Un moment d’égarement - Partie 2
Après une dizaine de jours au magasin Weasley, Farces pour sorciers facétieux, Erwan commençait enfin à se sentir un peu plus à son aise. Il lui avait fallu s’adapter à l’aspect commercial du lieu. Jusqu’à présent, il n’avait été que client, les yeux émerveillés par les marchandises, subjugué par l’ambiance joyeuse et festive qui y régnait. Passer de l’autre côté du comptoir avait exigé une rigueur à laquelle il ne s’était pas parfaitement préparé. Mais la patience et la passion des deux patrons lui avaient permis, en moins de deux semaines, de s’acclimater aux différentes tâches de la journée : la réception, la réserve, le catalogue, l’accueil client… Erwan avait progressé rapidement partout ! Il était encore loin d’être efficace et autonome, mais le bilan restait positif. Il l’aurait été encore plus s’il arrivait à dormir plus de trois heures d’affilée par nuit, mais son fils Vihan en avait décidé autrement. Les choses n’étaient pas encore complètement clarifiées avec Anjali. Elle semblait bien décidée à rester en Angleterre, mais la perspective d’un nouveau logement n’avait pas encore eu le temps d’être étudiée. De toute façon, le fait qu’elle loge chez Erwan facilitait les choses pour s’occuper du bébé. D’habitude, il rentrait vers vingt heures trente du travail, puis prenait le relais d’Anjali, lui permettant de prendre un peu l’air, d’aller marcher ; bref, de souffler un peu après une journée aux petits soins de Vihan. Mais ce n’était pas le programme ce soir !
Pour la première fois depuis leur retour de la maternité, Erwan avait un programme tout autre que couche, boulot ou dodo. Ce soir, il était de sortie ! Il soufflait enfin un peu, relâchait un peu du poids accumulé sur ses épaules ces dernières semaines. Depuis la naissance, il n’avait eu le temps de rien, si ce n’est de trouver le poste qu’il occupait depuis dix jours. Si sa fatigue était surtout physique, la fatigue mentale commençait, elle, à sérieusement le rendre fou… Quelle ne fut pas sa joie en lisant le message d’Aliénor ! Les nouvelles sorcières allant vite, elle avait appris qu’Erwan avait été embauché sur le Chemin de Traverse. Il avait croisé tellement de monde la première semaine qu’il ne fut pas étonné qu’elle ait déjà été mise au courant. Elle était de passage dans la capitale anglaise ce même week-end et voulait savoir s’il était disponible. L’ancien Poufsouffle n’avait pas hésité une seconde, malgré les obligations familiales qui auraient dû le faire douter, au moins un peu. Il avait prévenu Anja qu’il ne rentrerait pas le samedi soir après le travail et qu’elle ne l’attende pas, car il allait voir une vieille amie de l’école de magie. Peut-être qu’elle-même était soulagée qu’il ne rentre pas, car elle ne lui posa aucune question et n’émit aucune objection…
Le samedi fut donc particulièrement long, comme toutes les journées où l’on attend avec impatience que quelque chose arrive. De plus, c’était la journée la plus chargée de la semaine. Si Fred et George l’avaient laissé en observation la semaine précédente, ils en attendaient davantage de lui aujourd’hui. Il avait prévenu Ali qu’il terminait à vingt heures, mais, ne sachant pas si elle comptait passer au magasin avant ou non, il avait commencé à jeter des regards vers la porte d’entrée dès dix-huit heures trente. Le temps de la séduction était passé avec son ancienne coéquipière des Hel’s. Elle l’avait recalé gentiment une fois, et il avait respecté son choix. Cela ne l’empêchait pas, cependant, de vérifier son accoutrement tous les quarts d’heure pour s’assurer qu’il était présentable. Il aimait plaire, quoi qu’il arrive. Vers dix-neuf heures, les rayons se vidaient à vue d’œil. Il était temps de commencer à ranger toutes les boîtes qui avaient été déplacées, de nettoyer discrètement les rayons sans déranger les derniers clients. Des tâches qu’Erwan accomplissait d’ordinaire rapidement, car cela lui permettait de partir à l’heure. Mais ce soir, il était distrait, le regard sans cesse tourné vers l’entrée et les vitrines, espérant la voir apparaître dans la rue…
Pour la première fois depuis leur retour de la maternité, Erwan avait un programme tout autre que couche, boulot ou dodo. Ce soir, il était de sortie ! Il soufflait enfin un peu, relâchait un peu du poids accumulé sur ses épaules ces dernières semaines. Depuis la naissance, il n’avait eu le temps de rien, si ce n’est de trouver le poste qu’il occupait depuis dix jours. Si sa fatigue était surtout physique, la fatigue mentale commençait, elle, à sérieusement le rendre fou… Quelle ne fut pas sa joie en lisant le message d’Aliénor ! Les nouvelles sorcières allant vite, elle avait appris qu’Erwan avait été embauché sur le Chemin de Traverse. Il avait croisé tellement de monde la première semaine qu’il ne fut pas étonné qu’elle ait déjà été mise au courant. Elle était de passage dans la capitale anglaise ce même week-end et voulait savoir s’il était disponible. L’ancien Poufsouffle n’avait pas hésité une seconde, malgré les obligations familiales qui auraient dû le faire douter, au moins un peu. Il avait prévenu Anja qu’il ne rentrerait pas le samedi soir après le travail et qu’elle ne l’attende pas, car il allait voir une vieille amie de l’école de magie. Peut-être qu’elle-même était soulagée qu’il ne rentre pas, car elle ne lui posa aucune question et n’émit aucune objection…
Le samedi fut donc particulièrement long, comme toutes les journées où l’on attend avec impatience que quelque chose arrive. De plus, c’était la journée la plus chargée de la semaine. Si Fred et George l’avaient laissé en observation la semaine précédente, ils en attendaient davantage de lui aujourd’hui. Il avait prévenu Ali qu’il terminait à vingt heures, mais, ne sachant pas si elle comptait passer au magasin avant ou non, il avait commencé à jeter des regards vers la porte d’entrée dès dix-huit heures trente. Le temps de la séduction était passé avec son ancienne coéquipière des Hel’s. Elle l’avait recalé gentiment une fois, et il avait respecté son choix. Cela ne l’empêchait pas, cependant, de vérifier son accoutrement tous les quarts d’heure pour s’assurer qu’il était présentable. Il aimait plaire, quoi qu’il arrive. Vers dix-neuf heures, les rayons se vidaient à vue d’œil. Il était temps de commencer à ranger toutes les boîtes qui avaient été déplacées, de nettoyer discrètement les rayons sans déranger les derniers clients. Des tâches qu’Erwan accomplissait d’ordinaire rapidement, car cela lui permettait de partir à l’heure. Mais ce soir, il était distrait, le regard sans cesse tourné vers l’entrée et les vitrines, espérant la voir apparaître dans la rue…
Voyageur amateur ~ Digne héritier de l’esprit Weasley ~ commerçant en herbe
Un moment d’égarement - Partie 2
Aliénor sautillait dans le chemin de traverse qui se vidait doucement de vu de l’heure alors que le chaudron baveur par lequel elle était passé se remplissait en échange. Cela faisait maintenant un mois qu’elle travaillait avec Rudy un jeune entraineur et qu’elle coachait des joueurs de quidditch, des coureurs, des joueurs de quod pot ou tout autre activité sur balai. Certains étaient amateurs et voulaient juste progresser, certains étaient jeunes et souhaitaient intégrer comme elle l’ISMI, certains se préparaient pour des compétitions ou des qualifications dans des équipes qui la faisaient rêver et elle ne pouvait s’empêcher de s’imaginer elle, réalisant les programmes qu’elle préparait pour ces gens pour intégrer une équipe de la ligue Britannique. Enfin son cas était différent, des chercheurs de tête venaient à l’ISMI et ils ressortaient presque tous avec un contrat. Mais c’était agréable à imaginer.
Mais aujourd’hui, si elle était dans le chemin de traverse à dix-neuf heures passées c’est parce qu’elle allait retrouver Erwan. Elle avait eu vent de son retour à Londres et chose qui l’avait étonné, il travaillait chez Weasley ! Enfin en y réfléchissant ce n’était pas si étonnant. Mais elle l’avait laissé un sac à dos sur les épaules à traverser le monde, alors l’imaginer confiné dans un magasin avait quelque chose d’étrange. Malgré ce sentiment elle était ravie de revoir son ancien camarade de promotion, de prévoir une soirée avec lui, un moment de légèreté de plus dans cette vie où elle mettait tous ces soucis et ces doutes sous un tapis tentant de ne pas y penser.
Elle sauta à pieds joints devant la porte de la boutique admirant avec autant d’admiration qu’au premier jour la devanture gargantuesque et souriante de la boutique. Un grand sourire se dessina sur son visage et elle poussa doucement la porte pour passer une tête à l’intérieur du magasin de son enfance. Apercevant son ami elle s’avança tout sourire dans l’établissement, les mains croisés dans son dos et les yeux volant dans la boutique se laissant aller à des rêveries d’enfants.
-Vous pensez qu’un filtre d’amour m’aiderais pour devenir une joueuse de quidditch célèbre ? Faire tomber à mes pieds tous mes fans serait un petit fantasme inavoué.
Elle sourit arrivant au niveau de son ami fière de sa petite bêtise. Les mains toujours dans le dos, elle pencha la tête sur le côté, analysant le garçon de la tête aux pieds. Quelque chose avait changé chez lui. C’était certainement normal, il avait voyagé aux quatre coins du monde, il avait dû en voir des choses et grandir durant tout ce temps. Il paraissait plus adulte finalement et ça lui allait bien.
-T’es plus laid qu’avant.
Dit-elle en tentant de garder son sérieux avant d’exploser de rire. C’était faux bien entendu, bien loin que ce que pouvait penser la jeune fille. Mais lancer des petites piques était toujours amusant.
Voilà une entrée en matière comme elle les aimait et surtout dans l’état d’esprit qu’elle souhaitait pour cette soirée, léger et chaleureux.
Mais aujourd’hui, si elle était dans le chemin de traverse à dix-neuf heures passées c’est parce qu’elle allait retrouver Erwan. Elle avait eu vent de son retour à Londres et chose qui l’avait étonné, il travaillait chez Weasley ! Enfin en y réfléchissant ce n’était pas si étonnant. Mais elle l’avait laissé un sac à dos sur les épaules à traverser le monde, alors l’imaginer confiné dans un magasin avait quelque chose d’étrange. Malgré ce sentiment elle était ravie de revoir son ancien camarade de promotion, de prévoir une soirée avec lui, un moment de légèreté de plus dans cette vie où elle mettait tous ces soucis et ces doutes sous un tapis tentant de ne pas y penser.
Elle sauta à pieds joints devant la porte de la boutique admirant avec autant d’admiration qu’au premier jour la devanture gargantuesque et souriante de la boutique. Un grand sourire se dessina sur son visage et elle poussa doucement la porte pour passer une tête à l’intérieur du magasin de son enfance. Apercevant son ami elle s’avança tout sourire dans l’établissement, les mains croisés dans son dos et les yeux volant dans la boutique se laissant aller à des rêveries d’enfants.
-Vous pensez qu’un filtre d’amour m’aiderais pour devenir une joueuse de quidditch célèbre ? Faire tomber à mes pieds tous mes fans serait un petit fantasme inavoué.
Elle sourit arrivant au niveau de son ami fière de sa petite bêtise. Les mains toujours dans le dos, elle pencha la tête sur le côté, analysant le garçon de la tête aux pieds. Quelque chose avait changé chez lui. C’était certainement normal, il avait voyagé aux quatre coins du monde, il avait dû en voir des choses et grandir durant tout ce temps. Il paraissait plus adulte finalement et ça lui allait bien.
-T’es plus laid qu’avant.
Dit-elle en tentant de garder son sérieux avant d’exploser de rire. C’était faux bien entendu, bien loin que ce que pouvait penser la jeune fille. Mais lancer des petites piques était toujours amusant.
Voilà une entrée en matière comme elle les aimait et surtout dans l’état d’esprit qu’elle souhaitait pour cette soirée, léger et chaleureux.
Perséphone: Batteuse, reine des Rumeurs
J'ai plus de virilité dans mon petit doigt que toi dans tout ton corps.
Aliénor Delphillia Batteuse remplaçante des Chauves-souris de Fishucastel
Un moment d’égarement - Partie 2
Le bruit du saut d’Aliénor à pieds joints au niveau de la porte d’entrée fit rapidement tourner la tête d’Erwan. Un large sourire s’afficha sur son visage. Un de ces sourires qui ne peuvent pas mentir et dont l’angle trahit un véritable sentiment de joie. Ce saut à pieds joints lui rappela la façon dont elle était apparue face à lui deux ans plus tôt dans le parc Victoria de Bristol ; à l’époque, il ne s’attendait pas à la voir. Alors que son amie poussait la porte d’entrée, Erwan scruta rapidement les environs pour voir la quantité de travail qu’il lui restait à faire avant de pouvoir sortir profiter de la bonne soirée qui s’annonçait. Ça allait… Quelques sorts de rangement à droite à gauche, fermer les jarres de confiseries, nettoyer les vitrines, lancer le sort de comptage de la caisse et il serait libre ! Une fois Ali à sa hauteur, il leva les yeux au ciel à sa demande. Si c’était une manie qu’il avait le plus souvent par dédain ou agacement, c’était ici de l’amusement et de l’affection. «Un filtre d’amour ? Mais un seul ne suffira pas, madame ! Il en faudrait cent pour que vous soyez aussi célèbre que dans vos fantasmes. Quant à devenir joueuse de Quidditch, je crois que vous avez déjà tout le talent nécessaire, madame Delphillia. Et pour tes fans, faudra se contenter de coups de batte pour qu’ils tombent à tes pieds…». Il adressa un sourire narquois à son ancienne coéquipière en guise de point à sa réponse.
Si le rire qui suivait la petite pique suivante n’avait pas été aussi franc, Erwan aurait presque été vexé. Mais c’était juste que le jeune homme n’avait plus côtoyé l’humour et le franc-parler d’Ali depuis un moment. Le fait qu’elle le traite de laid de cette façon voulait peut-être même dire qu’elle pensait le contraire. Mais puisque l’ironie était de mise, autant se mettre dans l’ambiance. «Tu as remarqué ? Je m’enlaidis pour v’nir bosser, on n’arrivait pas à gérer les foules qui venaient pour admirer ma beauté légendaire.». Il prit cette fois-ci une fausse pose de mannequin pour imager ses dires avant de rejoindre Ali dans le rire. À ce moment-là, Erwan aperçut dans sa vision périphérique Fred, le plus jeune de ses deux patrons, qui rangeait le magasin. Rattrapé par ses obligations professionnelles, il attrapa sa baguette dans sa poche et entreprit lui aussi de replacer les dernières boîtes mal rangées. «Tu m’excuses ? On doit finir de ranger pour que je puisse finir à l’heure, j’ai plein de trucs à te raconter ! T’imagines même pas…». Oh ça non…
Comment Ali aurait-elle pu imaginer qu’Erwan était désormais papa !? Même lui avait encore du mal à intégrer l’information certains jours… Il ne savait pas encore comment il allait lui annoncer, mais le sujet allait forcément arriver rapidement sur le tapis volant. Au bout d’un quart d’heure d’un travail beaucoup plus efficace que tout ce qu’il avait pu faire dans la journée, George l’autorisa à partir cinq minutes avant la fermeture. Il devait avoir vu que l’amie de son employé l’attendait dans la boutique. Erwan alla se changer dans l’arrière-boutique, il enfila un t-shirt propre, sa veste noire et essaya d’arranger rapidement ses cheveux et sa barbe. De retour dans la boutique, il trouva rapidement Aliénor dans les rayons, elle était la dernière dans le magasin. «On y va ? J’ai le droit de partir plus tôt ce soir. On va boire un verre au Pitiponk ?». Le pub étudiant était à un petit quart d’heure de marche du Chemin de Traverse ; en plus, ils passeraient devant la rue où habitait désormais Erwan, il pourrait lui montrer où le trouver pour une prochaine fois.
Si le rire qui suivait la petite pique suivante n’avait pas été aussi franc, Erwan aurait presque été vexé. Mais c’était juste que le jeune homme n’avait plus côtoyé l’humour et le franc-parler d’Ali depuis un moment. Le fait qu’elle le traite de laid de cette façon voulait peut-être même dire qu’elle pensait le contraire. Mais puisque l’ironie était de mise, autant se mettre dans l’ambiance. «Tu as remarqué ? Je m’enlaidis pour v’nir bosser, on n’arrivait pas à gérer les foules qui venaient pour admirer ma beauté légendaire.». Il prit cette fois-ci une fausse pose de mannequin pour imager ses dires avant de rejoindre Ali dans le rire. À ce moment-là, Erwan aperçut dans sa vision périphérique Fred, le plus jeune de ses deux patrons, qui rangeait le magasin. Rattrapé par ses obligations professionnelles, il attrapa sa baguette dans sa poche et entreprit lui aussi de replacer les dernières boîtes mal rangées. «Tu m’excuses ? On doit finir de ranger pour que je puisse finir à l’heure, j’ai plein de trucs à te raconter ! T’imagines même pas…». Oh ça non…
Comment Ali aurait-elle pu imaginer qu’Erwan était désormais papa !? Même lui avait encore du mal à intégrer l’information certains jours… Il ne savait pas encore comment il allait lui annoncer, mais le sujet allait forcément arriver rapidement sur le tapis volant. Au bout d’un quart d’heure d’un travail beaucoup plus efficace que tout ce qu’il avait pu faire dans la journée, George l’autorisa à partir cinq minutes avant la fermeture. Il devait avoir vu que l’amie de son employé l’attendait dans la boutique. Erwan alla se changer dans l’arrière-boutique, il enfila un t-shirt propre, sa veste noire et essaya d’arranger rapidement ses cheveux et sa barbe. De retour dans la boutique, il trouva rapidement Aliénor dans les rayons, elle était la dernière dans le magasin. «On y va ? J’ai le droit de partir plus tôt ce soir. On va boire un verre au Pitiponk ?». Le pub étudiant était à un petit quart d’heure de marche du Chemin de Traverse ; en plus, ils passeraient devant la rue où habitait désormais Erwan, il pourrait lui montrer où le trouver pour une prochaine fois.
Voyageur amateur ~ Digne héritier de l’esprit Weasley ~ commerçant en herbe
Un moment d’égarement - Partie 2
Amusée de la réponse de son ami, Aliénor en faisait toujours plus, passant sa main dans ces cheveux pour les faire voler sur le côté tout en prenant une pose de diva. Tout le talent d’une grande joueuse de quidditch rien que ça… S’il savait… Elle était bien loin du compte, mais elle travaillait pour y arriver et c’était tout ce qui comptait non ?
-Oh je comprends, en même temps avec un employé si charmant certains risqueraient d’oublier d’en acheter des produits dans la boutique !
Aliénor hocha la tête à la demande de son ami, il devait finir de ranger et c’était normal. Elle ne voulait pas non plus le mettre en porte à faux avec ces chefs. Elle se recula donc d’un pas, lui laissant la possibilité de circuler librement. Elle profita ensuite de ce moment pour observer le magasin, elle n’était pas revenue depuis quelques temps dans la boutique. Elle sourit lorsque son regard se posait sur quelques incontournables. Certains qu’elle avait acheté, d’autres qu’elle rêvait de se procurer mais sans jamais passer le cap. Elle s’imaginait revenir à l’ISMI avec certains de ces objets, ça pourrait en détendre certains même si les blagues maintenant n’avaient plus la même saveur que durant ces premières années à Poudlard. Enfin l’atelier décoration forcée de Noël dans le couloir des chambres lui restait en tête et la tête des étudiants le matin restait incroyable, qu’est ce qu’elle avait pu rire.
Mais sinon ils avaient vieilli et leurs blagues étaient bien plus au goût d’alcool trop fort ou de paris stupides. Elle avait bien failli se retrouver à tenter de voler un abarxan en pleine nuit. Heureusement elle avait pu y échapper. Alors qu’elle se baladais, la tête pleine de souvenir d’un pas lent dans les rayons du magasin, la voix d’Erwan lui parut à nouveau. Elle se retourna tout sourire avant de suivre son ami.
-Le Pitiponk c’est parfait ! La dernière fois j’ai goûté un cocktail a base de Jacinthe incroyable.
Elle lui suivi donc d’un bon pas, traversant le chemin de traverse en discutant de banalités. Autant aborder les sujets plus sérieux une fois posés au bar. Sur le chemin, le garçon lui indiqua l’adresse à laquelle il vivait. Au moins ils pourraient se rejoindre plus facilement maintenant, plus besoin de faire le pied de grue au magasin. Même si en soi ce n’était pas u lieu de rencontre désagréable.
Ils arrivèrent rapidement devant le bar et Aliénor s’empressa d’ouvrir la porte pour pénétrer dans l’ambiance chaleureuse et enivrée du Pitiponk. Elle passait certainement un peu trop de temps ici, mais la musique, l’ambiance, les boissons, tout était réuni pour passer une très bonne soirée à chaque fois.
Elle s’installa rapidement à une table libre et leva le nez vers le plafond pour commander une simple bière pour commencer. Heureusement pour elle, entre la bourse et son petit job à la radio elle pouvait se permettre ces petits extras. Mais elle se rendait bien compte que la vie n’était pas gratuite et que ces galions partaient extrêmement vite, bien trop vite à son goût.
-Bon alors ce voyage ? Je veux tout savoir, les paysages, les cultures, les gens, t’as du voir tellement de choses !
Une étincelle d’envie pétillait dans son regard, voyager par procuration était devenu une activité à part entière pour la jeune fille qui jusqu’à ce qu’elle s’impose dans le monde professionnel était coinsée dans le Royaume-Uni.
-Oh je comprends, en même temps avec un employé si charmant certains risqueraient d’oublier d’en acheter des produits dans la boutique !
Aliénor hocha la tête à la demande de son ami, il devait finir de ranger et c’était normal. Elle ne voulait pas non plus le mettre en porte à faux avec ces chefs. Elle se recula donc d’un pas, lui laissant la possibilité de circuler librement. Elle profita ensuite de ce moment pour observer le magasin, elle n’était pas revenue depuis quelques temps dans la boutique. Elle sourit lorsque son regard se posait sur quelques incontournables. Certains qu’elle avait acheté, d’autres qu’elle rêvait de se procurer mais sans jamais passer le cap. Elle s’imaginait revenir à l’ISMI avec certains de ces objets, ça pourrait en détendre certains même si les blagues maintenant n’avaient plus la même saveur que durant ces premières années à Poudlard. Enfin l’atelier décoration forcée de Noël dans le couloir des chambres lui restait en tête et la tête des étudiants le matin restait incroyable, qu’est ce qu’elle avait pu rire.
Mais sinon ils avaient vieilli et leurs blagues étaient bien plus au goût d’alcool trop fort ou de paris stupides. Elle avait bien failli se retrouver à tenter de voler un abarxan en pleine nuit. Heureusement elle avait pu y échapper. Alors qu’elle se baladais, la tête pleine de souvenir d’un pas lent dans les rayons du magasin, la voix d’Erwan lui parut à nouveau. Elle se retourna tout sourire avant de suivre son ami.
-Le Pitiponk c’est parfait ! La dernière fois j’ai goûté un cocktail a base de Jacinthe incroyable.
Elle lui suivi donc d’un bon pas, traversant le chemin de traverse en discutant de banalités. Autant aborder les sujets plus sérieux une fois posés au bar. Sur le chemin, le garçon lui indiqua l’adresse à laquelle il vivait. Au moins ils pourraient se rejoindre plus facilement maintenant, plus besoin de faire le pied de grue au magasin. Même si en soi ce n’était pas u lieu de rencontre désagréable.
Ils arrivèrent rapidement devant le bar et Aliénor s’empressa d’ouvrir la porte pour pénétrer dans l’ambiance chaleureuse et enivrée du Pitiponk. Elle passait certainement un peu trop de temps ici, mais la musique, l’ambiance, les boissons, tout était réuni pour passer une très bonne soirée à chaque fois.
Elle s’installa rapidement à une table libre et leva le nez vers le plafond pour commander une simple bière pour commencer. Heureusement pour elle, entre la bourse et son petit job à la radio elle pouvait se permettre ces petits extras. Mais elle se rendait bien compte que la vie n’était pas gratuite et que ces galions partaient extrêmement vite, bien trop vite à son goût.
-Bon alors ce voyage ? Je veux tout savoir, les paysages, les cultures, les gens, t’as du voir tellement de choses !
Une étincelle d’envie pétillait dans son regard, voyager par procuration était devenu une activité à part entière pour la jeune fille qui jusqu’à ce qu’elle s’impose dans le monde professionnel était coinsée dans le Royaume-Uni.
Perséphone: Batteuse, reine des Rumeurs
J'ai plus de virilité dans mon petit doigt que toi dans tout ton corps.
Aliénor Delphillia Batteuse remplaçante des Chauves-souris de Fishucastel
Un moment d’égarement - Partie 2
Le chemin jusqu’au pub sorcier était des plus naturels et agréables qu’aurait pu l’espérer Erwan. Il y avait entre Ali et lui une sorte d’évidence inexplicable, probablement du fait de sept années d’internat ensemble et d’un paquet d’entraînements de Quidditch. Ils avaient beau ne pas s’être vus depuis des lustres, c’était comme si une semaine était passée. Dans le cas présent, c’était une semaine sacrément chargée ! Les discussions étaient certes superficielles, mais le jeune homme savait que les véritables échanges commenceraient une fois que chacun d’eux aurait un verre devant soi… Comme prévu, ils passèrent perpendiculairement à la rue qu’il habitait désormais. Il lui indiqua du doigt la porte rouge qui menait chez lui tout en continuant d’une démarche assurée vers le Pitiponk. Il était hors de question qu’ils s’y attardent maintenant ! Ils avaient bien trop de choses à se dire avant qu’Erwan ne lui présente les deux occupants de son appartement. Une fois arrivés, Ali semblait connaître les lieux comme sa poche. C’était comme si elle connaissait le rythme de Fais l’hippogriffe par cœur, là où Erwan devait chantonner dans sa tête pour le retrouver à chaque visite au pub. Ils entrèrent et le jeune homme suivit le pas assuré de son amie qui les guida jusqu’à une table libre. Il commanda la même chose qu’Aliénor. Il avait à peine commencé à retirer sa veste pour la poser sur le dos de sa chaise qu’elle le questionnait sur l’intégralité de son voyage !
Bien sûr qu’il allait tout lui raconter. Mais il avait vécu tellement de choses que tout ne pourrait pas être narré ce soir… «Oh… Minute Delphillia ! On parle d’une épopée magique de plusieurs mois ! Je peux pas tout te lâcher d’un coup, et puis… Tout n’est pas racontable…». Il ponctua sa phrase d’un petit hochement de sourcils équivoque qui en disait long sur la nature de ces tabous. Lui-même ne savait pas par où commencer. Fallait-il raconter dans l’ordre chronologique ? De l’histoire la plus banale à l’histoire la plus épique ? Et il ne voulait pas parler que de lui ! S’il se lançait dans le récit de ses tumultueuses aventures des derniers mois, il n’apprendrait rien du nouveau quotidien de son amie. «J’te raconte dans l’ordre, mais j’veux que tu me racontes aussi toutes tes histoires ! Ok ?». Comme ça, c’était donnant donnant. Ali avait poursuivi sa passion pour ses études et Erwan voulait tout savoir de ses réussites, de ses échecs et des aléas de son quotidien. «Du coup… On s’est vus quelques jours avant mon départ. J’ai dû juste te dire que je partais pour l’Égypte puis que j’allais au Soudan après, mais j’en savais pas plus à l’époque. J’suis arrivé là-bas sans avoir préparé grand-chose. Par chance, ou par magie, j’suis tombé sur un café sorcier au Caire ! J’ai été visiter les pyramides avant de partir, c’était fou, j’me suis même perdu dedans ! J’te raconte pas, à l’intérieur, c’est…». Erwan lui raconta en détail son aventure labyrinthique.
Puis il lui raconta le Soudan, ses nuits dans le désert, sa découverte de Khartoum, de sa musique, de jeux africains et d’une Moldue. Il racontait avec passion, comme si tout s’était passé hier. Il ne s’arrêtait de parler que lorsqu’Ali lui posait une question ou pour boire une gorgée de son verre afin d’hydrater sa gorge qui se desséchait au fil des mots. Après avoir raconté sa dernière destination africaine, Bangui, le jeune homme estima qu’il avait assez parlé de lui. De plus, il ne voulait pas arriver trop vite à la destination qui avait suivi son départ de l’Afrique : l’Inde. Certes, il y avait cette histoire de bébé, qui resterait probablement pour son amie le point culminant de ce récit, mais le temps présent, plus le fait que ce soit Ali, le gênait pour parler de cette passion qui était née là-bas et qui avait fini par donner naissance à Vihan. Il ne savait plus trop quoi en penser. Depuis Eileen, Erwan avait décidé de ne plus souffrir de son attachement et il s’en était très bien sorti jusque-là. Mais ça avait été spécial avec Anjali, et pour la première fois depuis longtemps, il ne pouvait pas s’accorder sur le fait de se quitter, de ne plus se revoir et de vivre heureux avec ça. Anjali serait, par la force des choses, toujours dans sa vie, peu importe le fait qu’ils n’étaient plus amoureux ou qu’ils ne partageaient plus le lit ensemble. Peut-être qu’Ali serait de bon conseil pour lui ? Mais encore fallait-il qu’il soit capable de lui parler de tout ça, et pour l’instant, cela lui semblait… inadéquat.
Il y arriverait sûrement d’une façon ou d’une autre, à lui raconter tout ça le cœur ouvert, mais pour l’instant il voulait entendre les histoires d’Aliénor. Elle aussi avait sûrement découvert plein de choses, vécu des histoires folles. Bon… Erwan était à peu près sûr qu’elle n’allait pas lui annoncer qu’elle était maman, mais heureusement ! Ali était destinée à faire de grandes choses, et un bébé était le genre de détail qui pouvait mettre en péril une carrière sportive. «Allez ! Assez parlé de moi, à toi maintenant ! Raconte-moi tout : l’école, le Quidditch, tes histoires de cœur. Moi aussi je veux tout savoir !». Erwan ne regrettait pas son choix d’être parti voyager, d’avoir emprunté la voie qu’il arpentait aujourd’hui, mais certains jours, il se demandait s’il n’avait pas manqué quelque chose. Ses années à Poudlard avaient été libératrices, sources d’un épanouissement sans précédent, et un tout petit peu, au fond de lui, il enviait Ali et ses anciens camarades d’école qui continuaient de vivre une ambiance d’internat scolaire. Loin des préoccupations d’un employé ou d’un père…
Bien sûr qu’il allait tout lui raconter. Mais il avait vécu tellement de choses que tout ne pourrait pas être narré ce soir… «Oh… Minute Delphillia ! On parle d’une épopée magique de plusieurs mois ! Je peux pas tout te lâcher d’un coup, et puis… Tout n’est pas racontable…». Il ponctua sa phrase d’un petit hochement de sourcils équivoque qui en disait long sur la nature de ces tabous. Lui-même ne savait pas par où commencer. Fallait-il raconter dans l’ordre chronologique ? De l’histoire la plus banale à l’histoire la plus épique ? Et il ne voulait pas parler que de lui ! S’il se lançait dans le récit de ses tumultueuses aventures des derniers mois, il n’apprendrait rien du nouveau quotidien de son amie. «J’te raconte dans l’ordre, mais j’veux que tu me racontes aussi toutes tes histoires ! Ok ?». Comme ça, c’était donnant donnant. Ali avait poursuivi sa passion pour ses études et Erwan voulait tout savoir de ses réussites, de ses échecs et des aléas de son quotidien. «Du coup… On s’est vus quelques jours avant mon départ. J’ai dû juste te dire que je partais pour l’Égypte puis que j’allais au Soudan après, mais j’en savais pas plus à l’époque. J’suis arrivé là-bas sans avoir préparé grand-chose. Par chance, ou par magie, j’suis tombé sur un café sorcier au Caire ! J’ai été visiter les pyramides avant de partir, c’était fou, j’me suis même perdu dedans ! J’te raconte pas, à l’intérieur, c’est…». Erwan lui raconta en détail son aventure labyrinthique.
Puis il lui raconta le Soudan, ses nuits dans le désert, sa découverte de Khartoum, de sa musique, de jeux africains et d’une Moldue. Il racontait avec passion, comme si tout s’était passé hier. Il ne s’arrêtait de parler que lorsqu’Ali lui posait une question ou pour boire une gorgée de son verre afin d’hydrater sa gorge qui se desséchait au fil des mots. Après avoir raconté sa dernière destination africaine, Bangui, le jeune homme estima qu’il avait assez parlé de lui. De plus, il ne voulait pas arriver trop vite à la destination qui avait suivi son départ de l’Afrique : l’Inde. Certes, il y avait cette histoire de bébé, qui resterait probablement pour son amie le point culminant de ce récit, mais le temps présent, plus le fait que ce soit Ali, le gênait pour parler de cette passion qui était née là-bas et qui avait fini par donner naissance à Vihan. Il ne savait plus trop quoi en penser. Depuis Eileen, Erwan avait décidé de ne plus souffrir de son attachement et il s’en était très bien sorti jusque-là. Mais ça avait été spécial avec Anjali, et pour la première fois depuis longtemps, il ne pouvait pas s’accorder sur le fait de se quitter, de ne plus se revoir et de vivre heureux avec ça. Anjali serait, par la force des choses, toujours dans sa vie, peu importe le fait qu’ils n’étaient plus amoureux ou qu’ils ne partageaient plus le lit ensemble. Peut-être qu’Ali serait de bon conseil pour lui ? Mais encore fallait-il qu’il soit capable de lui parler de tout ça, et pour l’instant, cela lui semblait… inadéquat.
Il y arriverait sûrement d’une façon ou d’une autre, à lui raconter tout ça le cœur ouvert, mais pour l’instant il voulait entendre les histoires d’Aliénor. Elle aussi avait sûrement découvert plein de choses, vécu des histoires folles. Bon… Erwan était à peu près sûr qu’elle n’allait pas lui annoncer qu’elle était maman, mais heureusement ! Ali était destinée à faire de grandes choses, et un bébé était le genre de détail qui pouvait mettre en péril une carrière sportive. «Allez ! Assez parlé de moi, à toi maintenant ! Raconte-moi tout : l’école, le Quidditch, tes histoires de cœur. Moi aussi je veux tout savoir !». Erwan ne regrettait pas son choix d’être parti voyager, d’avoir emprunté la voie qu’il arpentait aujourd’hui, mais certains jours, il se demandait s’il n’avait pas manqué quelque chose. Ses années à Poudlard avaient été libératrices, sources d’un épanouissement sans précédent, et un tout petit peu, au fond de lui, il enviait Ali et ses anciens camarades d’école qui continuaient de vivre une ambiance d’internat scolaire. Loin des préoccupations d’un employé ou d’un père…
Voyageur amateur ~ Digne héritier de l’esprit Weasley ~ commerçant en herbe
Un moment d’égarement - Partie 2
Elle ne savais pas dans quoi elle venait de se lancer... À vrai dire elle ne savais presque rien du périple du garçon et ne s'attendais pas à ça! Oui elle avait déjà voyagé au Mexique mais c'était bien différent de l'aventure du garçon. Tout raisonnait en elle avec envie, les découvertes, les rencontres, même les tests culinaires plus que douteux qui faisait bondir Alienor de sa chaise. Elle éclata de rire, offrit des clins d'œil complices et s'offusqua tout au long du récit du garçon tout en entrecoupant son écoute de quelques gorgées de bière par-ci par-là.
Alors quand le garçon réclama le récit de l'aventure étudiante de la jeune fille celle-ci se senti un peu bête. Elle n'avait pas grand chose à raconter à côté de lui... Elle se mordit la lèvre un instant réfléchissant à comment rendre tout cela équitable. Puis elle se lança.
-Trois affirmations, deux vraies, une fausse: Je me suis pris une cuite avec Aelle Bristyle, J'ai volé des carottes aux cheveux pour une foncedalle, J'ai du courser un Abraxan qui avait volé ma batte. Tu devine je bois, tu a tords, tu bois.
Voilà qui serait plus simple. Tout tourner au jeu d'alcool, voilà qui allait rendre ces anecdotes bien plus épiques sans pour autant l'être. Même si quelque part, elle avait l'impression de ne rien avoir vécu à côté de son ami ce qui le rendait impressionnant et Alienor n'était que rarement impressionnée.
Alors quand le garçon réclama le récit de l'aventure étudiante de la jeune fille celle-ci se senti un peu bête. Elle n'avait pas grand chose à raconter à côté de lui... Elle se mordit la lèvre un instant réfléchissant à comment rendre tout cela équitable. Puis elle se lança.
-Trois affirmations, deux vraies, une fausse: Je me suis pris une cuite avec Aelle Bristyle, J'ai volé des carottes aux cheveux pour une foncedalle, J'ai du courser un Abraxan qui avait volé ma batte. Tu devine je bois, tu a tords, tu bois.
Voilà qui serait plus simple. Tout tourner au jeu d'alcool, voilà qui allait rendre ces anecdotes bien plus épiques sans pour autant l'être. Même si quelque part, elle avait l'impression de ne rien avoir vécu à côté de son ami ce qui le rendait impressionnant et Alienor n'était que rarement impressionnée.
Perséphone: Batteuse, reine des Rumeurs
J'ai plus de virilité dans mon petit doigt que toi dans tout ton corps.
Aliénor Delphillia Batteuse remplaçante des Chauves-souris de Fishucastel
Un moment d’égarement - Partie 2
Le moment était idyllique. Était-ce parce qu’Erwan n’avait plus mis le pied dehors depuis des semaines, à devoir jongler entre ses recherches pour ses jeux, pour son emploi en plus de devoir s’occuper d’un nourrisson ? Ou bien était-ce parce qu’Ali était toujours d’aussi bonne compagnie ? Sans aucun doute un peu de tout ça réuni ! Il était heureux de pouvoir raconter son voyage, mais par dessus tout, il était comblé de retrouver un semblant de vie sociale. Si on lui avait dit lors de ses toutes premières années à Poudlard que, huit ans plus tard, Alienor Delphillia serait une de ses amies à qui il pouvait le plus confier son intimité et être à cent pour cent lui même, il ne l’aurait probablement pas cru. Mais c’était pourtant le cas, et alors que lui déblatérait ses histoires chronologiquement, Ali le connaissait mieux que beaucoup de monde. Son idée était bien plus intéressante et divertissante que son, jusqu’à présent, quasi monologue…
Il était jaloux de ne pas avoir eut l’idée lui même ! Un jeu était une parfaite façon de raconter ce qu’il avait vécu, et ce jeu là en particulier était idéal pour amener sa paternité sur la table. Pour sûr qu’Alienor allait boire sur ce coup là ! Les trois affirmations qu’elle proposait étaient toutes plus invraisemblables les unes que les autres, mais il y en avait une qu’Erwan ne pouvait croire. Et si elle était vraie, il boirait deux fois ! Une fois pour le gage, puis une deuxième fois pour être bien sûr qu’il n’était pas en train de rêver… « Impossible que tu aies pris une cuite avec Bristyle ! Si tu me dis que c’est vrai, je… Je t’offre une nouvelle batte ! T’as vraiment coursé un abraxan !?». Le jeune homme avait du mal a visualiser la scène, mais ça lui semblait tout de même bien plus plausible que d’imaginer Ali et Aelle dans ce même bar à la même table en train de partager l’ivresse… À moins que ce ne soit cette histoire de carotte ? Non. Non, non, c’était forcément la cuite avec Aelle…
Alors qu’il avait hâte d’entendre les histoires qui allaient avec les choix proposés par son amie, Erwan réfléchissait déjà à ses propres histoires. Il lui fallait deux propositions aussi improbables que le fait qu’il soit devenu père. Il ne manquait pas d’anecdotes, mais il fallait vraiment qu’elles soient à couper le souffle, enfin… pas trop quand même. L’idée était qu’Ali ne croit pas une seule seconde qu’Erwan avait un fils désormais. Mais franchement ? Ne pouvait-il pas raconter n’importe quoi que l’ancienne Poufsouffle choisirait toujours sa paternité comme mensonge ?
Il était jaloux de ne pas avoir eut l’idée lui même ! Un jeu était une parfaite façon de raconter ce qu’il avait vécu, et ce jeu là en particulier était idéal pour amener sa paternité sur la table. Pour sûr qu’Alienor allait boire sur ce coup là ! Les trois affirmations qu’elle proposait étaient toutes plus invraisemblables les unes que les autres, mais il y en avait une qu’Erwan ne pouvait croire. Et si elle était vraie, il boirait deux fois ! Une fois pour le gage, puis une deuxième fois pour être bien sûr qu’il n’était pas en train de rêver… « Impossible que tu aies pris une cuite avec Bristyle ! Si tu me dis que c’est vrai, je… Je t’offre une nouvelle batte ! T’as vraiment coursé un abraxan !?». Le jeune homme avait du mal a visualiser la scène, mais ça lui semblait tout de même bien plus plausible que d’imaginer Ali et Aelle dans ce même bar à la même table en train de partager l’ivresse… À moins que ce ne soit cette histoire de carotte ? Non. Non, non, c’était forcément la cuite avec Aelle…
Alors qu’il avait hâte d’entendre les histoires qui allaient avec les choix proposés par son amie, Erwan réfléchissait déjà à ses propres histoires. Il lui fallait deux propositions aussi improbables que le fait qu’il soit devenu père. Il ne manquait pas d’anecdotes, mais il fallait vraiment qu’elles soient à couper le souffle, enfin… pas trop quand même. L’idée était qu’Ali ne croit pas une seule seconde qu’Erwan avait un fils désormais. Mais franchement ? Ne pouvait-il pas raconter n’importe quoi que l’ancienne Poufsouffle choisirait toujours sa paternité comme mensonge ?
Voyageur amateur ~ Digne héritier de l’esprit Weasley ~ commerçant en herbe
Un moment d’égarement - Partie 2
La réaction du garçon ne manqua pas et bien entendu, connaissant la relation entre les deux anciennes Poufsouffles, il prétendit que la première affirmation était la fausse. Un sourire victorieux apparut sur les lèvres de la jeune fille alors que ces doigts caressaient son verre sur lequel perlait quelques gouttes de condensation.
-Fait attention à ce que tu dis, les battes ça peut couter cher de nos jours !
Ils en faisaient de toutes sortes maintenant toutes plus légères et solides les unes que les autres, à se demander si le batteur derrière avait la moindre influence sur sa propre réussite. Elle but une gorgée de bière, faisant monter le suspense tout en fixant le garçon dans les yeux, trop satisfaite de son effet.
-Et non mon amour, tu as tout faux je n’ai jamais coursé d’Abraxan mais j’ai bien pris une cuite ici même avec Aelle Bristyle. Une soirée plus qu’étrange si tu veux mon avis.
Etrange oui, et où elle avait fini la tête dans les toilettes du bar après un affrontement écourté avec Elfie Chassin, mais ça, elle se garderait bien de le dire, elle n’avait pas encore assez bu pour se dépeindre de la sorte. Elle se pencha en avant, réduisant la distance entre elle et Erwan et planta son index dans l’épaule de son ami.
-Tu m’dois une batte.
Lui chuchotât elle à l’oreille avant de se reculer quelque peu troublée de l’attitude qu’elle venait d’avoir. Certes elle n’avait jamais été gênée si une proximité venait à naitre entre les deux, mais ce ton qu’elle avait eu, cette attitude, cette posture, elle avait envie de jouer à un jeu dangereux, un jeu qu’elle regretterait probablement mais quelque part au fond d’elle elle voulais savoir. Lui plaisait-elle encore ? Pouvait-elle encore séduire son ancien camarade de promotion et oublier quelques secondes qu’elle ne se sentait plus désirée par celui qui avait gagné son cœur. Juste savoir, si son sex appel était mort ou non. Elle se surprenait à y penser, mais ça réveillait en elle des émotions qu’elle n'avait plus ressenti depuis un moment.
Reprenant un peu de distance mais en gardant nonchalamment sa main posée non loin du garçon elle enchaina. Elle ne voulait pas être trop franche, après tout, elle voulait juste jouer mais sans aller plus loin, son amour était déjà tout entier dévoué à Izel.
-A toi, deux vérités un mensonge. Sauf si tu a besoin de plus d’explications sur mes affirmations ?
Au moins avec ce petit jeu, elle avait l’impression que ça vie était un minimum intéressante et que finalement, elle pouvait rivaliser de surprise avec son ancien camarade de maison. Et puis elle était certaine que les anecdotes d’Erwan seraient toutes aussi ahurissantes les unes que les autres et elle était là pour ça, en savoir plus sur son tour du monde et comment il en était arrivé chez Weasley !
-Fait attention à ce que tu dis, les battes ça peut couter cher de nos jours !
Ils en faisaient de toutes sortes maintenant toutes plus légères et solides les unes que les autres, à se demander si le batteur derrière avait la moindre influence sur sa propre réussite. Elle but une gorgée de bière, faisant monter le suspense tout en fixant le garçon dans les yeux, trop satisfaite de son effet.
-Et non mon amour, tu as tout faux je n’ai jamais coursé d’Abraxan mais j’ai bien pris une cuite ici même avec Aelle Bristyle. Une soirée plus qu’étrange si tu veux mon avis.
Etrange oui, et où elle avait fini la tête dans les toilettes du bar après un affrontement écourté avec Elfie Chassin, mais ça, elle se garderait bien de le dire, elle n’avait pas encore assez bu pour se dépeindre de la sorte. Elle se pencha en avant, réduisant la distance entre elle et Erwan et planta son index dans l’épaule de son ami.
-Tu m’dois une batte.
Lui chuchotât elle à l’oreille avant de se reculer quelque peu troublée de l’attitude qu’elle venait d’avoir. Certes elle n’avait jamais été gênée si une proximité venait à naitre entre les deux, mais ce ton qu’elle avait eu, cette attitude, cette posture, elle avait envie de jouer à un jeu dangereux, un jeu qu’elle regretterait probablement mais quelque part au fond d’elle elle voulais savoir. Lui plaisait-elle encore ? Pouvait-elle encore séduire son ancien camarade de promotion et oublier quelques secondes qu’elle ne se sentait plus désirée par celui qui avait gagné son cœur. Juste savoir, si son sex appel était mort ou non. Elle se surprenait à y penser, mais ça réveillait en elle des émotions qu’elle n'avait plus ressenti depuis un moment.
Reprenant un peu de distance mais en gardant nonchalamment sa main posée non loin du garçon elle enchaina. Elle ne voulait pas être trop franche, après tout, elle voulait juste jouer mais sans aller plus loin, son amour était déjà tout entier dévoué à Izel.
-A toi, deux vérités un mensonge. Sauf si tu a besoin de plus d’explications sur mes affirmations ?
Au moins avec ce petit jeu, elle avait l’impression que ça vie était un minimum intéressante et que finalement, elle pouvait rivaliser de surprise avec son ancien camarade de maison. Et puis elle était certaine que les anecdotes d’Erwan seraient toutes aussi ahurissantes les unes que les autres et elle était là pour ça, en savoir plus sur son tour du monde et comment il en était arrivé chez Weasley !
Perséphone: Batteuse, reine des Rumeurs
J'ai plus de virilité dans mon petit doigt que toi dans tout ton corps.
Aliénor Delphillia Batteuse remplaçante des Chauves-souris de Fishucastel
Un moment d’égarement - Partie 2
Voilà qui était troublant ! Et non pas un élément isolé, mais bel et bien toute l’interaction qui venait de se passer. Si ce n’était pas la première fois qu’Ali appelait Erwan « mon amour », le jeune homme n’avait que trop bien en tête la dernière fois qu’elle l’avait fait ! Il lui avait avoué espérer finir la soirée en étant un peu plus proche que des amis, mais elle lui avait subtilement fait comprendre qu’il ne toucherait pas à « ça » tout en lui faisant une très belle déclaration d’amitié. Se pouvait-il qu’Alienor ait de nouveau l’impression qu’Erwan tentait quelque chose avec elle ? Se préparait elle a le recaler une nouvelle fois ? Le jeune homme sonda rapidement sa mémoire pour essayer de déceler ce qu’il aurait pu faire ce soir qui aurait donner des signaux erronés à son amie mais il ne voyait rien…
Voilà ensuite qu’elle essayait de lui faire croire qu’il s’était trompé dans son choix de mensonge ! De plus en plus troublant ! Comment Aelle et Ali avaient elles pu fraterniser assez pour rester assez longtemps ensemble dans un bar ? Il est vrai que l’alcool peut changer les gens… Peut-être que Bristyle devenait une femme joviale et pleine d’humour quand elle avait bu… Erwan avait du mal à y croire, mais soit. Son amie avait très bien choisi ses propositions.
Enfin, pour clôturer ce qu’Erwan avait trouvé troublant. Alienor s’était approché de lui, avait planté son index dans son épaule puis lui avait chuchoté à l’oreille. Trois détails qu’elle aurait pu éviter en lui disant simplement qu’il lui devait une batte, à voix haute depuis sa chaise… Se pouvait-il…? L’avait elle appelé mon amour à cette fin ? Est-ce que c’était Ali qui rentrait dans un jeu de charme avec Erwan !? Le jeune homme espérait que non… Ça faisait longtemps qu’il était tombé sous son charme et qu’il lui avait dit que si elle changeait d’avis il serait là, mais ce n’était pas le bon moment, le bon soir… Il s’enfila une énorme gorgée de sa pinte, comme pour chasser tout au fond de lui ces suspicions, et pour s’acquitter de son gage.
Entre son récit juste avant et son gage, le verre d’Erwan était quasiment vide. Il le vida d’un trait afin d’y glisser les mornilles qui payeraient les prochains pour Ali et lui. Il demanda poliment au verre de revenir à deux verres. Il avait fait l’erreur une fois de ne pas être poli et on ne l’y reprendrait plus ! «Bien sûr que je veux plus d’explications ! Si j’te dois une batte, je veux savoir comment tu as pu te retrouver à boire avec Aelle ! Quand tu dis cuite… c’est cuite cuite ? Ou alors tu m’as berné et c’était juste un verre comme ça par mégarde ?». Leurs verres arrivèrent depuis le plafond, Erwan écoutait l’explication d’Ali tout en lui glissant sa nouvelle pinte sous le nez. Il se demandait si assez d’eau avait coulé sous les ponts pour qu’Aelle se laisse assez aller avec lui jusqu’à boire des coups… Sûrement pas. Il fallait reconnaître que ce haut fait de la part d’Alienor suscitait le plus grand respect d’Erwan ! «Et bah ! J’pensais pas ça possible, tu m’as bien eu ! Alors, à moi… Erwan avait souhaité dans un premier temps attendre pour sortir sa carte joker, mais c’était trop long. Il fallait le dire à Ali, puis les premiers effets de l’alcool commençaient à se faire sentir… J’ai passé deux jours dans une prison, je suis papa et je me suis fait attaquer par un requin.». Erwan s’adossa sur le dossier de sa chaise en posant, autant qu’il le pouvait, ses bras sur le dossier. Il affichait un fier et sournois sourire qui mettrait peut-être Ali sur la piste, mais tant pis, il était trop fier de ses propositions.
Voilà ensuite qu’elle essayait de lui faire croire qu’il s’était trompé dans son choix de mensonge ! De plus en plus troublant ! Comment Aelle et Ali avaient elles pu fraterniser assez pour rester assez longtemps ensemble dans un bar ? Il est vrai que l’alcool peut changer les gens… Peut-être que Bristyle devenait une femme joviale et pleine d’humour quand elle avait bu… Erwan avait du mal à y croire, mais soit. Son amie avait très bien choisi ses propositions.
Enfin, pour clôturer ce qu’Erwan avait trouvé troublant. Alienor s’était approché de lui, avait planté son index dans son épaule puis lui avait chuchoté à l’oreille. Trois détails qu’elle aurait pu éviter en lui disant simplement qu’il lui devait une batte, à voix haute depuis sa chaise… Se pouvait-il…? L’avait elle appelé mon amour à cette fin ? Est-ce que c’était Ali qui rentrait dans un jeu de charme avec Erwan !? Le jeune homme espérait que non… Ça faisait longtemps qu’il était tombé sous son charme et qu’il lui avait dit que si elle changeait d’avis il serait là, mais ce n’était pas le bon moment, le bon soir… Il s’enfila une énorme gorgée de sa pinte, comme pour chasser tout au fond de lui ces suspicions, et pour s’acquitter de son gage.
Entre son récit juste avant et son gage, le verre d’Erwan était quasiment vide. Il le vida d’un trait afin d’y glisser les mornilles qui payeraient les prochains pour Ali et lui. Il demanda poliment au verre de revenir à deux verres. Il avait fait l’erreur une fois de ne pas être poli et on ne l’y reprendrait plus ! «Bien sûr que je veux plus d’explications ! Si j’te dois une batte, je veux savoir comment tu as pu te retrouver à boire avec Aelle ! Quand tu dis cuite… c’est cuite cuite ? Ou alors tu m’as berné et c’était juste un verre comme ça par mégarde ?». Leurs verres arrivèrent depuis le plafond, Erwan écoutait l’explication d’Ali tout en lui glissant sa nouvelle pinte sous le nez. Il se demandait si assez d’eau avait coulé sous les ponts pour qu’Aelle se laisse assez aller avec lui jusqu’à boire des coups… Sûrement pas. Il fallait reconnaître que ce haut fait de la part d’Alienor suscitait le plus grand respect d’Erwan ! «Et bah ! J’pensais pas ça possible, tu m’as bien eu ! Alors, à moi… Erwan avait souhaité dans un premier temps attendre pour sortir sa carte joker, mais c’était trop long. Il fallait le dire à Ali, puis les premiers effets de l’alcool commençaient à se faire sentir… J’ai passé deux jours dans une prison, je suis papa et je me suis fait attaquer par un requin.». Erwan s’adossa sur le dossier de sa chaise en posant, autant qu’il le pouvait, ses bras sur le dossier. Il affichait un fier et sournois sourire qui mettrait peut-être Ali sur la piste, mais tant pis, il était trop fier de ses propositions.
Voyageur amateur ~ Digne héritier de l’esprit Weasley ~ commerçant en herbe
Un moment d’égarement - Partie 2
Au vu de la gorgée que s’enfila le garçon, soit il était choqué d’apprendre qu’elle et Aelle avaient pu partager un instant de buverie, soit lui aussi réagissait à l’attitude de la jeune fille. La main qu’elle gardait décontractée non loin du garçon se crispa quelque peu comme si elle n’avait plus rien à faire là. Elle attrapa son verre en but une nouvelle gorgée avant de constater qu’Erwan avait fini le sien. Et ben ! Quelle descente !
-C’était à la soirée de rentrée des étudiants, je sais même plus comment on s’est retrouvées à la même table mais on a commencé un concours de shots. Tu me connais une fois qu’on me défi je ne m’arrête plus. Mais mélanger tous ces shots, surtout que certains avaient des effets sacrément étranges, je pense que ça m’a autant retourné la tête que le ventre ! Enfin bref une cuite.
Il avait son explication, elle n’irait pas plus loin. Elle lui sourit laissant trainer son regard sur son visage. Il semblait mettre bien plus de barrière que lors de ce bar où il lui avait fait des avances. C’était il y a bien longtemps, mais elle s’en souvenait assez pour constater que son attitude n’était pas la même. Il commanda deux nouvelles peintes qui ne mirent pas longtemps avant d’atterrir sur leur table. Aliénor termina donc rapidement son verre en écoutant des affirmations de l’ancien Poufsouffle. Et elle manqua bien de s’étouffer avec sa bière ! Elle fit claquer le verre sur la table et toussa un peu avant de se reprendre. Elle n’aurait parié sur aucune de ces affirmations ! La prison ? Erwan en prison ? Non pas possible. Quant à la paternité ? C’était encore plus improbable ! Quand aurait-il eu le temps de devenir pap durant son voyage, ou alors peut-être mais de là à être au courant ? C’était une tout autre chose ! Et le requin ? A la limite c’était le plus probable dans la liste et pourtant on ne se faisait pas renifler les mollets par un requin tous les 4 matins !
-Tu me pose une colle là ! Comment ? Non… J’pense pas que tu sois papa. Deux jours de prison, sur un malentendu t’as été trouvé bourré dans le mauvais pays et le requin… Si t’as fait l’Australie c’est presque un rite de passage. Donc va pour ça, la seconde est fausse.
Elle but une nouvelle gorgée de bière tout en regardant Erwan du coin de l’œil. Il allait devoir lui raconter des choses ! En prison dans un pays étranger, dans quelle histoire avait-il pu se mettre. Et s’il était papa ? Ça expliquerait sa réticence vis-à-vis du jeu de séduction d’Aliénor… Mais non enfin ! Papa ? C’était beaucoup trop improbable. Aliénor chassa cette idée de sa tête c’était tout bonnement impossible. Elle était sûre d’elle, c’est Erwan qui allait devoir boire puis s’expliquer !
-C’était à la soirée de rentrée des étudiants, je sais même plus comment on s’est retrouvées à la même table mais on a commencé un concours de shots. Tu me connais une fois qu’on me défi je ne m’arrête plus. Mais mélanger tous ces shots, surtout que certains avaient des effets sacrément étranges, je pense que ça m’a autant retourné la tête que le ventre ! Enfin bref une cuite.
Il avait son explication, elle n’irait pas plus loin. Elle lui sourit laissant trainer son regard sur son visage. Il semblait mettre bien plus de barrière que lors de ce bar où il lui avait fait des avances. C’était il y a bien longtemps, mais elle s’en souvenait assez pour constater que son attitude n’était pas la même. Il commanda deux nouvelles peintes qui ne mirent pas longtemps avant d’atterrir sur leur table. Aliénor termina donc rapidement son verre en écoutant des affirmations de l’ancien Poufsouffle. Et elle manqua bien de s’étouffer avec sa bière ! Elle fit claquer le verre sur la table et toussa un peu avant de se reprendre. Elle n’aurait parié sur aucune de ces affirmations ! La prison ? Erwan en prison ? Non pas possible. Quant à la paternité ? C’était encore plus improbable ! Quand aurait-il eu le temps de devenir pap durant son voyage, ou alors peut-être mais de là à être au courant ? C’était une tout autre chose ! Et le requin ? A la limite c’était le plus probable dans la liste et pourtant on ne se faisait pas renifler les mollets par un requin tous les 4 matins !
-Tu me pose une colle là ! Comment ? Non… J’pense pas que tu sois papa. Deux jours de prison, sur un malentendu t’as été trouvé bourré dans le mauvais pays et le requin… Si t’as fait l’Australie c’est presque un rite de passage. Donc va pour ça, la seconde est fausse.
Elle but une nouvelle gorgée de bière tout en regardant Erwan du coin de l’œil. Il allait devoir lui raconter des choses ! En prison dans un pays étranger, dans quelle histoire avait-il pu se mettre. Et s’il était papa ? Ça expliquerait sa réticence vis-à-vis du jeu de séduction d’Aliénor… Mais non enfin ! Papa ? C’était beaucoup trop improbable. Aliénor chassa cette idée de sa tête c’était tout bonnement impossible. Elle était sûre d’elle, c’est Erwan qui allait devoir boire puis s’expliquer !
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J'ai plus de virilité dans mon petit doigt que toi dans tout ton corps.
Aliénor Delphillia Batteuse remplaçante des Chauves-souris de Fishucastel