Meilleurs ennemis

« Je t'aime, je te hais »
Il était une fois un fil rouge lia le feu et la glace.
Mais avec le temps, le gel se transforma en eau et les pleurs en rires.
Dernière modification par Lilith McKey le 4 avr. 2025, 15:18, modifié 1 fois.
Lilith Bríd McKey ⋆ Née-sorcière ⋆ 02/11/37 ⋆ Skye ⋆ 2e année RP (13 ans) ⋆ #84774d
Faible présence jusqu’au 22 juin ⋆ 7/14 RP en cours
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Lundi 20.09.49
La matinée avait été un véritable supplice. Enchaîner Métamorphose et Histoire de la Magie, c'était une torture inimaginable, encore pire après un week-end de répit. Lilith détestait le lundi. Heureusement, il y avait le déjeuner qui approchait, puis le cours de Sortilèges.
Elle repensait à tout cela en marchant dans le parc. Elle avait l'habitude de traîner un peu avant d'aller manger, de laisser passer l'heure pour éviter la foule. Ses frères, après l'avoir vue faire plusieurs fois, s'étaient mis à adopter la même habitude. Lilith était introvertie. Elle adorait l’océan et le bruit du vent. Les discussions bruyantes et les éclats de rire autour des tables de repas, c’était niet.
Elle s’allongea sur l’herbe, encore humide du matin, et ferma les yeux pour profiter du soleil. Elle s’étira, cherchant à apaiser ses muscles fatigués et à oublier ses devoirs. Le chant des oiseaux parvenait à ses oreilles. Un instant, elle s’imagina de nouveau sur l'île, allongée près des vagues. Puis soudain, des cris la tirèrent loin de son paradis. C’était Matthew, évidemment, toujours à crier pour un rien. Elle n'en pouvait plus de lui.
Un sourire espiègle se dessina sur ses lèvres. Sans réfléchir, elle dégaina sa baguette et, d’un geste sûr, se lança dans un entraînement de Wingardium Leviosa. Elle fixa un petit caillou, concentrée. Le premier essai fut un échec cuisant ; le caillou ne s'éleva même pas d'un mètre. Le deuxième essai s'en approcha, mais le caillou tomba juste à côté de son pied. Mais le troisième... ce fut parfait. Le caillou s'éleva lentement, flottant dans les airs avant de se poser délicatement sur le nez de Matthew. Ce n'était qu'une taquinerie, un petit rien.
Lilith Bríd McKey ⋆ Née-sorcière ⋆ 02/11/37 ⋆ Skye ⋆ 2e année RP (13 ans) ⋆ #84774d
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Si je l’ignore, elle m’oubliera peut-être. - Lundi 20 septembre 2049
Matthew s’habituait doucement au rythme de la scolarité au château. Fidèle à lui-même, il parlait librement à tous ceux qui s’approchaient de lui, avait déjà fait plusieurs fois le tour du parc dans l’espoir de satisfaire sa curiosité (qui n’en était que plus exacerbée), et commençait lentement, mais sûrement à se repérer dans le labyrinthe qu’était l’école.
En bref, Matthew était comme un strangulot dans l’eau.
Il faisait tout de même de son mieux pour éviter de se retrouver au milieu d'une foule, essayait d'attendre que la grande salle soit moins bruyante avant d'y aller, et ignorait scrupuleusement l'entrée de la bibliothèque lorsqu'il n'était pas accompagné de sa sœur.
Et il y avait McKey aussi. L'adolescent avait l'impression de la voir partout où il allait, comme s'ils étaient reliés par un fil invisible qui les menait l'un à l'autre chaque fois que l'une ou l'autre tentaient de prendre le chemin inverse.
Ce jour-là il l'avait repérée, allongée dans l'herbe, ses cheveux vifs tranchaient avec la couleur de la verdure. Le garçon lui avait alors tourné le dos, cherchant à s'éloigner, mais un camarade à qui il avait prêté son livre de cours le matin même venait vers lui pour le lui rendre.
Il avait facilement oublié la Gryffondor, jusqu'à ce que son œil capte le mouvement d'un caillou vers ses pieds. Alors il se tourna et la vit, baguette pointée vert lui et caillou flottant venant lui chatouiller le bout du nez avant de retomber.
Il la trouva drôle. Elle était intrigante. Incomprise. Une énigme.
« Tu es ridicule. » Lâcha-t-il fortement à son attention avant de retourner au château.
Elle ne l'était pas du tout, mais il ne lui dirait jamais.
- Vendredi 1er octobre 2049
Matthew adorait passer du temps autour des enclos des cours de soins aux créatures magiques. Il était surtout collé aux vitres des terrariums et vivariums, espérant à chaque fois voir un lézard pointer ses écailles. En attendant, il se contentait des autres créatures présentes, passant un temps certain à les observer en fredonnant quelques mélodies.
Le jeune Warren prit finalement le chemin pour rentrer au château. Après le pont, il vit une adolescente aux cheveux de feu et au caractère similaire, passer devant lui. Sans réfléchir réellement, il sortit sa baguette et la tendit devant lui. Il avait repéré un sortilège dans son manuel de défense contre les forces du mal, il savait qu'il ne le maîtrisait pas entièrement, mais estima que ce serait largement suffisant contre Lilith.
Articulant comme il fallait, mettant l'accent où il était, Matthew prononça : « Colloshoo. » Seul le talon de la semelle de la chaussure droite de la Gryffondor se colla au sol. C'était bête, incomplet et ridicule, mais suffisant pour qu'il puisse la dépasser en souriant.
Il se dépêcha tout de même, car il savait qu'elle ne mettrait pas longtemps à se séparer du sol, si elle n'avait pas l'idée d'enlever sa chaussure pour lui courir après.
L'adolescent aimait bien la taquiner, mais ne voulait pas subir l'incendie de sa frustration en retour.
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Elle ne savait pas si elle était ridicule ou pas, mais ça lui allait de l'être, juste pour lui.
Ses joues fleurirent.
Ses joues fleurirent.

1er octobre 2049
Lilith était prête. Demain, elle allait s’en aller, et c’était sûr. Mais plus les heures passaient, plus son cœur faisait des vagues. Elle ne mangeait presque plus, et dormir ? C’était comme si ses yeux refusaient de se fermer. Elle était une enfant un peu turbulente, mais elle n’avait jamais, au grand jamais, franchi cette limite. Cette limite qu’elle allait clairement franchir. Alors, quand son soulier se colla au sol, elle le prit comme un message. Un message d’en haut, quelque part dans les nuages. C’était comme si quelqu’un lui murmurait qu’elle ferait mieux de rester là, avec ses idiots. Puis, elle aperçut Matthew qui la dépassait sans même la regarder.
Elle se dépêcha de décoller son pied, furieuse. Elle avait failli flancher. Et le pire, c’était que tout ça était encore la faute de ce veracrasse au sourire bien trop séduisant. Elle s’en voulait de le trouver mignon et de se laisser avoir comme ça. Si elle partait, c’était aussi de sa faute. Depuis le premier jour où ils s’étaient croisés, il avait toujours su la mettre dans des situations impossibles. Lilith ne courut pas après lui. Elle aurait bien voulu, mais son corps ne voulait pas. Alors, elle se contenta de râler, bien fort, histoire qu’il l’entende, avant de partir loin de lui.
— Tu peux fuir, Matthew Warren, ça changera rien !
Oui, elle lui ferait payer, même si ça devait lui coûter de revenir pour ça.
12 octobre 2049
— Alors Lilith, une nouvelle idée pour nous faire perdre des points ?
Une autre remarque cinglante.
Lilith en mangeait un peu trop depuis son retour, au point de lui ôter l'appétit.
Elle marchait, les yeux rivés au sol, elle voulait disparaître dans les pavés. Elle ne répondit rien. Son feu intérieur s’était éteint depuis sa fuite ratée. C'était son ego, sa punition, et puis cette idée qu'elle allait devoir passer encore une bonne septième d'année ici avant de pouvoir fuir cette école de malheur. Elle ne criait plus, ne jetait plus rien, ne lançait plus de mots tranchants. Non. Elle ne parlait même plus. Ses frères s’inquiétaient, mais sur ordre de leurs parents, ils la surveillaient comme des petits gardiens, rapportant tout à leurs parents. Enfin, surtout Cameron, le parfait élève. Roy, lui, même s'il n’avait jamais fait pire, la comprenait un peu.
Lilith se hâta d’aller en cours de vol. Elle n'avait pas envie de croiser quelqu'un, de parler à qui que ce soit. Elle avait peur. C'était le pire qui pouvait lui arriver. Et puis, sans vraiment le vouloir, elle bouscula Matthew. Elle avait toujours l’intention de lui faire payer pour ce fichu maléfice du pot de colle, mais là, ce n'était pas trop le moment. Elle le fixa alors un peu trop longtemps, sans dire un mot, sans s'excuser, comme si c'était lui qui avait fait quelque chose de mal. Et puis, sans prévenir, elle éclata en pleurs, hurlant à s'en faire sauter les tympans, telle une Mandragore. Finalement, seulement lui pouvait lui redonner un peu de vie.
Reducio
- Mon PJ est présent
- PNJ anonyme : Il sert à montrer le ressenti des autres Gryffondors. Ils sont en colères contre Lilith pour avoir fait perdre plusieurs points en cherchant à fuir Poudlard.
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- Vendredi 1er octobre 2049
Matthew entendit vaguement Lilith ronchonner dans son dos. Il se retourna, même s'il continua sur sa lancée et s'éloignait encore d'elle. Il voulait la voir quand elle le frapperait, parce qu'il voulait pouvoir expliquer comment elle s'y était prise. Mais l'adolescente ne le poursuivit pas, elle ne lui courut pas après.
Matthew ne s'arrêta pas, continuant à mettre de la distance entre elle et lui. Le garçon fronça les sourcils en la regardant prendre le chemin inverse.
Quelque chose n'allait pas.
Qui avait éteint l'incendie McKey ?
Choisissant de suivre ce que sa sœur aurait fait à sa place, il préféra ne pas s'en mêler, et laissa, plus tard, les notes de violon chasser les mots fades de la Gryffondor.
- Mardi 12 octobre 2049
Le jeune Warren avait entendu l'histoire de McKey, la rouquine bizarre qui avait tenté de s'enfuir de l'école. Il avait écouté chacune des histoires rapportées, mais il n'y croyait pas. Ou plutôt, il ne voulait pas y croire, ne voulait pas s'en mêler. C'était juste une camarade un peu étrange qui avait potentiellement fait quelque chose d'interdit.
Il ne l'avait plus vue depuis ce jour où il avait essayé de lui coller les pieds au sol. Il attendait juste le retour du cognard, parce que c'était comme un jeu, un accord tacite entre eux depuis la rentrée. Je t'embête, la prochaine fois qu'on se croise, ce sera ton tour. Et ainsi de suite.
L'adolescent était même impatient de voir quel tour elle allait faire cette fois, lequel il pourrait bien lui jouer ensuite. Parce que c'était ça : un jeu. Et par Merlin, il comptait bien gagner !
Matthew suivait les autres de loin, rejoignant sa classe pour le cours de vol. Cette matière l'angoissait toujours un peu. Il fredonnait inconsciemment, comme d'habitude, essayant de ne pas penser au fait qu'il serait bientôt perché sur un balai.
Il sentit quelqu'un le percuter, et se retourna par réflexe pour voir qui, et se figea en voyant McKey juste devant lui. Ça y était ? C'était le jour où elle allait se venger ?
Le moment lui parut interminable, le silence était horrible. Chaque fois que ce dernier s'éternisait, le jeune Warren ne savait plus si c'était une terrifiante réalité qui se mettait en place, ou un épouvantard qui venait le terrifier. Mais la créature n'en était pas une, il était bien en présence de la vraie Lilith qui explosa. Littéralement.
Matthew recula d'un pas, surprit par la sirène retentissante qui s'échappait de la bouche de sa camarade. Le flot de hurlements et de pleurs le percuta de plein fouet, et il se retrouva bêtement à lever les mains en signe universel de défense, autant pour signifier aux élèves qui passaient non loin qu'il n'y était pour rien. Qu'il ne l'avait pas attaquée. Qu'il n'avait rien dit ou fait pour la faire pleurer ainsi. Il n'aurait jamais pensé que c'était même possible.
L'adolescent ne savait absolument pas quoi faire. Il pouvait gérer les cris, les attaques, les menaces... mais les pleurs ? Maladroitement, lui laissant une porte de sortie, il tenta de la serrer dans ses bras, doucement, avant de la tirer un peu plus loin du chemin et des regards curieux.
« Tu devrais t'asseoir. » souffla-t-il fortement, ne la lâchant pas du regard. « 'Fin, si tu veux. Respire. Ça par contre, c'est important. » Il tenta l'humour, se disant que ça ne pourra pas être pire. Du moins il l'espérait.
« Tu as mal quelque part ? » tenta-t-il également, bien que cette phrase lui rappelle fortement leur toute première rencontre. « Est-ce que... tu as besoin d'aller à l'infirmerie ? Ou juste faire une pause ? Tu veux boire ? Enfin, je demande, mais désolé, je n'ai rien à boire. J'ai du chocolat si tu veux. Tu veux du chocolat ? »
Parce qu'en plus, l'angoisse le rendait bavard au possible. Lui qui n'avait déjà pas sa langue dans sa poche en temps normal.
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Matthew la serra contre lui. Un peu maladroitement. Comme s’il avait peur de se prendre un coup de pied mal placé — ce qui, connaissant Lilith, n’était pas complètement impossible. Un autre jour, elle l’aurait peut-être repoussé d’un bon coup de coude. Mais pas aujourd'hui. En ce jour, elle le laissa faire. Et elle cria encore plus fort. Elle n’avait plus de mots, juste des sanglots qui secouaient son ventre et des larmes qui coulaient sans s’arrêter. On aurait dit Mimi Geignarde...
Matthew, tout doux, presque gêné, lui demanda si elle voulait s’asseoir. Ou respirer. Parce que «c’est important de respirer», avait-il dit, très sérieux. Elle essaya. Un peu. Mais c’était dur de respirer quand on pleure. Le souffle se coinçait, tremblait, faisait des espèces de spasmes. Alors elle s’assit. Là. Par terre. Sur le sol froid.
Matthew avait l’air un peu perdu. Il demanda si elle avait mal. Elle secoua la tête. Non, elle n’avait pas mal. Pas comme ça. Pas au point d’aller à l’infirmerie, en tout cas. Elle n’était pas faible. Et puis… elle ne pleurait jamais. Ce n’était pas dans sa nature. Alors pourquoi continuer. Pour couper court à tout ça, elle prit le chocolat qu’il lui tendait. Elle, qui n’aimait pas le sucre, l’engloutit d’un seul coup. Sans rien lui laisser. Elle murmura un petit : «Merci».
Elle n’arrivait pas à parler. Alors pour une fois, elle le laissa parler. Elle aimait bien l’entendre, en fait. C’était bizarre, mais sa voix la calmait. Elle faillit même rigoler. Un peu. Juste un tout petit peu. C’était étrange, mais elle voulait rester là. Avec lui. Si seulement il n’y avait pas cours. Quand elle se sentit un peu plus calme, elle se releva. D’un geste lent mais décidé. Puis, elle lui tendit la main. Comme faisaient les moldus. Matthew sembla surpris. Lilith serra la sienne doucement. Elle aurait voulu la garder un peu plus longtemps… mais elle la lâcha. Parce qu’il le fallait. «À tout à l’heure», dit-elle d’une voix faible mais assurée.
Elle savait qu’elle allait le revoir ce soir.
Parce qu’elle le voulait.
Mais il l'évita.
Elle essuya discrètement une larme, comme si de rien n'était.
Le lendemain, Lilith mit au point un plan machiavélique. Un maléfice terrible. Horrible. Il était là, sur le chemin, parlant au Ryan. Elle marcha vite pour le rattraper. Elle fixa son dos un instant, le regard brûlant de colère. Puis, d’un geste rapide, elle saisit sa baguette et murmura d’une voix basse, presque un souffle : «Calvorio...». Elle était si furieuse du râteau de la veille que son sortilège avait un peu trop bien marché. Trop, même.
Avant de se coucher, Matthew retrouva enfin ses cheveux… mais pas comme il les avait laissés.
Matthew, tout doux, presque gêné, lui demanda si elle voulait s’asseoir. Ou respirer. Parce que «c’est important de respirer», avait-il dit, très sérieux. Elle essaya. Un peu. Mais c’était dur de respirer quand on pleure. Le souffle se coinçait, tremblait, faisait des espèces de spasmes. Alors elle s’assit. Là. Par terre. Sur le sol froid.
Matthew avait l’air un peu perdu. Il demanda si elle avait mal. Elle secoua la tête. Non, elle n’avait pas mal. Pas comme ça. Pas au point d’aller à l’infirmerie, en tout cas. Elle n’était pas faible. Et puis… elle ne pleurait jamais. Ce n’était pas dans sa nature. Alors pourquoi continuer. Pour couper court à tout ça, elle prit le chocolat qu’il lui tendait. Elle, qui n’aimait pas le sucre, l’engloutit d’un seul coup. Sans rien lui laisser. Elle murmura un petit : «Merci».
Elle n’arrivait pas à parler. Alors pour une fois, elle le laissa parler. Elle aimait bien l’entendre, en fait. C’était bizarre, mais sa voix la calmait. Elle faillit même rigoler. Un peu. Juste un tout petit peu. C’était étrange, mais elle voulait rester là. Avec lui. Si seulement il n’y avait pas cours. Quand elle se sentit un peu plus calme, elle se releva. D’un geste lent mais décidé. Puis, elle lui tendit la main. Comme faisaient les moldus. Matthew sembla surpris. Lilith serra la sienne doucement. Elle aurait voulu la garder un peu plus longtemps… mais elle la lâcha. Parce qu’il le fallait. «À tout à l’heure», dit-elle d’une voix faible mais assurée.
Elle savait qu’elle allait le revoir ce soir.
Parce qu’elle le voulait.
Mais il l'évita.
Elle essuya discrètement une larme, comme si de rien n'était.
Le lendemain, Lilith mit au point un plan machiavélique. Un maléfice terrible. Horrible. Il était là, sur le chemin, parlant au Ryan. Elle marcha vite pour le rattraper. Elle fixa son dos un instant, le regard brûlant de colère. Puis, d’un geste rapide, elle saisit sa baguette et murmura d’une voix basse, presque un souffle : «Calvorio...». Elle était si furieuse du râteau de la veille que son sortilège avait un peu trop bien marché. Trop, même.
Avant de se coucher, Matthew retrouva enfin ses cheveux… mais pas comme il les avait laissés.
Lilith Bríd McKey ⋆ Née-sorcière ⋆ 02/11/37 ⋆ Skye ⋆ 2e année RP (13 ans) ⋆ #84774d
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Pendant que Lilith s'asseyait enfin par terre, le garçon s'accroupit face à elle. L'adolescente le dépassait largement en taille, mais ce jour-là elle semblait si petite.
Elle accepta son chocolat et l'avala rapidement. Il vit ses lèvres bouger, mais n'entendit pas ce qu'elle dit. Mais cela n'avait pas l'air d'être une insulte, ni une phrase pour le repousser. Aussi il resta là, attendant qu'elle se calme et qu'elle se relève d'elle-même quand elle le sentirait.
Il attendit, faillit déplacer une mèche de son visage dans l'espoir de voir ce qu'elle pouvait dire, et si ses larmes se tarissaient, mais se retint au dernier moment. S'il avait honnêtement peur de se faire mordre, c'était surtout pour respecter l'espace vital de la jeune fille. Déjà qu'il l'avait prise dans ses bras sans se prendre un coup, il ne voulait pas trop tenter sa chance.
Puis Lilith se leva lentement, semblant reprendre pied. Et alors qu'il ne s'y attendait pas du tout, elle lui tendit la main. L'adolescent se redressa et lui donna ce qu'elle voulait, la laissant lui serrer doucement la paume.
C'était étrange, un peu comme un remerciement, mais accompagné de mots qu'il n'entendit pas. Il ne voulait pas la brusquer, et préféra ne pas lui demander de répéter. Aussi, il la regarda s'éloigner sans comprendre réellement ce qui venait de ce passer.
Il finit par la suivre de loin, ne sachant pas trop quoi faire.
Plus tard dans la journée, il choisit d'agir comme avant, comme s'il ne c'était rien passé. Ne voulant pas appuyer là où, visiblement, c'était douloureux. Lilith n'eut pas l'air de changer son comportement, alors le jeune Warren en fit de même, attendant sa prochaine "attaque".
Cette dernière arriva le lendemain. Il marchait tranquillement lorsqu'il sentit soudainement qu'il avait froid à la tête. Il voulut ébouriffer ses cheveux, mais ne rencontra que son crâne. Il se retourna pour voir McKey, l'air furieuse et... satisfaite ?
Malgré sa soudaine calvitie, Matthew lui sourit. Lilith avait retrouvé ses flammes vengeresses.
C'était étrange, car cette fille le terrifiait un peu, mais il n'avait pas peur de se faire brûler malgré tout. Au contraire, il préférait largement la voir ainsi, étrange avec ce feu intérieur qui avait repris ses forces, plutôt que comme la veille, éteinte.
Il emprunta le bonnet de Ryan rapidement, et décida de reprendre le sien dans son sac au cas ou pour les jours suivants le retour de sa chevelure. On était jamais trop prudent.
Matthew étudiait avec sérieux, ou du moins, du mieux qu'il était capable. Il n'allait jamais à la bibliothèque sans sa sœur, la seule avec qui il pouvait communiquer en langue des signes et être certain de ne pas déranger les autres en parlant apparemment trop fort.
Soria ne se doutait pas vraiment que, certaines de ses recherches personnelles sur des cours qui arriveraient plus tard dans l'année, étaient surtout pour continuer son jeu implicite contre Lilith.
Il avait épluché patiemment ses manuels de sortilège, de défense contre les forces du mal, et de métamorphose, cherchant le prochain sort qu'il pourrait lui lancer à l'occasion. Il tentait également de prévoir sa prochaine attaque, bien que, normalement, c'était à son tour cette fois.
Le jeune Warren était parti au lac jouer un peu de violon, avant de retrouver des amis un peu plus tard. C'est sur le retour qu'il la croisa, marchant seule dans le parc. Le garçon hésita, il craignait qu'elle se rebelle et que son instrument soit abîmé.
Mais c'était à lui de jouer, et il refusait catégoriquement de perdre son tour. En plus, il n'y avait personne aux alentours, et elle était dans l'herbe. Donc, elle ne se ferait pas (trop) mal en tombant, si elle venait à tomber prise dans son élan.
Et s'il réussissait son sortilège.
Il plaça son étui dans son dos, sortit sa baguette et visa sa camarade en prononçant clairement : « Locomotor Mortis ! »
C'est seulement à son deuxième essai qu'il réussit, et Matthew eut un petit rire joyeux en voyant cela. Il s'assura tout de même d'un signe de tête qu'elle allait bien, qu'elle était toujours debout, avant de partir en courant. C'était un jeu, juste un jeu, et le seul moyen de communication qu'il connaissait pour approcher cette fille. Il arrêterait immédiatement si cela venait à la blesser.
Il avait bien conscience que les jambes de l'adolescente ne resteraient pas collées éternellement, et il devait placer son violon en lieu sûr avant de se faire attraper à son tour.
Elle accepta son chocolat et l'avala rapidement. Il vit ses lèvres bouger, mais n'entendit pas ce qu'elle dit. Mais cela n'avait pas l'air d'être une insulte, ni une phrase pour le repousser. Aussi il resta là, attendant qu'elle se calme et qu'elle se relève d'elle-même quand elle le sentirait.
Il attendit, faillit déplacer une mèche de son visage dans l'espoir de voir ce qu'elle pouvait dire, et si ses larmes se tarissaient, mais se retint au dernier moment. S'il avait honnêtement peur de se faire mordre, c'était surtout pour respecter l'espace vital de la jeune fille. Déjà qu'il l'avait prise dans ses bras sans se prendre un coup, il ne voulait pas trop tenter sa chance.
Puis Lilith se leva lentement, semblant reprendre pied. Et alors qu'il ne s'y attendait pas du tout, elle lui tendit la main. L'adolescent se redressa et lui donna ce qu'elle voulait, la laissant lui serrer doucement la paume.
C'était étrange, un peu comme un remerciement, mais accompagné de mots qu'il n'entendit pas. Il ne voulait pas la brusquer, et préféra ne pas lui demander de répéter. Aussi, il la regarda s'éloigner sans comprendre réellement ce qui venait de ce passer.
Il finit par la suivre de loin, ne sachant pas trop quoi faire.
Plus tard dans la journée, il choisit d'agir comme avant, comme s'il ne c'était rien passé. Ne voulant pas appuyer là où, visiblement, c'était douloureux. Lilith n'eut pas l'air de changer son comportement, alors le jeune Warren en fit de même, attendant sa prochaine "attaque".
Cette dernière arriva le lendemain. Il marchait tranquillement lorsqu'il sentit soudainement qu'il avait froid à la tête. Il voulut ébouriffer ses cheveux, mais ne rencontra que son crâne. Il se retourna pour voir McKey, l'air furieuse et... satisfaite ?
Malgré sa soudaine calvitie, Matthew lui sourit. Lilith avait retrouvé ses flammes vengeresses.
C'était étrange, car cette fille le terrifiait un peu, mais il n'avait pas peur de se faire brûler malgré tout. Au contraire, il préférait largement la voir ainsi, étrange avec ce feu intérieur qui avait repris ses forces, plutôt que comme la veille, éteinte.
Il emprunta le bonnet de Ryan rapidement, et décida de reprendre le sien dans son sac au cas ou pour les jours suivants le retour de sa chevelure. On était jamais trop prudent.
- Mercredi 20 octobre 2049
Matthew étudiait avec sérieux, ou du moins, du mieux qu'il était capable. Il n'allait jamais à la bibliothèque sans sa sœur, la seule avec qui il pouvait communiquer en langue des signes et être certain de ne pas déranger les autres en parlant apparemment trop fort.
Soria ne se doutait pas vraiment que, certaines de ses recherches personnelles sur des cours qui arriveraient plus tard dans l'année, étaient surtout pour continuer son jeu implicite contre Lilith.
Il avait épluché patiemment ses manuels de sortilège, de défense contre les forces du mal, et de métamorphose, cherchant le prochain sort qu'il pourrait lui lancer à l'occasion. Il tentait également de prévoir sa prochaine attaque, bien que, normalement, c'était à son tour cette fois.
Le jeune Warren était parti au lac jouer un peu de violon, avant de retrouver des amis un peu plus tard. C'est sur le retour qu'il la croisa, marchant seule dans le parc. Le garçon hésita, il craignait qu'elle se rebelle et que son instrument soit abîmé.
Mais c'était à lui de jouer, et il refusait catégoriquement de perdre son tour. En plus, il n'y avait personne aux alentours, et elle était dans l'herbe. Donc, elle ne se ferait pas (trop) mal en tombant, si elle venait à tomber prise dans son élan.
Et s'il réussissait son sortilège.
Il plaça son étui dans son dos, sortit sa baguette et visa sa camarade en prononçant clairement : « Locomotor Mortis ! »
C'est seulement à son deuxième essai qu'il réussit, et Matthew eut un petit rire joyeux en voyant cela. Il s'assura tout de même d'un signe de tête qu'elle allait bien, qu'elle était toujours debout, avant de partir en courant. C'était un jeu, juste un jeu, et le seul moyen de communication qu'il connaissait pour approcher cette fille. Il arrêterait immédiatement si cela venait à la blesser.
Il avait bien conscience que les jambes de l'adolescente ne resteraient pas collées éternellement, et il devait placer son violon en lieu sûr avant de se faire attraper à son tour.
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Lilith n’avait pas cours, c’était journée libre. Sauf que, pour Lilith, ça n’existait pas. Elle s’accordait juste une heure de plus sous la couette, traînait longtemps sous la douche, et papotait tranquillement dans la grande salle avec son petit-déjeuner — les tartines à moitié froides, mais tant pis. Après, c’était opération rattrapage. Lilith était toujours en retard. Elle vivait avec le nez dans ses notes, ses bouquins, et son carnet en cuir qu’elle appelait son exutoire, sa survie. Et malgré tout ça, Lilith restait toujours en retard.Mercredi 20 octobre 2049
Elle aurait adoré devenir joueuse de Quidditch, ou passer ses journées à flâner dans les couloirs du château, même si elle détestait croiser les gens et poussait des cris dès qu’un truc bougeait sans son autorisation. Bref, pas vraiment compatible avec la foule. Alors vous comprendrez… que le sortilège du Warren, ça ne passait pas.
Il n’y avait plus de Matthew. Non monsieur, pas le moindre misérable petit Matthew dans l’air. Juste un Warren sec, strident, et cruel. Une gifle de vent en hiver. Elle entendait dans son enfer, le cri de la vengeance. Parce que Lilith, ce jour-là, avait eu le malheur de vouloir souffler un peu — enfin, façon de parler, parce qu’elle lisait toujours son manuel d’Histoire de la Magie — après une séance commando à la bibliothèque. Et là, le Warren a eu la merveilleuse idée de lui coller les jambes. Littéralement. Devant tout le monde.
Et pendant ce temps, elle devait encore finir ce fichu devoir sur les fondateurs de Poudlard. Et répondre à d’autres questions débiles. Des dates, des noms, des vieilleries d’un autre temps qui, selon elle, ne servaient à rien d’autre qu’à transformer la tête des profs en citrouilles boursouflées, façon sortilège d’engorgement raté. Une corvée. Une vraie. Et maintenant, grâce à Warren, cette corvée allait devoir être faite en vitesse supersonique. Lilith mit une éternité à retourner à la bibliothèque ce jour-là. Elle y laissa un bon morceau d’amour-propre… et peut-être quelques grammes aussi.
Comme cadeau d’anniversaire, Lilith eut droit à une journée bien remplie. Debout de 8h00 à 23h00. Youpi. Elle ouvrit les yeux déjà de mauvaise humeur et passa la majeure partie de la matinée à bouder. Lilith boudait très bien, d’ailleurs. Elle reçut ses cadeaux dans la matinée : des bonbons de la part de Roy (selon lui les meilleurs du monde), une potion d’allégresse de Mamie – normale, elle la connaissait par cœur – et, évidemment, des manuels. Ceux-là venaient de ses parents, qui avaient toujours du mal à comprendre à qui ils avaient affaire.Mardi 02 novembre 2049
Cameron, son grand frère, lui avait trouvé quelque chose de bien mieux : un marque-page, où volait une chouette hulotte enchantée. Si Lilith l’appelait Nébula, elle chantait doucement. Lilith l’adorait. Elle était trop mignonne, un vrai petit trésor. Son frère avait un don pour offrir des cadeaux. Enfin, un peu de magie dans ce mardi de l'horreur. Malgré tout, Lilith était fière d’avoir douze ans. Douze, c’était grand. Elle avait hâte d’en avoir dix-huit. De ne plus être une enfant. De faire ce qu’elle voulait, quand elle le voulait. Mais, comme tous les enfants pressés de grandir, elle finirait sûrement par regretter que le temps file trop vite.
L’après-midi ne s’annonçait pas meilleure. Heureusement, elle tomba sur Matthew à la sortie du cours de botanique. Elle se dépêchait, en retard (comme toujours) pour la bibliothèque, quand elle le vit. Tout sourire, entouré de monde. Évidemment.
Matthew. Son némésis.
Tout le monde l’aimait bien. Trop bien même. Il riait, discutait, brillait. Et Lilith, elle, n’avait qu’une envie : le faire redescendre de son petit nuage. Elle s’était préparée pour ce moment. Elle n’avait pas oublié sa montée en mode kangourou dans les escaliers. Les bleus sur ses jambes s’en souvenaient encore ! Avec un sourire presque diabolique, elle s’approcha du groupe. Puis, d’un geste rapide, elle lança son meilleur sortilège : Glutinamentum. En plein sur Matthew et ses amis. Touchés !
Ses bras, toujours encombrés de manuels – parce que Lilith n’avait jamais le temps de les ranger – elle lui tira la langue avant de se mettre à rire, un rire franc et sans retenue. Matthew et sa bande la fixaient, découvrant pour la première fois ses dents du bonheur. Car elle avait eu son petit bonheur. C’était peut-être ça, au fond, son véritable cadeau d’anniversaire.
Lilith Bríd McKey ⋆ Née-sorcière ⋆ 02/11/37 ⋆ Skye ⋆ 2e année RP (13 ans) ⋆ #84774d
Faible présence jusqu’au 22 juin ⋆ 7/14 RP en cours
✓Dyslexique dysorthographique
Meilleurs ennemis
- Mardi 02 novembre 2049
Matthew sortait du cours de botanique en discutant avec deux autres élèves de sa classe. Il avait découvert récemment qu'un de ses camarades voulait apprendre la langue des Mandragores, et cela avait attisé la curiosité du jeune Warren. Ce dernier s'était lancé dans un semblant d'interview, tant il posait des questions au concerné, qui répondait avec un autre camarade.
Les adolescents marchaient sereinement, Matthew ne faisant plus vraiment attention à son entourage quand il était en pleine conversation. C'était déjà difficile pour lui de suivre parfois, alors il ne se préoccupait pas vraiment des personnes autour de lui, qui ne faisaient pas partie de la discussion en cours.
Il aurait du certainement.
Alors qu'ils ralentissaient afin de se séparer, ils sentirent leurs pieds se coller au sol. Impossible de bouger d'un chouïa la moindre semelle. Le jeune Warren se tourna comme il put pour observer autour, cherchant celui ou celle qui avait lancé ce sortilège.
Pendant que ses camarades se libéraient, il observa Lilith et son sourire. Non seulement, c'était la première fois qu'il la voyait sourire, vraiment sourire, mais aussi cela contrastait totalement avec l'image qu'il avait d'elle, dans ses bras, en pleurs.
« On peut en reparler plus tard ? » fit l'adolescent à ses camarades, après s'être libéré du sortilège. Ce n'était pas aussi facile qu'il le pensait, McKey avait plutôt bien réussit son tour.
Matthew avait sorti sa baguette dès qu'il avait croisé les yeux de la Gryffondor. D'habitude, ils se séparaient là et continuaient plus tard. Mais aujourd'hui, elle restait là, plantée devant lui avec ses livres dans ses bras, et il avait envie de continuer maintenant. Pas d'attendre encore une autre opportunité.
Alors sans réfléchir, il tendit sa baguette devant lui, droit sur elle, après avoir attendu qu'elle fasse un tout petit pas.
« Crocus Malis ! »
Il n'avait pas réfléchi, et tout le problème était là. Lilith trébucha et se rattrapa sur ses genoux, lâchant ses livres qui vinrent s'ouvrir devant elle. Des parchemins en tombèrent également et la première pensée que Matthew eut, fut qu'heureusement qu'il faisait sec et donc que ses affaires ne seraient pas mouillées.
« Bouse d'Eruptif ! » grogna-t-il.
Il s'avança immédiatement pour ramasser les affaires de la Gryffondor. Depuis le début, bien qu'il appréciait grandement ces échanges particuliers entre sa camarade et lui, il avait toujours craint que ses affaires -notamment son violon- ne soient prit à partie de leur différent. Jamais il n'avait voulu abîmer les livres de la jeune McKey.
Il se dépêcha de récupérer les parchemins aussi, et ne put empêcher ses yeux de glisser sur le dernier, qui ressemblait plus à une carte. Il y avait la date du jour, des signatures comportant le nom de McKey, mais adressées à Lilith. Il voulut détourner le regard, quand ses yeux accrochèrent les mots "Joyeux anniversaire !" inscrits sur la-dite carte.
Matthew leva son regard presque noir sur sa camarade, gêné.
« C'est ton anniversaire ? » fit-il doucement, mais toujours plus fort que la moyenne. Les anniversaires étaient une date importante aux yeux de l'adolescent. Pour lui, pas question de plaisanter avec ces jours-là, ils étaient précieux et personne n'avait le droit de les gâcher.
Il s'approcha de sa camarade, tendant la main pour l'aider à se relever, avant de lui rendre ses affaires.
« Je suis désolé. Si j'avais su que c'était ton anniversaire, je ne t'aurais pas lancé de sortilège. » avoua-t-il, honteux. « C’est important les anniversaires, on a pas le droit de les gâcher. » finit-il avec ce ton mi-naïf et mi-sérieux qu’il avait toujours en étant beaucoup plus jeune.
Merci Ernest pour ce magnifique avatar !
Meilleurs ennemis
Lilith contemplait son œuvre avec un sourire satisfait. Ce maléfice n’était pas simple, et pourtant, elle l’avait réussi. Plus elle passait du temps à embêter Matthew, plus elle avait l’impression de progresser à une vitesse étonnante. Même si en ce moment, elle avait du mal à bouger — comme prise au piège d'un sortilège d’attraction. Peut-être que finalement c'était lui qui l’avait ensorcelée. Mais quand Matthew réussit à se libérer et à avancer vers elle, Lilith sentit ses joues s’empourprer. Il avait dû remarquer, elle en était sûre. Il devait se douter de que… Non, elle se força à se convaincre que non.
Elle commença à s’éloigner, mais Matthew prit les devants et lança un sortilège de croche-pied. Lilith s’effondra lourdement au sol. Ses livres, une fois de plus, allaient finir en piteux état. Elle savait bien qu'un jour, le bibliothécaire finirait par lui fermer les portes à double tour. Elle se promit que, quand ce jour viendrait, elle penserait à Matthew pour se donner bonne conscience. Après tout, cette fois, ce n’était pas vraiment sa faute.
Elle se releva, ses genoux écorchés et saignants. Mais ça, Lilith en avait vu d’autres. Bien pire même. Une fois, à Skye, avec ses frères, elle s’était cassé le bras en grimpant dans les arbres. Elle était si agile que ses grands frères avaient abandonné bien avant elle. Elle avait gagné la compétition, mais pas sans se faire gronder par sa grand-mère, qui lui avait soufflé qu’elle avait eu de la chance… un peu plus, et elle aurait pu y passer. Alors, Lilith ignora la douleur qui lui tirait aux genoux. Son attention fut vite captée par Matthew, qui lui tendait une carte d’anniversaire. C’était la première fois que l’un d’eux s’excusait pour une de leurs farces. Il semblait sincère, et ça la déstabilisa plus qu’elle ne l’aurait cru.
Elle ne savait pas trop quoi faire de ce moment. Elle aurait préféré s’enfuir, parce que tout ça commençait à la gêner sérieusement. Tomber ? Les genoux en sang ? Aucun problème. Mais ça… non. Alors, quand elle entendit la fin de sa phrase, elle décida d’en jouer, de le mettre lui aussi un peu mal à l’aise.
— T’as qu’à rester avec moi, lança-t-elle sans hésiter.
Oui, ça faisait déjà un moment qu’elle voulait qu’il reste à ses côtés. Elle ne rougit pas, ne bafouilla pas. C’était une envie trop forte, qu’elle devait assouvir maintenant.
— T’as pas le droit de dire non.
Fièrement, elle lui montra ses genoux égratignés, comme une preuve irréfutable. Elle voulait qu’il s’en sente coupable, qu’il accepte. Elle voulait qu’il soit à elle. C’était étrange, déroutant, mais elle le sentait profondément : Matthew lui appartenait. Mais ça, jamais elle ne lui dirait — pas encore. Comme toutes les autres pensées secrètes qu’elle garderait enfouies. Elle jeta un coup d’œil à leurs amis au loin, puis, souriante, Lilith attrapa le bras de Matthew pour l’entraîner avec elle. Ce jour-là, elle n’alla pas à la bibliothèque. Elle préféra profiter de sa présence au bord du lac, lui montrant comment faire de parfaits ricochets.
Elle commença à s’éloigner, mais Matthew prit les devants et lança un sortilège de croche-pied. Lilith s’effondra lourdement au sol. Ses livres, une fois de plus, allaient finir en piteux état. Elle savait bien qu'un jour, le bibliothécaire finirait par lui fermer les portes à double tour. Elle se promit que, quand ce jour viendrait, elle penserait à Matthew pour se donner bonne conscience. Après tout, cette fois, ce n’était pas vraiment sa faute.
Elle se releva, ses genoux écorchés et saignants. Mais ça, Lilith en avait vu d’autres. Bien pire même. Une fois, à Skye, avec ses frères, elle s’était cassé le bras en grimpant dans les arbres. Elle était si agile que ses grands frères avaient abandonné bien avant elle. Elle avait gagné la compétition, mais pas sans se faire gronder par sa grand-mère, qui lui avait soufflé qu’elle avait eu de la chance… un peu plus, et elle aurait pu y passer. Alors, Lilith ignora la douleur qui lui tirait aux genoux. Son attention fut vite captée par Matthew, qui lui tendait une carte d’anniversaire. C’était la première fois que l’un d’eux s’excusait pour une de leurs farces. Il semblait sincère, et ça la déstabilisa plus qu’elle ne l’aurait cru.
Elle ne savait pas trop quoi faire de ce moment. Elle aurait préféré s’enfuir, parce que tout ça commençait à la gêner sérieusement. Tomber ? Les genoux en sang ? Aucun problème. Mais ça… non. Alors, quand elle entendit la fin de sa phrase, elle décida d’en jouer, de le mettre lui aussi un peu mal à l’aise.
— T’as qu’à rester avec moi, lança-t-elle sans hésiter.
Oui, ça faisait déjà un moment qu’elle voulait qu’il reste à ses côtés. Elle ne rougit pas, ne bafouilla pas. C’était une envie trop forte, qu’elle devait assouvir maintenant.
— T’as pas le droit de dire non.
Fièrement, elle lui montra ses genoux égratignés, comme une preuve irréfutable. Elle voulait qu’il s’en sente coupable, qu’il accepte. Elle voulait qu’il soit à elle. C’était étrange, déroutant, mais elle le sentait profondément : Matthew lui appartenait. Mais ça, jamais elle ne lui dirait — pas encore. Comme toutes les autres pensées secrètes qu’elle garderait enfouies. Elle jeta un coup d’œil à leurs amis au loin, puis, souriante, Lilith attrapa le bras de Matthew pour l’entraîner avec elle. Ce jour-là, elle n’alla pas à la bibliothèque. Elle préféra profiter de sa présence au bord du lac, lui montrant comment faire de parfaits ricochets.
Lilith Bríd McKey ⋆ Née-sorcière ⋆ 02/11/37 ⋆ Skye ⋆ 2e année RP (13 ans) ⋆ #84774d
Faible présence jusqu’au 22 juin ⋆ 7/14 RP en cours
✓Dyslexique dysorthographique