13 mai 2025, 13:45
 Recueil   OS   PNJ  À l'ombre des magnolias
──────────────────────────
𝓐 𝓵'𝓸𝓶𝓫𝓻𝓮 𝓭𝓮𝓼 𝓶𝓪𝓰𝓷𝓸𝓵𝓲𝓪𝓼
──────────────────────────

Image

------
|
|
|
𝚛𝚎𝚌𝚞𝚎𝚒𝚕
────────

18/07/2046 : Au bord de l'eau
../../.... : Douceur
../../.... : Douceur
15/05/2050 : Un bouquet de fleurs
../../.... : Douceur
../../.... : Douceur
------
|
|
|

Petit bonbon acidulé recherche partenaire de RPs !
code couleur = #b35ba0

25 juin 2025, 18:39
 Recueil   OS   PNJ  À l'ombre des magnolias
Au bord de l'eau

Image
Juillet 2046
Dans le sud de la France

Thème à la folie
Piscine

Je réajustais mes lunettes en forme de cœur sur mon nez. Le clapotis de l'eau me berçait alors que les rayons du soleil réchauffait ma peau. Le soleil brillait haut dans le ciel comme un dieu impassible sur le monde. J’entendais les cigales chanter au loin ainsi que des voix, lointaines, portées par l’air chaud, qui venaient d’ailleurs. Des rires et des conversations sans importance comme un chant d’été trop ancien pour être réellement compris. Il y avait autour de moi cette vibration de l’air si caractéristique du mois de juillet, presque musicale, presque comme un soupir de la terre. Allongée sur ma chaise longue, le corps offert à la lumière de l’après-midi, j’étais à la fois ici et ailleurs, perdue dans l’immobilisme insistant de l’été.

De temps en temps, je chassais une guêpe de la main, dans un geste lascif. Elle devait être attirée par l’odeur de ma crème solaire, un mélange de monoï et de fleur d’amandier. Je ne faisais rien, ou presque : j’écoutais, je respirais, je m’imprégnais. Il me suffisait d’un frisson de vent chargé d’aiguilles de pin, d’un clapotis contre la margelle de la piscine, du cri solitaire d’une pie dans les vignes plus bas, pour me sentir exactement là où il fallait être. Je ne savais plus s’il était midi ou quinze heures, si le jour touchait à sa fin ou s’il commençait, si j’avais simplement dormi ou dériver dans la chaleur méridionale.

Puis, je me levais et plongeais dans l’eau de la piscine. La même eau qui éclata en un million de ridules dans un clapotis sonore. Sous l’eau, les sons étouffés me parvinrent à peine. J’étais ici, j’étais ailleurs. J’ouvris les yeux. Je ne distinguais que des formes floues, des mirages dessinés par l’eau, du bleu partout où je posais mon regard, tout autour de moi. Et dans un geste lent, je levais la tête vers le ciel pour apercevoir les rayons de lumière se dissoudre et se réfracter encore et encore contre la surface de l’onde. Enfin, la réalité me rattrapait et je remontais à la surface pour retourner me poser sur mon transat, recréant un cycle infini de baignades et d’attente.

Je bus une gorgée du cocktail qui m’attendait. Le sirotement sonore produit par la paille troubla l’air doux. Je souris, comblée. J’étendis mes jambes à nouveau sur l’osier rugueux de ma chaise longue et me rendormis presque aussitôt, la peau couverte de gouttes d’eau. La morsure du soleil m’en débarrasserait vite. Bientôt, je devrais repartir. Bientôt, je devrais quitter ce moment hors du temps. Mais bientôt n’était pas tout de suite. Et puis, que vaut un bientôt face à un maintenant ?

Petit bonbon acidulé recherche partenaire de RPs !
code couleur = #b35ba0

24 août 2025, 17:28
 Recueil   OS   PNJ  À l'ombre des magnolias
Un bouquet de fleurs

Image
Mai 2050
A Pré-au-Lard

Thème à la folie
Fleur

Je tenais ce bouquet de fleurs dans le creux de mes mains. Des tulipes oranges, blanches, jaunes, roses. Comme une promesse, celle faite à l'orée de ma nouvelle vie.

Mes cheveux roses pastels retenus en une queue de cheval haute, je déambulais dans les rues de Pré-au-Lard. Les vieilles maisons de mon adolescence n'avaient pas changé. Les pavés étaient restés les mêmes. Mon nouveau village, presque ma nouvelle maison. J'avais encore du mal à me faire à l'idée que ça y est, j'étais locataire d'un petit appartement au premier étage d'un immeuble assez ancien. Le parquet craquait, les coins du plafond abritaient des toiles d'araignées, mais dès l'instant où j'avais reçu les clés, cet endroit était devenu le mien. Je me réjouissais de pouvoir faire de ce lieu mon cocon, mon abri, mon antre envers et contre tout. Partout où j'avais séjourné avant, je ne m'étais pas sentie chez moi. Ce n'était que des endroits de transition, un amas de pièces sans attachement. J'y restais car je le devais, pas parce que je le voulais. Mais pas cette fois-ci.

J'entamais un nouveau chapitre de mon existence. Je peinais encore à le réaliser. Tout partait d'une petite annonce vue dans la Gazette du Sorcier, repérée par ma mère. Cet encart noirci à l'encre proposait un poste à Honeydukes. Cette boutique de confiseries qui m'avait accueilli pendant toute ma scolarité, celle-là même qui m'avait fait espérer une carrière dans le domaine des potions, recrutait ? C'était ma chance. Un signe du destin. J'avais directement transplané à Pré-au-Lard pour obtenir des informations, prête à tout pour obtenir le poste. Après des mois passés à errer, j'avais enfin trouvé une ancre. Je ne comptais pas laisser passer cette opportunité. Tant pis si ma mère trouvait que ce n'était pas assez prestigieux, tant pis si ce n'était pas ce pourquoi j'avais fait des études, tant pis si cela signifiait quitter la capitale. J'étais prête, et je sentais l'appel du sucre à travers mes os. Un entretien plus tard, j'étais prise et je commençais la semaine d'après. Les choses s'étaient enchainées en une respiration : contrat de travail, appartement, signature, déménagement. Et voilà que j'étais là, chez moi.

Le bruit des clés dans la serrure me fit frissonner. Etait-ce le bruit de la liberté ? C'était un son addictif, de ceux qui ouvrent les possibles. A travers les murmures du loquet qui se déverrouillait, c'était tout une aventure qui prenait place. J'ouvris la porte et m'engouffrais dans mon appartement. Le mien. Mon appartement. Celui rien qu'à moi. Pendant longtemps, j'avais habité à Poudlard. Pendant encore plus longtemps, j'étais restée à Londres dans l'appartement de mes parents. J'avais vagabondé dans des lieux sordides, des auberges bondées, des studios d'amis, des dortoirs insalubres. Mais jamais ne m'étais-je posée chez moi. Toujours à l'affut, toujours en mouvement, jamais posée. Dans ce pays ou dans un autre, sur cette île ou sur un autre continent. Jusqu'à maintenant.

J'entrais dans l'appartement. C'était un spacieux deux-pièces, accompagné d'une cave dont j'avais déjà prévu d'en faire mon studio de développement photo. Les murs méritaient un coup de peinture, la cuisine, un bon coup de neuf. Mais je m'en fichais, charmée par les poutres apparentes et l'alcôve du salon qui donnait sur la rue. Je m'imaginais déjà dans ce creux, entourée de coussins, à dessiner les passants pressés à l'aquarelle. Pour l'heure, seule une table en bois, un canapé sentant le renfermé et une étagère vide trainaient dans l'appartement. J'allais me débarrasser de tout ça au plus vite. D'abord la vaisselle de mamie au liseré doré, ensuite mon matériel de photographie, puis enfin le reste. Chaque chose en son temps. Je ne suivais aucun plan, seulement mes envies et mes besoins.

Je sortis un vase d'un des nombreux cartons qui jonchaient le sol. J'avais encore tout à déballer. D'un coup de baguette, je le remplis d'eau et y déposais ce bouquet de fleurs. Des tulipes oranges, blanches, jaunes, roses. Comme une promesse, celle que j'étais à ma place.

Petit bonbon acidulé recherche partenaire de RPs !
code couleur = #b35ba0