Entre deux lignes
@Saïph Bulbosa
Thomas continua d'écouter Saïph sans l'interrompre. Il vit la jeune fille rire à sa plaisanterie non totalement assumée mais il nota mentalement qu'elle avait le rire facile.
Ca lui plut. Pas qu'il ne cherche à faire rire qui que ce soit mais il trouvait ça apaisant. Cette manière totalement naturelle d'agir sans aucune arrière pensée et sans rien calculer. C'était rafraichissant.
Il garda dans un coin de sa tête la nouvelle information se rangeant avec les autres : le sac trop plein, la maladresse, les mains qui bougent quand elles parlent, la plume soigneusement rangée.
Pendant qu'elle lui parlait, Thomas la regarda, elle ou ses mains et il jetait de temps à autre un coup d'oeil à son parchemin ou à la fenêtre laissant passer la lumière. Cela lui permettait de ne pas fixer les personnes avec lesquelles ils parlaient.
Quand Saïph évoqua qu'elle n'aimait pas se brosser les cheveux, il trouva ça amusant. Il faisait aussi partie des personnes qui avait la même coiffure que ce soit au réveil ou en pleine journée.
Thomas n'avait jamais trouvé l'intérêt de se lever plus tôt chaque matin pour se coiffer. Il passait rapidement ses doigts dans ses cheveux et il trouvait que c'était suffisant.
Il reposa les yeux sur elle et surtout sur sa gestuelle. Elle avait le don de rendre ce qu'elle disait vivant même quand c'était pour parler cheveux. Il était assez impressionné qu'elle fasse cela naturellement, lui serait épuiser en à peine quelques minutes, c'était sûr.
Il comprenait le point de vue qu'elle était en train de lui exposer sur la métamorphose. Mais il n'aimait pas le changement et avait du mal à s'y faire à cette matière. Ca ne l'empêchait pas de trouver ça incroyable de faire changer des choses. Et de se dire que certains sorciers pouvaient être des animaux, il trouvait ça incroyable.
Il se demanda brièvement quelle animal lui correspondrait. Il se reconcentra sur la suite du discours de celle qui partageait sa table.
Il écouta la jeune fille parler des loups-garous. Il vit qu'elle était très empathique. Elle avait vraiment de la peine que des humains ressentent une douleur qu'ils n'avaient pas décidé.
Thomas avait grandi avec ses histoires. Ses parents l'avaient toujours élevé en mélangeant la culture moldue et sorcière. Il avait donc découvert les loups-garous, les sorciers, les vampires, les fées et toutes les créatures censé être mystique pour un moldu mais réel pour un sorcier. Il était fasciné par ces créatures, que ce soit pour leur culture ou leur force de caractère.
Il avait souvent lu, le soir dans son lit pendant que sa mère préparait des infusions, des histoires de créatures magiques. De temps en temps, on en faisait des monstres qui pouvait lui faire peur et d'autres fois c'était de vraies héros qu'il admirait ! Grâce à ça, il avait bien compris que les vampires pouvaient être gentils et que les loups-garous pouvaient aimer qui ils étaient.
Quand il vit Saïph lui parler de la douleur des loups-garous, Thomas se rendit compte qu'il n'y avait jamais vraiment pensé. Les loups-garous devaient souffrir de la transformation, les vampires devaient souffrir de la soif de sang. Il n'avait jamais pensé à leur solitude. D'ailleurs, pourquoi est-ce qu'ils devraient être seuls ? Il ne pensait pas que ces créatures devaient vivre seules.
Thomas vit les yeux brillants, humides qu'elle avait à la fin de sa tirade. Il se contenta de la regarder, soutenant son regard, il avait écouté mais surtout entendu.
Il sentit que c'était à son tour de répondre. Il avait pas vraiment l'habitude de parler. Alors il fit comme d'habitude : prendre son temps.
Il savait que ça ne la dérangerait pas, il l'avait bien compris.
Il regarda son parchemin et commença à répondre d'abord brièvement.
- J'aime les potions. Le Quidditch aussi.
Il marqua une pause, fronça les sourcils, organisant ses prochains propos dans sa tête.
- Les potions, c'est précis. Si tu suis la recette, si tu respectes tout à la lettre, on est sûr du résultat. Il n'y a pas de surprise possible. Pas comme en métamorphose.
Il releva les yeux vers Saïph pour être sûr de ne pas l'ennuyer.
- Et le Quidditch, c'est différent. Tout va vite mais on peut deviner les choses quand même. Puis c'est tellement bien de voler.
Il haussa les épaules, il savait qu'aimer le Quidditch n'était pas logique pour lui. Il aimait garder le contrôle et prévoir au maximum : ce n'était pas le cas du Quidditch. Et pourtant il pourrait voler des heures, regarder des matchs durant plusieurs jours.
Il se permit un léger sourire, qui disparut tout de même assez vite.
- La métamorphose, je ne peux pas. Tout change tout le temps, on sait pas forcément quel va être le résultat. C'est dérangeant. Mais je comprends que tu aimes bien, t'as l'air d'aimer de découvrir les choses.
Il hésita puis la regarda pour poser sa question.
- Tu aimes la métamorphose et le changement. Tu aimerais pouvoir te changer en animal ou devenir un objet ? Peut-être pour voir le monde différemment ?
Ses yeux pétillèrent d'une curiosité sincère.
Effectivement, je te rejoins sur le fait que si ça ne fait pas du tout parti de notre caractère c'est plus dur à jouer ! Puis c'est intéressant de faire évoluer un personnage avec un petit bout de nous ! Et oui Saïph n'a pas l'air d'être une petite méchante au caractère pourri !
Thomas continua d'écouter Saïph sans l'interrompre. Il vit la jeune fille rire à sa plaisanterie non totalement assumée mais il nota mentalement qu'elle avait le rire facile.
Ca lui plut. Pas qu'il ne cherche à faire rire qui que ce soit mais il trouvait ça apaisant. Cette manière totalement naturelle d'agir sans aucune arrière pensée et sans rien calculer. C'était rafraichissant.
Il garda dans un coin de sa tête la nouvelle information se rangeant avec les autres : le sac trop plein, la maladresse, les mains qui bougent quand elles parlent, la plume soigneusement rangée.
Pendant qu'elle lui parlait, Thomas la regarda, elle ou ses mains et il jetait de temps à autre un coup d'oeil à son parchemin ou à la fenêtre laissant passer la lumière. Cela lui permettait de ne pas fixer les personnes avec lesquelles ils parlaient.
Quand Saïph évoqua qu'elle n'aimait pas se brosser les cheveux, il trouva ça amusant. Il faisait aussi partie des personnes qui avait la même coiffure que ce soit au réveil ou en pleine journée.
Thomas n'avait jamais trouvé l'intérêt de se lever plus tôt chaque matin pour se coiffer. Il passait rapidement ses doigts dans ses cheveux et il trouvait que c'était suffisant.
Il reposa les yeux sur elle et surtout sur sa gestuelle. Elle avait le don de rendre ce qu'elle disait vivant même quand c'était pour parler cheveux. Il était assez impressionné qu'elle fasse cela naturellement, lui serait épuiser en à peine quelques minutes, c'était sûr.
Il comprenait le point de vue qu'elle était en train de lui exposer sur la métamorphose. Mais il n'aimait pas le changement et avait du mal à s'y faire à cette matière. Ca ne l'empêchait pas de trouver ça incroyable de faire changer des choses. Et de se dire que certains sorciers pouvaient être des animaux, il trouvait ça incroyable.
Il se demanda brièvement quelle animal lui correspondrait. Il se reconcentra sur la suite du discours de celle qui partageait sa table.
Il écouta la jeune fille parler des loups-garous. Il vit qu'elle était très empathique. Elle avait vraiment de la peine que des humains ressentent une douleur qu'ils n'avaient pas décidé.
Thomas avait grandi avec ses histoires. Ses parents l'avaient toujours élevé en mélangeant la culture moldue et sorcière. Il avait donc découvert les loups-garous, les sorciers, les vampires, les fées et toutes les créatures censé être mystique pour un moldu mais réel pour un sorcier. Il était fasciné par ces créatures, que ce soit pour leur culture ou leur force de caractère.
Il avait souvent lu, le soir dans son lit pendant que sa mère préparait des infusions, des histoires de créatures magiques. De temps en temps, on en faisait des monstres qui pouvait lui faire peur et d'autres fois c'était de vraies héros qu'il admirait ! Grâce à ça, il avait bien compris que les vampires pouvaient être gentils et que les loups-garous pouvaient aimer qui ils étaient.
Quand il vit Saïph lui parler de la douleur des loups-garous, Thomas se rendit compte qu'il n'y avait jamais vraiment pensé. Les loups-garous devaient souffrir de la transformation, les vampires devaient souffrir de la soif de sang. Il n'avait jamais pensé à leur solitude. D'ailleurs, pourquoi est-ce qu'ils devraient être seuls ? Il ne pensait pas que ces créatures devaient vivre seules.
Thomas vit les yeux brillants, humides qu'elle avait à la fin de sa tirade. Il se contenta de la regarder, soutenant son regard, il avait écouté mais surtout entendu.
Il sentit que c'était à son tour de répondre. Il avait pas vraiment l'habitude de parler. Alors il fit comme d'habitude : prendre son temps.
Il savait que ça ne la dérangerait pas, il l'avait bien compris.
Il regarda son parchemin et commença à répondre d'abord brièvement.
- J'aime les potions. Le Quidditch aussi.
Il marqua une pause, fronça les sourcils, organisant ses prochains propos dans sa tête.
- Les potions, c'est précis. Si tu suis la recette, si tu respectes tout à la lettre, on est sûr du résultat. Il n'y a pas de surprise possible. Pas comme en métamorphose.
Il releva les yeux vers Saïph pour être sûr de ne pas l'ennuyer.
- Et le Quidditch, c'est différent. Tout va vite mais on peut deviner les choses quand même. Puis c'est tellement bien de voler.
Il haussa les épaules, il savait qu'aimer le Quidditch n'était pas logique pour lui. Il aimait garder le contrôle et prévoir au maximum : ce n'était pas le cas du Quidditch. Et pourtant il pourrait voler des heures, regarder des matchs durant plusieurs jours.
Il se permit un léger sourire, qui disparut tout de même assez vite.
- La métamorphose, je ne peux pas. Tout change tout le temps, on sait pas forcément quel va être le résultat. C'est dérangeant. Mais je comprends que tu aimes bien, t'as l'air d'aimer de découvrir les choses.
Il hésita puis la regarda pour poser sa question.
- Tu aimes la métamorphose et le changement. Tu aimerais pouvoir te changer en animal ou devenir un objet ? Peut-être pour voir le monde différemment ?
Ses yeux pétillèrent d'une curiosité sincère.
Effectivement, je te rejoins sur le fait que si ça ne fait pas du tout parti de notre caractère c'est plus dur à jouer ! Puis c'est intéressant de faire évoluer un personnage avec un petit bout de nous ! Et oui Saïph n'a pas l'air d'être une petite méchante au caractère pourri !
Entre deux lignes
@Thomas Didler
Saïph l’écouta évoquer son amour des potions et du Quidditch. Elle n’y connaissait pas grand-chose, encore. Dans aucun des deux domaines, d’ailleurs. Ce n’était pas après deux petits mois que l’on pouvait réellement faire le tout de sujets aussi complexes.
Elle le vit froncer des sourcils et l’ajouta à sa courte liste mentale. Il était avare en réaction, mais paraissait se dérider. Comme s’il lâchait un peu plus prise. Elle ne voulait pas qu’il s’y force, en sa compagnie. Elle ne désirait pas non-plu qu’il s’efforce, au contraire, de préserver des apparences. Les apparences étaient souvent trompeuses, pensait-elle. Elles n’étaient qu’une surface. Comme l’eau.
Parfois, en Irlande, l’océan paraissait totalement calme. On avait tôt fait d’ignorer les courants qui le traversait, les animaux qui y vivotaient. En y plongeant un orteil, il devenait gelé, alors qu’il s’était présenté à nous azuréen, par endroits. En y restant suffisamment on s’y acclimatait. Et puis, on plongeait. Là, les couleurs des algues se révélaient. Elles resplendissaient sous la rosées solaire, dansaient avec les ondulations. Un poisson se sauvait, apparaissant de façon spectaculaire, pour se noyer immédiatement dans les abysses.
En fouillant dans la végétation maritime, il était possible de découvrir un nuancier jamais atteint à la surface. Tout se confondait. Dessous, dessus. Plus rien n’avait de raison d’être. Et puis, un courant. Il réchauffait ou, au contraire, paralysait les membres de son mordant. Il amenait avec lui de petites bulles effervescentes qui taquinaient la faune locale. Un mouvement à votre gauche, c’était la nageoire d’un poisson qui passait par là. Des coquillages qui s’ouvraient, vous pensant parti. Et le roulement d’une vague venant vous surprendre, passant au-dessus de vous sans vous emporter, parce que vous avez fait corps avec le réel. En surface, elle vous aurait ramené sur la plage. Ecumé que vous n’étiez pas à votre place. Mais puisque vous aviez fait l’effort, puisque vous l’épousiez, l’océan vous acceptait en son sein et vous offrait ses trésors.
Ces derniers étaient humbles, à rester dans l’étendue salée. Ils ne cherchaient pas l’attention. Leurs explosions de rouge, de brun, de jaune, de vert, de bleu, n’étaient pas là pour être vues. Ils ne s’étiraient pas vers l’oxygène, se contentaient de quelques bolées amenées par les remous.
Thomas était-il pareil ? Les reflets bleus de ses yeux gris étaient ils un indice ?
« Précis », « pas de surprise ». Ces termes firent froncer les sourcils de la blondinette. Elle se demanda comment Thomas faisait, d’ordinaire. A moins d’être télépathe, il était compliqué de prévoir ce que les gens allaient faire. Ou alors ne fallait-il que s’entourer de personnes que l’on connaissait par coeur et, même là, nul n’était à l’abri d’être étonné. Et puis les pluies qui s’invitaient sans être attendues, parce que le vent a décidé de changer de sens. Le moineau qui pépiait sans alerte. La vie n’était que changement permanent, pensait elle.
Elle se mordit la lèvre. En même temps, elle ne saisissait jamais grand-chose à ce qui l’entourait. Elle ne cherchait pas à voir venir. Elle acceptait ce qui arrivait, toujours. Alors sans doute était-ce elle, qui ne savait prévoir. Sans doute tout pouvait-il être précis et sans surprise.
Elle acquiesça avec un grand sourire. Oui, c’était bien, de voler. Elle avait fait ses premières leçons et était parvenue à décoller. Bon pas très haut, et elle avait manqué de peu de s’écraser. Pour autant elle avait également aimé s’élever de la sorte. C’était pareil au fait de tirer la langue à la gravité. Par contre, elle n’arrivait pas à différencier un balai pour nettoyer et un balai pour voler. Qu’est-ce qui faisait l’un et l’autre ? Quelles étaient leurs particularités ?
Pour ce qui était du Quidditch, elle était d’accord : ça allait vite. Elle, ne pouvait absolument rien prévoir. A travers son regard, c’était un ballet envoûtant et somptueux. Une danse dont seuls les chorégraphes, et quelques connaisseurs, pouvaient interpréter le langage. Cela ne l’avait pas empêchée de se ruer dans les tribunes pour voir les premiers matchs. Elle avait fait la rencontre des quatre équipes. Et appris quelques règles, les essentielles.
Deux autres éléments s’ajoutèrent à l’inventaire de l’Aiglonne : un haussement d’épaule, et le fait que le Serpentard volait. L’oisillon avait compris qu’il était nécessaire de chérir chaque petit mouvement, chaque micro-expression de son vis-à-vis. Que c’était justement comme plonger la tête sous l’eau. Exactement pareil. Il fallait rester un moment tranquille, et laisser la mer s’offrir. Inconsciemment elle avait même retenu sa respiration pour mieux savourer ces mots soufflés à petite lampée.
Elle en fut récompensée. Un tout petit, minuscule et fugace sourire avait étiré les lèvres de son compagnon de table. Elle y répondit, de façon beaucoup plus prononcée.
- La métamorphose, je ne peux pas. Tout change tout le temps, on sait pas forcément quel va être le résultat. C'est dérangeant. Mais je comprends que tu aimes bien, t'as l'air d'aimer de découvrir les choses.
Le sourire de la Première Année se fit amusé. « Dérangeant ». Dans sa tête, tout était tout le temps dérangé ! Tout comme dans sa malle. Au pied de son lit. Déranger, ce n’était pas forcément abîmer. A nouveau elle se fit la réflexion que sa vie devait être compliquée. Devoir connaître le résultat avant de s’élancer, c’était faire marche arrière pour bien des choses. Elle s’inventa un instant le traînant par la main dans son monde d’aventures. Le découvrit perdant ses couleurs et courir dans l’autre sens. Pouffa. C’était une très mauvaise idée. Il était comme l’océan, n’offrant qu’un faible pourcentage de visibilité, mais pouvant prédire jusqu'au plus petit orage. Et cela, elle trouvait que c’était magnifique.
Ses orbes couleur chocolat chaud aux rayons de miel revêtir une tendresse diffuse mêlée de reconnaissance. Il ignorait certainement que son aventure à elle, en ce jour, en cette heure, c’était lui. Une aventure nautique et contemplative.
- Tu aimes la métamorphose et le changement. Tu aimerais pouvoir te changer en animal ou devenir un objet ? Peut-être pour voir le monde différemment ?
La fillette inspira. Ses poumons hurlèrent d’avoir abandonnés comme des malpropres et son souffle émit un bruissement plus aigu qu’à l’ordinaire. Elle déglutit avec l’impression d'émerger à la surface, se raccrocha au pétillement curieux qui la regardait.
- Ce serait fascinant, tu ne crois pas ? Devenir une tasse...ou un vers de terre et savoir quel goût ça a. Ou bien une taupe, pour gratter et voir ce que ça fait, d’être tout au fond de son trou. Les odeurs...ou bien un oiseau, pour s’envoler très loin et découvrir la texture des nuages. Ou alors une plume (elle regarda la sienne avec un amour sincère). Pour porter les pensées des gens, les aider à les exprimer… ou une fourmis, pour tout escalader.
Elle s’arrêta un instant après avoir imité tout ce qu’elle déroulait. Passa une main dans ses cheveux, se prit dans un nœud, le repoussa. En fait, elle se rendait compte que tout avait l’air envoûtant.
- Je crois qu’il faudra que la magie choisisse pour moi, sourit-elle. Sinon je passerais mon temps à tout essayer.
Elle haussa les épaules , amusée.
- Toi, tu voudrais devenir quoi ?
1.142 mots
Ce serait amusant, remarque...un oisillon semblant tombé de son nid mais qui s'avère être une harpie
Par contre ça reste complexe, je trouve, de changer entre la narration et le dialogue. Parce que je dois constamment me remémorer l'âge de ma protégée. Ne pas faire trop enfant ni trop grande...en narration j'ai plus pris le parti de laisser un peu de marge. Ce sont ses penses mais exprimées avec un peu plus de...moi ?
Thomas commence à se dérider ! J'adore comme ses gestes s'égrainent. Cela m'oblige à être aussi attentive que Saïph et, crois-moi, toutes les deux sommes les yeux grands ouverts et nous ne cillons pas !
Saïph l’écouta évoquer son amour des potions et du Quidditch. Elle n’y connaissait pas grand-chose, encore. Dans aucun des deux domaines, d’ailleurs. Ce n’était pas après deux petits mois que l’on pouvait réellement faire le tout de sujets aussi complexes.
Elle le vit froncer des sourcils et l’ajouta à sa courte liste mentale. Il était avare en réaction, mais paraissait se dérider. Comme s’il lâchait un peu plus prise. Elle ne voulait pas qu’il s’y force, en sa compagnie. Elle ne désirait pas non-plu qu’il s’efforce, au contraire, de préserver des apparences. Les apparences étaient souvent trompeuses, pensait-elle. Elles n’étaient qu’une surface. Comme l’eau.
Parfois, en Irlande, l’océan paraissait totalement calme. On avait tôt fait d’ignorer les courants qui le traversait, les animaux qui y vivotaient. En y plongeant un orteil, il devenait gelé, alors qu’il s’était présenté à nous azuréen, par endroits. En y restant suffisamment on s’y acclimatait. Et puis, on plongeait. Là, les couleurs des algues se révélaient. Elles resplendissaient sous la rosées solaire, dansaient avec les ondulations. Un poisson se sauvait, apparaissant de façon spectaculaire, pour se noyer immédiatement dans les abysses.
En fouillant dans la végétation maritime, il était possible de découvrir un nuancier jamais atteint à la surface. Tout se confondait. Dessous, dessus. Plus rien n’avait de raison d’être. Et puis, un courant. Il réchauffait ou, au contraire, paralysait les membres de son mordant. Il amenait avec lui de petites bulles effervescentes qui taquinaient la faune locale. Un mouvement à votre gauche, c’était la nageoire d’un poisson qui passait par là. Des coquillages qui s’ouvraient, vous pensant parti. Et le roulement d’une vague venant vous surprendre, passant au-dessus de vous sans vous emporter, parce que vous avez fait corps avec le réel. En surface, elle vous aurait ramené sur la plage. Ecumé que vous n’étiez pas à votre place. Mais puisque vous aviez fait l’effort, puisque vous l’épousiez, l’océan vous acceptait en son sein et vous offrait ses trésors.
Ces derniers étaient humbles, à rester dans l’étendue salée. Ils ne cherchaient pas l’attention. Leurs explosions de rouge, de brun, de jaune, de vert, de bleu, n’étaient pas là pour être vues. Ils ne s’étiraient pas vers l’oxygène, se contentaient de quelques bolées amenées par les remous.
Thomas était-il pareil ? Les reflets bleus de ses yeux gris étaient ils un indice ?
« Précis », « pas de surprise ». Ces termes firent froncer les sourcils de la blondinette. Elle se demanda comment Thomas faisait, d’ordinaire. A moins d’être télépathe, il était compliqué de prévoir ce que les gens allaient faire. Ou alors ne fallait-il que s’entourer de personnes que l’on connaissait par coeur et, même là, nul n’était à l’abri d’être étonné. Et puis les pluies qui s’invitaient sans être attendues, parce que le vent a décidé de changer de sens. Le moineau qui pépiait sans alerte. La vie n’était que changement permanent, pensait elle.
Elle se mordit la lèvre. En même temps, elle ne saisissait jamais grand-chose à ce qui l’entourait. Elle ne cherchait pas à voir venir. Elle acceptait ce qui arrivait, toujours. Alors sans doute était-ce elle, qui ne savait prévoir. Sans doute tout pouvait-il être précis et sans surprise.
Elle acquiesça avec un grand sourire. Oui, c’était bien, de voler. Elle avait fait ses premières leçons et était parvenue à décoller. Bon pas très haut, et elle avait manqué de peu de s’écraser. Pour autant elle avait également aimé s’élever de la sorte. C’était pareil au fait de tirer la langue à la gravité. Par contre, elle n’arrivait pas à différencier un balai pour nettoyer et un balai pour voler. Qu’est-ce qui faisait l’un et l’autre ? Quelles étaient leurs particularités ?
Pour ce qui était du Quidditch, elle était d’accord : ça allait vite. Elle, ne pouvait absolument rien prévoir. A travers son regard, c’était un ballet envoûtant et somptueux. Une danse dont seuls les chorégraphes, et quelques connaisseurs, pouvaient interpréter le langage. Cela ne l’avait pas empêchée de se ruer dans les tribunes pour voir les premiers matchs. Elle avait fait la rencontre des quatre équipes. Et appris quelques règles, les essentielles.
Deux autres éléments s’ajoutèrent à l’inventaire de l’Aiglonne : un haussement d’épaule, et le fait que le Serpentard volait. L’oisillon avait compris qu’il était nécessaire de chérir chaque petit mouvement, chaque micro-expression de son vis-à-vis. Que c’était justement comme plonger la tête sous l’eau. Exactement pareil. Il fallait rester un moment tranquille, et laisser la mer s’offrir. Inconsciemment elle avait même retenu sa respiration pour mieux savourer ces mots soufflés à petite lampée.
Elle en fut récompensée. Un tout petit, minuscule et fugace sourire avait étiré les lèvres de son compagnon de table. Elle y répondit, de façon beaucoup plus prononcée.
- La métamorphose, je ne peux pas. Tout change tout le temps, on sait pas forcément quel va être le résultat. C'est dérangeant. Mais je comprends que tu aimes bien, t'as l'air d'aimer de découvrir les choses.
Le sourire de la Première Année se fit amusé. « Dérangeant ». Dans sa tête, tout était tout le temps dérangé ! Tout comme dans sa malle. Au pied de son lit. Déranger, ce n’était pas forcément abîmer. A nouveau elle se fit la réflexion que sa vie devait être compliquée. Devoir connaître le résultat avant de s’élancer, c’était faire marche arrière pour bien des choses. Elle s’inventa un instant le traînant par la main dans son monde d’aventures. Le découvrit perdant ses couleurs et courir dans l’autre sens. Pouffa. C’était une très mauvaise idée. Il était comme l’océan, n’offrant qu’un faible pourcentage de visibilité, mais pouvant prédire jusqu'au plus petit orage. Et cela, elle trouvait que c’était magnifique.
Ses orbes couleur chocolat chaud aux rayons de miel revêtir une tendresse diffuse mêlée de reconnaissance. Il ignorait certainement que son aventure à elle, en ce jour, en cette heure, c’était lui. Une aventure nautique et contemplative.
- Tu aimes la métamorphose et le changement. Tu aimerais pouvoir te changer en animal ou devenir un objet ? Peut-être pour voir le monde différemment ?
La fillette inspira. Ses poumons hurlèrent d’avoir abandonnés comme des malpropres et son souffle émit un bruissement plus aigu qu’à l’ordinaire. Elle déglutit avec l’impression d'émerger à la surface, se raccrocha au pétillement curieux qui la regardait.
- Ce serait fascinant, tu ne crois pas ? Devenir une tasse...ou un vers de terre et savoir quel goût ça a. Ou bien une taupe, pour gratter et voir ce que ça fait, d’être tout au fond de son trou. Les odeurs...ou bien un oiseau, pour s’envoler très loin et découvrir la texture des nuages. Ou alors une plume (elle regarda la sienne avec un amour sincère). Pour porter les pensées des gens, les aider à les exprimer… ou une fourmis, pour tout escalader.
Elle s’arrêta un instant après avoir imité tout ce qu’elle déroulait. Passa une main dans ses cheveux, se prit dans un nœud, le repoussa. En fait, elle se rendait compte que tout avait l’air envoûtant.
- Je crois qu’il faudra que la magie choisisse pour moi, sourit-elle. Sinon je passerais mon temps à tout essayer.
Elle haussa les épaules , amusée.
- Toi, tu voudrais devenir quoi ?
1.142 mots
Ce serait amusant, remarque...un oisillon semblant tombé de son nid mais qui s'avère être une harpie
Thomas commence à se dérider ! J'adore comme ses gestes s'égrainent. Cela m'oblige à être aussi attentive que Saïph et, crois-moi, toutes les deux sommes les yeux grands ouverts et nous ne cillons pas !
Entre deux lignes
Thomas resta un moment silencieux, songeur, il était comme figé par la question qu'elle venait de lui renvoyer. Il reposa sa plume soigneusement sur son parchemin et croisa les bras. Il fronça légèrement les sourcils, il avait posé la question et il avait été curieux de la réponse mais il ne s'attendait pas à devoir y répondre.
Devenir quelqu'un d'autre... quelque chose d'autre... Il n'y avait jamais pensé, il n'appréciait pas particulièrement la métamorphose donc il n'avait jamais réfléchi aux animagi.
Il n'était pas sûr de vouloir être quelqu'un d'autre. Il aimait être lui-même mais il n'était pas contre quelques avantages.
Il redressa la tête pour ancrer son regard dans celui de Saïph.
- Si je devais choisir ? souffla-t-il prudemment, comme si le dire à voix haute exaucerait un voeux.
Il réfléchit encore un peu. Il s'imagina en reptile mais Thomas ne pensait pas faire peur aux gens, il s'imagina en chat mais les caresses très peu pour lui, il s'imagina en oiseau mais il ne veut pas se faire manger tout cru, il s'imagina en poisson mais il ne voulait toujours pas servir de repas, il s'imagine en loup mais il était trop solitaire. Il reprit finalement pensant avoir trouvé un animal correspondant à ses critères :
- Un renard. Peut-être un renard mais pas un objet.
Il mordit sa lèvre en réfléchissant aux avantages que ce serait d'être un renard. Il pourrait vivre dans la nature, Thomas aimant les champs, les forêts. Il pourrait courir très vite, il aura peut-être la même sensation qu'en volant. Il faudrait tout de même faire attention à pas se faire tuer.
Il sortit de ses pensées et reprit à voix haute :
- Ca reste discret, ça vit souvent seul mais c'est partout à la fois. C'est rusé et intelligent. Ca disparait vite et ça se faufile partout. C'est discret.
Il regarda à nouveau vers la fenêtre.
- Et puis, un renard c'est pas dangereux. Mais en même temps, ça se défend bien...
Il décroisa à nouveau ses bras et reposa ses mains sur la table. Ses doigts tapotèrent doucement le bois.
Il n'aimait pas trop parler de lui mais aujourd'hui il trouvait ça moins dérangeant. Il ne savait pas pourquoi il avait répondu et autant parler. Elle avait dû juste bien poser la question ou alors c'est parce qu'elle était là à l'écouter. D'ailleurs, elle avait même l'air d'écouter.
Il avait réussi à choisir un animal, il se demandait si c'était normal. Les gens devraient peut-être hésiter, bon peut-être pas sortir toutes les choses possibles et inimaginables comme Saïph mais au moins hésiter entre quelques propositions.
Saïph avait vraiment l'air d'aimer découvrir des choses. Elle aimerait vraiment être à la place de pleins de choses.
- Tu voudrais vraiment tester pleins de trucs ? dit-il à voix haute tout en réfléchissant. Tu veux tout découvrir tout le temps ?
Un air rieur dans les yeux, il continua.
- Finalement, tu aimes les risques, t'es peut-être une Gryffondor cachée.
Sa remarque n'avait rien de méchant, c'était juste une petite blague. Il s'inquiéta légèrement d'avoir été trop loin mais il se dit que c'était trop tard dans tous les cas.
Ses yeux se reposèrent à nouveau sur Saïph, comme s'il cherchait à savoir ce qu'elle en penserait.
Désolé du retard
Je suis d'accord avec toi. Il faut beaucoup s'adapter et c'est pas forcément facile. Ce sera plus facile lorsqu'on sera un peu plus vieux ! Je vois ça que vous êtes très attentives ! Thomas et moi-même n'en loupons pas une miette non plus !
Devenir quelqu'un d'autre... quelque chose d'autre... Il n'y avait jamais pensé, il n'appréciait pas particulièrement la métamorphose donc il n'avait jamais réfléchi aux animagi.
Il n'était pas sûr de vouloir être quelqu'un d'autre. Il aimait être lui-même mais il n'était pas contre quelques avantages.
Il redressa la tête pour ancrer son regard dans celui de Saïph.
- Si je devais choisir ? souffla-t-il prudemment, comme si le dire à voix haute exaucerait un voeux.
Il réfléchit encore un peu. Il s'imagina en reptile mais Thomas ne pensait pas faire peur aux gens, il s'imagina en chat mais les caresses très peu pour lui, il s'imagina en oiseau mais il ne veut pas se faire manger tout cru, il s'imagina en poisson mais il ne voulait toujours pas servir de repas, il s'imagine en loup mais il était trop solitaire. Il reprit finalement pensant avoir trouvé un animal correspondant à ses critères :
- Un renard. Peut-être un renard mais pas un objet.
Il mordit sa lèvre en réfléchissant aux avantages que ce serait d'être un renard. Il pourrait vivre dans la nature, Thomas aimant les champs, les forêts. Il pourrait courir très vite, il aura peut-être la même sensation qu'en volant. Il faudrait tout de même faire attention à pas se faire tuer.
Il sortit de ses pensées et reprit à voix haute :
- Ca reste discret, ça vit souvent seul mais c'est partout à la fois. C'est rusé et intelligent. Ca disparait vite et ça se faufile partout. C'est discret.
Il regarda à nouveau vers la fenêtre.
- Et puis, un renard c'est pas dangereux. Mais en même temps, ça se défend bien...
Il décroisa à nouveau ses bras et reposa ses mains sur la table. Ses doigts tapotèrent doucement le bois.
Il n'aimait pas trop parler de lui mais aujourd'hui il trouvait ça moins dérangeant. Il ne savait pas pourquoi il avait répondu et autant parler. Elle avait dû juste bien poser la question ou alors c'est parce qu'elle était là à l'écouter. D'ailleurs, elle avait même l'air d'écouter.
Il avait réussi à choisir un animal, il se demandait si c'était normal. Les gens devraient peut-être hésiter, bon peut-être pas sortir toutes les choses possibles et inimaginables comme Saïph mais au moins hésiter entre quelques propositions.
Saïph avait vraiment l'air d'aimer découvrir des choses. Elle aimerait vraiment être à la place de pleins de choses.
- Tu voudrais vraiment tester pleins de trucs ? dit-il à voix haute tout en réfléchissant. Tu veux tout découvrir tout le temps ?
Un air rieur dans les yeux, il continua.
- Finalement, tu aimes les risques, t'es peut-être une Gryffondor cachée.
Sa remarque n'avait rien de méchant, c'était juste une petite blague. Il s'inquiéta légèrement d'avoir été trop loin mais il se dit que c'était trop tard dans tous les cas.
Ses yeux se reposèrent à nouveau sur Saïph, comme s'il cherchait à savoir ce qu'elle en penserait.
Désolé du retard
Entre deux lignes
@Thomas Didler
La question de Saïph eut plus d’effet que ce à quoi elle s’attendait. Elle l’avait fait froncer des sourcils. Certes, pas au point de chiffonner ses traits. Mais la petite gageait qu’il s’agissait là d’un véritable exploit. Comme descendre dans la fosse des Mariannes. Alors, pareil à une plongée dans cette immense entaille sous-marine, elle s’attendait presque à ce qu’en sorte un Léviathan.
- Si je devais choisir ?
La blondinette acquiesça, l’excitation montant en elle. S’il parvenait à faire un choix, elle en était impressionnée ! La réponse en elle-même était importante, certes, mais faire un choix… Il y avait tant de choses qui s’ouvraient à eux !
Plutôt que de tenter de deviner le chemin de pensées de Thomas, l’Aiglon profita de sa réflexion pour y penser également. Si elle devait choisir, qu’est-ce que serait son vis-à-vis ? Un être légendaire ? Une gargouille ? Un stylo ? Elle ne le connaissait pas suffisamment pour prétendre lui attribuer une métamorphose. Et s’il devenait une potion ? Non-plu… Cette fois, les informations à propos de son camarade et celles à propos des potions existantes lui manquaient.
La blondinette se dit qu’il s’agissait d’une bonne façon de partir à la découverte de nouvelles choses, que de fouiller dans un grand livre pour dénicher ce qui conviendrait le plus au brun. Il faudrait que tous les ingrédients lui ressemblent. Des crochets de serpent ? Trop évident étant donné sa maison d’appartenance ? Que faisaient les plumes d’aigle dans une potion ? Car si lui avait les crochets, elle aurait les plumes. Par comparaison, elle était moins à même de se tromper dans son analogie. Peut-être qu’en connaissant sa baguette, elle aurait une idée plus claire. Non, se dit-elle. Elle n’en savait pas suffisamment à propos des baguettes pour tirer des conclusions. A moins qu’il ne possède une baguette telle que la sienne, il y avait peu de risques qu’elle tombe juste dans son analyse.
- Un renard. Peut-être un renard mais pas un objet.
Un renard ? La Bleue et Bronze en posa sa plume. Un renard… Elle ne pouvait que visualiser celui qui accompagnait l’héroïne dans ce qui était sa saga favorite au moment où elle s’était découverte sorcière. Cette pensée la renvoya à cet instant, où son livre s’arrachait seul de ses mains, et elle en fut bouleversée. Pas par le souvenir, qui était un beau souvenir, finalement. Non. Par la conscience aigue des changements qu’il avait engendrés. Par la rémanence de ce qu’elle avait été. Par le fait de conjuguer cela au passé.
Elle n’avait pas suivi les autres dans le niveau suivant. Ceux qui avaient composé ses journées par leurs regards en coins et leur présence vaporeuse depuis ses six ans. Elle, elle était partie à Poudlard. Et personne n’en savait rien. Les gens de son village n’avaient aucune idée que désormais elle se promenait dans un château avec une baguette magique et faisait des sorts, des potions, étudiait une histoire qui jusqu’ici lui avait été interdite. Tout était parti d’un renard de papier qui se faisait tuer par une sœur haineuse.
La pré-adolescente fut ramenée à la Bibliothèque par les précisions de Thomas et elle battit des cils. Discret. Il l’avait répété deux fois, c’était certainement que c’était important. Discret. Oui, il avait l’air de quelqu’un qui préférait rester discret. Un futur agent secret ? Rusé, intelligent, qui se faufile partout...oui, un agent secret ! Elle sourit. Pourquoi ne pas avoir choisi un serpent ? Peut-être pour l’aspect ? Pourtant un serpent, c’était certainement encore plus discret qu’un renard. Le canidé avait en effet une couleur trop flamboyante pour passer complètement inaperçu.
La jeune fille le regardait alors qu’il observait la fenêtre, bras croisés. Se visualisait-il en renard ? Et, auquel cas, qu’était-il en train de faire sous cette forme ? Se faufilant quelque part ? Où ?
Elle suivit ses bras qui se décroisaient, ses mains qui se posaient, ses doigts qui tapotaient. Une valse étrangement décomposée. Elle peinait à se faire à l’idée qu’ils avaient le même âge quand elle le voyait de la sorte, lui et sa maîtrise. Certes, il se mouvait un peu plus que quelques secondes auparavant. Néanmoins ses gestes restaient précis, ne prenaient pas trop de place. Ils étaient discrets, quoi que plus perceptibles qu’avant. Désormais il fronçait les sourcils, laissait ses yeux gris planer, se mordait la lèvre. Réfléchir l’empêchait-il de rester tout à fait neutre ?
- Tu voudrais vraiment tester pleins de trucs ? dit-il comme s’il pensait à voix haute. Tu veux tout découvrir tout le temps ?
Ses orbes métalliques s’animèrent et Saïph cru y voir de l’amusement.
- Finalement, tu aimes les risques, t'es peut-être une Gryffondor cachée.
Elle ouvrit grand la bouche et chercha dans l’oeil qui s’était à nouveau posé sur elle, preuve qu’il s’adressait à elle et pas à ses réflexions, si il était au courant de quelque chose. Après son premier souvenir de sorcière, voilà qu’il ramenait la conversation avec le Choixpeau ! Une conversation qu’ils avaient eu une seule fois, l’unique fois d’ailleurs où ils avaient parlé, quand il était posé sur sa tête devant tous les élèves de la Grande Salle, au moment de la répartition. Alors qu’elle se disait qu’elle n’était pas courageuse, le Choixpeau lui avait rétorqué qu’elle prenait des risques. Seulement qu’elle n’en avait pas conscience.
Elle referma la bouche et pencha la tête, se trémoussa sur son assise, fit la moue. Thomas paraissait avoir conscience des dangers de vouloir tout découvrir tout le temps. Et elle s’interrogeait sur ce qu’elle avait manqué. Quels étaient ces dangers ? Etait-ce juste parce que c’était l’inconnu, que le brun y voyait une menace ? Auquel cas l’avenir était une embûche à lui tout seul !
C’est vrai que elle, elle n’y réfléchissait pas tant. Donnez-lui une plante carnivore et dîtes lui d’aller la nourrir, et elle s’exécutera, curieuse de voir comment ça se passe. Un coup de tête et elle pourrait partir sur son balai sans y songer. Pour autant elle n’omettait jamais ses équipements de protection. Elle n’était donc pas casse-cou.
Elle se frotta la tête.
- Pour moi, tenta-t-elle, être courageux c’est savoir que c’est dangereux mais y aller quand même. C’est avoir peur mais le faire quand même…
Elle laissa ses yeux se promener sur son livre ouvert. Effleura sa plume de l’indexe. Aller dans une école dont on ne connaît rien, c’était certainement risqué, quand on y pensait. Monter sur un balai, parler à des inconnus, jeter des sorts…
- Le chapeau parlant m’a dit que je prenais des risques mais que je ne m’en rendais pas compte. Pour lui j’étais courageuse mais je pense que justement, ça peut pas faire de moi quelqu’un de courageux si je pense pas à ça. J’ai peur, bien sûr…
Elle haussa les épaules.
- Mais pas de ce qui est inconnu. L’inconnu, je trouve que c’est vraiment intéressant. Parce que ça peut changer le monde qu’on voit. Ça peut tout changer, et je suis curieuse de voir une nouvelle image en regardant autour de moi…
Elle pouffa.
- C’est marrant parce que un renard, c’était justement l’animal du livre que je lisais quand j’ai utilisé la magie pour la première fois. La « première manifestation magique », comme ils disent. Ça fait bizarre de se souvenir. Aujourd’hui, je vois le monde différemment. Depuis ce renard qui se faisait tuer dans mon livre.
Elle s’emmêla plus encore les cheveux. Un épis resta dressé sur le haut de son crâne, donnant l’apparence d’une antenne. Elle sourit et regarda son compagnon de tablée.
- C’est marrant que tu choisisses justement le renard… Rusé, intelligent, discret, je pense que ça va bien avec Serpentard alors tu dois t’y sentir à ta place...non ? Moi je pensais pas aller à Serdaigle alors je m’attends à ce qu’on dépose mes valises devant l’entrée à tout moment…
Son sourire s’agrandit et elle posa son menton sur sa paume.
- Toi, t’as l’air de te rendre compte des dangers. Alors si tu continues à avancer, c’est que tu es courageux. Peut-être es-tu un peu Gryffondor quand même ? Tu savais déjà que tu étais un sorcier ? Parce que sinon, ça a dû être le grand inconnu…
1.320 mots
Désolée pour le retard, j'étais un peu prise par mes devoirs et à profiter du soleil IRL. D'ailleurs, sympa ton avatar ! Cela me fait rire que tu écrives "quand on sera plus grands" ! C'est tellement ça et en même temps tellement étrange ! J'ai adoré ta répétition en réfléchissant à l'animal. Jolie !
J'en profite pour te dire (si tu ne l'as pas vu à ma notif) que je serai absente à partir du 24 juillet et jusque fin août. Si tu désires terminer le RP avant, pas de souci ! Il faudra juste que nous y pensions avant la date fatidique
La question de Saïph eut plus d’effet que ce à quoi elle s’attendait. Elle l’avait fait froncer des sourcils. Certes, pas au point de chiffonner ses traits. Mais la petite gageait qu’il s’agissait là d’un véritable exploit. Comme descendre dans la fosse des Mariannes. Alors, pareil à une plongée dans cette immense entaille sous-marine, elle s’attendait presque à ce qu’en sorte un Léviathan.
- Si je devais choisir ?
La blondinette acquiesça, l’excitation montant en elle. S’il parvenait à faire un choix, elle en était impressionnée ! La réponse en elle-même était importante, certes, mais faire un choix… Il y avait tant de choses qui s’ouvraient à eux !
Plutôt que de tenter de deviner le chemin de pensées de Thomas, l’Aiglon profita de sa réflexion pour y penser également. Si elle devait choisir, qu’est-ce que serait son vis-à-vis ? Un être légendaire ? Une gargouille ? Un stylo ? Elle ne le connaissait pas suffisamment pour prétendre lui attribuer une métamorphose. Et s’il devenait une potion ? Non-plu… Cette fois, les informations à propos de son camarade et celles à propos des potions existantes lui manquaient.
La blondinette se dit qu’il s’agissait d’une bonne façon de partir à la découverte de nouvelles choses, que de fouiller dans un grand livre pour dénicher ce qui conviendrait le plus au brun. Il faudrait que tous les ingrédients lui ressemblent. Des crochets de serpent ? Trop évident étant donné sa maison d’appartenance ? Que faisaient les plumes d’aigle dans une potion ? Car si lui avait les crochets, elle aurait les plumes. Par comparaison, elle était moins à même de se tromper dans son analogie. Peut-être qu’en connaissant sa baguette, elle aurait une idée plus claire. Non, se dit-elle. Elle n’en savait pas suffisamment à propos des baguettes pour tirer des conclusions. A moins qu’il ne possède une baguette telle que la sienne, il y avait peu de risques qu’elle tombe juste dans son analyse.
- Un renard. Peut-être un renard mais pas un objet.
Un renard ? La Bleue et Bronze en posa sa plume. Un renard… Elle ne pouvait que visualiser celui qui accompagnait l’héroïne dans ce qui était sa saga favorite au moment où elle s’était découverte sorcière. Cette pensée la renvoya à cet instant, où son livre s’arrachait seul de ses mains, et elle en fut bouleversée. Pas par le souvenir, qui était un beau souvenir, finalement. Non. Par la conscience aigue des changements qu’il avait engendrés. Par la rémanence de ce qu’elle avait été. Par le fait de conjuguer cela au passé.
Elle n’avait pas suivi les autres dans le niveau suivant. Ceux qui avaient composé ses journées par leurs regards en coins et leur présence vaporeuse depuis ses six ans. Elle, elle était partie à Poudlard. Et personne n’en savait rien. Les gens de son village n’avaient aucune idée que désormais elle se promenait dans un château avec une baguette magique et faisait des sorts, des potions, étudiait une histoire qui jusqu’ici lui avait été interdite. Tout était parti d’un renard de papier qui se faisait tuer par une sœur haineuse.
La pré-adolescente fut ramenée à la Bibliothèque par les précisions de Thomas et elle battit des cils. Discret. Il l’avait répété deux fois, c’était certainement que c’était important. Discret. Oui, il avait l’air de quelqu’un qui préférait rester discret. Un futur agent secret ? Rusé, intelligent, qui se faufile partout...oui, un agent secret ! Elle sourit. Pourquoi ne pas avoir choisi un serpent ? Peut-être pour l’aspect ? Pourtant un serpent, c’était certainement encore plus discret qu’un renard. Le canidé avait en effet une couleur trop flamboyante pour passer complètement inaperçu.
La jeune fille le regardait alors qu’il observait la fenêtre, bras croisés. Se visualisait-il en renard ? Et, auquel cas, qu’était-il en train de faire sous cette forme ? Se faufilant quelque part ? Où ?
Elle suivit ses bras qui se décroisaient, ses mains qui se posaient, ses doigts qui tapotaient. Une valse étrangement décomposée. Elle peinait à se faire à l’idée qu’ils avaient le même âge quand elle le voyait de la sorte, lui et sa maîtrise. Certes, il se mouvait un peu plus que quelques secondes auparavant. Néanmoins ses gestes restaient précis, ne prenaient pas trop de place. Ils étaient discrets, quoi que plus perceptibles qu’avant. Désormais il fronçait les sourcils, laissait ses yeux gris planer, se mordait la lèvre. Réfléchir l’empêchait-il de rester tout à fait neutre ?
- Tu voudrais vraiment tester pleins de trucs ? dit-il comme s’il pensait à voix haute. Tu veux tout découvrir tout le temps ?
Ses orbes métalliques s’animèrent et Saïph cru y voir de l’amusement.
- Finalement, tu aimes les risques, t'es peut-être une Gryffondor cachée.
Elle ouvrit grand la bouche et chercha dans l’oeil qui s’était à nouveau posé sur elle, preuve qu’il s’adressait à elle et pas à ses réflexions, si il était au courant de quelque chose. Après son premier souvenir de sorcière, voilà qu’il ramenait la conversation avec le Choixpeau ! Une conversation qu’ils avaient eu une seule fois, l’unique fois d’ailleurs où ils avaient parlé, quand il était posé sur sa tête devant tous les élèves de la Grande Salle, au moment de la répartition. Alors qu’elle se disait qu’elle n’était pas courageuse, le Choixpeau lui avait rétorqué qu’elle prenait des risques. Seulement qu’elle n’en avait pas conscience.
Elle referma la bouche et pencha la tête, se trémoussa sur son assise, fit la moue. Thomas paraissait avoir conscience des dangers de vouloir tout découvrir tout le temps. Et elle s’interrogeait sur ce qu’elle avait manqué. Quels étaient ces dangers ? Etait-ce juste parce que c’était l’inconnu, que le brun y voyait une menace ? Auquel cas l’avenir était une embûche à lui tout seul !
C’est vrai que elle, elle n’y réfléchissait pas tant. Donnez-lui une plante carnivore et dîtes lui d’aller la nourrir, et elle s’exécutera, curieuse de voir comment ça se passe. Un coup de tête et elle pourrait partir sur son balai sans y songer. Pour autant elle n’omettait jamais ses équipements de protection. Elle n’était donc pas casse-cou.
Elle se frotta la tête.
- Pour moi, tenta-t-elle, être courageux c’est savoir que c’est dangereux mais y aller quand même. C’est avoir peur mais le faire quand même…
Elle laissa ses yeux se promener sur son livre ouvert. Effleura sa plume de l’indexe. Aller dans une école dont on ne connaît rien, c’était certainement risqué, quand on y pensait. Monter sur un balai, parler à des inconnus, jeter des sorts…
- Le chapeau parlant m’a dit que je prenais des risques mais que je ne m’en rendais pas compte. Pour lui j’étais courageuse mais je pense que justement, ça peut pas faire de moi quelqu’un de courageux si je pense pas à ça. J’ai peur, bien sûr…
Elle haussa les épaules.
- Mais pas de ce qui est inconnu. L’inconnu, je trouve que c’est vraiment intéressant. Parce que ça peut changer le monde qu’on voit. Ça peut tout changer, et je suis curieuse de voir une nouvelle image en regardant autour de moi…
Elle pouffa.
- C’est marrant parce que un renard, c’était justement l’animal du livre que je lisais quand j’ai utilisé la magie pour la première fois. La « première manifestation magique », comme ils disent. Ça fait bizarre de se souvenir. Aujourd’hui, je vois le monde différemment. Depuis ce renard qui se faisait tuer dans mon livre.
Elle s’emmêla plus encore les cheveux. Un épis resta dressé sur le haut de son crâne, donnant l’apparence d’une antenne. Elle sourit et regarda son compagnon de tablée.
- C’est marrant que tu choisisses justement le renard… Rusé, intelligent, discret, je pense que ça va bien avec Serpentard alors tu dois t’y sentir à ta place...non ? Moi je pensais pas aller à Serdaigle alors je m’attends à ce qu’on dépose mes valises devant l’entrée à tout moment…
Son sourire s’agrandit et elle posa son menton sur sa paume.
- Toi, t’as l’air de te rendre compte des dangers. Alors si tu continues à avancer, c’est que tu es courageux. Peut-être es-tu un peu Gryffondor quand même ? Tu savais déjà que tu étais un sorcier ? Parce que sinon, ça a dû être le grand inconnu…
1.320 mots
Désolée pour le retard, j'étais un peu prise par mes devoirs et à profiter du soleil IRL. D'ailleurs, sympa ton avatar ! Cela me fait rire que tu écrives "quand on sera plus grands" ! C'est tellement ça et en même temps tellement étrange ! J'ai adoré ta répétition en réfléchissant à l'animal. Jolie !
J'en profite pour te dire (si tu ne l'as pas vu à ma notif) que je serai absente à partir du 24 juillet et jusque fin août. Si tu désires terminer le RP avant, pas de souci ! Il faudra juste que nous y pensions avant la date fatidique
Entre deux lignes
@Saïph Bulbosa
Thomas l'écouta parler de courage, les coudes sur la table, ses doigts s'enlaçant, se délaçant, les craquant, les étirant. Pour lui, le courage avait toujours été le fait d'oser faire quelque chose alors que si on savait que c'était dangereux ça relevait de la témérité et non pas du courage.
Sa mère, une ancienne Serpentard disait souvent que rien ne servait d'être courageux, il suffisait d'avoir des plans bien rodé. Son père était, lui, un ancien Serdaigle comme Saïph et il aimait découvrir, il aimait aller sur le terrain et essayer même si c'était risqué.
C'était d'ailleurs avec son père, lorsque son travail le laissait tranquille, que Thomas avait commencé ses premières aventures dans la forêt ou les champs autour de leur maison. Après ça, il sentait que le plan était rôdé, il n'y avait pas de risques alors il prit plaisir à y retourner par lui-même seul pendant les vacances ou après les cours qu'il recevait à la maison.
On pouvait donc dire que Thomas avait grandi entre leur deux façons de voir le monde : l'ombre pour se protéger mais la curiosité pour tout comprendre. Voilà une autre raison qui pouvait le convaincre que le renard était le bon animal qui lui correspondait. Le seul animal qu'il pouvait caractériser comme à la fois malin et planqué.
Tout en continuant à l'écouter, il remarqua qu'elle osait lui dire qu'elle avait peur mais pas de l'inconnu. Elle avait peur de quoi alors ? Elle venait de découvrir la magie et le fait qu'elle était une sorcière, était-ce de ça qu'elle avait peur ? de la magie ? des sorciers ?
Thomas aussi avait ses peurs mais il préférait garder cela pour lui. Ses parents savaient qu'il n'aimait pas du tout le noir, l'obscurité totale celle qui engloutit tout. Il détestait être dans le noir, sans lumière, sans trouver la moindre sortie.
Il se souvenait encore d'une fois où pendant qu'il était petit, il s'est réveillé dans sa chambre, il est sorti de son lit. Il faisait nuit noir, aucune lumière ne filtrait sous la porte, par la fenêtre. Il avait cherché de quoi se repérer, il avait essayé de trouver les murs, la porte. Mais rien, il était comme perdu dans sa chambre qu'il connaissait très bien. Il avait fallu qu'il hurle pour que ses parents le retrouvent le front couvert de sueur au milieu de la pièce recroquevillé sur lui-même.
Rien que d'y penser, il avait la chair de poule... Depuis, chez ses parents il avait des étoiles, des planètes au plafond qui éclairait la nuit. A Poudlard, il avait vraiment été inquiet de ne plus avoir cette source de lumière. Ses parents y avaient aussi pensé et il avait pu emmener avec lui des étoiles phosphorescentes qu'il planquait, le matin, sous son oreiller.
Il pensa à se reconcentrer sur Saïph, il préférait laisser ses mauvais souvenirs loin d'eux. Il la regardait jouer avec ses cheveux puis sourire d'un air innocent. C'était peut-être cet air là qui lui donnait envie de répondre. Cette curiosité qu'il retrouvait chez son père et maintenant chez Saïph.
Est-ce que je me rendais compte des dangers ? Je dirais que oui en tout cas j'essayais toujours de vérifier avant d'agir. Et-ce que j'avançais malgré tout ? Evidemment, j'avais toujours un plan au cas où. Est-ce que j'étais un peu Gyffondor ?
Il esquissa un sourire, caché par sa main qui rejoignit son visage et surtout sa bouche. Il était amusé qu'on lui pose la question et qu'il se la pose aussi en retour. Sa mère aurait bien ri en entendant cela. Après tout, pour elle Gryffondor valait ennui et Thomas n'était pas du genre à aimer les ennuis même si cela lui était arrivé de faire des bêtises mais jamais méchamment. Son père lui aussi aurait trouvé cela drôle. Son père pensait que dans tous les cas, chacun avait un peu de chaque maison donc pourquoi pas un peu de rouge sous ce vert.
Thomas se savait tout de même trop prudent pour foncer tête baissée. Il aimait trop prévoir, échafauder des plans, exploiter les failles après les avoir repéré.
Thomas se demanda ce que Saïph penserait de tout ce qu'il se passait dans sa tête. Faire ses listes mentales, évaluer les recoins, les portes. Mais elle avait l'air d'avoir aussi mille choses en même temps dans sa tête donc il se dit qu'elle faisait peut-être quelques choses de similaire.
- Je savais déjà que j'étais un sorcier. Mes parents le sont tous les deux. J'ai grandi dans un village moldu et mes parents m'ont vraiment ouvert autant à la culture moldue que sorcière. J'ai toujours été entre les deux mondes. Cachant forcément le fait d'être un sorcier aux moldues.
Il réfléchit et se dit que c'est peut-être une des raisons de sa discrétion. Il ne sait pas comment réagir avec une culture ou l'autre puisque les deux lui ont toujours été familier.
- Il y avait rien d'inconnu pour moi, pas de lettres surprises. Puis je connais déjà la plupart des lieux magiques. Mon père adorait me montrer les grands lieux moldus ou sorciers. Tu me fais penser à lui, il est comme toi curieux de tout et surtout il ose se lancer. Je pense que tu as trouvé ta place à Serdaigle. Je n'ai aucun doute.
Thomas réfléchit à ce qu'il venait de dire. Il avait décidé de s'ouvrir et de dire ce qu'il pensait d'elle, du ressenti qu'il avait en espérant qu'elle le prendrait bien.
Il hésita à lui demander ce qu'elle avait pensé en découvrant tout ça ? et ses parents, comment ils avaient réagi ? et Poudlard, elle trouvait ça comment ? et les matières qu'elle découvrait ou bien le Quidditch ? est-ce qu'elle aimait ?
Il se rendait compte qu'il avait beaucoup de questions mais il ne voulait pas la faire fuir. Il n'avait juste jamais eu l'occasion de parler à une né-moldu sans qu'on pense qu'il était contre. La dernière fois, il s'était fait crier dessus... Est-ce qu'elle savait que des sorciers étaient contre les né-moldus à Poudlard ?
Il ne savait pas par où commencer. Il se décida donc à poser une seule question, les autres viendraient peut-être plus tard.
- Comment toi et tes parents avaient vous appris le fait que tu étais une sorcière et que t'allais aller à Poudlard ?
Merci ! J'avoue avoir préparé de nombreux avatars pour tout l'été en espérant pouvoir tous les mettre !
Je pensais évidemment à nos persos et pas à nous quand j'ai dis "Quand on sera plus grand"
. Alors j'ai été grave surprise de voir à quel point ce que Thomas disait, se répercutait sur l'histoire de Saïph ! Mais j'ai trouvé ça génial ! Aucun problème pour ta longue absence. Si on n'a pas fini avant, ça ne me pose aucun problème de reprendre à ton retour !
Thomas l'écouta parler de courage, les coudes sur la table, ses doigts s'enlaçant, se délaçant, les craquant, les étirant. Pour lui, le courage avait toujours été le fait d'oser faire quelque chose alors que si on savait que c'était dangereux ça relevait de la témérité et non pas du courage.
Sa mère, une ancienne Serpentard disait souvent que rien ne servait d'être courageux, il suffisait d'avoir des plans bien rodé. Son père était, lui, un ancien Serdaigle comme Saïph et il aimait découvrir, il aimait aller sur le terrain et essayer même si c'était risqué.
C'était d'ailleurs avec son père, lorsque son travail le laissait tranquille, que Thomas avait commencé ses premières aventures dans la forêt ou les champs autour de leur maison. Après ça, il sentait que le plan était rôdé, il n'y avait pas de risques alors il prit plaisir à y retourner par lui-même seul pendant les vacances ou après les cours qu'il recevait à la maison.
On pouvait donc dire que Thomas avait grandi entre leur deux façons de voir le monde : l'ombre pour se protéger mais la curiosité pour tout comprendre. Voilà une autre raison qui pouvait le convaincre que le renard était le bon animal qui lui correspondait. Le seul animal qu'il pouvait caractériser comme à la fois malin et planqué.
Tout en continuant à l'écouter, il remarqua qu'elle osait lui dire qu'elle avait peur mais pas de l'inconnu. Elle avait peur de quoi alors ? Elle venait de découvrir la magie et le fait qu'elle était une sorcière, était-ce de ça qu'elle avait peur ? de la magie ? des sorciers ?
Thomas aussi avait ses peurs mais il préférait garder cela pour lui. Ses parents savaient qu'il n'aimait pas du tout le noir, l'obscurité totale celle qui engloutit tout. Il détestait être dans le noir, sans lumière, sans trouver la moindre sortie.
Il se souvenait encore d'une fois où pendant qu'il était petit, il s'est réveillé dans sa chambre, il est sorti de son lit. Il faisait nuit noir, aucune lumière ne filtrait sous la porte, par la fenêtre. Il avait cherché de quoi se repérer, il avait essayé de trouver les murs, la porte. Mais rien, il était comme perdu dans sa chambre qu'il connaissait très bien. Il avait fallu qu'il hurle pour que ses parents le retrouvent le front couvert de sueur au milieu de la pièce recroquevillé sur lui-même.
Rien que d'y penser, il avait la chair de poule... Depuis, chez ses parents il avait des étoiles, des planètes au plafond qui éclairait la nuit. A Poudlard, il avait vraiment été inquiet de ne plus avoir cette source de lumière. Ses parents y avaient aussi pensé et il avait pu emmener avec lui des étoiles phosphorescentes qu'il planquait, le matin, sous son oreiller.
Il pensa à se reconcentrer sur Saïph, il préférait laisser ses mauvais souvenirs loin d'eux. Il la regardait jouer avec ses cheveux puis sourire d'un air innocent. C'était peut-être cet air là qui lui donnait envie de répondre. Cette curiosité qu'il retrouvait chez son père et maintenant chez Saïph.
Est-ce que je me rendais compte des dangers ? Je dirais que oui en tout cas j'essayais toujours de vérifier avant d'agir. Et-ce que j'avançais malgré tout ? Evidemment, j'avais toujours un plan au cas où. Est-ce que j'étais un peu Gyffondor ?
Il esquissa un sourire, caché par sa main qui rejoignit son visage et surtout sa bouche. Il était amusé qu'on lui pose la question et qu'il se la pose aussi en retour. Sa mère aurait bien ri en entendant cela. Après tout, pour elle Gryffondor valait ennui et Thomas n'était pas du genre à aimer les ennuis même si cela lui était arrivé de faire des bêtises mais jamais méchamment. Son père lui aussi aurait trouvé cela drôle. Son père pensait que dans tous les cas, chacun avait un peu de chaque maison donc pourquoi pas un peu de rouge sous ce vert.
Thomas se savait tout de même trop prudent pour foncer tête baissée. Il aimait trop prévoir, échafauder des plans, exploiter les failles après les avoir repéré.
Thomas se demanda ce que Saïph penserait de tout ce qu'il se passait dans sa tête. Faire ses listes mentales, évaluer les recoins, les portes. Mais elle avait l'air d'avoir aussi mille choses en même temps dans sa tête donc il se dit qu'elle faisait peut-être quelques choses de similaire.
- Je savais déjà que j'étais un sorcier. Mes parents le sont tous les deux. J'ai grandi dans un village moldu et mes parents m'ont vraiment ouvert autant à la culture moldue que sorcière. J'ai toujours été entre les deux mondes. Cachant forcément le fait d'être un sorcier aux moldues.
Il réfléchit et se dit que c'est peut-être une des raisons de sa discrétion. Il ne sait pas comment réagir avec une culture ou l'autre puisque les deux lui ont toujours été familier.
- Il y avait rien d'inconnu pour moi, pas de lettres surprises. Puis je connais déjà la plupart des lieux magiques. Mon père adorait me montrer les grands lieux moldus ou sorciers. Tu me fais penser à lui, il est comme toi curieux de tout et surtout il ose se lancer. Je pense que tu as trouvé ta place à Serdaigle. Je n'ai aucun doute.
Thomas réfléchit à ce qu'il venait de dire. Il avait décidé de s'ouvrir et de dire ce qu'il pensait d'elle, du ressenti qu'il avait en espérant qu'elle le prendrait bien.
Il hésita à lui demander ce qu'elle avait pensé en découvrant tout ça ? et ses parents, comment ils avaient réagi ? et Poudlard, elle trouvait ça comment ? et les matières qu'elle découvrait ou bien le Quidditch ? est-ce qu'elle aimait ?
Il se rendait compte qu'il avait beaucoup de questions mais il ne voulait pas la faire fuir. Il n'avait juste jamais eu l'occasion de parler à une né-moldu sans qu'on pense qu'il était contre. La dernière fois, il s'était fait crier dessus... Est-ce qu'elle savait que des sorciers étaient contre les né-moldus à Poudlard ?
Il ne savait pas par où commencer. Il se décida donc à poser une seule question, les autres viendraient peut-être plus tard.
- Comment toi et tes parents avaient vous appris le fait que tu étais une sorcière et que t'allais aller à Poudlard ?
Merci ! J'avoue avoir préparé de nombreux avatars pour tout l'été en espérant pouvoir tous les mettre !
Je pensais évidemment à nos persos et pas à nous quand j'ai dis "Quand on sera plus grand"
Entre deux lignes
@Thomas Didler
Il l’avait écoutée, son visage dissimulé par ses mains qui s’étaient croisées, coudes posés sur la table les séparant. C’était étrange de voir seulement les yeux d’une personne. C’était amusant que ses doigts bougent ainsi. Comme s’ils attendaient. Sans vraiment de rapport avec ce qu’elle disait. Cela lui donnait l’impression qu’il reposait son regard. Que ces orbes étaient posées sur ces articulations pâles, encadrées de mèches noires.
Il y avait un jeu auquel elle jouait souvent avec Néal. Il s’agissait d’imiter l’autre, sans montrer ce que l’on ressentait. Évidemment, le mouton était beaucoup plus doué qu’elle. Il n’avait qu’à bêler et elle riait aux éclats. Alors que lui, elle pouvait s’asseoir, se lever, courir, faire des grimaces, il parvenait toujours à la suivre. Sans doute aurait-il pu monter sur un balai, si elle lui en donnait l’opportunité. Néanmoins il ne parviendrait pas à décoller.
L’Aiglonne sourit en imaginant son meilleur ami en train d’hurler sur son balai, sa laine trop longue se prenant dans les brindilles. Elle se voyait parfaitement l’emporter pour de longues promenades et toucher les nuages pour vérifier si le pelage du ciel avait quelque chose à voir avec celui de son compagnon. Elle savait que cela ne le dérangerait pas. Un jour, elle l’avait hissé sur une des branches de l’arbre à côté de sa maison. Le ovin s’était contenté de terminer sa bouchée d’herbe et de regarder le paysage. Quand il était tombé et s’était retrouvé pendouillé à deux mètres, uniquement retenu par deux sangles, il avait battu des pattes et, se rendant compte que cela ne brassait que l’air, s’était arrêté de façon à poursuivre son observation. Il avait eu l’air d’un gros hamac, ainsi. Un gros hamac tout doux et duveteux.
Thomas n’hésita pas beaucoup, cette fois. Enfin moins qu’il ne l’avait fait jusqu’à présent. Il lui appris qu’il était un né-sorcier. Ses deux parents étaient donc magiques. Pour autant, il connaissait le monde moldu. D’où son stylo, certainement. La blondinette fronça les sourcils en apprenant qu’il avait donc toujours dû conserver le secret. Certes cela lui avait permis de vivre dans les deux mondes, mais cela avait dû être dur, quand il était très jeune. Du haut de ses onze ans, elle, elle avait déjà du mal à s’imaginer conserver volontairement tout un pan de sa vie dans l’ombre. Elle avait appris qu’il fallait dire les choses et non les taire. Qu’une vérité pouvait être douloureuse, mais qu’un mensonge était bien pire. Parce que la victime ne savait pas d’où lui venait son mal. Devoir cacher l’existence de la magie aux quelques rares personnes qu’elle côtoyait lui apparaissait un défi qu’elle n’était pas sûre de vouloir relever. Alors pour un petit enfant ?
Elle supposa que c’était pour cette raison, qu’il était aussi discret. Qu’il réfléchissait avant d’ouvrir la bouche. Parce qu’il avait dû toujours prendre garde à ce qui filtrait de ses prises de parole.
La pré-adolescente était pour autant rassurée d’apprendre qu’elle pourrait continuer à vivre parmi les moldus, si elle le désirait, une fois adulte. Elle ne s’était pas vraiment imaginé sa vie future, le doute ne l’ayant traversée qu’un instant. Suffisamment pour cette pointe d’inconfort qui précède les choses amères. L’amertume faisait partie des goûts de la vie, lui avait on dit. Elle s’attendait donc à devoir choisir un monde, un jour, et à conserver cette saveur sur sa langue. Apprendre que cela ne serait pas le cas fut un soulagement.
Une lettre surprise ? Deuxième froncement de sourcils. Qui s’effaça dès que le Serpentard évoqua les lieux magiques. Saïph s’était déjà ruée sur les livres de géographie, une de ses matières préférées, et elle avait vu un tas de noms dont elle n’entendait rien mais qui paraissaient l’appeler. Elle aurait voulu pouvoir s’y rendre immédiatement, faire le tour de cet univers. Autant de portes qui s’ouvraient désormais. Comment étaient les sorciers en Afrique ? Et en Asie ? Existait-il des gens qui lançaient des sorts uniquement avec les mains ? Combien d’animaux, de plantes, pouvaient-elles apercevoir là-bas ?
Un sourire accueillit la pensée du brun : elle était une Serdaigle. Le garçon était un né-sorcier, qui analysait semblait-il beaucoup, et dont le père était également un Bleu et Bronze (Thomas ne l’avait pas précisé, pour autant cela allait de soi, étant donné la tournure de sa phrase...non?). Il devait savoir ce qu’il affirmait, n’est-ce pas ? Elle, aurait bien voulu lui rendre la pareille et lui dire que lui aussi, il avait trouvé sa maison. Toutefois elle ne connaissait pas grand-chose aux autres maisons et préférait se méfier de toute sortie hâtive. Étiqueter les gens, ce n’était pas son truc. Pour elle, tout était un puzzle, un gros tapis pleins de fils qui s’accordent ou non mais s’accrochent les uns aux autres, pour composer une immense tapisserie. Elle n’avait pas la capacité de dire qui devait aller là ou là. Elle n’était ni née-sorcière, ni Choixpeau.
- Comment toi et tes parents avez vous appris le fait que tu étais une sorcière et que t'allais aller à Poudlard ?
La jeune fille pencha la tête, un peu confuse. Pas par la question. Mais par le fait que son vis-à-vis avait paru hésiter à la poser. Elle pensait au départ qu’il réfléchissait à la suite de son récit. Qu’il allait lui expliquer des choses sur le contact entre les deux mondes, ou qu’il allait évoquer sa mère. Était elle encore de leur monde ? La Première Année avait une panoplie de questions qui fusaient dans son esprit. Et elle, elle n’hésitait pas souvent avant de les poser. A moins de craindre de blesser l’autre. Avait-il peur de lui faire mal avec une telle question ? Ou qu'elle le prenne pour un idiot ? Il était pourtant certain que lui ne pouvait pas avoir vécu la même expérience qu'elle. Ses parents savaient forcément qu'il était un sorcier, qu'il irait un jour à Poudlard...
Elle se frotta la tête. Non ce ne devait pas être cela.
Elle regarda le ciel à travers la fenêtre, suivi le passage d’un oiseau. Pourquoi les oiseaux pouvaient ils passer mais pas les humains ? Pourquoi n’avait elle jamais croisé d’animal fantastique, sur sa colline en Irlande ? Pouvaient ils se rendre invisibles aux moldus ? Fallait il croire pour voir ? Et si c’était le cas, qu’est-ce qui l’attendait, désormais, chez elle ? Elle s’imagina découvrir qu’une licorne avait élu domicile près de la bergerie. Sourit à cette idée. Se vit la regarder pour la toute première fois. L’équidé serait certainement surpris d’être découvert. Elle repensa aux hiboux de la volière. Il allait falloir qu’elle pense à acheter de la nourriture pour eux, si ils lui rendaient visite… Elle les figura se posant sur l’arbre qui bordait sa maison. Plus précisément sur la branche à côté de sa chambre. Gratter pour entrer.
Se souvenant qu'elle était en pleine discussion, la Née-Moldue s'arracha de ses rêveries dans un sursaut. Elle eut un peu de difficultés à se souvenir de la question posée, cherchant à lire le vide en de petits coups d'oeils perdus. Sa conscience l'aida un peu. Ah oui !
- Il y a quelqu’un qui est venu chez nous, répondit elle en revenant à son camarade. Il a dit à mes parents que j’étais une sorcière, et leur a expliqué ce que ça voulait dire. Il leur a dit qu’il y avait une école pour apprendre à se servir de la magie. Que je devais y aller en septembre. Et qu’il m’accompagnerait en août faire mes achats. Je me souviens qu’il parlait lentement. Qu’il nous regardait bien dans les yeux, et qu’il a lancé un sort pour s’assurer qu’on le croit.
Elle haussa les épaules.
- C’était pas vraiment utile, ça, d’ailleurs. Enfin c’était très impressionnant ! Il a fait voler la chaise vers lui pour s’installer.
Elle pouffa.
- Tu parlais des lieux magiques… Il y en a beaucoup ? C’est quoi ton préféré ? Et toi, tu savais déjà que tu allais à Poudlard, j’imagine… Tu l’as reçue comment, ta liste de fournitures ? C’est toujours la même que celle de tes parents ?
1.245 mots
Oui je me doutais bien que tu évoquais nos personnages
Cependant étant donné qu'ils prennent un an à la même vitesse que nous, ça peut s'entendre aussi... Oui moi aussi j'étais stupéfaite de voir autant de similarités ! Je pense que les réactions de Saïph étaient à la hauteur des miennes. Aha j'aime bien comme nos protégés ont pleins de questions et se perdent tous les deux dans leurs pensées tout le temps. Je sens qu'on va faire des pages de pensées
OK pour le RP, moi ça me dérange pas de le finir à mon retour (j'aurai loupé pleins de tes avatars...snif). Il faudra certainement que nous réfléchissions à quand le finir
Il l’avait écoutée, son visage dissimulé par ses mains qui s’étaient croisées, coudes posés sur la table les séparant. C’était étrange de voir seulement les yeux d’une personne. C’était amusant que ses doigts bougent ainsi. Comme s’ils attendaient. Sans vraiment de rapport avec ce qu’elle disait. Cela lui donnait l’impression qu’il reposait son regard. Que ces orbes étaient posées sur ces articulations pâles, encadrées de mèches noires.
Il y avait un jeu auquel elle jouait souvent avec Néal. Il s’agissait d’imiter l’autre, sans montrer ce que l’on ressentait. Évidemment, le mouton était beaucoup plus doué qu’elle. Il n’avait qu’à bêler et elle riait aux éclats. Alors que lui, elle pouvait s’asseoir, se lever, courir, faire des grimaces, il parvenait toujours à la suivre. Sans doute aurait-il pu monter sur un balai, si elle lui en donnait l’opportunité. Néanmoins il ne parviendrait pas à décoller.
L’Aiglonne sourit en imaginant son meilleur ami en train d’hurler sur son balai, sa laine trop longue se prenant dans les brindilles. Elle se voyait parfaitement l’emporter pour de longues promenades et toucher les nuages pour vérifier si le pelage du ciel avait quelque chose à voir avec celui de son compagnon. Elle savait que cela ne le dérangerait pas. Un jour, elle l’avait hissé sur une des branches de l’arbre à côté de sa maison. Le ovin s’était contenté de terminer sa bouchée d’herbe et de regarder le paysage. Quand il était tombé et s’était retrouvé pendouillé à deux mètres, uniquement retenu par deux sangles, il avait battu des pattes et, se rendant compte que cela ne brassait que l’air, s’était arrêté de façon à poursuivre son observation. Il avait eu l’air d’un gros hamac, ainsi. Un gros hamac tout doux et duveteux.
Thomas n’hésita pas beaucoup, cette fois. Enfin moins qu’il ne l’avait fait jusqu’à présent. Il lui appris qu’il était un né-sorcier. Ses deux parents étaient donc magiques. Pour autant, il connaissait le monde moldu. D’où son stylo, certainement. La blondinette fronça les sourcils en apprenant qu’il avait donc toujours dû conserver le secret. Certes cela lui avait permis de vivre dans les deux mondes, mais cela avait dû être dur, quand il était très jeune. Du haut de ses onze ans, elle, elle avait déjà du mal à s’imaginer conserver volontairement tout un pan de sa vie dans l’ombre. Elle avait appris qu’il fallait dire les choses et non les taire. Qu’une vérité pouvait être douloureuse, mais qu’un mensonge était bien pire. Parce que la victime ne savait pas d’où lui venait son mal. Devoir cacher l’existence de la magie aux quelques rares personnes qu’elle côtoyait lui apparaissait un défi qu’elle n’était pas sûre de vouloir relever. Alors pour un petit enfant ?
Elle supposa que c’était pour cette raison, qu’il était aussi discret. Qu’il réfléchissait avant d’ouvrir la bouche. Parce qu’il avait dû toujours prendre garde à ce qui filtrait de ses prises de parole.
La pré-adolescente était pour autant rassurée d’apprendre qu’elle pourrait continuer à vivre parmi les moldus, si elle le désirait, une fois adulte. Elle ne s’était pas vraiment imaginé sa vie future, le doute ne l’ayant traversée qu’un instant. Suffisamment pour cette pointe d’inconfort qui précède les choses amères. L’amertume faisait partie des goûts de la vie, lui avait on dit. Elle s’attendait donc à devoir choisir un monde, un jour, et à conserver cette saveur sur sa langue. Apprendre que cela ne serait pas le cas fut un soulagement.
Une lettre surprise ? Deuxième froncement de sourcils. Qui s’effaça dès que le Serpentard évoqua les lieux magiques. Saïph s’était déjà ruée sur les livres de géographie, une de ses matières préférées, et elle avait vu un tas de noms dont elle n’entendait rien mais qui paraissaient l’appeler. Elle aurait voulu pouvoir s’y rendre immédiatement, faire le tour de cet univers. Autant de portes qui s’ouvraient désormais. Comment étaient les sorciers en Afrique ? Et en Asie ? Existait-il des gens qui lançaient des sorts uniquement avec les mains ? Combien d’animaux, de plantes, pouvaient-elles apercevoir là-bas ?
Un sourire accueillit la pensée du brun : elle était une Serdaigle. Le garçon était un né-sorcier, qui analysait semblait-il beaucoup, et dont le père était également un Bleu et Bronze (Thomas ne l’avait pas précisé, pour autant cela allait de soi, étant donné la tournure de sa phrase...non?). Il devait savoir ce qu’il affirmait, n’est-ce pas ? Elle, aurait bien voulu lui rendre la pareille et lui dire que lui aussi, il avait trouvé sa maison. Toutefois elle ne connaissait pas grand-chose aux autres maisons et préférait se méfier de toute sortie hâtive. Étiqueter les gens, ce n’était pas son truc. Pour elle, tout était un puzzle, un gros tapis pleins de fils qui s’accordent ou non mais s’accrochent les uns aux autres, pour composer une immense tapisserie. Elle n’avait pas la capacité de dire qui devait aller là ou là. Elle n’était ni née-sorcière, ni Choixpeau.
- Comment toi et tes parents avez vous appris le fait que tu étais une sorcière et que t'allais aller à Poudlard ?
La jeune fille pencha la tête, un peu confuse. Pas par la question. Mais par le fait que son vis-à-vis avait paru hésiter à la poser. Elle pensait au départ qu’il réfléchissait à la suite de son récit. Qu’il allait lui expliquer des choses sur le contact entre les deux mondes, ou qu’il allait évoquer sa mère. Était elle encore de leur monde ? La Première Année avait une panoplie de questions qui fusaient dans son esprit. Et elle, elle n’hésitait pas souvent avant de les poser. A moins de craindre de blesser l’autre. Avait-il peur de lui faire mal avec une telle question ? Ou qu'elle le prenne pour un idiot ? Il était pourtant certain que lui ne pouvait pas avoir vécu la même expérience qu'elle. Ses parents savaient forcément qu'il était un sorcier, qu'il irait un jour à Poudlard...
Elle se frotta la tête. Non ce ne devait pas être cela.
Elle regarda le ciel à travers la fenêtre, suivi le passage d’un oiseau. Pourquoi les oiseaux pouvaient ils passer mais pas les humains ? Pourquoi n’avait elle jamais croisé d’animal fantastique, sur sa colline en Irlande ? Pouvaient ils se rendre invisibles aux moldus ? Fallait il croire pour voir ? Et si c’était le cas, qu’est-ce qui l’attendait, désormais, chez elle ? Elle s’imagina découvrir qu’une licorne avait élu domicile près de la bergerie. Sourit à cette idée. Se vit la regarder pour la toute première fois. L’équidé serait certainement surpris d’être découvert. Elle repensa aux hiboux de la volière. Il allait falloir qu’elle pense à acheter de la nourriture pour eux, si ils lui rendaient visite… Elle les figura se posant sur l’arbre qui bordait sa maison. Plus précisément sur la branche à côté de sa chambre. Gratter pour entrer.
Se souvenant qu'elle était en pleine discussion, la Née-Moldue s'arracha de ses rêveries dans un sursaut. Elle eut un peu de difficultés à se souvenir de la question posée, cherchant à lire le vide en de petits coups d'oeils perdus. Sa conscience l'aida un peu. Ah oui !
- Il y a quelqu’un qui est venu chez nous, répondit elle en revenant à son camarade. Il a dit à mes parents que j’étais une sorcière, et leur a expliqué ce que ça voulait dire. Il leur a dit qu’il y avait une école pour apprendre à se servir de la magie. Que je devais y aller en septembre. Et qu’il m’accompagnerait en août faire mes achats. Je me souviens qu’il parlait lentement. Qu’il nous regardait bien dans les yeux, et qu’il a lancé un sort pour s’assurer qu’on le croit.
Elle haussa les épaules.
- C’était pas vraiment utile, ça, d’ailleurs. Enfin c’était très impressionnant ! Il a fait voler la chaise vers lui pour s’installer.
Elle pouffa.
- Tu parlais des lieux magiques… Il y en a beaucoup ? C’est quoi ton préféré ? Et toi, tu savais déjà que tu allais à Poudlard, j’imagine… Tu l’as reçue comment, ta liste de fournitures ? C’est toujours la même que celle de tes parents ?
1.245 mots
Oui je me doutais bien que tu évoquais nos personnages
Entre deux lignes
@Saïph Bulbosa
Quand Thomas lui demanda la réaction de ses parents, Saïph était un peu confuse. Thomas était un peu embrouillé. Était-ce sa question ? Ou juste ses propres pensées qui la travaillait ?
Il aurait bien aimé savoir la raison de son trouble. Mais ça, il ne le saurait sans doute. C'était une des raisons qui le poussait à choisir une seule et unique question à poser. Chaque question posé lui donnait une idée d'autres questions mais il restait raisonnable autant qu'il le pouvait.
Ses doigts glissèrent sur le rebord de la table. Il regarda la table pour ne pas profiter de fixer et tenter de comprendre ce que la jeune fille ressentait. De toute façon, il n'était pas sûr d'être très doué pour cela.
Il la vit pencher la tête puis regardait par la fenêtre. Il se demanda si il allait avoir une réponse ou si elle s'était emporté par ses propres pensées. Est-ce qu'elle triait ses pensées comme lui tenter de les organiser avant de répondre ? Ce qui rendait impatient bon nombre de ses interlocuteurs.
Thomas n'aimait pas raconter des bêtises parce qu'il n'avait pas eu envie de réfléchir un minimum. Les Gryffondors étaient un peu trop doués pour parler sans réfléchir sans penser aux conséquences derrière. Lui, il préférait le silence plutôt que de dire le mot de trop. C'était peut-être pour ça qu'il n'était pas dérangé par les absences de Saïph, qui avait l'air de se perdre dans son esprit en ce moment.
Il releva la tête pour la regarder quelques secondes avant de la voir sursauter légèrement. Il s'en amusa discrètement. Elle semblait être partie loin. Elle devait revivre la scène afin de lui raconter enfin c'est ce qu'il s'était dit vu qu'elle répondait à toutes ses questions.
Elle lui parla d'un sorcier venu chez elle et ses parents. Le sorcier avait fait voler une chaise pour la persuader qu'elle était une sorcière. Thomas se demandait, effectivement, si cela avait vraiment été nécessaire ? Enfin, Saïph avait dû sentir la magie ou au moins se sentir bizarre. Enfin, il ne le savait pas lui qui avait toujours connu ça.
Il n'avait jamais connu cela, pas de grandes révélations. Mais une pièce réservait aux potions, les baguettes magiques de ses parents souvent sur un meuble, les hiboux venant livrer le courrier, la vaisselle qui se faisait toute seule, son père qui l'arrosait l'été avec de l'eau qui sortait de sa baguette, sa mère qui le rassurait le soir avec un sort d'éclairage...
Il trouvait que c'était très courageux de vivre dans un monde inconnu. Elle avait dû abandonner tout ce qu'elle connaissait : ses amis, son école, sa maison et même ses parents. Enfin, elle allait revoir ses parents et sa maison mais pour le reste ce sera plus compliqué. Elle allait devoir cacher qui elle était.
Elle termina son histoire par une rafale de questions. Il les écouta une par une attentif. Son endroit préféré ? Poudlard ? La liste de fournitures ? Ses parents ?
Il décida d'y réfléchir correctement et de répondre aux questions une par une. Il se promettait à lui même de n'en oublier aucune.
Il réfléchit à son lieu préféré. Il avait beaucoup aimé se promener sur le chemin de traverse ou Pré-au-lard. Il aimait le Quidditch et quand il était petit, ses parents l'avaient emmené au stade, il avait été impressionné par une équipe : Les Faucons de Falmouth. Il les suivait encore aujourd'hui et adorait leur stade. Il aimait aussi beaucoup la mer, quand il nageait il avait l'impression d'avoir un peu les mêmes sensations que lorsqu'il volait. Il n'avait pas la chance de vivre près de la mer mais il y avait un lac près de chez lui qui savait le contenter.
Il ne pouvait clairement pas donner cela comme réponse à Saïph. Thomas estimait que donner une liste d'endroits qu'il aimait, n'était pas vraiment une réponse.
- Je crois que mon endroit préféré dépend de mon humeur. Je dirais que comme on est en novembre et qu'il ne fait pas chaud, je dirais que c'est le salon chez mes parents ou ma chambre. Un endroit chaud avec pleins de choses à faire.
Il réfléchit, et si on était pas en novembre ?
- Si tu me reposais la question dans quelques mois, je te répondrais le stade de Quidditch des Faucons de Falmouth ou le lac près de chez moi.
Il n'avait pas su donner une seule réponse et cela le dérangeait. Il n'était même pas sûr que ce soit le type de réponses qu'elle attendait. Voulait elle des lieux culturelles ? des monuments historiques ? Thomas préférait vraiment le sport, il préférait visiter les terrains de Quidditch.
Prochaine question, Thomas prit quelques questions pour s'en souvenir. Il pouvait y répondre directement, il n'avait pas besoin de donner son avis.
- Mes parents sont tous les deux des sorciers. Ils m'ont toujours tout dit sur les deux mondes moldus comme sorciers. Et ils ont gardé leur liste de fournitures dans leur ancienne malle comme un souvenir. Et oui, la liste n'a pas beaucoup changé. Un hibou leur avait livrer leur lettre d'admission comme on l'a reçu pour moi avec le courrier.
Il fit une pause, observait les rayons qui entourait leur table comme une bulle qui les protégeait du brouhaha.
- Tout est nouveau pour toi... Est-ce que tu aimes Poudlard jusqu'à maintenant ou même tout ce que tu découvres ? T'aurais aimé rester chez les moldus ?
Bon, il n'avait pas su quelle question choisir donc il posa les deux directement. Il espérait ne pas être trop curieux tout de même.
C'est vrai ! Tu as raison, pour ceux qui sont encore assez jeune, ils vont pouvoir grandir en même temps que leur personnage. Ce sera surement plus simple pour eux d'écrire en grandissant en même temps. Pour ceux qui ont déjà un peu de vécu, ce sera plus difficile de faire évoluer la manière de parler ou de penser mais cela facilitera la tâche quand le personnage sera plus âgé.
J'essaie de mettre pleins de mes avatars dans ma fiche si t'es autant curieuse que Saïph !
Si tu trouves que c'est long, hésite pas à me dire !!
Quand Thomas lui demanda la réaction de ses parents, Saïph était un peu confuse. Thomas était un peu embrouillé. Était-ce sa question ? Ou juste ses propres pensées qui la travaillait ?
Il aurait bien aimé savoir la raison de son trouble. Mais ça, il ne le saurait sans doute. C'était une des raisons qui le poussait à choisir une seule et unique question à poser. Chaque question posé lui donnait une idée d'autres questions mais il restait raisonnable autant qu'il le pouvait.
Ses doigts glissèrent sur le rebord de la table. Il regarda la table pour ne pas profiter de fixer et tenter de comprendre ce que la jeune fille ressentait. De toute façon, il n'était pas sûr d'être très doué pour cela.
Il la vit pencher la tête puis regardait par la fenêtre. Il se demanda si il allait avoir une réponse ou si elle s'était emporté par ses propres pensées. Est-ce qu'elle triait ses pensées comme lui tenter de les organiser avant de répondre ? Ce qui rendait impatient bon nombre de ses interlocuteurs.
Thomas n'aimait pas raconter des bêtises parce qu'il n'avait pas eu envie de réfléchir un minimum. Les Gryffondors étaient un peu trop doués pour parler sans réfléchir sans penser aux conséquences derrière. Lui, il préférait le silence plutôt que de dire le mot de trop. C'était peut-être pour ça qu'il n'était pas dérangé par les absences de Saïph, qui avait l'air de se perdre dans son esprit en ce moment.
Il releva la tête pour la regarder quelques secondes avant de la voir sursauter légèrement. Il s'en amusa discrètement. Elle semblait être partie loin. Elle devait revivre la scène afin de lui raconter enfin c'est ce qu'il s'était dit vu qu'elle répondait à toutes ses questions.
Elle lui parla d'un sorcier venu chez elle et ses parents. Le sorcier avait fait voler une chaise pour la persuader qu'elle était une sorcière. Thomas se demandait, effectivement, si cela avait vraiment été nécessaire ? Enfin, Saïph avait dû sentir la magie ou au moins se sentir bizarre. Enfin, il ne le savait pas lui qui avait toujours connu ça.
Il n'avait jamais connu cela, pas de grandes révélations. Mais une pièce réservait aux potions, les baguettes magiques de ses parents souvent sur un meuble, les hiboux venant livrer le courrier, la vaisselle qui se faisait toute seule, son père qui l'arrosait l'été avec de l'eau qui sortait de sa baguette, sa mère qui le rassurait le soir avec un sort d'éclairage...
Il trouvait que c'était très courageux de vivre dans un monde inconnu. Elle avait dû abandonner tout ce qu'elle connaissait : ses amis, son école, sa maison et même ses parents. Enfin, elle allait revoir ses parents et sa maison mais pour le reste ce sera plus compliqué. Elle allait devoir cacher qui elle était.
Elle termina son histoire par une rafale de questions. Il les écouta une par une attentif. Son endroit préféré ? Poudlard ? La liste de fournitures ? Ses parents ?
Il décida d'y réfléchir correctement et de répondre aux questions une par une. Il se promettait à lui même de n'en oublier aucune.
Il réfléchit à son lieu préféré. Il avait beaucoup aimé se promener sur le chemin de traverse ou Pré-au-lard. Il aimait le Quidditch et quand il était petit, ses parents l'avaient emmené au stade, il avait été impressionné par une équipe : Les Faucons de Falmouth. Il les suivait encore aujourd'hui et adorait leur stade. Il aimait aussi beaucoup la mer, quand il nageait il avait l'impression d'avoir un peu les mêmes sensations que lorsqu'il volait. Il n'avait pas la chance de vivre près de la mer mais il y avait un lac près de chez lui qui savait le contenter.
Il ne pouvait clairement pas donner cela comme réponse à Saïph. Thomas estimait que donner une liste d'endroits qu'il aimait, n'était pas vraiment une réponse.
- Je crois que mon endroit préféré dépend de mon humeur. Je dirais que comme on est en novembre et qu'il ne fait pas chaud, je dirais que c'est le salon chez mes parents ou ma chambre. Un endroit chaud avec pleins de choses à faire.
Il réfléchit, et si on était pas en novembre ?
- Si tu me reposais la question dans quelques mois, je te répondrais le stade de Quidditch des Faucons de Falmouth ou le lac près de chez moi.
Il n'avait pas su donner une seule réponse et cela le dérangeait. Il n'était même pas sûr que ce soit le type de réponses qu'elle attendait. Voulait elle des lieux culturelles ? des monuments historiques ? Thomas préférait vraiment le sport, il préférait visiter les terrains de Quidditch.
Prochaine question, Thomas prit quelques questions pour s'en souvenir. Il pouvait y répondre directement, il n'avait pas besoin de donner son avis.
- Mes parents sont tous les deux des sorciers. Ils m'ont toujours tout dit sur les deux mondes moldus comme sorciers. Et ils ont gardé leur liste de fournitures dans leur ancienne malle comme un souvenir. Et oui, la liste n'a pas beaucoup changé. Un hibou leur avait livrer leur lettre d'admission comme on l'a reçu pour moi avec le courrier.
Il fit une pause, observait les rayons qui entourait leur table comme une bulle qui les protégeait du brouhaha.
- Tout est nouveau pour toi... Est-ce que tu aimes Poudlard jusqu'à maintenant ou même tout ce que tu découvres ? T'aurais aimé rester chez les moldus ?
Bon, il n'avait pas su quelle question choisir donc il posa les deux directement. Il espérait ne pas être trop curieux tout de même.
C'est vrai ! Tu as raison, pour ceux qui sont encore assez jeune, ils vont pouvoir grandir en même temps que leur personnage. Ce sera surement plus simple pour eux d'écrire en grandissant en même temps. Pour ceux qui ont déjà un peu de vécu, ce sera plus difficile de faire évoluer la manière de parler ou de penser mais cela facilitera la tâche quand le personnage sera plus âgé.
J'essaie de mettre pleins de mes avatars dans ma fiche si t'es autant curieuse que Saïph !
Si tu trouves que c'est long, hésite pas à me dire !!
Entre deux lignes
@Thomas Didler
Chez ses parents… Sa mère était donc en vie. Et ses deux parents vivaient ensemble. Saïph se demanda de quelle façon l’endroit était chaud. S’il y avait, comme à Poudlard, des cheminées. Ou bien si cette maison était dotée de radiateurs. Peut-être magiques ? Des radiateurs magiques, ce serait vraiment pratique. Ou bien de jolies flammes qui vous suivent un peu partout mais sans risquer un incendie.
Une image mentale du garçon apparu dans sa tête. Il était installé dans un gros fauteuil bordeaux, avec un âtre devant lui. Les flammes et leur crépitement se mêlaient aux coassements des grenouilles, qui pataugeraient dans ce lac à côté de sa maison. Elle le voyait en train de lire, de créer des potions, de jouer à un jeu sorcier. Peut-être sortait-il parfois pour voler au-dessus de l’étendue d’eau douce ? S’il vivait là, il devait oser s’aventurer au loin, sans craindre l’inconnu. Il devait s’y sentir libre. Était il si mesuré, dans son nid douillet ? Avait-il le droit de fabriquer des potions ?
Quand elle était plus jeune, Monsieur Siolta était revenu avec une grosse boîte. Dedans, des fioles, des colorants. Le parfait kit de l’apprenti chimiste. Avec lui, elle avait coupé un choux rouge qui avait coloré les nouilles de riz en vert. Elle avait produit une sorte de plastique assez solide avec du lait et du vinaigre blanc. A l’époque, tout cela lui était apparu comme de la magie. Aujourd’hui elle savait que c’était un peu le cas, parce que la magie se trouvait forcément dans la nature, dans ses réactions. Mais pas tout à fait non-plu. Parce qu’il n’y avait pas de baguette ou d’ingrédients avec des particularités. Dans un foyer sorcier, elle se disait que les plus jeunes devaient également jouer à l’apprenti potionniste. Avec des kits qu’ils auraient acheté dans une des nombreuses boutiques du Chemin de Traverse ou encore de Pré-au-lard. Un endroit qu’elle n’avait pas pu visiter mais dont elle entendait les plus grands parler à l’occasion de leurs sorties. Elle espérait un jour y être conviée. Avec des parents moldus et, la plupart du temps, en Irlande, cela pourrait s’avérer vraiment compliqué…
En entendant parler du stade de Quidditch des Faucons de Falmouth, la blondinette ne put empêcher ses yeux de s’écarquiller. Parce qu’il y en avait beaucoup, des stades de Quidditch ? Etaient-ils grands ? Petits ? Ces faucons ressemblaient à une équipe professionnelle… Elle tenta de visualiser ce que faisait un professionnel sur un balai. Sa façon de voler, de slalomer. Les batteurs devaient être vraiment puissants, les cognards sifflant comme des balles de fusil, le souafle allant si vite qu’il était impossible de le repérer, le vif d’or amenant les attrapeurs à le poursuivre jusqu’au sol, manquant de chuter.
Elle déglutit, prête à chavirer devant l’océan qui s’ouvrait face à elle. Elle hésitait un peu à s’y ruer immédiatement. Après tout, elle n’était pas certaine de pouvoir nager avec les courants, débutante dans ce monde, n’ayant aucune idée des mouvements. Pourtant même avec une seule rame et une planche pour navire, elle se sentait déjà l’âme d’une découvreuse. Prête à enchaîner les dessalages dans l’optique d’encore goûter à cet univers inexploré.
Se rendant soudain compte qu’elle s’était penchée en avant, parée à escalader le morceau de bois pour plonger dans les paroles de Thomas, elle parvint à se ressaisir et bascula un peu en arrière, les mains accrochées à la surface comme une bouée pour ne pas se jeter telle une affamée sur ces informations. Elle réprimait l’envie de lui attraper le poignet afin qu’il l’emmène voir ce stade, et ce lac, et cette maison de sorciers qui ne devait pas ressembler à celle des moldus. En quoi ? Elle l’ignorait et c’était bien cela qui faisait pétiller ses yeux à un point tel, qu’il aurait suffit d’un câble pour doter l’ensemble du château en éclairage électrique.
Vint l’annonce de la lettre. Alors ils recevaient seulement un hibou ? Un hibou venait frapper à leur fenêtre et leur disait « bonjour, voilà vos fournitures, bisou » ? Pas d’inconnu venant rassurer les parents ? Pas de sorcier frappant à votre fenêtre ? Remarque… Oui, c’était normal. Etant donné le nombre de première année, cela aurait pris beaucoup de temps. Le Père Noël était-il un sorcier ? Parce que lui, il pouvait remettre des choses en peu de temps. Avec des milliers de hiboux qui descendaient pas les cheminées.
L’enfant se frotta la tête pour chasser ses pensées délirantes. L’épi, qui était jusqu’ici resté dressé, se retrouva coincé entre un nœud et une oreille. Son analogue était volontairement retenu. En effet, un flot de questions battait les lèvres de l’Aiglonne, la faisant autant vibrer que lorsqu’elle avait lancé son premier sort réussi. Elle devait serrer ces pétales d’Œillet pour ne pas que le ressac ne vienne inonder son camarade, et probablement le noyer.
Dans son crâne, le même combat était livré entre sa conscience et son imaginaire. L’Oneiroi était venu accompagné d’une masse en forme de points d’interrogations, et ciblait tous les neurones présents, éveillant coup sur coup des représentations fécondes qui donnaient elles-mêmes naissance à une nouvelle portée. La lettre de fourniture devenait Père Noël, hiboux-lutins, caves remplies de potions, passe-murailles, et écoles sous l’eau. Ce qui serait apparu comme le Tartare à bon nombre d’individus était, pour la jeune fille, une panoplie de pelotes de laine qu’elle devait démêler avant de tricoter. Un jeu, d’habitude, devenu un handicap lors de ces instants où elle, elle aurait voulu rester concentrée. Fixée sur un seul fil, celui tendu entre elle et Thomas. Alors elle s’y accrocha, tirant de toutes ses forces pour s’extirper des marécages dans lesquels elle pataugeait joyeusement.
- Tout est nouveau pour toi... Est-ce que tu aimes Poudlard jusqu'à maintenant ou même tout ce que tu découvres ? T'aurais aimé rester chez les moldus ?
Un peu prise de court, et sa curiosité loin d’être tarie, elle sourit tout de même face à celle de son condisciple. Il était gentil de penser au fait que tout était nouveau. Avec sa vision de l’étrange, il devait en être un peu inquiété. Et le fait qu’il se demande si elle n’aurait pas préféré rester chez elle était la reconnaissance du monde moldu. De son intérêt. Personne ne s’était d’ailleurs demandé si c’était bien ce qu’elle voulait. Bien entendu ses parents l’avaient fait. Mais à partir du moment où elle était devenue une sorcière, tout avait semblé lui échappé des mains. Son nom était inscrit, paraît-il, dans un gros livre. Il y resterait pour toujours. Et sa place l’attendait déjà dans un château, dans un autre pays, un autre univers, alors qu’elle n’avait pas de passeport. Elle avait même son propre argent, désormais. Une monnaie que jamais ses parents ne pourraient utiliser, et dont ils ne comprendraient rien. On l’avait poussée à la frontière, et elle avait encore cette impression bizarre, comme un petit creux dans l’estomac, d’être clandestine dans sa propre vie. Ce qui n'était finalement pas un changement.
- C’est gentil de te préoccuper de ça, répondit elle. C’est vrai que c’était un peu...bizarre ? Je me suis jamais sentie vraiment à ma place, chez les moldus. A part avec mes parents ou avec Monsieur Siolta et Miss Leabhar. Alors j’ai l’habitude de me sentir...un peu étrangère au monde. Rester chez les moldus, ça aurait été vraiment dommage parce que j’aurais rien vu ou vécu de ce que j’ai fait depuis septembre. Tu sais, tous les jours je découvre de nouvelles choses ! Et je sais que ça fait que commencer ! Tu imagines ? Je vais encore voir pleins de choses et plus je grandirai, plus j’en verrai ! J’espère que ce sera toujours aussi nouveau et excitant. Il y a des choses quand même que j’aime moins… Par exemple le jus de citrouille… J’aime pas du tout !
Sa voix, qui avait débuté doucement, articulant les syllabes avec hésitation, était rapidement entrée en ébullition. L’effervescence de son exaltation enrobait ses phrases, étirait ses lèvres, remontait ses pommettes jusqu’à dissimuler une partie de ses yeux enfiévrés. Sa dernière exclamation fit jaillir une grimace et un gloussement, laissant derrière eux une blondinette épanouie.
- Et toi ? Il y a des choses que t’aime pas ? A part la métamorphose, bien sûr. Et tu peux faire des potions, chez toi ? Et ça te manque pas, d'y être ?
Pour la version sorcière du Père Noël, elle se promit de poser la question plus tard. Bien qu’elle sache pertinemment qu’il ne s’agissait en réalité que d’une histoire destinée aux enfants, elle espérait entendre ce que les mages avaient imaginé.
1.341 mots
Aha il est trop choux ! Je suis allée voir ta fiche, il est mignon tout plein. Surtout en animé. J'ai également vu qu'il mesurait 20 centimètres de plus que ma protégée
ça va être drôle s'ils se lèvent. Elle minuscule, avec sa petite voix, en train de s'agiter pour tout voir et tout toucher et lui, une tête de plus, qui réfléchit en la voyant partir. Dois-je y aller également?...ou qui la retiendrait par la manche
Bref ! Oui je pense également que certains vont grandir avec leur personnage. Ce qui est un expérience vraiment intéressante, il faut bien l'avouer
Et non c'est pas trop long. J'aime beaucoup te lire
D'autant plus qu'avec les chemins de pensées de ma protégée, mes post sont gigantesques...Moi-même j'ai parfois du mal à la suivre.
Chez ses parents… Sa mère était donc en vie. Et ses deux parents vivaient ensemble. Saïph se demanda de quelle façon l’endroit était chaud. S’il y avait, comme à Poudlard, des cheminées. Ou bien si cette maison était dotée de radiateurs. Peut-être magiques ? Des radiateurs magiques, ce serait vraiment pratique. Ou bien de jolies flammes qui vous suivent un peu partout mais sans risquer un incendie.
Une image mentale du garçon apparu dans sa tête. Il était installé dans un gros fauteuil bordeaux, avec un âtre devant lui. Les flammes et leur crépitement se mêlaient aux coassements des grenouilles, qui pataugeraient dans ce lac à côté de sa maison. Elle le voyait en train de lire, de créer des potions, de jouer à un jeu sorcier. Peut-être sortait-il parfois pour voler au-dessus de l’étendue d’eau douce ? S’il vivait là, il devait oser s’aventurer au loin, sans craindre l’inconnu. Il devait s’y sentir libre. Était il si mesuré, dans son nid douillet ? Avait-il le droit de fabriquer des potions ?
Quand elle était plus jeune, Monsieur Siolta était revenu avec une grosse boîte. Dedans, des fioles, des colorants. Le parfait kit de l’apprenti chimiste. Avec lui, elle avait coupé un choux rouge qui avait coloré les nouilles de riz en vert. Elle avait produit une sorte de plastique assez solide avec du lait et du vinaigre blanc. A l’époque, tout cela lui était apparu comme de la magie. Aujourd’hui elle savait que c’était un peu le cas, parce que la magie se trouvait forcément dans la nature, dans ses réactions. Mais pas tout à fait non-plu. Parce qu’il n’y avait pas de baguette ou d’ingrédients avec des particularités. Dans un foyer sorcier, elle se disait que les plus jeunes devaient également jouer à l’apprenti potionniste. Avec des kits qu’ils auraient acheté dans une des nombreuses boutiques du Chemin de Traverse ou encore de Pré-au-lard. Un endroit qu’elle n’avait pas pu visiter mais dont elle entendait les plus grands parler à l’occasion de leurs sorties. Elle espérait un jour y être conviée. Avec des parents moldus et, la plupart du temps, en Irlande, cela pourrait s’avérer vraiment compliqué…
En entendant parler du stade de Quidditch des Faucons de Falmouth, la blondinette ne put empêcher ses yeux de s’écarquiller. Parce qu’il y en avait beaucoup, des stades de Quidditch ? Etaient-ils grands ? Petits ? Ces faucons ressemblaient à une équipe professionnelle… Elle tenta de visualiser ce que faisait un professionnel sur un balai. Sa façon de voler, de slalomer. Les batteurs devaient être vraiment puissants, les cognards sifflant comme des balles de fusil, le souafle allant si vite qu’il était impossible de le repérer, le vif d’or amenant les attrapeurs à le poursuivre jusqu’au sol, manquant de chuter.
Elle déglutit, prête à chavirer devant l’océan qui s’ouvrait face à elle. Elle hésitait un peu à s’y ruer immédiatement. Après tout, elle n’était pas certaine de pouvoir nager avec les courants, débutante dans ce monde, n’ayant aucune idée des mouvements. Pourtant même avec une seule rame et une planche pour navire, elle se sentait déjà l’âme d’une découvreuse. Prête à enchaîner les dessalages dans l’optique d’encore goûter à cet univers inexploré.
Se rendant soudain compte qu’elle s’était penchée en avant, parée à escalader le morceau de bois pour plonger dans les paroles de Thomas, elle parvint à se ressaisir et bascula un peu en arrière, les mains accrochées à la surface comme une bouée pour ne pas se jeter telle une affamée sur ces informations. Elle réprimait l’envie de lui attraper le poignet afin qu’il l’emmène voir ce stade, et ce lac, et cette maison de sorciers qui ne devait pas ressembler à celle des moldus. En quoi ? Elle l’ignorait et c’était bien cela qui faisait pétiller ses yeux à un point tel, qu’il aurait suffit d’un câble pour doter l’ensemble du château en éclairage électrique.
Vint l’annonce de la lettre. Alors ils recevaient seulement un hibou ? Un hibou venait frapper à leur fenêtre et leur disait « bonjour, voilà vos fournitures, bisou » ? Pas d’inconnu venant rassurer les parents ? Pas de sorcier frappant à votre fenêtre ? Remarque… Oui, c’était normal. Etant donné le nombre de première année, cela aurait pris beaucoup de temps. Le Père Noël était-il un sorcier ? Parce que lui, il pouvait remettre des choses en peu de temps. Avec des milliers de hiboux qui descendaient pas les cheminées.
L’enfant se frotta la tête pour chasser ses pensées délirantes. L’épi, qui était jusqu’ici resté dressé, se retrouva coincé entre un nœud et une oreille. Son analogue était volontairement retenu. En effet, un flot de questions battait les lèvres de l’Aiglonne, la faisant autant vibrer que lorsqu’elle avait lancé son premier sort réussi. Elle devait serrer ces pétales d’Œillet pour ne pas que le ressac ne vienne inonder son camarade, et probablement le noyer.
Dans son crâne, le même combat était livré entre sa conscience et son imaginaire. L’Oneiroi était venu accompagné d’une masse en forme de points d’interrogations, et ciblait tous les neurones présents, éveillant coup sur coup des représentations fécondes qui donnaient elles-mêmes naissance à une nouvelle portée. La lettre de fourniture devenait Père Noël, hiboux-lutins, caves remplies de potions, passe-murailles, et écoles sous l’eau. Ce qui serait apparu comme le Tartare à bon nombre d’individus était, pour la jeune fille, une panoplie de pelotes de laine qu’elle devait démêler avant de tricoter. Un jeu, d’habitude, devenu un handicap lors de ces instants où elle, elle aurait voulu rester concentrée. Fixée sur un seul fil, celui tendu entre elle et Thomas. Alors elle s’y accrocha, tirant de toutes ses forces pour s’extirper des marécages dans lesquels elle pataugeait joyeusement.
- Tout est nouveau pour toi... Est-ce que tu aimes Poudlard jusqu'à maintenant ou même tout ce que tu découvres ? T'aurais aimé rester chez les moldus ?
Un peu prise de court, et sa curiosité loin d’être tarie, elle sourit tout de même face à celle de son condisciple. Il était gentil de penser au fait que tout était nouveau. Avec sa vision de l’étrange, il devait en être un peu inquiété. Et le fait qu’il se demande si elle n’aurait pas préféré rester chez elle était la reconnaissance du monde moldu. De son intérêt. Personne ne s’était d’ailleurs demandé si c’était bien ce qu’elle voulait. Bien entendu ses parents l’avaient fait. Mais à partir du moment où elle était devenue une sorcière, tout avait semblé lui échappé des mains. Son nom était inscrit, paraît-il, dans un gros livre. Il y resterait pour toujours. Et sa place l’attendait déjà dans un château, dans un autre pays, un autre univers, alors qu’elle n’avait pas de passeport. Elle avait même son propre argent, désormais. Une monnaie que jamais ses parents ne pourraient utiliser, et dont ils ne comprendraient rien. On l’avait poussée à la frontière, et elle avait encore cette impression bizarre, comme un petit creux dans l’estomac, d’être clandestine dans sa propre vie. Ce qui n'était finalement pas un changement.
- C’est gentil de te préoccuper de ça, répondit elle. C’est vrai que c’était un peu...bizarre ? Je me suis jamais sentie vraiment à ma place, chez les moldus. A part avec mes parents ou avec Monsieur Siolta et Miss Leabhar. Alors j’ai l’habitude de me sentir...un peu étrangère au monde. Rester chez les moldus, ça aurait été vraiment dommage parce que j’aurais rien vu ou vécu de ce que j’ai fait depuis septembre. Tu sais, tous les jours je découvre de nouvelles choses ! Et je sais que ça fait que commencer ! Tu imagines ? Je vais encore voir pleins de choses et plus je grandirai, plus j’en verrai ! J’espère que ce sera toujours aussi nouveau et excitant. Il y a des choses quand même que j’aime moins… Par exemple le jus de citrouille… J’aime pas du tout !
Sa voix, qui avait débuté doucement, articulant les syllabes avec hésitation, était rapidement entrée en ébullition. L’effervescence de son exaltation enrobait ses phrases, étirait ses lèvres, remontait ses pommettes jusqu’à dissimuler une partie de ses yeux enfiévrés. Sa dernière exclamation fit jaillir une grimace et un gloussement, laissant derrière eux une blondinette épanouie.
- Et toi ? Il y a des choses que t’aime pas ? A part la métamorphose, bien sûr. Et tu peux faire des potions, chez toi ? Et ça te manque pas, d'y être ?
Pour la version sorcière du Père Noël, elle se promit de poser la question plus tard. Bien qu’elle sache pertinemment qu’il ne s’agissait en réalité que d’une histoire destinée aux enfants, elle espérait entendre ce que les mages avaient imaginé.
1.341 mots
Aha il est trop choux ! Je suis allée voir ta fiche, il est mignon tout plein. Surtout en animé. J'ai également vu qu'il mesurait 20 centimètres de plus que ma protégée
Et non c'est pas trop long. J'aime beaucoup te lire
Entre deux lignes
Thomas la regarda réfléchir puis répondre.
Il la vit sourire, se redresser, regarder, hésiter, s'exciter à partir du moment où il avait posé sa question.
A Serpentard, tout le monde n'était pas aussi démonstratif. C'était devenu une normalité de rester maître de soi pendant ces deux mois depuis la rentrée. Puis Thomas n'était pas du genre non plus à être très démonstratif. Les personnes, qu'il côtoyait, avait compris qu'il préférait garder ses réactions pour lui. Il ne savait pas pourquoi beaucoup de Serpentard se comportaient comme cela.
Enfin, il n'était pas très bien placé pour émettre un jugement. Il faisait la même chose mais lui avait une raison. Il n'avait jamais vécu proche d'enfants de son âge donc il n'a jamais su comment se comporter avec eux. Il ne voulait pas se montrer maladroit donc il préférait garder ses réactions pour lui. Il n'était pas comme ça chez lui. Ici, il était ordonné, chez ses parents, ses affaires trainés par tout. Ici, il parlait peu, chez ses parents, il pouvait avoir de longues discussions avec ses parents. Même si parler de ce qu'il ressentait n'était pas forcément facile. Il n'avait jamais été doué avec les mots.
Contrairement à Saïph, qui semblait avoir une assurance même lorsqu'elle hésitait. Il commençait à apprécier cela, cette faculté d'oser sans se sentir bloqué. Elle remplissait les silences qu'il pouvait laisser sans que cela ne lui pose visiblement problème. Peut-être que c'est pour cela qu'il pouvait se sentir à l'aise. Ses silences ne la dérangeaient pas et c'était rare. Thomas se dit qu'il s'était déjà fait la réflexion plusieurs fois depuis leur arrivé à cette table.
Lorsqu'elle lui avoua qu'elle ne s'était jamais senti à sa place chez les moldus, il fut un peu déçu de savoir qu'une sorcière ne se sentait pas à sa place dans le monde moldu.
Thomas avait grandi dans un village moldu, dans une maison moldu et même si sa maison était un peu à l'écart, cela lui arrivait d'aller au centre-ville et de croiser des moldus. Lui qui avait été baigné dans les deux mondes à la fois, il avait apprécié chaque facette. Il aimait le monde sorcier parce que c'était lui, la magie faisait partie de lui mais il aimait le monde moldu pour tout ce qu'ils étaient capable de faire sans magie. Il espérait pouvoir garder un pied dans le monde moldu comme ses parents...
Quand elle évoqua Monsieur Siolta et Miss Leabhar, il se demanda qui était ces personnes pour elle. Des amis de la famille ? Des voisins ? Des professeurs ? En tout cas, elle avait l'air de les apprécier et de les estimer.
Thomas se surprit à sourire légérement en mordillant sa lèvre quand il vit Saïph totalement emballée par les découvertes qu'elle avait faite depuis la rentrée. Il s'était écoulé seulement deux mois mais elle semblait avoir aimé, vu, compris tant de choses. Thomas se dit qu'elle avait trouvé sa place. Il espérait qu'à Serdaigle aussi.
Thomas rejoignit sa grimace à la mention de jus de citrouille, de manière plus modéré.
- Je te rejoins sur le jus de citrouille, c'est vraiment pas bon comparé aux jus de fruits comme pomme ou ananas, dit-il amusé. Je sais pas pourquoi tout le monde aime ça. Ca doit être une tradition ou quelques choses comme ça.
Il s'arrêta un instant, fronçant les sourcils, comme si il cherchait une idée.
- J'aime pas les échecs aussi. Je sais pas trop pourquoi... J'aime réfléchir et les énigmes mais pas ce jeu.
Thomas passe une main dans ses cheveux en bataille, essayant de trouver une raison logique mais il n'en trouvait pas. Il n'avait jamais aimé ce jeu. C'est pas faute d'avoir essayé, d'avoir appris les mouvements mais il ne prenait aucun plaisir et ça pouvait même le soûler. Ses parents avaient fini par laisser tomber. Et même si Thomas aurait aimé trouvé une raison logique au fait qu'il n'aimait pas ce jeu, il avait aussi laissé tomber.
- Oui, on a un sous-sol et mes parents l'ont aménagés pour en faire un labo de potions. J'en ai toujours fait avec ma mère. On a même un coin dans le jardin pour faire pousser nos propres ingrédients.
Il réfléchit, hésitant à continuer, se demandant si sa prochaine réflexion était pertinente.
- Ma maison ne ressemble pas trop à une maison sorcière même si y a un peu de magie.
Il avait déjà vu des maisons sorcières mais à côté la sienne semblait très banal dans son village moldu. Elle n'était pas très grande mais très chaleureuse. Elle lui manquait.
- Mais j'aime ma maison et surtout j'aime y être mais ici, c'est pas aussi pire que ce à quoi je m'attendais. C'est sympa aussi.
Il repensa rapidement à son salon, sa chambre mais il éclipsa rapidement ses images pour se reconcentrer sur la jeune fille face à lui.
- Et toi, tu as un endroit préféré à Poudlard ? Attention, interdiction de dire la bibliothèque ce serait trop facile pour une Serdaigle, dit-il avec humour. Peut-être un coin où tu aimes être parce que tu t'y sens comme chez toi ?
Et voilà pour toi ! Thomas n'est pas mignon voyons; C'est un dur, froid et terrible Serpentard !! Mais oui, j'avais été voir ta fiche au début et je m'étais dis aussi qu'il y avait une belle différence entre nos deux petits !!
Merci, c'est gentil. J'aime bien lire tes chemins de pensées, ça me permet vraiment d'en savoir plus sur son histoire. Et c'est grâce à ton style d'écriture que j'ai décidé d'en ajouter en écrivant pour développer l'histoire de Thomas.
A propos du Père Noël sorcier, ça m'a fait beaucoup réfléchir et m'a rendu curieuse. Du coup, j'ai mené une petite enquête sur ce site et auprès de mes Serpentards et il y a sur ce site, un retour sur les fêtes distinguant les moldus des sorciers avec leurs traditions etc... Si ça t'intéresse !
Il la vit sourire, se redresser, regarder, hésiter, s'exciter à partir du moment où il avait posé sa question.
A Serpentard, tout le monde n'était pas aussi démonstratif. C'était devenu une normalité de rester maître de soi pendant ces deux mois depuis la rentrée. Puis Thomas n'était pas du genre non plus à être très démonstratif. Les personnes, qu'il côtoyait, avait compris qu'il préférait garder ses réactions pour lui. Il ne savait pas pourquoi beaucoup de Serpentard se comportaient comme cela.
Enfin, il n'était pas très bien placé pour émettre un jugement. Il faisait la même chose mais lui avait une raison. Il n'avait jamais vécu proche d'enfants de son âge donc il n'a jamais su comment se comporter avec eux. Il ne voulait pas se montrer maladroit donc il préférait garder ses réactions pour lui. Il n'était pas comme ça chez lui. Ici, il était ordonné, chez ses parents, ses affaires trainés par tout. Ici, il parlait peu, chez ses parents, il pouvait avoir de longues discussions avec ses parents. Même si parler de ce qu'il ressentait n'était pas forcément facile. Il n'avait jamais été doué avec les mots.
Contrairement à Saïph, qui semblait avoir une assurance même lorsqu'elle hésitait. Il commençait à apprécier cela, cette faculté d'oser sans se sentir bloqué. Elle remplissait les silences qu'il pouvait laisser sans que cela ne lui pose visiblement problème. Peut-être que c'est pour cela qu'il pouvait se sentir à l'aise. Ses silences ne la dérangeaient pas et c'était rare. Thomas se dit qu'il s'était déjà fait la réflexion plusieurs fois depuis leur arrivé à cette table.
Lorsqu'elle lui avoua qu'elle ne s'était jamais senti à sa place chez les moldus, il fut un peu déçu de savoir qu'une sorcière ne se sentait pas à sa place dans le monde moldu.
Thomas avait grandi dans un village moldu, dans une maison moldu et même si sa maison était un peu à l'écart, cela lui arrivait d'aller au centre-ville et de croiser des moldus. Lui qui avait été baigné dans les deux mondes à la fois, il avait apprécié chaque facette. Il aimait le monde sorcier parce que c'était lui, la magie faisait partie de lui mais il aimait le monde moldu pour tout ce qu'ils étaient capable de faire sans magie. Il espérait pouvoir garder un pied dans le monde moldu comme ses parents...
Quand elle évoqua Monsieur Siolta et Miss Leabhar, il se demanda qui était ces personnes pour elle. Des amis de la famille ? Des voisins ? Des professeurs ? En tout cas, elle avait l'air de les apprécier et de les estimer.
Thomas se surprit à sourire légérement en mordillant sa lèvre quand il vit Saïph totalement emballée par les découvertes qu'elle avait faite depuis la rentrée. Il s'était écoulé seulement deux mois mais elle semblait avoir aimé, vu, compris tant de choses. Thomas se dit qu'elle avait trouvé sa place. Il espérait qu'à Serdaigle aussi.
Thomas rejoignit sa grimace à la mention de jus de citrouille, de manière plus modéré.
- Je te rejoins sur le jus de citrouille, c'est vraiment pas bon comparé aux jus de fruits comme pomme ou ananas, dit-il amusé. Je sais pas pourquoi tout le monde aime ça. Ca doit être une tradition ou quelques choses comme ça.
Il s'arrêta un instant, fronçant les sourcils, comme si il cherchait une idée.
- J'aime pas les échecs aussi. Je sais pas trop pourquoi... J'aime réfléchir et les énigmes mais pas ce jeu.
Thomas passe une main dans ses cheveux en bataille, essayant de trouver une raison logique mais il n'en trouvait pas. Il n'avait jamais aimé ce jeu. C'est pas faute d'avoir essayé, d'avoir appris les mouvements mais il ne prenait aucun plaisir et ça pouvait même le soûler. Ses parents avaient fini par laisser tomber. Et même si Thomas aurait aimé trouvé une raison logique au fait qu'il n'aimait pas ce jeu, il avait aussi laissé tomber.
- Oui, on a un sous-sol et mes parents l'ont aménagés pour en faire un labo de potions. J'en ai toujours fait avec ma mère. On a même un coin dans le jardin pour faire pousser nos propres ingrédients.
Il réfléchit, hésitant à continuer, se demandant si sa prochaine réflexion était pertinente.
- Ma maison ne ressemble pas trop à une maison sorcière même si y a un peu de magie.
Il avait déjà vu des maisons sorcières mais à côté la sienne semblait très banal dans son village moldu. Elle n'était pas très grande mais très chaleureuse. Elle lui manquait.
- Mais j'aime ma maison et surtout j'aime y être mais ici, c'est pas aussi pire que ce à quoi je m'attendais. C'est sympa aussi.
Il repensa rapidement à son salon, sa chambre mais il éclipsa rapidement ses images pour se reconcentrer sur la jeune fille face à lui.
- Et toi, tu as un endroit préféré à Poudlard ? Attention, interdiction de dire la bibliothèque ce serait trop facile pour une Serdaigle, dit-il avec humour. Peut-être un coin où tu aimes être parce que tu t'y sens comme chez toi ?
Et voilà pour toi ! Thomas n'est pas mignon voyons; C'est un dur, froid et terrible Serpentard !! Mais oui, j'avais été voir ta fiche au début et je m'étais dis aussi qu'il y avait une belle différence entre nos deux petits !!
Merci, c'est gentil. J'aime bien lire tes chemins de pensées, ça me permet vraiment d'en savoir plus sur son histoire. Et c'est grâce à ton style d'écriture que j'ai décidé d'en ajouter en écrivant pour développer l'histoire de Thomas.
A propos du Père Noël sorcier, ça m'a fait beaucoup réfléchir et m'a rendu curieuse. Du coup, j'ai mené une petite enquête sur ce site et auprès de mes Serpentards et il y a sur ce site, un retour sur les fêtes distinguant les moldus des sorciers avec leurs traditions etc... Si ça t'intéresse !
Entre deux lignes
@Thomas Didler
A la mention des nombreux jus de fruit qui pouvaient exciter leurs papilles, bien plus que celui de citrouille, Saïph acquiesça vivement, agitant sa tignasse de nœuds dans tous les sens. Elle rejoignait complètement son camarade. Le fait que les sorciers soient aussi fervents à boire cette chose infâme, elle ne le comprendrait jamais. Mais tous les goûts étaient dans la diversité, alors ce n’était pas bien grave. D’autant plus que, malgré ses craintes, le repas d’Halloween n’avait pas été uniquement constitué de cette variété de courge. Elle n’avait finalement pas à se plaindre outre mesure. Même si elle aurait apprécié voir des fantômes trancher les airs et faire disparaître ces énormes boules oranges. Chez elle, ils ne les creusaient pas. Ils ne les décoraient pas. Ses parents et elle n’en achetaient pas, ne les cultivaient pas. Depuis qu’elle avait déclaré que ses goûts étaient ailleurs, personne ne la forçait à en déposer ne serait-ce qu’une goutte sur sa langue. Arrivée à Poudlard, elle ne s’était donc pas méfiée des pichets qui reposaient sur la grande table au petit-déjeuner. A peine le verre entamé, elle avait manqué de peu de le recracher. Fort heureusement elle avait pu se contenir et s’était contentée de devenir verte et d’avaler le pancake le plus sucré possible pour passer le goût.
Elle rejoignit également Thomas pour les échecs. Qu’il apprécie les énigmes était amusant. Il aurait fait un bon Serdaigle, et ne se serait peut-être pas retrouvé constamment bloqué devant la porte de la Salle commune, contrairement à elle. Elle, elle devait souvent patienter pour espérer que quelqu’un lui ouvre. Ce qui lui permettait de rencontrer des membres des Bleu et Bronze, ce qui n’était pas pour lui déplaire. Parfois, elle parvenait à entrer en même temps que la marée humaine qui suivait le dîner. Cela signifiait généralement être bousculée dans tous les sens, mais c’était amusant. Elle se cramponnait à sa besace pour ne surtout pas s’effondrer et se laissait porter par les corps qui se pressaient.
Ce qui dérangeait la blondinette dans les échecs n’était sans doute pas ce qui gênait le brun. Elle, elle ne cherchait jamais à gagner. Cela ne l’intéressait pas. D’autant plus si des pièces subissaient ses faux pas. Briser les choses était une crainte qu’elle entretenait depuis bien longtemps. Elle avait été épouvantée en découvrant que ses erreurs coûteraient un bras à son cavalier. C’est pourquoi elle avait décidé de ne surtout pas s’approcher d’un tel jeu. La version moldue était également inquiétante, mais pour d’autres raisons. Il fallait tenter de piéger son adversaire, ce qui n’était absolument pas dans la nature de la fillette.
En entendant parler d’un endroit réservé exprès pour les potions et les ingrédients, la pré-adolescente cru rêver. Encore une fois, elle dû se morigéner pour ne pas sauter sur son vis-à-vis et le traîner vers la grande porte, puis le lac, dans le but de partir à la nage jusqu’à chez lui et découvrir ces merveilles. Elle aussi, elle avait un potager avec un coin exprès pour les plantes médicinales. Ils en dénichaient souvent au cours de randonnées, mais certaines avaient besoin d’un soin particulier. Alors une petite serre les voyait désormais grandir, puis être cueillies, devenir des onguents ou des infusions. Elle se demanda si Thomas aurait aimé voir ces décoctions. Sans doute pas. Il n’y avait pas vraiment de magie, dans ses recettes. La plupart du temps, elles ne fonctionnaient que sur de petites choses. C’était suffisant, pour elle. Mais peut-être pas pour un sorcier. Quoi que… Si, comme il le disait, sa maison ne ressemblait pas à une maison sorcière – à quoi ressemblait une maison sorcière, elle n’en savait rien – il pouvait être plus enclin à s’émerveiller du monde moldu.
- Mais j'aime ma maison et surtout j'aime y être mais ici, c'est pas aussi pire que ce à quoi je m'attendais. C'est sympa aussi.
Elle sourit. « Pas aussi pire ». Donc il aimait mais ne l’admettait pas totalement. Elle avait déjà remarqué que le Serpentard n’était pas vraiment prompt à laisser ses émotions éclater. Il fallait savoir lire entre deux lignes. Elle ne le connaissait pas suffisamment pour tout interpréter, espérait que cela change. Qu’ils aient encore de longues discussions. Qu’elle puisse ajouter des choses à sa liste mentale. Pour autant, cette fois, le mystère était évident. « Pas aussi pire » pouvait se traduire par « c’est bien » en langage de serpent. Elle fut donc heureuse d’apprendre que, même s’il était normal que sa maison lui manque, il se sentait tout de même bien, dans ce grand château.
- Et toi, tu as un endroit préféré à Poudlard ? Attention, interdiction de dire la bibliothèque ce serait trop facile pour une Serdaigle. Peut-être un coin où tu aimes être parce que tu t'y sens comme chez toi ?
Elle éclata de rire. Serdaigle ou non, elle pensait que la bibliothèque aurait été sur le podium de n’importe qui. D’autant plus celle-ci. Elle avait également aimé celle du Chemin de Traverse, où elle avait acheté ses livres. Cependant elle n’avait pas osé y passer beaucoup de temps. Flâner avec un adulte inconnu, ce n’était pas très envisageable pour quelqu’un qui craint souvent de déranger.
La réponse apparut rapidement, et son rire n’était pas encore terminé lorsqu’elle la lança :
- Le Parc et la Tour d’Astronomie ! Je m’y sens chez moi… Surtout les serres et la Tour. Parce que les serres, c’est mon père. Et la Tour, c’est ma mère. S’il y avait une serre tout près des étoiles, ce serait sans doute un peu moi. Et toi ? Un endroit ici où tu te sens chez toi ? Attention, la bibliothèque est aussi interdite. Parce que je crois que personne peut vraiment détester un endroit pareil.
898 mots
Oh et bien merci ! J'avoue que je tente un peu tout de même de restreindre les envolées de ma blondinette, parce que sinon j'en aurais pour plusieurs pages. La pauvre a une vraie tendance à se perdre... Mais c'est agréable de savoir que ça plaît. Et que cela peut être utile aux autres ! J'apprécie découvrir Thomas au travers de ses pensées également. Je pense sincèrement que cela lui donne du corps, de la consistance. Sa famille a vraiment l'air chouette ! J'adorerais lire un RP où il se promène chez lui et fabrique ses potions.
Oui j'avais vu ça ! Mais Saïph ne connait pas encore cette tradition. J'avoue avoir un peu saigné le site de façon à ne pas rédiger de bêtises...donc cette fête, je l'avais lue et je suis vraiment pressée de pouvoir écrire à Noël, en décembre prochain. De faire vivre à mon personnage un événement comme celui-ci.
A la mention des nombreux jus de fruit qui pouvaient exciter leurs papilles, bien plus que celui de citrouille, Saïph acquiesça vivement, agitant sa tignasse de nœuds dans tous les sens. Elle rejoignait complètement son camarade. Le fait que les sorciers soient aussi fervents à boire cette chose infâme, elle ne le comprendrait jamais. Mais tous les goûts étaient dans la diversité, alors ce n’était pas bien grave. D’autant plus que, malgré ses craintes, le repas d’Halloween n’avait pas été uniquement constitué de cette variété de courge. Elle n’avait finalement pas à se plaindre outre mesure. Même si elle aurait apprécié voir des fantômes trancher les airs et faire disparaître ces énormes boules oranges. Chez elle, ils ne les creusaient pas. Ils ne les décoraient pas. Ses parents et elle n’en achetaient pas, ne les cultivaient pas. Depuis qu’elle avait déclaré que ses goûts étaient ailleurs, personne ne la forçait à en déposer ne serait-ce qu’une goutte sur sa langue. Arrivée à Poudlard, elle ne s’était donc pas méfiée des pichets qui reposaient sur la grande table au petit-déjeuner. A peine le verre entamé, elle avait manqué de peu de le recracher. Fort heureusement elle avait pu se contenir et s’était contentée de devenir verte et d’avaler le pancake le plus sucré possible pour passer le goût.
Elle rejoignit également Thomas pour les échecs. Qu’il apprécie les énigmes était amusant. Il aurait fait un bon Serdaigle, et ne se serait peut-être pas retrouvé constamment bloqué devant la porte de la Salle commune, contrairement à elle. Elle, elle devait souvent patienter pour espérer que quelqu’un lui ouvre. Ce qui lui permettait de rencontrer des membres des Bleu et Bronze, ce qui n’était pas pour lui déplaire. Parfois, elle parvenait à entrer en même temps que la marée humaine qui suivait le dîner. Cela signifiait généralement être bousculée dans tous les sens, mais c’était amusant. Elle se cramponnait à sa besace pour ne surtout pas s’effondrer et se laissait porter par les corps qui se pressaient.
Ce qui dérangeait la blondinette dans les échecs n’était sans doute pas ce qui gênait le brun. Elle, elle ne cherchait jamais à gagner. Cela ne l’intéressait pas. D’autant plus si des pièces subissaient ses faux pas. Briser les choses était une crainte qu’elle entretenait depuis bien longtemps. Elle avait été épouvantée en découvrant que ses erreurs coûteraient un bras à son cavalier. C’est pourquoi elle avait décidé de ne surtout pas s’approcher d’un tel jeu. La version moldue était également inquiétante, mais pour d’autres raisons. Il fallait tenter de piéger son adversaire, ce qui n’était absolument pas dans la nature de la fillette.
En entendant parler d’un endroit réservé exprès pour les potions et les ingrédients, la pré-adolescente cru rêver. Encore une fois, elle dû se morigéner pour ne pas sauter sur son vis-à-vis et le traîner vers la grande porte, puis le lac, dans le but de partir à la nage jusqu’à chez lui et découvrir ces merveilles. Elle aussi, elle avait un potager avec un coin exprès pour les plantes médicinales. Ils en dénichaient souvent au cours de randonnées, mais certaines avaient besoin d’un soin particulier. Alors une petite serre les voyait désormais grandir, puis être cueillies, devenir des onguents ou des infusions. Elle se demanda si Thomas aurait aimé voir ces décoctions. Sans doute pas. Il n’y avait pas vraiment de magie, dans ses recettes. La plupart du temps, elles ne fonctionnaient que sur de petites choses. C’était suffisant, pour elle. Mais peut-être pas pour un sorcier. Quoi que… Si, comme il le disait, sa maison ne ressemblait pas à une maison sorcière – à quoi ressemblait une maison sorcière, elle n’en savait rien – il pouvait être plus enclin à s’émerveiller du monde moldu.
- Mais j'aime ma maison et surtout j'aime y être mais ici, c'est pas aussi pire que ce à quoi je m'attendais. C'est sympa aussi.
Elle sourit. « Pas aussi pire ». Donc il aimait mais ne l’admettait pas totalement. Elle avait déjà remarqué que le Serpentard n’était pas vraiment prompt à laisser ses émotions éclater. Il fallait savoir lire entre deux lignes. Elle ne le connaissait pas suffisamment pour tout interpréter, espérait que cela change. Qu’ils aient encore de longues discussions. Qu’elle puisse ajouter des choses à sa liste mentale. Pour autant, cette fois, le mystère était évident. « Pas aussi pire » pouvait se traduire par « c’est bien » en langage de serpent. Elle fut donc heureuse d’apprendre que, même s’il était normal que sa maison lui manque, il se sentait tout de même bien, dans ce grand château.
- Et toi, tu as un endroit préféré à Poudlard ? Attention, interdiction de dire la bibliothèque ce serait trop facile pour une Serdaigle. Peut-être un coin où tu aimes être parce que tu t'y sens comme chez toi ?
Elle éclata de rire. Serdaigle ou non, elle pensait que la bibliothèque aurait été sur le podium de n’importe qui. D’autant plus celle-ci. Elle avait également aimé celle du Chemin de Traverse, où elle avait acheté ses livres. Cependant elle n’avait pas osé y passer beaucoup de temps. Flâner avec un adulte inconnu, ce n’était pas très envisageable pour quelqu’un qui craint souvent de déranger.
La réponse apparut rapidement, et son rire n’était pas encore terminé lorsqu’elle la lança :
- Le Parc et la Tour d’Astronomie ! Je m’y sens chez moi… Surtout les serres et la Tour. Parce que les serres, c’est mon père. Et la Tour, c’est ma mère. S’il y avait une serre tout près des étoiles, ce serait sans doute un peu moi. Et toi ? Un endroit ici où tu te sens chez toi ? Attention, la bibliothèque est aussi interdite. Parce que je crois que personne peut vraiment détester un endroit pareil.
898 mots
Oh et bien merci ! J'avoue que je tente un peu tout de même de restreindre les envolées de ma blondinette, parce que sinon j'en aurais pour plusieurs pages. La pauvre a une vraie tendance à se perdre... Mais c'est agréable de savoir que ça plaît. Et que cela peut être utile aux autres ! J'apprécie découvrir Thomas au travers de ses pensées également. Je pense sincèrement que cela lui donne du corps, de la consistance. Sa famille a vraiment l'air chouette ! J'adorerais lire un RP où il se promène chez lui et fabrique ses potions.
Oui j'avais vu ça ! Mais Saïph ne connait pas encore cette tradition. J'avoue avoir un peu saigné le site de façon à ne pas rédiger de bêtises...donc cette fête, je l'avais lue et je suis vraiment pressée de pouvoir écrire à Noël, en décembre prochain. De faire vivre à mon personnage un événement comme celui-ci.