Tintillement doré
Vendredi 21 janvier 2050, dans l'après-midi
Avec @Artamiel Saul
Gling, gling.
La jolie boucle d'oreille dorée que je tiens du bout des doigts émet un son doux et innocent. La lumière se reflète dessus alors que la partie pendentif en forme de goutte tourne sur elle-même et vacille. Je l'observe, comme hypnotisée, le menton appuyé sur ma main gauche.
Tourne, tourne, vacille... Ce visuel enchantant joue comme une mélodie optique dans ma tête. L'objet délicat a un effet particulièrement satisfaisant sur moi, aussi mes doigts en parcourent la surface lisse et scintillante, tandis que mes yeux suivent attentivement ses mouvements de gauche à droite.
Finalement lassée, je la pose et ouvre mon journal intime pour me noter cette trouvaille.
Sous l'anecdote manuscrite, je gribouille une forme de goutte qui pend d'un rond, illustration du petit trésor. Soucieuse de donner un effet de grandeur à mon dessin, j'ajoute quelques étoiles à quatre branches fantaisistes tout autour, symbole narratif de son éclat.21/01/50
J'ai trouvé une jolie boucle d'oreille dans les couloirs. Je ne sais pas du tout à qui elle est ni en quoi en faire, alors je vais la garder, qui sait ? Elle pourrait m'être utile un jour, j'aime bien récupérer ce genre d'objets.
Un léger son aigu environnant me fait subitement relever le regard, craignant avoir fait tomber l'objet métallique. Ma main, toujours agrippée à ma plume à écrire, est suspendue en l'air. Mon regard cherche directement à ma gauche sur la table, là où je l'avais laissé. Mon intuition était la bonne, ce petit bruit semblant pourtant lointain indiquait effectivement la disparition du bijou. Je n'ai même pas à réfléchir pour en comprendre l'explication; je l'avais maladroitement posé bien trop proche de mon coude, et, en le faisant rouler ou en le poussant directement, voilà la chute qui l'avait emporté.J'ai bien envie de l'essayer, mais maman m'a toujours dit que ce n'est pas hygi
Assez mécontente à l'idée de l'avoir moi aussi perdu, tel son propriétaire originel, je pose ma plume, me lève de ma chaise et m'accroupis pour chercher par terre. Rien de visible. Le scintillement du précieux me revient à l'esprit, je sors donc ma baguette d'un geste rapide et en illumine le bout d'un Lumos contrôlé pour éclairer le sol. Je retrouve assez vite la boucle d'oreille, le regard attiré par son rayonnement face à la lumière de mon sort. De manière vive, je l'attrape, avant de me relever, satisfaite.
399 mots
Désolée pour le retard, j'ai eu beaucoup de mal à me mettre à ce rp, mais une fois le post enfin commencé j'ai été vachement inspirée, finalement ! J'ai hâte de voir nos protégés interagir
#1f1c73 | INFJ inRP et irl | aime dessiner et chanter ! | 3ème année rp (promo 48-49)
Tintillement doré
La porte grince, l’odeur de savon et d’humidité de la salle de bain commune de mon dortoir me sautant au visage. J’entre rapidement, je regarde autour de moi, rien n’a bougé. Pourtant, le carrelage au sol paraît hostile d’un seul coup. Je vais directement vers mon lavabo habituel, celui que j’utilise constamment, par habitude. Je m’arrête.
Après ma crise de nerfs au lac, mon oreille étant dans un état lamentable, j’ai dû garder ma boucle d’oreille en main pendant deux jours, pour laisser le temps à la cicatrisation de se faire.
*Elle est où ?*
Quelques secondes, à peine, rien. Rien qu’une petite parcelle de temps perdu à aller chercher je ne sais trop quoi, et mon trésor venait de m’être enlevé. Elle est comme un précieux, un catalyseur, un objet avec une valeur inestimable, tellement que j’en ai moi-même peur. Pourtant, quand je regarde dans ce petit coin de marbre, là où je l’avais laissée sans surveillance pendant à peine une fraction de secondes… elle n’y est plus. Et ça me terrifie encore plus que de la savoir accrochée à moi.
Je me laisse tomber au sol, et fouille frénétiquement, partout. A genoux, je rampe comme un rat d’égout à la recherche de nourriture. Ma respiration se coupe, plusieurs fois, et elle est si silencieuse que les battements de mon cœur la recouvre.
Sous les lavabos, entre les carreaux fissurés, derrière les douches, là où personne ne nettoie jamais. Mes doigts glissent dans les coins poussiéreux, mais rien. Les étagères, un panier posé par hasard. J’y trouve un peigne cassé, deux boutons, une bague en plastique. Mais pas elle. Je me relève lentement, un frisson remontant le long de mon dos. L’absence devient trop forte, je la sens dans mes oreilles, mon ventre, mes doigts crispés sur le bas de ma chemise.
*Si je retrouve la personne qui a osée me l’a voler, me la prendre…*
Je ne sais même pas ce que je ferais. Je suis trop fatigué pour la colère, et trop lucide pour les larmes. Peut-être que je pourrais me mentir mieux. Peut-être que je pourrais m’en foutre. Mais avec des peut-êtres, on le sait tous, on pourrait refaire le monde.
-------------
Je ne dit rien, mes pas me guidant de parts et d’autres du château. Certains élèves doivent me voir passer pour la quinzième fois au moins. Mon uniforme, d’habitude parfaitement en place, est à moitié défait, ou alors à peine fait. Mes cheveux d’or sont en batailles, me donnant un air de fou, et mes grands yeux gris orage, écarquillés comme ceux d’un renard en chasse, n’aide en rien cette allure de dingue princier qui me colle à la peau.
La matinée et le midi, passé à observer discrètement, froidement, en tout cas plus que d’habitude. Mes oreilles bourdonnent, et je gratte nerveusement ma cicatrice encore fraîche, cette ligne bien trop droite traversant mon cou de mon oreille jusqu’au bas de ma nuque, me rappelant sans cesse qu’il manque quelque chose. Elle rougit, j’ai de la peau et de la croûte coincées sous les ongles, je saigne un peu, mais la douleur n’est rien à côté de la perte de mon bijou. Je rentre dans la Grande Salle, que je n’apprécie guère, avant de me diriger directement vers le Foyer, cet endroit dans lequel je ne vais jamais. Mais c’est mon dernier recours.
*Je n’ai pas cherché ici. Elle doit être ici ? Elle doit être ici. Elle le doit.*
Les autres parlent, rient, s’agitent autour de moi, mais je ne les écoute pas. Je détaille tout : les oreilles, les poches, les pendentifs, les poignets, les regards fuyants. L’un d’eux l’a forcément ? Je cherche quelque chose, un tout petit indice. Un éclat doré trop faible pour être ici, ou bien un sourire nerveux de voleur pris en flagrant délit.
Puis, un détail. Si petit, si subtile, et pourtant une vague de soulagement que je ne me connaissais pas possible me traverse. Là, au sol, je vois cette petite goutte dorée qu’est mon bijou, brillant comme brillerait une étoile.
*Là, là tu es là.*
Mon coeur manque un battement, et je traverse la pièce avec de grandes enjambées, sans un mot, sans réfléchir. Je me penche pour la rattraper, mais au même moment, je vois une petite main la prendre et disparaître. Je serre les dents, un semblant d’agacement traversant mon visage. Je me relève, et me tourne vers une jeune fille de Serdaigle, qui elle paraît ravie d’avoir récupéré la boucle. Ma boucle. Je ne souris pas, mon corps entier est tendu comme un arc, alors que je m’approche à nouveau d’un pas, directement face à toi.
"Tu l’as trouvée où ?"
Ma voix est d’une douceur glaciale. Un ton poli, mais dont la tension est présente. Ma voix ne tremble pas, mon visage garde ses traits neutres, froids, voir hautains. Pourtant, mon regard accroché au bijou passe un tout autre message que mon apparence. Lentement, je tends la main, comme un acte d’Homme désespéré de vouloir récupérer son trésor, mais je me ravise en te voyant la serrer dans ta paume.
@Diane Dallenico
850 mots
Pas de soucis pour le retard, prends ton temps ! Je suis content de savoir que ça t’inspire, hâte de voir la suite moi aussi ! 😁
Après ma crise de nerfs au lac, mon oreille étant dans un état lamentable, j’ai dû garder ma boucle d’oreille en main pendant deux jours, pour laisser le temps à la cicatrisation de se faire.
*Elle est où ?*
Quelques secondes, à peine, rien. Rien qu’une petite parcelle de temps perdu à aller chercher je ne sais trop quoi, et mon trésor venait de m’être enlevé. Elle est comme un précieux, un catalyseur, un objet avec une valeur inestimable, tellement que j’en ai moi-même peur. Pourtant, quand je regarde dans ce petit coin de marbre, là où je l’avais laissée sans surveillance pendant à peine une fraction de secondes… elle n’y est plus. Et ça me terrifie encore plus que de la savoir accrochée à moi.
Je me laisse tomber au sol, et fouille frénétiquement, partout. A genoux, je rampe comme un rat d’égout à la recherche de nourriture. Ma respiration se coupe, plusieurs fois, et elle est si silencieuse que les battements de mon cœur la recouvre.
Sous les lavabos, entre les carreaux fissurés, derrière les douches, là où personne ne nettoie jamais. Mes doigts glissent dans les coins poussiéreux, mais rien. Les étagères, un panier posé par hasard. J’y trouve un peigne cassé, deux boutons, une bague en plastique. Mais pas elle. Je me relève lentement, un frisson remontant le long de mon dos. L’absence devient trop forte, je la sens dans mes oreilles, mon ventre, mes doigts crispés sur le bas de ma chemise.
*Si je retrouve la personne qui a osée me l’a voler, me la prendre…*
Je ne sais même pas ce que je ferais. Je suis trop fatigué pour la colère, et trop lucide pour les larmes. Peut-être que je pourrais me mentir mieux. Peut-être que je pourrais m’en foutre. Mais avec des peut-êtres, on le sait tous, on pourrait refaire le monde.
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Je ne dit rien, mes pas me guidant de parts et d’autres du château. Certains élèves doivent me voir passer pour la quinzième fois au moins. Mon uniforme, d’habitude parfaitement en place, est à moitié défait, ou alors à peine fait. Mes cheveux d’or sont en batailles, me donnant un air de fou, et mes grands yeux gris orage, écarquillés comme ceux d’un renard en chasse, n’aide en rien cette allure de dingue princier qui me colle à la peau.
La matinée et le midi, passé à observer discrètement, froidement, en tout cas plus que d’habitude. Mes oreilles bourdonnent, et je gratte nerveusement ma cicatrice encore fraîche, cette ligne bien trop droite traversant mon cou de mon oreille jusqu’au bas de ma nuque, me rappelant sans cesse qu’il manque quelque chose. Elle rougit, j’ai de la peau et de la croûte coincées sous les ongles, je saigne un peu, mais la douleur n’est rien à côté de la perte de mon bijou. Je rentre dans la Grande Salle, que je n’apprécie guère, avant de me diriger directement vers le Foyer, cet endroit dans lequel je ne vais jamais. Mais c’est mon dernier recours.
*Je n’ai pas cherché ici. Elle doit être ici ? Elle doit être ici. Elle le doit.*
Les autres parlent, rient, s’agitent autour de moi, mais je ne les écoute pas. Je détaille tout : les oreilles, les poches, les pendentifs, les poignets, les regards fuyants. L’un d’eux l’a forcément ? Je cherche quelque chose, un tout petit indice. Un éclat doré trop faible pour être ici, ou bien un sourire nerveux de voleur pris en flagrant délit.
Puis, un détail. Si petit, si subtile, et pourtant une vague de soulagement que je ne me connaissais pas possible me traverse. Là, au sol, je vois cette petite goutte dorée qu’est mon bijou, brillant comme brillerait une étoile.
*Là, là tu es là.*
Mon coeur manque un battement, et je traverse la pièce avec de grandes enjambées, sans un mot, sans réfléchir. Je me penche pour la rattraper, mais au même moment, je vois une petite main la prendre et disparaître. Je serre les dents, un semblant d’agacement traversant mon visage. Je me relève, et me tourne vers une jeune fille de Serdaigle, qui elle paraît ravie d’avoir récupéré la boucle. Ma boucle. Je ne souris pas, mon corps entier est tendu comme un arc, alors que je m’approche à nouveau d’un pas, directement face à toi.
"Tu l’as trouvée où ?"
Ma voix est d’une douceur glaciale. Un ton poli, mais dont la tension est présente. Ma voix ne tremble pas, mon visage garde ses traits neutres, froids, voir hautains. Pourtant, mon regard accroché au bijou passe un tout autre message que mon apparence. Lentement, je tends la main, comme un acte d’Homme désespéré de vouloir récupérer son trésor, mais je me ravise en te voyant la serrer dans ta paume.
@Diane Dallenico
850 mots
Pas de soucis pour le retard, prends ton temps ! Je suis content de savoir que ça t’inspire, hâte de voir la suite moi aussi ! 😁
"I don’t belong in the world.
That’s what it is."
That’s what it is."
Tintillement doré
C'est alors que je remarque le Serpentard à côté de moi qui me fixe d'un regard dur. Je ne le connais pas, il a l'air un peu plus jeune que moi, j'imagine que c'est un première année. Pourtant, un frisson me parcourt, comme un sentiment de danger qui me met mal à l'aise.
Le jeune garçon m'adresse la parole. Son ton est poli, mais ses mots ne dégagent pas de bienveillance. Il ne cherche pour l'instant pas la bagarre, mais rien ne me dit que ça n'arrivera pas selon la réponse que je lui octroierai. Intimidée par sa forte présence qui me met la pression, je lui réponds assez vite d'une voix un peu faible:
-La... La boucle d'oreille ? Dans un couloir...
Sur le coup, je n'ai pas eu le temps de réfléchir à mes mots, ma réponse était honnête et directe. Je jette un coup d'oeil aux oreilles du garçon, entre ses cheveux blonds en bataille. L'une d'entre elle a l'air d'avoir souffert mais d'être en état de cicatrisation, l'autre n'a rien de notable. En tout cas, pas de bijou que ce soit à l'une ou à l'autre, et je n'arrive pas trop à distinguer sur son oreille gauche amochée, mais son oreille droite n'a pas l'air percée. En général, on se perce les deux oreilles ou on n'en perce aucune, non ?
-Tu... En connais le propriétaire, peut-être ?
Je ne sais pas trop à quel point je peux lui faire confiance ou non. A la fois il me fait presque peur, pas tout à fait agressif mais intense, à la fois il a l'air particulièrement sincère, peut-être plus effrayé lui-même que je ne le suis, comme un petit animal blessé qui montrerait malgré tout les crocs.
290 mots
@Artamiel Saul hop, j'étais peu active ce mois-ci mais voilà enfin une suite
#1f1c73 | INFJ inRP et irl | aime dessiner et chanter ! | 3ème année rp (promo 48-49)
Tintillement doré
"A moi. Cette boucle est à moi."
J’essaie de calmer les battements de mon cœur comme je le peux, mais rien n'y fait, voir mon bijou serrer entre tes mains me met dans tout mes états. Je recule d'un pas, t'offrant de l'espace autant qu'à moi. De l’extérieur, je dois ressembler à un fou. Le souffle ravagé, mes cheveux blonds décoiffés, on aurait presque dit que je venais de sortir de Sainte-Mangouste.
*Un asile, voilà où je devrais me trouver.*
Mais mon besoin de stabilité est plus fort que cette panique qui m'envahis, m'empêchant de fuir, ou de m'effondrer au sol dans le pire des cas. Je tends à nouveau la main, pointant de mon doigt squelettique l'objet doré coincé dans tes paumes. Je lève mon regard droit dans le tien, mes pupilles rétractées en un si petit point noir que mes iris orageuses les engloutiraient presque.
"Tu... Rends la moi. S'il te plais."
*Oublions les formalités et partons d'ici.*
Ma locution n'a rien de sincère, ma demande sonnant comme un ordre plutôt qu'une question. Mes yeux ne cillent pas un instant, fixés sur toi comme un prédateur sur sa proie. J'ouvre ma paume, tendue vers toi, attendant que tu y déposes le bijou. Je n’entends pas les sons autour, les voix autant que les gestes passent tous au second plan alors que ma voix s’échappe à nouveau de mes lèvres. Je parle lentement, trop lentement et posément. Ma posture et mon apparence deviennent presque comparables à celles d'un de ces spectres sinistres des films d'horreurs.
"Donne, la, moi. C'est précieux, tu comprends ce que je te dis ?"
J'incline légèrement la tête sur le côté, comme pour demander confirmation que tu as bien compris ce que je venais de te dire. Plus froide et tranchante, la neutralité de ma voix comme de mon visage se fait de plus en plus inquiétante.
*Elle ne doit rien comprendre à ce qui ce passe.*
Moi qui suis dans un état si lamentable pour un bijou, toi qui n'a ramassée qu'un petit morceau d'or au sol par pure curiosité innocente. Quel contraste effrayant de mon point de vue. Peut-être du tien, aussi. Un prince en ruine, on n'en voit pas tout les jours.
@Diane Dallenico
370 mots
Excuse moi pour ce long retard, je ne me sentais pas très bien. En espérant que tu va pour le mieux !
J’essaie de calmer les battements de mon cœur comme je le peux, mais rien n'y fait, voir mon bijou serrer entre tes mains me met dans tout mes états. Je recule d'un pas, t'offrant de l'espace autant qu'à moi. De l’extérieur, je dois ressembler à un fou. Le souffle ravagé, mes cheveux blonds décoiffés, on aurait presque dit que je venais de sortir de Sainte-Mangouste.
*Un asile, voilà où je devrais me trouver.*
Mais mon besoin de stabilité est plus fort que cette panique qui m'envahis, m'empêchant de fuir, ou de m'effondrer au sol dans le pire des cas. Je tends à nouveau la main, pointant de mon doigt squelettique l'objet doré coincé dans tes paumes. Je lève mon regard droit dans le tien, mes pupilles rétractées en un si petit point noir que mes iris orageuses les engloutiraient presque.
"Tu... Rends la moi. S'il te plais."
*Oublions les formalités et partons d'ici.*
Ma locution n'a rien de sincère, ma demande sonnant comme un ordre plutôt qu'une question. Mes yeux ne cillent pas un instant, fixés sur toi comme un prédateur sur sa proie. J'ouvre ma paume, tendue vers toi, attendant que tu y déposes le bijou. Je n’entends pas les sons autour, les voix autant que les gestes passent tous au second plan alors que ma voix s’échappe à nouveau de mes lèvres. Je parle lentement, trop lentement et posément. Ma posture et mon apparence deviennent presque comparables à celles d'un de ces spectres sinistres des films d'horreurs.
"Donne, la, moi. C'est précieux, tu comprends ce que je te dis ?"
J'incline légèrement la tête sur le côté, comme pour demander confirmation que tu as bien compris ce que je venais de te dire. Plus froide et tranchante, la neutralité de ma voix comme de mon visage se fait de plus en plus inquiétante.
*Elle ne doit rien comprendre à ce qui ce passe.*
Moi qui suis dans un état si lamentable pour un bijou, toi qui n'a ramassée qu'un petit morceau d'or au sol par pure curiosité innocente. Quel contraste effrayant de mon point de vue. Peut-être du tien, aussi. Un prince en ruine, on n'en voit pas tout les jours.
@Diane Dallenico
370 mots
Excuse moi pour ce long retard, je ne me sentais pas très bien. En espérant que tu va pour le mieux !
"I don’t belong in the world.
That’s what it is."
That’s what it is."
Tintillement doré
Le jeune garçon me surprend, indiquant que le bijou est en fait le sien. Je me fais la réflexion qu'au final, un bijou aussi délicat, ça ne collerait pas si mal à ce bonhomme. Mais là où le bijou est délicat par son artisanat soigné, le garçon l'est plutôt dans le sens où on dirait une poupée qui risquerait de se briser pour peu qu'on ose le contrarier.
Pourtant, il a bien l'air contrarié là, et malgré son ton se voulant imposant et tranchant, je ressens plus de peine pour lui que de peur envers lui. Occupée à l'analyser, j'en oublie de réagir à sa demande, qu'il reformule bien vite avec d'autant plus d'intensité, comme pressé par une force mystérieuse (qu'on pourrait probablement nommer "anxiété").
-Je...
"Est-ce que ça va..?"
Les mots restent coincé dans ma gorge, comme si je les savais incapables d'atteindre mon interlocuteur. Je ne peux rien faire pour lui, il ne m'écoutera pas. Le mieux reste de simplement lui rendre sa boucle d'oreille.
Je pose le bijou si précieux pour lui dans sa main tendue. "Désolée"
J'ai envie de lui faire savoir que s'il est dans une quelconque détresse, même s'il ne me connait pas, je suis là pour lui. Mais que lui dire pour lui faire comprendre ? Je force un sourire amical.
-Je m'appelle Diane. Désolée pour la peur que j'ai dû te causer. Si tu as besoin de quoi que ce soit... N'hésite pas à venir me voir. Encore désolée.
Je ne suis pas sure qu'il m'ait écoutée, mais j'espère que mes paroles l'ont bien atteint...
263 mots
@Artamiel Saul Pardon pour le retard ! J'ai fait une grosse pause rp
Joyeux anniversaire à ton protégé au passage !
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