L'indice de minuit
Vendredi 3 mars 2050
Couloir menant à la salle commune de Poufsouffle - 23h33
@Andy Cooper
Couloir menant à la salle commune de Poufsouffle - 23h33
@Andy Cooper
Désolée c'est un peu long, j'aime bien blablater dans mes RPs, j'espère que la longueur ne te fera pas peurLes yeux rivés sur le plafond du dortoir, Imogen écoutait les respirations de ses camarades endormies, ainsi que le craquement du vieux bois qui berçait ses nuits depuis son arrivée à Poudlard.
La nuit était tombée depuis un moment, plongeant la pièce dans une pénombre calme. La jeune fille leva les bras afin de regarder la montre à son poignet, en cuir brun, sobre et légèrement usée par le temps, offerte par son père. Elle indiquait vingt-trois heures et dix minutes. Parfait, elle était dans les temps.
En temps normal, elle serait déjà en train de dormir à poings fermés, rêvant probablement de monter un dragon où de maîtriser tous les sortilèges à la perfection, sauvant le monde de toutes les menaces, ce genre de choses. Mais ce soir n’était pas un soir habituel. Elle avait rendez-vous avec Andy, un garçon en première année, tout comme elle, de la maison Poufsouffle. Pour quoi faire, me direz-vous ? Résoudre un mystère, bien sûr !
Des rumeurs circulaient autour de la Salle sur Demande. Rumeurs qui avaient atteint les oreilles de la petite Imogen. Évidemment, cela l’avait tout de suite intriguée. D’après les dires, à la nuit tombée, dans un couloir du troisième étage, un tableau révélait un indice quant à l’emplacement de la Salle sur Demande. Vrai ou faux, la jeune Gryffondor se devait d’en percer le mystère, c’était bien fort qu’elle.
Elle ne craignait pas de se balader dans les couloirs après le couvre-feu. A vrai dire, elle l’avait déjà fait. Et s’était faite attrapée... Mais ce n’était qu’une détail. Néanmoins, elle ne souhaitait pas accomplir cette tâche seule et s’était mise donc à chercher un partenaire de crime. C’est là qu’elle avait commencé à en parler à Andy, durant un cours de Potions. Elle lui avait parlé à quelques occasions, en faisant un camarade sympathique mais sans plus, n’ayant pas eu la chance d’apprendre plus à la connaître. Son côté réservé ne la dérangeait aucunement, et elle avait le sentiment que, tout comme elle, il cherchait à vivre de nombreuses péripéties.
L’idée d’enfreindre le règlement ne l’avait pas enchanté lorsqu’Imogen lui avait exposé son plan, mais, au bout du compte, il avait fini par accepter. Voilà pourquoi la jeune fille était réveillée, au beau milieu de la nuit, et qu’elle s’extirpait doucement de ses draps, faisant attention à ne faire aucun bruit.
Vêtue de son pyjama et sa baguette en main, elle descendit les escaliers en colimaçon afin de se rendre dans la salle commune, qui était plongée dans le noir. A pas de loup, elle se fraya un chemin jusqu’à la sortie, faisant attention dans l’escalier qui quittait la mezzanine. Elle passa le tableau de la Grosse Dame et à son plus grand soulagement, cette dernière ronflait paisiblement.
Devant elle se dessinait le long couloir, complètement dans l’obscurité, et elle hésita quelques secondes. Elle savait que ce qu’elle faisait pouvait lui attirer de gros ennuis, mais dans le fond, qu’est-ce qu’elle faisait de mal ? Ce n’était pas comme si elle se baladait en pleine nuit pour embêter tout le monde. Tout ce qu’elle voulait, c’était d’en apprendre plus sur la Salle du Demande. Quel était le mal ?
« Lumos » chuchota-t-elle en levant sa baguette, afin que cette dernière lui éclaire le chemin. Attentive au moindre bruit, elle s’engagea dans le couloir. Elle avait quatre étages à descendre afin de se rendre devant l’entrée de la salle commune des Poufsouffles, le lieux de rendez-vous, il ne valait mieux donc pas traîner, au risque d’arriver en retard. Elle ne voulait pas non plus faire attendre Andy.
Heureusement pour elle, son trajet se déroula sans accroc. Elle ne croisa aucun préfet, d’ailleurs elle ignorait s’ils continuaient leur ronde à cette heure de la nuit, ni aucun professeur. Elle eut quelques frayeurs, où elle se retrouva à se plaquer contre le mur, le souffle court, éteignant sa baguette afin de ne pas être vue et cherchant à comprendre d’où venait le craquement qu’elle avait précédemment entendu. Toutes des fausses alertes.
Finalement, après plusieurs minutes de marches, à se faufiler dans les entrailles du château, Imogen arriva au point de rendez-vous. Elle scanna les environs, à le recherche d’une figure familière, mais visiblement, Andy n’était pas encore là.
La jeune Gryffondor inspira profondément, s’adossant au mur de pierre, juste en face de l’entrée dissimulée de la salle commune de Poufsouffle. Le couloir, désert, semblait plus silencieux que d’habitude, comme si le château retenait son souffle. Elle tapota nerveusement sa baguette contre sa paume, les yeux rivés sur l’obscurité, à l’affût du moindre mouvement.
« Il a peut-être changé d’avis » pensa-t-elle à voix haute en fronçant les sourcils.
Mais non… Andy avait promis. Il avait dit oui, même si c’était avec une grimace.
Elle patienta quelques secondes, devant de plus en plus nerveuse au milieu de ce silence pesant. Les murs suintaient d’humidité et une faible brise s’engouffra entre deux vitraux, faisant frissonner la jeune fille. Puis soudain :
« C’est une mauvaise idée, vous savez. »
Imogen sursauta, manquant de lâcher sa baguette. Elle se retourna d’un bond, le souffle court. Un tableau accroché au mur, qu’elle n’avait même pas remarqué jusqu’ici, venait de prendre la parole. Il représentait une vieille sorcière acariâtre aux cheveux gris dressés en chignon serré. Elle la fixait, les bras croisés, un sourcil levé d’un air sévère.
« De quoi je me mêle ? » répliqua Imogen à mi-voix, un brin insolente, agacée d’avoir été surprise de la sorte.
La sorcière dans le cadre renifla d’un air outré, puis tourna les talons en marmonnant qu’elle avait mieux à faire que de surveiller des "chenapans nocturnes".
La Gryffondor roula des yeux. « Même les tableaux sont des rabat-joie… »
Elle n’eut pas le temps de s’apitoyer davantage sur sa solitude qu’un craquement se fit entendre non loin. Son cœur fit un bond. Elle éteignit sa baguette en un éclair, se plaqua contre le mur, prête à s’élancer ou fuir au moindre bruit suspect.
Peut-être était-ce réellement une mauvaise idée, après tout ?
Ouverte aux RPs ─ Première année - #c85e15
L'indice de minuit
DORTOIR DE POUFSOUFFLE, 23H20
Andy ne savait que faire. Fixant désespérément les rideaux jaunes de son lit à baldaquin, il sentait son cœur battre à tout rompre, comme prêt à s’échapper de sa cage thoracique pour s’envoler vers d’autres horizons – probablement plus enthousiasmants que la terreur d’un gamin de onze ans. À ce rythme, Andy se demandait s’il tiendrait jusqu’à son anniversaire, dans vingt jours. Était-il seulement possible de mourir d’une crise cardiaque à un si jeune âge ? Ou même tout court, dans le monde des sorciers ? Ses multiples petits bobos et rhumes avaient toujours été soignés avec une rapidité déconcertante par l’infirmier du château, à tel point qu’il en venait à croire que tout pouvait se réparer d’un simple coup de baguette. Mais là n’était pas la question. L’enfant était confronté à un dilemme si terrible qu’il en avait le souffle coupé, le cœur au bord de la défaillance.
Pourquoi j'lui ai dit oui... songeait-il en enfilant un vieux sweat-shirt par-dessus le haut de son pyjama. Plus tôt dans la journée, pendant un cours de potions où, une fois de plus, il s’était montré plutôt médiocre, Andy avait eu une discussion pour le moins déroutante avec une camarade de classe. Imogen – qu’il ne connaissait pas très bien, mais qu’il appréciait malgré son énergie débordante – lui avait proposé de la retrouver au beau milieu de la nuit, bien après le couvre-feu, pour explorer le château. Andy aimait les aventures, c’était vrai. Mais jamais il n’avait envisagé d’enfreindre le règlement. M’man le lui avait bien dit, le jour de leur séparation : il devait toujours, toujours, toujours respecter les règles. Et il n’avait jamais eu envie de les transgresser. Effrayé par le moindre bruit, même son ombre lui fichait parfois la frousse. Alors les couloirs sombres d’un vieux château, au beau milieu de la nuit ? Non merci.
Et pourtant. Marchant à pas de loup pour ne pas réveiller ses quelques camarades de dortoirs qui dormaient sûrement à poings fermés, il se maudissait de ne pas avoir su dire non à Imogen. Bien sûr, il brûlait d’envie d’en savoir plus sur cette mystérieuse Salle sur Demande dont il avait entendu quelques rumeurs. Mais il aurait sûrement mieux fait de laisser Imogen s’y aventurer seule, puis de lui soutirer les informations au petit matin. Il aurait alors pu y retourner plus tard, en plein jour, sans la pression du règlement sur les épaules – et avec la certitude de ne pas courir trop de dangers.
COULOIR DU PREMIER ÉTAGE, PRÈS DE LA SALLE COMMUNE DES POUFSOUFFLE, 23H30
C'est fait. Il avait passé les tonneaux : plus question de faire marche arrière, désormais. De toute façon, il n’aurait jamais eu le cœur de laisser Imogen toute seule, pas après lui avoir promis de venir. Mais Andy se sentait au bord de la nausée. Il avait au moins eu la présence d’esprit de glisser sa baguette dans la poche de son sweat-shirt, mais à présent, il tremblait de peur dans ce couloir plongé dans l’obscurité. Collé contre l’entrée de la salle commune, il suppliait mentalement Imogen d’arriver vite. Très vite, si possible.
"Lumos !" murmura-t-il enfin après quelques secondes passées dans l'obscurité la plus complète.
Avec ce mince filet de lumière, Andy se sentit un peu rassuré – mais toujours paralysé par la peur. Chaque bruit lui arrachait un sursaut, et il commençait à grelotter dans ce couloir isolé… ou peut-être était-ce la peur qui lui donnait la chair de poule. Il ne savait plus très bien. Soudain, il entendit un son qui n’avait rien d’un simple craquement de pierre ou de bois – ces bruits familiers auxquels on finit par s’habituer dans un château aussi ancien, où tout semblait vivant. Non. Cette fois, c’était différent. Il n’y avait pas de doute : quelqu’un – ou quelque chose – se trouvait à quelques mètres de lui, juste au-delà du halo tremblotant de sa baguette.
"I... Imo... Imogen..." parvint-il seulement à balbutier, le corps secoué par de nouveaux tremblements, sa baguette sur le point de glisser de ses mains moites.
682 mots
@Imogen Llewellyn c'est parfait
@Imogen Llewellyn c'est parfait
Deuxième année (2050-2051) | seagreen
L'indice de minuit
Vendredi 3 mars 2050
Couloir menant à la salle commune de Poufsouffle - 23h40
@Andy Cooper
Couloir menant à la salle commune de Poufsouffle - 23h40
@Andy Cooper
Encore désolée pour l'attente, j'espère que ça te conviendra ! Si je dois changer quelque chose comme d'hab n'hésite pas à me le faire savoirImogen n’était pas réellement plus peureuse que la moyenne. Comme la plupart des enfants de son âge, l’obscurité l’intimidait, et elle ne se retrouvait pas forcément ravie d’être actuellement plongée dans le noir en entendant des bruits suspects autour d’elle qu’elle ne pouvait aucunement identifier. Néanmoins, ce n’était pas la première fois qu’elle vagabondait dans les couloirs de l’école la nuit tombée, ou ailleurs d’ailleurs. Ses aventures nocturnes lui avaient toujours donné quelques frayeurs, mais elle avait pris son courage à deux mains pour affronter ses craintes.
Aujourd’hui ne devrait pas être différent. Elle avait un mystère à résoudre, et ce n’était pas le moment de prendre ses jambes à son cou. D’autant plus qu’Andy allait la rejoindre sous peu, et qu’est-ce qu’il dirait si il se retrouvait seul au beau milieu de ce couloir ? Elle ne pouvait pas lui infliger ça.
Prenant son courage à deux mains, elle se décolla du mur et se plaça en plein milieu du couloir, prête à affronter quoiqu’il puisse se cacher dans les ténèbres. Son regard plongea dans l’obscurité qui semblait se prolonger à l’infini devant elle. Déterminée, elle brandit sa baguette comme si il s’agissait d’une épée. De quoi avait-elle peur après tout ? La château n’abritait pas de danger. Ou plutôt, il n’était pas censé en abriter...
Mais, alors qu’elle s’armait de courage, un bruit sourd retentit et elle sursauta avant de faire plusieurs pas en arrière et de percuter quelque chose. Par un mur ou un meuble. Non, quelqu’un en réalité.
Retenant un cri de terreur de s’échapper de ses lèvres, en se tourna rapidement pour voir qui elle venait de heurter. Devant elle se trouvait Andy, visiblement loin d’être ravi de se trouver ici et terrifié, sa baguette en main. Le soulagement l’envahit immédiatement à la vue de son camarade, craignant d’être tombée nez à nez avec un préfet ou pire, un professeur.
« Oh Andy ! J’ai eu la trouille de ma vie » souffla-t-elle en essayant de garder sa voix basse, mais l’émotion la fit parler plus fort que prévu. « J’ai bien cru que mon heure avait sonné. Ça va ? Je t’ai pas fait peur au moins ? »
Elle faisait vraiment tout de travers. C’était elle qui lui avait proposé de l’accompagner dans cette escapade nocturne et c’était donc à elle de faire preuve de courage face à ce genre de situation. Si elle continuait comme ça, elle ne serait pas étonnée de le voir retourner dans son dortoir sans un regard en arrière.
« J’ai entendu des bruits bizarres pendant quelques instants, je sais pas trop d’où ça venait... Mais c’était sans doute mon imagination, je pense pas qu’on a de quoi s’inquiéter. »
Ce n’était sans doute pas la meilleure phrase pour rassurer le jeune garçon, mais elle n’avait pas trouvé mieux.
Ouverte aux RPs ─ Première année - #c85e15