Ce rouge qui brûle
4 septembre 2049
Cela fait maintenant plusieurs jours que j'ai fait ma rentrée à Poudlard, plusieurs jours que je suis loin d'Eye, plusieurs jours que ce choixpeau a effleuré ma tête, mais surtout plusieurs jours où je me force de retenir ma colère en grinçant des dents. J'étais à Gryffondor.
D'un pas lourd, je me dirigeais vers le foyer, shootais dans le vide pour me défouler et je m'écroulais dans un canapé et mes pieds ne touchaient pas le sol.
Je repensais à ma cérémonie de rentrée, au discours du choixpeau. Il avait longtemps hésité, il ressentait l'ambition, courage ainsi que ruse, malice. Dans un murmure, j'ai cru entendre Serpentard sortir de ses lèvres et dans un soupir d'approuvement j'avais dit oui.
C'était tentant Serpentard, ce fut la maison de ma mère et de ceux qui savent ce qu'ils veulent et comment l'obtenir. Sans doute, j'y aurais trouvé ma place, mes amis et complices.
Et je ne savais d'où cette idée était venue, mais on m'avait placé à Gryffondor. Tout était rouge là-bas, beaucoup trop rouge. C'est un endroit où on considère notre bravoure comme un rugissement. Mais moi, je ne rugis pas, mon courage ne crie pas, je me demande même s'il est là.
Il m'arrive de temps en temps de regarder mes camarades de loin de les envier.
Mais il suffit d'un seul mouvement de tête vers les élèves de Serpentard pour ressentir la frustration m'envahir.
Je pris un coussin près de moi, le posai sur mes genoux et y enfouis ma tête. Je poussais un long soupir, j'avais besoin de m'exprimer.
@Nyxis Calderon Hello voici la première partie !
"It happens sometimes. Friends come in and out of your life, like busboys in a restaurant." - "Give me some skin"
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Ce rouge qui brûle
Nyxis avance à grandes enjambées jusque dans la grande salle. Pourquoi ? Aucune idée. L'essentiel était de s'occuper l'esprit pour chasser ces centaines de pensées qui obstruaient drastiquement sa rationalité. Les jours de rentrée avaient toujours été difficiles. Ce rythme à reprendre, s'adapter de nouveau aux réveils matinaux, aux heures de cours, au travail. Mais surtout, supporter la présence de tous ces individus non désirés et non sollicités par la troisième année pour interagir dans sa vie. Car hormis certains élus qui méritaient sa présence, le reste du monde n'était composés que d'élèves à l'existence insupportable, simplement par leur manière de vivre. De plus en plus depuis cet été, la simple présence d'un individu dans un rayon de 300 km à ronde l'agaçait profondément.
Alors, lorsqu'elle posa un pied mécanique dans l'espace du foyer, une nouvelle entité vivante captiva son agacement. Une chevelure flamboyante, bien trop aveuglante. Un bref regard sur son uniforme. Du rouge. Un assortiment fade en goût, agressif pour les yeux. Du orange et du rouge, mais n'importe quoi. Heureusement, Nyxis fut rassurée : elle n'aurait pas besoin de prétexte pour déclarer qu'elle ne supportait déjà pas cette enfant. C'était une Gryffondor désormais, et c'était déjà trop. La Serpentard crue se souvenir de son visage, qu'elle avait aperçu il y a quelques jours lors de la répartition. Elle pourrait jurer sur la grandeur de Salazar que la jeune rousse avait semblée aussi accablée que si on lui avait annoncé la disparition de ses parents dans un tragique accident. Intéressant...
Elle s'approcha silencieusement avant d'ouvrir la bouche :
— Hé. Le rouge sur ton uniforme. C'est pas pour dire “je pleurniche”. fit-elle remarquer simplement. Je suis presque certaine que Godric serait déçu d'apprendre qu'une de ses élèves se lamente en reniant sa force et son courage. Et crois-moi, Sir Gryffondor, rares sont les fois où je le considère. Un rire amer résonna dans sa gorge. Mais l'ignorance, c'est de chez vous, non ?
Nyxis ne comprenait pas pourquoi elle faisait tout ça. Pourquoi elle ne l'avait pas juste laissée tranquille. Mais...C'était si tentant, comme si la première année était un aimant qui l'appelait au loin, et qui la ramenait incontrôlablement à elle ! Et puis, au Diable ce genre de questionnement, la blonde avait besoin de se défouler, c'était bien pour cela que les Gryffondor existaient, non ?
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@Victrine Ashgrove, me voilà !
Alors, lorsqu'elle posa un pied mécanique dans l'espace du foyer, une nouvelle entité vivante captiva son agacement. Une chevelure flamboyante, bien trop aveuglante. Un bref regard sur son uniforme. Du rouge. Un assortiment fade en goût, agressif pour les yeux. Du orange et du rouge, mais n'importe quoi. Heureusement, Nyxis fut rassurée : elle n'aurait pas besoin de prétexte pour déclarer qu'elle ne supportait déjà pas cette enfant. C'était une Gryffondor désormais, et c'était déjà trop. La Serpentard crue se souvenir de son visage, qu'elle avait aperçu il y a quelques jours lors de la répartition. Elle pourrait jurer sur la grandeur de Salazar que la jeune rousse avait semblée aussi accablée que si on lui avait annoncé la disparition de ses parents dans un tragique accident. Intéressant...
Elle s'approcha silencieusement avant d'ouvrir la bouche :
— Hé. Le rouge sur ton uniforme. C'est pas pour dire “je pleurniche”. fit-elle remarquer simplement. Je suis presque certaine que Godric serait déçu d'apprendre qu'une de ses élèves se lamente en reniant sa force et son courage. Et crois-moi, Sir Gryffondor, rares sont les fois où je le considère. Un rire amer résonna dans sa gorge. Mais l'ignorance, c'est de chez vous, non ?
Nyxis ne comprenait pas pourquoi elle faisait tout ça. Pourquoi elle ne l'avait pas juste laissée tranquille. Mais...C'était si tentant, comme si la première année était un aimant qui l'appelait au loin, et qui la ramenait incontrôlablement à elle ! Et puis, au Diable ce genre de questionnement, la blonde avait besoin de se défouler, c'était bien pour cela que les Gryffondor existaient, non ?
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@Victrine Ashgrove, me voilà !
Ce rouge qui brûle
Je sentis la présence de quelqu'un et ma tête se leva doucement du coussin pour la regarder.
Moi, j’étais juste là. Coincée dans cet uniforme rouge trop voyant, avec mes pensées qui faisaient la course dans ma tête, comme un balai fou. Je n’avais pas pleuré et jamais je n'aurais pleuré, pas vraiment. J’avais juste… soupiré, soupiré fort, beaucoup trop fort. J’étais fatiguée, parce que j’étais perdue, parce que la répartition avait été un choc et parce que je pensais qu'être envoyé à Serpentard m'aurait permis de connaître cette partie de ma famille dont j'ignore tout. Je voulais être autre chose, être à un autre endroit, pas forcément Gryffondor.
Puis, elle est arrivée, cette fille bonde de Serpentard qui semblait déjà me détester, et elle a parlé.
— Hé. Le rouge sur ton uniforme. C'est pas pour dire “je pleurniche”.
Je suis restée là, figée à la regarder avec une pointe d'incompréhension. Est-ce qu’elle se moquait de moi ? Oui, non, je ne sais pas, sûrement. Sa voix était comme un fouet, mais pas cruel. Elle disait des choses dures, mais elles n’étaient pas méchantes. Juste... vraies ? Enfin, selon elle ou peut-être selon moi.
Je ne comprenais pas. Pourquoi venir me parler ? Pourquoi perdre son temps à me piquer comme ça, si j’étais si insignifiante ?
Et puis, elle m’a fait rire. Pas vraiment à voix haute, mais à l’intérieur. Parce que malgré tout, pourquoi venir voir quelqu'un à qui elle n'avait jamais parlé pour se défouler ? C'était sûr, il y avait quelque chose qui n'allait pas chez elle.
Alors, oui, j’étais un peu énervée. J’aurais préféré qu’elle me laisse tranquille. Mais quelque part, j’étais aussi reconnaissante. Parce qu’elle m’a parlé comme si j’étais capable de tenir tête. Comme si j’avais en moi quelque chose qui valait la peine d’être réveillé. Même si c’était avec des mots qui piquent, mais j'avais besoin de me défouler moi aussi, et pas seulement sur mon carnet de dessin.
Je lui lançais un regard rempli de question, quel était vraiment le sens de ses mots, peut-être qu’elle voulait juste me dire, à sa manière bizarre, de me lever, d’être forte, peut-être que je rêvais juste et que finalement elle voulait juste m'embêter.
Et moi ? Qu'est-ce que j'ai fait ? Je serrais mes poings, la regardai avec une pointe de mépris, mais aussi un peu d'admiration. Elle dégageait quelque chose que j'admirais, mais quoi ?
Et je lui ai répondu.
"Ouais t'as raison, le rouge sur mon uniforme, c'est pour brûler les vipères qui se mêlent des affaires des autres."
Je me levais pour paraître plus grande, mais c'était peine perdue, elle me mettait au moins vingt centimètres.
"Et c'est un truc de Serpentard d'embêter son monde ou seulement toi qui se crois supérieur aux autres ?"
Je souris légèrement, j'avais envie de la remercier de m'avoir secouée, quoique d'une manière un peu trop brutale.
@Nyxis Calderon oupsi je crois que mon message est un peu long...
Moi, j’étais juste là. Coincée dans cet uniforme rouge trop voyant, avec mes pensées qui faisaient la course dans ma tête, comme un balai fou. Je n’avais pas pleuré et jamais je n'aurais pleuré, pas vraiment. J’avais juste… soupiré, soupiré fort, beaucoup trop fort. J’étais fatiguée, parce que j’étais perdue, parce que la répartition avait été un choc et parce que je pensais qu'être envoyé à Serpentard m'aurait permis de connaître cette partie de ma famille dont j'ignore tout. Je voulais être autre chose, être à un autre endroit, pas forcément Gryffondor.
Puis, elle est arrivée, cette fille bonde de Serpentard qui semblait déjà me détester, et elle a parlé.
— Hé. Le rouge sur ton uniforme. C'est pas pour dire “je pleurniche”.
Je suis restée là, figée à la regarder avec une pointe d'incompréhension. Est-ce qu’elle se moquait de moi ? Oui, non, je ne sais pas, sûrement. Sa voix était comme un fouet, mais pas cruel. Elle disait des choses dures, mais elles n’étaient pas méchantes. Juste... vraies ? Enfin, selon elle ou peut-être selon moi.
Je ne comprenais pas. Pourquoi venir me parler ? Pourquoi perdre son temps à me piquer comme ça, si j’étais si insignifiante ?
Et puis, elle m’a fait rire. Pas vraiment à voix haute, mais à l’intérieur. Parce que malgré tout, pourquoi venir voir quelqu'un à qui elle n'avait jamais parlé pour se défouler ? C'était sûr, il y avait quelque chose qui n'allait pas chez elle.
Alors, oui, j’étais un peu énervée. J’aurais préféré qu’elle me laisse tranquille. Mais quelque part, j’étais aussi reconnaissante. Parce qu’elle m’a parlé comme si j’étais capable de tenir tête. Comme si j’avais en moi quelque chose qui valait la peine d’être réveillé. Même si c’était avec des mots qui piquent, mais j'avais besoin de me défouler moi aussi, et pas seulement sur mon carnet de dessin.
Je lui lançais un regard rempli de question, quel était vraiment le sens de ses mots, peut-être qu’elle voulait juste me dire, à sa manière bizarre, de me lever, d’être forte, peut-être que je rêvais juste et que finalement elle voulait juste m'embêter.
Et moi ? Qu'est-ce que j'ai fait ? Je serrais mes poings, la regardai avec une pointe de mépris, mais aussi un peu d'admiration. Elle dégageait quelque chose que j'admirais, mais quoi ?
Et je lui ai répondu.
"Ouais t'as raison, le rouge sur mon uniforme, c'est pour brûler les vipères qui se mêlent des affaires des autres."
Je me levais pour paraître plus grande, mais c'était peine perdue, elle me mettait au moins vingt centimètres.
"Et c'est un truc de Serpentard d'embêter son monde ou seulement toi qui se crois supérieur aux autres ?"
Je souris légèrement, j'avais envie de la remercier de m'avoir secouée, quoique d'une manière un peu trop brutale.
@Nyxis Calderon oupsi je crois que mon message est un peu long...
"It happens sometimes. Friends come in and out of your life, like busboys in a restaurant." - "Give me some skin"
- Stand By Me -
Couleur RP=> #515570
Ce rouge qui brûle
Le regard de Nyxis foudroya celui de sa cadette. Comme si de ses deux pupilles s'étaient propulsées des flèches pointues, visées en direction de la rousse. Mais tandis qu'un orage grondait dans ses iris, un rayonnant sourire se dessiner sur ses lèvres, aussi simple et doux qu'un éclat de lumière à la renaissance du printemps. Les yeux parlaient, les yeux avaient toujours parlé. Le reste du corps, la bouche, la langue, les cordes vocales, tout cela n'était qu'absurdités qu'on interprétait trop facilement, trop promptement. Les plus belles discussions, les plus poignantes, celles qui vous donnaient la chair de poule comme celles qui préconisaient la naissance d'une larme au creux de votre joue, celles-ci n'avaient jamais existé ailleurs que dans nos yeux.
Aujourd'hui, Nyxis ne savait pas à quel type de conversation elle s'allouait. Certainement pas une de ces belles discussions comme j'eus dit, oh, loin de là. Mais ces passionnées, pas celles qui vous faisaient tomber amoureuses - bien qu'elle se voyait constamment charmée par l'inhabituel - mais celles dont on se souvenait pour l'éternité, tant l'échange fut poignant. Rien que de penser à l'impact intérieur que ses mots, comme ceux de la plus jeune pouvaient avoir sur les deux lui donnait des frissons. Des frissons d'impatience, pas de violenter, jamais fut-ce son souhait, mais bien de découvrir les limites de la sorcière vis à vis d'elle-même. Quelle était la puissance, la confiance, la sensibilité de l'enfant ? La troisième année voulait savoir. Elle avait même besoin de savoir. Pourquoi paraissait-elle si dépitée de revêtir cette couleur ? Quelle était son histoire, quelle déception alimentait sa haine, son sang faisait-il circuler l'amour ou bien la colère ? Et sa voix, sa voix était-elle le Sonorus de son âme, de sa profonde pensée, ou bien une entité indépendante qui osait s'exprimer au-delà des songes de celle qui l'incarne ?
Savoir qui étaient tous ces gens. Tous ces inconnus. Comprendre le tissu limpide et invisible qui tissaient les âmes, brodaient les réflexions, il n'avait jamais été autre question.
La blonde elle-même était sujette à ces interrogations. Découvrir les personnalités, si cela était si simple, pourquoi devait-elle le faire par le biais d'une pique ? D'un commentaire désagréable ? Le tout en harmonie avec une grimace et un regard de travers ?
Il y avait tant de détails, tant de fioritures dorées qui ornaient nos personnes, nos peaux, en tout temps, et ce, pour l'éternité ; et si léger fut le poids de ces gravures au fil d'Eden que beaucoup eurent oubliés leur existence au fil des siècles, ainsi étaient forgés l'apathie et la monotonie de l'existence humaine. On avait tant peur de la complexité qu'on se réfugiait dans ce qui était sûr et acquis. La peur de l'inconnu avait toujours marqué les visages et les cœurs.
« Je suis presque certaine que Tremblay ne te laisserait pas faire. La chasse aux sorcières, c'était au XVIe siècle, ma chère...? » Il était primordial d'associer un nom aux comportements que celui-ci exprimait, puisqu'actuellement, la rouge et or n'était que la chasseresse de sorcières aux lamentations maisonnesques.
« Mais n'est-ce pas la base des interactions humaines ? Se mêler des affaires des autres. Si personne ne le faisait, chacun poursuivrait son chemin, seul, tout...seul. » Fit-elle d'un air volontairement philosophe.
Sans quitter des yeux le visage de la Gryffondor, elle laissait son corps glisser sur le canapé que son interlocutrice venait de quitter, lorsqu'elle comprit qu'elle se voulait faire plus grande. Manque de chance, elle était tombée sur une Calderon. Du haut de ses 1m64, elle pouffa. Mais si au-dessus se voulait-elle, qui était-elle pour l'en priver ? C'est vrai après tout, si elle la laissait prendre les commandes de cette échange, ce serait un bon moyen de sonder sa personnalité.
« Je n'aurais pas la prétention de me présenter à toi comme l'archétype du Serpentard. C'est quelque chose que vous laisse, à vous, les héros téméraires nés pour vanter vos mérites. Mais d'ailleurs, par simple curiosité, quels sont-ils ? Elle questionna simplement en passant son bras sur le dossier du canapé. Et je me permets de te corriger : je ne me crois pas supérieure, je le suis. Cette fois-ci, elle croisa les jambes, comme pour affirmer son aise. Mais je serais ravie que tu me prouves le contraire. »
Non, elle n'était pas supérieure. Et non, elle ne pensait pas l'être. Pourquoi avait-elle dit cela, alors ? Aucune idée. Nyxis était de ces personnes qui parlaient au hasard parfois, à moins que tout cela soit calculé, mesuré au millimètre près, dans le but de provoquer une réaction bien précise du côté de la première année ?
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Aujourd'hui, Nyxis ne savait pas à quel type de conversation elle s'allouait. Certainement pas une de ces belles discussions comme j'eus dit, oh, loin de là. Mais ces passionnées, pas celles qui vous faisaient tomber amoureuses - bien qu'elle se voyait constamment charmée par l'inhabituel - mais celles dont on se souvenait pour l'éternité, tant l'échange fut poignant. Rien que de penser à l'impact intérieur que ses mots, comme ceux de la plus jeune pouvaient avoir sur les deux lui donnait des frissons. Des frissons d'impatience, pas de violenter, jamais fut-ce son souhait, mais bien de découvrir les limites de la sorcière vis à vis d'elle-même. Quelle était la puissance, la confiance, la sensibilité de l'enfant ? La troisième année voulait savoir. Elle avait même besoin de savoir. Pourquoi paraissait-elle si dépitée de revêtir cette couleur ? Quelle était son histoire, quelle déception alimentait sa haine, son sang faisait-il circuler l'amour ou bien la colère ? Et sa voix, sa voix était-elle le Sonorus de son âme, de sa profonde pensée, ou bien une entité indépendante qui osait s'exprimer au-delà des songes de celle qui l'incarne ?
Savoir qui étaient tous ces gens. Tous ces inconnus. Comprendre le tissu limpide et invisible qui tissaient les âmes, brodaient les réflexions, il n'avait jamais été autre question.
La blonde elle-même était sujette à ces interrogations. Découvrir les personnalités, si cela était si simple, pourquoi devait-elle le faire par le biais d'une pique ? D'un commentaire désagréable ? Le tout en harmonie avec une grimace et un regard de travers ?
Il y avait tant de détails, tant de fioritures dorées qui ornaient nos personnes, nos peaux, en tout temps, et ce, pour l'éternité ; et si léger fut le poids de ces gravures au fil d'Eden que beaucoup eurent oubliés leur existence au fil des siècles, ainsi étaient forgés l'apathie et la monotonie de l'existence humaine. On avait tant peur de la complexité qu'on se réfugiait dans ce qui était sûr et acquis. La peur de l'inconnu avait toujours marqué les visages et les cœurs.
« Je suis presque certaine que Tremblay ne te laisserait pas faire. La chasse aux sorcières, c'était au XVIe siècle, ma chère...? » Il était primordial d'associer un nom aux comportements que celui-ci exprimait, puisqu'actuellement, la rouge et or n'était que la chasseresse de sorcières aux lamentations maisonnesques.
« Mais n'est-ce pas la base des interactions humaines ? Se mêler des affaires des autres. Si personne ne le faisait, chacun poursuivrait son chemin, seul, tout...seul. » Fit-elle d'un air volontairement philosophe.
Sans quitter des yeux le visage de la Gryffondor, elle laissait son corps glisser sur le canapé que son interlocutrice venait de quitter, lorsqu'elle comprit qu'elle se voulait faire plus grande. Manque de chance, elle était tombée sur une Calderon. Du haut de ses 1m64, elle pouffa. Mais si au-dessus se voulait-elle, qui était-elle pour l'en priver ? C'est vrai après tout, si elle la laissait prendre les commandes de cette échange, ce serait un bon moyen de sonder sa personnalité.
« Je n'aurais pas la prétention de me présenter à toi comme l'archétype du Serpentard. C'est quelque chose que vous laisse, à vous, les héros téméraires nés pour vanter vos mérites. Mais d'ailleurs, par simple curiosité, quels sont-ils ? Elle questionna simplement en passant son bras sur le dossier du canapé. Et je me permets de te corriger : je ne me crois pas supérieure, je le suis. Cette fois-ci, elle croisa les jambes, comme pour affirmer son aise. Mais je serais ravie que tu me prouves le contraire. »
Non, elle n'était pas supérieure. Et non, elle ne pensait pas l'être. Pourquoi avait-elle dit cela, alors ? Aucune idée. Nyxis était de ces personnes qui parlaient au hasard parfois, à moins que tout cela soit calculé, mesuré au millimètre près, dans le but de provoquer une réaction bien précise du côté de la première année ?
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