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juin 2050
Cela faisait un moment que je ne m'étais pas fait prendre, et aussi un moment que je n'avais pas été cherché de nouveaux ingrédients. J'attendais un peu que les choses se tassent, qu'on oublie mon visage, et pile quand je décide d'y retourner, je me fais prendre la main dans le sac. J'étais vraiment furieux contre ce manque de chance, mais n'avais pas le temps de me lamenter son mon sort : il fallait trouver une excuse plausible, et vite.
Le temps d'arriver à la Justice magique, tout était prêt dans ma tête. Alors, après les questions banales sur mon identité, je fus prêt à leur sortir avec l'air le plus convaincant possible le scénario que j'avais inventé. Je voulais aller voir les différents commerces de l'Allée, en tant que commerçant, il était important de connaitre la concurrence. Et, dans l'ombre, j'avais vu trois personnes qui semblaient parler avec un tier. J'ai d'abord cru qu'ils lui voulait du mal, alors je me suis approché pour tenter de faire quelque chose, et j'eus à peine eu le temps de remarquer que c'était des voyous que la police était déjà sur place. Quelle malheureuse affaire ! Moi qui voulait faire une bonne action, que c'était malheureux ! Oh, j'espérai qu'ils coinceraient bientôt ces lascars, ce qu'ils faisaient était tout bonnement scandaleux ! Du moins, ça, c'était ce que je racontai à la police, la vérité était tout autre.
Alea jacta est de 2049. Appelle moi Jazz et tutoie moi ! Avatar par Kieran Hawthorne 
RP :#994200
#6fa8bf - #011430
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Reducio
- Votre PJ est présent ? non
- Nom et prénom du PNJ (+ lien avec votre PJ + utilisation "actif" ou "prétexte") : Fáelán Clwyd (Ex de Niall) + utilisation active
- Lien vers la fiche du PNJ : lien
- Intérêt d'utiliser ce(s) PNJ dans ce RP précis pour votre PJ : Dans la quête constante de Fáelán de préparer quelque chose pour récupérer Niall. Discuter avec les lascars en fait partie.
Juin 2050
PNJ - Fáelán Clwyd
PNJ - Fáelán Clwyd
A l’arrivée des forces de l’ordre, Fáelán ne put s’empêcher de sourire en levant les yeux au ciel.
— Les gaaars ! Vous me refaites le coup, sérieux ?
Sans défaire son sourire, l’homme prenait un malin plaisir à réfléchir à son prochain interrogatoire, son prochain mensonge et au temps qu’il allait passer avec eux, espérant battre son record de la dernière fois. À la seconde où il les avait vus débarquer, il s’était mis à compter.
— On s’était pas mis d’accord sur une petite collaboration ? Je vous avais dit ! Je les suis, je leur fais croire que je veux leur acheter quelque chose et je vous les amène, ces lascars. Mais par contre, les gars, si vous débarquez comme ça pendant que je travaille, faut pas venir pleurer que ça prenne du temps ! Bah oui, mais me regardez pas comme ça, je dois gagner leur confiance, moi ! Donc maintenant, va falloir que je reprenne du début.
Il se leva, aidé de ses mains plaquées contre la table et leur sourit, avant de tendre sa main droite à chacun d’eux.
— Messieurs. J’espère que l’affaire est cette fois comprise. Ca m’ennuierait de devoir vous le redire. Je suis de votre côté, laissez-moi juste un peu de temps pour que vous ayez un bon dossier à présenter à votre cheffe.
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Ajout d'un interrogatoire pour @Wilson Kingson.
26 ans inRP ~ Benjamine de la Pédagogie, Championne du Tournoi des Trois Sorciers, Rôtisseuse de Sang-Pur (BBQEAF), coeur du KEN et Briseuse de Rêves. La fille du FEU! Elinasorus-Rex
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Avril 2050
Oups... Alma avait joué avec le feu et elle se retrouvait à présent au secrétariat de la Justice magique, où on lui demandait de répondre de ses actes. Ils étaient un peu à cheval sur le règlement ces anglais, non ?
– Bonjour, je suis Alma Field, 36 ans, arbitre de Quidditch pour la ligue et à Poudlard, se présenta-t-elle. Je vous avoue que je suis un peu perdue...
Elle avait décidé de jouer la carte de la naïveté. Elle, acheter au marché noir ? Jamais de la vie, elle ne savait même pas que ça existait !
– Si j'ai bien compris, ces gens n'ont pas vraiment le droit de faire du commerce, c'est ça ? Je suis vraiment désolée, je n'en avais aucune idée... Ça ne fait pas très longtemps que je suis de retour dans ce beau pays. Vous savez, au Chili, les vendeurs à la sauvette, comme ça, c'est hyper courant ! Et légal, bien sûr. J'en ai oublié comment ça se passait dans les pays plus... enfin, vous voyez ce que je veux dire. Mais je vous assure qu'on ne m'y reprendra pas. D'ailleurs, je trouve ça complètement méprisable qu'ils osent faire ça, en sachant très bien qu'ils mettent d'honnêtes gens en danger. Si je les recroise, je viendrai immédiatement avertir un brigadier. Je... je peux partir ?
Elle avait terminé sa plaidoirie en affichant un air le plus innocent possible, espérant que ça soit suffisamment convaincant.
#b10743
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Début Avril 2050
2ème interrogatoire
2ème interrogatoire
Zut, c'était maintenant la deuxième fois que je me faisais prendre à faire des achats au marché noir. Autant la première fois, ça avait été assez simple de sortir une excuse un peu bidon, autant là, cela s'annonçait à peine plus complexe. Le seul avantage que je me trouvais à me retrouver encore un fois ici, était que que je connaissais désormais la procédure. Sans surprise, je choisis de continuer à jouer la personne innocente et cette fois si inquiète qui ne comprenait pas ce qu'elle faisait ici, je trouvais que ceci me convenait parfaitement, usant de mes charmes autant que possible.
Tout comme la dernière fois, je leur donnais mon identité sans hésiter, très coopérative. "Je m'appelle Mia Vermillon, je suis psychomage à Poudlard. Nous nous sommes déjà vu il me semble. Où était-ce un de vos collègue ? Je ne me souvient pas bien" dis-je avec un petit rire. "Mais vous savez, ce n'est pas de ma faute je vous assure, cette fois ce n'est pas ma mère, j'ai pris toutes mes dispositions nécessaire ne vous inquiétez pas. Cependant, j'ai reçu un hibou m'indiquant devoir aller à cet endroit pour cet heure. Le hibou était signé par l'un de mes anciens patient, alors vous comprenez, je ne pouvais pas le laisser comme ça... J'y suis donc allée et voyant que personne ne venait, je me suis dis que j'allais demander des renseignement auprès de ses personnes. Puis ils m'ont proposés des choses à vendre. Croyez moi, je voulais refuser ! Mais ils insistaient, et ils étaient plusieurs alors je ne vois pas comment je pouvais faire. Heureusement, une fois de plus vous avez voler à mon secours. Je vous remercie. Vraiment merci et je m'excuse, je ferrai plus attention la prochaine fois." Si on me demandait pour la lettre, il était clairement stipulé dessus que je devais la bruler... Alors je l'ai fait. Quelle naïve je pouvais être franchement... Ou presque. "Merci de faire aussi bien votre travail" concluais-je alors dès qu'on m'autorisais à partir. Je sortais et dès que je pu transplaner, je ne pu m'empêcher de sourire, je faisais une assez bonne comédienne finalement.
Psychomage à la Nouvelle Sainte Mangouste depuis fin juillet 2050.
Don't Worry, Be Happy
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Le Jeudi 23 juin 2050, sur le Chemin de Traverse
MN du 23 juin 2025
MN du 23 juin 2025
Peu avant 9h00. Wilson arriva sur le chemin de traverse pour une énième journée de travail. Bien qu’il arrive en transplanant sur le chemin de traverse, il lui fallait remonter à pied chaque matin la ruelle afin de regagner Gringotts. Ce matin-là pourtant, il allait arriver en retard. Et pour cause, arrivé à hauteur de Fleury et Bott, voilà que la police magique débarqua pour l’arrêter. Encore ? Le Conseil des Sorciers sait-il vraiment enquêter avant de procéder aux arrestations ? Wilson obéit et suit les forces de l’ordre, il n’a de toute façon, rien à se reprocher, bien qu’il soit agacé que cela arrive maintenant, alors qu’il allait se rendre au travail. Quelle image va-t-il renvoyé à son employeur ? En tenue d’Agent de Sécurité Gringotts, cela parait encore plus étonnant.
Les policiers l’amènent dans un local abandonné sur le chemin de traverse, qui servira de lieu d’interrogatoire pour l’occasion. Comme à chaque fois, il a dû décliner son identité, en indiquant qu’il allait se rendre à Gringotts pour travailler. L’agent de police lui demanda s’il avait effectué un petit achat avant, en détour, et Wilson vida ses poches pour montrer qu’il n’avait rien. « Vous pensez vraiment que ces gens vont vendre à un sorcier en uniforme d’Agent de Sécurité Gringotts alors que nous travaillons en collaboration avec vous ? ». Wilson était vraiment agacé, l’heure avançait et cela faisait un moment qu’il aurait déjà dû être en poste. A la fin de l’interrogatoire, Wilson se dirigea au pas de courses vers la banque, non sans avoir demander une attestation aux agents de police aux préalables pour justifier son retard.
seagreen - Adulte évolution.
Formation Pro Spé. Magie Défensive Appliquée.
Merci Alice Sangblanc pour l'avatar :3
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Ajout d'un interrogatoire pour @Kieran Hawthorne, @Dawn Wolf, @Magdaléna Xarinez, @Alice Sangblanc et @Reece Ingham.
26 ans inRP ~ Benjamine de la Pédagogie, Championne du Tournoi des Trois Sorciers, Rôtisseuse de Sang-Pur (BBQEAF), coeur du KEN et Briseuse de Rêves. La fille du FEU! Elinasorus-Rex
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18 Juillet 2050
Comment osaient-ils poser un doigt sur elle ! Elle ! Mais pour qui la prenaient-ils ? Une vulgaire traine-savate comme il en pleuvait en Grande-Bretagne ? Ah ! Alice fulminait, les traits froissés, sa bouche plissée. Alice Sangblanc, ici. Pour une vulgaire coquille d’oeuf ! Ce n’était pas comme si l’Occamy était encore dedans ! Si tel avait été le cas, Alice se serait rejoint à leur traque avec grand plaisir.
Oh… ce qu’elle mourrait d’envie de leur cracher tout son mépris au visage… Oh, vous faîtes la fierté de votre nation, très chers ! Que ferait le Conseils sans ses loyaux chasseurs de coquilles ?
Mais elle n’en fit rien. A peine entrée sur le territoire britannique, il était hors de question d’avoir des problèmes avec la Justice. Cela arriverait bien assez tôt.
Bien assise sur sa chaise, son profil légèrement mis en avant, ses longues boucles blanche sur une épaule, Alice répondit à chaque question, ses cils battant avance avec lenteur.
Lorsque vint la fameuse question sur sa présence avec trois criminels, Alice prit sa voix la plus délicate. Pour une fois, son accent français ne serait pas de trop.
« Oh messieurs, je suis si confuse. Je suis de retour en Grande-Bretagne depuis si peu de temps. Cela s'entend, je le sais... je pense que ces personnes ont vu en moi une victime de choix pour leurs odieuses actions. »
Une main sur son cœur, Alice accusait le coup.
« Je vous prie de me croire. Si j’avais su, à un seul instant, que j’avais en face de mois trois criminels de la pire espèce, jamais ô grand jamais je ne m’en serais approchée ! Oh, Circée… quand je pense que j’ai… adressé la parole à ces… ces… Veuillez m’excuser… »
Alice écrasa un faux gémissement plaintif contre sa main blanche.
Ah… Monsieur Sartre serait si fier d’elle.
Comment osaient-ils poser un doigt sur elle ! Elle ! Mais pour qui la prenaient-ils ? Une vulgaire traine-savate comme il en pleuvait en Grande-Bretagne ? Ah ! Alice fulminait, les traits froissés, sa bouche plissée. Alice Sangblanc, ici. Pour une vulgaire coquille d’oeuf ! Ce n’était pas comme si l’Occamy était encore dedans ! Si tel avait été le cas, Alice se serait rejoint à leur traque avec grand plaisir.
Oh… ce qu’elle mourrait d’envie de leur cracher tout son mépris au visage… Oh, vous faîtes la fierté de votre nation, très chers ! Que ferait le Conseils sans ses loyaux chasseurs de coquilles ?
Mais elle n’en fit rien. A peine entrée sur le territoire britannique, il était hors de question d’avoir des problèmes avec la Justice. Cela arriverait bien assez tôt.
Bien assise sur sa chaise, son profil légèrement mis en avant, ses longues boucles blanche sur une épaule, Alice répondit à chaque question, ses cils battant avance avec lenteur.
Lorsque vint la fameuse question sur sa présence avec trois criminels, Alice prit sa voix la plus délicate. Pour une fois, son accent français ne serait pas de trop.
« Oh messieurs, je suis si confuse. Je suis de retour en Grande-Bretagne depuis si peu de temps. Cela s'entend, je le sais... je pense que ces personnes ont vu en moi une victime de choix pour leurs odieuses actions. »
Une main sur son cœur, Alice accusait le coup.
« Je vous prie de me croire. Si j’avais su, à un seul instant, que j’avais en face de mois trois criminels de la pire espèce, jamais ô grand jamais je ne m’en serais approchée ! Oh, Circée… quand je pense que j’ai… adressé la parole à ces… ces… Veuillez m’excuser… »
Alice écrasa un faux gémissement plaintif contre sa main blanche.
Ah… Monsieur Sartre serait si fier d’elle.
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 2 ème année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
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18 juillet 2050
Signez ça, attendez ici, entrez là. Toujours les mêmes mots, dans le même ordre, sur le même ton. On ne peut pas dire qu’ils soient très innovants dans leur procédure, mais apparemment le côté formaté de la chose, ils maîtrisent…
Quelle poisse, tout de même ! Comment je pouvais deviner qu’ils faisaient des rondes même à la gare… En plus, c’est pas comme si je leur courrais après, à ces… vendeurs, fournisseurs, recéleurs ? Enfin bref, je ne recherche pas leur compagnie. C’est eux qui viennent, eux qui proposent… C’est pas de ma faute non plus si ils leur échappent toujours : ils n'ont qu’à être plus efficace dans leur traque. Voilà. Très bien : c’est leur faute si je peux toujours acheter des ingrédients.
Et quel ingrédient d’ailleurs ! Une très jolie coquille d’Occamy, hors de prix dans le commerce classique. Mais surtout très rare à trouver, parce que bon on ne peut pas dire non plus qu’ils soient très bons marché les loustics là donc c’est pas pour le prix qu’on traite avec eux. Non, c’est plutôt pour la beauté de l’objet, de l’acquisition. Probablement aussi le petit frisson de l’interdit. Enfin du moins les premières fois de mon côté : maintenant il est loin le frisson. Ou alors, si je frissonne c’est que les locaux de la justice magique mériteraient une rénovation en matière d’isolement.
D’ailleurs, qu’est-ce qu’ils font ? C’est bien long aujourd’hui… Un soudain manque de personnel ? Ou alors ils ont fait une plus grande razzia que d’habitude ? Peut-être, après tout, y avait pas mal de monde… Oui, ça doit être ça. Mais ça ne m’arrange pas : c’est pas comme si je n’avais pas autre chose à faire. En plus, les questions qu’ils vont poser, je les connais déjà. Alors leur procédure stricte, je suppose. Quel est votre nom et votre prénom ? Et votre profession ? Et pourquoi vous étiez là ? Et blabla blabla. A la limite, je pourrais commencer mon interrogatoire toute seule : ils me rejoindraient en route… Si je n’étais pas de l’autre côté du bureau, je le suggérerais !
Oh mais que c’est long… Et ça passe, ça repasse. C’est bizarre quand même : j’ai pas l’impression que d’autres personnes soient en train d’être interrogées. Oui ! Les bureaux sont ouverts là-bas ! Ils m’ont quand même pas oubliée ?! Je sais que je suis bien trop souvent là à mon goût, mais de là à me confondre avec un meuble, y a de la marge, non ?! Il faut que j’en ai le cœur net. Allez, un inspecteur passe : j’y vais avec mon plus beau sourire.
« Excusez-moi, j’attends depuis un moment… et je... eh bien, je voulais savoir si vous en aviez encore pour longtemps ? »
Mon identité ? Ah Oui. Magdaléna Xarinez. C’est ça allez vous renseigner. J’espère juste que vous n’allez pas disparaître pendant une éternité dans ce dédale. Me voici à nouveau esseulée.
Ah tiens, il revient déjà. Je suis tombée sur le plus rapide de la brigade. Ou alors il n’a rien compris. C’est quitte ou double.
« Miss Xarinez. Toutes les charges ont déjà été abandonnées : vous êtes totalement libre de partir. »
C’est. le. pompon.
540
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DEUXIÈME INTERROGATOIRE
–———––––––––––––––––
Il avait à peine parcouru quelques dizaines de mètres qu'il entendit son nom. Curieux de voir qui l'interpellait au beau milieu du Chemin de Traverse – il n’avait pas reconnu la voix – Fabio se retourna ... et constata immédiatement l’ampleur de son erreur. L'uniforme du sorcier ne laissait aucun doute quant à son identité. Un court regard attentif lui avait suffi pour analyser la délicate situation dans laquelle il se trouvait à présent.
Fabio baissa le regard sur le bouquet orange qu’il tenait dans les bras, ressentit un léger pincement au cœur à l’idée de s’en séparer et prit sa décision en une fraction de seconde. Tout compas moral aurait probablement perdu le nord avec une pareille action, mais Aurelio ne pouvait rien pour lui cette fois-ci et la méthode en question l'avait déjà plus d'une fois tiré d'une mauvaise passe. Et surtout, il serait tout de même terriblement dommage de risquer de se faire confisquer ces fleurs de capucine nocturne si particulièrement splendides. S’il les avait payées à prix d’or, c’était bien avec la ferme intention de les ramener chez lui ! D’ailleurs non seulement tenait-il à ses fleurs, mais Fabio n’avait de toute façon pas le temps pour s’entretenir en long et large avec les bobets de la Brigade magique. Car voyez-vous : Fabio était un sorcier occupé. Et il savait qu’il lui fallait agir aussi discrètement que rapidement. Il devait régler la question ici-même sur le Chemin de Traverse afin d’éviter l’interminable interrogatoire au commissariat par lequel il était passé la dernière fois.
– Seductonem, murmura-t-il de façon inaudible avant de faire face au policier, paré de son plus beau sourire. Attendant sur place, l’Egyptien le laissa venir jusqu'à lui. À chaque pas que l’autre faisait, son sourire devenait plus confiant. Car plus le policier approchait, plus il eut la certitude de ne pas s’être trompé. La pommade avec laquelle il lissait ses cheveux en arrière, la démarche rapide, l’air sévère et ce torse bombé comme pour mettre en valeur le badge sur sa poitrine. Le verdict était sans appel : bellâtre et insupportable jeunot plein d’ambition, se donnant des airs hautement importants. Il ne pouvait rêver mieux comme cible. Le sort allait rapidement faire son effet mais cela ne suffisait pas : le piège devait être tissé avec soin ; la toile d’une araignée dont les fils étaient faits de charme.
– Oh quelle agréable surprise que celle de vous croiser ici !
Le jeune homme, visiblement déstabilisé, ouvrit la bouche sans parvenir à répondre. Fabio profita du silence pour continuer à l’embobiner. Il baissa le regard sur le badge du sorcier et lâcha un petit sifflement.
– La Brigade Magique, impressionnant ! Cela doit être une très grande responsabilité d’assurer la sécurité de notre société.
L’équilibre parfait entre flatterie et séduction, car il s’agissait tant d’amadouer que de charmer afin de créer en face le désir de recevoir ces compliments dont les effets n’en seraient que plus poignants. Fabio s’approcha à son tour d’un pas et plongea le regard dans les yeux du jeune homme qui balbutia quelque chose de trop confus pour pouvoir être retranscrit. L’Egyptien battit des cils, lui glissa un sourire aguicheur et reprit :
– C’est sûr qu’avec quelqu’un comme vous dans l’uniforme, je me sens en sécurité. Sur le ton de la confidence, légèrement moins fort, il ajouta : Et puis il vous va si bien…
Le sourire béat sur le visage du policier visiblement heureux – ou que le sort rendait heureux, plus précisément, mais c’était suffisant –, son regard pétillant, tout lui suggérait qu’il le tenait et le menait par le bout de la baguette. Excellent. L’aiguille de tout compas moral tournerait à présent en panique sur elle-même, mais sans l’ombre de ne serait-ce qu’un début de mauvaise conscience, Fabio s’approcha encore d’un pas. Le moment d’enfoncer le clou ultime était venu. Il prit une fleur du bouquet, la fixa à l’uniforme du jeune policier et plongeant son regard dans le sien, murmura :
– J’espère que vous ne m’oublierez pas…
Puis Fabio recula à nouveau, se retourna et s’éloigna d’une démarche digne et mesurée, certain que le regard du policier, rêveur, était encore posé sur lui.
Le coup de poker comportait un certain risque et pouvait lui attirer des ennuis bien plus sérieux encore que l’interpellation. Mais si l’instinct de Fabio visait juste, ce jeune brigadier serait bien trop embarrassé de s’être fait avoir de la sorte pour rapporter… l’incident… à ses supérieurs. Il aurait alors tout intérêt à se taire, à l’oublier, à faire comme si de rien ne s’était passé. Et alors, le plan de Fabio aurait fonctionné.
Au bout de quelques mètres, sans se presser en apparence mais veillant à disparaître avant que le sort ne prenne fin, l’Egyptien transplana. Dans les bras, il portait son bouquet de capucines nocturnes privé d’une fleur, sur les lèvres, un sourire fier et satisfait.
Fab’ulous
#583400