Retour à la réalité
Ada répondit avec un sourire malicieux, lançant une petite pique pleine d’humour qui arracha presque une grimace à Lilith. Cette dernière serra les dents, partagée entre irritation et admiration silencieuse. Mais lorsque Ada ajouta, plus douce, qu’elle garderait son secret, Lilith sentit quelque chose se délier en elle. Un souffle long, retenu trop longtemps, s’échappa de ses lèvres. Son cœur s’allégea — un poids invisible venait de se détacher. Elle baissa les yeux vers sa jambe levée puis esquissa un sourire timide.
Lilith aussi avait bien dormi. Un vrai sommeil, sans cauchemar ni sursaut. Pourtant, malgré cette pause bien méritée, une faim sourde lui creusait le ventre. Elle l’ignora. Ses mains agrippèrent le bord du matelas, immobile. L’idée de franchir le seuil de la chambre l’effrayait plus que tout. Dehors, c’était le monde, les regards, les questions. Dehors, c’était affronter. Et pour l’instant, affronter, c’était encore trop demander. Elle se sentait en sécurité dans l'infirmerie. Dehors, tout allait changer. Lilith le savait. Elle l’avait déjà compris, au fond d’elle. Elle était allée trop loin, et il n’y aurait pas de retour en arrière possible. Alors, quand Ada lui demanda comment elle allait, Lilith répondit d’un simple hochement de tête.
— Ça va.
Elle mentait.
— Tu vas faire quoi aujourd’hui ?
C’était dimanche. Une journée de répit. Lilith pouvait encore se cacher. Elle cherchait des refuges dans sa tête, en attendant la réponse de sa voisine de lit, qui ne le serait bientôt plus. Une pointe de tristesse lui serra la gorge. Depuis la rentrée scolaire, Ada était la première personne avec qui elle avait vraiment pu parler normalement – en dehors de sa famille. Elle n’avait pas envie de la perdre si vite. Mais elle ne savait pas quoi dire. Et surtout, elle préférait encore mourir que de se confier à nouveau. La veille lui avait suffi.
— Tu sais quand les gens partent de la grande salle ?
Elle attendrait qu’il n’y ait plus personne pour manger. Seule. En posant sa question, ses yeux glissèrent vers l’horloge. Fixer les aiguilles était bien plus facile que de croiser son regard. Beaucoup plus facile que d’admettre qu’elle commençait à bien l’aimer. Mais pour pas changer, elle préférerait manger des véracrasses que de le dire à voix haute.
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Non, c’est moi, désolée, j’ai été absente pendant une semaine. Je reviens en force @Ada Bentley
Lilith aussi avait bien dormi. Un vrai sommeil, sans cauchemar ni sursaut. Pourtant, malgré cette pause bien méritée, une faim sourde lui creusait le ventre. Elle l’ignora. Ses mains agrippèrent le bord du matelas, immobile. L’idée de franchir le seuil de la chambre l’effrayait plus que tout. Dehors, c’était le monde, les regards, les questions. Dehors, c’était affronter. Et pour l’instant, affronter, c’était encore trop demander. Elle se sentait en sécurité dans l'infirmerie. Dehors, tout allait changer. Lilith le savait. Elle l’avait déjà compris, au fond d’elle. Elle était allée trop loin, et il n’y aurait pas de retour en arrière possible. Alors, quand Ada lui demanda comment elle allait, Lilith répondit d’un simple hochement de tête.
— Ça va.
Elle mentait.
— Tu vas faire quoi aujourd’hui ?
C’était dimanche. Une journée de répit. Lilith pouvait encore se cacher. Elle cherchait des refuges dans sa tête, en attendant la réponse de sa voisine de lit, qui ne le serait bientôt plus. Une pointe de tristesse lui serra la gorge. Depuis la rentrée scolaire, Ada était la première personne avec qui elle avait vraiment pu parler normalement – en dehors de sa famille. Elle n’avait pas envie de la perdre si vite. Mais elle ne savait pas quoi dire. Et surtout, elle préférait encore mourir que de se confier à nouveau. La veille lui avait suffi.
— Tu sais quand les gens partent de la grande salle ?
Elle attendrait qu’il n’y ait plus personne pour manger. Seule. En posant sa question, ses yeux glissèrent vers l’horloge. Fixer les aiguilles était bien plus facile que de croiser son regard. Beaucoup plus facile que d’admettre qu’elle commençait à bien l’aimer. Mais pour pas changer, elle préférerait manger des véracrasses que de le dire à voix haute.
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Non, c’est moi, désolée, j’ai été absente pendant une semaine. Je reviens en force @Ada Bentley
Lilith Bríd McKey ⋆ Née-sorcière ⋆ 02/11/37 ⋆ Skye ⋆ 2e année RP (13 ans) ⋆ #84774d
Faible présence jusqu’au 22 juin ⋆ 7/14 RP en cours
✓Dyslexique dysorthographique
Retour à la réalité
Le ça va de Lilly était indéchiffrable. Etait-ce vrai ? Faux ? Elle ne semblait pas sauter de joie à l'idée de pouvoir sortir de l'infirmerie. Mais en même temps... elle ne semblait pas aller si mal. Ada hésita entre l'encourager et se taire. Elle se tut. Elle savait qu'elle n'aurait pas aimé qu'on s'infiltre dans sa vie, comme ça, sans préavis, alors elle n'allait pas le faire avec les autres. Et puis, qu'allait-elle dire ? "T'es sûre que ça va ? Ca n'allait rien changer . Au fond, il valait mieux se taire. Parfois, une énigme devait rester une énigme ; d'abord parce qu'on si on se sait pas par quel angle l'attaquer, alors autant ne pas commencer du tout que mal s'y prendre ; ensuite, parce qu'une énigme résolue, elle cesse d'exister. Et Ada aimerait bien que Lilly existe encore un peu pour elle, un moment. Elle avait bien aimé parlé avec elle ; c'était intense, certes, mais... intéressant. Ada n'irait pas jusqu'à dire qu'elle commençait à aimer sa cadette, mais elle appréciait sa présence, en tout cas. Même si elle n'y comprenait décidément rien, à sa petite tête si remplie de sentiments.
_Bof, pas grand-chose. J'imagine que je vais m'entraîner à lancer des sorts, pour rattraper mon retard. -Elle n'était pas en retard. Mais cela faisait plus d'un jour qu'elle n'avait pas touché à sa baguette, et ses doigts la démangeaient de s'en saisir. Un peu de magie, voilà qui lui ferait du bien, après cette journée de repos.
_Et toi ?
Sa camarade répondit, mais glissa de suite vers une autre question. Les yeux de la griffonne dérivèrent vers l'horloge, et le regard vert d'Ada les suivit. Tic, tac, voilà la marionnette l'aiguille qui s'agitait sous les rires de Mr Temps.
Elle haussa les sourcils. Il était plus tard qu'elle ne le pensait.
_Oh, franchement, dans un quart d'heure il n'y a plus personne. C'est bientôt la fin du service. Sa voix était douce, mais ferme, sans aucune once d'hésitation. Elle mangeait souvent en fin de service, rapidement, avant d'aller en cours.
_Mais je suis sûre que personne ne te jugera, si c'est ça qui t'inquiète... Après, si c'est juste pour éviter le bruit, ou si tu as mal à la tête, on peut demander à Mr O'Belt de te donner des boules Quies ou de te prêter un Sourdoreille.
Elle jeta un regard en coin à sa cadette. Son ton se fit un peu plus prudent :
_Tu voudrais qu'on mange ensemble ? Si l'infirmier nous donne le feu vert pour partir, on peut aller manger dans 10 minutes, si tu veux.
Proposition risquée, mais Ada ne voulait pas la laisser seule à ses pensées noires. Et elle semblait anxieuse à l'idée de manger, ou bien de sortir de l'infirmerie, Ada ne savait pas trop, aussi proposait-elle son aide. Elle n'était pas contre un peu de compagnie, après tout.
_Bof, pas grand-chose. J'imagine que je vais m'entraîner à lancer des sorts, pour rattraper mon retard. -Elle n'était pas en retard. Mais cela faisait plus d'un jour qu'elle n'avait pas touché à sa baguette, et ses doigts la démangeaient de s'en saisir. Un peu de magie, voilà qui lui ferait du bien, après cette journée de repos.
_Et toi ?
Sa camarade répondit, mais glissa de suite vers une autre question. Les yeux de la griffonne dérivèrent vers l'horloge, et le regard vert d'Ada les suivit. Tic, tac, voilà la marionnette l'aiguille qui s'agitait sous les rires de Mr Temps.
Elle haussa les sourcils. Il était plus tard qu'elle ne le pensait.
_Oh, franchement, dans un quart d'heure il n'y a plus personne. C'est bientôt la fin du service. Sa voix était douce, mais ferme, sans aucune once d'hésitation. Elle mangeait souvent en fin de service, rapidement, avant d'aller en cours.
_Mais je suis sûre que personne ne te jugera, si c'est ça qui t'inquiète... Après, si c'est juste pour éviter le bruit, ou si tu as mal à la tête, on peut demander à Mr O'Belt de te donner des boules Quies ou de te prêter un Sourdoreille.
Elle jeta un regard en coin à sa cadette. Son ton se fit un peu plus prudent :
_Tu voudrais qu'on mange ensemble ? Si l'infirmier nous donne le feu vert pour partir, on peut aller manger dans 10 minutes, si tu veux.
Proposition risquée, mais Ada ne voulait pas la laisser seule à ses pensées noires. Et elle semblait anxieuse à l'idée de manger, ou bien de sortir de l'infirmerie, Ada ne savait pas trop, aussi proposait-elle son aide. Elle n'était pas contre un peu de compagnie, après tout.
#28363c
~My smile wraps around my head splitting it in two, two
Retour à la réalité
Ada était donc une élève sérieuse. Du genre à faire ses devoirs avant qu’on les donne, probablement. Lilith, en temps normal, aurait fait les siens aussi. Pas parce qu’elle adorait ça — mais parce que, malgré ses mauvaises notes, elle bossait dur. Vraiment dur. Plus que la plupart des élèves de sa promo. Et ça l’énervait d’autant plus d’être toujours la dernière. Travailler plus pour valoir moins, y avait de quoi péter un chaudron. Mais là, avec sa mésaventure, c’était pire. Habituellement, elle s’arrangeait toujours pour garder la tête hors de l’eau, même si c’était en battant des bras comme une folle. Mais pour la première fois depuis qu’elle avait mis les pieds dans cette école, elle s’en fichait.
Son nouveau plan, c’était : tenir jusqu’à Noël, supplier ses parents d’arrêter l’école pendant les vacances et, avec un peu de chance (et beaucoup de mouchoirs), obtenir gain de cause. Son cadeau ? Rester à Skye. Devenir la commis de sa grand-mère. Bye bye la brillante carrière de créatrice de sortilèges. Tant pis. Elle se contenterait de potions. Ce n’était pas si mal, les potions. Elle s’en sortait, et puis elle adorait jardiner. Mettre les mains dans la terre, et surtout ne plus voir des dates, des noms chelous, ni ces fichues pluies battantes de devoirs.
En attendant, il fallait encore survivre un bon quart d’heure, le temps que la grande salle se vide. Son ventre criait famine, mais elle n’avait pas encore le courage d’affronter les regards. Elle élaborait ce nouveau plan en douce… mais Ada parlait. Et ça, mine de rien, c’était bien. Parce que ses plans, ils n’étaient jamais très bons. Le dernier s’était terminé par un passage à l’infirmerie. Heureusement qu’Ada était là. Puis, sans prévenir, son aînée lui demanda si elle voulait manger avec elle. Lilith répondit «Oui» tout de suite. Elle ne se sentait pas encore capable d’y aller seule, même si elle faisait mine que tout allait bien. En vrai, elle était plus bas que terre. Et pas du tout prête à creuser plus profond.
– Je vais lui demander.
Elle partit donc voir l’infirmier. Il était occupé, bien sûr, à faire des trucs d’infirmier, alors ça prit un peu de temps. Mais quand enfin il fut dispo, Lilith obtint sa réponse : elles pouvaient partir. Pas d’escorte, pas de chaînes, rien. Elle courut presque prévenir Ada, le sourire enfin revenu. Son ventre allait être ravi. Elles rassemblèrent leurs affaires, et Lilith lâcha soudainement: «Merci».
Elle n’était pas très douée pour dire merci. Elle passait plus de temps à râler qu’à remercier, et les gens s’y faisaient. Sauf sa grand-mère, évidemment. C'était un peu nouveau tout comme ce besoin d’être près d’Ada. Sur le chemin jusqu’à la grande salle, elle resta collée à elle, comme une gosse silencieuse, regardant le sol, évitant tous les regards, parce qu’elle avait peur d’entendre des chuchotements à son sujet, mais avec Ada à ses côtés, elle se sentait un peu protégée, Ada était son Protego.
Et puis elles mangèrent. Ensemble. En paix. La grande salle était presque vide. Les tables débarrassées et les chaises encore éparpillées un peu partout. Il ne restait plus grand-chose sur les plateaux. Lilith put enfin respirer. Le reste viendrait plus tard, elle le savait. Pour l’instant, elle reprenait des forces. Et elle était bien entourée pour ça.
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J'ai terminé, merci beaucoup @Ada Bentley
Son nouveau plan, c’était : tenir jusqu’à Noël, supplier ses parents d’arrêter l’école pendant les vacances et, avec un peu de chance (et beaucoup de mouchoirs), obtenir gain de cause. Son cadeau ? Rester à Skye. Devenir la commis de sa grand-mère. Bye bye la brillante carrière de créatrice de sortilèges. Tant pis. Elle se contenterait de potions. Ce n’était pas si mal, les potions. Elle s’en sortait, et puis elle adorait jardiner. Mettre les mains dans la terre, et surtout ne plus voir des dates, des noms chelous, ni ces fichues pluies battantes de devoirs.
En attendant, il fallait encore survivre un bon quart d’heure, le temps que la grande salle se vide. Son ventre criait famine, mais elle n’avait pas encore le courage d’affronter les regards. Elle élaborait ce nouveau plan en douce… mais Ada parlait. Et ça, mine de rien, c’était bien. Parce que ses plans, ils n’étaient jamais très bons. Le dernier s’était terminé par un passage à l’infirmerie. Heureusement qu’Ada était là. Puis, sans prévenir, son aînée lui demanda si elle voulait manger avec elle. Lilith répondit «Oui» tout de suite. Elle ne se sentait pas encore capable d’y aller seule, même si elle faisait mine que tout allait bien. En vrai, elle était plus bas que terre. Et pas du tout prête à creuser plus profond.
– Je vais lui demander.
Elle partit donc voir l’infirmier. Il était occupé, bien sûr, à faire des trucs d’infirmier, alors ça prit un peu de temps. Mais quand enfin il fut dispo, Lilith obtint sa réponse : elles pouvaient partir. Pas d’escorte, pas de chaînes, rien. Elle courut presque prévenir Ada, le sourire enfin revenu. Son ventre allait être ravi. Elles rassemblèrent leurs affaires, et Lilith lâcha soudainement: «Merci».
Elle n’était pas très douée pour dire merci. Elle passait plus de temps à râler qu’à remercier, et les gens s’y faisaient. Sauf sa grand-mère, évidemment. C'était un peu nouveau tout comme ce besoin d’être près d’Ada. Sur le chemin jusqu’à la grande salle, elle resta collée à elle, comme une gosse silencieuse, regardant le sol, évitant tous les regards, parce qu’elle avait peur d’entendre des chuchotements à son sujet, mais avec Ada à ses côtés, elle se sentait un peu protégée, Ada était son Protego.
Et puis elles mangèrent. Ensemble. En paix. La grande salle était presque vide. Les tables débarrassées et les chaises encore éparpillées un peu partout. Il ne restait plus grand-chose sur les plateaux. Lilith put enfin respirer. Le reste viendrait plus tard, elle le savait. Pour l’instant, elle reprenait des forces. Et elle était bien entourée pour ça.
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J'ai terminé, merci beaucoup @Ada Bentley
Lilith Bríd McKey ⋆ Née-sorcière ⋆ 02/11/37 ⋆ Skye ⋆ 2e année RP (13 ans) ⋆ #84774d
Faible présence jusqu’au 22 juin ⋆ 7/14 RP en cours
✓Dyslexique dysorthographique
Retour à la réalité
Lilly accepta avec une simplicité déconcertante, et fila prévenir l'infirmier. Ada la regarda partir, pensive. Elle était difficile à juger, cette petite fleur ; parfois en colère, parfois plus sociable qu'il n'y paraissait au premier abord. Le temps qu'elle parle à l'infirmier, la Poufsouffle s'assit sur son lit, et, avec précaution, s'appuya sur le sol. Les dalles étaient fraîches sous ses pieds, mais aucune douleur sourde ne lui parvint. Elle se leva, une mine inquiète sur le visage, mais tout se déroula à merveille. Un pas, deux pas, trois pas, et, de retour à son lit, Ada avait un petit sourire pendu aux coins des lèvres. Il n'en fallait pas plus pour refaire sa journée ; elle n'allait pas être un poids bien longtemps pour son équipe de Cheers, et n'allait pas avoir à patauger comme un poisson sans nageoires en naviguant dans les couloirs bondés. Les béquilles, c'était une invention des moldus pour faire croire aux sorciers que la médecine n'était pas simple. Fariboles ! Un genou se réparait en un rien de temps, et même les cœurs un peu cassés revenaient en bon état. La preuve, Lilly se pressait de revenir, le sourire aux lèvres.
_Ah, je me demandais où il était passé, celui-là, plaisanta-t-elle d'un ton ravi en tapotant les coins de ses lèvres, où un sourire s'étalait tout aussi bien que sur le visage de son interlocutrice. La Gryffondor savait sourire, et ça, c'était tout de même chouette.
Elle regarda quelques secondes sa camarade, surprise par ce soudain Merci. Ce n'était pas du dramatisme, trouva Ada, mais elle le prononça avec une certaine gravité qui pouvait faire un peu peur. Le mot avait un certain poids, c'était indéniable ; plus que fraises, lit ou escarmouche, en tout cas. Mais elle refusa de s'y laisser prendre. Il fallait laisser flotter les mots, les laisser s'en aller, et non pas les empoigner comme si on voulait les comprendre à tout prix, au risque de se laisser entraîner par leur poids dans les profondeurs. Si les mots ne voulaient dire que ce qu'ils voulaient dire, alors pas besoin d'en avoir peur. Même ceux avec du poids, qui laissaient des traces dans l'air et dans le regard des gens. Alors, elle haussa les épaules. _De rien ; avec plaisir !
Et sur ce, elles se dirigèrent vers la Grande Salle. Ada voyait que Lilly n'était pas exactement ravie d'être là. Les regards des autres ne sont jamais tendres quand on croit en être la cible. Pourtant, quand la Poufsouffle regardait autour d'elle, elle voyait surtout des élèves normaux, discutant de leurs problèmes respectifs, de leurs joies et de leurs peines. Et de leurs emplois du temps, aussi. Les mots s'emmêlaient et s'empilaient jusqu'au plafond, mais ils ne concernaient que Mr Quotidien, et parfois Mme Routine. Pas la Lilly à côté d'elle. Qu'importe. Elles allaient prendre un bon repas, discuter un peu, apprendre à se connaître, et la Gryffondor en oublierait bien vite les autres et leurs regards.
Les chaises éparpillées, les élèves quittant la salle, la Table des profs presque vide et les plats à demi terminés lui rappelaient les innombrables fois où elle avait mangé sur le pouce, rapidement, entre deux activités, deux sorts ou deux pages d'un bouquin. En digne représentante de Poufsouffle, elle aimait manger -le goût de la nourriture, tester de nouveaux ingrédients puis revenir aux gâteaux de l'enfance qu'on ne pouvait délaisser plus de deux mois -, mais prenait rarement le temps de le faire. Cela l'agaçait de se poser, dans l'inaction, alors que tant de choses l'attendaient ailleurs. De toute façon, elle n'avait pas souvent très faim. Sauf aujourd'hui. Aujourd'hui, elle avait faim. C'était peut-être son corps qui réclamait des forces après avoir récupéré de ce problème de genou, ou autre chose, qu'importe : elle allait en profiter.
Avec un sourire espiègle, elle remplit son assiette avec les premiers plats qui lui passèrent sous la main, empilant (raisonnablement) la nourriture. Puis elle se tourna vers sa camarade, et lui souhaita, en toute simplicité : Bon appétit !.
C'était un plaisir, Lilith ! Si tu veux remettre ça, n'hésite pas à me boubouter un de ces jours héhé, sinon, au plaisir de se recroiser, peut-être.
_Ah, je me demandais où il était passé, celui-là, plaisanta-t-elle d'un ton ravi en tapotant les coins de ses lèvres, où un sourire s'étalait tout aussi bien que sur le visage de son interlocutrice. La Gryffondor savait sourire, et ça, c'était tout de même chouette.
Elle regarda quelques secondes sa camarade, surprise par ce soudain Merci. Ce n'était pas du dramatisme, trouva Ada, mais elle le prononça avec une certaine gravité qui pouvait faire un peu peur. Le mot avait un certain poids, c'était indéniable ; plus que fraises, lit ou escarmouche, en tout cas. Mais elle refusa de s'y laisser prendre. Il fallait laisser flotter les mots, les laisser s'en aller, et non pas les empoigner comme si on voulait les comprendre à tout prix, au risque de se laisser entraîner par leur poids dans les profondeurs. Si les mots ne voulaient dire que ce qu'ils voulaient dire, alors pas besoin d'en avoir peur. Même ceux avec du poids, qui laissaient des traces dans l'air et dans le regard des gens. Alors, elle haussa les épaules. _De rien ; avec plaisir !
Et sur ce, elles se dirigèrent vers la Grande Salle. Ada voyait que Lilly n'était pas exactement ravie d'être là. Les regards des autres ne sont jamais tendres quand on croit en être la cible. Pourtant, quand la Poufsouffle regardait autour d'elle, elle voyait surtout des élèves normaux, discutant de leurs problèmes respectifs, de leurs joies et de leurs peines. Et de leurs emplois du temps, aussi. Les mots s'emmêlaient et s'empilaient jusqu'au plafond, mais ils ne concernaient que Mr Quotidien, et parfois Mme Routine. Pas la Lilly à côté d'elle. Qu'importe. Elles allaient prendre un bon repas, discuter un peu, apprendre à se connaître, et la Gryffondor en oublierait bien vite les autres et leurs regards.
Les chaises éparpillées, les élèves quittant la salle, la Table des profs presque vide et les plats à demi terminés lui rappelaient les innombrables fois où elle avait mangé sur le pouce, rapidement, entre deux activités, deux sorts ou deux pages d'un bouquin. En digne représentante de Poufsouffle, elle aimait manger -le goût de la nourriture, tester de nouveaux ingrédients puis revenir aux gâteaux de l'enfance qu'on ne pouvait délaisser plus de deux mois -, mais prenait rarement le temps de le faire. Cela l'agaçait de se poser, dans l'inaction, alors que tant de choses l'attendaient ailleurs. De toute façon, elle n'avait pas souvent très faim. Sauf aujourd'hui. Aujourd'hui, elle avait faim. C'était peut-être son corps qui réclamait des forces après avoir récupéré de ce problème de genou, ou autre chose, qu'importe : elle allait en profiter.
Avec un sourire espiègle, elle remplit son assiette avec les premiers plats qui lui passèrent sous la main, empilant (raisonnablement) la nourriture. Puis elle se tourna vers sa camarade, et lui souhaita, en toute simplicité : Bon appétit !.
C'était un plaisir, Lilith ! Si tu veux remettre ça, n'hésite pas à me boubouter un de ces jours héhé, sinon, au plaisir de se recroiser, peut-être.
#28363c
~My smile wraps around my head splitting it in two, two
Retour à la réalité
FIN
Lilith Bríd McKey ⋆ Née-sorcière ⋆ 02/11/37 ⋆ Skye ⋆ 2e année RP (13 ans) ⋆ #84774d
Faible présence jusqu’au 22 juin ⋆ 7/14 RP en cours
✓Dyslexique dysorthographique