Mauvaise adresse
Septembre 2049
Dans la matinée
avec @Astoria Sinclair
Dans la matinée
avec @Astoria Sinclair
Le petit déjeuner battait son plein dans la Grande Salle. Celle-ci était pleine de vie et les discussions étaient nombreuses et les voix montaient d’un mélange joyeux de bâillements, de rires et de "t’as fini ton devoir de potions ?". Assise un peu en retrait à la table des Serpentards, Abigail grignotait un morceau de pain toasté à la confiture d'abricot, sa préférée. Sa grand-mère, Deirdre, avait l'habitude de lui en cuisiner. La rouge et argent avait les jambes croisées sous la table, le menton dans la main et était plongée dans ses pensées.
À côté d’elle, deux troisièmes années parlaient à voix basses, mais assez fort pour qu’elle puisse saisir quelques mots. Il était question d’une potion ratée, d’un chaudron explosé, et d’un professeur “à moitié sourd” qui n’aurait rien vu. La blondinette n’écoutait que d’une oreille, distraite, trop polie pour se mêler à leur discussion, mais trop curieuse pour choisir de l'ignorer totalement.
Elle soupira légèrement et porta sa tasse de thé à ses lèvres quand une ombre soudaine apparut dans son champ de vision. Les hiboux venaient déposer leurs lettres aux élèves et elle en vit un qui se posa devant elle avec un battement d’ailes brusque. Un grand hibou, sombre, les serres solides et le regard perçant. Il la fixa un instant, puis déposa une enveloppe épaisse sur la table avant de repartir aussi vite qu’il était venu.
Abigail haussa un sourcil, étonnée. Elle n’attendait pas de courrier, du moins pas aujourd'hui.
Elle essuya ses doigts et prit la lettre du bout se ses ongles bien entretenus. Le parchemin était épais, luxueux, l’écriture fine et inclinée, elle avait presque l'air cérémonieuse. En haut, un nom était inscrit :
Astoria Sinclair.
Ses yeux s’agrandirent légèrement. Ce n’était pas pour elle. C’était évident. Le hibou avait dû se tromper. Elle jeta un regard rapide autour d’elle, scrutant les visages des premières années. Le nom lui disait quelque chose, et la jeune fille avait toujours eu un don pour se souvenir des visages, donc, quand elle remarqua une jeune blonde à l'uniforme rouge, elle su que c'était Astoria.
Abigail hésita. Elle aurait pu poser la lettre et ne rien faire. Laisser quelqu'un d'autre s'en occuper. Mais elle était debout avant même d’avoir réfléchi à ce qu’elle allait bien pouvoir dire.
Elle traversa la salle, et s’arrêta devant la jeune fille.
- Excuse-moi… tu es bien Astoria Sinclair, non ?
La verte et argent inspira doucement, puis tendit la lettre.
- Je crois que c’est pour toi. Un hibou me l’a donnée par erreur,
fit la jeune fille.
Elle n’ajouta rien tout de suite, attendant que sa camarade le lui confirme. Son regard alternait entre de la sincérité et une petite pointe d’inquiétude. Comme si elle s’excusait d’avoir été mêlée, même malgré elle, à quelque chose d’aussi personnel qu’un courrier pouvait l'être.
472 mots
#408080 merci clarke kane pour l’avatar!
Mauvaise adresse
Quel jour sommes-nous ? Astoria arrive dans la Grande Salle encore toute endormie. Il est encore trop tôt à son goût et si elle avait eu le choix, elle serait bien restée encore quelques précieuses minutes au lit. Mais comme le devoir n’attend pas, et les devoirs non plus, d’ailleurs, la petite fille s’est levée au second rappel, prête, ou presque, à entamer cette nouvelle journée. Ça ne fait pas encore un mois qu’elle est arrivée à l’école de sorcellerie qu’elle a déjà pris ses mauvaises habitudes de la maison, à savoir toujours trainer au lit. Sauf que Pouflard n’attend pas mademoiselle Sinclair pour prendre le petit déjeuner, et après l’heure, c’est plus l’heure. Alors entre dormir plus de temps ou commencer la journée le ventre plein, la décision a été vite vue.
Elle franchit les portes de la Grande Salle en se frottant encore les yeux. Décidément, elle se demande si elle sera un jour capable d’assumer les cinq étages qui la sépare de son petit-déjeuner de bonne heure, de bonne humeur. Et puis il faut toujours un peu de courage pour venir prendre son premier repas de la journée, la Grande Salle est bien bruyante, pour une heure si avancée de la matinée. Est-ce qu’il fait seulement jour, pour qu’autant de monde discute chaleureusement, comme ça ?
Elle s’assoit à la suite des Gryffondor déjà présents à leur table attitrée. Elle n’a pas vu ses camarades de promotion ou ses colocataires en remontant la table. Peut-être déjà partis ? Ou bien, pas encore réveillé ? Qu’importe, il faut qu’elle se réveille rapidement, avec ou sans copains pour alimenter le volume sonore de la pièce. Elle prend tout de même le temps et la politesse de saluer les Gryffondor qui l’entour d’un petit « bonjour » tout aussi endormi qu’elle avant de se servir un verre de jus de citrouille. A côté, ça parle. Astoria entend mais elle n’écoute pas. La fillette semble bien trop concentrée sur son jus de citrouille comme si elle avait devant elle un très grand vin.
La blondinette se décide enfin à manger quelque chose, et à peine commence-t-elle à se faire une tartine que les hiboux débarquent. C’est bruyant, leur arrivée en nombre. En plus, aujourd’hui, Tori espère du courrier, alors elle relève rapidement la tête à la recherche de Hermès, le hibou de la famille. Le nom, c’est sa grande soeur qui l’avait trouvé il y a quelques années. Elle s’était liée d’amitié avec une élève née moldue qui lui avait parlé du dieu des messagers de la mythologie grecque. Et elle n’avait rien voulu lâcher, le hibou de la famille Sinclair, famille sorcière depuis des générations, devait être nommé ainsi sinon rien. Et elle avait gagné. Cependant, Hermès, elle ne le voit pas, Astoria. Elle ne le voit tellement pas qu’elle met ses mains en visière, des fois qu’elle serait éblouie par la lumière du jour, ce qui l’empêcherait de trouver son précieux.
Bon. Visiblement, ce n’est pas aujourd’hui qu’elle aura la réponse de ses parents. La première semaine, elle ne leur avait pas écrit. Trop de fierté pour passer pour un bébé à écrire à ses parents. Mais au bout de la deuxième semaine, elle avait trop de choses à leur raconter. Ses cours, ses professeurs, ses camarades, sa maison, son dortoir. Comme si ses parents ne sont jamais allés à Poudlard avant, et que ses soeurs n’ont jamais envoyé ce même hibou avant elle. Un peu déçue, Astoria reporte son attention sur sa tartine en haussant les épaules.
— Excuse-moi… tu es bien Astoria Sinclair, non ? Elle est sortie de son activité pour la seconde fois. Cette fois-ci par une autre fille. Pourquoi une élève de Serpentard aurait traversé la Grande Salle si tôt pour venir lui parler. En plus, Astoria est presque sure que cette blonde est dans sa promotion. Et ça a le don de piquer sa curiosité. Qu’a-t-elle donc à lui raconter pour que ça ne puisse pas attendre les cours ? Elle abandonne définitivement sa confiture pour se redresser vers la verte et argent. — Je crois que c’est pour toi. Un hibou me l’a donnée par erreur. Finalement, ses parents ne l’ont peut-être pas oubliée tant que ça. Chouette.
— Ah bah alors là, j’te remercie ! J’ai bien cru qu’ils m’avaient zappée… Fit-elle en prenant la lettre et en la posant à côté de son assiette. — On est dans la même année, non ? T’as mangé ? Tu veux t’assoir peut-être ?
Elle franchit les portes de la Grande Salle en se frottant encore les yeux. Décidément, elle se demande si elle sera un jour capable d’assumer les cinq étages qui la sépare de son petit-déjeuner de bonne heure, de bonne humeur. Et puis il faut toujours un peu de courage pour venir prendre son premier repas de la journée, la Grande Salle est bien bruyante, pour une heure si avancée de la matinée. Est-ce qu’il fait seulement jour, pour qu’autant de monde discute chaleureusement, comme ça ?
Elle s’assoit à la suite des Gryffondor déjà présents à leur table attitrée. Elle n’a pas vu ses camarades de promotion ou ses colocataires en remontant la table. Peut-être déjà partis ? Ou bien, pas encore réveillé ? Qu’importe, il faut qu’elle se réveille rapidement, avec ou sans copains pour alimenter le volume sonore de la pièce. Elle prend tout de même le temps et la politesse de saluer les Gryffondor qui l’entour d’un petit « bonjour » tout aussi endormi qu’elle avant de se servir un verre de jus de citrouille. A côté, ça parle. Astoria entend mais elle n’écoute pas. La fillette semble bien trop concentrée sur son jus de citrouille comme si elle avait devant elle un très grand vin.
La blondinette se décide enfin à manger quelque chose, et à peine commence-t-elle à se faire une tartine que les hiboux débarquent. C’est bruyant, leur arrivée en nombre. En plus, aujourd’hui, Tori espère du courrier, alors elle relève rapidement la tête à la recherche de Hermès, le hibou de la famille. Le nom, c’est sa grande soeur qui l’avait trouvé il y a quelques années. Elle s’était liée d’amitié avec une élève née moldue qui lui avait parlé du dieu des messagers de la mythologie grecque. Et elle n’avait rien voulu lâcher, le hibou de la famille Sinclair, famille sorcière depuis des générations, devait être nommé ainsi sinon rien. Et elle avait gagné. Cependant, Hermès, elle ne le voit pas, Astoria. Elle ne le voit tellement pas qu’elle met ses mains en visière, des fois qu’elle serait éblouie par la lumière du jour, ce qui l’empêcherait de trouver son précieux.
Bon. Visiblement, ce n’est pas aujourd’hui qu’elle aura la réponse de ses parents. La première semaine, elle ne leur avait pas écrit. Trop de fierté pour passer pour un bébé à écrire à ses parents. Mais au bout de la deuxième semaine, elle avait trop de choses à leur raconter. Ses cours, ses professeurs, ses camarades, sa maison, son dortoir. Comme si ses parents ne sont jamais allés à Poudlard avant, et que ses soeurs n’ont jamais envoyé ce même hibou avant elle. Un peu déçue, Astoria reporte son attention sur sa tartine en haussant les épaules.
— Excuse-moi… tu es bien Astoria Sinclair, non ? Elle est sortie de son activité pour la seconde fois. Cette fois-ci par une autre fille. Pourquoi une élève de Serpentard aurait traversé la Grande Salle si tôt pour venir lui parler. En plus, Astoria est presque sure que cette blonde est dans sa promotion. Et ça a le don de piquer sa curiosité. Qu’a-t-elle donc à lui raconter pour que ça ne puisse pas attendre les cours ? Elle abandonne définitivement sa confiture pour se redresser vers la verte et argent. — Je crois que c’est pour toi. Un hibou me l’a donnée par erreur. Finalement, ses parents ne l’ont peut-être pas oubliée tant que ça. Chouette.
— Ah bah alors là, j’te remercie ! J’ai bien cru qu’ils m’avaient zappée… Fit-elle en prenant la lettre et en la posant à côté de son assiette. — On est dans la même année, non ? T’as mangé ? Tu veux t’assoir peut-être ?