Secrets de minuit
Summer la rassura doucement. Elles étaient assises à même le sol, et Lilith n’arrivait même plus à bouger. À quoi bon, après tout ? Elle se sentait vidée. Elle resta silencieuse un moment, ne répondant pas tout de suite à Summer. Elle préférait s'enfermer et oublier. Puis, elle murmura, presque pour elle-même :
— Il aurait été content.
Oui, Matthew ne voulait pas qu’elle s’attire encore plus d’ennuis. Mais peut-être qu’il ne comprenait pas que pour Lilith, c’était bien plus que ça. Que vivre, c’était brûler à chaque fois, ne jamais pouvoir rester sagement à faire ses devoirs, parce que c’était trop étouffant. Tout lui paraissait insupportable. Elle ne savait pas pourquoi. Pourquoi cette colère sourde qui montait sans prévenir, pourquoi elle frappait d’abord et réfléchissait après, pourquoi elle enviait autant ceux qui semblaient tout réussir sans effort. Lilith avait un poids sur le cœur, un secret qu’une fille de douze ans ne pouvait pas encore comprendre. L’infirmier lui avait conseillé de parler à quelqu’un, mais quoi dire ? Elle ne savait même pas elle-même ce qui la faisait souffrir. Elle détestait Poudlard, ce lieu où elle se sentait toujours à côté. Elle détestait ceux qui avaient tout, qui réussissaient trop facilement.
En cet instant, elle aurait voulu être ailleurs. Chez elle, avec sa grand-mère qui lui préparerait un chocolat chaud et lui soufflerait des mots doux pour l'apaiser. Mais elle restait cette sous-merde, perdue dans un château trop grand pour elle, ou trop petit pour s’y cacher vraiment. Elle criait, elle faisait des histoires, et pourtant, personne ne semblait vraiment s’en soucier. Aux yeux des autres, elle n’était qu’une sale gamine. Alors qu’elle se battait, toujours, sans jamais abandonner. Elle rendait tous ses devoirs, même si ça ne suffisait jamais. Depuis toujours, elle avait l’impression que la défaite lui collait à la peau.
Elle se releva. Parce qu’elle devait. Sinon, elle serait quoi ? Une sous-merde aplatie, sans voix, sans force ? Elle essuya ses larmes, puis tendit la main à Summer pour l’aider à se relever. Sur le chemin du retour, Lilith ne parla pas. Elle n’en avait pas la force. Au croisement, elle serra Summer très fort dans ses bras, et d’une voix si faible qu’on aurait pu la manquer, elle murmura un merci. Elle essuya une dernière fois ses larmes, puis s’éloigna, prête à se laisser tomber dans le sommeil. Pour une fois, elle dormirait jusqu’à tard, sans penser aux devoirs ni courir après le temps. Elle flânerait au parc le lendemain, lancerait des ricochets, mangerait un peu de chocolat, même si elle détestait ça. Elle ne s’éteindrait jamais. Elle continuerait de brûler, quitte à s’enflammer pour de bon.
— Il aurait été content.
Oui, Matthew ne voulait pas qu’elle s’attire encore plus d’ennuis. Mais peut-être qu’il ne comprenait pas que pour Lilith, c’était bien plus que ça. Que vivre, c’était brûler à chaque fois, ne jamais pouvoir rester sagement à faire ses devoirs, parce que c’était trop étouffant. Tout lui paraissait insupportable. Elle ne savait pas pourquoi. Pourquoi cette colère sourde qui montait sans prévenir, pourquoi elle frappait d’abord et réfléchissait après, pourquoi elle enviait autant ceux qui semblaient tout réussir sans effort. Lilith avait un poids sur le cœur, un secret qu’une fille de douze ans ne pouvait pas encore comprendre. L’infirmier lui avait conseillé de parler à quelqu’un, mais quoi dire ? Elle ne savait même pas elle-même ce qui la faisait souffrir. Elle détestait Poudlard, ce lieu où elle se sentait toujours à côté. Elle détestait ceux qui avaient tout, qui réussissaient trop facilement.
En cet instant, elle aurait voulu être ailleurs. Chez elle, avec sa grand-mère qui lui préparerait un chocolat chaud et lui soufflerait des mots doux pour l'apaiser. Mais elle restait cette sous-merde, perdue dans un château trop grand pour elle, ou trop petit pour s’y cacher vraiment. Elle criait, elle faisait des histoires, et pourtant, personne ne semblait vraiment s’en soucier. Aux yeux des autres, elle n’était qu’une sale gamine. Alors qu’elle se battait, toujours, sans jamais abandonner. Elle rendait tous ses devoirs, même si ça ne suffisait jamais. Depuis toujours, elle avait l’impression que la défaite lui collait à la peau.
Elle se releva. Parce qu’elle devait. Sinon, elle serait quoi ? Une sous-merde aplatie, sans voix, sans force ? Elle essuya ses larmes, puis tendit la main à Summer pour l’aider à se relever. Sur le chemin du retour, Lilith ne parla pas. Elle n’en avait pas la force. Au croisement, elle serra Summer très fort dans ses bras, et d’une voix si faible qu’on aurait pu la manquer, elle murmura un merci. Elle essuya une dernière fois ses larmes, puis s’éloigna, prête à se laisser tomber dans le sommeil. Pour une fois, elle dormirait jusqu’à tard, sans penser aux devoirs ni courir après le temps. Elle flânerait au parc le lendemain, lancerait des ricochets, mangerait un peu de chocolat, même si elle détestait ça. Elle ne s’éteindrait jamais. Elle continuerait de brûler, quitte à s’enflammer pour de bon.
Lilith Bríd McKey ⋆ Née-sorcière ⋆ 02/11/37 ⋆ Skye ⋆ 2e année RP (13 ans) ⋆ #84774d
Faible présence jusqu’au 22 juin ⋆ 7/14 RP en cours
✓Dyslexique dysorthographique
Secrets de minuit
-Pas de te voir comme ça.
Oh, Summer la voyait, la peine, la détresse contenues dans les yeux de Lilith. Dans ses larmes quand elle se releva. Summer ne savait pas. Non, elle ne pouvait pas savoir. Elle ne pouvait pas comprendre ce qu'il se passait dans la tête de Lilith. Mais elle voyait bien que ça n'allait pas.
Elle se doutait qu'il y avait un problème. Elle ne parlait pas de ce soir, mais de tout le temps en général. Depuis qu'elle connaissait Lilith, elle l'avait toujours vu se jeter dans les ennuis sans réfléchir, provoquer les autres pour se défouler. Summer avait compris que ce n'était pas tant que Lilith aimait ça (au contraire d'elle qui aimait bien connaître le frisson de l'aventure). Non, Lilith en avait besoin. Summer ne savait pas ce que son amie cherchait à extérioriser en faisant ça, et elle aurait bien aimé que Lilith se confie à elle, mais elle ne comptait certainement pas la brusquer, et elle attendrait que Lilith soit prête. A peut-être même Lilith ne savait-elle pas elle-même ce qui n'allait pas.
Summer prit une grande inspiration, et les deux filles quittèrent les toilettes sans un bruit. Quand Summer ferma la porte, le bruit que fit celle-ci en le faisant lui sembla comme un rire. Un rire moqueur.
Elle intima mentalement à la porte de ne pas faire de commentaires.
Sur le chemin du retour, elle avait presque l'impression de porter Lilith. Pas physiquement, mais mentalement. Elle paraissait si abattue... Summer respecta son silence. Qu'y avait-il à dire... A part : "Au moins, on peut dire que tu as gagné", elle ne voyait pas, et elle ne comptait certainement pas dire ça.
Elle rendit à Lilith son étreinte. Quand elles se séparèrent, Summer tenta un sourire réconfortant, qui dut sans doute sonner faux dans la pénombre, mais au moins aurait-elle essayé.
Elle se quittèrent pour de bon, se dirigèrent chacune vers leur dortoir respectif. Summer avait beau se dire que demain ne serait pas différent des autres jours, elle avait l'impression douloureuse que tout avait changé.
Et ce qui lui serrait véritablement le coeur, c'était de se rendre compte que ce tout en question, c'était Lilith.
Oh, Summer la voyait, la peine, la détresse contenues dans les yeux de Lilith. Dans ses larmes quand elle se releva. Summer ne savait pas. Non, elle ne pouvait pas savoir. Elle ne pouvait pas comprendre ce qu'il se passait dans la tête de Lilith. Mais elle voyait bien que ça n'allait pas.
Elle se doutait qu'il y avait un problème. Elle ne parlait pas de ce soir, mais de tout le temps en général. Depuis qu'elle connaissait Lilith, elle l'avait toujours vu se jeter dans les ennuis sans réfléchir, provoquer les autres pour se défouler. Summer avait compris que ce n'était pas tant que Lilith aimait ça (au contraire d'elle qui aimait bien connaître le frisson de l'aventure). Non, Lilith en avait besoin. Summer ne savait pas ce que son amie cherchait à extérioriser en faisant ça, et elle aurait bien aimé que Lilith se confie à elle, mais elle ne comptait certainement pas la brusquer, et elle attendrait que Lilith soit prête. A peut-être même Lilith ne savait-elle pas elle-même ce qui n'allait pas.
Summer prit une grande inspiration, et les deux filles quittèrent les toilettes sans un bruit. Quand Summer ferma la porte, le bruit que fit celle-ci en le faisant lui sembla comme un rire. Un rire moqueur.
Elle intima mentalement à la porte de ne pas faire de commentaires.
Sur le chemin du retour, elle avait presque l'impression de porter Lilith. Pas physiquement, mais mentalement. Elle paraissait si abattue... Summer respecta son silence. Qu'y avait-il à dire... A part : "Au moins, on peut dire que tu as gagné", elle ne voyait pas, et elle ne comptait certainement pas dire ça.
Elle rendit à Lilith son étreinte. Quand elles se séparèrent, Summer tenta un sourire réconfortant, qui dut sans doute sonner faux dans la pénombre, mais au moins aurait-elle essayé.
Elle se quittèrent pour de bon, se dirigèrent chacune vers leur dortoir respectif. Summer avait beau se dire que demain ne serait pas différent des autres jours, elle avait l'impression douloureuse que tout avait changé.
Et ce qui lui serrait véritablement le coeur, c'était de se rendre compte que ce tout en question, c'était Lilith.
2A - PR - Volière ouverte, foncez!
Soleil des cachots - Hurleuse Nocturne - Maîtresse d'armes et proclameuse autoproclamée des AA
Secrets de minuit
FIN
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Elles sont choupies quand même
Lilith Bríd McKey ⋆ Née-sorcière ⋆ 02/11/37 ⋆ Skye ⋆ 2e année RP (13 ans) ⋆ #84774d
Faible présence jusqu’au 22 juin ⋆ 7/14 RP en cours
✓Dyslexique dysorthographique