Scéal buachaill óg fionn
L'histoire d'un jeune garçon blond
Ceci est un recueil d'OS sur Eric, sa famille et ses amis. Tout ce passe près de la colline de Tara en Irlande.
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Dernière modification par Eric Leroy Grimm le 12 juil. 2026, 03:50, modifié 3 fois.
“Ce que l'on appelle échec n'est pas la chute, mais le fait de rester à terre.”
Couleur RP: #00855d
# Eryan 4ever
Scéal buachaill óg fionn
La naissance d'un fléau
2043,
Demeure des Grimm, Tara, Irlande
Je m'appelle Eric, je suis un petit garçon de 5ans avec peu de particularité à par le fait que je soit un sorcier. Je vis agréablement avec deux parents qui m'aiment, je suis toujours au centre de leur attention et je m'en réjouis. Pour moi, tout va bien de le meilleur des mondes. Enfin ça, c'était avant. Car depuis environ 1 semaine, on m'a oublié. Ma tranquillité et mon bonheur se sont transformés en cri et en pleures. Et ce ne sont pas les miens.
Je jouais calmement avec des figurines de sorciers dans ma chambre, assis par terre, avec un disque de musique classique qui tournait sur mon gramophone quand l'elfe de maison de papa, Rasco, est apparue devant moi.
"Le maître, votre père vous attend avec son épouse, votre mère dans le salon. Veuillez vous y rendre dans les plus brefs délais jeune fils du maître..."
Son apparence et sa voix me font peur. Il est toujours courbé comme s'il portait une immense charge sur son dos, sa peau est grise et fripée par la vieillesse. Ses yeux sont ce que je trouve de plus effrayant, gris presque transparent, il a cette manie de me fixer intensément, comme s'il me voulait du mal. C'est donc en tremblant que je me lève et me dirige vers le salon, l'elfe à mes trousses.
Quand j'arrive dans le salon, je vois mon père et ma mère penchés au-dessus d'un nouveau meuble. Mon père se redresse quand j'entre dans la pièce.
"Eric, mon grand ! Viens donc dire bonjour !"
Il me dit ça avec un immense sourire. Je fronce les sourcils ne comprenant absolument pas à qui je devais dire bonjour, il n'y a que mes parents dans la pièce. Je n'allais quand même pas saluer un meuble ?! Je crois que mon expression d'incompréhension était très drôle, car mes parents se mirent à rire doucement. Je ne comprenais vraiment pas ce qui se passait.
" Allez Eric approche toi un peu, nous avons une surprise pour toi, tu vas voir ça vas te faire plaisir."
Une surprise ? Mais je ne devais pas saluer quelqu'un moi d'abord ? Je ne comprends vraiment plus rien là! Mais bon si c'est une surprise moi ça me va ! Peut-être que c'est un cadeau de Nonna? Et si c'étaient des boites entières du pain d'épice de Nonna!
C'est avec cette merveilleuse et alléchante image que je me suis approchée. C'est alors que j'ai enfin remarqué que le nouveau « meuble » était en fait un berceau. Un grand berceau. Pourquoi ? Pourquoi y avait-il un berceau dans le salon ? Je ne dors plus dans un berceau depuis longtemps pourtant. Quand, sur la pointe des pieds, je passe enfin ma tête au-dessus de la balustrade en bois, je découvre deux êtres vivants couchés l'un à côté de l'autre. J'ai beau regarder, je ne comprends toujours pas. Qu'est-ce ? Pourquoi c'est là au milieu du salon ? Je regarde ma maman avec ds yeux ronds.
"Dit mamma, c'est quoi ça?"
Alors papa se met à rire de plus belle. Il rit tellement qu'il s'en tient les côtes. Pourquoi est-ce qu'il rit autant ? J'ai dit quelque chose de drôle ?
"Ça, Carino, ce sont ton petit frère et ta petite sœur."
Mon petit frère ? Ma petite sœur ? Pourquoi ?
"Mais pourquoi j'en ai deux?"
Cette fois-ci, c'est papa qui a répondu. Il s'est levé et est venu s'accroupir près de moi.
"Ce sont des jumeaux Eric, tu sais ce que sont des jumeaux?"
Je fis oui de la tête en regardant toujours les deux bébés.
"Ici, tu as Nicolas, c'est ton nouveau petit frère."
Me dit-il en me montrant celui qui prenait le plus de place dans le berceau en dormant en étoile de mer.
"Et là, c'est Eleanor, ta nouvelle petite sœur."
Il me désigna alors l'autre bébé qui suçait son pouce dans son coin. Ils sont mignon quand même c'est deux là.
Oh, mais ça veut dire que je vais pouvoir jouer avec eux ! Trop génial !
"Mamma! Je peux aller jouer avec eux dans ma chambre s'il te plaît!
J'étais tellement content que je n'ai pas tout de suite compris que maman me disait que ce n'était pas possible car ils étaient trop petits. Tout à coup mon rêve d'avoir enfin quelqu'un avec qui jouer s'effondrait.
Par la suite toute ma tranquille petite vie d'enfant unique c'est brisé en mille morceaux à cause de ces petits monstres. Maman était toujours occupée à prendre soin d'eux et jamais de moi et papa avait repris le travail de plus belle. Je me sentais seul ! Je n'en pouvais plus d'entendre les pleurs de ce qui me servait dorénavant de frère et de sœur. Et surtout, j'étais jaloux. Jaloux d'eux, car ils étaient deux et moi seul, jaloux de toute l'attention qu'ils recevaient, jaloux de leurs avantages. Maman commençait à me refuser des cadeaux quand nous allions nous promener alors qu'auparavant, ce n'était, selon moi, jamais arrivé.
Mon anniversaire qui suivit leur naissance, j'eus même moins de cadeaux qu'à l'accoutumé. Je commençais à comprendre que jamais plus je ne serai le fils adoré des Grimm.
Je commençais à comprendre au fil du temps que ces démons ne me lâcheraient jamais la grappe. Eleanor Grimm, Nicolas Grimm, Nick et Elie, je vous déteste, mais sachez que si jamais vous avez un quelconque problème votre grand frère sera là.
Dernière modification par Eric Leroy Grimm le 18 juin 2026, 10:07, modifié 3 fois.
“Ce que l'on appelle échec n'est pas la chute, mais le fait de rester à terre.”
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# Eryan 4ever
Scéal buachaill óg fionn
Hydropanique.
année 2043-4,
Demeure des Grimm, Tara, Irlande
Reducio
Thème à la folie session de Juin : Piscine
C'était une chaude journée de fin juin. Le soleil brillait, solitaire, dans le ciel d'Irlande. Le doux tumulte de l'été bouleversait le monde anglophone tandis que les touristes envahissaient les terrasses et les sites historiques. La chaleur grimpante de cette après-midi amenait toutes et tous à profiter de chaque rafraîchissement avec joie. Les cours d'eau les lacs et les piscines étaient pleins à craqués. Tout le monde en savourait la fraîcheur et le divertissement occasionné, car chacun savait que les hautes températures ne durent jamais très longtemps dans la région.
Du côté du manoir de la famille Grimm l'ambiance y est presque la même en tout point. Presque ; en effet, une différence persiste: Moi.
Rien ne me retient. Aucune barrière visible ni aucune restriction parentale, je suis tout bonnement libre de mes mouvements, et pourtant. Ma mère est entrée dans l’étang depuis une dizaine de minutes avec les deux nourrissons dans les bras pour eux aussi, les rafraîchir. Mon père est sur la rive, installé dans un fauteuil de jardin, un livre en mains. Le théâtre de cette parfaite petite famille aurait été parfait si je n'étais pas figé sur place. Glacé malgré la chaleur, immobile au soleil malgré l'astre jaune brûlant ma peau, debout sur une pierre à peine immergé, un doudou hippogriffe en main, a fixé bêtement l'eau à mes pieds. J'ai peur. De quoi, je ne sais pas. Depuis que mon regard à croisé celui des profondeur de l'eau, je n'arrive pas à réfléchir, à penser.
Il y a, sous cette masse d’eau informe un monstre qui me guette. Je sens son regard dans mes yeux. Cet être attends que j’entre dans son territoire. Il attend patiemment que je pénètre ces eaux froides pour m’emprisonner de ses membres vaseux. Pour m’enfermer sous ses vaguelettes et pour me garder près de lui pour l’éternité.
Est-ce que c’est la première fois que je ressens ça devant de l’eau ? Probablement, oui ; en-tout-cas, je n’ai aucun souvenir de ma courte vie dans lequel une piscine me fait peur. Et pourtant, il est quasiment certain que je me sois déjà baigné avec mes parents. Alors est-ce une révélation ? Y a-t-il réellement un monstre sous ce voile ?
Je n’ai pas le temps d’approfondir la question quand mon père s’approche de moi, me prend sous les bras et me fait rentrer dans l’eau avec lui.
De surprise, je crie, mais de l’eau rentre dans ma bouche. J’en avale et tousse, de plus en plus de liquide coule dans ma gorge, je bats des pieds et des mains férocement, mais rien à faire. J’ai peur. Je suffoque. Je ne suis pas rentré dans l’eau depuis gère plus de 10 secondes. Mon père à seulement eut le temps de se mouiller entièrement la tête qu’il me voit en difficulté. Il m’attrape et rigole. Pourquoi ? Ce n’est pas drôle pourtant. Je m’agrippe à lui, je fais tout pour sortir le plus possible de la masse transparente qui m’avait presque englouti. Mamma s’approche, les deux bébé flottant calmement à ses côtés comme si de rien n’était. Elle gronde un peu mon père. Elle lui dit qu’il n’avait pas à me faire peur de la sorte et surtout qu’il aurait pu faire attention, car il avait mouillé mon doudou.
En fait, je n'avais même pas remarqué. Dans mon poing serré par la peur, il y avait encore et toujours mon petit hippogriffe tout trempé. La vision de celui-ci me ramena à la réalité et je commençais à pleurer. De grosses larmes de crocodile coulaient sur mes joues déjà ruisselantes.
Toujours en ricanant et en me taquinant, Papa me ramena sur la rive et m’enroula dans une serviette.
Jugeant ma position près de l’eau bien trop dangereuse, je reculais la serviette de piscine de quelques pas. Enfin, en sécurité, je m’assois au bout de celle-ci et passai le reste sur sa tête, comme dans une cabane. Je pris mon pauvre Dolos, ma peluche, dans mes petites mains et j’essayais de lui enlever le plus d’eau possible. Évidemment, je le rassurais, car lui aussi détestait l’eau et avait eu très peur de se noyer.
Quand on essaya de me convaincre de revenir dans l’étang, après peut-être une heure durant laquelle je n’avais pas bougé de sous ma serviette, la seule idée de me retrouver une nouvelle fois entouré d’eau avec mes pieds touchants à peine le sol glissant me fis renoncer définitivement.
L’eau dans un verre, je veux bien, mais moi dans le verre d’eau, ça, c’est hors de question !
“Ce que l'on appelle échec n'est pas la chute, mais le fait de rester à terre.”
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# Eryan 4ever
Scéal buachaill óg fionn
La Fiche et les PNJs sont en cours de façonnage! Désolée pour cette entorse au règlement ça sera corrigé sous peu!
Notre Château à nous
« Viens ! Dépêche-toi ! »Printemps 2047,
Dans les collines d'Irlande près de Tara
Je courrais à perdre haleine derrière mon meilleur ami qui ne ralentissait pas. L'excitation et la joie de l'aventure nous donnaient des ailes.
On quittait le chemin de terre que nous longions pour couper à travers les champs. Le soleil encore timide était haut dans le ciel et autour de nous, entre les épis de blé, fleurissait des centaines de petites fleurs que nos godasses écrasaient sans pitié. La campagne s'éveillait sous la caresse du printemps.
Notre course ne finissait pas et il semblait pour nos petites jambes que nous étions au bout du monde.
« Oi ! Eric ralentis pas ! J'te jure qu'on y est ! Avance !»
Trop essoufflé pour répondre à Oliver, je me contentais de lui tirer majestueusement la langue, en accélérant quand même.
Enfin, le but de notre folle escapade se dessina devant nos yeux : quelques vielles pierres les unes sur les autres, un bout de poutre qui dépassait ici et là et la forêt qui commençait à s'emparer sauvagement du tout.
Ce qui était une vielle bicoque en ruine se dessinait sous nos yeux comme un véritable fort moyenâgeux.
Là où le mur s'était écroulé et formait une sorte d'escalier de fortune, nous voyions une tour de guet immense destinée à nous accueillir.
Les ronces et les fougères qui bloquaient l'accès étaient nos remparts et nos douves contre les envahisseurs.
L'ancienne pièce de vie où le plancher n'avait pas survécu aux décennies devenait notre salle du trône, toute de richesse et d'or.
La salle du fond à peine séparer du reste par ce qui était devenu un petit muret nous apparut en salle de repos et garde-manger.
Les feuilles et les maigres restes de tissu trouvé nous semblaient matelas plus moelleux que ceux de nos lits.
La vielle chaise au pied cassé qui était renversée, prenait place au centre de la bâtisse et devenait le fauteuil royal le plus confortable de notre imagination.
La table de bois bancale faisait déjà office de bureau pour établir mille plans et mille stratégies.
Les pierres et les branches étaient baguettes, épées et projectiles dans nos épiques batailles.
Tout était parfait dans nos esprits d'enfant.
Devant ce spectacle, nos yeux pétillaient et quand, enfin, ils se croisèrent de nouveau, la même joie intense s'y lut. Les même rêve s'y dessinèrent, les mêmes jeux y prirent vie.
C'était devenu, à cet instant précis, notre château. Notre Château à nous.
Thème à la folie: Château
“Ce que l'on appelle échec n'est pas la chute, mais le fait de rester à terre.”
Couleur RP: #00855d
# Eryan 4ever