ASPIC 2049-2050 Examen oral

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Rappel :
Votre examen se déroule en deux parties :

📙 Une auto-évaluation qui représente, inrp, la partie sur table de l'examen de votre personnage.
📙 Un rp à écrire qui représente, inrp, le passage à l'oral de l'examen de votre personnage.

Chaque partie est notée sur 10 points. L'addition des deux formera votre note sur 20. Il est donc obligatoire de valider les deux parties pour avoir une note en HdlM.

Vous trouverez toutes les informations à propos du formulaire d'auto-évaluation à renvoyer dans ce sujet. ATTENTION, la date de fin d'envoi est fixée au 6 juillet 2025, 23h59.

Le RP d'ASPIC de votre personnage est à poster ici même. Vous avez 2 mois pour le faire, soit jusqu'au 6 août 2025, 23h59.

Fonctionnement :
Dans un rp de 220 mots minimum, vous devez écrire l'examen oral de votre personnage de son arrivée, à sa sortie. Il faudra être le plus précis possible sur les points demandés afin que je puisse évaluer au mieux le passage de votre personnage.

Je ne vous demande pas de développer les parties parlées de votre personnage. Vous pouvez le faire si cela vous plaît, mais ce n'est pas obligatoire, car cela reviendrait à vous faire passer à vous, joueur, un examen complexe. Je vous demande seulement de faire apparaître dans votre rp les réponses aux questions de la rubrique "Aide".

Merci d'indiquer la note que vous visez pour votre personnage dans un bandeau placé au-dessus de votre rp.

Sujet :
Thème du programme lié : L'Histoire de la magie et vous

Sujet inscrit sur le papier :
"Qu'est-ce que ces sept années d'étude de l'Histoire de la magie vous ont apporté ?"

Outils à la disposition de votre personnage : plume, encre et parchemins de brouillon

Questions posées par le jury :
- Pensez-vous qu'il est essentiel de connaître l'Histoire pour comprendre le monde d'aujourd'hui ? Pourquoi ?
- Connaître l'Histoire fait-il de vous un meilleur citoyen ?
- Quelle personnalité historique pourrait être votre modèle ?

Aide :
Afin d'évaluer votre personnage, je vous demande de préciser l'ensemble des éléments suivants dans votre rp.

- Votre personnage est-il arrivé à l'heure ? (bon horaire = 45 minutes avant l'heure indiquée sur l'emploi du temps : arrivée 15 minutes à l'avance + 30 minutes de préparation)

Pour son passage oral libre sur le sujet :
- Quel est son attitude face au jury ? (politesse, à l'aise ou non à l'oral, sa façon de s'exprimer, etc)
- Est-il capable de faire une prise de parole organisée ? (Introduction, développement progressif et structuré, conclusion)
- Fait-il preuve d'analyse, de réflexion, d'esprit critique sur ce que cette matière lui a apporté (ou non) ou reste-t-il essentiellement sur les apprentissages "théoriques" ?

Pour la partie questions du jury :
- Comment réagit-il face aux différentes questions ? (déstabilisé ou non ? Réagit vite ou non ?)
- Est-il capable de répondre aux différentes questions ?
- Qualité des réponses : sont-elles développées ? Pertinentes ?

Piège du thème : rester généraliste, ne pas parler de sa propre expérience/ de sa réflexion sur soi.

Vous pouvez ajouter tout autre élément qui permet de pouvoir évaluer au mieux votre personnage.

Pour vous aider, un rp de mise en situation vous est proposé dans le post suivant.

Présence forte actuelle : aucune

Code couleur : #c37846
ASPIC 2049-2050 Examen oral
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William STEWART - Examinateur

A l'heure indiquée sur votre convocation, votre professeur vous appelle et vous fait entrer dans la salle d'examen. Vous arrivez dans une zone d'une petite dizaine de mètres carrés où une table n'attend que vous. Il n'y a nul signe d'un quelconque jury. En fait, votre oral se déroulera dans une autre partie de la salle. Pour l'heure, Peony vous demande de piocher un sujet dans un sac en velours bleu. Elle vous accompagne à votre table et vous donne tout le nécessaire pour préparer votre passage à l'oral.

"Vous avez trente minutes pour préparer votre passage à l'oral. Je vous rappelle que vous devrez parler librement sur votre sujet pendant vingt minutes. Ensuite, l'examinateur vous posera des questions pendant dix minutes." Avant de s'éloigner pour vous laisser travailler, votre professeur vous souhaite bon courage. Vous sentez comme une bulle autour de vous et votre table, comme si aucun son ne pouvait plus venir à vous. C'est le silence absolu.

Une fois votre délai de préparation arrivé à sa fin, votre professeur d'Histoire de la magie revient vers vous et vous guide dans la seconde moitié de la pièce, face à l'examinateur. Après un sourire encourageant, elle retourne dans le petit espace.

Là, vous reconnaissez sans mal la salle d'Histoire de la magie, bien qu'elle soit rétrécie de moitié. Derrière le bureau de Miss Soulton, est assis un homme aux cheveux gris. De sa voix pleine de sagesse, il vous demande de vous présenter et de lui donner le sujet d'examen pioché. Il ouvre son carnet de notes à la page concernée, puis remonte ses lunettes avant de lire le sujet à voix haute.

""Qu'est-ce que ces sept années d'étude de l'Histoire de la magie vous ont apportées ? Vous avez vingt minutes."" Dit-il avant de retourner un sablier.

Lorsque vous prenez la parole, vous pouvez remarquer de sa part quelques hochements de tête et une prise de notes fréquente. A aucun moment il ne vous interrompt, à part lorsque le sablier est écoulé. Il ne vous fait absolument aucun retour sur votre discours et enchaîne directement avec les questions.

"Pensez-vous qu'il est essentiel de connaître l'Histoire pour comprendre le monde d'aujourd'hui ? Pourquoi ?" Il attend bien évidemment un développement à la hauteur pour un élève en fin d'études. Une fois que vous êtes venu à bout de la question, il vous pose la suivante :

"Connaître l'Histoire fait-il de vous un meilleur citoyen ?"

Puis, vint le moment de l'ultime question :

"Quelle personnalité historique pourrait être votre modèle ?" Même si le "pourquoi" n'était pas indiqué, il attendait bien sûr que vous expliquiez votre choix.

Une fois les dix minutes écoulées, il vous libère en esquissant le seul sourire que vous aurez pu voir de lui.

Présence forte actuelle : aucune

Code couleur : #c37846
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Ravie de pouvoir inaugurer ce sujet :wise:
Leta Blackbirds
7A - filière complète
Note visée :
E (O selon l'humeur du jury)
Quarante-cinq minutes avant l'heure. Leta vérifie sa montre une troisième fois. Ses mains tremblent légèrement. Ses cheveux bruns aux reflets roux cascadent sur ses épaules. Elle les replace nerveusement.

La salle d'attente. D'autres élèves. Certains murmurent leurs révisions. Leta ferme les yeux. Se concentre sur sa respiration. Sur les battements de son cœur qui s'accélèrent. Le stress et l'excitation se mêlent : c'est sa dernière année d'examens.

Son tour arrive. Elle se lève, lisse sa robe. Ses jambes sont instables mais elle avance. La porte s'ouvre.

"Bonjour Professeur." Sa voix est claire malgré tout. Polie. Respectueuse. Elle s'incline légèrement. Le jury l'observe. Son estomac se noue.

"Mademoiselle Blackbirds, vous disposez de trente minutes de préparation."

Le sujet sur le parchemin : Qu'est-ce que ces sept années d'étude de l'Histoire de la magie vous ont apporté ?

Elle s'assoit. Plume en main. L'encre glisse sur le parchemin de brouillon. Ses idées s'organisent progressivement. Introduction. Développement. Elle structure, analyse, réfléchit.

Trente minutes s'écoulent.

"Mademoiselle Blackbirds."

Elle se redresse. Ses notes à la main. Son cœur bat la chamade mais elle commence :

"L'Histoire de la magie..." Sa voix s'affermit. "Ces sept années m'ont d'abord appris que comprendre le passé, c'est éclairer le présent. Nous étudions les erreurs d'hier pour ne pas les reproduire demain."

Elle développe méthodiquement. Parle des révolutions gobelines, des lois sur les créatures magiques, de l'évolution des mentalités. Sa passion transparaît. Elle ne récite pas, elle analyse. Et surtout connecte les événements historiques aux enjeux contemporains.

"En conclusion, l'Histoire de la magie m'a donné une grille de lecture du monde. Une capacité d'analyse critique qui dépasse largement le cadre scolaire."

Premier sourire du jury. Elle reprend confiance.

"Pensez-vous qu'il est essentiel de connaître l'Histoire pour comprendre le monde d'aujourd'hui ?"

La question la déstabilise à peine. Elle réfléchit quelques secondes.

"Absolument. Comment comprendre les tensions actuelles entre communautés magiques sans connaître leurs conflits passés ? Comment appréhender les lois sur la protection des créatures sans saisir leur évolution historique ?"

Sa réponse se développe naturellement. Elle cite des exemples précis. Analyse les causes et conséquences.

"Connaître l'Histoire fait-il de vous un meilleur citoyen ?"

Cette fois, elle hésite moins. "L'Histoire développe l'esprit critique. Elle nous apprend à questionner, à ne pas accepter aveuglément. Un citoyen éclairé est un citoyen qui comprend les enjeux de son époque."

"Quelle personnalité historique pourrait être votre modèle ?"

Là, ses yeux brillent. "Norbert Dragonneau. Sa détermination à protéger les créatures magiques malgré l'incompréhension générale. Son courage face à l'autorité quand celle-ci avait tort."

Elle s'arrête. Réalise qu'elle vient de révéler quelque chose de personnel. Ses joues rossissent légèrement.

L'homme prend des notes.

"Merci Mademoiselle Blackbirds."

Elle se lève. Salue poliment. Sort de la salle.

Dans le couloir, ses jambes flageolient. Elle s'appuie contre le mur. Mission accomplie.

Ses mains ne tremblent plus. Elle sourit.
Participation validée

FSCM - 19 ans - Fille de papier.
ASPIC 2049-2050 Examen oral
BAGHOLMES, Taylor
Gryffondor| Septième année | Spéciale
Candidat n°4
Note espérée : Optimal
Taylor arriva 45 minutes avant l'heure, voire un peu plus ; elle stressait, mais c'était un stress positif. Après tout, elle passait son dernier examen en Histoire de la Magie à Poudlard. Elle finissait son parcours dans le cours qu'elle avait toujours aimé et dont sa filière lui permettait d'acquérir toutes les heures possibles. Oui, tout ce qu'elle souhaitait était de réussir, montrer que l’Histoire restait toujours sa prédilection et que son rêve de reprendre les recherches de son grand-père sur l'Histoire du monde Magique, mais aussi de pouvoir intégrer la Faculté d'Histoire de la Magie pour lui accorder ce droit. Elle ne pouvait pas se tromper maintenant, elle ne pouvait pas échouer.

Lorsqu'elle fut appelée, Taylor entra dans la salle de classe, offrant une salutation respectueuse envers sa professeure, mais aussi envers l'examinateur avant de se mettre en place et de notifier ce que lui eurent appris ses sept années au sein de Poudlard et de la matière et c'était beaucoup de choses ; des choses dont Harold, son grand-père, n'avait pas eu le temps de lui apprendre à cause de son décès et que son Oncle Jamie n'avait pas pris la peine de lui apprendre, ne voulant pas empiéter sur ce que son père aurait voulu apprendre à Taylor. Pourtant, il avait été là pour approfondir les sujets dont il était plus qualifié.

Alors, elle sourit, écrivant tout ce qui lui passait par la tête autant sur sa relation avec Poudlard et l'Histoire de la Magie tout en s'organisant autour d'un plan textuel important: Introduction, développement progressif et personnel, conclusion. Et ce qu'importe le plan personnel voulu par le sujet de cet oral. Et en se relisant, elle pourrait porter les vingt minutes d'oralité sans difficulté.

Quand elle fut prête, Taylor se leva avant de suivre sa professeure face à l'examinateur, elle s'inclina doucement dans un signe de respect.

— Monsieur l'examinateur, bonjour.

Elle sourit calmement, ses pensées étaient claires et elle s'avança pour donner à l'examinateur le sujet qu'elle avait obtenu pour son oralité.

— Au cours de ces sept années à Poudlard, j'ai été amenée à découvrir de très nombreux faits historiques, à les écouter, les lire, mais aussi à les rechercher. Et cela fut d'une agréabilité sans nom, mais ce ne sont pas les seules choses que m'eût apprises cette matière ; entre la passion, la neutralité, l'étude approfondie pour avoir les connaissances, mais aussi la curiosité. L'histoire de la Magie m'a appris aussi à prendre conscience que le passé aura toujours une influence sur l'avenir. Je suis née dans une famille où l'histoire était une prédisposition, je n'avais que les bases, les recherches des membres de ma famille avant d'entrer à Poudlard, mais je n'avais pas tout ce que ce cours m'a appris ensuite. Il faut le dire, ce n'est pas à 11 ans que l'on sait forcément qu'une source est plus fiable qu'une autre. Pendant ces sept années, j'ai pris plaisir à décortiquer les faits, aller chercher plusieurs sources pour obtenir une finalité objective, car une source est différente d'une autre, elle prend un partie qu'une autre source ne prendrait pas. Par exemple, si je me décidais de lire des documents sur la révolte des Gobelins, les historiens sorciers prendraient le parti des sorciers, mais pour avoir le parti des Gobelins, il me faudra prendre des ressources Gobelines. Elles me permettront de comprendre le comportement des gobelins, leur raison du soulèvement. Et en les assemblant aux ressources sorcières, on a le fait de cette rébellion d'une vision plus objective. Je le vois ainsi, c'est l'ouverture de l'esprit, pas un parti pris. Ensuite, avec ces connaissances assemblée de la sorte, je peux savoir quelles sont les erreurs à ne pas faire en tant que sorcière en cas d'une nouvelle révolte. Il faudra chercher à les comprendre, pas les négliger en pensant qu'ils sont inférieurs, et cela sera pareil pour les Moldus, je devrais me servir des erreurs de notre passé pour me protéger ou aider à l'apport d'une solution. Si je ne repense pas aux faits du passé, à la mémoire des victimes, à leur souffrance, à leurs actions, je sais que je pourrais lamentablement me tromper sur ce qui peut se faire. Le passé, est ainsi, pour moi, une aide à la création d'un avenir où les solutions pacifistes fonctionnent. L'Histoire ne doit pas être des faits figés et qui se répètent dans le temps, mais des faits figés dans leur époque tout en permettant au futur d'évoluer en équilibre. [...] Donc pour moi, en conclusion, mon évolution dans l'histoire de la Magie est celle d'une passion qui grandit, qui m'apprend à grandir et à aider le futur à le faire en n'oubliant pas ce que nos ancêtres ont fait ; que cela soit bien ou mal.

Elle était restée calme et seraine tout au long de son mémoire personnelle de la matière, regardant peu souvent ses notes. Taylor se connaissait après tout.

Puis, vinrent les questions de l'examinateur. Taylor resta bien droite, et avait un sourire sur les lèvres, elle n'avait pas peur. Elle avait confiance en ses réponses, en ce qu'elle connaissait et avait appris à maîtriser avec de la pratique.

Pensez-vous qu'il est essentiel de connaître l'Histoire pour comprendre le monde d'aujourd'hui ?

Elle regarda calmement l'examinateur avec la même posture que précédemment, laissant même ses mains bouger pour appuyer son éloquence. Elle était certaine de sa manière de faire, même si elle avait cette impression de se répéter par rapport à son propre rapport à l'histoire de la Magie.

— Il est plus qu'essentiel de connaître l'Histoire pour comprendre le monde d'aujourd'hui. Par exemple : on ne peut pas dire que le Conseil des Sorciers a toujours été ainsi. Surtout qu'il en existe deux dans l'histoire de notre monde. Le Conseil des Sorciers d'aujourd'hui est né d'un conflit interne entre sorciers : ceux qui prônaient la pureté du Sang à ceux qui possédaient des ancêtres Moldus. Et c'est ce conflit qui nous a montré une nouvelle fois au Moldu, ce n'est pas arrivé comme cela, car cela a toujours été un sujet complexe de notre monde avec les deux guerres contre Voldemort qui souhaitait asservir les Sans-statut et les sorciers qui souhaitaient la paix. Le Ministère se croyait en paix qu'il ne se doutait pas que Ursula Parkinson deviendrait une menace. Et maintenant le Conseil actuel fait que les Moldus nous oubli à nouveau tout en retirant les droits au Sans-Statut pour éviter qu'un nouveau conflit inverse leur tendance. Ils se sont basés sur ce que Voldemort avait échoué pour créer leur nouvelle société. Alors non, ça n'a pas toujours été ainsi, et c'est essentiel de le savoir. Tout comme pour le premier conseil des sorciers, il est né de la chasse aux sorcières et de l'inquisition afin de protéger notre communauté en se servant de leur connaissance sur ces faits.

Elle reprit son souffle, sa tirade avait été juste, mais elle ne pouvait pas laisser l'histoire ne pas être défendu. Elle montrait les deux parties, leurs différences, mais aussi leur singularité.

Connaître l'Histoire fait-il de vous un meilleur citoyen ?

— C'est difficile à juger. Qu'est-ce qu'un bon citoyen ? Tout dépendra du point de vue que la société actuelle décide, une société donne la perception de ce qui est bon ou pas contre elle. Mais pour moi, l'Histoire fait de moi une meilleure citoyenne. Elle me permet de décortiquer un ensemble de faits pour comprendre l'évolution que nous vivons aujourd'hui. Les actes ont des conséquences, et l’Histoire nous les enseigne. Je me répète sans doute, mais connaître le passé me permettra d'agir au mieux pour le futur et ne pas foncer tête baissée face à l'adversité. Elle permet de me faire chercher à comprendre et trouver les points de convergence et me préparer au mieux pour le pire. Elle me permet de vivre normalement tout en ayant droit à la réflection et au choix de mes actes.

Encore une fois, son discours sortait tout seul, elle ne se fiait pas qu'à sa théorie, mais à ce que sa passion a pu faire sur elle avec le temps.

Quelle personnalité historique pourrait être votre modèle ?

La question ne la surpris pas non plus, c'était à attendre en dernière année. On avait plus de vision sur le monde et son passé. Mais Taylor n'était pas du genre à se figer.

— Je n'ai pas une singulière personnalité comme modèle, mais une multitude. On ne peut pas se fier à une seule personne pour exister ou pour mentor spirituel, car tout le monde n'est pas parfait. On se construit en prenant ce que nous considérons comme meilleurs chez plusieurs personnes. Ce qui est contradictoire avec le métier ; il demande une neutralité, pas un parti pris. La question me demande d'en faire un sur une personnalité. Mais puisqu'il faut répondre, dans cette multitude, je prendrais Merlin, Lancelot du Lac, la Reine Elizabeth II et Harry Potter. Merlin est connu dans les deux mondes, sans être certaine qu'il s'agit de la même personne puisque les sources diverges entre notre monde et celui des Moldus. Les Sorciers pensent qu'il a été étudiant à Poudlard dès sa fondation, soit en 900 soit le 9e siècle, les premiers écrits sur Merlin date du 12e siècle, soit trois siècles d'écart. Mais il a fait tant pour les sorciers que pour les Moldus. Il a fait que les Moldus n'aient pas peur de la magie en accomplissant des miracles. Et une harmonie entre les deux Mondes est une chose que j'aspire si seulement les Moldus apprenaient de leurs erreurs et à maîtriser leur peur parfois irrationnelle. Lancelot du Lac pour son courage, sa passion et son amour. Certes, c'est peu, mais je trouve qu'en histoire ne pas ressentir d'amour pour cette dernière et se battre pour les faire vivre, cela ne sert à rien. Sans passion, pourquoi être historien ? Et il faut être courageux de vivre des mois sans sa famille pour faire vivre ses recherches, ses études. La Reine Élisabeth II, pour son empathie et sa mémoire. Elle a toujours été très observatrice du passé, elle a été jusqu'à modifier ses protocoles royaux moldus pour prendre des décisions qui allaient au mieux pour son peuple, tout en restant neutre dans tous les autres conflits du monde. Et enfin, Harry Potter pour sa hargne, son besoin que les erreurs ne soient pas répétées. En vaincant Voldemort, Harry a empêché à l'histoire de vivre une nouvelle ère de guerre qui aurait duré plus longtemps s'il avait été vaincu lui-même. Et c'est bien la preuve que connaître le passé modifie drastiquement le futur.

Elle s'arrêta, elle avait appuyé ses arguments avec toute la passion qu'elle possédait. Elle espérait juste ne pas s'être trompée.
Elle remercia alors l'examinateur ainsi que sa professeure de l'avoir écoutée avant de quitter la pièce.

■ □ ■ □

Le [...] indique qu'il y a bien plus après son introduction et son premier point de développement avant sa conclusion. Mais comme je ne voulais pas tout écrire, même si c'est pas obligatoire de base d'écrire ses paroles, ça m'a aidé à mieux décrire son examen. :lol:
Participation validée

Septième année RP
ASPIC 2049-2050 Examen oral
Aliosus Nerrah
7ème année, filière Auror, option Histoire de la Magie
Note visée : Optimal mais il sait que certains propos peuvent le pénaliser
Aliosus était arrivé dans l’aile d’examen exactement quarante-cinq minutes avant l’heure indiquée. Il affichait la froide sérénité qui masquait très bien son dilemme intérieur. Devrait-il brider ses propos pour être consensuel et éviter de fâcheuses conséquences sur sa note ? Il s’installa sans un mot dans la bulle de silence.

Le sujet pioché dans le sac – « Qu’est-ce que ces sept années d’étude de l’Histoire de la magie vous ont apporté ? » – fit crépiter une étincelle presque imperceptible au fond de ses yeux. Trente minutes plus tard, sa plume posée, le regard levé, il attendait.

Lorsqu’il fut enfin appelé, il se leva sans empressement. Son pas était ferme, son dos droit, ses mains croisées dans le dos. Il s’arrêta avec précision devant l’examinateur.

«Aliosus Eugène Augustus Nerrah, mon sujet : « Ce que m’ont apporté ces sept années d’Histoire de la magie.»

Le sablier retourné, il commença.

Sa voix était grave, posée, à de rares exceptions près et très articulée. Une diction maîtrisée sans fioriture ni émotion feinte.

«L’Histoire de la magie ne m’a pas appris ce qu’il faut penser, elle m’a appris où et pourquoi les pensées naissent. Elle m’a donné des repères, des structures, des points de comparaisons. Elle m’a armé à comprendre le présent et ses enjeux.»

Le sablier fut retourné. Aliosus prit la parole, sa voix grave, claire, appuyée de silences maîtrisés.

«Étudier l’Histoire de la magie pendant sept ans, ce n’est pas s’imprégner d’un catalogue de faits figés. C’est comprendre la colonne vertébrale du monde sorcier. C’est toucher du doigt la structure d’un héritage multiséculaire, d’une civilisation qui n’a prospéré que grâce à l’ordre, la transmission, et la hiérarchie. L’Histoire m’a offert une vision nette : elle sépare ceux qui fabriquent les époques de ceux qui les subissent

Il marque une pause, puis poursuit, toujours calme mais avec une intensité sous-jacente.

«Ce que j’en ai retiré ? Une conscience aiguë de la dette que nous avons envers les fondateurs, les bâtisseurs, les législateurs sorciers. Une certaine admiration... disons rationnelle pour ceux qui, par le passé, ont su prendre des décisions impopulaires mais justes. L’Histoire est une leçon d’autorité. Elle m’a appris que le chaos survient quand on oublie d’où l’on vient, quand on efface les noms, les lignées, les traditions sous prétexte d'une modernité sans autre but qu'elle même, condamnée à se mordre la queue.»

Il continue de dérouler son propos jusqu'à sa conclusion.

«L’Histoire m’a appris une chose essentielle : les sociétés magiques ne s’effondrent pas sous l’assaut d’ennemis extérieurs, mais lorsqu’elles commencent à douter d’elles-mêmes. Elle m’a enseigné que la vérité n’est pas relative, que l’ordre précède la justice, et que ceux qui oublient les fondements de leur grandeur méritent de les perdre.»

L’examinateur pose alors la première question.

«Pensez-vous qu’il est essentiel de connaître l’Histoire pour comprendre le monde d’aujourd’hui ? Pourquoi ?»

Aliosus ne marque qu’un battement de paupières.

«C’est non seulement essentiel, c’est la seule voie. Le présent n’a pas de sens s’il ne s’inscrit pas dans une lignée. Le monde sorcier précédent l'arrivée du Conseil nous le prouve : instable, méprisé, infiltré de moldus et de discours d’inclusion [...] La connaissance historique permet de reconnaître les erreurs cycliques avant qu’elles ne se reproduisent. Elle est un rempart contre l’amnésie organisée.»

La seconde question tombe.

«Connaître l’Histoire fait-il de vous un meilleur citoyen ?»

Il prend quelques secondes avant de répondre.

«Cela dépend de ce qu’on appelle citoyen. Si l’on entend par là : un individu bien intégré dans une société qui se dilue, alors non. Mais si l’on entend par citoyen : celui qui prend en charge la continuité et la dignité du monde magique, alors oui. Absolument.»

Il enchaîne sur la notion de « responsabilité culturelle» et distingue la connaissance scolaire de la conscience enracinée.

«La connaissance du passé donne un poids à nos choix. Elle nous arrache à l’immédiateté. Et le citoyen qui pense en siècles est toujours plus solide que celui qui pense en slogans.»

Troisième et dernière question :

«Quelle personnalité historique pourrait être votre modèle ?»

«Drago Malefoy

Le nom est posé avec calme. Il sait que son choix n’est pas neutre.

«Je ne glorifie pas son passé, mais j'admire l’homme qu’il est devenu. Sa capacité à s'être arraché à une influence malsaine, puis lorsque le temps est venue, l'audace et le courage de se dresser avec force contre la folie de la collusion avec les moldus. Le sacrifice d'une vie confortable qui n'appelait aucun changement pour être profitable pour se charger du fardeau du pouvoir.»

Aliosus sait qu'il peut jouer beaucoup sur ses derniers mots.
«Mais je ne suis pas aveugle. Sa posture reste encore trop marquée une certaine idée du pouvoir. Là où j'attends un relèvement civilisationnel structuré autour d'une éthique sorcière intransigeante, il administre. Il est le prélude. Pas l'accomplissement.»

Il incline légèrement la tête, les yeux fixés sur l’examinateur, sans provocation mais avec résolution.

«C’est pour cela qu’il m’inspire : parce qu’il m’appelle à faire mieux.»

À la fin de sa réponse, le sablier est écoulé. Aliosus incline légèrement la tête. Puis il se retire, avec la même démarche droite, réglée, froide — mais cette fois, dans ses yeux brillait une forme de satisfaction contenue, celle de celui qui a dit ce qu’il devait dire.
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