6 mai 2025, 12:07
PNJ France solo La Vilaine aux yeux de biche
Avril 2050

Père allait se remarier.
Alice ignorait encore qui serait l’heureuse élue, mais la sentence était tombée.
Père allait se remarier.
A une ogresse affamée de richesse ? Une harpie allouvie par la promesse d’un avenir doré ?
Qu’importe.
Père allait se remarier, et Alice détestait cette fatalité.

Non pas qu’elle se sente nostalgique des années où sa mère partageait encore leur vie. Tout au contraire, Alice était enchantée de ne plus jamais avoir à subir le mépris de son infâme génitrice qu’elle avait toujours senti gravé dans ses chairs aussi sûrement que la cicatrice qui gâchait sa joue.
Mais une nouvelle femme dans la vie de Père, cela signifiait un nouveau combat au quotidien. Ces combats, Alice préférait les choisir.

Conscient qu’il n’y échapperait pas, Père avait donné du crédit à la parole d’Alice. Il lui avait présenté chacune des Sang-Pur françaises de moins de quarante ans que lui et tante Élise avaient estimés compétentes. Pendant des mois et des mois, la famille Sangblanc s’était arrangé pour que les rencontres avec les prétendantes se fassent en présence d’Alice. Et chaque rencontre fut écourtée. Était-ce à chaque fois la faute d’Alice ? Ah… la question restait entière.

Disons que la faute était partagée.
Les belles dames que Père et Tante Élise avaient sélectionnées n’étaient pas à la hauteur de leur grande famille, et Alice s’était contenté de leur faire comprendre. Parfois avec peut être un peu trop de tact, mais toujours avec politesse.
Non. Tout bien réfléchi, Alice n’avait rien à se reprocher. Elle avait été l’égide de la famille. D’ordinaire, ce rôle était celui de Thomas mais voila, le faquin était ailleurs.

Hélas… certaines prétendantes sont plus endurantes que d’autres.


Reducio
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- Votre PJ est présent ? oui / non
- Nom et prénom du PNJ (+ lien avec votre PJ) : Joséphine Deflandre. Future belle mère
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- Intérêt de ce RP pour votre PJ : Développer la relation belle-fille marâtre
Dernière modification par Alice Sangblanc le 8 mai 2025, 16:59, modifié 2 fois.

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6 mai 2025, 16:59
PNJ France solo La Vilaine aux yeux de biche
Elle s’appelait Joséphine Deflandre. Et à la seconde où Alice l’avait aperçue, elle avait su que le combat se solderait par sa propre défaite.
Mademoiselle Deflandre était belle. Pas autant qu’elle ou tante Élise, bien sûr, mais son charme a elle résidait dans cet exécrable douceur que vomissait chacun de ses pores. Ses beaux cheveux blonds sentaient la lavande, si bien qu’Alice s’était mise à haïr cette odeur. Elle qui avait toujours aimé les fleurs s’imaginait à présent mettre à feu un de ces champs violet dans laquelle elle avait jadis couru pied nu. Avait-elle été aveugle à un avertissement lointain de ses Ancêtres ?

« Alice. Enfin, je peux mettre un visage sur un nom. Et quel ravissant visage. Votre père n’a pas menti à votre sujet. Vous avez l’élégance et la grâce des grandes dames. »

Le sourire qu’étira Alice a ces mots creux était volontairement postiche. Il était celui d’une jeune femme qui savait qu’ici, la flatterie était une arme visant à percer ses solides défenses. Alice n’était pas dupe, et la vilaine devait le savoir.

Tous installés dans le salon du manoir des Deflandre, perché sur l’île de Ouessant, Alice restait silencieuse. Sa tasse entre ses doigts, elle écoutait distraitement les échanges. Les Deflandre seniors vantaient (quoi que le terme vendaient soit plus exact) les mérites de leur fille. Passionnée de botanique, travailleuse, généreuse, douée avec les enfants… En somme, une potiche tout juste bonne a enfanter de nouveaux héritiers de sang-pur français. Joséphine ne se distinguait pas des autres, ça non. Tout ce qui jouait en sa faveur auprès de Père reposait sur son regard doux et son sourire niais.

Père déposa sa tasse de thé sur la petite table de bois. Il se rencogna dans son siège en jetant un sourire à Joséphine, assise entre ses deux parents - ou propriétaires ? Mais il ne prononça aucun mot, laissant ce plaisir à tante Élise, devenue spécialiste en pouliche.

« Quand est-il de la fertilité de votre lignée, ma chère ? » demanda t-elle à la mère. « Je sais que vous même avez donné naissance à six filles pour seulement deux garçons. Le ratio d’héritier mâle est bas, et vous n’êtes pas sans savoir que nous attendons beaucoup de ce mariage. »

Alice baissa les yeux sur sa tasse et décida de ne plus écouter.
Elle se concentra sur le son des aiguilles de l’horloge, puis sur le ronronnement discret du gros chat gris étendu sur le tapis, puis sur le rire de Père à la réponse de la mère Deflandre.

« Je vous rejoins sur ce point ci : les filles sont plus simples à élever. » Il ponctua sa phrase d’un regard attendri vers sa fille. Cette même fille qui se retenait de singer les expressions du visage de sa future marâtre.

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6 mai 2025, 17:12
PNJ France solo La Vilaine aux yeux de biche
Ne supportant plus d’assister à sa défaite, Alice avait finir par sortir après avoir prétexter une volonté de profiter des effluves marines. Père n’était pas dupe, pas plus que tante Élise qui, d’un regard appuyé, avait ordonné à sa nièce de rester. Mais la belle dame aurait dû verbaliser sa pensée pour qu’Alice comprenne. Ah, quel dommage, voilà la jeune héritière qui désobéissait sans le savoir…

Elle s’était installée sur un rocher donnant sur la Mer Celtique, après avoir maudit cette robe qui ne lui permettait pas de s’étendre convenablement. Le corset était trop long. S’asseoir sur une chaise n’était déjà pas chose aisée, alors a même la pierre…
Le vent portait les effluves salines de la mer. Alice inspira. Ses yeux se refermèrent. Elle écoutait la caresse des vagues sur la plage en contrebas, puis leur retrait. Une mouette se mit à piailler au loin, puis sa voix s’éteint au profit du calme marin.

«  Je savais que je vous trouverai ici. C’est mon point de vue préféré. »

Alice aurait préféré le chant d’une sirène à la voix de la Deflandre.
Elle ne dit mot, laissant s’approcher la femme sans un regard. Elle soupira à peine quand Joséphine prit place à côté d’elle. Trop près au goût d’Alice qui se décala sur le côté de quelques centimètres.

«  J’ai passé toute mon enfance ici, à regarder la mer. Je me souviens même d’une fois où j’ai vu une selkie bondir sur la plage ! »

Joséphine rit, comme si sa propre anecdote était aurait dut susciter l’amusement d’Alice.
Père avait dû parler de la fascination de sa fille pour les êtres marins. Pitoyable tentative de rapprochement.
Face au silence d’Alice, Joséphine poussa un long soupir d’aise. Elle se pencha un peu en arrière, ses mains appuyées derrière elle. Elle souriait, Alice le voyait derrière ses lunettes. Son sourire marquait les pattes d’oies qui s’étaient formées, sans doute à cause de ses émotions bien trop marquées.
Avant que Joséphine n’entame la discussion, Alice prit la parole :

« Mon père ne vous aimera jamais. Son cœur est entre les doigts de ma mère. Si vous pensez parvenir à gagner son affection en vous rapprochant de sa fille unique, je préfère vous éviter des efforts inutiles : je n’ai que faire de vos simulacres. Quand bien même vous rejoindriez mon arbre généalogique, vous n’en resteriez pas moins une opportuniste auquel je n’accorderais pas plus d’intérêt qu’à une ombre dans mon sillage. »

Joséphine se figea. Elle leva les sourcils, fauchée par la virulence des propos de la jeune femme. Alice l’entendît déglutir. Elle se racla la gorge, réajusta ses mèches blondes volant au vent et se mua dans le silence. Fort bien.
La pouliche presque quadragénaire était peut-être endurante, mais Alice l’était tout autant.
Et elle, elle mordait.

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6 juil. 2025, 19:24
PNJ France solo La Vilaine aux yeux de biche
Le verdict était tombé : Joséphine Deflandre épouserait Père.

Le mariage se déroula le lendemain de son départ de Beauxbâtons, sous l’ombre de l’Arbre des Sangblanc.
Là où, trente années plus tôt, Père aurait dû épouser Mère.
Avec ce mariage, disaient les autres Sangblanc, les choses rentraient dans l’ordre. La branche principale épouse une française de sang-pur là, sous le regard des Anciens. Là où Thomas se marierait un jour. Là où Alice aurait dû se marier si elle était restée dans la branche principale.

La Deflandre souriait à Père, et Père lui souriait. Les pétales de nacre et de vermeille tombaient autour d’eux, comme si les Ancêtres eux mêmes approuvaient, encourageaient ce mariage.
Pourquoi ne l’auraient-ils pas fait ? Joséphine Deflandre était tout ce que l’on attendait d’une épouse : elle était fertile, et donnerait moult héritiers bien nés, bien purs, bien français à Père. Une pondeuse de belle lignée comme un Sang-Pur digne de ce nom les aime. Père aimera ses nouveaux enfants. Peut-être en perdra t-il autant qu’il en a perdu avec mère. Ou bien peut-être ne lui donnera t-elle que des fils. Alice espérait qu’il en soit ainsi. Pas pour elle, mais pour Père. L’autre ? Alice s’en moquait éperdument.

Comme toujours, le buffet était un compagnon fidèle. Alice ne le quitterait pas, ça non. Hors de question de converser avec les vendeurs de chairs qu’étaient les parents Deflandre. Ou pire : avec cette famille qu’elle se refusait de voir rejoindre son arbre généalogique.
Hélas, c’était chose faite.

« Petit loup pas contente. »

Le Soleil s’était voilé alors que cousin Yuri s’était avancé vers elle. Le vieil ours se pencha, vola un petit four, et l’engouffra dans sa bouche. Il se lécha les doigts, puis en reprit un autre.

« — Nous avons des serveurs, cher cousin. Même des assiettes.
Petit loup pas content et désagréable ? Petit loup vraiment pas content. »

Alice ne répondit rien à cela. Il n’y avait rien à contredire : son mécontentement se lisait sans peine dans chaque geste, et elle avait décidé qu’elle ne le cacherait pas. Tout au contraire. Ils avaient décidés qu’elle n’aurait pas voix au chapitre ? Ils ne choisiront pas son masque du jour.

Yuri observa Alice abandonner le buffet. Elle l’entendit grogner un rire avant qu’il ne prenne d’assaut les mini chaussons à la tomme.

Père était occupé à discuter avec un sorcier dont elle avait oublié nom et fonction. Elle passa à côté de Tante Élise qui écoutait en souriant le voyage récent d’un couple qui lui servait parfois de parure. Plus loin, Grand-Père montrait aux neveux de la Deflandre la course effréné des hippogriffes dans leur pré.
Alice pourrait s’éclipser, et personne ne la verrait. Ni Père, ni Tante Elise, ni Grand-Père, ni…

Où était Thomas ?

•••


Après une trop longue marche au quatre coins du domaine, Alice finit par retrouver Thomas au coeur de la forêt.
Il était assis contre un arbre, armé d’un plateau presque vidé de ses petits fours et d’une bouteille de champagne. Et il la buvait à même le goulot en grosses gorgées.
Alice pu s’approcher sans qu’il ne fasse le moindre geste vers elle. Etait-il encore en mesure de la sentir arriver ?

Alice s’arrêta devant lui. Sa soif momentanément étanchée, Thomas baissa enfin sa bouteille. Il posa enfin les yeux sur sa petite sœur.
Et sourit.

« — Tu as trouvé ma cachette secrète.
J'ai suivi les petits fours jonchant le sol. »

Thomas haussa une épaule, puis lui tendit son plateau.

« J’ai pris ceux qui n'ont pas été effleurés par les gros doigts de notre cousin de Sibérie... ni par ceux de cette vieille femme aux ongles trop longs. Il y a … ceux ci qui sont sans viande. Et celui ci, mais il a un goût… franchement pas terrible. Peut-être de la coriandre. A moins que ça ne soit du persil… bah ! Qu’importe. Il est infâme. Prends. »

Alice poussa un soupir. Sans un mot, elle contourna son frère pour rejoindre sa gauche. Elle pinça sa robe entre ses doigts et prit place à ses côtés en veillant à ne pas se salir.
Thomas l’observa, silencieux. Son sourire demeurait. Il reposa le plateau à sa droite.

Alice referma les yeux, l’arrière de son crâne contre le bois de l’arbre. Elle inspira longuement.
Le vent bruissait dans les feuilles. Ici, rien ne laissait présager qu’un mariage était célébré plus loin. Ici, il n’y avait qu’eux, le vent, le chant des oiseaux… et, parfois, le son d’un héritier vidant une bouteille de champagne dans sa gorge.

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6 juil. 2025, 21:25
PNJ France solo La Vilaine aux yeux de biche
« — Au fait : félicitations pour ton diplôme. Le mariage t’a volé la vedette.
Merci. »

Alice récupéra une autre bouchée à la violette et le croqua avec peut-être un peu trop d’agressivité. Thomas avait raison : aujourd’hui, on lui avait volé son père et les honneurs qui lui revenaient de droit. Alice était persuadée que le mariage avait été organisée en ce jour précisément pour qu’elle vive sa défaite par deux fois.
C’était d’ailleurs ce qu’elle avait osé dire lorsqu’on lui avait annoncé la date du mariage. Ils lui avaient assurés que non, qu’il était question de température plus agréable, de présence familiale, de disponibilité du traiteur… Des mensonges. Les Deflandre avaient fomentés. Alice en était sûre.

Un soupir échappa à Thomas.

« Tu veux que je te dise ? Ce mariage, cet union… c’est une bénédiction autant qu’une corde au cou. Pas pour Père, ô ça non. Lui, il est bien content de se remarier. Elle est belle, sa nouvelle femme. Et foutrement jeune. Ne me regarde pas comme ça ! Je sais qu’on ne fait pas des gâteaux frais dans un vieux four. Mais il s’en tire bien. Elle est belle, elle a encore toutes ses dents quand elle sourit - et les Astres savent qu’elle sourit - et, en plus, elle est gentille. Son seul tort, c’est d’être la petite dernière de la famille. C’est pour cela que monsieur et ma dame Deflandre nous l’ont cédé si aisément. Mais nous. Moi. Moi. Qu’est-ce que je deviens, hein ? »

Il récupéra sa bouteille, non pour la boire mais seulement pour la tenir. Ses sourcils étaient froncés… mais ce n’était pas par colère, Alice le savait. Car lorsqu’il était en colère, Thomas ne pinçait pas ses lèvres, Thomas ne frottait pas son menton.

« — C’est moi, l’héritier. Et putain j’ai été élevé pour ça.
Ton langage.
Pour succéder à Père, un jour, quand Grand-Père rejoindra les Ancêtres. Mais ça ! Ça c’était avant qu’il épouse une jeune, jolie et fertile française qui va lui donner un héritier parfait. Pas coupé au sang allemand, non, non. Français. »

Il souffla un rire, bien vite étouffé par le goulot de la bouteille. Alice l’observait, sans un mot, mais pas sans comprendre.
La place de l’héritier était menacé… et il ne savait pas si c’était une bonne ou une mauvaise chose.
Les lèvres de Thomas quittèrent les lèvres de Thomas. Il tourna la tête vers sa petite soeur, et la désigna dans un geste qui fit danser le champagne.

« J’ai tout donné. J’ai écouté chaque conseil de Mère… non. Non, je les ai suivi comme si c’était le seul foutu chemin. Ben oui, parce que quand ta mère te dit quoi faire, t’écoute. C’est simple. Tu poses ce cerveau qu’on t’a entraîné à développer, et t’avance parce que c’est comme cela. T’écoute tes parents. Hm hm. Et maintenant ? Qu’est-ce que je deviens, moi ? Un héritier de rechange au cas où le prochain, le bien né, il tombe de son landau la tête la première ? Non ma Dame, parce qu’il y en aura un autre. Et si l’autre tombe de la fenêtre ? Rebelotte, elle en pondra un autre jusqu’à ce que la fleur fane. Parce que c’est comme ça que ça marche, Alice. C’est ça, être bien né mais pas assez. Tu es jetable. »

Le regard de Thomas se perdit entre Alice et un buisson, un peu plus loin. La bouteille retomba lentement entre elle, comme si il n’avait plus la force ni la volonté de la lever.

« J’aime Morgan. Putain… je l’aime comme un fou. Et j’ai accepté que jamais je ne pourrai vivre avec elle comme j’en crève d’envie. Que je ne pourrai pas voir son visage chaque matin. Que je ne verrai pas son ventre s’arrondir. »

Ce fut à cet instant précis que la situation devint gênante pour Alice. Elle n’avait pas envie de l’entendre parler de Morgan enceinte… ni l’entendre parler de Morgan tout court. De qui que ce soit, en réalité. Par Circée, elle aurait aimé lui dire de se taire, comme souventefois. Mais ç’eut été cruel. Alice le voyait bien : Thomas ne savait plus où se situer.

« Père voudra me garder comme son héritier, je le sais. Et il va le faire. Parce que Grand-Père n’est pas éternel, et qu’il mourra avant que le futur bébé Sangblanc n’arrive à l’âge adulte. Je vais devoir épouser une française, lui faire des enfants en attendant d’être jeté. Peut-être que ça n’arrivera pas. Peut-être que Joséphine ne lui donnera que des morts nés, on ne sait pas. Quoi que, on sait que ça pourrait arriver. Suffit de voir Élise et son incapacité à pondre. Et moi, je vais devoir vivre avec ça. Avec la putain de conviction qu’à tout moment, j’aurai épousé une autre que celle que j’aime pour rien. »

Thomas se tut.
Il se détourna d’Alice, et appuya à nouveau son dos contre l’arbre.
Son mutisme soudain était un cri silencieux, et il fit plus de mal encore à la jeune sœur que de l’entendre verbaliser son inconfort.

Alors, elle se rapprocha de lui.
Et vint poser sa tête contre son épaule.
Alice sentit Thomas se crisper. Puis se détendre.
Sa joue se posa sur le crâne tressé d’Alice.
Il leva sa bouteille de champagne en l’air.

« A nous, petite vipère ! A nous, et à ces putains de mariages arrangés. »

Cette fois, Alice ne le corrigea pas : elle était parfaitement d’accord.

• FIN •

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