Tu sais grimper ?
MERCREDI 1ER JUIN
APRES L'ATELIER , 18 H
@MAXINE TREMBLAY
APRES L'ATELIER , 18 H
@MAXINE TREMBLAY
A mesure que les enfants quittaient la serre et que Niall terminait de ranger les lieux avec Sigmund, le regard du libraire s’échappait quelques fois à travers la fenêtre de la serre ; serre qui donnait sur l’extérieur où peut-être se trouverait Maxine. Par besoin de changer son état d’esprit, par envie aussi, il lui fallait la retrouver. Un mercredi, même vers dix-huit heures, il espérait qu’elle ne soit pas déjà rentrée dans le château. Ce n’est pas qu’il n’y avait pas accès — quoique sa présence pouvait être questionnée — mais c’est qu’il n’avait pas tellement envie de croiser l’autre homme. Celui qu’elle avait mentionné et avec qui elle entretenait une relation, de ce qu’il comprenait, plus profonde. Niall n’avait aucun intérêt à le rencontrer, c’était leur affaire et il n’avait pas spécialement envie de s’immiscer là-dedans.
Alors après avoir excusé son départ auprès du professeur, expliquant qu’il souhaitait retrouver Maxine, Niall était sorti en remontant vers le parc ; la seule étape avant le château. Si la sorcière n’y était pas, il se dirigerait vers le terrain d’entraînement. Même si l’heure faisait qu’il doutait quelque peu de la trouver là-bas, il tenterait.
Mais heureusement, la coupe de cheveux de la Canadienne se démarqua suffisamment pour que Niall la repère dans un coin du parc. Un coin où, évidemment et malheureusement, se trouvaient plusieurs élèves. Alors il s’avança vers celle qui lui tournait le dos et tenta de paraître le plus naturel possible.
— Excusez-moi, je cherche une certaine professeure de vol et je suis un peu perdu dans ce château, lâcha-t-il à voix basse, un léger sourire en coin.
Son dos droit, il se retint de montrer un quelconque geste d’affection et sourit à la sorcière, tout en jetant quelques coups d’œil sur les regards peut-être déjà curieux.
Tu sais grimper ?
L'été arrivait. Ça se sentait dans l'air et surtout sans les rayons du soleil. Ces rayons venait frapper doucement et avec une tiédeur des plus agréable la peau de son visage qu'elle avait tournée vers le ciel en attendant que Niall réussisse à la trouver. Elle ne lui avait pas trop compliqué la tâche, se postant sur un banc qui se trouvait sur le chemin entre les serres et le terrain d'entrainement quelques minutes avant la fin de l'atelier qu'il était venu animé. Elle n'avait pas voulu y assister sans trop savoir expliquer pourquoi. Il y vait plusieurs raisons et toutes s'entrechoquaient les unes aux autres. Parmi ces raisons il y vait trois prénoms. Dominic, Niall et... Sigmund. Oui Sigmund. Si le professeur de botanique n'était pas méchant il n'avait pas non plus de filtres quand à ce qu'il pouvait ou non dire et donc était inévitablement le roi des gaffes. Et s'il y avait bien une chose que Maxine voulait éviter, c'était que les élèves sachent qu'elle avait plusieurs partenaires. Ce n'était pas tant qu'elle n'assumait pas mais plutôt quele souhaitait avoir le choix d'une telle révélation, encore plus quand la vie faisait que ses amoures restaient cloisonnées. Chacun et chacune connaissait l'existence des deux autres et avaient quelques informations selon les questions qu'on avait pu lui poser, mais pas plus. Tout dépendait de leurs souhaits finalement.
La venue de Niall à Poudlard brisait quelque peu les barrières qui existaient avec l'une des personnes de sa vie, celle qui, contre tous ses a priori, s'était taillée une place de choix. Et une des hantises de Maxine était que les deux hommes se croisent. Ou pire. Que l'un d'eux tombe par hasard sur elle en train de discuter avec le deuxième. Mais ça n'était pas arrivé et si elle avait dit au libraire qu'ils pouvaient se retrouver avant qu'il ne quitte l'école, c'était bien parce qu'elle savait que le professeur ne serait pas dans le coin où elle comptait l'emmener.
Le visage offert aux rayons du soleil, Maxine entendait ce qui se passait autour d'elle. Il y avait des grappes d'élèves qui passaient par là, notamment ceux qui quittaient les serres, signe que l'irlandais n'allait pas tarder. Et quelques minutes après la survenue de cette pensée, sa voix s'élevait dans son dos. La canadienne sourit automatiquement, les yeux toujours clos. "Ne seriez vous pas plutôt perdu dans le parc plutôt que le château?" Dit-elle alors sans bouger, le laissant un peu mariner... Mais pas trop longtemps, les élèves, encore et toujours. Sa tête bascula vers l'avant et ses yeux se rouvrir, elle regarda derrière elle et le vit du coin de l'œil. Encore quelques secondes et elle se leva pour lui faire face. "Mais je crois que vous êtes chanceux, je sais où la trouver. Vous me suivez?" Lança-t-elle alors avant de passer devant lui pour prendre la direction de la clairière aux courses. Ce n'était pas là qu'elle voulait aller mais pas très loin, là où il n'y aurait pas d'adolescents trop curieux.
La venue de Niall à Poudlard brisait quelque peu les barrières qui existaient avec l'une des personnes de sa vie, celle qui, contre tous ses a priori, s'était taillée une place de choix. Et une des hantises de Maxine était que les deux hommes se croisent. Ou pire. Que l'un d'eux tombe par hasard sur elle en train de discuter avec le deuxième. Mais ça n'était pas arrivé et si elle avait dit au libraire qu'ils pouvaient se retrouver avant qu'il ne quitte l'école, c'était bien parce qu'elle savait que le professeur ne serait pas dans le coin où elle comptait l'emmener.
Le visage offert aux rayons du soleil, Maxine entendait ce qui se passait autour d'elle. Il y avait des grappes d'élèves qui passaient par là, notamment ceux qui quittaient les serres, signe que l'irlandais n'allait pas tarder. Et quelques minutes après la survenue de cette pensée, sa voix s'élevait dans son dos. La canadienne sourit automatiquement, les yeux toujours clos. "Ne seriez vous pas plutôt perdu dans le parc plutôt que le château?" Dit-elle alors sans bouger, le laissant un peu mariner... Mais pas trop longtemps, les élèves, encore et toujours. Sa tête bascula vers l'avant et ses yeux se rouvrir, elle regarda derrière elle et le vit du coin de l'œil. Encore quelques secondes et elle se leva pour lui faire face. "Mais je crois que vous êtes chanceux, je sais où la trouver. Vous me suivez?" Lança-t-elle alors avant de passer devant lui pour prendre la direction de la clairière aux courses. Ce n'était pas là qu'elle voulait aller mais pas très loin, là où il n'y aurait pas d'adolescents trop curieux.
Modératrice - Professeur de vol depuis le 17/04/2049 - DDM de Gryffondor (du 17/04/2049 au 26/04/2050) - color=#b07d15.
Tu sais grimper ?
Depuis sa rencontre avec Maxine, peu importe les raisons qui se cachaient derrière son choix, Niall restait attiré par un même côté chez elle : son imprévisibilité. Il repensait parfois à ces adjectifs qu’il lui avait glissés entre deux pas de danse ce soir du trente-et-un, les énonçant presque machinalement comme l’aurait fait un de ses seuls modèles masculins. Dans cette liste, à présent qu’il connaissait mieux la sorcière, il aurait pu ou dû parler de ce caractère-là. Certes, il avait mentionné sa spontanéité, mais rien qui n’ait la puissance d’être imprévisible ; et l’imprévisibilité attirait l’intrigue, et Niall avec. Alors évidemment que même lorsque sa voix et sa remarque n’éveillèrent pas ses paupières fermées, l’Irlandais s’accrocha encore un peu. Il s’accrocha à ce sourire qui venait toutefois d’apparaître sur son visage — qu’elle laissait, de toute évidence, être scruté.
Toujours les yeux clos, ce fut sa remarque à elle qui le fit sourire davantage. Parce qu’elle le reprenait sur son choix de mots — un parc faisait partie d’un château, elle jouait sur les mots ! —, parce qu’elle s’adressait à lui les yeux fermés, mais surtout, parce qu’elle l’avait reconnu à sa voix et qu’elle lui faisait comprendre.
Et s’enchaînèrent ensuite gestes, regards et paroles qui marquèrent la totale acceptation de Niall de faire partie de ce jeu. Ses yeux s’étaient enfin ouverts et l’Irlandais y avait vu son éternelle prise en main. Maxine n’était pas de celles qui attendaient que l’on balise le chemin pour elle ; non, Maxine savait très bien le faire elle-même, et Niall aimait s’en trouver encore étonné. Alors si son sourire venait, grâce à la remarque de la Canadienne, de gagner quelques centimètres supplémentaires ainsi qu’un rire retenu, il constata également que leur relation se poursuivait. Qu’elle suivait, comme Niall allait suivre Maxine peu importe où il allait l’emmener.
En passant devant lui, l’Irlandais tenta de retenir son sourire amusé, tout en jetant un rapide coup d’œil derrière lui, avant de revenir sur la sorcière imprévisible qui les emmenait sûrement quelque part de plus discret.
— Ce n’est pas trop loin j’espère ?, demanda-t-il en la rattrapant. C’est que votre directrice m’a donné un horaire à respecter.
Puis dans ces quelques mètres parcourus, Niall força la sorcière à s’arrêter lorsqu’il se plaça devant elle en reprenant leur fameux sourire.
— Et je ne sais pas si je suis quelqu’un de très patient.
Dans son regard qui se posait sur celui de Maxine, Niall y déposait une forte envie de l’embrasser. Dans son regard qui se posait sur ses yeux et sur ses lèvres, mais aussi dans son sourire joueur. Et alors que la Canadienne cherchait, pour une fois, à se cacher des autres, pour l’Irlandais, c’était tout l’inverse. Il se fichait bien qu’on les voie, car le tableau qu’ils peignaient à l'extrémité de ce parc était tout ce qu’il s’efforçait de peindre en lui : le couple parfait, l’hétérosexualité dans toute sa splendeur, vue de tous, lui offrant ainsi la couverture parfaite.
Toujours les yeux clos, ce fut sa remarque à elle qui le fit sourire davantage. Parce qu’elle le reprenait sur son choix de mots — un parc faisait partie d’un château, elle jouait sur les mots ! —, parce qu’elle s’adressait à lui les yeux fermés, mais surtout, parce qu’elle l’avait reconnu à sa voix et qu’elle lui faisait comprendre.
Et s’enchaînèrent ensuite gestes, regards et paroles qui marquèrent la totale acceptation de Niall de faire partie de ce jeu. Ses yeux s’étaient enfin ouverts et l’Irlandais y avait vu son éternelle prise en main. Maxine n’était pas de celles qui attendaient que l’on balise le chemin pour elle ; non, Maxine savait très bien le faire elle-même, et Niall aimait s’en trouver encore étonné. Alors si son sourire venait, grâce à la remarque de la Canadienne, de gagner quelques centimètres supplémentaires ainsi qu’un rire retenu, il constata également que leur relation se poursuivait. Qu’elle suivait, comme Niall allait suivre Maxine peu importe où il allait l’emmener.
En passant devant lui, l’Irlandais tenta de retenir son sourire amusé, tout en jetant un rapide coup d’œil derrière lui, avant de revenir sur la sorcière imprévisible qui les emmenait sûrement quelque part de plus discret.
— Ce n’est pas trop loin j’espère ?, demanda-t-il en la rattrapant. C’est que votre directrice m’a donné un horaire à respecter.
Puis dans ces quelques mètres parcourus, Niall força la sorcière à s’arrêter lorsqu’il se plaça devant elle en reprenant leur fameux sourire.
— Et je ne sais pas si je suis quelqu’un de très patient.
Dans son regard qui se posait sur celui de Maxine, Niall y déposait une forte envie de l’embrasser. Dans son regard qui se posait sur ses yeux et sur ses lèvres, mais aussi dans son sourire joueur. Et alors que la Canadienne cherchait, pour une fois, à se cacher des autres, pour l’Irlandais, c’était tout l’inverse. Il se fichait bien qu’on les voie, car le tableau qu’ils peignaient à l'extrémité de ce parc était tout ce qu’il s’efforçait de peindre en lui : le couple parfait, l’hétérosexualité dans toute sa splendeur, vue de tous, lui offrant ainsi la couverture parfaite.
Tu sais grimper ?
Sourire, rire retenu, yeux pétillant et ça, chez les deux protagonistes. Le jeu venait de débuter. Toujours le même. Chacun à leur tour il en prenait la direction et même parfois, le maître du jeu changeait en cours de partie. Pour le plus grand plaisir de Maxine qui ne s'était même pas inquiétée de savoir si oui ou non Niall la suivait. Déjà parce qu'elle était sûre d'elle, il lui emboiterait le pas. Elle l'avait vu sur son visage. Et puis si jamais elle s'était trompée... Certes elle ne serait pas ravie. Probablement qu'elle serait blessée aussi. Elle n'en savait trop rien et la question ne se posait pas, il était là, juste derrière elle. Elle avait entendu ses pas avant même d'entendre sa voix.
Désormais sous le couvert des arbres, Maxine suivit le chemin sur moins de dix mètres. "On y est presque, ne vous en faites pas pour l'horaire." Dit-elle sans se retourner avec l'intention de bifurquer sur la gauche pour s'enfoncer entre les arbres. Pas très loin d'ailleurs. Juste une zone où les feuillus étaient plus clairsemés, créant une ambiance tout à fait agréable et surtout un endroit parfait compte tenu de ses besoins de discrétion. Sauf que l'irlandais n'entendait pas la laisser guider entièrement ce moment et chercha à en prendre les rênes. En effet il avait allongé le pas et s'était planté devant elle en argumentant avec un manque de patience.
Et ça se voyait, qu'il n'avait pas envie d'attendre. Il aurait fallu qu'elle soit bien aveugle pour ne pas le lire sur son visage. Et si habituellement elle aurait comblé la distance entre eux pour le pousser jusqu'à l'arbre qui se trouvait derrière lui et répondre à cet éclat qu'elle voyait dans ses yeux, là... Elle commença par vérifier par dessus son épaule. Le lieu, la présence des élève, elle n'aurait pas pu faire autrement. Même avec Dominic ils se faisaient discrets. Pas qu'il s'empêchent de discuter, mais en dehors de ce premier baiser où des élèves de sortie les avaient surpris, jamais ils n'avaient d'élan d'affection en leur présence. Un règle implicite à laquelle elle ne comptait pas dérogée, encore plus en considérant sa volonté de ne pas laisser les adolescents comprendre qu'elle ne répondait pas à la norme en matière de relations amoureuses.
Ses prunelles revinrent vers celles de l'irlandais et son sourire revint. "Et pourtant vous avez déjà su faire preuve de patience." Glissa-t-elle en lui attrapant la main, le jeu était toujours là, mais il n'était plus seul, pour le tirer jusque derrière les arbres. Juste quelques mètres, exactement là où elle souhaitait l'amener initialement. Alors elle intercala ses doigts entre les siens et lui refit face, cherchant comment poursuivre. Un instant de flottement et elle portait sa main libre à la nuque du brun mais elle n'y déposa pas ses lèvres, pas encore. D'abord elle avait besoin d'éclaircir un point et comme tourner autour du chaudron n'était pas vraiment un de ses traits de caractère, elle n'eut pas besoin de longtemps pour lui souffler: "Sigmund au courant... qui en a parlé à Elina, c'est déjà bien suffisant." Il était presque étonnant que son collègue de botanique ne soit pas déjà venu lui en parler. L'aîné de ses collègues serait même capable d'aller trouver Dominic sans même passer par elle. Ce qui serait pour le moins... Le soudanais ne se vexerait pas, il ne devrait pas s'emporter, mais Merlin si les discussions avec ses partenaires l'amenait à cloisonner ce n'était pas pour que quelqu'un vienne tout chambouler.
Désormais sous le couvert des arbres, Maxine suivit le chemin sur moins de dix mètres. "On y est presque, ne vous en faites pas pour l'horaire." Dit-elle sans se retourner avec l'intention de bifurquer sur la gauche pour s'enfoncer entre les arbres. Pas très loin d'ailleurs. Juste une zone où les feuillus étaient plus clairsemés, créant une ambiance tout à fait agréable et surtout un endroit parfait compte tenu de ses besoins de discrétion. Sauf que l'irlandais n'entendait pas la laisser guider entièrement ce moment et chercha à en prendre les rênes. En effet il avait allongé le pas et s'était planté devant elle en argumentant avec un manque de patience.
Et ça se voyait, qu'il n'avait pas envie d'attendre. Il aurait fallu qu'elle soit bien aveugle pour ne pas le lire sur son visage. Et si habituellement elle aurait comblé la distance entre eux pour le pousser jusqu'à l'arbre qui se trouvait derrière lui et répondre à cet éclat qu'elle voyait dans ses yeux, là... Elle commença par vérifier par dessus son épaule. Le lieu, la présence des élève, elle n'aurait pas pu faire autrement. Même avec Dominic ils se faisaient discrets. Pas qu'il s'empêchent de discuter, mais en dehors de ce premier baiser où des élèves de sortie les avaient surpris, jamais ils n'avaient d'élan d'affection en leur présence. Un règle implicite à laquelle elle ne comptait pas dérogée, encore plus en considérant sa volonté de ne pas laisser les adolescents comprendre qu'elle ne répondait pas à la norme en matière de relations amoureuses.
Ses prunelles revinrent vers celles de l'irlandais et son sourire revint. "Et pourtant vous avez déjà su faire preuve de patience." Glissa-t-elle en lui attrapant la main, le jeu était toujours là, mais il n'était plus seul, pour le tirer jusque derrière les arbres. Juste quelques mètres, exactement là où elle souhaitait l'amener initialement. Alors elle intercala ses doigts entre les siens et lui refit face, cherchant comment poursuivre. Un instant de flottement et elle portait sa main libre à la nuque du brun mais elle n'y déposa pas ses lèvres, pas encore. D'abord elle avait besoin d'éclaircir un point et comme tourner autour du chaudron n'était pas vraiment un de ses traits de caractère, elle n'eut pas besoin de longtemps pour lui souffler: "Sigmund au courant... qui en a parlé à Elina, c'est déjà bien suffisant." Il était presque étonnant que son collègue de botanique ne soit pas déjà venu lui en parler. L'aîné de ses collègues serait même capable d'aller trouver Dominic sans même passer par elle. Ce qui serait pour le moins... Le soudanais ne se vexerait pas, il ne devrait pas s'emporter, mais Merlin si les discussions avec ses partenaires l'amenait à cloisonner ce n'était pas pour que quelqu'un vienne tout chambouler.
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Tu sais grimper ?
Dans le regard que Maxine jeta par dessus son épaule, Niall crut un instant que la sorcière allait déroger à sa règle ; que ce regard n'était qu'une simple vérification et qu'il signifiait un abandon de surveillance, un lâcher prise sur ce qui - pour Niall du moins - était plus intéressant. Mais non. A ce regard suivit une main qui vint prendre la sienne et l'emmener plus loin, jusque derrière les arbres.
Dans ce mouvement, Niall avait alors décroché son regard de la Canadienne pour mieux suivre sa direction et observait maintenant, tête vers le ciel, les branches d'arbres fleuries qui les recouvraient. Un simple regard pour s'assurer de ce qui l'entourait, une inspiration pour profiter de cet environnement naturel qui caractérisait sa magie et un regard à nouveau attiré par une autre main qui vint se glisser dans sa nuque. Il avait bien senti ses autres doigts être saisis par ceux de Maxine, comme il avait bien remarqué que la sorcière ne semblait pas encore vouloir s'adonner à ce que Niall cherchait depuis quelques minutes. Alors il se montrerait encore patient quelques minutes supplémentaires.
Et si le libraire se serait permis de taquiner la sorcière pour relancer le jeu dans son sens, son corps entier sembla se calmer en une seconde lorsqu'il repéra la légère inquiétude qui traversait son regard et le ton de sa voix. Aussi léger que son inquiétude, un froncement de sourcils se dessina sur le visage de l'Irlandais qui tentait de comprendre au mieux la situation. Il ne connaissait pas très bien le professeur de botanique. Il était simplement son voisin de quelques maisons à Loutry et il ne pouvait donc décemment pas assurer à Maxine quoi que ce soit.
— Tu crains qu'il n'en parle à tout le château ?, demanda-t-il d'un ton plus doux, sans quitter son regard. Ou est-ce que c'est pour ... que ça t'inquiète ?
Sous cette absence de mention, Niall avait préféré envoyer un petit coup de tête vers le château, ainsi qu'un petit rictus qui portaient le nom de "Dominic", mais que pour une raison qui le regardait, il avait préféré ne pas le nommer, ne pas l'insérer entre les deux.
— Tu voudrais que je lui en parle ? A Sigmund ?
Dans son élan, il plaça sa main libre sur la taille de la sorcière. Un geste qui montrait simplement qu'il l'écoutait et prenait au sérieux son inquiétude. Mais aussi un geste qui pourrait changer de dynamique lorsque l'inquiétude serait dissipée.
Dans ce mouvement, Niall avait alors décroché son regard de la Canadienne pour mieux suivre sa direction et observait maintenant, tête vers le ciel, les branches d'arbres fleuries qui les recouvraient. Un simple regard pour s'assurer de ce qui l'entourait, une inspiration pour profiter de cet environnement naturel qui caractérisait sa magie et un regard à nouveau attiré par une autre main qui vint se glisser dans sa nuque. Il avait bien senti ses autres doigts être saisis par ceux de Maxine, comme il avait bien remarqué que la sorcière ne semblait pas encore vouloir s'adonner à ce que Niall cherchait depuis quelques minutes. Alors il se montrerait encore patient quelques minutes supplémentaires.
Et si le libraire se serait permis de taquiner la sorcière pour relancer le jeu dans son sens, son corps entier sembla se calmer en une seconde lorsqu'il repéra la légère inquiétude qui traversait son regard et le ton de sa voix. Aussi léger que son inquiétude, un froncement de sourcils se dessina sur le visage de l'Irlandais qui tentait de comprendre au mieux la situation. Il ne connaissait pas très bien le professeur de botanique. Il était simplement son voisin de quelques maisons à Loutry et il ne pouvait donc décemment pas assurer à Maxine quoi que ce soit.
— Tu crains qu'il n'en parle à tout le château ?, demanda-t-il d'un ton plus doux, sans quitter son regard. Ou est-ce que c'est pour ... que ça t'inquiète ?
Sous cette absence de mention, Niall avait préféré envoyer un petit coup de tête vers le château, ainsi qu'un petit rictus qui portaient le nom de "Dominic", mais que pour une raison qui le regardait, il avait préféré ne pas le nommer, ne pas l'insérer entre les deux.
— Tu voudrais que je lui en parle ? A Sigmund ?
Dans son élan, il plaça sa main libre sur la taille de la sorcière. Un geste qui montrait simplement qu'il l'écoutait et prenait au sérieux son inquiétude. Mais aussi un geste qui pourrait changer de dynamique lorsque l'inquiétude serait dissipée.
Tu sais grimper ?
Maxine avait inconsciemment retenu sa respiration et soupira doucement quand elle s'aperçoit que Niall avait parfaitement compris. Elle hocha la tête doucement. Oui c'était bien ses craintes. "La première surtout." Confirma-t-elle sans reparler de Dominic, car elle avait bien compris ce que le mouvement de tête de l'irlandais signifiait, elle n'était pas bête. Un nouveau soupir, bien plus discret, s'échappa de ses lèvres lorsqu'elle senti la main de l'homme se glisser jusqu'à sa taille. La canadienne recevait ce geste comme un signe de réconfort, il était là malgré tout, y compris la rassurer quand elle mettait des doutes. Ce qui restait précieux. À nouveau elle hocha la tête. "Si tu peux. Juste lui demander de me laisser choisir si, quand et à qui j'en parle." Pas un secret, mais quelque chose qui ne regardait qu'elle...bet un peu les personnes avec qui elle entretenait une relation. Ils avaient autant qu'elle leur droit de poser un véto, s'ils ou elle ne se sentait pas près d'assumer auprès des autres cette particularité.
Ses yeux, jusque là volages, passant du visage au rose du libraire en passant par les arbres derrière lui, se fixèrent enfin quelque part quoique... D'abord ils suivirent un trajet; son épaule gauche, sa clavicule, le bord de son cou, l'angle de sa mâchoire, le dessin de son oreille et enfin ses yeux. "Merci" dit-elle alors à voix basse, son soulagement étant largement perceptible. Puis elle se laissa aller à poser sa joue sur le torse du brun, par besoin de se rapprocher, et celui d'obtenir une entreinte. Les doigts qu'elle avait posé dans la nuque de l'homme se mirent alors en mouvement, caressant doucement la peau qui se trouvait juste à la naissance de ses cheveux. Dans le même temps, elle libera son autre main pour la poser sur son torse, juste devant son propre visage, avec l'espoir qu'il l'enferme sans ses bras, juste quelques secondes, le temps d'être totalement apaisée.
Lorsque ce serait le cas, elle lèverait son visage vers le sien, se dresserait que la pointe de ses pieds et irait chercher ses lèvres, pour un baiser entre tendresse et envie. Un baiser appuyé par sa main gauche qui reprendrait son jeu dans la nuque de l'homme alors que la droite glisserait doucement de son torse à son cou, le pouce de Maxine venant se poser sur sa mâchoire.
Ses yeux, jusque là volages, passant du visage au rose du libraire en passant par les arbres derrière lui, se fixèrent enfin quelque part quoique... D'abord ils suivirent un trajet; son épaule gauche, sa clavicule, le bord de son cou, l'angle de sa mâchoire, le dessin de son oreille et enfin ses yeux. "Merci" dit-elle alors à voix basse, son soulagement étant largement perceptible. Puis elle se laissa aller à poser sa joue sur le torse du brun, par besoin de se rapprocher, et celui d'obtenir une entreinte. Les doigts qu'elle avait posé dans la nuque de l'homme se mirent alors en mouvement, caressant doucement la peau qui se trouvait juste à la naissance de ses cheveux. Dans le même temps, elle libera son autre main pour la poser sur son torse, juste devant son propre visage, avec l'espoir qu'il l'enferme sans ses bras, juste quelques secondes, le temps d'être totalement apaisée.
Lorsque ce serait le cas, elle lèverait son visage vers le sien, se dresserait que la pointe de ses pieds et irait chercher ses lèvres, pour un baiser entre tendresse et envie. Un baiser appuyé par sa main gauche qui reprendrait son jeu dans la nuque de l'homme alors que la droite glisserait doucement de son torse à son cou, le pouce de Maxine venant se poser sur sa mâchoire.
Modératrice - Professeur de vol depuis le 17/04/2049 - DDM de Gryffondor (du 17/04/2049 au 26/04/2050) - color=#b07d15.
Tu sais grimper ?
Soucieux de l'inquiétude qu'avait Maxine envers les potentielles confessions de Sigmund, Niall avait d'abord hoché silencieusement la tête. Pour lui donner le temps de bien tout entendre et comprendre, mais aussi pour y réfléchir. Certes, il avait proposé de lui en parler, mais est-ce que leur relation lui permettait d'avoir ce genre de discussion ? En pesant le pour et le contre, il lui paraissait tout de même évident qu'il ferait passer les préoccupations de la sorcière en premier. Et puis, il n'avait pas le choix, il sentait qu'il le devait. Au fond de lui, il sentait que l'inquiétude de Maxine prendrait trop de place s'il ne l'apaisait pas le plus rapidement possible. Alors il se voyait déjà repartir près de la serre, chercher le professeur et lui en toucher deux mots avant son départ, quitte à laisser ce moment entre ces deux arbres.
— Je m'en occupe, conclut-il doucement en lui souriant, tout en suivant la courbe que formait le regard de Maxine.
Lorsqu'elle posa sa joue contre lui, qu'il prit à nouveau conscience du contact entre les doigts de la sorcière et sa nuque, il dut prendre trois secondes pour s'y habituer. Lorsqu'il avait le temps de s'y préparer, il n'avait pas besoin de conscientiser ce qu'il se passait, il vivait le moment selon certains codes qu'il avait rendus presque mécaniques et savait se persuader qu'il y prenait goût. En revanche, lorsqu'elle l'entrainait dans une réflexion sérieuse et que s'en suivait un quelconque rapprochement physique, Niall se retrouvait coincé entre ce qu'il était et ce qu'il n'était pas. Une forme d'entre deux, une passerelle qu'il ne préférait jamais emprunter, et lorsqu'il s'en rendait compte, la déstabilisation pouvait être perçue. Il le savait, Maxine finirait bien par s'en rendre compte un jour, et ce jour, il faudrait tout nier et avancer son meilleur discours.
Mais aujourd'hui, la déstabilisation n'avait pas duré trop longtemps et ses bras étaient venus s'enrouler autour de ce corps qui n'attendait que cela. Contact, reprise des faux semblants, du sourire et du jeu. Personne n'aurait rien vu, pas même Niall. Tout venait donc de disparaître dans ce baiser que Maxine était venue chercher.
— Tu cherches à réitérer l'expérience du lac ?, demanda Niall amusé qui suivait attentivement tous les gestes qu'entreprenait la sorcière.
Par mimétisme, sa main aussi était venue se baladait le long du dos de Maxine, de haut en bas. En réponse au baiser qu'elle était venue chercher, Niall en avait fait de même, un léger sourire sur le visage, le ramenant à la réalité de la personne qu'il avait en face de lui.
— C'est vrai que c'est mieux que donner un atelier littéraire à des enfants.
— Je m'en occupe, conclut-il doucement en lui souriant, tout en suivant la courbe que formait le regard de Maxine.
Lorsqu'elle posa sa joue contre lui, qu'il prit à nouveau conscience du contact entre les doigts de la sorcière et sa nuque, il dut prendre trois secondes pour s'y habituer. Lorsqu'il avait le temps de s'y préparer, il n'avait pas besoin de conscientiser ce qu'il se passait, il vivait le moment selon certains codes qu'il avait rendus presque mécaniques et savait se persuader qu'il y prenait goût. En revanche, lorsqu'elle l'entrainait dans une réflexion sérieuse et que s'en suivait un quelconque rapprochement physique, Niall se retrouvait coincé entre ce qu'il était et ce qu'il n'était pas. Une forme d'entre deux, une passerelle qu'il ne préférait jamais emprunter, et lorsqu'il s'en rendait compte, la déstabilisation pouvait être perçue. Il le savait, Maxine finirait bien par s'en rendre compte un jour, et ce jour, il faudrait tout nier et avancer son meilleur discours.
Mais aujourd'hui, la déstabilisation n'avait pas duré trop longtemps et ses bras étaient venus s'enrouler autour de ce corps qui n'attendait que cela. Contact, reprise des faux semblants, du sourire et du jeu. Personne n'aurait rien vu, pas même Niall. Tout venait donc de disparaître dans ce baiser que Maxine était venue chercher.
— Tu cherches à réitérer l'expérience du lac ?, demanda Niall amusé qui suivait attentivement tous les gestes qu'entreprenait la sorcière.
Par mimétisme, sa main aussi était venue se baladait le long du dos de Maxine, de haut en bas. En réponse au baiser qu'elle était venue chercher, Niall en avait fait de même, un léger sourire sur le visage, le ramenant à la réalité de la personne qu'il avait en face de lui.
— C'est vrai que c'est mieux que donner un atelier littéraire à des enfants.
Tu sais grimper ?
Maxine n'avait pas besoin de plus que les quelques mots qu'il venait de prononcer et de ses bras autour d'elle. Il avait suffit de quelques secondes et quelques respirations pour la rassénérer. Alors, totalement inconsciente du débat intérieur de son compagnon, elle lui avait donné ce que ses yeux et son corps réclamait depuis qu'ils s'étaient retrouvés. Le baiser avait été plus doux que passionné et la professeur laissait ses mains jouer avec les cheveux et les angles de la mâchoire de l'homme qui s'amusait en faisant un parallèle entre ce moment et celui qui avait sellé le début de cette histoire.
Amusée, la québécoise se contenta de sourire avant de savourer le contact de sa main sur les reliefs de son dos. Elle ferma les yeux, elle aimait ça et il le savait. A nouveau leurs lèvres se joignirent et dansèrent de manière bien plus franche. Un baiser qui allait dans le sens de ce qu'ils avaient vécu dans le fameux lac irlandais. Sauf que ce dernier était loin et s'il y avait bien une étendue d'eau à Poudlard... Elle faisait beaucoup moins rêver la châtain. "Et encore, ce n'est pas un cours," se moqua-t-elle gentiment, plus pour voir s'il réagissait que par réelle intention de comparer deux choses qui ne se ressemblaient pas tout à fait.
Toujours souriante et l'éclat joueur revenu dans ses yeux, la québécoise passa ses mains jusque sur le torse de son cadet, jouant avec le tissu de son haut avant de demander. "Tu peux rester jusque quelle heure? Ce n'était pas tout à fait cet endroit que j'avais en tête." Elle eut un léger mouvement de tête sur la gauche, là où les arbres se clairsemaient sans pour autant disparaître. C'était un peu plus loin dans la toute petite portion de forêt, où les jeunes ne se rendaient pas. La luminosité à ce moment du jour donnait une atmosphère qu'elle aimait bien, propice à un moment de détente.
Amusée, la québécoise se contenta de sourire avant de savourer le contact de sa main sur les reliefs de son dos. Elle ferma les yeux, elle aimait ça et il le savait. A nouveau leurs lèvres se joignirent et dansèrent de manière bien plus franche. Un baiser qui allait dans le sens de ce qu'ils avaient vécu dans le fameux lac irlandais. Sauf que ce dernier était loin et s'il y avait bien une étendue d'eau à Poudlard... Elle faisait beaucoup moins rêver la châtain. "Et encore, ce n'est pas un cours," se moqua-t-elle gentiment, plus pour voir s'il réagissait que par réelle intention de comparer deux choses qui ne se ressemblaient pas tout à fait.
Toujours souriante et l'éclat joueur revenu dans ses yeux, la québécoise passa ses mains jusque sur le torse de son cadet, jouant avec le tissu de son haut avant de demander. "Tu peux rester jusque quelle heure? Ce n'était pas tout à fait cet endroit que j'avais en tête." Elle eut un léger mouvement de tête sur la gauche, là où les arbres se clairsemaient sans pour autant disparaître. C'était un peu plus loin dans la toute petite portion de forêt, où les jeunes ne se rendaient pas. La luminosité à ce moment du jour donnait une atmosphère qu'elle aimait bien, propice à un moment de détente.
Modératrice - Professeur de vol depuis le 17/04/2049 - DDM de Gryffondor (du 17/04/2049 au 26/04/2050) - color=#b07d15.
Tu sais grimper ?
Ce n'était pas à chaque parole une peu plus joueuse qu'il s'en rendait compte. A vrai dire, c'était même plutôt rare, mais lorsque parfois il s'entendait, c'était la voix et le regard de Faelan qui se projetaient dans son esprit. L'image durait à peine quelques secondes, le temps de l'effacer et de l'oublier, mais au fond il savait que le mimétisme inconscient prenait une place dans son comportement. Un jour, il faudrait alors se demander le camp qu'il choisirait.
A la réflexion de Maxine sur la lourde tâche que devait représenter celle de donner un cours, Niall se fit la réflexion qu'il ne se l'était que rarement imaginée, Maxine donner un cours. Il avait suivi son changement de maison en cours d'année, ses questionnements et déception, mais jamais l'image d'elle en train d'enseigner à des enfants. Fabio, lui, il se l'était représenté. A son bureau qu'il s'était imaginé avoir, au début d'une représentation pour remercier son public, en rentrant chez lui, en cuisinant, en feuilletant un livre. Mais aucun de ces scénarios ne s'était appliqué à la Canadienne.
Redirigeant son attention vers le tissu avec lequel Maxine était en train de jouer — tentant d'oublier le potentiel dommage qui pourrait être causé —, il suivit également son regard lorsque sa tête pivota vers la gauche. Il y avait eu des changements depuis sa dernière année, mais il savait aussi que la Canadienne était plutôt nouvelle sur ces lieux, alors la curiosité avait pris le dessus. Qui des deux pouvait être le plus surpris ?
— Ne t'en fais pas pour l'heure. Je saurai trouver les mots auprès d'Elina pour justifier quelques minutes de retard, dit-il en poussant doucement la sorcière pour lui permettre de les emmener ailleurs.
Il avait pu la côtoyer quelques années à Poudlard, cette Elina. Et même s'il respectait son statut de directrice, elle restait tout de même la jeune Poufsouffle plus jeune que lui.
— Qu'avais-tu en tête ? Attention, je connais bien les lieux.
Dans cette dernière phrase, Niall déposait son envie d'être surpris, alimentée par le simple fait que Maxine semblait avoir quelque chose de plus intéressant que ces arbres qui les abritaient jusque là.
A la réflexion de Maxine sur la lourde tâche que devait représenter celle de donner un cours, Niall se fit la réflexion qu'il ne se l'était que rarement imaginée, Maxine donner un cours. Il avait suivi son changement de maison en cours d'année, ses questionnements et déception, mais jamais l'image d'elle en train d'enseigner à des enfants. Fabio, lui, il se l'était représenté. A son bureau qu'il s'était imaginé avoir, au début d'une représentation pour remercier son public, en rentrant chez lui, en cuisinant, en feuilletant un livre. Mais aucun de ces scénarios ne s'était appliqué à la Canadienne.
Redirigeant son attention vers le tissu avec lequel Maxine était en train de jouer — tentant d'oublier le potentiel dommage qui pourrait être causé —, il suivit également son regard lorsque sa tête pivota vers la gauche. Il y avait eu des changements depuis sa dernière année, mais il savait aussi que la Canadienne était plutôt nouvelle sur ces lieux, alors la curiosité avait pris le dessus. Qui des deux pouvait être le plus surpris ?
— Ne t'en fais pas pour l'heure. Je saurai trouver les mots auprès d'Elina pour justifier quelques minutes de retard, dit-il en poussant doucement la sorcière pour lui permettre de les emmener ailleurs.
Il avait pu la côtoyer quelques années à Poudlard, cette Elina. Et même s'il respectait son statut de directrice, elle restait tout de même la jeune Poufsouffle plus jeune que lui.
— Qu'avais-tu en tête ? Attention, je connais bien les lieux.
Dans cette dernière phrase, Niall déposait son envie d'être surpris, alimentée par le simple fait que Maxine semblait avoir quelque chose de plus intéressant que ces arbres qui les abritaient jusque là.
Tu sais grimper ?
La mention d'Elina aurait pu la faire replonger dans certaines appréhensions. Et pourtant il n'en fut rien. Peut être parce que la canadienne avait pris le temps de souffler en sentant sa respiration se bloquer en entendant son nom, et qu'elle avait profiter de cette seconde pour se raisonner. Et peut être aussi que l'air mutin de Niall qui la poussait dans la direction qu'elle avait pris le temps de regarder. Le fait qu'il lui pose ouvertement la question en y ajoutant une mise en garde termina de chasser de son esprit toutes les inquiétudes résiduelles et elle lui prit la main pour le guider, se repérant grâce à quelques arbres présentant des particularités.
Celui-ci, avec sa branche noueuse, encore un peu plus loin puis à droite. Le suivant dont toute la partie basse semblait morte alors que sa cime était pleine de vie, bifurquer à gauche. Encore un, un bouleau à l'encre blanche dont il fallait faire le tour avant démarcher une dizaine de mètres. Et enfin leur destination qui, au sol, semblait tout à fait semblable au reste de cette portion de forêt, îlot de feuillus perdus dans le sud du domaine entouré par le lac. "Tu sais grimper?" Demanda-t-elle avec une mimique typique de ceux qui adorait ça. Puis elle leva la tête et lacha la main de l'irlandais pour lui designer quelque chose, à peine visible dans le feuillage. "Ça ne doit pas faire plus de cinq ans que c'est là. Tu viens?" Et sitôt la question posée, elle commençait à escalader l'arbre avec souplesse, habitude et rapidité. "Les branches forment une échelle." Lui adressa-t-elle en tournant la tête vers lui avant de disparaitre dans les feuilles. La plateforme n'était pas beaucoup plus loin, deux poussées de jambes.
Celui-ci, avec sa branche noueuse, encore un peu plus loin puis à droite. Le suivant dont toute la partie basse semblait morte alors que sa cime était pleine de vie, bifurquer à gauche. Encore un, un bouleau à l'encre blanche dont il fallait faire le tour avant démarcher une dizaine de mètres. Et enfin leur destination qui, au sol, semblait tout à fait semblable au reste de cette portion de forêt, îlot de feuillus perdus dans le sud du domaine entouré par le lac. "Tu sais grimper?" Demanda-t-elle avec une mimique typique de ceux qui adorait ça. Puis elle leva la tête et lacha la main de l'irlandais pour lui designer quelque chose, à peine visible dans le feuillage. "Ça ne doit pas faire plus de cinq ans que c'est là. Tu viens?" Et sitôt la question posée, elle commençait à escalader l'arbre avec souplesse, habitude et rapidité. "Les branches forment une échelle." Lui adressa-t-elle en tournant la tête vers lui avant de disparaitre dans les feuilles. La plateforme n'était pas beaucoup plus loin, deux poussées de jambes.
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