décide enfin de me tourner pour regarder derrière moi. Après tout, je veux quand même savoir où en est mon nouvel ami !
La Grande traversée ?
Je m'extirpais des eaux pour fondre sur ma proie. Les petites arrêtes aigues pierres qui accueillirent mon corps alourdi me meurtrirent rapidement les pieds. Je serais les dents et les poings pour retenir un cri de douleur alors que ma démarche, sur cet inhospitalier lit de cailloux, se fit pas à pas plus hésitante. Narcisse me regardait avec son air ravi, cet air que je lui connaissais pour l'avoir si souvent détesté. J'étais revenu sain et sauf et cela était évidemment de son fait...
"Qu'est ce qui t'as pris de me lancer des sorts ? Tu te prends pour qui ? Je m'en sortais très bien sans ton aide."
Les mots éructèrent sans pour autant me calmer. Ils n'étaient ni justes, ni vrais mais à ce moment là, cela n'avait pas d'importance. Ma frustration l'emportait sur tout jugement. Je n'avais pas réussi, je m'étais trompé. Traverser était impossible. Je n'en étais pas capable et pour le coup il m'était bien plus simple de m'en prendre à mon camarade que de l'admettre.
Je dépassais le Poufsouffle et retrouvez mes vêtements abandonnés sur un gros rocher. Ne plus voir la trogne de Narcisse me calma un instant mais en soulevant ma chemise, j'aperçu ma baguette posée sur mon pantalon. Une furieuse envie de me venger me monta aux narines. D'une volte, je lui fis face à nouveau et le pointa de ma baguette :
"Tu veux savoir ce que ça fait ?"
"Qu'est ce qui t'as pris de me lancer des sorts ? Tu te prends pour qui ? Je m'en sortais très bien sans ton aide."
Les mots éructèrent sans pour autant me calmer. Ils n'étaient ni justes, ni vrais mais à ce moment là, cela n'avait pas d'importance. Ma frustration l'emportait sur tout jugement. Je n'avais pas réussi, je m'étais trompé. Traverser était impossible. Je n'en étais pas capable et pour le coup il m'était bien plus simple de m'en prendre à mon camarade que de l'admettre.
Je dépassais le Poufsouffle et retrouvez mes vêtements abandonnés sur un gros rocher. Ne plus voir la trogne de Narcisse me calma un instant mais en soulevant ma chemise, j'aperçu ma baguette posée sur mon pantalon. Une furieuse envie de me venger me monta aux narines. D'une volte, je lui fis face à nouveau et le pointa de ma baguette :
"Tu veux savoir ce que ça fait ?"
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"“Toutes choses sont bonnes ou mauvaises par comparaison.” Edgar Allan POE
"“Toutes choses sont bonnes ou mauvaises par comparaison.” Edgar Allan POE
La Grande traversée ?
J'arque un sourcil en voyant l'expression de mon ami, baguette en main, faisant doucement flotter mes vêtements jusqu'à moi. Qu'est-ce qui lui arrivait ? Il avait trop froid ? Il ne s'était pas fait mal j'espère ?! Oh non, ça serait la pire chose qui puisse arriver ! Je m'en voudrais tellement, et je ne sais pas encore lancer Episkey, et je sais pas si Fascia pourra aider dans ce cas...
Heh ?
Un arc froid transperça mon corps d'un coup. Rien à voir avec la température de l'eau, que mon organisme commençait d'ailleurs à réchauffer petit à petit, en bonne bouillotte humaine que je suis. Mon index pointé sur ma poitrine, de grands yeux écarquillés, désabusé par les accusations de mon camarade. Attends, il faut que je me pose, que je réfléchisse. Mes pensées s'entremêlent et peinent les unes contre les autres. Je me prends pour qui ? Qu'est-ce qui m'a pris ? Mais je voulais juste aider !
Mon corps pivote en suivant le mouvement du Serpentard. Mes vêtements sont retombés encore une fois au sol, ma baguette est triturée entre mes doigts, ma gorge serrée sous l'incompréhension et la perplexité.
Oh.
Ma nuque picote d'un coup en voyant la baguette de mon camarade me braquer. Dans un réflexe, ma propre main se lève, baguette dans sa direction, ma main livre ouverte, tentant de désamorcer la situation.
"Hey hey ! Calme-toi ! J’suis desolé ! Qu'est-ce qui va pas ?"
Je regarde ma baguette, et l'abaisse immédiatement après, qu'est-ce qui me prend à moi ?! Je vais pas lever ma baguette comme ça contre un camarade ! Dans la gaine elle retourne en un éclair, et je lève les mains, le visage crispé par la réflexion et le besoin de comprendre.
"Savoir ce que ça fait ? Mais... vas-y, enfin, j'veux dire, j'me prends des sorts tout le temps..."
Mes mains s'abaissent très lentement, jusqu'à mes épaules, ma tête penche légèrement sur le côté, un sourire réconfortant flottant sur mes lèvres.
"Bah, si ça te fait du bien, tu peux hein, j'ai l'habitude tu sais, héhé !"
Heh ?
Un arc froid transperça mon corps d'un coup. Rien à voir avec la température de l'eau, que mon organisme commençait d'ailleurs à réchauffer petit à petit, en bonne bouillotte humaine que je suis. Mon index pointé sur ma poitrine, de grands yeux écarquillés, désabusé par les accusations de mon camarade. Attends, il faut que je me pose, que je réfléchisse. Mes pensées s'entremêlent et peinent les unes contre les autres. Je me prends pour qui ? Qu'est-ce qui m'a pris ? Mais je voulais juste aider !
Mon corps pivote en suivant le mouvement du Serpentard. Mes vêtements sont retombés encore une fois au sol, ma baguette est triturée entre mes doigts, ma gorge serrée sous l'incompréhension et la perplexité.
Oh.
Ma nuque picote d'un coup en voyant la baguette de mon camarade me braquer. Dans un réflexe, ma propre main se lève, baguette dans sa direction, ma main livre ouverte, tentant de désamorcer la situation.
"Hey hey ! Calme-toi ! J’suis desolé ! Qu'est-ce qui va pas ?"
Je regarde ma baguette, et l'abaisse immédiatement après, qu'est-ce qui me prend à moi ?! Je vais pas lever ma baguette comme ça contre un camarade ! Dans la gaine elle retourne en un éclair, et je lève les mains, le visage crispé par la réflexion et le besoin de comprendre.
"Savoir ce que ça fait ? Mais... vas-y, enfin, j'veux dire, j'me prends des sorts tout le temps..."
Mes mains s'abaissent très lentement, jusqu'à mes épaules, ma tête penche légèrement sur le côté, un sourire réconfortant flottant sur mes lèvres.
"Bah, si ça te fait du bien, tu peux hein, j'ai l'habitude tu sais, héhé !"
La Grande traversée ?
Merlin ! Pourquoi quand il s'agissait de se conformer au plus court chemin, Narcisse empruntait, lui, toujours le chemin le plus tortueux. Le Poufsouffle se prenait des sorts tout le temps et ça ne lui faisait rien de plus. Et puis d'abord, qui étaient ceux qui se permettaient de le bombarder de la sorte. Non décidemment, rien ne se passait normalement avec Narcisse Brando. Désarçonné par la réaction de mon camarade, je baissais ma baguette et lui lançais encore agacé :
"Non ça ne me fait pas plaisir. Tu ne comprends rien. Cette traversée j'allais la réussir tout seul, sans magie. Je n'étais pas en difficulté. Tout se passait bien mais toi, tu t'es mis dans la tête qu'il fallait me secourir, que j'avais besoin d'aide. Il faut que tu comprennes que tous les gens n'ont pas besoin d'aide. Ce n'est pas parce que tu vois les choses d'une certaine manière que c'est comme ça que ça doit se passer. Si tu veux aider les gens, laisse les faire face à leurs propres erreurs. N'intervient pas pour changer les choses."
J'étais sûr que Narcisse n'allait pas comprendre. Il ne m'avait pas fallu trois ans pour saisir que son cerveau et le mien ne fonctionnait pas de la même manière.
"Et puis, c'est quoi cette histoire, tu te prends des sorts tout le temps et ça ne te fait rien ? Tu ne t'es jamais dis que ce n'était pas normal. Lancer des sorts sur des objets ou des animaux, c'est une chose mais sur les autres élèves... Moi, personne ne me lance de sort. Je ne suis pas un pantin sur lequel les autres ont le droit de s'exercer."
"Non ça ne me fait pas plaisir. Tu ne comprends rien. Cette traversée j'allais la réussir tout seul, sans magie. Je n'étais pas en difficulté. Tout se passait bien mais toi, tu t'es mis dans la tête qu'il fallait me secourir, que j'avais besoin d'aide. Il faut que tu comprennes que tous les gens n'ont pas besoin d'aide. Ce n'est pas parce que tu vois les choses d'une certaine manière que c'est comme ça que ça doit se passer. Si tu veux aider les gens, laisse les faire face à leurs propres erreurs. N'intervient pas pour changer les choses."
J'étais sûr que Narcisse n'allait pas comprendre. Il ne m'avait pas fallu trois ans pour saisir que son cerveau et le mien ne fonctionnait pas de la même manière.
"Et puis, c'est quoi cette histoire, tu te prends des sorts tout le temps et ça ne te fait rien ? Tu ne t'es jamais dis que ce n'était pas normal. Lancer des sorts sur des objets ou des animaux, c'est une chose mais sur les autres élèves... Moi, personne ne me lance de sort. Je ne suis pas un pantin sur lequel les autres ont le droit de s'exercer."
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La Grande traversée ?
Dès le début de la réponse de mon ami, mes bras s'affaissent. Les picotements de ma nuque s'insensibilisent et disparaissent. J'ai le sentiment qu'il ne me fera rien, je n'en doute pas une seconde, pour être honnête. Aussi, j'époussette mes vêtements, pour remettre mon t-shirt, en l'écoutant avec curiosité. Mon visage se fronce lorsqu'il me dit qu'il aurait pu traverser tout seul ! Mais il est fou ? Je regarde en arrière, vers l'île, tentant de mesurer la distance, et même en course, je suis persuadé que ça m'aurait épuisé. Alors à la nage...
Je sais que je me trompe souvent, mais là, c'est pas possible ! Mon pantalon et mes chaussures sous un bras, ma main libre se dépose sur ma hanche, ma tête penchant imperceptiblement sur le côté. Oui, c'est important de faire ses propres erreurs, mais là...
Ma réflexion m'empêche de répondre avant qu'il ne reprenne, et je dois faire des efforts colossaux pour ne pas perdre la pensée que j'avais. C'est étrange. D'habitude, je comprends totalement ce que les autres disent, tout à une certaine logique et une raison d'être dit. Mais lui... je ne peux pas m'empêcher d'être totalement en désaccord ! Je laisse passer un silence, frottant mon menton, respirant doucement, avant de calmement me reprendre.
"Je comprends."
Je pense, j'essaye, j'imagine qu'à sa place, il a dû en souffrir. Il a l'air fier, et Claire m'a dit que la fierté peut parfois aveugler. Est-ce que c'est mon cas aussi ? Je souris doucement, regardant droit dans les yeux.
"Faut faire ses propres erreurs, mais là... si t'en f'sais une, d'erreur..."
Je déglutis, en rougissant un peu.
"Bah, t'aurais pu mourir."
Un petit haussement d'épaules, la pensée était terrifiante. Je préfère mille fois m'attirer les foudres d'un ami plutôt que de rester passif face à ce que je pense être un danger ! Je secoue la tête, mon visage se fronçant, cette fois-ci, sous le coup de ma réflexion qui s'échauffe à l'intérieur de mon crâne.
"Et... c'est important, d'se prendre des sorts, enfin, dans l'monde moldu, maman dit qu'on risque de se prendre des balles. Dans l'monde sorcier, on risque de se prendre des sorts ! Alors faut apprendre à s'en défendre, et pour ça, faut savoir ce qu'ils font héhé, et puis, vaut mieux moi que quelqu'un d'autre je pense ! Tu voudras qu'on fasse un duel un d'ces quatre ??"
Mon sourire explose sur mon visage, la conclusion paraît tellement logique. Le club de duel, le meilleur endroit pour approfondir et développer ses amitiés ! Je suis sûr qu'Ezra serait un bon adversaire héhé !
Je sais que je me trompe souvent, mais là, c'est pas possible ! Mon pantalon et mes chaussures sous un bras, ma main libre se dépose sur ma hanche, ma tête penchant imperceptiblement sur le côté. Oui, c'est important de faire ses propres erreurs, mais là...
Ma réflexion m'empêche de répondre avant qu'il ne reprenne, et je dois faire des efforts colossaux pour ne pas perdre la pensée que j'avais. C'est étrange. D'habitude, je comprends totalement ce que les autres disent, tout à une certaine logique et une raison d'être dit. Mais lui... je ne peux pas m'empêcher d'être totalement en désaccord ! Je laisse passer un silence, frottant mon menton, respirant doucement, avant de calmement me reprendre.
"Je comprends."
Je pense, j'essaye, j'imagine qu'à sa place, il a dû en souffrir. Il a l'air fier, et Claire m'a dit que la fierté peut parfois aveugler. Est-ce que c'est mon cas aussi ? Je souris doucement, regardant droit dans les yeux.
"Faut faire ses propres erreurs, mais là... si t'en f'sais une, d'erreur..."
Je déglutis, en rougissant un peu.
"Bah, t'aurais pu mourir."
Un petit haussement d'épaules, la pensée était terrifiante. Je préfère mille fois m'attirer les foudres d'un ami plutôt que de rester passif face à ce que je pense être un danger ! Je secoue la tête, mon visage se fronçant, cette fois-ci, sous le coup de ma réflexion qui s'échauffe à l'intérieur de mon crâne.
"Et... c'est important, d'se prendre des sorts, enfin, dans l'monde moldu, maman dit qu'on risque de se prendre des balles. Dans l'monde sorcier, on risque de se prendre des sorts ! Alors faut apprendre à s'en défendre, et pour ça, faut savoir ce qu'ils font héhé, et puis, vaut mieux moi que quelqu'un d'autre je pense ! Tu voudras qu'on fasse un duel un d'ces quatre ??"
Mon sourire explose sur mon visage, la conclusion paraît tellement logique. Le club de duel, le meilleur endroit pour approfondir et développer ses amitiés ! Je suis sûr qu'Ezra serait un bon adversaire héhé !
La Grande traversée ?
L'idée d'une mort ne m'avait jamais effleuré l'esprit. Visiblement, ma survie préoccupait Narcisse plus que moi. Mais en y pensant, si cela avait dû se produire, celle ci aurait eu l'avantage d'être pitoyable. Quelle image ! Ezra Waite, l'élève mort par noyade dans le grand lac noir de Poudlard. Toute l'école en aurait parlé, l'institution aurait pris des mesures, puis au bout d'un an ou deux ans, l'oubli, peut être une petite stèle sur le rivage rappelant à tous qu'à cause d'un imbécile la baignade leur était désormais interdite. Il y avait surement mieux mais, à choisir, autant mourir par ma faute plutôt que de la main d'un autre.
J'allais faire part de ce point de vue à mon déroutant petit camarade quand ses propos bifurquèrent vers un tout autre sujet.
Un duel... Un de ses quatres...
Dans le ciel, la course du soleil déclinait. Bientôt les rayons dorés disparaitraient derrière la haute silhouette en ombre chinoise du château. Les aiguilles de la tour de l'Horloge indiquaient presque dix neuf heures. L'heure du diner approchait. L'invitation qui m'avait été adressée questionnait mon jugement. Etait ce un défi ? Narcisse s'estimait suffisamment fort pour vouloir se challenger dans un duel de sorcier ?
Le large sourire de mon camarade me ramena à la réalité. Ce qui m'était proposé ce n'était pas un rapport de force. Narcisse ne voyait pas les choses comme moi. Pour lui, ce n'était peut être pas un jeu, mais une forme de... une manière d'apprendre en s'amusant, de lier l'utile à l'agréable. Les méandres de l'esprit du Poufsouffle produisaient de drôle de chose, comme si ce que nous venions de vivre, nos désaccords, cette tension, n'avaient pas eu de prise sur lui et qu'il continuait de voir en moi un ami potentiel. Finissait il par m'apparaître attachant ?
Je tournais mes basques en jetant ma veste sur mon épaule et m'engageais sur le chemin du retour vers l'édifice de pierre un sourire aux lèvres :
"Je rentre mais je te promets d'y réfléchir."
L'idée me plaisait, vraiment. Il était juste hors de question que Narc se réjouisse trop vite d'avoir trouvé cette idée avant moi.
Fin de cette nage à tes côtés Narcisse. Un profond merci.
J'allais faire part de ce point de vue à mon déroutant petit camarade quand ses propos bifurquèrent vers un tout autre sujet.
Un duel... Un de ses quatres...
Dans le ciel, la course du soleil déclinait. Bientôt les rayons dorés disparaitraient derrière la haute silhouette en ombre chinoise du château. Les aiguilles de la tour de l'Horloge indiquaient presque dix neuf heures. L'heure du diner approchait. L'invitation qui m'avait été adressée questionnait mon jugement. Etait ce un défi ? Narcisse s'estimait suffisamment fort pour vouloir se challenger dans un duel de sorcier ?
Le large sourire de mon camarade me ramena à la réalité. Ce qui m'était proposé ce n'était pas un rapport de force. Narcisse ne voyait pas les choses comme moi. Pour lui, ce n'était peut être pas un jeu, mais une forme de... une manière d'apprendre en s'amusant, de lier l'utile à l'agréable. Les méandres de l'esprit du Poufsouffle produisaient de drôle de chose, comme si ce que nous venions de vivre, nos désaccords, cette tension, n'avaient pas eu de prise sur lui et qu'il continuait de voir en moi un ami potentiel. Finissait il par m'apparaître attachant ?
Je tournais mes basques en jetant ma veste sur mon épaule et m'engageais sur le chemin du retour vers l'édifice de pierre un sourire aux lèvres :
"Je rentre mais je te promets d'y réfléchir."
L'idée me plaisait, vraiment. Il était juste hors de question que Narc se réjouisse trop vite d'avoir trouvé cette idée avant moi.
Fin de cette nage à tes côtés Narcisse. Un profond merci.
14 ans / Promo 47 / 4ème année RP 2050-2051 / Fiche PR
"“Toutes choses sont bonnes ou mauvaises par comparaison.” Edgar Allan POE
"“Toutes choses sont bonnes ou mauvaises par comparaison.” Edgar Allan POE