S'il te plaît, dessine-moi un mouton.

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Octobre 2049
Parterre de l'Amitié
@Saïph Bulbosa

MARGEGAUCHE.
Depuis qu'elle était à Poudlard, elle avait l'impression de ne pas avoir une minute pour elle, pour souffler. Une pensée qui la faisait sourire car cela donnait l'impression qu'elle avait quarante ans de plus et le poids du monde entier sur les épaules. Mais non, elle n'était encore qu'une enfant, on ne pouvait même pas vraiment dire adolescente.

Fin août l'avait vue naître. Elle avait eu de la chance, un peu plus et il lui fallait attendre un an de plus pour entrer à Poudlard, d'avoir onze ans révolu comme le voulait la règle. C'aurait peut-être été une bonne chose qu'il lui faille attendre un peu plus. Elle aurait été un peu plus mature. En tout cas, c'était une pensée qui n'aurait très probablement pas déplu à son père.

Elle soupirait en pensant à son père. jamais elle n'avait su s'il était content qu'elle intègre Poudlard ou si sa peur de la magie était plus grande que cela. Parce qu'il ne le disait pas, jamais, mais Abigail savait très bien que son père n'était pas des plus familiers avec tout ce qui touchait de près ou de loin. Elle savait même qu'il aurait été soulagé que jamais elle ne développe de pouvoir. Alors quand ils avaient tardé à arriver, il devait être aux anges.

Mais ce n'était pas de sa faute à elle, si sa mère était une sorcière, si elle lui avait transmis son côté magique et qu'elle l'avait bel et bien développé. Papa finirait par comprendre, elle se répétait cela depuis longtemps maintenant, espérant que plus elle le garderait en tête, plus cela aurait des chance de devenir vrai.

Alors qu'elle jetait un coup d'oeil sur le carnet à dessins qui reposait sur ses jambes, elle levait les yeux au ciel, pas du tout satisfaite par ce qu'elle venait de réaliser. Abigail n'avait jamais cherché à faire des dessins qui puissent ressembler à quelque chose. L'abstrait la satisfaisait pleinement, surtout quand il était question de laisser échapper ses sentiments autrement que par de la violence. Mais là, c'était simplement un tourbillon non, un tourbillon qui n'aurait pas dû naître alors qu'elle se trouvait dans un endroit aussi joli que le Parterre de l'Amitié.

Alors qu'elle changeait de feuille pour tenter quelque chose d'un peu moins sombre, un bruit sourd résonnait derrière elle, la faisant par la même occasion sursauter et tracer un trait maladroit tout du long de sa nouvelle page blanche. Elle soupirait, lâchait son carnet avec force au sol avant de se lever et de jeter un coup d'oeil tout autour d'elle.

- Il y a quelqu'un ? Montrez-vous !

Elle ne ferait probablement pas tant la fière quand elle aurait véritablement quelqu'un face à elle mais son caractère la faisait toujours réagir avec un peu trop de passion.

463 mots
MARGEDROITE.
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Parterre de l'Amitié

@Abigail Vaughan

Saïph était très heureuse. Le début d'année avait été chargé, et les premières vacances approchaient à grands pas. Elle allait avoir du temps pour se promener avec son père dans Londres, visiter le quartier de Southall, voir Hide Park ou encore se promener dans les jardins de Kew. Elle savait qu'elle pourrait y aller en bus, et peut-être même prendre le métro. L'Irlandaise n'avait jamais usé du métro. On était venu les chercher en voiture, à leur arrivée à l'aéroport de Londres. Et elle avait également usé d'une voiture pour rejoindre le professeur qui l'avait accompagnée faire ses achats de rentrée. Le métro allait être une nouvelle aventure et cela, Saïph, elle en était toujours excitée.

Alors qu'elle marchait sous les arcades du château, la fillette jeta un oeil au ciel automnal. Les températures étaient un peu descendues depuis septembre, mais elles restaient douces. Quelques arbres avaient commencé à se couvrir d'orange brûlé, de carotte, de corail ou de rouille, comme s'ils avaient décidé d'afficher un nuancier aux sourires fanés de Déméter. Chaque matin et chaque soir, l'Aiglonne était témoin de ces métamorphoses colorées, et ne manquait jamais de s'en émerveiller lorsqu'elle y jetait un oeil depuis une des fenêtres de la Tour Ouest.

La blondinette s'arrêta, son sac lové dans ses bras. Elle pensait trouver un endroit calme pour lire, mais une réflexion l'avait traversée. Et si elle profitait plutôt de ce temps pour découvrir de nouvelles plantes ? Son herbier n'avait pas beaucoup avancé, depuis qu'elle était là. Les champignons étaient ils autorisés, à Poudlard ?

La Serdaigle regarda autour d'elle, se demandant où elle pourrait dénicher de quoi sustenter son recueil. Les Serres, certainement. Pour autant elle était amenée à s'y rendre souvent. La clairière aux courses et le terrain d'entraînement, certainement pas. Elle aurait tôt fait de rencontrer le bout d'un balai lancé à pleine vitesse, et de faire tomber son cavalier. Elle regarda l'arbre géant et lui sourit. Il avait rejoint ses pages dès les premiers jours de son entrée à l'école de magie. A gauche, un espace qu'elle n'avait pas encore visité attira ses pieds avant sa tête.

Se laissant guider, l'ingénue allongea le pas autant qu'elle le pu, ses chaussures dérapant sur sa cape trop longue. A mesure que ses courtes jambes avalaient les mètres, elle distinguait un écrin de verdure et une petite cabane. Nettement plus petite que celle du garde-chasse, qui se situait tout à côté, et dont le potager était à peine visible d'où elle se trouvait.

Malgré sa vitesse (toute relative), la bleue et bronze prenait garde à ne pas déranger les herbes et insectes qui se trouvaient sur son chemin. Elle marchait donc avec douceur, ses pas n'émettant qu'un doux craquement lorsque, par inadvertance, ils se posaient sur une brindille abandonnée par le vent.

Arrivée à bon port, elle put lire une petite pancarte, qui l'invitait à venir planter ses fleurs et s'occuper du parterre. Une merveilleuse idée, selon elle, qui la fit sourire et se tourner vers la cabane. Sans même être allée voir les parterres, elle était déjà décidée à s'armer des meilleurs outils pour offrir à ce parc toute l'attention qu'il méritait.

D'un élan joyeux, elle ouvrit la porte et se retrouva dans une petite pièce assez sombre. A la lueur des rayons automnaux, elle aperçut des graines. Il y avait pléthore. Alors qu'elle allait s'y jeter pour en deviner l'appartenance, elle s'arrêta. Peut-être fallait-il demander l'autorisation avant. La pancarte les invitait à se servir, certes, cependant il lui était arrivé plus d'une fois de mal saisir une information et de se faire rabrouer. Elle se passa une main dans les cheveux, frotta. Sonda les lieux. Des seaux remplis de quelque chose ressemblant à de la bouse de dragon. Un arrosoir. Elle se mordit la lèvre en fronçant les sourcils. Non, les plantes ne devaient pas avoir besoin d'eau pour le moment. Par contre, elle tomba sur une gouge, une serfouette et une pelle. Par-fait.

N'étant pas sereine à l'idée de déranger un parterre pensé par d'autres, la pré-adolescente était néanmoins décidée à ne pas laisser de pauvres herbes être arrachées parce qu'elles étaient considérées comme mauvaises. Elle allait les déraciner, si elle en trouvait, et leur offrir un espace pour vivre librement.

Forte de cette décision, elle attrapa une pelle qui devait faire sa taille, plaça les outils dans un sceau vite, qu'elle plaça sur son coude replié, et en saisit un autre dans lequel se trouvait du terreau. Elle regarda l'arrivée d'eau puis ce qu'elle avait entre les mains, reposa le tout pour y placer l'arrosoir et récupérer un peu de précieux liquide. L'arrosoir serré entre son avant bras et son biceps, un sceau de l'autre côté, ses deux mains prises par les outils, et son immense pelle, elle dut se concentrer pour ne pas perdre son équilibre.

Elle referma doucement la porte du bout du pied, prenant bien garde à ne surtout rien faire tomber, quand Eole prit le parti de s'amuser avec elle. En une bourrasque il l'avait faite vaciller, ses cheveux constamment emmêlés l'aveuglant, et les sceaux chahutant ses côtes. Désarçonnée, Saïph perdit complètement pieds et s'effondra dans un énorme fracas.

- Il y a quelqu'un ? Montrez-vous !

La Première Année papillonna, un peu secouée. Elle passa une main dans ses mèches ébouriffées, replaça comme elle le pu ses vêtements trop larges, et se redressa prestement. Cette voix était sortie de nulle part. Saïph jeta d'abord un oeil circonspect à la cabane, puis à ses outils qui gisaient désormais lamentablement à ses pieds. Les sceaux avaient, pour leur part, fait un vol plané et l'un d'entre eux était désormais perché sur le toit de la cabane.

Elle cligna. Avança un peu, précautionneuse, prête à s'excuser auprès de n'importe qui, créature, plante, animal ou sorcier. Finalement son regard tomba sur une Gryffondor. Elle se remémora ce que le chapeau-parlant avait dit de cette maison. Ils étaient courageux. Et en effet, cette brune semblait prête à partir au combat. La blonde eut un sourire timide. Si l'ennemi c'était elle, il n'y avait pas grand risque.

- Euh...bonjour ? Désolée de t'avoir dérangée, je...j'étais en train de prendre des trucs pour les parterres, et...et le vent...enfin je suis tombée.

Elle haussa les épaules. Le sol et elle, c'était toute une histoire. Un léger picotement lui fit mettre une main sur son front, pour se rendre compte qu'elle avait dû percuter un de ses outils, parce qu'elle s'était écorchée. Elle essuya les gouttelettes carmins à l'aide de sa manche et n'y prêta pas plus attention.

1.050 mots
Voilà, j'espère que cela te convient. Ma protégée n'est pas très effrayante, certes, à part pour son côté tête en l'air

Saïph - 2e Année RP Promo 2049-2050 - Fiche PR
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Elle ne savait pas à qui ou à quoi elle s'adressait en cet instant. Peut-être au vide, tout simplement mais elle devait en avoir le coeur net. Le regard se baladait un peu partout. Le regard naviguait sur l'espace qui s'offrait à elle, devant elle sans jamais s'accrocher à quoique ce soit.

Jusqu'à ce qu'une silhouette se démarque en sortant de derrière la petite cabane qui abritait le nécessaire pour s'occuper du Parterre de l'Amitié. C'était une élève de Serdaigle, elle reconnut la maison à la couleur bleuté de l'uniforme.

Avant sa répartition, c'était dans cette maison qu'Abigail s'était imaginée, la maison des aigles. Sa mère lui avait longuement parlé des quatre maisons qui existaient à Poudlard, à l'abri des oreilles de son père. La rouge et or s'était fait des films sur ce qu'elle deviendrait lorsqu'elle entrerait à Poudlard.

Elle pouvait être à Serdaigle, sa curiosité et son intelligence, son envie de bien travailler le lui aurait permis.

Elle aurait pu être à Serpentard car son côté malin et rusé, son audace aussi rendrait fou même le plus calme des êtres humains.

Elle aurait pu être accueillis à Poufsouffle car elle était gentille et sérieuse tout en étant sincère et loyal en amitié.

Et pourtant, le choixpeau n'avait pas cillé, pas hésité une seconde car à peine avait-il touché le sommet de son crâne qu'il avait hurlé le nom de la maison des rouge et or.

- Euh...bonjour ? Désolée de t'avoir dérangée, je...j'étais en train de prendre des trucs pour les parterres, et...et le vent...enfin je suis tombée.

Abigail observait la jeune fille, elle devait avoir le même âge qu'elle, a peu prêt. Fouillant dans son sac, elle sortit un petit mouchoir qu'elle lui apportait. Abi avait remarqué la petite blessure de la Serdaigle.

- En appuyant fortement, tu es sûre que ça arrêtera de saigner. Ce serait dommage de tâcher tes vêtements.

Son sourire était maladroit, parce qu'elle ne la connaissait pas, ça ne l'empêchait pas d'être gentille, c'était dans sa nature après tout de se montrer présente quand quelqu'un en avait besoin.

- Je m'appelle Abigail. Abi si c'est plus simple.

Elle regardait autour d'elle pouvoir voir s'il n'y avait pas eu de dégâts, suite à la chute de la Serdaigle.

- Tu ne t'es pas fait mal autre part, c'est bon ?

364 mots
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Saïph accepta le mouchoir et le pressa contre son front avec un sourire.

- Merci, c'est gentil, souffla-t-elle.

Elle fit un très rapide inventaire de sa personne. Elle allait avoir quelques bleus, encore, mais elle avait l'habitude. Elle haussa donc des épaules.

- J'ai l'habitude. Je guérirai vite.

L'Aiglonne baissa les yeux sur le mouchoir, qui affichait désormais une petite tâche rougeoyante. Fronça le nez. Elle ne savait pas si les Elfes étaient capables de nettoyer ce genre de dégâts. Elle espérait vivement. Autrement, elle connaissait des remèdes contre ces salissures.

- Je vais le nettoyer avant de te le rendre, assura-t-elle.

Les yeux au départ farouches de sa condisciple s'étaient adoucis. Ils paraissaient presque soucieux. La blonde sourit plus encore. Les personnes douées d'empathie, elle appréciait cela. En réalité, elle aimait beaucoup de caractéristiques, chez les gens. Et n'en détestait aucune. Certaines, néanmoins, lui donnaient du fil à retordre. Le manque d'intérêt que certains portaient aux sentiments des autres en faisait partie. Cela, elle ne parvenait à le saisir. Les arbres eux-mêmes, avant de mourir, envoyaient des messages aux autres. Pour les prévenir d'un danger. Si des arbres avaient développé pareille communication et ce sans penser à leur propre survie mais à celle des autres, elle pensait que les êtres humains ne pouvaient ignorer cet instinct. Etant leurs ancêtres, les forêts avaient beaucoup à leur murmurer. Il fallait simplement les écouter.

L'oiseau observa le lion avec plus d'intérêt. Brune, à l'air farouche, elle paraissait aussi petite que la Bleu et bronze. Une surprise, pour cette dernière. Elle était également, du moins le pensait-elle, très fine. Pour autant, lorsque l'Irlandaise ressemblait à une brindille volant avec les alizées, la Rouhe-et-Or apparaissait plus puissante. Etait-ce un costume qu'elle emportait avec elle pour rugir avec les fauves ?

Secouant la tête, la Première Année s'aperçut qu'elle fixait celle qu'elle avait dérangée et ne s'était même pas présentée.

- Pardon ! Je te regardais... Je m'appelle Saïph. Je suis en Première année, ici. Je...je me souviens que toi aussi, non ? Le Choixpeau n'avait pas vraiment hésité, je crois ?

Il y avait eu tant de nouveautés, ce soir là, qu'elle ne pouvait être certaine de ce qu'elle avançait. Elle se souvenait pourtant parfaitement de la cérémonie. Cependant celui-ci lui apparaissait recouvert d'un voile. A partir de l'instant où elle était entrée dans le Poudlard Express, ce qui ne la concernait pas directement devenait flou.

La fillette en avait conclu que son cerveau avait été mis à trop rude épreuve et emmagasinait encore ce tsunami magique qui s'était emparée d'elle pour la faire tournoyer dans un ballet fait de chapeaux parlants, de portes interrogatrices, de sortilèges, de potions et de châteaux. Bien qu'elle adore ce monde, Saïph savait qu'il allait forcément lui falloir un peu de temps pour s'y acclimater. Ou du moins pour parvenir à surnager. Pour le moment, elle se faisait plutôt l'effet d'un chaton que l'on aurait jeté en pleine mer en hurlant "va, cours, nage !"

La jeune élève ne s'y sentait néanmoins pas mal, dans ce petit bain. Elle avait parfaitement conscience qu'elle ne faisait qu'entrevoir, et tout lui plaisait.


522 mots

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Elle souriait, même si au fond d'elle, elle ne pouvait pas s'empêcher de se demander s'il n'y avait pas plus de mal qu'on ne pouvait le voir en apparence. Le mouchoir tendu, le sourire aux lèvres.

- Merci, c'est gentil, souffla-t-elle.

C'était pas grand chose, elle osait espérer que quelqu'un aurait fait la même chose pour elle si la situation avait été inversé. Elle s'assure donc que tout va bien, histoire de ne pas l'avoir sur la conscience plus tard.

- J'ai l'habitude. Je guérirai vite.

La lionne gardait le silence, tout en hochant la tête. Après tout la Serdaigle était la mieux placer pour se connaître et savoir ce qu'elle était capable de supporter. Alors si elle disait que tout allait bien, cela devait bien être vrai.

- Je vais le nettoyer avant de te le rendre, assura-t-elle.

C'est un rire, libérant finalement la pression, qui s'échappait des lèvres de la Gryffondor. Cette discussion donnait l'impression à la jeune sorcière qu'elles avaient en réalité cinquante ans de plus.

- Ce n'est pas nécessaire, ne t'en fais pas.

Retrouver un mouchoir qui soit propre était bien le dernier de ses soucis tant le soulagement que la Serdaigle face à elle aille bien était grand. Finalement le silence s'installait entre elle-deux et Abigail ne su pas vraiment dire de quoi il était question. Mais ce qu'elle trouvait gênant, c'était le regard qui était posé sur elle. La Gryffondor avait l'impression de vivre une inspection avec un résultat qui pourrait être aléatoire. Soit elle plaisait, soit elle ne plaisait pas. Il n'y avait pas de juste milieu, dans son esprit.

La gêne lui fit baisser le regard sur ses pieds, elle ne savait pas vraiment quoi dire, ou quoi faire face à ce regard insistant. Devait-elle y mettre fin ? Ou attendre ? Alors elle attendait et finalement, se raclait la gorge.

- Pardon ! Je te regardais... Je m'appelle Saïph. Je suis en Première année, ici. Je...je me souviens que toi aussi, non ? Le Choixpeau n'avait pas vraiment hésité, je crois ?

Cette fois-ci, Abi ne retint pas son rire. Au moins, elle avait marqué les esprits d'une certaine manière. Ce n'était peut-être pas une si mauvaise chose.

- Tu as totalement raison. Je suis bien en première année, à Gryffondor comme tu peux le voir à mes couleurs. Quant au choixpeau...

Elle ne savait pas trop quoi en dire, si ce n'était qu'elle avait raison, qu'il n'avait pas hésité avant de la répartir. Elle pourrait partir dans de plus longues explications aussi mais peut-être que son avis personnel ne serait pas partagé.

- Avant Poudlard, ma mère m'avait beaucoup parlé des maisons et je m'étais imaginée à Serdaigle même si je savais que j'aurais peut-être pu être un peu partout. Mais le Choixpeau magique a tranché. J'étais Gryffondor par dessus tout.

De toute manière, elle n'avait pas le choix de faire avec, elle ne pourrait pas en changer de toute sa scolarité alors il était préférable que sa maison lui plaise.

- Et toi ? Comment c'est à Serdaigle ? Comment tu vis cette nouvelle vie à Poudlard ? J'ai parfois l'impression que je vais simplement me réveiller pour réaliser que tout ceci n'était qu'un rêve. Ca te le fait aussi ?

Elle s'emballait un peu mais Abigail aimait rencontrer de nouvelles personne, faire de nouvelles connaissances.

- Pardon je parle beaucoup, excuse moi. Est-ce que tu veux t'asseoir avec moi ?

Elle désignait l'endroit où elle était assise un peu plus tôt d'un signe de main pour illustrer un peu plus sa proposition, elle ne forçait rien.

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@Abigail Vaughan


Alors il s'agissait d'une sorcière de naissance. C'était comme cela que la Serdaigle se représentait les élèves autour d'elle : ceux qui étaient nés mages, et ceux qui l'étaient devenus. Pour elle, cela ressemblait à une métamorphose. Bien qu'ils passent leur temps à évoluer, cet éclat rapide l'avait fait changer de perspectives si vite, qu'elle ne pouvait que se représenter une ombre se penchant sur elle pour murmurer un sort. Si elle connaissait cette ombre, elle aurait pu la remercier convenablement. C'était un peu le cas, après tout. La vie était cette silhouette informe, et elle pouvait lui adresser sa satisfaction tous les jours, pour tout ce qu'elle lui offrait.

Le rire d'Abigail était salvateur, pour la blondinette. Il la rassurait, en lui indiquant que malgré le potentiel dérangement, elle n'avait pas brisé un instant important pour la Gryffondor. Casser des choses importantes était une hantise pour elle. Si elle brisait souvent des trucs par inadvertance, elle savait distinguer ce qui était futile ou irremplaçable. Et les instants de quiétude pouvaient faire partie de la deuxième option. Avec ce rire, elle savait que ce n'était pas bien grave, qu'elle ait débarqué avec son vacarme.

Etre Gryffondor, être Serdaigle... Saïph ne comprenait pas vraiment ce qu'il y avait de caché derrière ces dénominations. Elle avait bien entendu la chanson du Choixpeau et ne s'était reconnue dans aucun couplet. Il fallait dire que c'était difficile, de s'identifier de façon aussi pragmatique. Elle était jeune, elle ne devinait pas encore sa forme définitive. En aurait elle une, finalement ? Pour elle, ses parents étaient immuables. Mais elle savait qu'ils avaient également changé. Les nombreuses photographies de famille le montraient. Des ridules s'étaient dessinées sur le coin de leurs yeux.

A la question de la Rouge et Or, la Bleue et bronze fronça les sourcils. Comment était-ce, à Serdaigle ? Elle n'aurait su le dire. Elle n'avait pas vraiment de point de comparaison. Cela aurait pu la faire réfléchir durant des heures, pour autant la proposition de sa camarade la sauva d'un débat sans fin. Elle lui demandait si elle voulait s'asseoir. Cela valu un sourire énorme de Saïph, qui fit un pas avide dans la direction indiquée, avant de se raviser. Elle jeta un oeil derrière elle.

- Je voudrais bien venir m'asseoir, mais je dois ranger un peu, avant.

Le matériel de jardinage gisait toujours là où il avait atterri, et elle ne pouvait pas laisser cela ainsi. Il fallait aussi qu'elle trouve un moyen pour escalader la cabane et décrocher le seau. Elle cligna, pas certaine qu'Abigail l'attende. Alors elle préféra répondre d'abord à sa question et fourragea dans son carré emmêlé.

- Serdaigle...c'est vraiment bien ! C'est...les gens sont gentils. Il y a une bibliothèque dans la salle commune ! Et il y a des jeux, aussi. Et notre directrice de maison est vraiment gentille. C'est dans la Tour Ouest, alors on voit vraiment bien tout autour. On voit presque tout ! Et on peut regarder le soleil se coucher. En plus la lumière est vraiment belle avec toutes les fenêtres. Moi non-plu je pensais pas me retrouver dans ma maison...

Elle pouffa.

- En fait je pensais qu'on allait me dire qu'on s'était trompé et que je pouvais rentrer chez moi ! J'ai été vraiment contente quand le chapeau m'a dit que je pouvais rester. Il a dit pleins de choses gentilles, et c'était comme si il me connaissait mieux que moi je me connais. Enfin pas pleins de choses, mais... Il a un peu hésité et finalement il m'a dit que je devais être à Serdaigle.

Elle haussa les épaules.

- J'avoue que je me dis aussi, très souvent, que je vais me réveiller ou que eux, ils vont se réveiller et me renvoyer en Irlande.

Elle rit.

- Je me dis qu'il faut en profiter. Et toi, Gryffondor ? C'est bien ?

Elle regarda à nouveau derrière elle pour s'assurer que le matériel ne s'envolait pas. Le seau pendait toujours sur le toit de la cabane, et les outils étaient encore éparpillés un peu partout. Elle rangea le mouchoir dans sa poche.

- Je vais quand même le nettoyer, si ça te dérange pas. C'est pour te remercier.

Elle sourit.

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Depuis qu'elle était à Poudlard, beaucoup de choses lui semblait désormais bien plus naturelle qu'avant. Outre la pratique de la magie, qui elle était désormais nouvelle mais aussi autorisée, elle avait l'impression de réellement vivre, de se découvrir désormais. Des mots que jamais elle ne prononcerait à voix haute, peut-être avec sa mère, jamais avec son père. Elle en était certaine. La magie resterait toujours un tabou avec lui et si elle ne savait pas encore si elle en serait capable, elle se promettait d'essayer d'être aussi normale que possible quand elle serait en sa présence.

Parler avec la Serdaigle faisait du bien à Abigail. Elle qui s'était imaginée être dans la maison des bleus et bronze, elle appréciait de pouvoir parler avec la jeune sorcière et de découvrir avec son regard la maison qu'elle avait pensé rejoindre avant que la répartition ne se fasse.

- Je voudrais bien venir m'asseoir, mais je dois ranger un peu, avant.

Elle comprenait totalement le besoin de Saïph, même si Abi n'était pas la sorcière la plus ordonnée qui puisse exister. Elle avait d'ailleurs hâte d'apprendre un sortilège qui pourrait l'aider à ranger ses affaires, ça voudrait révolutionner sa vie.

- Serdaigle...c'est vraiment bien ! C'est...les gens sont gentils. Il y a une bibliothèque dans la salle commune ! Et il y a des jeux, aussi. Et notre directrice de maison est vraiment gentille. C'est dans la Tour Ouest, alors on voit vraiment bien tout autour. On voit presque tout ! Et on peut regarder le soleil se coucher. En plus la lumière est vraiment belle avec toutes les fenêtres. Moi non-plu je pensais pas me retrouver dans ma maison...

Elle avait écouté ce que sa nouvelle amie, elle supposait en tout cas, venait de lui dire à propos de la maison Serdaigle. Mais son regard était tournée ailleurs. Vers la cabane. Elle ne comptait pas laisser Saïph se débrouiller toute seule et elle cherchait une solution pour lui venir en aide.

- En fait je pensais qu'on allait me dire qu'on s'était trompé et que je pouvais rentrer chez moi ! J'ai été vraiment contente quand le chapeau m'a dit que je pouvais rester. Il a dit pleins de choses gentilles, et c'était comme si il me connaissait mieux que moi je me connais. Enfin pas pleins de choses, mais... Il a un peu hésité et finalement il m'a dit que je devais être à Serdaigle.

Abi souriait, elle était contente pour elle. Cela faisait au moins une personne qui n'avait pas été déçu par la décision du choixpeau.

- J'avoue que je me dis aussi, très souvent, que je vais me réveiller ou que eux, ils vont se réveiller et me renvoyer en Irlande.

Ca aussi elle pouvait comprendre.

- Mais nous sommes bien là et je pense qu'il est important qu'on profite. Ca ne dure que sept ans après tout. Et c'est important je trouve que tu te sentes à te place dans ta maison.

Rapidement elle réalisait que ses mots pouvaient porter à confusion.

- Je me dis qu'il faut en profiter. Et toi, Gryffondor ? C'est bien ?

Elle avait raison.

- Tu vois nous sommes déjà sur la même longueur d'onde toi et moi. On dit la même chose, pas avec les mêmes mots. Au début, ce fut un peu difficile pour moi à Gryffondor parce que je ne m'attendait pas du tout à être répartie dans cette maison. Du coup je me disais que si je faisais tout pour ne pas m'intégrer, on finirait par me changer de maison. Je savais pourtant que ça ne fonctionnait pas ainsi.

Elle se contentait de hausser les épaules avant de tourner le regard vers le points qu'observait Saïph.

- Tu veux qu'on le fasse maintenant ? Ranger je veux dire. Comme ça tu seras plus tranquille.

Abigail ne voyait pas vraiment ce qu'il y avait à craindre mais si ça inquiétait Saïph, elle respectait. D'ailleurs, la Serdaigle rangeait dans sa poche le mouchoir qui venait de lui être prêtée.

- Je vais quand même le nettoyer, si ça te dérange pas. C'est pour te remercier.

Abigail souriait. Elle abandonnait, savait très bien qu'elle n'aurait pas le dernier mot dans cette histoire.

- Très bien, je te le laisse. Cela nous donnera une excuse pour nous revoir. Pour que tu me le rendes.

Au moins, elle pouvait s'imposer pour aider Saïph à ranger. A deux, cela irait toujours plus vite.

- C'est quand même dommage que nous n'ayons pas encore étudié le sortilège de lévitation. Ca aurait pu nous être très utile.

Elle réfléchissait à quelque chose qui fonctionnerait tout en se rapprochant de la cabane.

- Peut-être que je pourrais te faire la courte échelle, ça pourrait fonctionner tu crois ?

Abigail avait cette particularité de ne vraiment pas être très grande et c'était pas elle qui réussirait à atteindre le seau sans la moindre aide.

- C'est pas avec ma taille de puce que je vais bien t'aider... c'est dans la maison des nains que j'aurais dû être envoyée.

Sa taille était un véritable complexe pour elle et si elle savait qu'elle n'avait pas finit de grandir, elle savait aussi qu'elle ne ferait jamais un mètre quatre-vingt-dix.

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@Abigail Vaughan


- Tu vois nous sommes déjà sur la même longueur d'onde toi et moi. On dit la même chose, pas avec les mêmes mots. Au début, ce fut un peu difficile pour moi à Gryffondor parce que je ne m'attendait pas du tout à être répartie dans cette maison. Du coup je me disais que si je faisais tout pour ne pas m'intégrer, on finirait par me changer de maison. Je savais pourtant que ça ne fonctionnait pas ainsi.
Saïph écarquilla les yeux. Elle était peinée d'apprendre que sa camarade pouvait se sentir aussi mal après sa répartition. Tout faire pour ne pas s'intégrer, elle ne voyait pas vraiment ce que cela nécessitait. Compte tenu de la gentillesse qu'elle avait vue autour d'elle, du moins dans sa maison, elle se disait néanmoins que cela paraissait assez complexe à mettre en oeuvre. Pour autant, elle ne voyait pas non-plu ce qu'il fallait vraiment faire pour être intégrée. Elle-même n'avait pas déployé beaucoup d'efforts dans l'espoir d'être inclue. Elle l'avait été, voilà tout. Elle mangeait encore souvent seule, révisait seule, se promenait seule. Pas par choix. Pas non-plu par dépit. Juste, comme cela. Comme cela avait toujours été. Ses pensées vagabondaient avec elle, donc elle ne sentait pas la solitude la vêtir de son manteau. Elle ne fuyait pas les gens, qui l'accueillaient généralement d'un sourire. Toutefois elle ne s'était pas réellement fait d'amis et n'était même pas certaine de vraiment savoir les reconnaître s'ils se présentaient un jour.

Abigail était souriante. Et lui avait proposé immédiatement son aide. De plus, dans sa façon de lui dire que lui rendre le mouchoir était une bonne raison de se revoir, Saïph pouvait entendre une sincère volonté de s'intégrer, justement. De s'entourer, en tous cas. Elle répondit donc à son sourire par un autre, ravie d'avoir trouvé une si charmante compagne dans ce parterre qui, finalement, portait plutôt bien son nom.

- Tu sais, on est pas obligé d'avoir une excuse, pour se revoir , dit-elle en suivant sa camarade jusqu'à la cabane.

Tout comme la brune, la blonde regarda, un peu effarée, le pauvre seau qui se balançait bien loin de leur tête. Elle acquiesça à l'affirmation de sa camarade. C'est certain qu'avec un sortilège de lévitation, elles auraient été beaucoup plus avancées. Cependant, être deux était la réponse à leurs tourments. Parce qu'avec l'idée de la Gryffondor, elles allaient certainement parvenir à leurs fins. D'autant plus que cela allait être une nouvelle aventure, et l'Aiglonne aimait ce genre de péripéties.
- C'est pas avec ma taille de puce que je vais bien t'aider... c'est dans la maison des nains que j'aurais dû être envoyée.
L'Irlandaise la regarda de la tête aux pieds. Elles étaient toutes les deux minuscules, il était vrai. Mais si Saïph acceptait sa taille, se disant que cela lui permettait de vivre un sacré nombre d'expériences, Abigail ne semblait pas partager ce point de vue.

- Je ne suis pas très grande non-plu, dit la Serdaigle de sa voix fluette. La plupart des vêtements ne sont pas à ma taille, dans les magasins.

Elle haussa les épaules.

- Mais tu sais, si il y avait une maison pour les nains, ce serait peut-être la meilleure des maisons. Parce que comme ça, on aurait enfin des chaises qu'il faut pas escalader pour se retrouver les deux pieds dans le vide. Pour autant...je suis pas sûre que ce serait super non-plu... Elle te dérange, ta taille ?

Tout en parlant, elle accepta l'aide de la Rouge et Or pour atteindre l'ustensile vacillant. Elle, elle appréciait d'être petite. Certes, la plupart du temps, les gens lui rentraient dedans parce qu'ils ne regardaient pas par terre donc ne la voyaient pas, mais elle pouvait se faire une place n'importe où. D'accord, la majorité des personnes qu'elle avait croisées lui avaient donné bien moins que son âge. Cependant elle n'ambitionnait pas de grandir trop vite. En effet, elle ne pouvait se vêtir comme elle le désirait et son corps déjà menu paraissait insignifiant sous le tissu lâche. Au moins ne se sentait-elle pas serrée. Oui, elle peinait avec à peu près tout. Les bus avaient leurs poignées trop hautes, les bancs demandaient des efforts pour s'installer, les lanières des besaces n'étaient pas pensées pour elle. Ce monde était celui des géants, d'autant plus dans une école allant jusqu'à septième année. Elle devait tout le temps lever le nez pour voir, parler, atteindre. Autant d'aventures qu'elle adorait toutefois vivre, ravie de ces occasions innombrables de ne jamais connaître la monotonie.

La blondinette tira la langue, concentrée par cette courte échelle. Toutes les deux n'étaient pas les plus épaisses du château donc, et ce pour une des premières de sa vie, elle craignait d'être trop lourde. Habituellement, sa minceur lui donnait l'impression d'être une brindille risquant continuellement de s'envoler. Cette fois, elle aurait espérer qu'un coup de vent les aide un peu. S'étirant de son mètre trente-sept, elle sentit l'anse sur la pulpe de son majeur. Elle agita donc les doigts à l'aveugle, désirant au moins le pousser.

- Je pense qu'avec la pointe de ma baguette ce sera suffisant...

Elle tira donc sa précieuse acolyte et poussa la seau avec elle. Le récipient eut un grincement avant de basculer du toit pour s'écraser à quelques centimètres des deux Première Année. La Née Moldue lâcha une expiration effrayée en redescendant.

- Je t'ai pas fait mal ? Tu vas bien ? Il n'est pas tombé sur toi, au moins ?

789 mots

Saïph - 2e Année RP Promo 2049-2050 - Fiche PR
Dialogues : color=#3e5653

S'il te plaît, dessine-moi un mouton.
S'il te plaît, dessine-moi un mouton.
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Octobre 2049
Parterre de l'Amitié
@Saïph Bulbosa

MARGEGAUCHE.
- Tu sais, on est pas obligé d'avoir une excuse, pour se revoir.

Ce qui état totalement vrai mais Abigail avait préféré tourner les choses ainsi, par peur principalement que la Serdaigle ne veuille pas la revoir après cet épisode.

Pour Abigail, il pourrait être simple de se faire des amis si elle le voulait vraiment mais elle avait choisit de se construire une carapace, un monde qui lui était propre dans lequel elle seule pouvait évoluer. Ce n'était pas toujours évident mais elle avait appris à s'y faire. Elle pouvait ainsi faire tout ce que bon lui semblait et les rencontres venaient par la suite d'elles-même.

Elle avait eu beau au départ ne pas vouloir rester dans la maison qui lui avait été attribué, elle avait pourtant finit par s'y faire, par se faire une raison que finalement, c'était peut-être pas si mal, que si c'était à Gryffondor qu'elle avait été envoyé, ce n'était pas pour rien. Le choixpeau avait dû voir quelque chose en elle, mais quoi, c'était encore un mystère. Et puis d'abord, comme ce chapeau pouvait-il voir en elle ? C'était encore un mystère de la magie qui ne trouverait pas de réponse aujourd'hui pour la jeune fille. Elle avait d'autres chats à fouetter comme disait les moldus.

- Je ne suis pas très grande non-plu. La plupart des vêtements ne sont pas à ma taille, dans les magasins.

Abigail ne pu s'empêcher de rire. Il était vrai que s'habiller n'était pas toujours évident et c'était pour ça que c'était pas si mal le monde de la magie facilement. Beaucoup plus simple pour voir ses vêtements plus vite mis à la bonne taille en cas de problème.

- Mais tu sais, si il y avait une maison pour les nains, ce serait peut-être la meilleure des maisons. Parce que comme ça, on aurait enfin des chaises qu'il faut pas escalader pour se retrouver les deux pieds dans le vide. Pour autant...je suis pas sûre que ce serait super non-plu... Elle te dérange, ta taille ?

Cette fois, elle haussait les épaules. Elle n'y avait jamais vraiment pensé plus que ça en réalité. Là en l'occurence, c'était un constat face à cette situation, ça l'aurait bien arrangé quelques centimètres de plus, il ne fallait pas le nier.

- Tantôt oui, tantôt non. En réalité, dans cette situation, ça aurait pratique d'avoir quelques centimètres de plus mais dans d'autres situations, c'est tout aussi pratique d'être petite. Je me dis que ça doit être la même chose quand on est grand. Il doit y avoir des avantages comme des inconvénients.

Mais elles allaient réussir, Abigail n'en avait pas le moindre doute. A deux, on était toujours plus fort après tout et Abigail mettrait tout en oeuvre pour que ça se passe bien.

- Je pense qu'avec la pointe de ma baguette ce sera suffisant...

Abigail se contentait de hocher la tête. Elle avait bien voulu faire la courte échelle à la Serdaigle mais elle ne pouvait pas tout faire, l'aider à prendre un peu de hauteur et regarder ce qui se tramait là-haut. Elle avait le regard rivé devant elle, gardant son sérieux et sa concentration. Elle sentait Saïph bouger quelque peut pour récupérer sa baguette comme le devinait la rouge et or après les paroles qu'elle avait entendu mais visiblement, tout ne se passait pas comme prévu.

Un bruit sourd résonnait à côté d'Abigail et elle se reteint de justesse de sursauter, ne voulant pas faire tomber la Serdaigle.

- Je t'ai pas fait mal ? Tu vas bien ? Il n'est pas tombé sur toi, au moins ?

Après un rapide coup d'oeil vers le sol, elle pu constater qu'il ne s'agissait que d'un fameux seau qui finalement, avait décidé qu'il serait mieux à terre.

- Non non je vais bien ne t'en fait pas.

Elle prit le temps de faire descendre sa comparse avant de reprendre.

- Finalement, on se retrouve pas plus avancée maintenant. On voulait le ranger correctement et voilà qu'il se retrouve tout bonnement par terre. Il aurait pu avoir l'idée de tomber tout seul avant que nous fassions tout cela.

Ses paroles lui procurèrent un rire. Simple, naturel, qui reflétait parfaitement son état d'esprit en cet instant. Abi se sentait juste bien et elle le faisait savoir.

- On peut peut-être se contenter de le laisser contre le mur et... j'ai des feuilles et une plume, on pourrait laisser un mot rapide qui expliquerait ?

Après tout, elles n'avaient pas fait de dégâts, elles n'avaient rien cassé non plus. Elles n'arrivaient juste pas à ranger. Ils avaient qu'à faire des rangements moins hauts aussi.

648 mots
MARGEDROITE.
à partir d'un code de @Freya Moors & @Maxine Tremblay que j'ai modifié.

S'il te plaît, dessine-moi un mouton.
Octobre 2049
Parterre de l'Amitié
@Abigail Vaughan

- Tantôt oui, tantôt non. En réalité, dans cette situation, ça aurait pratique d'avoir quelques centimètres de plus mais dans d'autres situations, c'est tout aussi pratique d'être petite. Je me dis que ça doit être la même chose quand on est grand. Il doit y avoir des avantages comme des inconvénients.
Saïph acquiesça. Oui il y avait des soucis pour toutes les tailles, toutes les hauteurs, tous les poids et toutes les apparences. Elle était certaine que si elle s'amusait à demander qui était le mieux loti ça et là dans le château, elle n'aurait pas une réponse semblable. Chacun se renverrait dans les jambes des grâces qu'aucun ne penserait posséder.

Tout en pensant à cela, la blondinette s'était mise à escalader sa camarade. À deux, comme cela, elles devaient ressembler à une chimère. Après tout, il existait des chimères possédant des ailes et un corps de lion. Alors l'idée n'était pas si invraisemblable. Leurs deux tailles combinées étaient néanmoins suffisantes, avec la baguette, pour faire tomber le seau. L'objet retourna donc au sol, où il était certainement bien mieux, parce qu'un seau volant pouvait faire bien des dégâts. Il avait par exemple manqué de peu le crâne de la porteuse qui, la Serdaigle s'en rendit compte, n'avait pas remarqué le danger dans lequel elle s'était trouvée quelques secondes plus tôt. La preuve en était la blague qu'elle fit dans un rire, prenant un peu la voltigeuse de court. Elle qui s'attendait à être disputée pour avoir presque assomé une acolyte, elle était soulagée. D'abord et bien éviemment parce qu'elle avait réellement eu peur. Ce morceau de métal n'était pas tombé de haut, mais il aurait pu faire des dégâts sur un squelette. Ensuite car il n'est jamais agréable d'être rabroué après une telle frayeur. On sent toujours comme un arrière goût d'injustice. Nous aussi, on voudrait évacuer l'angoisse passée en remuant les entrailles de quelqu'un d'autre. Seulement on le sait que c'est de notre faute alors on ne dit rien. En plus de se faire enfoncer, la dispute après bêtise, c'est inutile. En effet le fautif est conscient de son erreur. Il ne la fera plus étant donné le souci causé.

La Rouge et Or était décidément très gentille. Aidée par cette dernière dans sa descente, la pré-adolescente s'en faisait la réflexion. Elle avait bien fait de prendre le chemin de ce parterre. Sans doute aurait elle mieux fait, cependant, de ne pas vouloir sauver les soi-disant mauvaises herbes. Cela lui aurait épargné d'escalader une congénère qu'elle ne connaissait absolument pas. Une congénère aussi petite et menue qu'elle, et pourtant aussi forte qu'un chêne. En plus d'être forte, elle était astucieuse. Quand l'Irlandaise s'apprêtait à tenter de tout remettre en ordre quitte à en faire tomber plus, l'autre lui proposa d'entasser comme elles le pouvaient les différents ustensiles et de laisser un mot expliquant les ennuis rencontrés. Certainement devait il être concis, se dit l'oisillon en finissant, avec sa camarade, de remettre tout dans la cabane.

-Oui tu as raison. Je dois avoir ça dans mon sac.

Elle entra pratiquement son bras entier pour remuer toutes ses affaires, passer entre deux livres, retirer une liasse de feuilles froissées et une plume, parfaitement rangée dans son étui. Elle en trempa le bout et rédigea ce qui aurait dû n'être qu'une dizaine de lignes, devenues en quelques instants un long récit restituant de la façon la plus exhaustive possible, leur périple. Tout en écrivant, elle s'adressait à Abi.

- Tu es très forte, tu sais ? C'est gentil de m'avoir aidée, j'aurais eu du mal sans toi... Tu faisais quelque chose en particulier, tout à l'heure ?

La véritable question était en réalité : est-ce que tu es bien certaine que je ne t'ai pas dérangée ? Néanmoins, la Née-Moldue peinait à formuler ce qu'elle désirait véritablement énoncer. Non par politesse, mais par manque de socialisation avec des personnes de son âge. À force d'être entourée d'individus ayant une conscience aigue de ce qu'elle sous-entendait inconsciemment, elle avait pris l'habitude de ne pas préciser, tout en pensant vraiment être d'une exactitude limpide.

Elle termina de poser le mot sur la petite table dans la cabane et y ajouta une chocogrenouille avant de refermer la porte en dégageant ses mains de ses manches trop longues. Ceci étant fait, elles pouvaient désormais aller s'installer.

660 mots

Saïph - 2e Année RP Promo 2049-2050 - Fiche PR
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