Eternal Healing of the Insecure Mind

Jeudi 17 février 2050
16h


C'était l'heure. Celle du rendez-vous avec la psychomage de l'école. Lorsqu'elle avait placé son mot maladroit dans la boîte, elle n'y avait pas vraiment réfléchi plus que ça. C'était plus comme un besoin profond qui allait au-dessus de sa propre volonté. Elle avait le besoin de parler, de se libérer de ce qui la tirailler tellement. Ça pouvait sembler puérile : une fillette demande de l'aide après avoir écrit une lettre d'amour niaise et que quelqu'un s'en soit moqué. Et pourtant, ça représentait tellement pour l'enfant… Heureusement, la réponse de la psychomage lui était parvenu dès le lendemain en lui donnait rendez-vous ici, aujourd'hui.

La petite fille avait donc passé la journée dans l'attente de ce moment. Elle stressait un peu à l'idée de devoir parler à une adulte. Elle ne savait plus vraiment si elle avait fait le bon choix en déposant ce petite bout de papier… Les cours lui avaient semblés plus long que d'habitude, comme hors du temps. Puis dès la sortie de celui de Sortilèges, elle s'était rendue au troisième étage, attendant sagement en faisant les cent pas. La brunette ne tenait pas en place et son regard cogitait entre le canapé et les différents magazines. Puis la porte s'ouvrit et Neytiri pénétra dans la nouvelle pièce. C'était très décalé de ce à quoi elle s'attendait mais elle se sentait à l'aise dans cet espace. Loin de la pierre et des tableaux typiques du reste du château, celle-ci arborait des plantes grimpantes et des canapés qui semblaient confortables.

Neytiri s'assit instinctivement sur l'un des fauteuils et laissa ses yeux se poser sur la décoration puis sur l'adulte qui lui faisait face. Son regard glissa sur la nourriture présente sur la table et que Miss Vermillon lui proposait. Elle avait l'estomac tordu qui lui coupait l'appétit mais elle accepta quand même l'un des cookies. Sans croquer dedans pour l'instant, elle attendit la suite. La fillette n'était pas habituée à ce genre d'ambiance. Elle ne s'était jamais rendue chez un psychologue et n'était pas de nature très bavarde. Er pourtant, il allait falloir qu'elle parle pour arriver à traverser tout ça…

- Bonjour Miss ! Je m'appelle Neytiri Winslow. Elle parlait doucement, laissant quelques blancs entre ses phrases pour souffler calmement. Elle ne savait pas si elle devait s'arrêter là ou poursuivre un peu plus… Hum… Je suis en Première Année à Serdaigle. Je vais avoir 12 ans en mai et je viens d'une famille de Sang-Mêlé. Mon papa est un sorcier et ma maman est une moldue, mais j'ai aussi une petite sœur et un petit frère.

Elle avait l'impression de faire un faux pas, de s'écarter du sujet. Ces informations n'étaient pas vraiment utiles… Et pourtant, en plongeant ses yeux noisettes dans ceux de l'adulte, d'un bleu sans jugement, juste attentifs à ce qu'elle pourrait dire. Elle souffla un grand coup et se jeta alors dans le sujet principal, celui pour lequel elle était là.

- C'était peut-être un peu stupide ce que je vais vous dire… En fait, je suis venue à cause d'une simple lettre. C'était la Saint-Valentin et j'avais envie de vivre cette fête moi aussi. Je voyais pleins de couples et d'animations autour de cadeaux et d'amour de partout… Moi aussi je voulais ressentir tout ça ! Alors j'ai écrit une lettre à un faux garçon mais je crois que c'était stupide. Je l'ai oublié à la bibliothèque — d'habitude c'est mon refuge— et…

Elle ne savait pas vraiment comment qualifier la suite. Est-ce qu'on pouvait dire que c'était une blague ? Ou une "boutade" comme elle l'avait parfois lu dans ses livres ? Du "harcèlement" ? Elle avait entendu ce mot plusieurs fois mais c'était pour des situations plus graves. Et puis la fille s'était excusée. Enfin presque mais c'était tout comme… Peut-être qu'elle en faisait tout un caprice pour quelques mots jetés à la volée. Alors dans le doute, elle se tût pendant un moment. Les sentiments se mélangeaient au fond d'elle, la perturbant de l'intérieur. Mais non, ce n'était pas simplement cette lettre. D'autres facteurs entraient en ligne de compte. Elle avait l'impression d'être à bout de souffle, de devoir lutter pour respirer calmement. Fermant les yeux, elle tria son esprit et l'ordre de ses moments avant de poursuivre.

- Une fille est arrivée et a trouvé la lettre. Quand j'ai voulu la récupérer, je l'ai vu la lire et en rigoler. Je me suis sentie blessée puisque c'était moi qui avait écrit ces mots. D'habitude je suis plutôt douée alors là j'ai été blessée, vous voyez ? Elle a cité des passages de ma lettre donc c'était clair. Et là, je me suis sentie hyper triste et blessée… et en colère aussi contre moi-même pour avoir écrit des mots aussi stupides ! Ça m'a comme ouvert les yeux et j'ai l'impression de faire les choses mal. Je ne suis pas toujours très douée en cours, je sais même pas dessiner alors que j'ai essayé plusieurs fois et je suis souvent hyper timide. Mais je pensais aux mots être forte pour manipuler les mots mais depuis lundi j'ai l'impression que même pour ça je suis nulle…

Il n'y avait pas d'autres mots pour expliquer ce ressenti. Et pourtant d'autre choses n'allaient plus depuis lundi. Ses parents lui manquaient énormément et d'habitude, c'est vers eux qu'elle se serait tourner et plus particulièrement sa mère. Mais elle ne pouvait à cause de la distance. C'était d'un autre type d'aide qu'elle avait besoin. Pas celui qui la rassurerait et la câlinerait sans fin. Non, plutôt celui qui la guiderait vers une plus grande confiance en elle et qui l'aiderait à avancer.

- Depuis lundi, j'ose plus retourner dans la bibliothèque. Je me sens plus à l'abri. Et puis, j'ai l'impression d'être jugée à chaque fois que je marche dans les couloirs comme si les élèves qui passaient pouvaient voir les mots de ma lettre écrits sur mon front, comme si eux aussi s'en moquaient. Et j'aime pas du tout ça. Alors je crois que j'ai besoin d'aide pour aller mieux…

Le temps était passé à une vitesse folle. Elle, qui ne voulait pas vraiment parlé au début et qui se sentait stressée, s'était pleinement libérée durant cette première séance. Mais ce n'était que le début et tout ne serait pas réglé en une séance. Miss Vermillon la rassura doucement et la guida sur certains exercices qui pourraient l'aider à aller mieux. Neytiri devra se munir d'un carnet et y noter chaque soir une situation où elle ne s'était pas sentie bien, où le regard des autres pesaient plus qu'à d'autres moments. La fillette devrait alors noter ce qu'elle pensait qu'ils avaient vu ou pensé d'elle, puis ce qu'elle savait vraiment de ce qu'ils avaient dit ou fait avant de noter un conseil qu'elle aurait donné à un ami dans la même situation. Pour le reste, elles verraient plus tard… Plus légère, Neytiri tourna alors le dos à la psychomage après un sourire d'au revoir et sortit de la pièce, même si elle y serait de retour la semaine prochaine.

(1182 mots)
@Mia Vermillon j'espère que tout est bon.
Démarches et exercices vus avec la joueuse

*** Promo 2049/2050 (1A) *** #261e62*** Fiche PR
“Les vrais amis sont comme des étoiles : ils brillent dans nos vies, même quand tout est sombre“
Les Ensorceleuses de l'Harmonie Sylvestre avec Eileen O'Brien