Aimer, c'est savoir dire je t'aime sans parler...

Un jour de juin, avec @Nina De Almeida et @Simon Stewart,

Aimer, c'est savoir dire je t'aime sans parler...

Victor Hugo

Mei s'assit au bord de la fontaine, en face d'une des nombreuses et imposantes statues de phénix.
Elle avait voulut venir profiter de ce bel après midi de juin, il faisait en effet beau et mais sans pour autant qu'il y ai une chaleur étouffante, bref, une journée parfaite.
La fillette sortit un livre moldu de son sac, elle l'avait eu à son anniversaire mais ne l'avait pas encore ouvert. Elle survola les remerciements et la dédicace à un certain G. DUCHÊNE et avait commencé sa lecture :

Reducio
- Maman, pourquoi les nuages vont dans un sens et nous dans l’autre ?
Isaya sourit, caressa la joue de sa fille du bout des doigts.
- Il y a deux réponses à ta question. Comme à toutes les questions, tu le sais bien. Laquelle veux-tu entendre ?
- Les deux.
- Laquelle en premier alors ?
La fillette plissa le nez.
- Celle du savant.
- Nous allons vers le nord parce que nous cherchons une terre où nous établir. Un endroit où construire une belle maison, élever des coureurs et cultiver des racines de niam. C’est notre rêve depuis des années et nous avons quitté Al-Far pour le vivre.
- Je n’aime pas les galettes de niam…
- Nous planterons aussi des fraises, promis. Les nuages, eux, n’ont pas le choix. Ils vont vers le sud parce que le vent les pousse et, comme ils sont très très légers, ils sont incapables de lui résister.
- Et la réponse du poète ?
- Les hommes sont comme les nuages. Ils sont chassés en avant par un vent mystérieux et invisible face auquel ils sont impuissants. Ils croient maîtriser leur route et se moquent de la faiblesse des nuages, mais leur vent à eux est mille fois plus fort que celui qui souffle là-haut.
La fillette croisa les bras et parut se désintéresser de la conversation afin d’observer un vol de canards au plumage chatoyant qui se posaient sur la rivière proche. Indigo, émeraude ou vert pâle, ils se bousculaient dans une cacophonie qui la fit rire aux éclats. Lorsque les chariots eurent dépassés les volatiles, elle se tourna vers sa mère.
- Cette fois, je préfère la réponse du savant.
- Pourquoi ? demanda Isaya qui avait attendu sereinement la fin de ce qu’elle savait être une intense réflexion.
- J’aime pas qu’on me pousse en cachette.

[Le pacte des marchombres, Ellana, Enfance, chapitre 1]
Pierre Bottero



Elle ne parvint pas à lire plus que ça, son esprit était ailleurs, à Londres, avec Lukas...
Lukas, comment avait elle pu se séparer de lui pour aller à Poudlard ?
En même temps, elle n'aurait pas eu la possibilité d'aller dans le même collège que lui, mais ils se seraient vu tous les soirs, auraient critiqué leurs profs, tout ce que font les enfants normaux...

Mais, elle ne pouvait rien lui dire, c'était un Moldu, il ne connaissait pas l'existence des sorciers... De toute façon, elle n'aurait jamais le courage de le faire.
Et, quand bien même elle oserait le lui dire, elle se ferait remonter les bretelles par le Ministère de la Magie.

La fillette referma son livre et le posa sur ses genoux. Sans qu'elle n'y soit pour rien, ses yeux s'emplirent de larmes. Elle murmura d'une voix désespérée :
- Lukas ! Je suis désolé, vraiment !

Mei avait bien essayer de le contacter. En envoyant un hibou à son père, qui le transfèrait ensuite à la famille Reybier par la poste. Mais ça prenait longtemps et il ne lui avait jamais répondu. Il ne savait pas mettre quelle destination...



Lukas Reybier

Cσυʅҽυɾ RP : #4ԃ22Ⴆ4 — Néҽ ʅҽ 24 ɱαι 2037— 2èɱҽ αɳɳéҽ
Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage... Jean de la Fontaine