Sous la contrainte
Eileen ne semblait pas vouloir insister et continuer à tirer les verts du nez du garçon à propos de cette fameuse blague. Et d’une certaine manière, le petit brun lui en était reconnaissant. Il avait ruminé ses craintes et ses doutes toute la journée durant. Cultivé son venin intérieur jusqu’à la nausée. Il était épuisé. Physiquement et moralement. Le renoncement d’Eileen eut pour effet de lui faire lâcher prise. Comme la brise qui emporterait une feuille, Ernest cessa alors de résister émotionnellement à cette situation. En abandonnant la lutte, la rouquine venait inconsciemment de lui permettre de se défaire d’une partie des remords qui pesaient sur ses épaules bien trop frêles.
Tous les deux avaient cessé de parler alors que le garçon s’affalait légèrement sur la table, observant le feu qui crépitait doucement un peu plus loin. S’il ne croisait pas son regard, le jeune Serpentard sentait son silence comme une présence douce et enveloppante. Un peu comme la chaleur du brasero. Et puis il l’écouta un long moment. C’est qu’elle parlait beaucoup, Eileen. De quoi laisser au garçon une parenthèse dans laquelle se réfugier, une respiration. Il savait qu’elle n’avait pas tout à fait tort. Ou plutôt qu’il n’était peut-être pas tout à fait honnête envers lui-même. Mais c’était difficile. Contradictoire.
Il finit pourtant par reprendre la parole. Un souffle échappé. Comme un soupir de l’âme.
“Tu sais… Parfois, j’aimerais être différent… Plus fort. Plus… Serpentard.”
Ce souffle-là n'était pas juste de l’air. Pas juste une simple parole. C’était un aveu. Un morceau de lui. Et l’une de ses plus grandes contradictions. Car si Ernest aspirait à trouver sa place dans sa maison, l’idée que c’était elle qui ne trouvait pas sa place en lui venait se heurter à son esprit comme les vagues qui venaient s’écraser sur les falaises. Mais si le Choixpeau ne se trompait pas alors… s’il était vraiment digne de Serpentard, de ce nom… sa maison, elle, était-elle vraiment digne de le porter sans le trahir, lui, Ernest Stevens. Et si c’était Serpentard qui avait du mal à le mériter, et pas l’inverse ?
“J’me fais discret, toujours… et… ‘fin… parce que j’ai peur de mal faire ou de mal dire… mais… je crois que j’aimerais qu’on me voit. Juste un peu.”
Il avait relevé ses prunelles vert clair sur le visage de la rouquine. Ernest passait sa vie à s’effacer, et pourtant. Une part de lui criait en silence qu’on le regarde enfin. Il était passé maître dans l’art de se fondre dans le décor - mais toujours avec ce soupçon d’espoir qu’un regard s’attarde malgré tout. En plongeant son regard dans celui de la jeune fille, il réalisait néanmoins qu’il y avait des failles dans son discours. Car la jeune Serdaigle, elle, posait un regard sur lui différent des autres. Eileen le voyait comme personne d’autre ne le voyait ou presque. Dans sa vulnérabilité.
Et si ça avait permis au jeune Serpentard de partager ses doutes et ses craintes les plus profondes, il se surprenait parfois à désirer qu’elle le voit autrement. Plus fort, justement. Plus robuste et vigoureux. Un garçon solide. Un jeune homme. Brave et courageux. Qu’elle le regarde comme les filles de sixième année regardaient les garçons de septième. C’était un paradoxe de plus, de vouloir à tout prix grandir tout en refusant catégoriquement le monde des adultes. En le remettant systématiquement en question.
Les plats et les assiettes commençaient à réapparaître, signal que le repas dans la Grande Salle touchait doucement à sa fin. Tout en récupérant l’assiette à laquelle le petit brun n’avait pas touché, l’un des elfes de cuisine lui donna un léger coup de coude, moitié autoritaire moitié complice. Légèrement gêné, Ernest baissa la tête tout en se frottant l’arrière de la nuque. Il ne pourrait pas rester ici indéfiniment. Mais avant de pouvoir réagir ou s’excuser auprès de l’elfe, ce dernier arrivait déjà avec une assiette à dessert contenant une part de Sticky Toffee Pudding et deux petites cuillères. Le regard de connivence qu’il adressa à l’adolescent eu pour effet immédiat de le faire virer vermillon. La couleur, pas la prof.
Sans un mot, mais avec un léger sourire, il tendit le couvert à la jeune fille assise à côté de lui. Carpe Diem, comme disait l’autre.
Tous les deux avaient cessé de parler alors que le garçon s’affalait légèrement sur la table, observant le feu qui crépitait doucement un peu plus loin. S’il ne croisait pas son regard, le jeune Serpentard sentait son silence comme une présence douce et enveloppante. Un peu comme la chaleur du brasero. Et puis il l’écouta un long moment. C’est qu’elle parlait beaucoup, Eileen. De quoi laisser au garçon une parenthèse dans laquelle se réfugier, une respiration. Il savait qu’elle n’avait pas tout à fait tort. Ou plutôt qu’il n’était peut-être pas tout à fait honnête envers lui-même. Mais c’était difficile. Contradictoire.
Il finit pourtant par reprendre la parole. Un souffle échappé. Comme un soupir de l’âme.
“Tu sais… Parfois, j’aimerais être différent… Plus fort. Plus… Serpentard.”
Ce souffle-là n'était pas juste de l’air. Pas juste une simple parole. C’était un aveu. Un morceau de lui. Et l’une de ses plus grandes contradictions. Car si Ernest aspirait à trouver sa place dans sa maison, l’idée que c’était elle qui ne trouvait pas sa place en lui venait se heurter à son esprit comme les vagues qui venaient s’écraser sur les falaises. Mais si le Choixpeau ne se trompait pas alors… s’il était vraiment digne de Serpentard, de ce nom… sa maison, elle, était-elle vraiment digne de le porter sans le trahir, lui, Ernest Stevens. Et si c’était Serpentard qui avait du mal à le mériter, et pas l’inverse ?
“J’me fais discret, toujours… et… ‘fin… parce que j’ai peur de mal faire ou de mal dire… mais… je crois que j’aimerais qu’on me voit. Juste un peu.”
Il avait relevé ses prunelles vert clair sur le visage de la rouquine. Ernest passait sa vie à s’effacer, et pourtant. Une part de lui criait en silence qu’on le regarde enfin. Il était passé maître dans l’art de se fondre dans le décor - mais toujours avec ce soupçon d’espoir qu’un regard s’attarde malgré tout. En plongeant son regard dans celui de la jeune fille, il réalisait néanmoins qu’il y avait des failles dans son discours. Car la jeune Serdaigle, elle, posait un regard sur lui différent des autres. Eileen le voyait comme personne d’autre ne le voyait ou presque. Dans sa vulnérabilité.
Et si ça avait permis au jeune Serpentard de partager ses doutes et ses craintes les plus profondes, il se surprenait parfois à désirer qu’elle le voit autrement. Plus fort, justement. Plus robuste et vigoureux. Un garçon solide. Un jeune homme. Brave et courageux. Qu’elle le regarde comme les filles de sixième année regardaient les garçons de septième. C’était un paradoxe de plus, de vouloir à tout prix grandir tout en refusant catégoriquement le monde des adultes. En le remettant systématiquement en question.
Les plats et les assiettes commençaient à réapparaître, signal que le repas dans la Grande Salle touchait doucement à sa fin. Tout en récupérant l’assiette à laquelle le petit brun n’avait pas touché, l’un des elfes de cuisine lui donna un léger coup de coude, moitié autoritaire moitié complice. Légèrement gêné, Ernest baissa la tête tout en se frottant l’arrière de la nuque. Il ne pourrait pas rester ici indéfiniment. Mais avant de pouvoir réagir ou s’excuser auprès de l’elfe, ce dernier arrivait déjà avec une assiette à dessert contenant une part de Sticky Toffee Pudding et deux petites cuillères. Le regard de connivence qu’il adressa à l’adolescent eu pour effet immédiat de le faire virer vermillon. La couleur, pas la prof.
Sans un mot, mais avec un léger sourire, il tendit le couvert à la jeune fille assise à côté de lui. Carpe Diem, comme disait l’autre.
@712
Dernière modification par Ernest Stevens le 18 mai 2025, 07:51, modifié 1 fois.
4ème année RP 50-51 - P&O / 15 ans
- COMPTE EN HIATUS -
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La phrase qu'il laissa échapper mit un poing dans la cage thoracique de l'irlandaise. Elle savait qu'il ne s'intégrait pas aussi bien qu'il l'aurait voulu, qu'il restait à l'écart et c'était un crève cœur pour l'irlandaise. Elle ne comprenait pas comment un garçon aussi brillant et aussi merveilleux pouvait ne pas s'intégrer. Elle avait bien imaginé que cela pouvait être dû à la jalousie des autres. Le voir si bon pouvait jouer mais elle se doutait que c'était quelque chose de plus sournois sans réussir à mettre le doigt dessus. Pour elle, la discrimination par le sang n'était pas quelque chose de si puissant dans la communauté sorcière, enfin en ce mois d'avril 2049 car cela changerait doucement mais sûrement, en commençant par une discussion l'été suivant. Son échange avec Ellana et Erin serait le début d'une révolte qui s'amplifierait avec le temps.
D'une voix douce et d'un volume un peu plus bas qu'à son habitude, l'irlandaise tenta de comprendre :
- "Plus fort en quoi ? C'est quoi être un Serpentard ? "
Car clairement, pour elle, il l'était. Fort en cours, fort en idées, fort en intelligence, fort en connaissances. Il avait à n'en pas douter de l'ambition puisqu'il voulait atteindre les sommets pour égaler sa mère. Il pouvait s'avérer rusé et déterminé pour que ses objectifs soient atteints. Il n'y avait qu'à voir ses expériences et toutes les tentatives qu'il mettait en œuvre pour les mener à bien. Là encore, cela révélait une belle débrouillardise de sa part. Elle ne s'en doutait pas, mais il était loyal envers sa maison... La preuve en était une fois encore avec le fait qu'il refuse de dénoncer ses camarades de maison malgré ce qu'il venait de subir. Il n'y avait peut-être que le point du respect de la tradition, qui devait être lourde chez les Serpentard en lien avec l'adulation de leur fondateur et peut-être aussi de Voldemort... Et là encore, la rouquine n'en avait pas la moindre idée. Elle s'interrogeait donc, perdue.
- "Qu'est-ce qui te fait dire qu'on ne te voit pas ?" l'interrogea-t-elle, tout aussi perdue.
Car elle le voyait, il était tout un monde pour elle. Il était lui, il était unique. Elle ne l'aurait remplacé pour rien au monde.
La Serdaigle put voir le manège de l'elfe, s'alarmant soudain qu'Ernest n'ait pas touché à son assiette. Lorsqu'il lui tendit une cuillère pour piocher dans le dessert réconfortant et gourmand, elle lui offrit un sourire lumineux. Non pas qu'elle soit fan de gâteau, mais l'invitation venait de lui. Elle ne pouvait refuser de manger un bout de ce gâteau éponge moelleux et foncé, aux dattes et chaud, nappé d'une riche sauce au caramel et entouré d'une crème anglaise à la vanille. Les calories allaient grimper au plafond, mais elle ne considérait pas à la question à son âge. Elle ne comprit pas pourquoi le garçon virait au rouge, elle n'avait pas la référence de l'autre nom de la pâtisserie, le "sticky date pudding".
- "Tu finis pas ton plat avant ? Je peux attendre pour le dessert... " lâcha-t-elle, d'une voix apaisante.
D'une voix douce et d'un volume un peu plus bas qu'à son habitude, l'irlandaise tenta de comprendre :
- "Plus fort en quoi ? C'est quoi être un Serpentard ? "
Car clairement, pour elle, il l'était. Fort en cours, fort en idées, fort en intelligence, fort en connaissances. Il avait à n'en pas douter de l'ambition puisqu'il voulait atteindre les sommets pour égaler sa mère. Il pouvait s'avérer rusé et déterminé pour que ses objectifs soient atteints. Il n'y avait qu'à voir ses expériences et toutes les tentatives qu'il mettait en œuvre pour les mener à bien. Là encore, cela révélait une belle débrouillardise de sa part. Elle ne s'en doutait pas, mais il était loyal envers sa maison... La preuve en était une fois encore avec le fait qu'il refuse de dénoncer ses camarades de maison malgré ce qu'il venait de subir. Il n'y avait peut-être que le point du respect de la tradition, qui devait être lourde chez les Serpentard en lien avec l'adulation de leur fondateur et peut-être aussi de Voldemort... Et là encore, la rouquine n'en avait pas la moindre idée. Elle s'interrogeait donc, perdue.
- "Qu'est-ce qui te fait dire qu'on ne te voit pas ?" l'interrogea-t-elle, tout aussi perdue.
Car elle le voyait, il était tout un monde pour elle. Il était lui, il était unique. Elle ne l'aurait remplacé pour rien au monde.
La Serdaigle put voir le manège de l'elfe, s'alarmant soudain qu'Ernest n'ait pas touché à son assiette. Lorsqu'il lui tendit une cuillère pour piocher dans le dessert réconfortant et gourmand, elle lui offrit un sourire lumineux. Non pas qu'elle soit fan de gâteau, mais l'invitation venait de lui. Elle ne pouvait refuser de manger un bout de ce gâteau éponge moelleux et foncé, aux dattes et chaud, nappé d'une riche sauce au caramel et entouré d'une crème anglaise à la vanille. Les calories allaient grimper au plafond, mais elle ne considérait pas à la question à son âge. Elle ne comprit pas pourquoi le garçon virait au rouge, elle n'avait pas la référence de l'autre nom de la pâtisserie, le "sticky date pudding".
- "Tu finis pas ton plat avant ? Je peux attendre pour le dessert... " lâcha-t-elle, d'une voix apaisante.
5A en P&O (options SaCM & runes) - Préfète inRP du 01/09/2049 au 16/04/2051 - - - - - #0f8011 - Ouverte aux propositions de RP
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Dans un effort considérable, Ernest avait mis des mots sur un besoin qu’il ne comprenait pas. Pas encore. Aux interrogations de la rouquine, il n’avait pas vraiment de réponse. Il les cherchait encore. Il se cherchait encore. Volontairement, l’adolescent laissa en suspens les questions. Pas de réponse. Mais un regard qui se détourne avec pudeur. Il ne savait pas. Et c’était probablement légitime. Par son silence, le garçon s’autorisa à ne pas savoir. Même si pour lui, c’était difficile à accepter. La solution à cette énigme ne se trouvait dans aucun manuel.
Ernest se contenta d’un haussement d’épaules. C’est tout ce qu’il était capable de donner ce soir. Il se redressa tout de même. Juste un peu. Tout en se frottant la nuque, il esquissa un sourire mince à Eileen. Il observa l’assiette, la part de pudding. Et puis Eileen à nouveau. Le petit brun se râcla légèrement la gorge pour reprendre un peu de contenance. Tout en saisissant la cuillère que l’elfe de maison avait posé à côté de lui, il lâcha dans un murmure :
“Tu sais, la prochaine fois, je… j’me cacherais dans un endroit plus facile à trouver.”
L’ombre d’un autre sourire étira légèrement le coin de ses lèvres. Il releva ses yeux verts vers elle. Un regard qui se voulait complice, mais qui tentait aussi de se faire pardonner. Une note d’humour maladroite pour refermer une parenthèse d’ombres et de vertiges.
Et alors qu’ils partageaient un dessert à deux, dans un silence cotonneux, Ernest sentit le poids de ses fardeaux retomber un peu. Bien sûr, ce n’était pas la fin de ses doutes.
Ce n’était peut-être juste qu’une trêve. Mais c’était déjà beaucoup.
Ernest se contenta d’un haussement d’épaules. C’est tout ce qu’il était capable de donner ce soir. Il se redressa tout de même. Juste un peu. Tout en se frottant la nuque, il esquissa un sourire mince à Eileen. Il observa l’assiette, la part de pudding. Et puis Eileen à nouveau. Le petit brun se râcla légèrement la gorge pour reprendre un peu de contenance. Tout en saisissant la cuillère que l’elfe de maison avait posé à côté de lui, il lâcha dans un murmure :
“Tu sais, la prochaine fois, je… j’me cacherais dans un endroit plus facile à trouver.”
L’ombre d’un autre sourire étira légèrement le coin de ses lèvres. Il releva ses yeux verts vers elle. Un regard qui se voulait complice, mais qui tentait aussi de se faire pardonner. Une note d’humour maladroite pour refermer une parenthèse d’ombres et de vertiges.
Et alors qu’ils partageaient un dessert à deux, dans un silence cotonneux, Ernest sentit le poids de ses fardeaux retomber un peu. Bien sûr, ce n’était pas la fin de ses doutes.
Ce n’était peut-être juste qu’une trêve. Mais c’était déjà beaucoup.
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Merci pour ce RP
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4ème année RP 50-51 - P&O / 15 ans
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A la réaction du petit brun, Eileen comprit qu'il n'avait pas les réponses. Parfois, c'était déjà beaucoup de poser les questions. C'était parfois faire bien plus que la moitié du chemin. C'était déjà quelque chose, un pas vers quelque chose, le début de la route vers sa propre vérité. Et peut-être que le londonnien n'était pas prêt à poursuivre pour l'instant. Il le ferait peut-être, à son rythme.
En attendant, la peine s'effaçait pour un moment, ou s'atténuait tout du moins.
- "T'es pas obligé ! Maintenant, je connais ta cachette à l'heure du repas !" dit-elle.
Elle ne voulait pas qu'il change quoique ce soit qui le fasse se sentir bien pour elle. Il avait le droit d'être et de faire ce qui lui plaisait. "Et je commence à connaitre toutes tes cachettes !" rit-elle amicale. Les endroits isolés étaient ses préférés. Elle pourrait toujours avoir recours dans les dons olfactifs de Mila si jamais elle revenait à ne pas le retrouver. Et puis, elle pouvait compter sur Etan pour lui passer des messages aussi. C'était déjà beaucoup. Au pire, elle pourrait toujours se rabattre sur un hibou de la volière. Les volatiles semblaient avoir un sens particulier des êtres pour savoir systématiquement où les trouver...
Le dessert était réconfortant, comme le silence pouvait l'être. Et c'est ainsi que la crise passa, pas tout à fait résolue, mais pas tout à fait aussi forte non plus.
En attendant, la peine s'effaçait pour un moment, ou s'atténuait tout du moins.
- "T'es pas obligé ! Maintenant, je connais ta cachette à l'heure du repas !" dit-elle.
Elle ne voulait pas qu'il change quoique ce soit qui le fasse se sentir bien pour elle. Il avait le droit d'être et de faire ce qui lui plaisait. "Et je commence à connaitre toutes tes cachettes !" rit-elle amicale. Les endroits isolés étaient ses préférés. Elle pourrait toujours avoir recours dans les dons olfactifs de Mila si jamais elle revenait à ne pas le retrouver. Et puis, elle pouvait compter sur Etan pour lui passer des messages aussi. C'était déjà beaucoup. Au pire, elle pourrait toujours se rabattre sur un hibou de la volière. Les volatiles semblaient avoir un sens particulier des êtres pour savoir systématiquement où les trouver...
Le dessert était réconfortant, comme le silence pouvait l'être. Et c'est ainsi que la crise passa, pas tout à fait résolue, mais pas tout à fait aussi forte non plus.
--- FIN DU RP ---
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