Rêverie lunaire

Mardi 21 décembre 2049
17h21
Avec @Mattew Thomas, @Gabrielle Taylor
et @Brian Helton


Dans quelques jours, il serait Noël, toutefois Thana ne s'en réjouissait pas vraiment.
Son manque d'enthousiasme intriguait quelque peu ses camarades qui n'osaient cependant pas lui en demander la raison. La jeune sorcière était perdue au milieu de cette excitation ambiante, sans avoir une quelconque accroche à cette marée d'exaltation, ni comprendre pourquoi elle n'était pas allée courir dehors avec ses amis aujourd'hui. Elle se surprenait de temps à autre à se sentir agréablement isolée et seule, comme si elle n'était plus qu'un simple mirage spectateur de l'impartiale et véritable vie. Pourtant, cela pouvait avoir du charme de se sentir telle une brume serpentant entre les arbres d'une forêt boisée : on avait la possibilité d'en oublier toutes ses préoccupations.

En cette fin d'après midi, la serpente sortit profiter de l'air frais de la cour de l'horloge pour tenter de calmer l'inquiétude inconnue qui la rongeait jusqu'aux os, pareille à une gangrène. Il fallait qu'elle se l'admette : quelque chose dans son psychisme essayait de détruire la barrière mentale qu'elle s'était construite ; elle allait céder au déferlement de ses émotions négatives. S'asseyant lourdement sur le rebord de la fontaine, son regard se perdit dans la méandres sombres du lieu, glissant sur les doux pavés usés par des générations et des générations de chaussures.

Puis, sa tête pivota vers la fontaine et son attention fut noyée par la beauté de l'eau contenue dans l'énorme vasque au bord de laquelle elle s'était assise. La Lune jetait des reflets divins sur l'eau. Ces derniers attirèrent la conscience de l'enfant comme un aimant, l'envoûtant par leur légère mouvance et leur couleur blanchâtre. Autour d'elle, la cour était presque déserte, le froid et le manque de lumière ayant fait fuir ses camarades qui s'étaient réfugiés à la lueur chaude des bougies du château. Tandis qu'une feuille de lierre venait chatouiller avec malice la peau pâle de sa main, son index caressait les reliefs froids de la pierre.

Plongée dans la contemplation du liquide cristallin, la petite se sentait comme dans un lieu merveilleux et féérique où une quelconque escapade onirique l'aurait amenée. Un léger sentiment de protection s'accouplait au calme ambiant de la fillette, les statues encadrant le monument la rassuraient. Enfin, elle leva les yeux vers la Lune comme si ses rayons de lumière blafards l'avait appelée en un murmure. Ses yeux se perdirent dans la blancheur de l'astre de la nuit comme s'il était la chose la plus pure et inspirante qu'elle ait jamais vue.

Excusez moi pour le retard, promis je ne vous avais pas oublié :'(

couleur : #2d7135
Shine so bright that it burns their fuckin eyes

Rêverie lunaire
C’était bientôt Noël. Le château était parée d’un manteau blanc et les températures étaient fraîches. La nuit tombait tôt et la petite Poufsouffle aimait s’aventurer dehors pour dessiner des parties du château à la lumière de la lune. Armée de quelques crayons, elle déambulait et s’arrêtait lorsque une vue attirait son regard. Ce soir la, ses pas l’avait emmenée jusqu’à la cour de l’horloge. Elle pénétra dans les lieux, admirant la blancheur de la lune. Les pavés sombres semblaient luire sous l’astre. Elle s’approcha de la fontaine centrale. Une fille y était assise. Elle avait le regard plongé dans l’eau miroitante de l’édifice. Gabrielle décida de ne pas la déranger et la laisser dans ses rêves. Ses pas la menèrent donc de l’autre côté, à l’opposée de sa camarade. Elle caressa le bord en pierres froides de la fontaine et s’y assit. Elle faisait face au clocher de l’horloge illuminée par la douce lumière de la pleine lune. Elle ouvrit son carnet à une nouvelle page et contempla la vue. Ce ne fut qu’après avoir longuement détaillé chaque traits de la pierre, qu’elle commença à dessiner. Trais après trais, elle fit apparaître sur le papier les formes droites du clocher et rondes de la lune et l’horloge. Au bout d’un moment plongée dans son dessin, Gabrielle sentait toujours la présence immobile de sa camarade. Elle tourna la tête. La fille était maintenant une ombre, une ombre qui observait la lune.

- Elle est belle ce soir, la lune. Souffla la Poufsouffle dans la fraîcheur de la nuit.


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@Mattew Thomas, @Thana N. Melione et @Brian Helton - 269

“Le sourire est le même dans toutes les langues’’
2A rp • 12 ans et toutes ses dents • color=#a67b01

Rêverie lunaire
Le 21 décembre. Le premier jour de l'hiver. Pourtant il y avait des semaines que le froid avait gagné l'île sur laquelle se dresse Poudlard. Et malgré la soirée encore jeune, les derniers rayons de la lumière tamisée du soleil disparaissait déjà à l'horizon. Emmenant encore avec eux quelques degrés.

Brian sortait d'un cours de vol morne et froid. Heureusement que le froid ne le dérangeait pas. Après tout il avait vécu toute son enfance quelque part en Ecosse. Un coin tout aussi perdu que le château ensorcelé lui-même. Sa maison était elle aussi quelque part sur une île, mais une île plus grande, et sa maison était plus petite, aussi.

Après un aller-retour aux cachots, le garçon était remonté, et avais pris le chemin de la cour de l'horloge. En franchissant la grande arche de pierre qui séparait l'intérieur chaleureux des ténèbres tranquilles, il leva les yeux.

Au loin, les étoiles s'allumaient l'une après l'autre. Ironiquement, les nuages gris qui avait constellé le ciel toute la journée semblaient s'être évaporés, comme pour se moquer des élèves qui avaient espéré un temps plus clément. Au milieu de tout ça, la Lune resplendissait, solitaire, à elle seule éclipsant toutes les autres lueurs célestes. L'astre éclairait la cour, baignée dans sa blancheur. Une lumière loin d'être aussi puissante que celle de son compagnon brûlant, désormais de l'autre côté de la planète, mais largement suffisante pour qui savait l'apprécier.

Une lumière qui dévoilait deux formes, installées sur la fontaine, toutes deux contemplatives. Une voix coula dans l'obscurité, juste soufflée. Dans un même souffle, Brian lui répondit.

- Elle est toujours belle. Mais ce soir, on la voit.

Et dans un infime froissement de tissus, il avança jusqu'à la fontaine.


286 mots
@Thana N. Melione, @Gabrielle Taylor Finalement c'est nous qui sommes le plus en retard Thana, mais maintenant on est là. :sweatingbullets:

Vous pouvez vous approcher, je ne mords pas si souvent. | 3°année RP 2050/2051
L'Ordre des Jedi Serpents avec Cassidy